Ajaccio

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Ajaccio
Le port d'Ajaccio.
Le port d'Ajaccio.
Blason de Ajaccio
Blason
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Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Corse (préfecture)
Département Corse-du-Sud (préfecture)
Arrondissement Ajaccio (chef-lieu)
Canton Chef-lieu de sept cantons
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Pays Ajaccien
Maire
Mandat
Vacant
2014-2020
Code postal 20000, 20090
Code commune 2A004
Démographie
Gentilé Ajacciens
Aiaccini, Aghjaccinchi (co)
Population
municipale
66 809 hab. (2011)
Densité 814 hab./km2
Géographie
Coordonnées 41° 55′ 36″ N 8° 44′ 13″ E / 41.92667, 8.7369441° 55′ 36″ Nord 8° 44′ 13″ Est / 41.92667, 8.73694  
Altitude Min. 0 m – Max. 790 m
Superficie 82,03 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.ajaccio.fr/

Ajaccio est une commune française, préfecture du département de la Corse-du-Sud, préfecture de la région Corse et siège de la collectivité territoriale de Corse.

Ajaccio, « cité impériale » et autrefois « cité du corail », est aussi connue pour être la première ville française libérée durant la Seconde Guerre mondiale, le 9 septembre 1943.

Toponymie[modifier | modifier le code]

En corse le nom de la commune est Aiacciu (prononcé [a.ˈjaː.t͡ʃu]), ou plus rarement Aghjacciu.

Plusieurs hypothèses ont été émises quant à l'étymologie du nom Ajaccio (Aiacciu en corse, Addiazzo sur les vieux documents). Parmi celles-ci, la plus prestigieuse prétend que la ville aurait été fondée par le héros grec légendaire Ajax qui lui aurait donné son nom. D'autres explications sont cependant bien plus réalistes. Par exemple, le nom Ajaccio pourrait être apparenté au toscan agghiacciu (enclos à brebis). Une autre explication, étayée par des sources byzantines voisines de l'an 600 nomment la ville Agiation, suggérant une origine grecque du mot, agathè pouvant signifier « bonne fortune » ou « bon mouillage » (racine également à l'origine du nom de la ville d'Agde).

"Remarques concernant le nom de la ville : À l'origine, on trouve Adjacium, mentionné au Ve siècle dans la cosmographie de Ravenne (...) Adjacium, du latin ad-jacere (être situé prés) semble avoir désigné le port (près de la mer). Aux XVIe et XVIIe siècles, le nom a été transcrit en français sous la forme "La Hiace" (...) Ajaccio, forme italienne, est le nom de la ville génoise, prononcé Aiaccio (...) Dans les pieves avoisinantes on emploie encore de nos jours le toponyme Aghjacciu (l'aghacciu, enclos à bétail) du verbe corse ghjace/ghjacia qui correspond au français gésir, et qui lui-même est issu du verbe latin de le deuxième conjugaison jacere, pris dans le sens de "être étendu, couché" (...) Dans le reste de l'ile, on dit Aiacciu, prononciation corse du nom de la ville génoise. C'est cette forme qu'il convient d'adopter comme étant consacrée par un usage largement majoritaire. Cela ne disqualifie nullement Aghjacciu qui garde sa valeur sémantique et qui doit conserver toute sa vigueur dans les territoires de l'intérieur immédiat où, d'ailleurs, les habitants de la ville sont appelés l'Aghjaccinchi. C'est pourquoi nous avons proposé : Aiacciu (Aghjacciu)." D'après PM Agostini, I nomi di i nostri locchi, p. 102 et 103, 1990.

Les habitants d'Ajaccio sont appelés les Ajacciens (Aiaccini ou Aghjaccinchi par les Corses de l'intérieur. On note également "Ajacciotti" pour -habitants du bourg- dans une correspondance de P.Paoli : "Avrebbero potuto entrare nel Borgo; ma gli Ajacciotti non si meritano da noi violenze". Pasquale Paoli al Conte Rivarola, Corti, 2 dicembre 1763. In, Lettere di Pasquale Paoli : con note e proemio di N. Tommaseo. G. P. Vieusseux ed. Firenze, 1846.) Noter, à titre anecdotique, le livre intitulé Agiacsiò, il romanzo della Corsica, de Guido Milanesi, Milano Montadori ed 1940.

Histoire[modifier | modifier le code]

Statue de Napoléon sur la place Foch
Ex Grand Hôtel Continental (siège de la Collectivité territoriale de Corse)

Antiquité[modifier | modifier le code]

La ville n'est pas mentionnée par le géographe grec Ptolémée d'Alexandrie au IIe siècle après J.-C., malgré la présence d'une localité nommée Ourkinion dans la Cinarca voisine. Or c'est vraisemblablement à cette époque que la ville d'Ajaccio connut son premier développement. En cette période de prospérité au sein du bassin méditerranéen (la Pax Romana), le besoin d'un véritable port à même d'accueillir de grands bâtiments à l'aval des différentes vallées qui aboutissent dans le golfe se fit probablement sentir (d'importantes découvertes archéologiques sous-marines récentes d'embarcations romaines tendent à le confirmer).

D'autres fouilles menées récemment ont permis la découverte d'importants vestiges paléochrétiens de nature à considérablement réévaluer à la hausse la taille de l'agglomération ajaccienne dans la deuxième partie de l'Antiquité et au début du Moyen Âge. La ville était en tous cas suffisamment notable pour être déjà le siège d'un diocèse, mentionné par le pape Grégoire le Grand en 591. La cité était alors située plus au nord que l'emplacement choisi plus tard par les génois, à l'emplacement des quartiers actuels de Castel Vecchio et Sainte-Lucie.

Époque médiévale et génoise[modifier | modifier le code]

Il est établi qu'à partir du VIIIe siècle la ville, à l'instar de la plupart des autres communautés côtières corses, déclina fortement et disparut presque complètement. Néanmoins, on sait qu'un château et une cathédrale étaient toujours en place en 1492 et que cette dernière ne fut démolie qu'en 1748.

À la fin du XVe siècle, les Génois désireux d'affirmer leur domination sur le sud de l'île décidèrent de rebâtir la ville d'Ajaccio. Plusieurs sites furent alors considérés : la Pointe de la Parata (non retenue car trop exposée aux vents), l'ancienne ville (considéré finalement comme insalubre à cause de la proximité de l'étang des Salines), enfin la Punta della Lechia sur laquelle le choix a été arrêté.

Les travaux débutèrent le 21 avril 1492. La ville se développa rapidement et devint la capitale administrative de la province de l'Au Delà Des Monts (plus ou moins l'actuelle Corse-du-Sud), Bastia demeurant la capitale de l'île entière.

Tour génoise.

D'abord une colonie peuplée exclusivement de Génois, la ville s'ouvre lentement aux Corses, même si pratiquement jusqu'à la conquête française, les Ajacciens légalement citoyens de Gênes, se distingueront très volontiers des paesani insulaires, ces derniers habitant principalement le Borgu, faubourg à l'extérieur des remparts de la cité (l'actuelle rue Fesch en était l'artère principale).

Le rattachement à la France[modifier | modifier le code]

Ajaccio fut occupée par les Français de 1553 à 1559, puis passa définitivement à la France en 1769 : après avoir vaincu l'armée royale à Borgo en octobre 1768, les patriotes de Pascal Paoli sont écrasés en mai 1769 à Ponte-Novu.

La ville fut faite par Napoléon Ier, qui en était originaire, la capitale de l'unique département de l'île au détriment de Bastia. C'est au cours des XIXe et XXe siècles qu'Ajaccio rattrapa son retard sur cette dernière et devint la ville la plus peuplée de l'île.

Au XIXe siècle, Ajaccio est une station d'hivernage très prisée de la haute société de l'époque, particulièrement anglaise, à l'instar de Monaco, Cannes, Nice. Une église anglicane fut même bâtie.

Le premier bagne pour enfants de France fut construit à Ajaccio en 1855 : la colonie horticole de Saint Antoine. C'était une colonie correctionnelle pour jeunes délinquants, (de 8 à 20 ans) établie en vertu de l'article 10 de la loi du 5 août 1850. Près de 1200 enfants venus de toute la France y séjournèrent jusqu'en 1866, date de sa fermeture. Cent soixante d'entre eux y périrent, victimes des conditions sanitaires déplorables et de la malaria qui infestait les zones insalubres, qu'ils étaient chargés d'assainir[1].

En 1862, Ajaccio cède une partie de son territoire, conjointement avec Alata, pour former la nouvelle commune de Villanova[2].

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

première ville française libérée

Le 9 septembre 1943, Ajaccio se soulève massivement contre l'occupant nazi[3] et devient ainsi la première ville française libérée de la domination allemande. Le général de Gaulle se rend à Ajaccio le 8 octobre 1943, et déclare : "Nous devons sur le champ tirer la leçon de la page d'histoire que vient d'écrire la Corse française. La Corse a la fortune et l'honneur d'être le premier morceau libéré de la France ; ce qu'elle a fait éclater de ses sentiments et de sa volonté, à la lumière de sa libération, démontre que ce sont les sentiments et la volonté de la Nation tout entière".

Durant toute cette période, aucun juif n'a été exécuté ni déporté en Corse grâce à la protection accordée par ses habitants et son administration[réf. souhaitée]. Cette particularité permet aujourd'hui à la Corse de prétendre à devenir juste parmi les nations, titre qu'aucune région n'a encore eu (en France, la seule collectivité territoriale à avoir obtenu ce titre est la commune altoligérienne du Chambon-sur-Lignon). Le dossier est en 2010 en cours d'étude[4].

Depuis le milieu du XXe siècle, Ajaccio a connu un développement important. La cité impériale a connu un accroissement démographique et un étalement urbain considérable. Aujourd'hui capitale de la Corse et principale agglomération de l'île, elle cherche à s'affirmer comme une véritable métropole régionale[5].

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La ville se situe dans la partie sud de la Corse, bordée par la mer Méditerranée. Ajaccio appartient à la Mezzana, microrégion dont les villages sont éparpillés dans son arrière-pays. Elle possède une position avantageuse par rapport au reste de l'île. Elle est implantée en position d'abri sur la côte occidentale de l'île. La commune en elle-même s'étend sur la rive nord du golfe d'Ajaccio, entre la Gravona et la pointe de la Parata, incluant les îles Sanguinaires. De nombreuses plages et criques bordent son territoire dont la partie ouest est particulièrement accidentée (point culminant : 790 mètres).

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Ajaccio
Villanova Alata Afa
Golfe d'Ajaccio Ajaccio Bastelicaccia
Golfe d'Ajaccio Golfe d'Ajaccio Grosseto-Prugna

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

  • La Gravona marque la limite orientale de la commune.

Climat[modifier | modifier le code]

La ville possède un climat méditerranéen. L'ensoleillement moyen annuel est de 2 726 heures.

On note d'importantes variations climatiques locales, en particulier concernant l'exposition aux vents et les précipitations totales, selon que l'on se situe dans le centre urbain, près de l'aéroport ou des îles Sanguinaires. Les précipitations moyennes annuelles sont de 645,6 mm à la station de Campo dell'Oro et de 523,9 mm à celle de la Parata, la troisième plus sèche de France métropolitaine[6]. La chaleur et la sécheresse de l'été sont quelque peu tempérées par la proximité de la mer Méditerranée, sauf lorsque souffle le sirocco. En automne et au printemps, de violents épisodes pluvio-orageux peuvent se produire. Les hivers sont doux et la neige assez rare. Ajaccio est la ville de France qui détient, sur la période de référence 1971-2000, le record du nombre d'orages, avec une moyenne de 39 jours d'orage par an[7].

Le 14 septembre 2009, la ville fut frappée par une tornade d'intensité F1 sur l'échelle de Fujita. Il n'y eut que peu de dégâts (notamment des panneaux publicitaires arrachés, des tuiles envolées, des voitures retournées et des vitres cassées) et aucune victime.

Relevé météorologique d'Ajaccio
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 4,1 4,2 5,4 7,3 11 14,1 16,7 17,2 14,8 11,7 7,7 5,2 10
Température moyenne (°C) 8,9 9,1 10,3 12,3 16,1 19,4 22,2 22,8 20,2 16,8 12,6 9,9 15,1
Température maximale moyenne (°C) 13,6 13,9 15,2 17,3 21,1 24,7 27,7 28,3 25,6 21,8 17,4 14,7 20,1
Record de froid (°C)
date du record
−7
1981
−8,1
1986
−5,6
1971
−1,7
1956
3
1960
6,8
1980
9,2
1954
9,1
1956
7,6
1977
1,6
1974
−3,2
1998
−4,9
1980
Record de chaleur (°C)
date du record
22,4
1997
25,3
1979
29,6
2001
32,2
2012
34,6
2008
38,5
2013
40,3
1983
39,5
1988
40
1975
35
1988
29,4
1967
22,7
1989
Nombre de jours avec gel 4 3 1 0 0 0 0 0 0 0 0 3 11
Ensoleillement (h) 144 159 218 211 290 318 360 333 251 188 132 120 2 726
Précipitations (mm) 61,8 56,4 57,2 63,8 38,8 23,2 9,7 20,2 53,7 92 94,9 67,6 639,3
Record de pluie en 24 h (mm)
date du record
65,5
1951
48,9
1966
49,2
2001
55,7
1974
147,6
2008
60,9
1953
64
1964
51,7
1959
78,7
1974
81,9
1977
70,2
1990
52
1990
147,6
2008
Relevé pluviométrique en 2008 (mm) 61 17 46 26 237 39 0 0 56 130 216 96 925,8
Relevé pluviométrique en 2009 (mm) 104 58 93 56 5 4 0 1 35 58 115 122 648,8
Relevé pluviométrique en 2010 (mm) 126 65 57 51 65 72 3 30 5 87 187 113 860,8
Relevé pluviométrique en 2011 (mm) 46 49 59 29 6 50 32 0 49 40 61 85 507,1
Source : Météo France - Stations météo d'Ajaccio[8],[9] et Relevés 1971-2000[10]


Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

Rue du Cardinal-Fesch

La ville est accessible par la RN 193 depuis Bastia et Corte, par la RN 196 depuis Porto-Vecchio, Bonifacio et Sartène et par l'ancienne RN 199 (actuelle D 81) depuis Calvi et Vico.

Ces deux principaux axes, ainsi que les routes secondaires menant aux villages périurbains, relient Ajaccio par le nord, le site de la cité impériale formant un cul de sac obstrué par la mer au sud. Seuls le cours Napoléon et le boulevard du Roi-Jérôme permettent de traverser la ville.

Cela explique avec la forte densité urbaine les problèmes importants de circulation et de stationnement rencontrés, notamment aux heures de pointe et durant la saison touristique estivale. Une rocade de contournement traversant plusieurs quartiers est en voie d'achèvement.

La ville est distante, par route, de :

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Les Transports en commun d'Ajaccio (TCA) offrent un service de 11 lignes urbaines, 1 ligne "citadine" pour des liaisons de proximité et 8 lignes périurbaines, dont la fréquence varie selon la fréquentation des lignes (intervalle de 30 minutes pour les plus importantes)[11].

  • Ligne 1 : Saint Pierre de Cardo <> Vazzio <> Place De Gaulle
  • Ligne 2 : Confina <> Les Crêtes
  • Ligne 3 : Pietralba <> Place de Gaulle
  • Ligne 4 : Budiccione <> Centre Hospitalier
  • Ligne 5 : Parata <> Les Crêtes – Place de Gaulle
  • Ligne 6 : Castelluccio <> Gare SNCF
  • Ligne 7 : Loreto <> Empereur Maillot
  • Ligne 8 : Aéroport <> Gare Routière
  • Ligne 9 : Cathédrale <> Hôpital Miséricorde
  • Ligne 10 : Quartier Aspreto <> Gare SNCF
  • Ligne 11 : Stade Empereur <> Gare SNCF - Piscine Caneton
  • Ligne 12 : Gare CFC <> P+R Campo dell'Oro
  • Citadine C : Creste e Mare <> Giraglia <> Cacalovo
  • Ligne 20 : Alata <> Abbattucci
  • Ligne 21 : Appietto <> Abbattucci
  • Ligne 22 : Afa <> Abbattucci (TAD)
  • Ligne 23 : Sarrola-Carcopino / Valle-di-Mezzana <> Parc relais de Mezzana
  • Ligne 24 : Peri <> Parc relais de Mezzana (TAD)
  • Ligne 25 : Tavaco <> Parc relais de Mezzana (TAD)
  • Ligne 26 : Villanova <> Abbattucci (TAD)
  • Ligne 27 : Cuttoli-Corticchiato <> Parc relais de Mezzana

Un parc relais de 300 places a été construit à Mezzana sur la commune voisine de Sarrola-Carcopino dans le but de promouvoir l'intermodalité entre les voitures et les transports en commun[12]. Il a été inauguré le 12 juillet 2010[13].

Par ailleurs la municipalité a évoqué l'introduction d'un tramway ou d'un tram-train entre la gare de Mezzana en zone périurbaine et la gare d'Ajaccio située dans le centre. La mise en place de navettes maritimes reliant le port et différents quartiers est aussi à l'étude.

Aéroport[modifier | modifier le code]

La ville est desservie par un aéroport d'Ajaccio-Napoléon-Bonaparte, aéroport international, siège d'Air Corsica, compagnie aérienne corse. Il relie Ajaccio à un certain nombre de villes de France continentale (notamment Paris, Marseille, Nice, Lyon, Bordeaux, Toulouse, Clermont-Ferrand, Brive, Brest, Rennes,Caen), et d'Europe de par sa fonction touristique. C'est le premier aéroport de Corse en termes de trafic. Il a accueilli - en 2012 - 1 218 705 passagers[14].

Port[modifier | modifier le code]

Vue sur le port

Le port d'Ajaccio est relié au continent français de manière quasi-quotidienne (Marseille, Toulon, Nice). Des liaisons saisonnières existent vers la Sardaigne (Porto Torres) de même qu'un service saisonnier dessert Calvi et Propriano[15]. Les deux grandes compagnies de navigation assurant ces liaisons sont la SNCM et la Corsica Ferries.

Ferries.

Ajaccio est devenu également une escale de croisière notable (avec 909 752 passagers en 2011), de loin la première de Corse et la deuxième de France (derrière Marseille, mais devant Nice/Villefranche-sur-Mer et Cannes). L'objectif est à terme qu'Ajaccio devienne le premier port français pour les croisières mais également que la ville devienne une tête de pont pour les départs[15].

Le port de pêche

La fonction portuaire de la ville est aussi constituée par le commerce, la plaisance et la pêche artisanale (3 ports)[15].

Voies ferroviaires[modifier | modifier le code]

La gare d'Ajaccio, appartenant aux Chemins de fer de Corse, se situe près du port, square Pierre-Griffi et permet de relier en train Corte, Bastia (durée : 3 h 25 min) et Calvi (par correspondance).

Deux arrêts facultatifs :

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Si la commune d'Ajaccio a une vaste superficie (82,03 km2), seule une petite partie est urbanisée. De ce fait, l'unité urbaine d'Ajaccio se localise dans l'est de la commune, sur une étroite bande littorale formant un arc de cercle très densément peuplé. Le reste du territoire communal est naturel, avec un habitat peu important et assez diffus. La périurbanisation se développe au nord et à l'est de l'agglomération.

Le noyau urbain originel, à proximité de l'ancienne plaine marécageuse des Cannes, s'est effacé au profit de la ville génoise, articulée à proximité de la Punta della Lechia. Celle-ci a subi divers aménagements, notamment sous Napoléon, qui est à l'origine des deux grandes artères structurantes actuelles (cours Napoléon orienté nord-sud, cours Grandval dans le sens est-ouest).

Mais Ajaccio a connu un véritable boom démographique dans les années 1960, ce qui explique que 85 % des logements sont postérieurs à 1949[16]. Cela se ressent dans l'urbanisme de la ville, très marqué par les grands ensembles de barres et de tours en béton, en particulier sur les hauteurs (Jardins de l'Empereur) et dans le nord de la ville (front de mer, Les Cannes, Les Salines) entre autres. Une dichotomie apparaît dans le paysage, entre la ville ancienne et d'imposants immeubles modernes. Ajaccio donne ainsi l'image d'une ville construite sur deux niveaux différents.

Quartiers[modifier | modifier le code]

10 quartiers sont comptabilisés par la municipalité[17].

  • Cannes-Binda : quartier populaire du nord de la ville, constitué de grands ensembles, classé ZUS avec Les Salines, faisant l'objet d'une politique de rénovation urbaine
  • Centre Ville : cœur touristique de la ville, constitué de ruelles commerçantes et de grandes artères de circulation
  • Casone : quartier bourgeois à population aisée, situé dans l'ancienne station d'hiver sur les hauteurs de la ville sud.
  • Jardins de l'Empereur : cité classée ZUS sur les hauteurs de la ville, constituée de grands ensembles dominant le centre-ville
  • Mezzavia : quartier du nord de la ville, marqué de plusieurs lotissements ainsi que des zones d'activités commerciales et économiques
  • Octroi-Sainte Lucie : il constitue la partie nord du centre-ville, près du port et de la gare SNCF
  • Pietralba : quartier populaire du nord-est de la ville, classé ZUS
  • Résidence des Îles : quartier du sud de la ville près de la touristique route des Sanguinaires, dans un environnement de qualité
  • Saint-Jean : ensemble d'immeubles abritant une population aux revenus modestes, à proximité du noyau urbain historique de la ville, classé ZUS
  • Salines : quartier populaire du nord de la ville, constitué de grands ensembles, classé ZUS avec Les Cannes, faisant l'objet d'une politique de rénovation urbaine
  • Vazzio : quartier du nord-est de la ville, à proximité de l'aéroport, de la centrale EDF et du François-Coty

Logement[modifier | modifier le code]

Ajaccio a toujours souffert d'un déficit chronique en offre de logements, dû à un manque d'espace, ce qui a profité aux communes périurbaines. Au cours des années 1960 et plus tard encore, le développement urbain s'est réalisé au gré des opportunités foncières sans réflexion préalable sur un choix d'aménagement urbain global et tranchant avec la qualité de la trame urbaine du centre ancien, reflet d'une époque et du souci de l'esthétique urbaine. Actuellement un effort est réalisé dans le renouvellement urbain du centre ancien et des quartiers d'habitat social.

Un développement important de l'offre de logements est possible dans le quartier du Vazzio, de Saint-Joseph ainsi que sur les hauteurs du quartier Pietralba qui sont situés à l'est de la ville. En outre, un développement urbain est également possible le long de la rocade extérieure au nord de la ville. Plus au sud, le long de la route des Sanguinaires, située entre mer et montagne, un développement de l'offre de logements existe sur les quelques parcelles encore disponibles et en particulier sur le secteur de Vignola qui envisage aussi d'accueillir des activités de hautes technologies et un centre de thalassothérapie. Enfin, pour répondre à l'attractivité de la ville et à la demande de logements qui en résulte, d'autres secteurs selon les dispositions du plan local d'urbanisme (PLU) en cours d'élaboration pourraient s'ouvrir à l'urbanisation tout en privilégiant la densité urbaine plutôt que l'étalement urbain contraire au développement durable.

Une zone d'aménagement concerté (ZAC) dont les contours restent à préciser est aussi prévue en plein cœur du quartier des Salines et les terrains dits de la gare-amirauté en continuité du centre-ville ont vocation à devenir à plus long terme, après les études d'un aménagement urbain adéquat, un nouveau quartier, emblème du renouveau urbain d'Ajaccio.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La préfecture

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Ajaccio a été successivement :

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

La cité impériale resta (avec quelques interruptions) un bastion électoral bonapartiste (CCB) jusqu'aux élections municipales de 2001. La municipalité sortante fut alors battue par une coalition de gauche dirigée par Simon Renucci, rassemblant sociaux-démocrates, communistes ainsi que Charles Napoléon, prétendant au trône impérial. La droite retrouve le pouvoir avec la victoire de Laurent Marcangeli aux élections municipales de 2014.

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
19 mars 1790 1er mai 1791 Jean-Jérome Levie    
1er mai 1791 1796 Vincente Guitera    
1796 13 août 1798 Lodovico Ornano    
19 juin 1798 6 juillet 1798 Thomas Tavera    
6 juillet 1798 13 août 1798 Antoine Tagliafico    
13 août 1798 6 octobre 1799 François-Marie Levie    
6 octobre 1799 4 avril 1800 J.B. Pozzo di Borgo    
4 avril 1800 22 juillet 1801 Jean-Jérome Levie    
22 juillet 1801 2 mars 1805 Pierre Stephanopoli    
2 mars 1805 25 septembre 1816 François Levie    
25 septembre 1816 16 avril 1817 Georges Stephanopoli    
16 avril 1817 15 septembre 1819 Adorno de Baciocchi    
15 septembre 1819 25 décembre 1822 J.B. Colonna de Bozzi    
25 décembre 1822 9 mars 1826 J.B. Spoturno    
9 mars 1826 7 février 1832 Constantin Stephanopoli    
7 février 1832 14 novembre 1837 Ascagne Cunéo d'Ornano    
14 novembre 1837 10 mai 1848 Paul François Peraldi    
10 mai 1848 17 mai 1848 Bernardin Poli    
17 mai 1848 2 juillet 1855 Laurent Zevaco Republicain  
2 juillet 1855 12 septembre 1860 Antoine Decosmi    
12 septembre 1860 24 juillet 1867 François-Xavier Braccini    
24 juillet 1867 17 février 1870 Louis Nyer Bonapartiste  
17 février 1870 10 septembre 1870 Joseph Fil Bonapartiste  
10 septembre 1870 25 mai 1871 Nicolas Péraldi Republicain  
25 mai 1871 11 novembre 1871 Joseph Fil Bonapartiste  
11 novembre 1871 29 octobre 1873 Nicolas Péraldi Republicain  
29 octobre 1873 28 mars 1876 François-Xavier Forcioli Conti Bonapartiste  
28 mars 1876 5 septembre 1877 Nicolas Péraldi Republicain  
5 septembre 1877 23 décembre 1877 Joseph Fil Bonapartiste  
23 décembre 1877 21 mai 1884 Nicolas Péraldi Republicain  
21 mai 1884 11 mai 1893 Joseph Pugliesi Bonapartiste  
11 mai 1893 10 mai 1896 Pierre Petreto Bonapartiste  
10 mai 1896 mai 1900 Joseph Pugliesi Bonapartiste  
mai 1900 mai 1904 Pierre Bodoy Bonapartiste  
mai 1904 mai 1919 Dominique Pugliesi-Conti CCB  
mai 1919 mai 1925 Jérôme Peri Radical  
mai 1925 mai 1931 Dominique Paoli CCB  
mai 1931 août 1934 François Coty CCB  
août 1934 11 mai 1935 Hyacinthe Campiglia CCB  
11 mai 1935 10 septembre 1943 Dominique Paoli CCB  
10 septembre 1943 17 mai 1945 Eugène Macchini CCB  
17 mai 1945 26 octobre 1947 Arthur Giovoni PCF  
26 octobre 1947 7 janvier 1949 Nicéphore Stephanopoli de Commene CCB  
7 janvier 1949 mai 1953 Antoine Sérafini CCB  
mai 1953 mars 1959 François Maglioli CCB  
mars 1959 17 avril 1964 Antoine Sérafini CCB  
17 avril 1964 septembre 1975 Pascal Rossini CCB  
16 novembre 1975 février 1994 Charles Ornano CCB Licencié en droit
mars 1994 mai 2001 Marc Marcangeli CCB Médecin
mai 2001 4 avril 2014 Simon Renucci CSD Médecin
4 avril 2014 27 octobre 2014 (Démission)   Laurent Marcangeli UMP, CCB Député et conseiller général
Les données manquantes sont à compléter.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Ajaccio fait partie depuis décembre 2001 de la Communauté d'Agglomération du Pays Ajaccien (CAPA) avec neuf autres communes (Afa, Alata, Appietto, Cuttoli Corticchiato, Peri, Sarrola Carcopino, Tavaco, Valle di Mezzana et Villanova).

Origines[modifier | modifier le code]

La Communauté d’Agglomération du Pays Ajaccien est née d’une volonté politique forte formalisée autour d’orientations stratégiques claires et précises ;

renforcer l’identité commune entre mer et montagne, libérer les forces vives du territoire pour s’engager dans les voies de la modernité, maintenir et développer les solidarités territoriales et sociales pour venir en aide aux plus fragiles, célébrer les atouts et le potentiel d’un pays riche d’histoire et de culture, pour renforcer sa notoriété spontanée, écrire le présent sans oublier notre passé et en pensant toujours à rendre meilleur et possible le futur des générations à venir, Les lois fondatrices de l’intercommunalité à fiscalité propre :

Créée par la loi du 12 juillet 1999 sur le renforcement de l’intercommunalité dite loi Chevènement, la communauté d’agglomération est un établissement public de coopération intercommunale à fiscalité propre, c’est-à-dire qu’il prélève un impôt. La communauté d’agglomération a pour objectifs d’associer les communes au sein d’un espace de solidarité pour développer les aires urbaines et de développer la solidarité financière par la mise en commun des produits de la taxe professionnelle prélevée auprès des entreprises. L’action de la communauté d’agglomération s’inscrit également dans les directives de deux autres textes fondateurs de l’aménagement du territoire ; la loi sur la solidarité et le renouvellement urbain dite loi Gayssot du 13/12/2000 et la loi d’orientation et d’aménagement durable du territoire dite loi Voynet du 25/06/1999.

Création[modifier | modifier le code]

De juin à décembre 2001, le marathon de la concertation.

Les élus municipaux du Pays Ajaccien ont engagé un véritable marathon politique. En moins de sept mois, plus de 30 réunions sont organisées avec la participation notamment des cabinets Klopfer et Durand. Ces mois de débats, d’échanges d’idées, de collecte d’information, d’élaboration de synthèse, renforcent la conviction des élus et leur volonté de construire un niveau d’administration politique du territoire capable avec les autres collectivités dont les communes, le Département et la Région de construire l’avenir du territoire avec la « qualité de vie » comme ligne directrice. 15 décembre 2001, l’arrêté de création du préfet La Communauté d’Agglomération du Pays Ajaccien (CAPA) constituée par un arrêté du préfet en se compose des dix communes suivantes : Afa, Ajaccio, Alata, Appietto, Cuttoli Corticchiato, Peri, Sarrola Carcopino, Tavaco, Valle di Mezzana et Villanova. Elle compte 65 000 habitants (INSEE 99) soit 54,8 % de la population du département de la Corse du Sud. 27 mai 2004, la mise en place du conseil de développement Le Conseil de développement, constitué de 38 membres de la société civile, se met en place pour participer à la définition et aux choix des grandes orientations de la politique communautaire.

18 novembre 2004 le projet de territoire Fruit d’une réflexion collective, Le projet de Territoire, présenté en séance publique, est adopté à l’unanimité par le Conseil communautaire.

13 janvier 2005 le contrat d’agglomération La signature du premier contrat d’agglomération 2005-2006 avec l’État et la Région permet à la communauté de s’inscrire dans une phase opérationnelle et concrète, pour permettre d’améliorer de façon continue la qualité du service public rendu à l’usager par la réalisation d’équipements structurants et la mise en œuvre de services à la population.

Cantons[modifier | modifier le code]

Ajaccio est le chef-lieu de sept cantons :

Sécurité[modifier | modifier le code]

Ajaccio est une ville relativement calme du point de vue de la petite délinquance, se classant en 2007 au 21e rang des agglomérations supérieures à 20 000 habitants les plus sûres, même si la ville possède un certain nombre de quartiers défavorisés[18].

Jumelages[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Vue de la vieille ville d'Ajaccio

La ville est, avec Bastia, le centre économique, commercial et administratif de la Corse. Son aire urbaine de près de 90 000 habitants s'étend sur part importante de la Corse-du-Sud, de part et d'autre du golfe d'Ajaccio et remontant la vallée de la Gravona. Son activité est avant tout orientée vers le tertiaire.

Tertiaire[modifier | modifier le code]

Le secteur tertiaire représente de loin le principal pourvoyeur d'emplois de la ville. Ajaccio est un centre administratif, regroupant les services communaux, intercommunaux, départementaux, régionaux et préfectoraux.

C'est aussi un centre commercial, avec les rues commerçantes du centre-ville, les zones d'activités périphériques, dont celle de Mezzavia (hypermarché Géant Casino) et le long de la rocade (hypermarché Carrefour et E.Leclerc).

Le tourisme constitue un des aspects vitaux de l'économie, articulé entre le tourisme balnéaire estival, le culturel, ainsi que la pêche. Un certain nombre d'hôtels, aux caractéristiques diverses, maillent le territoire communal.

Le palais des congrès d'Ajaccio a vocation à développer le tourisme d'affaires[5].

Ajaccio est le siège de la Chambre de commerce et d'industrie d'Ajaccio et de la Corse-du-Sud. Elle gère le port de commerce d’Ajaccio, le port de commerce de Bonifacio, le port de commerce de Porto-Vecchio, le port de commerce de Propriano et le port de plaisance Tino Rossi. Elle gère aussi l'aéroport d'Ajaccio Napoléon Bonaparte[19], et l’aéroport de Figari Sud Corse ainsi que le palais des congrès et le Centre du Ricanto.

Industries[modifier | modifier le code]

Le secteur secondaire est peu développé, mis à part l'aéronautique (Corse Composites Aéronautiques CCA), plus grosse entreprise de l'île avec 135 employés répartis sur deux sites[20]. Les sites de stockage GDF et d'Antargaz, dans le quartier du Vazzio, sont classés à risque Seveso.

Énergie[modifier | modifier le code]

La centrale EDF du Vazzio, au fioul lourd, fournit le sud de l'île en électricité. Le canal de la Gravona est chargé d'acheminer les eaux de consommation de la ville.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Le développement démographique d'Ajaccio est intervenu principalement entre 1945 et 1975, avec un doublement de la population de la ville. Cela s'explique dans les années 1950 par l'exode rural. À partir des années 1960, la ville voit l'installation d'immigrés notamment d'origine pied-noir, sarde, italienne, maghrébine et française du continent.


En 2011, la commune comptait 66 809 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1800. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
6 570 7 203 7 401 8 920 9 003 9 834 11 541 11 944 11 049
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
14 089 14 558 16 545 17 050 18 005 17 576 20 197 20 561 21 779
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
22 264 19 227 22 614 23 392 23 917 37 146 31 434 32 997 33 642
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 - -
43 438 49 065 54 089 58 315 52 880 63 723 66 809 - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[21] puis Insee à partir de 2004[22].)
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

Ajaccio est le siège de l'Académie de Corse.

La ville d'Ajaccio compte[23]:

  • 18 écoles maternelles (16 publiques et 2 privées)
  • 17 écoles primaires (15 publiques et 2 privées)
  • 6 collèges
    • 5 publics
      • Collège Arthur-Giovoni
      • Collège des Padule
      • Collège Laetitia-Bonaparte
      • Collège Fesch
      • EREA
    • 1 privé : Institution Saint-Paul
  • 3 lycées d'enseignement général
    • 2 publics
      • Lycée Laetitia-Bonaparte
      • Lycée Fesch
    • 1 privé : Institution Sain- Paul
  • 2 LEP
    • Lycée Finosello
    • Lycée Jules-Antonini

L'enseignement supérieur est peu développé mis à part quelques BTS et l'IFSI, l'université de Corse se situant à Corte. Un établissement de recherche de l'INRA est également implanté sur Ajaccio[24].

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • La ville dispose de deux ports de plaisance, le port Tino-Rossi (320 anneaux) et le port Charles-Ornano (835 anneaux), garantissant une escale bien abritée et de qualité pour les marins sur la côte ouest de la Corse. Ajaccio est la seule cité de l'île à disposer également d'un casino.
  • Les principales animations se concentrent au centre-ville et sur la route des Sanguinaires (cinémas, bars, discothèques entre autres).

Santé[modifier | modifier le code]

Ajaccio possède 3 sites hospitaliers :

  • l'Hôpital de la Miséricorde, construit dans les années 1950, se situe sur les hauteurs du centre-ville. C'est le principal établissement de santé de la région.
  • l'annexe Eugénie.
  • l'hôpital psychiatrique de Castelluccio, à 5 km à l'ouest du centre-ville, accueille également des services de cancérologie et de long séjour[25].

Afin de répondre aux besoins de développement de l'offre hospitalière, actuellement enserrée dans des locaux devenus inadaptés, il est prévu de construire un nouvel hôpital regroupant les différents services actuels sur le site de Stiletto à l'est de la ville.

Sports[modifier | modifier le code]

Ajaccio est pour la première fois une étape du célèbre Tour de France de l'édition 2013. C'est chaque année le lieu de départ ou d'arrivée du Tour de Corse automobile.

Les infrastructures sportives, assez diverses, sont bien développées sur l'ensemble de la ville. Ainsi, Ajaccio est une cité pluridisciplinaire en matière sportive. Football, volley, handball : dans toutes ces disciplines, les clubs de la ville évoluent ou ont évolué au plus haut niveau national.

Vie militaire[modifier | modifier le code]

Unités ayant été stationnées à Ajaccio :

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Ajaccio dispose d'un potentiel touristique varié, possédant aussi bien un cadre culturel dans le centre de la ville qu'un patrimoine naturel à travers la mer Méditerranée, ses criques et ses plages, ainsi que la réserve Natura 2000 que constituent les îles Sanguinaires.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • La vieille ville et le Borgu sont typiquement méditerranéens avec leurs rues étroites et pittoresques.
  • Citadelle du XVIe siècle.
  • Cathédrale, ou cathédrale Santa Maria Assunta, de la Renaissance, dépendant du diocèse d'Ajaccio, dans laquelle Napoléon a été baptisé, avec son orgue de Cavaillé-Coll[26].
  • Le musée Fesch abrite une très importante collection de peintures italiennes de la Renaissance.
  • Église Saint-Roch, néoclassique sur projet de l'architecte ajaccien Barthélémy Maglioli (1885).
  • Le Musée A Bandera Musée d’Histoire Corse Méditerranéenne.
  • La bibliothèque municipale conserve de nombreux incunables des XVe et XVIe siècles.
  • Le palais Lantivy, sur le cours Napoléon, palais italien siège de la préfecture de Corse.
  • Le quartier dit "des étrangers" comporte nombre d'anciens palaces, de villas et de bâtiments autrefois construits pour les hivernants anglais à la Belle époque, comme l’église anglicane ou le Grand Hôtel Continental. Certains des bâtiments sont malheureusement en mauvais état de conservation et très dégradés, d'autres ont été détruits pour l'édification d'immeubles modernes. Le quartier conserve tout de même une belle architecture et reste très agréable à visiter.
Bibliothèque municipale
  • Le square Pierre-Griffi (devant la gare ferroviaire), héros de la Résistance corse, l'un des membres de la mission secrète Pearl Harbour, première opération lancée en Corse sous l’occupation pour coordonner la résistance.
  • La statue du commandant L'Herminier (devant la gare maritime), commandant du sous-marin Casabianca qui participa activement aux combats pour la libération de la Corse dès septembre 1943.
  • Ancien hôtel de luxe du XIXe, le Cyrnos Palace (sur le cours Grandval), célèbre palace de la belle époque dans le quartier des étrangers, aujourd'hui transformé en logements sociaux.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

  • Archipel des Sanguinaires:
    • La route des Sanguinaires longe toute la côte sud de la ville, après la plage Saint-François. Elle est bordée de belles villas et de criques et plages. En bordure de la route se situe le cimetière d'Ajaccio, avec la tombe de Tino Rossi.
    • Au débouché de la route des Sanguinaires se situe la pointe de la Parata avec à proximité l'archipel des Sanguinaires et son phare.
  • Le sentier des Crêtes, qui part du centre-ville permet une randonnée facile et offre de splendides panoramas sur le golfe d'Ajaccio. Les rives de ce dernier sont parsemées d'une multitude de plages et petites criques idéales pour la baignade et la plongée sous-marine.
  • De nombreux petits sentiers à travers le maquis maillent le territoire de la commune.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Culture populaire[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Films tournés à Ajaccio :

Musique[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes d'Ajaccio

Le blason d'Ajaccio se blasonne ainsi : D'azur à une colonne sommée d'une couronne d'argent, accostée et supportée par deux lions affrontés d'or, le tout posé sur une terrasse de sinople.

En 1575, le Sénat de Gênes avait concédé à la cité d'Ajaccio des armoiries « d'azur » à la colonne d'argent surmontée des armes de Gênes, accostée de deux lévriers blancs.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Histoire d'Ajaccio, sous la direction de Francis Pomponi, La Marge édition, 1992.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Histoire du bagne
  2. Notice Cassini d'Ajaccio
  3. Préfecture de Corse : la libération de la Corse
  4. Le Figaro : Des Corses veulent que l'île soit «Juste parmi les nations»
  5. a et b "La France des villes" de Fabriès-Verfaillie et Stragiotti, 2000
  6. Météo France
  7. Site de MétéoFrance.
  8. « Données mensuelles de janvier 2008 pour Ajaccio », sur www.meteociel.fr (consulté le 24 décembre 2009)
  9. « Conditions climatiques de la ville de Ajaccio dans la Haute-Corse », sur site de Météo France (consulté le 11 janvier 2010)
  10. « Relevés climatiques d'Ajaccio 1971-2000 », sur météo france (consulté le 7 janvier 2012)
  11. Transport en commun d’Ajaccio (TCA)
  12. Communauté d’Agglomération du Pays Ajaccien
  13. www.ca-ajaccien.fr et version en cache Google
  14. (www.ortc.info)
  15. a, b et c Chambre de Commerce et d’Industrie d’Ajaccio et de la Corse du Sud
  16. "La France des villes", de Fabriès-Verfaillie et Stragiotti, 2000
  17. Site Officiel de la ville d’Ajaccio
  18. Le Figaro
  19. CCI d'Ajaccio : aéroport
  20. Corses Composites Aéronautiques
  21. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  22. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  23. Académie de Corse
  24. La France des villes" de Fabriès-Verfaillie et Stragiotti, 2000
  25. Castelluccio - Établissement Public de Santé
  26. Ajaccio, cathédrale, Orgue de la cathédrale de Cavaillé-Coll (1849) - Cicchero (1997)
  27. Notice de Ajacciu bellu sur Rate Your Music