Nancy

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur les redirections Cet article concerne la ville française. Pour les autres significations, voir Nancy (homonymie).
Nancy
Vue de la place Stanislas.
Vue de la place Stanislas.
Blason de Nancy
Blason
Logo
Logo
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Lorraine
Département Meurthe-et-Moselle (préfecture)
Arrondissement Nancy (chef-lieu)
Canton Chef-lieu de quatre cantons : Nancy-Nord , Nancy-Sud , Nancy-Ouest , Nancy-Est
Intercommunalité Communauté urbaine du Grand Nancy
Maire
Mandat
Laurent Hénart
2014 - 2020
Code postal 54000
Code commune 54395
Démographie
Gentilé Nancéien(ne)[1]
Population
municipale
105 382 hab. (2011)
Densité 7 021 hab./km2
Population
aire urbaine
434 900 hab. (2010[2])
Géographie
Coordonnées 48° 41′ 37″ N 6° 11′ 05″ E / 48.6936, 6.1846 ()48° 41′ 37″ Nord 6° 11′ 05″ Est / 48.6936, 6.1846 ()  
Altitude Min. 188 m – Max. 353 m
Superficie 15,01 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Lorraine

Voir sur la carte administrative de Lorraine
City locator 14.svg
Nancy

Géolocalisation sur la carte : Meurthe-et-Moselle

Voir sur la carte topographique de Meurthe-et-Moselle
City locator 14.svg
Nancy

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Nancy

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Nancy
Liens
Site web nancy.fr

Nancy (​[nɑ̃.si]) est une commune française, préfecture du département de Meurthe-et-Moselle, en région Lorraine.

Capitale politique du duché de Lorraine jusqu'au rattachement de celui-ci au Royaume de France en 1766, évêché depuis 1777, elle est le chef-lieu du département de la Meurthe (devenu Meurthe-et-Moselle en 1871) depuis 1790.

La population intra-muros s'élève en 2011 à 107 682[3] habitants dans une aire urbaine comptant 434 900 habitants en 2010 ce qui en fait l'aire urbaine la plus peuplée de Lorraine, et la seconde après celle de Strasbourg au sein du Grand Est[4],[2].

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Nancy se situe dans le Grand Est, au sud du département de la Meurthe-et-Moselle et au centre de la région Lorraine. La cité se trouve au croisement de deux grands axes européens de circulation : l’axe nord-sud Bruxelles-Luxembourg-Metz-Nancy-Lyon-Marseille, qui relie directement la mer du Nord à la mer Méditerranée en traversant la Lorraine par le Sillon mosellan ; l’axe est-ouest entre Paris et Strasbourg.

Par distance orthodromique :

  • à l'échelle nationale, Nancy est distante de 281 kilomètres de Paris, de 116 kilomètres de Strasbourg et de 341 kilomètres de Lyon[5] ;
  • à l'échelle départementale, Nancy se trouve à 21 kilomètres à l'est de Toul, 26 kilomètres au nord-ouest de Lunéville et à 64 kilomètres au sud de Briey[5].

Nancy est limitrophe de huit communes, toutes situées dans le département de la Meurthe-et-Moselle et membres de la communauté urbaine du Grand Nancy. Ces localités sont réparties géographiquement de la manière suivantes :

Rose des vents Maxéville Malzéville Saint-Max Rose des vents
Laxou N Tomblaine
O    Nancy    E
S
Villers-lès-Nancy Vandœuvre-lès-Nancy Jarville-la-Malgrange

Topographie[modifier | modifier le code]

Nancy est située au cœur des côtes de Moselle, dans une demi-cuvette entre plusieurs collines formant des petits plateaux boisés, aux coteaux parfois abrupts (altitude = de 200 m à 380 m). La plaine dans laquelle se place la cité est sans ouverture à l'ouest et au nord-est. Nancy possédait au Moyen Âge une valeur défensive topographique médiocre du fait de sa situation en cuvette. Frouard, qui possédait d'ailleurs un château, et sa position au point de confluence, ou Saint-Nicolas-de-Port par exemple, auraient sans doute été des choix géographiques plus stratégiques pour une place-forte. Cependant, lors de la création de la ville, le site de Nancy était une plaine au cœur du Duché de Lorraine permettant un développement urbain peu contraignant.

Panorama du Grand Nancy.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Nancy est située à quelques kilomètres en amont du point de confluence de la Moselle et de la Meurthe. Les alentours de la plaine nancéienne sont traversés par différents cours d'eau, naissant sur les hauteurs avoisinantes et se jetant dans la Meurthe, comme le Grémillon, le Boudonville, la Villette, le Nabécor, le Brichambeau, le Frahaut, l'Asnée et l'Amezule[6]. La Meurthe n'occupe pas une position centrale dans la ville puisqu'elle marque la frontière est de la commune, à l'écart de la ville-vieille. Les cours d'eau nancéiens, après une longue période de relatif délaissement, tendent à redevenir depuis les années 1990 des éléments attractifs vers lesquels se tourne la cité comme les jardins d'eau dessinés par Alexandre Chemetoff.

Le risque d’inondation existe, en cas de ruissellement trop important, malgré les 31 bassins de rétention d'une capacité totale de 260 000 m3[7] présents sous l'agglomération. Du 21 au 22 mai 2012, la ville a été victime des plus violentes inondations de son histoire depuis celles de 1949 [8]. Elles ont submergé plusieurs rues et entrainé plusieurs millions d'euros de dégâts[9].

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat nancéien est de type océanique dégradé à influence continentale assez marquée. Les températures sont contrastées, à la fois en journée et entre les saisons. Les hivers sont froids et secs par temps de gels. Les étés ne sont pas toujours ensoleillés mais assez chauds. Les brouillards sont fréquents à l'automne et les vents rares et peu violents. Les précipitations tendent à être moins abondantes que sur l'ouest du pays[10].

Météo-France utilise les relevés de la station de l'aéroport de Nancy-Essey pour ses prévisions locales[11]. Cette station est située à l'est de l'agglomération nancéienne, à une altitude de 210 mètres et à trois kilomètres de la place Stanislas par distance orthodromique.

Données climatiques et comparaison avec plusieurs grandes villes
Ville Ensoleillement Pluie Neige Orage Brouillard
Biarritz 1887 h/an 1 483 mm/an 3 j/an 34 j/an 30 j/an
Brest 1530 h/an 1 109 mm/an 9 j/an 11 j/an 74 j/an
Nice 2724 h/an 767 mm/an 1 j/an 31 j/an 1 j/an
Paris 1662 h/an 642 mm/an 15 j/an 19 j/an 13 j/an
Strasbourg 1693 h/an 610 mm/an 30 j/an 29 j/an 65 j/an
Nancy 1638 h/an 764 mm/an 30 j/an 28 j/an 50 j/an
Moyenne nationale 1 973 h/an 770 mm/an 14 j/an 22 j/an 40 j/an

Source : L'Internaute[10]

Nancy connaît en moyenne 8 jours de fortes chaleurs et 73 jours de gel par an. La température moyenne annuelle est de 10 °C. La température la plus chaude jamais enregistrée à Nancy fut de 39,3 °C le et la température la plus froide de –26,8 °C le , bien que certaines sources indiquent une température de –30 °C les 8 et 10 décembre 1879 [12]. Le jour le plus arrosé[13], lié à un orage diluvien engendrant une pluviométrie de 103 mm, eut lieu le [14]. L'année la plus arrosée a été 1930 avec un cumul annuel de précipitations de 1 048 mm et la plus sèche 1949 avec un cumul annuel de 465,8 mm. Nancy enregistre un ensoleillement de 1 638 heures d'ensoleillement par an en moyenne. Nancy reçoit de fréquentes chutes de neige en hiver; l'hiver 2010/2011, on a relevé 80 cm cumulés lors de cette saison.

Le tableau ci-dessous recense les moyenne des relevés à Nancy-Essey pour la période 1891-1930

Mois Janv Fév Mars Avr Mai Juin Juil Août Sept Oct Nov Déc Année
Températures minimales moyennes (°C) -1,7 -1,3 1 4 7,8 10,7 12,6 11,9 9,6 5,6 1,6 -0,3 5,1
Températures maximales moyennes (°C) 4,3 6,3 10,2 14,4 18,8 21,7 23,6 22,9 19,6 14 8 5,1 14,1

Le tableau ci-dessous recense les moyennes des relevés à Nancy-Essey pour la période 1971-2000 d'après Alertes-météo[15] :

Mois Janv Fév Mars Avr Mai Juin Juil Août Sept Oct Nov Déc Année
Températures minimales moyennes (°C) -1 -0,8 1,8 3,6 7,8 11,1 13,0 12,7 9,7 6,2 2,2 0,4 5,6
Températures moyennes (°C) 1,8 2,8 6,2 8,8 13,2 16,4 18,7 18,5 14,9 10,4 5,3 3,0 10,0
Températures maximales moyennes (°C) 4,4 6,3 10,5 14,0 18,6 21,9 24,3 24,2 20,1 14,5 8,2 5,5 14,4
Moyennes mensuelles de précipitations (mm) 61,3 55,7 55,4 47,7 69,7 75,3 64,3 58,3 63,0 67,3 68,4 78,1 764,5

Source : Alertes-météo

Le tableau ci-dessous indique les records de températures minimales et maximales[10] :

Mois J F M A M J J A S O N D
Températures maximales records (°C) 16,8 20,0 24,3 29,3 35,6 36,1 38,8 39,3 33,7 30,4 21,4 18,5
Années des températures maximales    1999 1960 1989 1949 1922 2002 1921 2003 1947 1921 1927 1989
Températures minimales records (°C) -22,6 -26,8 -15,9 -6,9 -4,2 1,6 2,0 2,8 -1,3 -7,9 -14,7 -23,3
Années des températures minimales 1968 1956 1965 1922 1960 1953 1960 1966 1948 1950 1998 1939
Source: Météo France

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

Schéma du périphérique nancéien.

La rocade périphérique permet de contourner la ville de Nancy et sa proche banlieue. La ville est contournée à l'ouest par l'autoroute A33 (Nancy/Gentilly - Nancy/Brabois - Lunéville), permettant de relier l'autoroute A31 (Luxembourg - Metz - Nancy - Dijon), la RN 4 (Paris - Nancy - Strasbourg), ainsi que l'autoroute A330 (Périphérique Sud de Nancy), qui fait la jonction entre la RN 57 vers Mulhouse au sud, et la RN 74 vers Sarreguemines à l'est. La rocade est (Voie de l'Amezule) permet de relier directement le nord de l'agglomération (A31) à la rocade sud. À seulement une heure et demie de route de la Belgique, une heure et quart du Luxembourg et de l'Allemagne, elle possède aussi une ouverture intéressante sur l'international. L'autoroute A31 est fréquemment saturée ; ce problème devait être réglé par la réalisation de l'A32, mais ce projet a été arrêté en 2010.

Pistes cyclables et Vélostan[modifier | modifier le code]

Au sein de la communauté urbaine, 124 kilomètres de pistes cyclables sont aménagées, dont la moitié sont situées dans le périmètre de la cité ducale. Sont comptées dans ce total les simples délimitations sur la chaussée, réservant aux vélos une bande le long des véhicules en stationnement. Il existe des « voies vertes » adaptées aux piétons et aux vélos le long de la Meurthe. Depuis plus d'une dizaine d'années[Quand ?], une association d'insertion (Cyclotop) louait des vélos longue durée en plusieurs points de l'agglomération. Renommé en 2007 VélOstan'boutic, ce système coexiste depuis 2008 avec un système de vélos en libre-service : VélOstan'lib, qui complète cette offre de cycles à la location. Nancy est désormais une des rares agglomérations de France à proposer à la fois de la location ponctuelle de courte durée en libre service et de la location longue durée en boutique.

Voies piétonnes[modifier | modifier le code]

Nancy a profité de son attractivité touristique liée à un riche patrimoine pour interdire à la circulation automobile quelques voies en centre-ville, c'est le cas de la place Stanislas[16],[17]. Ce secteur s'est particulièrement étendu en 2000 avec l'arrivée du tramway sur pneu, puis en 2005, lorsque la place Stanislas et les rues alentour ont été rendues piétonnes.

Transport ferroviaire[modifier | modifier le code]

Vue sur la tour Thiers et la gare de Nancy-Ville.

Le réseau ferré régional Métrolor a été refondu au cours des années 2000 pour améliorer les déplacements entre Nancy et Metz. La tarification régionale est à prix réduit, 46 trains par jour allers-retours circulent entre Nancy et Metz, dont la plupart relient également Luxembourg. Les nouvelles rames climatisées sont à deux niveaux. Cet axe ferroviaire fort se poursuit au sud en direction d'Épinal sur le sillon mosellan et au sud-est en direction de Lunéville avec 36 trains par jour. Entre Nancy et Luxembourg, ainsi qu'entre Nancy et Lunéville, les voyageurs peuvent compter en moyenne sur un train tous les quarts d'heure en heure de pointe[18].

Depuis 1989, la tarification est identique dans toute la communauté urbaine du Grand Nancy, et ce sans distinction du mode de transport, par exemple un Nancy-Jarville revient donc au même prix en train et bus urbain (une première nationale en dehors de l'Île-de-France). Le trafic ferroviaire péri-urbain est en très forte augmentation et s'appuie sur une vingtaine de gares autour de Nancy. La SNCF et la communauté urbaine souhaitent encore le développer[19].

En 1852, une ligne de chemin de fer met Paris à huit heures de Nancy, contre trente à quarante heures de diligence. Jusqu'à l'ouverture de la LGV Est européenne, les trains mettaient près de trois heures pour effectuer la liaison ; aujourd'hui, Nancy se trouve à une heure et demie de Paris.

Pour les grandes lignes, la ville de Nancy et son agglomération sont desservies par la gare de Nancy-Ville, pôle multimodal et principale gare de l'agglomération ; la gare de Lorraine TGV, ouverte en 2006 et commune aux villes de Nancy et Metz est située à proximité de l'aéroport régional. Cette dernière est spécialisée notamment dans les dessertes vers la province.

Pour le trafic TER, l'agglomération dispose de plusieurs autres gares comme celles de Champigneulles et Frouard, qui dessert le port autonome de Nancy, toutes deux placées sur la ligne Nancy - Metz - Luxembourg. Les autres gares de l'agglomération desservies au départ de Nancy-Ville sont les gares d'Houdemont, Jarville, Laneuveville, Liverdun, Ludres et Pompey.

Jusqu'aux années 1990, Nancy disposait d'une seconde gare, desservie par une ligne actuellement fermée, allant de Champigneulles à Jarville et réservée au trafic de marchandises ; cette gare se nommait Nancy-Saint-Georges.

Pour les développements ultérieurs, le plan de déplacements urbains de la ville projette une série d'améliorations à propos du réseau ferroviaire nancéien, avec la rénovation du nœud ferroviaire de Nancy-Jarville, la création d'une ligne de tram-train sur l'ancienne ligne Champigneulles - Nancy Saint-Georges - Jarville, et la construction de nouvelles haltes ferroviaires au sein de l'agglomération, à Maxéville, Vandœuvre, Heillecourt, Nancy Hôpital-central et La Madeleine.

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Tramway de Nancy.

Le tramway de Nancy est « sur pneu à guidage central ». Après une mise en circulation difficile en raison de nombreuses pannes et incidents, il semble aujourd'hui répondre de manière satisfaisante à la demande de déplacements au sein de l'agglomération mais au prix d'une gêne sonore des riverains. Il transporte quotidiennement 60 000 voyageurs sur ses 10 kilomètres. Le choix de la ville de Nancy vers un modèle de tramway sur pneumatique conçu par Bombardier s'explique par la topographie de la ville, en cuvette. Un véhicule sur pneumatique propose une adhérence supérieure à un véhicule ferré, le tram sur pneu peut desservir les plateaux de la ville, comme celui de Brabois (à 400 mètres d'altitude). Les rames circulent sur la ligne T1 entre 4 heures 50 et 1 heure du matin (jusqu'à 2 h 30 les jeudis, vendredis et samedis).

En 2013, deux autres lignes de transport en commun à haut niveau de service devaient être ouvertes, avec un équipement comprenant des bus nouvelle génération avec guidage optique. Le groupe Bombardier a définitivement interrompu la construction et la commercialisation du tramway sur pneu.

Avec un titre de transport appelé « PASS », il est possible d'utiliser les lignes de tramway et de bus et une partie du Réseau TER, dans les limites de la communauté urbaine du Grand Nancy. Nancy, en 1989, a été la première ville à proposer ce ticket combiné train+bus.

Nancy est également desservi par le TER - Métrolor (trains régionaux de Lorraine).

La région Lorraine et le Sillon lorrain (groupement des agglomérations de Thionville, Metz, Nancy et Épinal sous une même entité, représentant près de 900 000 habitants le long de la Moselle) réfléchissent à la mise en place d'une carte à puce commune, sorte de Carte orange, donnant accès aux réseaux de transports en commun des quatre villes mais aussi aux musées, aux activités diverses. Une première version de cette carte, au nom de Simplicités, a vu le jour en 2007. Elle est valable pour les abonnements travail et étudiant TER Metrolor. Destinée à être compatible avec les réseaux de transports en commun des agglomérations du Sillon lorrain, elle a été mise en service en 2008 sur les transports urbains et suburbains nancéiens qui ont été les premiers réseaux interopérables de la région[20].

Des abonnements permettent de circuler en train à l'intérieur de la Lorraine, également au Luxembourg et en Sarre (Allemagne) (partenariat Saar-Lor-Lux) et d'utiliser les réseaux de transports (bus, tram, tram-train) de Nancy, Metz, Luxembourg ou Sarrebruck. D'autres titres permettent également des liaisons vers Strasbourg et l'accès à son réseau urbain (bus, tram).

Un service d’auto-partage est disponible depuis février 2012 dans l'agglomération sous le nom d'Autopi.

Transports aériens[modifier | modifier le code]

L’aéroport régional Metz-Nancy-Lorraine, créé au début des années 1990, est commun aux deux métropoles de Nancy et Metz. Il se situe à 32 kilomètres du centre-ville. L'aéroport régional est fortement concurrencé par la proximité relative de plusieurs plateformes aéroportuaires de taille supérieure, comme les aéroports de Luxembourg, Bâle et Roissy, et affiche une activité réduite, aux alentours de 300 000 passagers par an.

Nancy dispose par ailleurs d’une plateforme aéroportuaire dans sa proche banlieue avec l’aéroport de Nancy-Essey à Tomblaine. Ce dernier accueille des avions d'affaires et possède également le rôle d'aéroport de délestage en cas d’intempéries. Il connait depuis 2012 un plan d’agrandissement, comportant un allongement de sa piste de 1 400 à 1 650 mètres[21].

Transport fluvial[modifier | modifier le code]

L'agglomération nancéienne est au cœur d'un nœud fluvial, à la confluence de la Moselle, de la Meurthe et du canal de la Marne au Rhin, en connexion avec le canal de l'Est. Le canal de la Marne au Rhin traverse l'est de la cité du nord au sud. Son tracé est parallèle au cours de la Meurthe, qui n'est pas aménagée pour le transport fluvial, il permet un trafic fluvial de petit tonnage au gabarit Freycinet.

Un quart des échanges de la Lorraine avec l'étranger passent par voie fluviale. La Moselle canalisée, qui accueille 95 % du trafic fluvial de la région, assure la desserte du port autonome de Frouard. Ce port est situé dans la périphérie nord de Nancy et est exploité sous le nom de « Nancyport »[22]. Le port de Frouard possède sept hectares de terrains le long de 700 mètres de quais. Le site est géré par la chambre de commerce et d'industrie de Meurthe-et-Moselle et a traité 3,5 millions de tonnes de fret en 2006[23].

En ce qui concerne l'activité touristique, Nancy est accessible aux embarcations par la Moselle et le canal de la Marne au Rhin, le port de plaisance étant situé sur ce dernier, en lisière du centre-ville et au sein du quartier Stanislas - Meurthe.

Vie et urbanisme[modifier | modifier le code]

Panorama sur le centre-ville de Nancy :
Le cours Léopold • la basilique Saint-Epvre • le parc de la pépinière • la cathédrale Notre-Dame-de-l'Annonciation • la ville-neuve et l'église Saint-Nicolas
Au premier plan : clochers de l'église Saint-Sébastien et le marché couvert de Nancy.
Vue rapprochée sur le quartier gare et le centre-Est de Nancy, comprenant une grande densité d'IGH.

Démographie[modifier | modifier le code]

La ville, d'une superficie relativement modeste de 1 501 hectares, apparait densément peuplée : 7 086 habitants au km². Nancy a rejoint les communes voisines de la première couronne périphérique sous une forme d’urbanisation continue. À la différence de la plupart des villes d’importance au moins égale, Nancy n’a pas connu d’extension de son territoire par annexion des localités limitrophes. Les recensements effectués par l'Insee donnent :

Par ailleurs Nancy fait partie d’une association appelée Sillon lorrain, qui regroupe les principales villes et agglomérations du Sillon mosellan à l'exception de Luxembourg. Cependant cette association n’a que très peu d’influence sur la politique d’aménagement du territoire en Lorraine.

En 2011, la commune comptait 105 382 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
29 141 28 227 30 532 29 241 29 122 31 445 35 901 38 795 40 289
1856 1861 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
48 199 49 305 52 978 66 303 73 225 79 038 87 110 96 306 102 559
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
110 570 119 949 113 226 114 491 120 578 121 301 113 477 124 797 128 677
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 - -
123 428 107 902 96 317 99 351 103 605 105 468 105 382 - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[25] puis Insee à partir de 2004[26])
Histogramme de l'évolution démographique


Après 1962, la population de la commune décline rapidement au profit de la première puis de la seconde couronne par un phénomène d'étalement urbain. La population de l’agglomération ne cesse de s’accroître, passant de 270 000 habitants en 1962 à près de 290 000 en 2008. Parallèlement, la ville centre regagne des habitants depuis 1982 grâce à des opérations de réhabilitations urbaines qui laissent une large place à l'habitat, notamment dans le quartier Meurthe-Canal.

Avec 286 733 habitants, au dernier recensement INSEE de 2008 (délimitation 2010), Nancy est la deuxième unité urbaine de Lorraine, juste derrière Metz (290 523 habitants). En revanche, l'aire urbaine de Nancy est la première de la région avec 434 202 habitants en 2008, devant celle de Metz (389 603 habitants), et la 20e de France.

Par le nombre de ses étudiants, Nancy se classe à la troisième place des villes françaises universitaires.

Tissu urbain[modifier | modifier le code]

Nancy est l'exemple même d'une agglomération qui s'est développée de manière radio-concentrique autour de la ville-centre, aujourd'hui densément peuplée, avec une moyenne supérieure à 7 000 habitants au km2. La première couronne périphérique concentre l'habitat collectif de l'agglomération, sous forme de grands ensembles, bâtis dans les années 1960 et 1970, dans des localités limitrophes à Nancy comme Jarville, Tomblaine, Essey, Saint-Max, Malzéville, Maxéville, Champigneulles, Laxou et surtout Vandœuvre. La deuxième couronne, plus lointaine, est marquée par l'étalement de l'habitat individuel dans de vastes zones pavillonnaires que le développement de l'automobile a permis dans les années 1980 et 1990, phénomène concernant principalement les communes de Bouxières, Heillecourt, Houdemont, Ludres, Dombasle, Saint-Nicolas, Varangéville, Pulnoy, Liverdun et Seichamps.

Avec une population municipale de 30 968 habitants au 1er janvier 2009[27], Vandœuvre-lès-Nancy est la deuxième commune la plus peuplée de Meurthe-et-Moselle et donc le second pôle de l'agglomération. Viennent ensuite Villers-lès-Nancy (14 434 habitants) et Laxou (14 735 habitants), puis Saint-Max (9 804 habitants), Jarville-la-Malgrange (9 412 habitants), Maxéville (8 828 habitants), Malzéville (8 118 habitants) et enfin Tomblaine (7 666 habitants) [28].

Autour de l’agglomération de Nancy se trouvent trois communautés de communes péri-urbaines : la Communauté de communes du Bassin de Pompey avec la ville de Pompey ; la Communauté de communes Moselle et Madon autour de Neuves-Maisons ainsi que la Communauté de communes des Pays du Sel et du Vermois avec Saint-Nicolas-de-Port. Les villes et villages de ces communautés de communes, intégrées dans l'aire urbaine de Nancy, sont généralement considérées comme des villes-dortoir, avec une majorité d'actifs travaillant au sein de l'agglomération nancéienne.

Quartiers[modifier | modifier le code]

Le découpage de la ville retenu par la Mairie pour les conseils de quartier date de juin 2008[29],[30], et compte onze quartiers. Chacun d'eux est doté d'une mairie annexe, d'un bureau de poste, et pour certains d'un poste de police.

Quartier Jeanne d'Arc.
Villa les Glycines, dans le quartier de Saurupt.
  1. Plateau de Haye : Haut-du-Lièvre - Parc des Carrières - Gentilly
  2. Boudonville - Scarpone - Libération
  3. Trois Maisons - Saint-Fiacre - Crosne - Vayringe
  4. Ville Vieille - Léopold
  5. Charles III - Centre Ville
  6. Poincaré - Foch - Anatole France - Croix de Bourgogne
  7. Beauregard - Boufflers - Buthegnémont
  8. Mon Désert - Jeanne d'Arc - Saurupt - Clemenceau
  9. Haussonville - Blandan - Donop
  10. Saint-Pierre - René II - Marcel Brot
  11. Stanislas - Meurthe

Ne fait pas partie de Nancy intra-muros, le technopôle de Nancy-Brabois.

Rose des vents Plateau de Haye (Haut du Lièvre) Boudonville Trois Maisons Rose des vents
Plateau de Haye (Gentilly)
Beauregard
N Rives-de-Meurthe
O    Centre Gare / Charles III - Centre Ville    E
S
Nancy-Brabois (Technopôle) Mon-désert
Haussonville - Blandan - Donop
Saint-Pierre - René II - Marcel Brot

En place de 2002 à 2008, l'ancien découpage, fortement similaire à l'actuel, comptait douze quartiers[31]. Beauregard, Boudonville, Buthégnemont, Haussonville, Haut-du-Lièvre, Saint-Nicolas, Saint-Jean, Saurupt, Trois-Maisons sont tous des lieux-dits et anciens faubourgs « hors-les-murs » intégrés à la ville au fur et à mesure de sa croissance et de son histoire. La ville se développe désormais à l'est, dans le quartier Stanislas - Meurthe, sur les anciennes friches industrielles comprises entre la Meurthe et le canal de la Marne au Rhin.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Nancy est mentionnée sous la forme latinisée Nanceiacum en 896, sans doute d'après une forme romanisée de son nom celtique.

Une autre trace écrite date de 1073, il s'agit d'une mention dans la charte de Pibon, évêque de Toul : « Olry, voué de Nancy », « Odelrici advocati de Nanceio », qui est une forme française latinisée.

Nanceiacum (896) n'est autre que Nantiacum = Nant-i-acum, ce qui implique une ancienne forme gauloise (celtique) Nantiako- ou Nant-i-āko.

Nancy serait donc d'origine celtique, comme le sont les noms de Nantiat (Haute-Vienne), Nanthiat (Dordogne), Nandy (Seine-et-Marne), Nançay (homonyme de Nancy, Nanciacum 1239) (Cher), Nangy (Haute-Savoie), Nance (Jura), Nances (Savoie) ou Nançois (Meuse).

François Falc'hun explique ce toponyme par le gaulois nant au double sens de « vallée », et de « rivière », « ruisseau », « torrent », ou « cours d’eau » - auquel s'ajoute le suffixe i-acum[32].

On trouve aussi mention de la racine celtique nant = vallée, dans le nom d'un peuple gaulois habitant les vallées de montagnes, les Nantuates[33].

Dans la même famille de mots gaulois et celtiques proches, Pierre-Yves Lambert mentionne nantu = « rivière » et nanto- = « ruisseau », dans son ouvrage La langue gauloise[34]. On retrouve aussi cette racine Nanto « vallée », « ruisseau », « rivière », « vallée contenant une rivière », dans Nanteuil, Nantua (Ain), Nant (Aveyron), Nans-sous-Sainte-Anne (Doubs), Nans (Var), Les Nans (Jura).

Nancy est aussi proche du toponyme Nantavia, attesté en 753, avec le suffixe -avo, bien connu par ailleurs (certains toponymes en -eu, Picardie, ou -ou, Ouest) : « le lieu aux ruisseaux » qui évoluera en Lantages. En Savoie, certains ruisseaux ou petits torrents portent toujours le nom gaulois de nant. Par exemple : le nant Borrand, le nant de Marnaz, le nant des Charmilles.

Albert Dauzat et Charles Rostaing préfèrent un nom de personne gallo-romain, ce qui est plus probable car la plupart des noms en -acum est formée avec un patronyme[35]. Nom de personne Nantius, hypocoristique gallo-romain des noms gaulois Nantonios (nom attesté en Grande-Bretagne) et Nantonicnos « fils de Nantonios », attesté dans l'inscription gauloise de Néris-les-Bains, d'autant plus que le /i/ de Nantiacum suggère un nom de personne en -ius[36],[37].

Nancy est également nommée Nanzig en allemand et Nanzeg en luxembourgeois

Histoire[modifier | modifier le code]

Bien que de nombreux sites préhistoriques aient été découverts sur les plateaux entourant la ville, comme la Cité d'Affrique (Ve siècle av. J.-C.) au sud-ouest et des habitats celtique des Leuques sur la butte Sainte-Geneviève, le site historique de la ville ne semble pas avoir été vraiment occupé avant l'époque mérovingienne, vers la fin du VIIe siècle. On mentionne l'existence d'un gué sur la Meurthe au VIIIe siècle.

Fondation[modifier | modifier le code]

La naissance de Nancy est en fait liée à l'édification d'un château féodal, au cours du XIe siècle, par Gérard d'Alsace qui y fonde une petite cité qui deviendra la capitale du duché de Lorraine sous ses successeurs au XIe siècle. En 1218, au cours de la Guerre de Succession de Champagne, sous le règne du duc Thiébaud Ier, la ville est totalement incendiée par l'empereur Frédéric II de Hohenstaufen. Elle sera reconstruite, agrandie et protégée par un nouveau château.

Moyen Âge et Renaissance[modifier | modifier le code]

René prend la ville de Nancy. Les Bourguignons la restituent (7 octobre 1476). Gravure représentant la bataille de Nancy (Bibliothèque Diocésaine de Nancy)

C'est lors de la bataille de Nancy, qui fut précédée par un siège, que Charles le Téméraire, duc de Bourgogne, meurt en janvier 1477 face au duc René II à l'étang Saint-Jean[38]. René II est également considéré comme le premier duc bâtisseur : il fait reconstruire son palais Ducal et fait ériger à côté l'église des Cordeliers ainsi qu'un lieu de culte à Notre-Dame de Bonsecours (notons également la construction d'une basilique gothique flamboyante à Saint-Nicolas-de-Port, d'où le duc est parti pour entamer la reconquête de sa capitale). Hieronimo Citoni créa la ville neuve de Nancy en 1596.

À la mort d'Henri II le 31 juillet 1624, sa fille, Nicole de Lorraine, devait être héritière du duché de Lorraine. Mais, en raison de la découverte d'un testament de René II de Lorraine précisant que les femmes n'ont pas droit à la succession, son mari, Charles de Vaudémont revendique la couronne pour son père, François de Vaudémont. Les députés acceptent, instaurant ainsi la loi salique. François II abdique fin novembre 1625 et Charles IV devient ainsi duc de Lorraine[39]. Charles IV témoigne à de nombreuses reprises de sa préférence envers le Saint-Empire Romain Germanique par rapport à la France : réception de Marie de Rohan, exilée par Richelieu à la suite de sa compromission dans le complot de Chalais entre 1626 et 1628 et de Gaston d'Orléans, frère de Louis XIII et en révolte contre Richelieu ; mariage de celui-ci avec Marguerite de Lorraine, sœur de Charles IV ; soutien militaire de l'Empire en Franconie contre la Suède ; enfin, en violation avec le traité de Vic et celui de Liverdun, aide à l'empereur Ferdinand II pour libérer Haguenau des Suédois. Le roi de France, sur le conseil de Richelieu, décide alors d'assiéger Nancy[40].

En septembre 1633 commence le siège de Nancy : Louis XIII ordonne de brûler les moulins, occuper les châteaux, couper les ponts et construire retranchements et forts en mobilisant six mille soldats et dix mille paysans de Lorraine et de Champagne[41]. Malgré la résistance, menée notamment par Henriette de Lorraine, sœur du Duc de Lorraine restée à Nancy, Henri de Mouy, gouverneur de la cité, Nancy n'a pas d'autre choix que de capituler et Nicolas-François de Lorraine se charge des négociations. Le traité de Charmes, signé le 20 septembre, prévoit notamment le désarmement des troupes du Duc de Lorraine et l'occupation d'une grande partie de la ville, de ses points-clés et de ses alentours par les troupes françaises. De nombreux membres de la maison de Lorraine fuient à Bruxelles ou en Italie et Charles IV, dans l'espoir d'une alliance avec l'Empire lui permettra plus tard de récupérer la Lorraine[42].

Sous le règne du duc Charles III, la ville bénéficie de nombreuses extensions matérialisée par la naissance de la ville-neuve.

Les Lumières (1697-1789)[modifier | modifier le code]

Stanislas Ier Leszczyński, un roi imposé par la France

Léopold Ier souhaite redonner à Nancy la grandeur qu'elle avait au temps de Charles III; son projet ne prend vraiment forme qu'après 1714 et la fin de l'occupation française[43]. Il commence par prendre, un an après le début de son règne, une ordonnance libérale permettant à quiconque d'excercer le métier de son choix, même s'il n'a pas fait d'apprentissage ou de chef-d'œuvre : ceci dans le but d'attirer des artisans étrangers et de fournir du travail à la population touchée par la pauvreté[43]. Cette politique, efficace, permet l'installation de manufactures : une de tissus dans l'ancien hôpital Saint-Charles; une autre rue Saint-Thiébaut; une de bas de laines à l'emplacement de l'asile des pestiférés qui employait les enfants indigeants de la ville; deux manufactures de soie; et, surtout, un atelier de tapisserie, dirigé par Charles Mité et installé dans le palais ducal[43].

Stanislas Leszczyński, roi de Pologne et beau-père du roi de France par sa fille Marie Leszczyńska, mariée à Louis XV en 1725, souverain écarté du trône de Pologne en 1709 puis en 1733, reçoit en viager le Duché de Bar et le duché de Lorraine, que le duc légitime François III est contraint d'échanger contre la Toscane au traité de Vienne. S'il règne, il n'a que peu de pouvoir de décision : c'est l'intendant dépêché par le roi de France qui gère les affaires du duché, préparant l'intégration à la France. Stanislas s'applique à améliorer la qualité de vie de ses nouveaux sujets et à faire du duché un pôle culturel. Le duché, libéré de la pression militaire française, connait alors une sorte d'apogée, en plein siècle des Lumières. Stanislas crée en l'honneur de son gendre une place Royale de belles proportions qui recevra plus tard son nom. À la mort de Stanislas en 1766, le duché revient à la couronne de France.

Nancy est le siège d'un évêché depuis 1778 diocèse créé aux dépens de celui de Toul (qui lui sera rattaché par Napoléon). La ville possède également une cour d'appel.

En août 1790, la ville fut l'objet d'une révolte militaire réprimée sévèrement par les troupes du marquis de Bouillé : le régiment des hussards de Lauzun chargea dans les rues de la ville. Cet évènement, connu sous le nom « d'affaire de Nancy », fut le principal épisode de la période révolutionnaire à Nancy. En 1793 Marat-Mauger, nommé commissaire du Conseil par Garat, instaure une véritable dictature pendant plusieurs mois avant d'être chassé par le député Faure[44].

Capitale de l'Est de la France (1871-1914)[modifier | modifier le code]

En 1871, la ville reste française tandis que l'Alsace et la Moselle, avec Strasbourg et Metz, sont rattachées à l'Allemagne par le traité de Francfort. Nancy connaît alors une période de prospérité et un nouvel âge d'or culturel. En effet, de nombreux optants (Alsaciens et Mosellans refusant la nationalité allemande) choisissent de s'y installer, parmi lesquels un grand nombre d'intellectuels et d'industriels.

Nancy devient alors la principale ville de l'est de la France et sa population augmente de façon considérable passant de 50 000 habitants en 1870 à 120 000 habitants en 1914. Mais avec l'annexion, Nancy devient un symbole et sombre, peu à peu, dans une crise nationaliste à partir de 1889 qui voit arriver parmi les conseillers municipaux, sur les bancs de l'Assemblée, des élus antisémites. Ville de sidérurgie depuis les années 1880, Nancy se rêve aussi en ville charbonnière à la toute fin du XIXe siècle. Le projet, dû à l'impulsion de maîtres de forges (Cavallier, Lespinats, Saintignon, Villain), d'ingénieurs des Mines, de banquiers et d'hommes d’affaires locaux, restera cependant sans lendemains.

À cause de la poussée démographique des années 1870-1900, l'urbanisation à Nancy sera pour le moins anarchique. C'est une ville en pleine expansion qui verra la naissance, en 1894, de la société des arts décoratifs Lorrains, future École de Nancy, dont les chefs de file seront Émile Gallé, Antonin Daum, Louis Majorelle, Victor Prouvé ou encore Eugène Vallin. L'exposition de cette société, créée sur l'initiative de l'architecte Charles André, a le mérite de faire connaître, au côté d’Émile Gallé, d'autres artistes nancéiens. Parmi eux, l'ébéniste Eugène Vallin expose, dans la section consacrée à l'architecture, un plafond de salle à manger pour la demeure qu'il est sur le point de construire boulevard Lobau. C'est l'une des premières réalisations architecturales de l'art 1900 à Nancy.

Article détaillé : Spéléodrome de Nancy.

À la suite du fort accroissement de la population de l'agglomération nancéienne, les besoins en eaux de la ville de Nancy furent considérablement augmentés. Édouard Imbeaux eut en charge la réalisation d'une galerie de captation des eaux souterraines du plateau de la Forêt de Haye[45]. Abandonnées dès les années 1930, ces galeries développant environ 6,6 km ont été réhabilitées pour la pratique de la spéléologie par l'Union spéléologique de l'agglomération nancéienne (USAN) en 1991[46] et sont gérées par la Ligue spéléologique lorraine (LISPEL)[47]. Désormais appelées le spéléodrome de Nancy, elles servent de lieu de formation à la spéléologie et la plongée souterraine. Chaque année le site est ouvert au grand public par l'USAN à l'occasion des Journées européennes du patrimoine.

Affiche pour l'exposition universelle de l'Est de la France par Pierre-Roger Claudin. Collection Pierre Boyer.
Tramway, rue Saint-Jean, vers 1912.
La Villa Majorelle, emblématique de l'École de Nancy.

La ville se dote, en 1874, du premier réseau de tramway nancéen, tout d'abord à traction hippomobile, puis, à compter de 1899, à traction électrique, concédé à la Compagnie générale française de tramways (CGFT), et qui l'exploitera jusqu'en 1958.

L'Alliance provinciale des industries d'art, ou École de Nancy, dont le but est la renaissance et le développement des métiers d'art en Lorraine, va institutionnaliser ce mouvement en 1901. Les statuts de cette association, son but, et la composition de son comité directeur sont révélateurs des liens étroits existant entre les industriels, et les artistes locaux. L'exposition universelle de l'Est de la France de 1909, sera la dernière manifestation collective de l’École de Nancy. Eugène Vallin en construira le pavillon. Entre 1891 et 1911, sur 3 500 édifices construits, 250 sont influencés par l'Art Nouveau, et une cinquantaine d'édifices se démarquent.

Les commanditaires d'édifices de style 1900 sont des particuliers, des industriels ou des notables locaux, souvent originaires des territoires annexés d'Alsace-Moselle. Les maîtres d'œuvre, architectes, ingénieurs, ou entrepreneurs, viennent d'horizons différents. La plupart des architectes, comme Lucien Weissenburger, Henry Gutton, ou Émile André, ont une formation classique: ils sont diplômés de l'École des beaux-arts de Paris, ou sortent de l'atelier de Victor Laloux. Par contre, les ingénieurs, tels le polytechnicien Henri Gutton ou Frédéric Schertzer, ont une formation plus souple, ouverte aux innovations techniques. Enfin, nous trouvons l'ébéniste Eugène Vallin, le premier semble-t-il à traduire dans l'architecture, les principes de l'Art nouveau à Nancy.

Guerres mondiales : 1914-1945[modifier | modifier le code]

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Place Stanislas pendant l'hiver 1915 sous les bombardements allemands. Lithographie de Léopold Poiré, (Centre Image Lorraine).

Lors de la déclaration de guerre de Première Guerre mondiale, le 4 août 1914, la ville de Nancy est aussi proclamée en état de siège, ce qui perturbe la vie quotidienne[48]. Des flux de réfugiés arrivent à partir du 20 août et la panique gagne la ville et ne se calme qu'à la fin de la bataille du Grand Couronné[49]. Fin 1914, la moitié des habitants a quitté la ville, qui accueille sept mille réfugiés, dont plus de la moitié à la caserne Molitor[49]. Le 1er janvier 1916, les Allemands commencent à bombarder Nancy afin d'en terroriser les habitants[50]. La carte de pain est établie fin 1917 et la ville est évacuée début 1918[50].

Entre-deux-guerres[modifier | modifier le code]

En 1926, un meeting aérien est organisé en juin .

Christian Moench pilote local .

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Place Stanislas occupée par des soldats allemands avec camions de ravitaillement en juin 1940.

L'armée allemande entre à Nancy sans combattre le 16 juin 1940[51].Camille Schmitt, alors maire, reste sur place et tente de faire la liaison avec le gouvernement de Vichy, mais, Nancy se trouvant en zone interdite, la communication est très difficile[51]. L'Est Républicain et L'Éclair de l'Est ne paraissent pas ; les locaux de L'Est Républicain servent à la parution de L'Écho de Nancy[51]. Lors de l'instauration du Service du travail obligatoire, une partie de la jeunesse va travailler en Allemagne tandis qu'une autre entre dans la clandestinité : 300 d'entre eux sont raflés par la Gestapo et envoyés à Mauthausen où les trois-quarts meurent[52].

La communauté juive de Nancy, composée de 3 800 membres et environ 160 entreprises en partie venues de l'immigration de Pologne et d'Europe centrale, subit discriminations, port de l'étoile jaune et, à partir de 1942, arrestations, transferts au camp d'Écrouves puis déportations. Parmi eux, Gustave Nordon (1877-1944, fondateur de l'entreprise Nordon frères) et le grand rabbin Hagenhauer. Toutefois, en juillet 1942, des policiers nancéiens ont permis à plus de 350 Juifs de fuir en leur fournissant tickets et laisser-passer, de sorte que seuls 32 sur les 385 menacés par l'opération Vent printanier sont arrêtés lors de la rafle manquée.

Lors de la Seconde Guerre mondiale, la libération de Nancy de l'occupation allemande est menée par la troisième armée américaine du général Patton pendant la campagne de Lorraine en septembre 1944. Les troupes alliées arrivent par l'actuelle avenue de la Libération. La gestapo est installée au carrefour de la rue de Boudonville et du Boulevard Albert 1er ; on peut lire une plaque en commémoration des nombreuses victimes de ce service devant le bâtiment.

Après 1945[modifier | modifier le code]

Dans les années 1960, et jusqu'en 1980, la ville de Nancy a procédé à des rénovations urbaines importantes et parfois très décriées. Le quartier Saint-Sébastien fut d'abord érigé sur d'anciens taudis, il est composé de plusieurs tours d'environ 15 à 20 étages et du vaste Centre commercial Saint Sébastien.

Mais c'est le quartier gare qui a connu l'opération la plus spectaculaire avec la construction en 1975 de la tour Thiers qui culmine à plus de 100 mètres de hauteur. Cette tour fut l'objet de vives critiques parce qu'elle jouxte des immeubles datant de l'époque Art nouveau et qu'elle bouche la perspective vers l'ouest depuis la place Stanislas.

Les quartiers Croix-de-Bourgogne et Saint-Léon à l'ouest de la gare sont les dernières opérations d'urbanisme de grandes ampleurs qui ont eu lieu dans l'hypercentre de la ville.

Depuis le milieu des années 1990, la communauté urbaine du Grand Nancy s'est engagée dans une vaste et progressive réhabilitation des rives de Meurthe dans l'est de la ville. Près de 400 hectares sont concernés dans l'un des plus grands chantiers qu'a connu Nancy, les objectifs sont multiples, exploiter le peu de place encore disponible sur le territoire de la ville, étendre le centre-ville et reconquérir les berges de la Meurthe jusqu'ici mise à l'écart de Nancy.

Le quartier de la gare est également engagé depuis 2005 dans une opération d'urbanisme dont le but est d'embellir ce quartier, y construire des immeubles de bureaux ainsi qu'un nouveau palais des congrès incluant partiellement l'ancien centre de tri postal, labellisé « Patrimoine du XX siècle », les colonnes de courrier, une des trois tours et les galeries côté voies ferrées seront néanmoins démolies. Ce nouveau quartier de la ville s'étendra de la gare jusqu'à l'emprise de l'ancienne prison Charles III démolie à la suite de la construction d'un nouveau centre de détention dans la quartier du Haut du lièvre.

Économie[modifier | modifier le code]

Nancy est la cinquième place financière de France[53], elle possède entre autres les sièges « régionaux » des principales banques françaises. Une « Maison de la Finance » a ouvert ses portes dans une partie du bâtiment de Saint-Gobain (PAM) le 1er février 2007, à proximité de l'université Nancy-II.

Nancy est également le siège de la Chambre de commerce et d'industrie de Meurthe-et-Moselle qui gère le port de Frouard ainsi que de la Chambre régionale de commerce et d'industrie de Lorraine.

La ville abrite également le quotidien L'Est Républicain, qui fait partie du groupe EBRA anciennement Groupe Est Républicain qui est le premier groupe de presse quotidienne régionale française.

Le technopôle de Nancy-Brabois, situé sur un plateau au sein de la commune de Vandœuvre-lès-Nancy, est l'un des plus importants du pays[54] et l'un des trois premiers aménagés avec ceux de Sophia Antipolis à Nice et de Meylan à Grenoble. En 2007 près de 300 entreprises y emploient plus de 15 000 personnes et 17 000 étudiants sont présents sur le site.

Emploi[modifier | modifier le code]

Évolution de l'emploi salarié
Emplois salariés 1989 2000
Agriculture 538 698
Industrie 30 239 23 386
Construction 9 638 8 545
Commerce 19 424 20 680
Services 95 113 110 048
Totaux 154 952 163 357

La zone d'emploi rassemble un total de près de 168 000 emplois, ce qui en fait la première zone d'emploi de Lorraine selon les chiffres du recensement de 1999. Le bassin d'emploi affiche également un pourcentage d'emplois stables parmi les plus élevés en permettant à 88 % des actifs résidents de trouver leur emploi sur place[55].

Avec 13 000 emplois métropolitains supérieurs, Nancy se classe au 16e rang[56] des aires urbaines françaises. Elle apparaît particulièrement bien positionnée sur les domaines de l'information, de la recherche et des télécommunications.

Entreprises de l'agglomération[modifier | modifier le code]

Avec plus de 23 000 entreprises[57], le tissu économique est essentiellement composé de PME-PMI sans qu'on puisse réellement parler de secteur industriel dominant. Elle a ainsi été relativement préservée des crises du textile, de l'industrie minière et de la sidérurgie qui ont successivement touché la région.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La ville est le siège de la préfecture de Meurthe-et-Moselle, du Conseil général du département, du rectorat de l'académie de Nancy-Metz, de la communauté urbaine du Grand Nancy et du diocèse de Nancy-Toul. En 2007, la commune de Nancy a été récompensée par le label « Ville Internet @@@@ »[58].

Tendances politiques[modifier | modifier le code]

Nancy est une ville traditionnellement de droite. Depuis la fin de la seconde guerre mondiale, tous les maires de la ville ont été de ce bord politique. Le même phénomène se retrouve pour les résultats aux élections nationales, à l'exception de l'élection présidentielle de 2012, où Nancy a placé François Hollande en tête avec 55 % des suffrages exprimés.

Administration territoriale[modifier | modifier le code]

Nancy est divisée en quatre cantons. Tous sont constitués exclusivement d'une partie de la commune. Les onze quartiers de la ville de Nancy ne correspondent pas à ce découpage cantonal. La sociologie politique varie fortement selon les quartiers nancéiens, certains votant plus à gauche, ce qui explique que trois cantons sur quatre le sont alors que la mairie est acquise à la droite.

Conseiller général Parti Canton Code cantonal Population (1999)
Dominique Olivier PS Canton de Nancy-Est 54 19 24 423 hab.
Mathieu Klein PS Canton de Nancy-Nord 54 20 24 463 hab.
Sophie Mayeux UMP Canton de Nancy-Ouest 54 21 34 138 hab.
Nicole Creusot PS Canton de Nancy-Sud 54 22 24 481 hab.

Les électeurs de Nancy sont répartis sur deux circonscriptions législatives. La ville ne constitue pas l'ensemble de ces deux circonscriptions, qui s'étendent également sur des communes de la petite et grande couronne de l'agglomération.

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le conseil municipal actuel a été élu lors des élections municipales de 2008, le tableau ci-dessous reprend le partage des sièges au sein du conseil municipal de Nancy[59] :

Groupe Président Effectif Statut
Rad-UMP André Rossinot 42 majorité
PS-PCF Bertrand Masson 11 opposition
SE Françoise Hervé 2 opposition

Les maires de Nancy[modifier | modifier le code]

Hôtel de ville
Le logo de la ville de Nancy utilise la police Bodoni, avec la patte du y final ayant subi une symétrie verticale.

Liste de l'ensemble des maires qui se sont succédé à la mairie de Nancy :

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
6 avril 2014   Laurent Hénart UMP-UDI-MoDem  
12 mars 1983 6 avril 2014 André Rossinot UMP-Parti radical puis UDI  
23 mars 1977 12 mars 1983 Claude Coulais UDF-PR  
17 février 1970 23 mars 1977 Marcel Martin centriste  
8 janvier 1970 12 février 1970 André Rosambert divers droite  
9 septembre 1961 8 janvier 1970 Pierre Weber RI démissionnaire
10 mai 1953 22 août 1961 Raymond Pinchard CNIP (décédé)
26 octobre 1947 10 mai 1953 Jean Lionel-Pèlerin RPF (décédé)

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Les principales instances judiciaires et administratives sont la Cour d'appel de Nancy et la Cour administrative d'appel de Nancy.

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

La ville a été récompensée par quatre fleurs avec la distinction Grand Prix au palmarès 2007 du concours des villes et villages fleuris[60].

Jumelages[modifier | modifier le code]

Après la Seconde Guerre mondiale, Nancy a développé de nombreux jumelages avec des localités européennes, puis avec des villes d'Asie et d'Amérique du Nord. À ce jour, la commune compte huit jumelages actifs, symbolisés par des échanges réguliers et des manifestations temporaires :

En 1969, pour leur apport à la réconciliation franco-allemande, Nancy et Karlsruhe, sa ville jumelle, furent récompensées du Prix de l'Europe. La nomenclature des voies municipales rend hommage à certaines villes jumelées, on trouve ainsi à Nancy une « place de Padoue », non loin du Campus Artem ; et une « place de Karlsruhe », à proximité du parc Sainte-Marie et de la cité judiciaire. Le 8 avril 2011, a également eu lieu à la Pépinière l’inauguration d’une allée au nom de la ville de Kiryat Shmona, en présence de Nissim Malka, maire de la cité israélienne, et de l’ambassadeur d’Israël en France[67].

Le jumelage avec la ville du Pirée en Grèce a été abandonné pour cause d'arrêt des relations communes.

Vie militaire[modifier | modifier le code]

Unités militaires ayant tenu garnison à Nancy:

Population et société[modifier | modifier le code]

En 2006, 2007, 2008 et 2010, Nancy a été élue « ville la plus agréable de France » par le magazine Le Nouvel Observateur.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Établissements éducatifs[modifier | modifier le code]

Nancy relève de l'académie de Nancy-Metz. Celle-ci évolue sous la supervision de l'inspection départementale de l'Éducation nationale.

Une centaine de laboratoires y abritent 2 500 chercheurs. Trois universités (INPL, Nancy-I et Nancy-II) comptent près 50 000 étudiants au total[68].

Ci-dessous la liste exhaustive des établissements scolaires de la commune :

Établissements supérieurs[modifier | modifier le code]

Palais de l'Université à Nancy, actuelle Faculté de droit

Une première université est créée par les Jésuites dans le Duché de Bar à Pont-à-Mousson en 1572.

La Lorraine et le Barrois devenus français, l'université est déménagée sur ordre de Louis XV et s’installe à Nancy en 1768. À la suite de la Révolution française, l’université est supprimée.

Elle rouvre ses portes en 1854 avec la création des facultés des Sciences et des Lettres.

Entre 1870 et 1919, la guerre franco-prussienne, l'annexion de Metz et de Strasbourg à l'Empire allemand, la Première Guerre mondiale et la révolution industrielle contribuent à l’essor de l’université. Dès lors, le public universitaire se diversifie et augmente. À la suite des crises de 1968, l’université se divise en trois entités (Nancy-1, Nancy-2 et l’INPL).

Entre 1871 et 1918, Nancy était la seule grande ville de Lorraine à rester française. Son université recueillit alors par patriotisme et pour son plus grand profit plusieurs établissements situés auparavant à Strasbourg. C'est dans ce contexte que le Strasbourgeois Hippolyte Bernheim rejoint Ambroise-Auguste Liébeault à la faculté de médecine de Nancy. Ils seront les deux piliers de l'École hypnologique de Nancy. Ils s'opposeront notamment à Jean-Martin Charcot qui considérait l'hypnose comme pathologique. Leurs travaux influencent encore de nombreux psychiatres. C'est aussi dans ce contexte qu'Albin Haller fait ses études, puis ses recherches de pharmacie et de chimie qui le conduiront à la fondation et à la création de l'Institut chimique de Nancy, puis à la présidence de l'Académie des Sciences.

C'est à Nancy que le chimiste Victor Grignard conduit ses recherches qui le mèneront au Prix Nobel de chimie en 1912 et à Nancy que Jean Delsarte fonde l'association Bourbaki et où de nombreux « bourbakistes » enseignent dans les années 1950.

Pôle universitaire européen depuis 1993, la ville forme plus de 50 000 étudiants[69] chaque année et le pôle technologique (Nancy-Brabois), l'un des tout premiers de France rassemble quelque 1 500 chercheurs (plus de 3 000 chercheurs sur l'ensemble de l'agglomération). Nancy est une ville très étudiante, à l'instar de Grenoble ou Toulouse, et le plus grand centre universitaire de la région.

Nancy constitue un pôle géologique parmi les plus importants d'Europe et réputé dans le monde[réf. nécessaire]. Il comprend l'ENSG et le cursus géologique de la faculté des sciences de Vandœuvre-lès-Nancy géré par le département des sciences de la terre de la faculté (certains cours communs et étroitement liés entre l'ENSG et la faculté des sciences en master) qui proposent chacun des formations de qualité ainsi que les Laboratoires de géologie ou liés aux géosciences de l'agglomération nancéienne (au sein de la fédération de recherche EST (eau, sol, terre) notamment qui regroupe l'UPR CNRS CRPG, les UMR LEM, LIMOS et G2R associée avec le LSE, le BEF et le LCPME (laboratoire de chimie) et le LAEGO laboratoire de génie civil traite de la géologie). Le BRGM, installé à Brabois, fait partie intégrante de ce pôle. De plus l'ENSAIA et l'École des Mines de Nancy sont liés sur certaines formations au pôle géologique.

Le projet ARTEM est l'un des plus grands projets de chantier universitaire européen. Son objectif est de regrouper sur un même site trois champs de compétence et d'enseignement distinct (la création artistique, l'ingénierie et le management) afin de créer une synergie commune dans des domaines aussi variés que le design, la communication ou les transports. Il est le fruit d'un regroupement entre trois grandes écoles nancéiennes (l'École des Mines de Nancy, l'École nationale supérieure d'art et l'ICN Business School). Le projet verra le jour sur les anciennes casernes molitor qui seront rasées au Sud-Ouest de Nancy sur une surface au sol de 10 hectares pour plus de 70 000 m2 de planchers.

Trois universités possèdent des établissements à Nancy ou dans son agglomération. Celles-ci sont fédérées au sein d'un établissement public de coopération scientifique, Nancy-Université.

  1. Nancy-1 également connue sous le nom d'université Henri-Poincaré, regroupe les facultés des sciences, de médecine, de chirurgie dentaire et de pharmacie, trois écoles d'ingénieurs (ESSTIN, Télécom Nancy et ENSTIB à Épinal), ainsi que l'IUT Nancy-Brabois.
  2. Nancy-2 quant à elle se compose notamment des facultés de droit et de lettres, ainsi que du Centre européen universitaire, de l'IUT Nancy Charlemagne et de l'UFR Mathématique et Informatique.
  3. L'Institut national polytechnique de Lorraine.

Plusieurs écoles d'ingénieurs :

Une école de commerce :

Et d'autres écoles :

Parmi les personnalités ayant enseigné à Nancy on peut citer :

Établissements spécialisés[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Nancy est le premier pôle de santé du nord-est de la France[70] avec le CHRU (centre hospitalier régional universitaire) installé sur le site de Brabois, l'hôpital Central dans le centre de la ville ainsi que la maternité régionale. Le centre hospitalier universitaire de Nancy (CHU) est le premier employeur de la région[réf. nécessaire]. L'agglomération possède de nombreuses cliniques privées. La ville, selon une étude nationale datant de 1999[réf. nécessaire], serait le troisième pôle médical de France derrière Paris et Lyon.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Les fêtes étudiantes rythment la vie de la cité (Nocturnes Étudiante, 24 heures de Stan, Gala de plusieurs facultés (GEC, Chirurgie-Dentaire, Droit, Médecine, Pharmacie, Aquacité).

Principales animations[modifier | modifier le code]

Presque chaque année la ville articule une série d'évènements culturels autour d'un thème principal :

  • 2013 : Nancy - la Renaissance en Lorraine[71]
  • 2009 : 150e anniversaire de la naissance de Louis Majorelle, membre fondateur de l'École de Nancy.
  • 2008 : 150e anniversaire de la naissance de Victor Prouvé, membre fondateur de l'École de Nancy.
  • 2007 : En tant que ville de la Grande Région, Nancy participe au programme de l'année européenne de la Capitale de la Culture 2007.
  • 2005 était l'année du 250e anniversaire de l'inauguration de la place Stanislas et de sa restauration.
  • 2004 : année Émile Gallé, centenaire de la mort de l'ébéniste & maître-verrier.
  • 2001 : l'odyssée de l'architecte Jean Prouvé.
  • 1999 : festivités du Centenaire de l'École de Nancy.
  • Biennale internationale de l'image
    • Thème 2006 : les sept péchés capitaux - la mode.
    • Thème 2008 : la rue
    • Thème 2010 : les quatre éléments.
  • Festival International de Chant Choral (avril-mai).
  • Musique Action, festival international de musiques expérimentales à Vandœuvre-lès-Nancy, a lieu en mai.
  • Le festival Passages (festival sur les théâtres d'Europe de l’Est et au-delà) a lieu en mai, tous les deux ans.
  • Le festival Traverses (festival sur les théâtres universitaires d'Europe de l’Est) est organisé par la Théâtre Universitaire de Nancy, en mai.
  • la foire de Nancy est la seconde foire attractive de France après la foire du trône[72], en avril.
  • Festival international de chant-choral de Nancy, en mai.
  • 24 heures de Stan (manifestation étudiante organisée par l'ENSAIA) a lieu en mai, tous les deux ans, en alternance avec l'Aquacité.
  • Tous à la barre (Centre chorégraphique nationalBallet de Lorraine[73]), en juin.
  • Les Yeux de L'Ouie, nuit de la vidéo, chaque année en juin[74].
  • Teranga Festival (festival de solidarités locales et internationales, concerts musique du monde, ateliers, palabres), a lieu en septembre ou juillet tous les ans.
  • Nancy côté scène (festivités et concert gratuits), en juillet-août[75].
  • Nancyphonies, festival des musiques classiques, également en juillet-août[76].
  • Le Aye Aye film festival (qui inclut une compétition internationale[réf. nécessaire] de courts métrages et des séances en plein air) a lieu en septembre. En 2013, il est renommé Festival international du film Nancy-Lorraine[77].
  • Le Livre sur la place (salon littéraire de rentrée), en septembre.
  • Jardiniers de Stanislas, parterres floraux [Place Stanislas] de septembre à novembre.
  • Nancy Jazz Pulsations, a lieu chaque mois d'octobre.
  • Les Nocturnes Étudiantes, manifestation étudiante organisée par la Fédération des étudiants nancéiens (FéDEN). Les « clés » de la ville sont offertes aux étudiants qui profitent de la culture, et des animations dans la ville, musées, concerts, etc. À la fin du mois de la rentrée, en septembre.
  • Fête de la Saint-Nicolas - procession, festivités et feu d'artifice, premier week-end de décembre.

Sorties, restaurants et bars[modifier | modifier le code]

Nancy est une ville réputée pour son dynamisme nocturne[78], en partie grâce à la présence de plus de 50 000 étudiants. On compte environ 300 restaurants, 140 bars et une vingtaine de discothèques dans l'agglomération.

Depuis les rénovations de la place Stanislas et de la Ville-Vieille de Nancy effectuées entre 2004 et 2007, on assiste à une concentration d'établissements autour du quartier de la place Stanislas et le long des ruelles de la Ville-Vieille.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Panorama de la place Stanislas de Nancy

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Trois places du XVIIIe siècle (places Stanislas, de la Carrière et d'Alliance) sont classées au patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1983. En 2006, Nancy a accueilli plus de 2 000 000 de touristes étrangers.[réf. nécessaire]. La ville compte de nombreux édifices classés aux monuments historiques

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Relativement préservés par les siècles et les guerres, les différents quartiers possèdent toujours une architecture et une ambiance caractéristique ainsi que les faubourgs environnants.

Les plus anciennes constructions de la ville datent du haut Moyen Âge, la tour de la Commanderie Saint-Jean-du-Vieil-Aître, datant du XIIe siècle, est le bâtiment visible le plus ancien de la ville.

Nancy possède un vaste secteur sauvegardé de 132 hectares[79]. Il correspondait initialement au centre historique de la ville (ville-vieille et ville-neuve) et fut créé en 1976[80] puis révisé en 1996[81]. Une extension a été réalisée en 2011[82] incorporant le cours Léopold et les faubourgs au Nord de la porte de la Craffe. Une zone de protection du patrimoine architectural, urbain et paysager (ZPPAUP) avait déjà permis la protection de l'avenue de Strasbourg, un faubourg édifié au XVIIIe siècle.

Ville-Vieille (XIIe siècle-XVIe siècle)[modifier | modifier le code]

Premier site bâti de la ville, on peut encore y contempler quelques vestiges des anciennes fortifications qui entouraient la ville médiévale, dont la porte de la Craffe datant du XIVe siècle. Le palais Ducal est un bâtiment du XVIe siècle. Avec sa porterie, typique du style gothique flamboyant, il abrite aujourd'hui le musée historique lorrain.

Les deux villes sur un plan de 1611.

Jouxtant le palais, l'église des Cordeliers renferme les tombeaux des ducs de Lorraine.

La Ville-Vieille conserve également de nombreux hôtels particuliers renaissance (hôtel de Lillebonne, hôtel d'Haussonville…) ainsi que quelques hôtels classiques (Hôtel Ferraris, Hôtel des Loups…).

Il faut également citer la place Saint-Epvre, au centre du quartier que la basilique du même nom domine.

Ville-Neuve (XVIIe siècle)[modifier | modifier le code]

Les quartiers édifiés sous Charles III constituent la ville-neuve. À la demande du duc, l'Italien Girolamo (ou Hieronimo) Citoni trace des rues larges et droites sur un plan en damier en vogue à l'époque pour les villes nouvelles, exception faite de la rue Saint-Nicolas (ancien faubourg) qui garde son tracé pré-existant. Des fortifications (porte Saint-Nicolas, porte Saint-Georges et Saint-Jean) protègent cette ville neuve, qui ne communique que par une esplanade avec la « vieille ville » au tracé irrégulier.

Reconstruction sous Léopold[modifier | modifier le code]

Le duc Léopold entreprend la reconstruction de sa capitale après les destructions de la guerre de Trente Ans. Il débute la reconstruction de la primatiale (future cathédrale).

De nombreux hôtels particuliers sont construits dans la ville, ainsi que des édifices civils, dans un style qui essaie d'assimiler les nouvelles conceptions classiques à une tradition Renaissance.

Ensemble Stanislas[modifier | modifier le code]

Place Stanislas : fontaines d'Amphitrite

Devenu duc de Lorraine, le roi Stanislas veut moderniser sa capitale, il a l'idée géniale de relier la vieille-ville médiévale à la ville-neuve de Charles III par un système de places urbaines, en marquant la transition par un arc de triomphe.

Cet ensemble, constitué par la place Royale, rebaptisée place Stanislas, et la place de la Carrière, articulées par l'arc de Triomphe (porte Héré), combine avec grâce des bâtiments majestueux et les fameuses portes d'or du serrurier Jean Lamour. Hôtel de ville, palais de l'Intendance (palais du Gouvernement), hôtels particuliers de la haute noblesse en font la grandeur ; la place d'Alliance complète ce dispositif par un square plus intimiste.

Porte Héré depuis la place Stanislas

La place Stanislas donne aussi accès au parc de la Pépinière créé par Stanislas, d'une superficie de 23 hectares en plein centre-ville, avec ses jardins à l'anglaise.

Cet ensemble du XVIIIe siècle est classé au patrimoine mondial de l'UNESCO. Après restauration, la place Stanislas fête ses 250 ans en 2005 en devenant entièrement piétonne.

La ville se pare également à la même époque de nombreux hôtels particuliers construits, entre autres, par Germain Boffrand et son élève lorrain Emmanuel Héré, l'architecte de Stanislas.

Après la mort de Stanislas, le cours Léopold est créé au-delà du rempart ; la longue perspective, fermée par la porte Désilles en direction de Metz, sera ensuite plantée de marronniers. Malgré le mélange des styles architecturaux sur trois siècles, le cours conserve aujourd'hui son ordonnance originelle calme et majestueuse.

Art nouveau (École de Nancy)[modifier | modifier le code]

Basilique du Sacré-Cœur
Article détaillé : École de Nancy (art).

À l'Ouest de la ville, le quartier Saint-Léon date de la transition XIXe et XXe siècle, il contient de somptueuses demeures de style Art nouveau telle la villa Majorelle (avenue Foch et rue Jeanne-d'Arc…) que l'on trouve également très répandues dans le quartier de Saurupt, ainsi que dans le quartier Nancy-Thermal (parc Sainte-Marie).

Plus généralement l'École de Nancy a laissé de nombreux édifices civils dans le centre historique (chambre de commerce, BNP, verrière du Crédit lyonnais) ou privés conservés (parc de Saurupt, et répartis dans toute la ville : ateliers d'Émile Gallé et d'Eugène Vallin, immeuble France-Lanord, maison Bergeret, maisons Huot…).

Monuments religieux[modifier | modifier le code]

L'évêché du diocèse de Nancy-Toul est situé dans la ville, à côté de la cathédrale. Parmi les bâtiments religieux de la ville on peut citer :

Du Moyen Âge au siècle des Lumières[modifier | modifier le code]

La Révolution française a vu la vente ou destruction de nombreuses[réf. nécessaire] églises de la ville.

Période moderne[modifier | modifier le code]

La ville possède également de nombreux autres édifices religieux récents, nouvelles paroisses ou églises remplaçant des édifices plus anciens :

Le grand orgue de la cathédrale de Nancy (buffet de 1763)

Patrimoine militaire[modifier | modifier le code]

Les différentes portes de la ville, vestiges des différentes époques de fortification :

Parcs et espaces verts[modifier | modifier le code]

Maison Alsacienne au parc Sainte-Marie

Gastronomie[modifier | modifier le code]

Les Bergamotes de Nancy.

La Bergamote de Nancy, un petit bonbon rectangulaire doré, est une spécialité nancéienne bien connue, parfumée à l’essence de bergamote. Ce constituant de l’eau de Cologne est un fruit proche du citron, originaire de Sicile, pays qui était alors possession du Duc de Lorraine René Ier.

On peut également citer la quiche lorraine, le baba au rhum inventé pour le duc de Lorraine Stanislas Leszczyński[87], la bouchée à la reine, le pâté lorrain, la madeleine, la mirabelle et les macarons produits depuis le XVIIe siècle, bien que les villes de Toul et de Boulay produisent également cette spécialité depuis le XIXe siècle.

Par ailleurs, le développement des restaurants universitaires (RU) à Nancy en a fait un symbole de la ville. Le RU chinois aux Aiguillettes et celui de Saurupt sont les plus emblématiques d'une sous-culture estudiantine conviviale, particulièrement répandue chez les étudiants du collège universitaire franco-allemand de l'Institut d'Études Politiques de Paris comme en témoigne ce reportage du Blizz [88].

Nancy dans la littérature[modifier | modifier le code]

Nancy au cinéma et en musique[modifier | modifier le code]

Nancy a prêté son décor à plusieurs films et téléfilms français ces dernières années :

En 1973, Claude François y achète un appartement, il appréciait énormément la beauté de la place Stanislas [90]. En 1976, Joe Dassin choisit Nancy comme décor à une ballade amoureuse pour une de ses chanson : Le Café des Trois Colombes. En 1994, C. Jérôme consacre lui aussi une ballade à la cité ducale : Nancy. En 2011, Oldelaf lui consacre une chanson où la ville est décrite comme le comble du sinistre et de l'ennui.

Nancy dans la bande dessinée[modifier | modifier le code]

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Musées[modifier | modifier le code]

Musée de l'École de Nancy.

La ville de Nancy héberge quatre musées : le musée des Beaux-Arts de Nancy situé sur la place Stanislas, le musée lorrain dans l'ancien palais des Ducs de Lorraine, le musée de l'École de Nancy dans l'ancienne demeure d'Eugène Corbin et le muséum-aquarium de Nancy qui dépend de l'Université Henri-Poincaré.

Article détaillé : Musées du Grand Nancy.

Salles de spectacles[modifier | modifier le code]

Le foyer de l'opéra

Autres infrastructures culturelles[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Nancy

D'argent à la tige de chardon arrachée de sinople, fleurie de pourpre, chargée de deux feuilles piquantes au naturel ; au chef coupé d'un et parti de trois : au premier fascé d'argent et de gueules de huit pièces, au deuxième d'azur semé de fleurs de lys d'or brisé en chef d'un lambel de gueules, au troisième d'argent à la croix potencée d'or cantonnée de quatre croisettes du même, au quatrième d'or à quatre pals de gueules, au cinquième d'azur semé de fleurs de lys d'or à la bordure cousue de gueules, au sixième d'azur au lion contourné d'or à la queue fourchue, armé, lampassé et couronné de gueules, au septième d'or au lion de sable armé et lampassé de gueules, au huitième d'azur semé de croisettes recroisetées au pied fiché d'or aux deux bars adossés du même brochant sur le tout, sur le tout d'or à la bande de gueules chargée de trois alérions d'argent

Blason déterminant le chef du blason de Nancy

Le chardon rappelle la devise "non inultus premor" ("qui s'y frotte s'y pique" ou littéralement "on ne me touche pas sans impunité[92]"), allusion à la victoire de 1477 contre Charles le Téméraire. Charles III autorisa la ville à utiliser les armoiries des ducs de Lorraine en 1575. Le chardon est ainsi surmonté d'un chef aux armes des quatre royaumes (Hongrie, de Naples, de Jérusalem et d'Aragon) et des quatre duchés(Anjou, de Gueldre, de Juliers et de Bar) sur lesquels les duc de Lorraines exerceraient leur droits. Ils sont chevauchés par les armes de la Lorraine[93].

En 1699, au mépris des armes historiques de Nancy, le juge d'armes français Charles d'Hozier attribue à la ville de Nancy un blason "d'or, à deux canons d'azur, posés en sautoir"[94].

On suspend généralement à l'écu les décorations reçues par la ville, dont la Légion d'honneur, qui lui fut décernée en octobre 1919.

Armes de Nancy sous le Premier Empire

D'argent au chardon de pourpre tigé arraché et feuillé de sinople, au chef des bonnes villes de l'Empire (de gueules à trois abeilles d'or) était le blason de Nancy sous le Premier Empire.

Activités sportives[modifier | modifier le code]

Voir la catégorie : Sport à Nancy.

Nancy était une des 12 villes candidates retenues pour accueillir l'Euro 2016 mais un désaccord avec les partenaires financiers a fait annuler le projet.

Clubs[modifier | modifier le code]

Équipe Ligue Titres Stade Création
AS Nancy-Lorraine Ligue 2 (Football) 2 Stade Marcel-Picot 1967
SLUC Nancy Basket Pro A (Basket-ball) 2 Palais des sports Jean-Weille 1967
Grand Nancy ASPTT HB Pro D2 (handball) 0 PDS des Nations 1941
Tigres de Nancy Casque d'argent (football américain) 0 Stade Roger-Matter 1988
Nancy Hockey Club National 3 (hockey sur gazon) 1 Gymnase Cyfflé 1994
NSR Nancy-Seichamps-Rugby Fédérale 3 (Rugby à XV) 0 Stade Roger-Matter 2000
Société de Tir de Nancy Stand Pol Konstler 1866
HockeySub 54 D4 (Hockey Subaquatique) 0 Piscine Gentilly - Alfred Nakache 2005

Ainsi que les "Nancy BobCat" un club de football australien qui est en train de voir le jour.

Enceintes sportives[modifier | modifier le code]

Médias[modifier | modifier le code]

RTL possède néanmoins un bureau avenue Foch.

La ville est dotée d’un réseau Internet très haut débit via fibre optique est disponible sur la plupart des parcs d'activités. Des espaces Wi-Fi sont disponibles depuis la gare jusqu'au port de plaisance (via les rues Saint-Jean et Saint-Georges), rue des Dominicains et place Stanislas.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Cette liste n'est pas exhaustive.

Personnes célèbres nées à Nancy[modifier | modifier le code]

François Chérèque, secrétaire général de la CFDT.
Henri Poincaré, mathématicien.

Autres personnalités liées à Nancy[modifier | modifier le code]

Philippe Claudel, écrivain.
Marie Marvingt, pionnière de l'aviation.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. L'on trouve aussi la variante Nancéen, gentilé répandu quoique contesté. Le Bon usage de Grevisse considère que Nancéen tient de l'hypercorrectisme.
  2. a, b et c [PDF]INSEE région : économie Lorraine sur le site de l'Insee. Consulté le 8 mars 2013.
  3. http://www.insee.fr/fr/ppp/bases-de-donnees/recensement/populations-legales/commune.asp?annee=2011&depcom=54395
  4. a et b INSEE : populations légales 2010 de la commune de Nancy sur le site de l'Insee. Consulté le 8 mars 2013.
  5. a, b et c (fr) « Calcul de la distances entre Nancy et les grandes villes », sur lion 1906 (consulté le 19 mai 2012).
  6. Inondations à Nancy : premier bilan d'un déluge Article de l'Est Républicain du 24 mai 2012
  7. Grand Nancy Dossier spécial inondations (juillet 2012), page 6
  8. Grand Nancy Dossier spécial inondations (juillet 2012), page 7 : plus de 100 mm d'eau en trois heures alors que la moyenne des précipitations totales pour mai, de 1971 à 2000, s'élève à 70 mm.
  9. Pascale Braun, « Inondations - La communauté urbaine du Grand Nancy à l'heure des comptes », La Gazette, vol. 22, no 2128,‎ 28 mai 2012, p. 12 (ISSN 0769-3508).
  10. a, b et c [(fr)http://www.linternaute.com/ville/ville/climat/704/nancy.shtml Données climatiques de Nancy] - linternaute.com
  11. (fr)Prévisions locales - Météo-France
  12. Almanach : année 1879, consulté le 12 août 2013
  13. Déluge, le jour d'après Article de Monique Raux du 24 mai 2012 sur le site du Républicain lorrain, consulté le 2 février 2013
  14. Orage diluvien historique sur Nancy et sa région, sur le site météolorraine, consulté le 2 février 2013
  15. (fr)Normales climatiques - Nancy
  16. Magazine Ville et Transports no 442, page 46 à 54
  17. Observatoire des villes cyclables
  18. Conseil régional de Lorraine
  19. PDU de Nancy
  20. simplecomme.com
  21. http://www.ici-c-nancy.fr/index.php/actus/actualites/grand-nancy/item/633-laéroport-de-nancy-essey-veut-prendre-de-la-hauteur
  22. « Caractéristiques de la société Nancyport », sur www.nancyport.fr (consulté le 21 mai 2012)
  23. Initiatives n° 39, « Le Port de Frouard », sur http://www.nancy.cci.fr,‎ 2007 (consulté le 21 mai 2012)
  24. (fr)Insee - Population de la CU du Grand Nancy au recensement de 2008, consulté le 21 octobre 2011
  25. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  26. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  27. http://www.insee.fr/fr/ppp/bases-de-donnees/recensement/populations-legales/departement.asp?dep=54#dep_V
  28. INSEE populations légales département 54 (populations municipales)
  29. (fr)Démocratie participative et vie des territoires : les ateliers de vie de quartiers, délibération du conseil municipal no I-1 de la séance du 23 juin 2008.
  30. (fr)Quartiers, sur le site de la ville de Nancy.
  31. (fr)Démocratie de proximité et Vie des Territoires - Délibération du conseil municipal no I-1 de la séance du 30 septembre 2002
  32. François Falc'hun et Bernard Tanguy, Les Noms de lieux celtiques, Première série, Vallées et plaines, éditions Armoricaines, 1966, pages 64 et 65. Éric Vial, agrégé d'histoire, dans son livre Les Noms de villes et de villages (Belin, 1983), indique la racine 'nanto qui signifie: vallée, mot qu'il pense antérieur probablement aux Celtes.
  33. I.C.Zeuss, Grammatica Celtica, editio altera curavit H.Ebel, Ph.Dr., Berolini, Apud Weidmannos MDCCCLXXI (1871), page 764 : nantuates (i.e. Vallenses), page 814 : nant (vallis ; cf. Nantuates Caes). Ernest Desjardins, Géographie historique et administrative de la Gaule romaine, Paris, Hachette, 1878, T I et T II : les Nantuates (= « habitants de la vallée ») qui occupaient les vallées du Val d’Aoste, du Bas-Valais et du Chablais
  34. Pierre-Yves Lambert, La langue gauloise, éditions Errances, 1995, pages 35 et 105
  35. Dictionnaire des noms de lieux en France, Librairie Guénégaud Paris 1978.
  36. Pierre-Yves Lambert, ouvrage cité.
  37. Certains philologues ont cru voir dans les noms en -cy, -sy, -çay, etc..l'existence d'un appellatif gaulois *ceto- signifiant bois, sans argument convaincant. En fait, le suffixe latin -etum servant à former le collectif des noms d'arbre (Chesnay, Boulay, Fy, etc.) a un produit analogue en ancien français au suffixe -acum, c'est-à-dire -ay, -ey, -y, etc. d'où la confusion fréquente dans des chartes, cartulaires, etc. mal latinisés.
  38. actuellement place de la Croix de Bourgogne - une inscription dans les pavés de la Grand-Rue atteste de l'endroit où fut provisoirement déposée la dépouille de Charles le Téméraire, traînée par les loups de l'étang Saint-Jean à l'actuelle Grande-Rue
  39. Boquillon, Guyon et Roth 2010, p. 96
  40. Boquillon, Guyon et Roth 2010, p. 97
  41. Boquillon, Guyon et Roth 2010, p. 106
  42. Boquillon, Guyon et Roth 2010, p. 107
  43. a, b et c Boquillon, Guyon et Roth 2010, p. 127-129
  44. Pierre-François Nicolas, un « monument» de la chimie par son enseignement et ses œuvres au XVIIIe siècle p. 48 Delphine Langard, 2007
  45. Pertuy, J. & Pertuy, M. (2000) - « Notes historiques sur Hardeval à Villers-lès-Nancy », Villers au fil du temps no 11 (ISSN 0244-6391), Bulletin de l'Association des amis de l'histoire de Villers-lès-Nancy, Impr. Kruch, Raon-l'étape, p. 33-48
  46. « Le spéléodrome de Nancy », sur le site l'Union spéléologique de l'agglomération nancéienne (USAN) (consulté le 16 octobre 2012)
  47. « commission Protection, environnement, patrimoine et équipements de la LISPEL », sur le site la Ligue spéléologique lorraine (LISPEL) (consulté le 16 octobre 2012)
  48. Boquillon, Guyon et Roth 2010, p. 224
  49. a et b Boquillon, Guyon et Roth 2010, p. 225
  50. a et b Boquillon, Guyon et Roth 2010, p. 226
  51. a, b et c Boquillon, Guyon et Roth 2010, p. 232
  52. Boquillon, Guyon et Roth 2010, p. 233
  53. Les pôles d’excellence
  54. technopole : Définition
  55. Zoom sur la zone d'emploi de Nancy - document de l'INSEE [PDF]
  56. Le Grand Nancy : effets métropolitains sur le Sud meurthe-et-mosellan - INSEE, janvier 2005 [PDF]
  57. Nancy capitale économique de la lorraine, tissu économique du Grand Nancy
  58. « Nancy : label Villes Internet », sur site officiel de l'association Villes Internet. Consulté le 27/05/2012.
  59. (fr)Résultats élections municipales Nancy 2008 : premier et second tour - linternaute.com
  60. Source : Villes et Villages fleuris
  61. (en)Nancy, France
  62. (de)Ville économique et culturelle – Nancy
  63. Le città gemelle di Padova
  64. Kanazawa’s Sisyer Cities
  65. Jumelage Nancy - Kiryat Shmona
  66. The Municipality of Lublin City
  67. (fr) Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF), « Richard Prasquier à Nancy pour rencontrer une délégation de Kiryat Shmona », sur http://www.crif.fr,‎ 2011 (consulté en 08/10/2012)
  68. (fr)Les publications de L'Insee en Lorraine
  69. (fr)Technopôle de Nancy-Brabois
  70. Site économique de la communauté urbaine du Grand Nancy
  71. (fr)http://www1.nancy.fr/fileadmin/documents/actualites/dossiers-de-presse/2010-renaissance-2012.pdf
  72. (fr)Ailleurs, ce ne serait plus la foire ! - LaSemaine.fr, 20 avril 2009
  73. (fr)Site du Ballet de Lorraine
  74. Site de l'association Les Yeux de l'Ouïe
  75. (fr)Bel été - Un site de la ville de Nancy
  76. (fr)Site officiel de Nancyphonies
  77. Un festival du cinéma à Nancy
  78. (fr)École nationale supérieure d'art de Nancy (ENSAN) Le blog étudiant
  79. Liste des secteurs sauvegardés en Lorraine, sur le site de la CRMH de Lorraine.
  80. Arrêté du 22 juillet 1976 portant création d'un secteur sauvegardé, JORF no 180 du 4 août 1976, p. 4734, sur Légifrance.
  81. Décret du 30 juillet 1996 approuvant le plan de sauvegarde et de mise en valeur du secteur sauvegardé de Nancy (Meurthe-et-Moselle), JORF no 177 du 31 juillet 1996, p. 11620, NOR MCCL9600297D, sur Légifrance.
  82. Le dossier de révision-extension du secteur sauvegardé de la ville de Nancy a été approuvé à l’unanimité lors de la commission nationale des secteurs sauvegardés du 7 octobre 2010. L’arrêté préfectoral no 2011/DDT54/ADUR/010 en fixe la nouvelle délimitation et autorise la mise en révision du plan de sauvegarde et de mise en valeur, conformément aux articles L313-1 et R313-14 du code de l'urbanisme.
  83. « Notice no PM54001310 », base Palissy, ministère français de la Culture.
  84. La communauté juive de Nancy
  85. Le 19/20 de France 3 Lorraine Champagne-Ardenne du 15 août 2010.
  86. L'annuaire musulman, édition 2008 Orientica
  87. http://www.nicolaslefloch.fr/Lieux/PatisserieStohrer.html
  88. http://vimeo.com/10207335
  89. édition Furne, vol.14, p. 252
  90. Claude François, sur terredisrael.com
  91. Les 7 MJC de Nancy
  92. C'est cette devise qu'a repris l'équipe de foot de Nancy, l'ASNL, depuis 2006
  93. U.C.G.L. les blasons de Meurthe et Moselle - Site officiel de l'UCGL.
  94. http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k111469d/f192.image
  95. Enregistrement de la voix d'Émile Coué : Suggestion générale

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]