Cayenne

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Cayenne
Vue aérienne de Cayenne
Vue aérienne de Cayenne
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Guyane
Département Guyane (préfecture)
Arrondissement Cayenne
(chef-lieu)
Canton Chef-lieu de 6 cantons :
Cayenne-nord-ouest
Cayenne-nord-est
Cayenne-sud-ouest
Cayenne-centre
Cayenne-sud
Cayenne-sud-est
Intercommunalité communauté d'agglomération du Centre Littoral
Maire
Mandat
Marie-Laure Phinéra-Horth
2010-
Code postal 97300
Code commune 97302
Démographie
Gentilé Cayennais / Cayennaise
Population
municipale
57 229 hab. (2011)
Densité 2 425 hab./km2
Population
aire urbaine
106 358 hab. (2011)
Géographie
Coordonnées 4° 56′ 05″ N 52° 19′ 49″ O / 4.93461, -52.330334° 56′ 05″ Nord 52° 19′ 49″ Ouest / 4.93461, -52.33033  
Altitude Min. 0 m – Max. 105 m
Superficie 23,60 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Guyane

Voir la carte administrative de Guyane
City locator 14.svg
Cayenne

Géolocalisation sur la carte : Guyane

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City locator 14.svg
Cayenne
Liens
Site web http://www.ville-cayenne.fr/
Cantons de Cayenne.png

Cayenne est une commune française chef-lieu du département et de la région d'outre mer Guyane.

La devise de la ville (inscrite sur ses armes) est Fert aurum industria, qui signifie « Le travail procure la richesse »[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Géographie de la Guyane.

Situation[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Cayenne est une ville du littoral atlantique guyanais. Située aux bords de l'estuaire commun à la rivière de Cayenne et à la rivière de Montsinéry, la ville occupe une partie de l'île de Cayenne.

Cayenne est située à 268 km de Saint-Laurent-du-Maroni, 64 km de Kourou[2].
Distances avec quelques villes :

Communes limitrophes

Rose des vents Océan Atlantique Océan Atlantique Océan Atlantique Rose des vents
Estuaire des rivières de Cayenne et de Montsinéry N Rémire-Montjoly
O    Cayenne    E
S
Matoury Matoury Rémire-Montjoly

Climat[modifier | modifier le code]

Source : Météo France [2]

Le climat de Cayenne est de type équatorial humide. Sa position proche de l'équateur, ainsi que sa façade océanique lui confèrent une bonne stabilité climatique. On observe une grande régularité des vents et des températures au cours de l'année. Les seules variations sont celles des précipitations, c'est ce qui rythme les saisons à Cayenne. Le cycle des précipitations est lié aux mouvements saisonniers de la zone de convergence intertropicale.

Les saisons
  • Petite saison des pluies, de la mi-novembre à fin février
  • Petit été de mars
  • Grande saison des pluies, de fin mars à fin juin
  • Saison sèche, de juillet à novembre, le mois d'octobre étant le plus chaud
Les températures

La température annuelle moyenne est de 26 °C, avec un minimum de 22 °C le matin et un maximum de 32 °C l'après-midi. En raison de sa position proche de l'équateur, et au bord de l'océan, la ville jouit d'une température stable tout au long de l'année. Les températures les plus élevées sont observées durant la saison sèche avec un pic en octobre.

La pluviométrie

La pluviométrie moyenne est de 3 000 mm d'eau. Les plus fortes précipitations sont observées pendant la grande saison des pluies. Les pluies sont en général fortes et de courte durée, elles ont lieu souvent la nuit en saison sèche et à n'importe quel moment durant les saisons des pluies.

L'ensoleillement

Malgré les fortes précipitations, l'ensoleillement est important, il atteint 6,027 heures par jour (soit 2 200 h/an).

Ville Ensoleillement Pluie
Paris 1 797 h/an 642 mm/an
Nice 2 694 h/an 767 mm/an
Cayenne 2 200 h/an 3 674 mm/an
Moyenne nationale 1 973 h/an 770 mm/an
Les vents

La ville est soumise au régime des Alizés, les vents sont faibles à modérés et ne dépassent pas 80 km/h en rafale. Les ouragans sur les côtes guyanaises sont impossibles[4].

Relevé météorologique de Cayenne-altitude: 9 m-latitude: 04°50'N
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 22,9 22,9 23 23,2 23,1 22,5 22 21,9 21,7 21,8 22 22,6 22,5
Température maximale moyenne (°C) 28,8 28,9 29,2 29,6 29,4 29,6 30,3 31 31,6 31,7 30,9 29,6 30
Précipitations (mm) 439,1 305,3 393,5 399,5 599,1 459,7 244,3 165,1 73,5 81,7 153,7 359,2 3 673,7
Source : Le climat à Cayenne (en °C et mm, moyennes mensuelles) climate-charts.com


Site[modifier | modifier le code]

La plage de Montabo
Vue du centre ville depuis le fort Cépérou, avec le Montabo en arrière-plan.
Les plages

Depuis quelques années, les plages de Cayenne connaissent un phénomène cyclique d'envasement. Ce phénomène est provoqué par le déplacement des bancs de vase dans la direction des courants côtiers (d'est en ouest), caractéristique du littoral guyanais. Une forêt de palétuviers se développe depuis lors, c'est la mangrove[5]. Les plages entre l'anse de Montabo et la pointe Diamant sont épargnées par ce phénomène.

Les Pointes

On trouve également des pointes le long du rivage, formée par l'érosion, où des roches peuvent affleurer. Elles constituent des sites d'observation remarquables. Les pointes sont les suivantes :

  • la pointe des Amandiers, avec sa place aménagée.
  • la pointe Buzaré[6], avec ses cocotiers.
  • la pointe Saint-Joseph.
Les monts

De nombreux monts dominent la ville. Le fort Cépérou a été construit sur le mont du même nom qui domine le centre-ville. Le mont Bourda se situe sur la côte dans les quartiers est de la ville, il est très urbanisé. Cependant un massif forestier d'une trentaine d'hectares est préservé[7].

Le Montabo se situe non loin du centre-ville. La zone est occupée en partie par l'Institut de recherche pour le développement, la direction régionale de Office national des forêts[8] et un site de localisation radar du Centre Spatial Guyanais[9]. Un hôtel fut également construit à son sommet.

Les monts Baduel et Lucas sont situés plus à l'intérieur des terres, dans des zones fortement urbanisées.

Les cours d'eau

Plusieurs cours d'eau entourent Cayenne.

Quartiers de Cayenne[modifier | modifier le code]

Les quartiers suivants composent Cayenne[10] :

  • Centre ville : composé des quartiers De Gaulle, Buzaret, Amandier, Palmistes.
    Place des Palmistes durant le carnaval
  • Centre ville quartier sud : Village chinois, Ronjon, Palétuviers, Malouins, Rénovation Urbaine, Zone d'activité Galmot.
  • Les Faubourgs nord : Mirza la première cité de Cayenne, Médan, les Floralies, N'Zila, Faubourg l'Abri, Lafaurie, Césaire, Thémire, Anatole, Brutus, Mango, Jacarandas, Eau lisette.
  • Les Faubourgs du sud : Bonhomme, Pascaline, Cabassou, Raban, Nova parc, Zone d'activité Calimbé, Uranus.
  • Les quartiers sud-ouest : Ploermel, Mont Baduel, Troubiran, Mont Lucas, Petit Lucas, Hameau des encens, Stanislas, Suzini, St Martin
  • Périphériques nord : Cité Pasteur, Cité Chatenay, Cité Horth, Cité Grant, Cité Coulée d’Or, Cité les Pépites, Cité Zéphir, Vallée de Bourda
  • Périphériques sud : A pou nou, la Roseraie, les Lys, Cité Mortin

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Chronologie de la Guyane.

Devise et héraldique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Blason de Cayenne.
Blason de la ville de Cayenne

Ce blason est composé par Émile Merwart gouverneur de la Guyane. Le 25 décembre 1901 lors de la première séance du Comité de Patronage du Musée de Cayenne, Paul Merwart, frère du gouverneur et peintre de la Marine et des Colonies, présente un tableau sur lequel il avait peint le blason de la ville[1].

Les figures et les meubles héraldique présents sur cet écusson sont :

  • 1643 : l'année de fondation de la ville par Charles Poncet de Brétigny, lieutenant-général du roi Louis XIII, au pied de la colline du Cépérou. Il faut noter également les fleurs de Lys, symbole de la royauté.
  • Le rouge représente la couleur de la terre.
  • Le canot amérindien représente la navigation sur les rivières Mahury et l'océan Atlantique. Il est chargé d'or, principale richesse de la Guyane à l'époque.
  • Le vert de la forêt, où reposent les nénuphars.
  • La couronne : c'est un rappel des fortifications qui entouraient la ville, et les palmiers de la Place des Palmistes.
  • Les deux tamanoirs : mammifère se nourrissant de fourmis et termites. Il y avait beaucoup de tamanoirs en Guyane à cette période. Ils sont capables de se défendre face à des prédateurs, tels que les jaguars, à l'aide de leurs griffes.
  • Fert Aurum Industria : Le Travail Procure la Richesse, devise proposée par le gouverneur Émile Merwart.

Période pré-coloniale[modifier | modifier le code]

Gravure d’un couple kali'na.

On retrouve les premières traces archéologiques (poteries et gravures rupestres, ainsi que des polissoirs) de peuplades amérindiennes vers le VIe millénaire av. J.‑C.. Elles sont présentes entre l'Oyapock et le Maroni, les frontières actuelles du territoire. Ils parlent le tupi-guarani, les descendants actuels de ces peuplades seraient les Emerillons et les Wayampis. Ces premières peuplades auraient commencé le processus de création des terres fertiles de Terra preta, qui quelques millénaires après permettront l'établissement de populations aux densités plus élevées, que les sols naturels ne permettent pas[11].

À la fin du IIIe siècle, venus de l’ouest et du sud, les Amérindiens Arawaks et Palikurs, probablement originaires d’Amazonie, arrivent sur le littoral et chassent les premiers habitants, ils parlent des langues de la famille linguistique arawak. À la fin du VIIIe siècle, des Indiens Caraïbes, des peuplades Kalinas (ou Galibis) et Wayanas occupent à leur tour les littoraux et l'est de l'actuelle Guyane, ils parlent le caribe.

Le 5 août 1498, au cours de son troisième voyage, Christophe Colomb longe pour la première fois les côtes de la Guyane.

Période coloniale[11][modifier | modifier le code]

C'est l'une des nombreuses colonies de la Côte Sauvage (Amérique du Sud), entre le delta de l'Orénoque et celui de l'Amazone, occupée aujourd'hui par la Guyane française, le Suriname et la Guyana.

Premières tentatives de colonisation difficiles

Lorsque la colonisation commence, l'actuel site de la ville était occupé par les Amérindiens Galibi depuis longue date. La première tentative est française avec le voyage de Nicolas Guimestre en 1539, puis suivent l'Anglais Robert Baker en 1562 et Gaspard de Sotelle de 1568 à 1573. Il installe 120 familles espagnoles dans l'Île de Cayenne. Des reconnaissances géographiques précises des côtes sont effectuées par des Anglais et des Hollandais entre 1596 et 1598.

Vers une implantation durable[12]

Une expédition ordonnée par Henri IV et menée par La Ravardière s'installe sur l'île de Cayenne en 1604. Mais elle est détruite quelques années plus tard par les Portugais qui entendent faire respecter le traité de Tordesillas.

L'histoire de la ville de Cayenne commence le 27 novembre 1643, avec la Compagnie de Rouen menée par Charles Poncet de Brétigny (lieutenant-général du roi Louis XIII). Avec 300 hommes, il accoste dans l'anse d'Armire (aujourd'hui Rémire-Montjoly). Après deux jours de marche, il arrive sur une petite butte sur la plaine littorale marécageuse, où vit une tribu d'Amérindiens Galibi. Il en fait l'acquisition auprès de leur chef, Cépérou et il y bâtit le Fort Cépérou. Mais les rapports humains avec les Amérindiens sont mauvais et une révolte des Amérindiens éclate, qui va provoquer l'extermination de la colonie et la mort de Poncet de Brétigny.

Le 29 septembre 1652, les seigneurs de la Compagnie de France équinoxiale tentent de s'installer, ils débarquent avec 800 hommes à la pointe du Mahury. Ils y trouvent les survivants de la compagnie de Rouen. C'est à cette période que les premiers esclaves noirs sont introduits en Guyane. En octobre 1652, Duplessis, capitaine de navire, surprend un navire ayant à bord « quatorze nègres » enlevés à « Pernambouc ». La fondation de Rémire correspond ainsi au début de la traite des esclaves en Guyane[13].

En 1654 les Hollandais chassés de Pernambouc occupent la région, ils introduisent la canne à sucre (source nécessaire).

En 1664 sous l'impulsion de Jean-Baptiste Colbert, une puissante flotte débarque et tente d'implanter une colonie, mais les Anglais attaquent en 1667 sans pour autant s'y installer. En 1674 les Français reprennent Cayenne.

Puis deux ans plus tard, le 5 mai 1676, 11 navires de guerre hollandais sous le commandement de l'amiral Binckes reprennent Cayenne, 400 soldats débarquent et tentent de démanteler les défenses du fort Cépérou.

Mais Louis XIV, dont la souveraineté sur la Guyane est souvent contestée, ne peut tolérer une telle humiliation. Il charge le vice-amiral du Ponant, le comte Jean II d'Estrées de reprendre Cayenne. Le 21 décembre 1676, lors d'une bataille restée célèbre, Cayenne redevient française. Une période prospère s'installe sur la colonie. Les jésuites s'installent en Guyane en créant des plantations de cacao, de café, de coton et de manioc. Cette mise sous tutelle française sera contestée quelques fois, notamment pendant les Guerres napoléoniennes durant lesquelles l'Île de Cayenne est occupée par les Portugais du Brésil.

L'esclavage[modifier | modifier le code]

Le bagne[modifier | modifier le code]

Article détaillé : bagne de la Guyane française.
Article détaillé : bagne de Cayenne.

À la suite du décret d'abolition de l'esclavage du 27 avril 1848, les plantations ferment et l'économie guyanaise s'effondre. Pour y remédier, Napoléon III met en place le bagne en Guyane. Cayenne accueillera l'un de ces établissements pénitentiaires sur l'Anse du Chaton, non loin de la Pointe de Buzaré. Entre 1777 et 1821, le canal Laussat fut construit par la main d'œuvre pénitentiaire, en vue d'assainir la ville. En 1821, l'architecte Sirdey dessine le plan actuel de Cayenne, avec ses rues à angle droit orientées nord/sud, est/ouest. Cayenne devient une capitale coloniale moderne.

Une chanson anarchiste du début du xxe siècle portant le nom du bagne, Cayenne (très probablement né dans ses murs), fut souvent chantée dans les bagnes de Guyane française et perpétua leur réputation dans l'opinion populaire.

Ruée vers l'or[modifier | modifier le code]

En 1855, un site aurifère est découvert sur l'Approuague, et c'est rapidement la ruée vers l'or qui s'achèvera avec la Seconde Guerre mondiale. Des milliers d'orpailleurs, pour la plupart clandestins, sont en activité dans la forêt guyanaise. Cette activité illicite est sanctionnée par la législation française, mais les contrôles ne sont pas facilités par la complexité du réseau fluvial de Guyane. Pour un kilo d'or, les orpailleurs utilisent deux à trois kilos de mercure qui est rejeté dans l'environnement. Cette pollution constitue un réel problème écologique en Guyane comme dans une large partie de l'Amérique du Sud.

Histoire contemporaine[modifier | modifier le code]

Le 15 octobre 1879 la ville de Cayenne est officiellement créée. Le 11 août 1888, un gigantesque incendie détruit tout le "vieux Cayenne" de l'époque.

Le bagne sera définitivement fermé en 1946, sous l'impulsion d'Albert Londres et Gaston Monnerville, La Guyane devient alors un département.

La création du Centre spatial guyanais en 1965 à Kourou change Cayenne, qui acquiert des infrastructures modernes, le port international de Dégrad-Des-Cannes et la modernisation de l'Aéroport international Félix Éboué.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie

Administration municipale et tendances politiques[modifier | modifier le code]

Le conseil municipal est composé de 45 membres (19 femmes et 26 hommes), dont 1 maire et 13 adjoints. On y distingue quatre groupes politiques :

Politiquement Cayenne est traditionnellement le fief du Parti socialiste guyanais jusqu'en 2008, les électeurs ayant voté pour ce parti pour les élections municipales depuis 1965. La liste conduite par Rodolphe Alexandre (Divers gauche) remporte les élections lors des élections municipales de 2008 au détriment du maire sortant Jean Claude Lafontaine (Parti socialiste guyanais)[15]. À la suite des élections régionales de 2010 qui ont vu la victoire de Rodolphe Alexandre à la tête de la liste de l'Union pour la majorité présidentielle[16], c'est Marie-Laure Phinéra-Horth qui le remplace en raison de la loi sur le cumul des mandats. Cette dernière redevient membre du PSG et est soutenue par le Parti socialiste et Walwari lors de sa réélection en mars 2014, dès le 1er tour.

À l'élection présidentielle de 2002, le premier tour a vu une nette avance de Christiane Taubira avec 64,57 % suivie de Jacques Chirac avec 12,76 % et Lionel Jospin avec 10,79 %. Le second tour a vu s'imposer Jacques Chirac avec 90,13 % des voix exprimées[17].

Lors de l'élection présidentielle de 2007 le premier tour a vu arriver en tête Nicolas Sarkozy avec 42,5 % suivi de Ségolène Royal avec 33,02 %. Ces résultats sont confirmés au second tour avec 54,53 % pour Nicolas Sarkozy[18].

Les maires de Cayenne[modifier | modifier le code]

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
mai 1945 octobre 1947 Chlore Constant   ...
octobre 1947 mars 1953 Auguste Boudinot   ...
mars 1953 mars 1965 Roland Barrat   ...
mars 1965 juin 1978[19] Léopold Héder PSG ...
juin 1978 juin 1995 Gérard Holder PSG ...
juin 1995 mars 2008 Jean-Claude Lafontaine PSG ...
mars 2008 2010[20] Rodolphe Alexandre DVG puis UMP ...
8 avril 2010 en cours Marie-Laure Phinéra-Horth DVG puis PSG ...

Les cantons[modifier | modifier le code]

Cayenne est divisée en six cantons :

Sécurité[modifier | modifier le code]

La commune de Cayenne, comme toutes les zones urbaines de métropole et d'outre-mer où la problématique de sécurité est prégnante, relève de la compétence de la police nationale (DCSP). Le commissariat de police est situé en centre ville.



Fiscalité[modifier | modifier le code]

Comme de nombreuses villes d'outre-mer Cayenne est soumise à une fiscalité élevée. Pour l'année 2010[21] :

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 57 229 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1961. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1961 1967 1974 1982 1990 1999 2006 2011
18 615 24 518 30 461 38 091 41 067 50 594 58 004 57 229
(Sources : Insee : Population sans doubles comptes à partir de 1961[22] puis population municipale à partir de 2006[23])
Histogramme de l'évolution démographique


Cayenne est la plus grande ville de Guyane et la 114e ville de France derrière Meaux en 1999 (sa population estimée en 2009 la classerait directement 92e derrière Cergy), Cayenne et sa communauté de communes (communauté de communes du Centre Littoral) regroupent plus de la moitié de la population totale du département. La croissance démographique de l'agglomération est importante, elle a été de 37,8 % entre 1990 et 1999.

En revanche la population de Cayenne n'augmente pas autant que son agglomération, en effet le manque de terrains, et l'augmentation des loyers obligent les habitants à se loger dans les communes proches comme Matoury, Rémire-Montjoly et depuis peu Macouria. Cayenne est paradoxalement, la commune ayant la plus faible superficie de la Guyane, avec 2 360 hectares. L'agglomération de Cayenne comptait 106 358 habitants, au dernier recensement de 2011.

Le nouveau groupe scolaire Vendôme dans le quartier Novaparc
Entrée du collège Eugène Nonnon
Le Lycée Félix Éboué
Le Pôle Universitaire Guyanais à Trou Biran en 2010

Enseignement[24][modifier | modifier le code]

Écoles maternelles et élémentaires[modifier | modifier le code]

La démographie de la Guyane oblige, la ville compte 16 écoles maternelles et 19 écoles élémentaires[25]. Certaines de ces écoles maternelles et élémentaires sont réunies au sein de groupe scolaire qui couvrent l'ensemble du territoire communale, tel que le nouveau groupe scolaire Vendôme.

La municipalité s'est engagée dans un vaste programme de réhabilitation et rénovation des écoles[26].

Les collèges[modifier | modifier le code]

La ville compte 5 051 collégiens en 2010, c'est le Conseil général de la Guyane qui a la compétence de construction, d'équipement, et d'entretien des collèges publics[27].

Les collèges publics :

  • Collège Auxence Contout
  • Collège Eugène Nonnon
  • Collège Justin Catayée
  • Collège Paul Kapel
  • Collège Zéphir

Les collèges privés :

Les lycées[modifier | modifier le code]

La ville compte 5 579 lycéens, répartis dans 5 lycées gérés par le Conseil régional de la Guyane.

Les lycées publics :

  • Lycée général et technologique Félix Éboué
  • Lycée polyvalent Melkior-Garré
  • Lycée professionnel Jean Marie Michotte

Les lycées privés :

  • Lycée polyvalent Anne-Marie Javouhey
  • Lycée général et technologique externat des Sœurs de Saint-Joseph de Cluny

Le pôle Universitaire Guyanais[modifier | modifier le code]

Le pôle Universitaire Guyanais est un Groupement d'intérêt public qui a pour but le développement de l'enseignement supérieur et de la recherche en Guyane. Les membres sont l'Université des Antilles et de la Guyane et l'École supérieure du professorat et de l'éducation de Guyane. Jusqu'en 2009, le campus Saint-Denis regroupait la majorité des composantes de l'Université Antilles-Guyane. Fruit du Contrat de projets État-région 2000-2006[28]. Le projet a couté 75 millions d'euros pour la première tranche, et dépassera les 100 millions d'euros pour la deuxième tranche[29].

Les composantes[30][modifier | modifier le code]
  • IESG : Institut d'enseignement supérieur de la Guyane (Site officiel)

Enseignements académiques et professionnels dans les domaines suivants : Science Technologie Santé (STS), Lettres et Sciences Humaines (STH), Sciences Economiques et de Gestion (SEG), Humanités (H) et Droit et Sciences Politiques (DSP)

Génie Electrique et Informatique Industrielle, Technique de Commercialisation, Réseaux et Télécommunication

  • L'ESPE : École supérieure du professorat et de l'éducation de la Guyane
  • L'Unité de Formation Régionale des Sciences Médicales de la Guyane

Sports[modifier | modifier le code]

Équipement sportif :

  • Stade de Baduel (7 000 places) rebaptisé le 19 juillet 2014, stade municipal Georges Chaumet par la municipalité de Cayenne.

Principaux club sportifs :

  • CSC Cayenne, football (anciennement Club Colonial de Cayenne)
  • l'Olympique de Cayenne, football
  • ASL Sport Guyanais, football
  • AS Red Star de Cayenne, football
  • ASC le Cygne de Cayenne, basket ball
  • ASC Tour, basket ball
  • Stade Cayennais, rugby
  • ECG (Espoir Cycliste Guyanais), cyclisme
  • VCG (Vélo Club Guyanais), cyclisme
  • SCG (Sprint Club Guyanais), cyclisme

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Économie de la Guyane.
Siège de la BNP Paribas sur la place Victor Schoelcher

Le bagne en Guyane est officialisé en 1854 par Napoléon III[31]. Cayenne devient le siège d'une importante administration pénitentiaire. En 1855 la ruée vers l'or amènera des milliers d'orpailleurs dans la forêt guyanaise permettant une croissance de l'activité commerciale[32]. En 1946 la départementalisation fait de la Guyane un département[33], l'administration et les services publics s'installent dans la ville. Aujourd'hui encore les activités administratives et commerciales dominent la ville.

La zone d'emploi de Cayenne qui comprend l'ensemble des communes de la Communauté d'agglomération du Centre Littoral réunit la grande majorité des emplois de Guyane, avec 70 % des emplois[34] en 1999.

Le nombre d'établissement sur le territoire de Communauté de communes du Centre Littoral en 2006[35]
Industrie Construction Commerce Service Total
Nombre d'établissement 696 1082 1936 2540 6254
Pourcentage 11,1 % 17,3 % 31 % 40,6 %
Salle de délibération du Conseil régional
Hôtel préfectoral de la Guyane place de Grenoble
Étal sur le marché de Cayenne

Industrie[modifier | modifier le code]

Le territoire de la ville est très peu étendu, de ce fait la plupart des activités industrielles, grandes consommatrices d'espace, se sont installées dans les autres villes de la Communauté d'agglomération du Centre Littoral, notamment Matoury et Rémire-Montjoly. Cependant la zone industrielle Collery regroupe l'essentiel du secteur industriel de la ville, principalement de Bâtiment et travaux publics.

Tertiaire[modifier | modifier le code]

Administration et services publics[36]

Comme dans les autres économies des régions d'outre-mer, la sphère publique (fonction publique) à un poids prépondérant dans l'économie guyanaise, et donc de sa capitale administrative. On observe une surrémunération des fonctionnaires dont le salaire moyen est supérieur de 31 % à la moyenne nationale. De nombreux organismes nationaux et européens ont des bureaux dans la ville. Les administrations les plus représentées sont :

Le centre hospitalier Andrée Rosemon implanté dans le quartier de la Madeleine est l'un des plus importants employeurs du département avec 1 467 personnes en 2006[39]. La commune de Cayenne est également un employeur important, avec plus de 1 000 emplois.

Cayenne accueille les sièges de grands établissements tels que Air France, la Sécurité Sociale, les banques et les assurances. Bien que la majorité des activités d'extraction aurifère se situe dans la région de Saint-Laurent-du-Maroni, il existe de nombreuses compagnies minières qui ont leur siège à Cayenne.

Commerce[40]

Parmi les 8 500 entreprises comptabilisées en Guyane en 2007, 2 300 exercent une activité de commerce. C'est le second pourvoyeur d'emploi après les services, avec 4 067 emplois enregistrés fin 2006. 70 % de ces entreprises opèrent sur l'île de Cayenne. On remarque une abondance des commerces de moins de 300 m2 de type commerce de détail, tenus pour la plupart par la communauté chinoise. Néanmoins l'ouverture du premier Hypermarché de Guyane en 2005[41], et les projets d'ouverture de grandes surfaces commerciales de plus de 1000 m2, laisse entrevoir une mutation de l'appareil commercial[42].

À noter que l'on y trouve deux marchés :

Armée

Depuis 1976, Cayenne est devenu le siège du bataillon de Guyane devenu en 1992 le 9e régiment d'infanterie de marine[45].

Patrimoine[modifier | modifier le code]

Place des Palmistes et le Jardin Botanique[modifier | modifier le code]

La place des Palmistes
Le Jardin Botanique, avec la Statue de Gaston Monnerville en son centre
Place des Palmistes[46]

Au départ il s'agissait d'une place, aménagée pour aérer la ville depuis la démolition des murailles en 1810. La place étant occupée par des herbes, elle se nommait donc place de la Savane. Plus tard on y planta des palmiers royaux de Guisanbourg, et elle devint la Place des Palmistes. En 1880, on y éleva une colonne de bronze portant le buste de la République commémorant la prise de la Bastille. Sous le gouverneur Gerville-Reache transforma la place en jardin anglais, avec collines artificielles, massifs de fleurs et plantes ornementales. En raison des pluies, la place était régulièrement inondée, c'est pourquoi le gouverneur Chanel en 1925 la borda d'un réseau de canaux cimentés que l'on retrouve encore de nos jours. On y trouve une statue de Félix Éboué, illustre personnage guyanais, à la place de la fontaine Merlet[47],[48]. Aujourd'hui c'est un lieu de vie, de rencontre des Cayennais. Le soir, des roulottes s'installent des vendeurs de frites, sandwich, bamis et nassi (spécialités javanaises), jus locaux et autres plats à emporter.

Jardin Botanique

En 1786, Louis XVI possédait un jardin qui servait de dépôt et de pépinière pour les diverses plantes et arbres venus de diverses destinations. Louis Claude Richard, directeur du jardin se chargeait de faire venir d'Inde des muscadiers, des rotins, des arbres à in, des pieds de cardamone et de poivrier. Durant cette période, on le nommait Jardin du Roi. En 1821 une maison fut construite pour le botaniste[49]. En 1879, il change de nom et devient Jardin Botanique est un parc floral dans le centre ville. Il s'étend sur une superficie de 3 hectares. On y trouve une statue Gaston Monnerville au centre du jardin[50].

Allée droite du Marché de Cayenne
La place du Coq

Le Marché et la Place du Coq[modifier | modifier le code]

Ces deux édifices mitoyens sont situés non loin du vieux port de Cayenne. Dès 1703, une Place du Port figure sur un plan de la ville Cayenne, elle devient par la suite Place du Marché en 1842. En 1888, un marché couvert et un jardin public y ont été construits. En 1907 le conseil municipal dirigé par le maire Eugène Gobert décide la suppression du jardin pour la construction d'un nouveau marché couvert, celui que l'on connait actuellement[51]. En 1920 à l'emplacement de l'ancien marché a été inauguré le monument aux morts de la Première Guerre mondiale surmonté d'un coq, ce qui lui donna le nom actuel de la place[52].

La Cathédrale Saint-Sauveur[53][modifier | modifier le code]

Cathédrale Saint-Sauveur de Cayenne après sa rénovation de 2005
Immeuble Franconie
DRH du Conseil général

En 1823, le Révérend Père Nicolas Guiller et le Baron Pierre Bernard Milius, administrateur de la Guyane décidèrent de remplacer l'ancienne église de Cayenne, l'église Saint-Nicolas à l'actuelle Place Léopold Héder. Les travaux commencés en 1825 furent achevés en 1833. L'église est inaugurée en 1861. Elle est classée Monument historique.

Le maître-autel, la chaire et le confessionnal de la chapelle du pénitencier de l'Ilet la Mère furent transférés à la cathédrale en 1876.

En 1933, la préfecture apostolique de Guyane est transformée en vicariat, le préfet apostolique devient évêque. L'église change également de statut et devient cathédrale. Elle est consacrée en tant que cathédrale le 9 novembre 1934 par Monseigneur Gourtay, alors premier évêque de Guyane. En 1952, elle fit l'objet d'un agrandissement, au cours des travaux les ouvriers trouvèrent une cassette de plomb enchâssée contenant 21 pièces de monnaies, dont la plus ancienne date de Napoléon Ier et 20 sceaux de l'époque de Charles X.

Entre 1952 et 1954 vers l'est sur 13 m, le plafond, les vitraux, les planchers de la tribune, sont remplacés.

La Cathédrale Saint-Sauveur de Cayenne a été récemment rénovée[54],[55].

Réhabilitation en cours

Le clocher a été restauré au cours des années 2000 et 2001. Les murs extérieurs ont pour leur part été réhabilités entre 2004 et 2005. La dernière tranche porte sur l'intérieur de la cathédrale.

Bâtiments administratifs[modifier | modifier le code]

Les anciens bâtiments coloniaux autour de la Place des Palmistes et la Place de Grenoble ont été requalifiés en bâtiments administratifs. Il ne reste que l'ancien hôpital Jean Martial, un chef-d'œuvre d'architecture coloniale créole, livré à l'abandon.

Immeuble Franconie[56]

L'immeuble fut bâti entre 1824 et 1842 à côté de la Place des Palmistes, il fut cédé en 1884 au gouvernement de l'époque par Gustave Franconie, ancien député de la Guyane issu d'une famille de commerçants ayant réussi en Guyane. Il accueille une bibliothèque et un Musée départemental.

La bibliothèque qui fut inaugurée en 1885 prit le nom d'Alexandre Franconie (père de Gustave Franconie) en l'honneur de ce célèbre commerçant ayant fait fortune en Guyane.

Le Musée fut fondé le 18 septembre 1901 par arrêté. Appelé alors Musée local l'essentiel de la collection de l'époque provient des objets recueillis conservés par les anciens comités locaux d'exposition, des collections revenues du pavillon de la Guyane au palais du Trocadéro, et de dons de particuliers (dont Victor Schoelcher). Lors de son inauguration le 15 octobre 1901, le gouverneur Mewart invitait les plus notables habitants de la colonie, les humbles coureurs de bois, chasseurs ou pêcheurs qui trouveraient un objet curieux (animal, plante ou pierre) de le donner au Musée. La collection s'enrichit ainsi de nombreuses œuvres encore exposées au Musée aujourd'hui.

Le Musée est inscrit à l'inventaire des Monuments historiques depuis le 8 mars 1986[57],[58].

Direction des ressources humaines du Conseil général[59]

Ce bâtiment d'architecture créole borde la Place des Palmistes. Il fut construit au XIXe siècle en tant que siège de l'Institut d'études supérieures de la Guyane (IESG) jusqu'en 1991, date à laquelle l'IESG fut transféré au campus Saint-Denis. Le bâtiment a été réhabilité et abrite aujourd'hui le siège de la Direction des ressources humaines du Conseil général.

Il est inscrit à l'inventaire des Monuments historiques depuis le 8 mars 1986.

Rénovation des maisons anciennes[modifier | modifier le code]

On observe depuis quelques années la rénovation des vieilles cases créoles du centre-ville, cette opération est menée par la municipalité de Cayenne, avec l'aide de fonds européens et l'État.

Îles du Salut[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Îles du Salut.

Bien que les Îles du Salut se situent au large de Kourou, elles appartiennent au territoire de la ville de Cayenne. Elles furent baptisées ainsi par les survivants de l'expédition de Kourou de 1763 qui y trouvèrent refuge, le Salut.

Par la suite les Îles du Salut changent de réputation, pour devenir le « triangle maudit », le Second Empire y instaure le bagne en 1854. Alfred Dreyfus (1894) et Guillaume Seznec (1923) en furent les prisonniers les plus célèbres.

Culture[modifier | modifier le code]

Carnaval de Guyane[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Carnaval de Guyane.
Défilé du Carnaval dans les rues de Cayenne en 2006
Défilé du Carnaval dans les rues de Cayenne en 2007
Des Touloulous dans les rues de Cayenne en 2007

Le Carnaval est l'un des événements majeurs de Guyane. Il se déroule entre l'Épiphanie au début de janvier, et le Mercredi des Cendres en février ou mars.

Description et Origine[60]

Cette fête appartient à la culture créole guyanaise. Il a pour origine le carnaval tel qu'il est pratiqué en Europe. Au début de la colonisation, les colons pratiquaient le carnaval, mais il était interdit aux esclaves. Bravant l'interdiction, les esclaves pratiquaient le carnaval, dans des fêtes clandestines. Ils y voyaient un moyen de retrouver un peu de liberté, de commémorer comme les Africains la fertilité et les moissons et de tourner en dérision les colons.

Les jours gras clôturent le carnaval[61] :

  • le dimanche gras : c'est le jour de la grande parade, la plus grande parade du carnaval. les groupes concourent pour obtenir des prix en fonction de leur performance.
  • le lundi gras : ce sont les mariages burlesques, les hommes se déguisent en mariées et les femmes en mariés.
  • le mardi gras : les carnavaliers défilent en Diab rouj (diables rouges), tout le monde s'habille de rouge et noir.
  • le mercredi des Cendres : les diablesses toutes de noir et blanc vêtues enterrent Vaval, le roi du carnaval.

Le carnaval des rues[62]

Des groupes déguisés selon la thématique de l'année, y défilent autour de chars décorés, au rythme des percussions et des cuivres. La préparation des groupes durent des mois avant le carnaval. Les groupes défilent devant des milliers de spectateurs qui se massent sur les trottoirs et les gradins aménagés pour l'occasion.

Les groupes les plus connus sont :

  • Kassialata
  • Reno Band
  • OsBand
  • les Belles de la Madeleine

Des groupes brésiliens identiques à ceux que l'on rencontre au Carnaval de Rio, sont également appréciés pour leurs rythmes et leurs costumes affriolants. La communauté asiatique de Cayenne participe également aux défilés en apportant sa touche caractéristique, avec des dragons.

Les Bals masqués[63]

Les boites de nuit, appelées "Universités", organisent des bals masqués durant lesquels les hommes viennent danser avec les touloulous. Les soirées ont lieu les vendredi et samedi soir. Cette tradition est propre à la Guyane, elle n'existe nulle part ailleurs.

Depuis les années 1990, ont lieu les soirées tololo, où les hommes se déguisent et prennent le rôle des Touloulous (ce sont eux qui invitent les femmes non déguisées à danser). Ces soirées sont de plus en plus populaires et ont lieu plusieurs fois pendant le carnaval.

Les danses du carnaval sont la mazurka, la biguine et le piké djouk. C'est le Touloulou qui invite les hommes à danser, ils ne peuvent pas refuser. Seules les touloulous ont le droit de danser, si une femme non déguisée danse, l'orchestre s'arrête.

La salle de bal de Cayenne s'appelle Nana, dans laquelle joue le groupe des Blues Star.

Le carnaval des familles[64]

Les familles se réunissent pour manger la galette des rois. C'est la tradition de la galette des rois connue en Europe durant l'Épiphanie, prolongée sur toute la période carnavalesque. Usuellement, le roi paye la galette la semaine suivante. La galette peut être à la frangipane, à la goyave ou au coco.

Après l'Abolition de l'esclavage en 1848, l'économie de la Guyane est sinistrée, un nombre important de la population vit du travail de la terre dans des "habitations". Les gens cultivent la terre, on connait la valeur du travail en commun : le Mayouri. En Guyane, c'est à cette époque que nait la tradition de la galette des rois, ou plus précisément du "rend le bouquet". Un couple organise le repas et la fête. Il désigne à la fin le couple qui organisera la réunion suivante en lui remettant le bouquet.

Le CRD: Centre de Rayonnement Départemental[65][modifier | modifier le code]

Inauguré le 10 janvier 2004, le CRD est un pôle culturel situé dans le quartier de Zéphir à la périphérie de la ville, à côté de la salle du Zéphir et du lycée Merkior-Garré. Il est né du regroupement de l'Office Culturel Régional de la Guyane (OCRG) et de École Nationale de Musique et de Danse (ENMD).

Il se compose de 3 grandes structures :

Kayenn Jazz Festival (Site officiel)[modifier | modifier le code]

La ville accueille un festival de jazz depuis 5 ans, le kayenn jazz festival qui invite de nombreux artistes internationaux. L'édition 2009 marque un tournant décisif dans l'organisation du festival, puisqu'il y a désormais deux lieux de concert (le Jardin Botanique et le Stade de Baduel) et certains concerts sont dorénavant payants[66].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Page concernant le blason de la ville sur le site Les pages de Rédris.
  2. Distances routières et durée des liaisons en pirogue
  3. Situation géographique sur le site de la Préfecture de Guyane
  4. Vivre en Guyane : Guide du CNES
  5. La Guyane terre d'espaces de Philippe Cart-Tanneur, édition Trame Way page 46
  6. le littoral de Cayenne sur le site du conservatoire du littoral, la pointe Buzaré
  7. le littoral de Cayenne sur le site du conservatoire du littoral, le mont Bourda
  8. Plan d'accès à la direction régionale de l'ONF à Cayenne
  9. les moyens de localisation et de mesure sur le site Web du CSG
  10. Informations sur le nom des quartiers de la ville sur le site internet officiel http://cayenne.mairies-guyane.org/index.php?sec=14&cayenne-en-quelques-chiffres
  11. a et b Article du Conseil Général concernant l'histoire de Guyane
  12. Article de Carole Le Gall Darcissac, in Maisons créoles, n° 19
  13. http://www.gepog.org/liens/liens_secondaires/17siecle.php
  14. http://cayenne.mairies-guyane.org/index.php?chap=89&vos-elus Les élus sur le site de officiel de Cayenne
  15. http://elections.lefigaro.fr/resultats/elections-municipales-2008/2eme-tour/guyane/97300/cayenne/liste-1.php résultats des élections municipales de 2008 à Cayenne sur le figaro
  16. http://www.la1ere.fr/elections-regionales-2010/index.php?page=article&numsite=4574&id_rubrique=4589&id_article=14309 article de la 1re (anciennement Radio France Outremer) concernant la victoire de l'UMP à la Réunion et en Guyane
  17. http://www.interieur.gouv.fr/sections/a_votre_service/resultats-elections/PR2002/003/973/973302.html Résultats de l'élection présidentielle de 2002 à Cayenne sur le site du ministère de l'intérieur
  18. http://www.interieur.gouv.fr/sections/a_votre_service/resultats-elections/PR2007/003/973/973302.html Résultats de l'élection présidentielle de 2007 à Cayenne sur le site du ministère de l'intérieur
  19. Mort en fonction le 9 juin 1978.
  20. Démissionnaire après son élection comme président du Conseil régional.
  21. http://cayenne.mairies-guyane.org/index.php?chap=27&fiscalite La fiscalité sur le site officiel de cayenne
  22. Historique de la population des communes de 1961 à 2008
  23. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  24. Listes de Établissements du second degré sur le site l'Académie de la Guyane
  25. Listes des écoles sur le site officiel de la ville de Cayenne
  26. article sur les écoles de la ville sur le site officiel de la ville de Cayenne
  27. article concernant les collèges sur le site officiel de la ville de Cayenne
  28. Article concernant le Pôle Universitaire Guyanais sur le site de la région Guyane
  29. article de Guyaweb concernant le pole universitaire guyanais
  30. http://ressources.campusfrance.org/guides_etab/etablissements/fr/pole_guyane_fr.pdf/ Description du Pôle Universitaire Guyanais sur le site Campus France
  31. Article concernant le Bagne en Guyane sur le site de RFO http://guyane.rfo.fr/infos/dossiers/le-bagne-de-guyane_294.html
  32. Orpaillage en Guyane site internet Horizo http://www.horizo.com/guyane/guyane_orpaillage.htm
  33. Création des départements d'outre-mer sur le site l'assemblée nationale http://www.assemblee-nationale.fr/histoire/depts-outre-mer.asp
  34. Atlas Stratégique de la Communauté de Commune du Centre Littoral de 2005, p. 11 http://cccl.proscot.fr/fichiers/atlas_ecrit_A4_web.pdf
  35. Diagnostic de La CCCL par l'INSEE, p. 10 Des petits établissements, peu rayonnants, peu dépendants http://www.insee.fr/fr/insee_regions/guyane/themes/etudes_detaillees/ccclg2009/ccclg2009.pdf
  36. la sphère publique en Guyane selon l'INSEE, [1][PDF], Antianécho no 4 la sphère publique en Guyane, janvier 2008
  37. article concernant la cité administrative dur le site du conseil régional
  38. Présentation des services sur le site du conseil général
  39. présentation sur le site du centre hospitalier de Cayenne
  40. http://www.guyane.cci.fr/fr/developpement_mutation/secteurs_et_developpement/commerce Article de la Chambre de commerce et d'industrie de la Guyane concernant le secteur commercial
  41. Les établissements Cora en Outre-mer sur le site de Cora http://www.cora.fr/le-groupe/hypermarches-dans-le-monde/antilles-guyane.html
  42. ça bouge dans la distribution sur le site internet de France Guyane http://www.franceguyane.fr/actualite/economie-consommation/ca-bouge-dans-la-distribution-23-07-2009-32813.php
  43. Le Marché Intérêt Régional sur le site du Conseil régional de la Guyane
  44. Renseignement sur le Marché Central de Cayenne sur le site internet officiel de la ville http://cayenne.mairies-guyane.org/index.php?sec=46&marche-central-de-cayenne
  45. Article sur le 9e régiment d'infanterie de marine sur le site de l'armée de terre
  46. Article concernant les monuments de Cayenne sur un site internet personnel http://pagesperso-orange.fr/redris/HTML/Blasons/Cayen3.htm
  47. « Place de l'Esplanade dite Place des Palmistes », base Mérimée, ministère français de la Culture
  48. « Place de l'Esplanade dite Place des Palmistes », base Mérimée, ministère français de la Culture
  49. « Ancien Jardin du Roi devenu Jardin Botanique », base Mérimée, ministère français de la Culture
  50. Article sur le Jardin Botanique sur le site internet du Conseil Général.
  51. « marché de la place du Coq », base Mérimée, ministère français de la Culture
  52. « place du Port, puis du Marché, aujourd'hui place du Coq », base Mérimée, ministère français de la Culture
  53. Article sur le site du Conseil général de la Guyane concernant la cathédrale Saint-Sauveur de Cayenne
  54. « Cathédrale Saint-Sauveur (fiche MH) », base Mérimée, ministère français de la Culture
  55. « Cathédrale Saint-Sauveur (fiche inv.) », base Mérimée, ministère français de la Culture
  56. Article su site du Conseil général de la Guyane concernant le patrimoine à Cayenne, section Bibliothèque et Musée Franconie
  57. « Immeuble Franconie », base Mérimée, ministère français de la Culture
  58. « Demeure bourgeoise de ville, actuellement Bibliothèque et Musée, dite Immeuble Franconie », base Mérimée, ministère français de la Culture
  59. Article su site du Conseil général de la Guyane concernant le patrimoine à Cayenne, section DRH Conseil général
  60. Article concernant l'histoire du carnaval de Guyane sur le site les pages de Redris
  61. Dossier concernant le carnaval de Guyane su le site guyane-guide
  62. Article concernant le carnaval des rues de Guyane sur le site les pages de Redris
  63. Dossier concernant le carnaval de Guyane sur le site guyane-guide
  64. Article concernant le carnaval des familles de Guyane sur le site les pages de Redris
  65. Article concernant L'ENCRE sur le site du Conseil régional
  66. Les mots du Maire concernant l'édition 2009 DE kAYENN JAZZ FESTIVAL http://www.kayennjazzfestival.fr/le-mot-du-maire

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]