Moreuil

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Moreuil
La Grand-Place, avec (à gauche) le monument aux Morts, et (au centre) l'hôtel de ville
La Grand-Place, avec (à gauche) le monument aux Morts, et (au centre) l'hôtel de ville
Blason de Moreuil
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Picardie
Département Somme
Arrondissement Montdidier
Canton Moreuil (chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes Avre Luce Moreuil
Maire
Mandat
Pierre Boulanger
2014-2020
Code postal 80110
Code commune 80570
Démographie
Gentilé Moreuillois[1]
Population
municipale
4 032 hab. (2011)
Densité 172 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 46′ 31″ N 2° 29′ 02″ E / 49.7752777778, 2.48388888889 ()49° 46′ 31″ Nord 2° 29′ 02″ Est / 49.7752777778, 2.48388888889 ()  
Altitude Min. 32 m – Max. 113 m
Superficie 23,43 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Picardie

Voir sur la carte administrative de Picardie
City locator 14.svg
Moreuil

Géolocalisation sur la carte : Picardie

Voir sur la carte topographique de Picardie
City locator 14.svg
Moreuil

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Moreuil

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Moreuil
Liens
Site web site de Moreuil

Moreuil est une commune française située dans le département de la Somme et la région Picardie. Elle est le siège de la Communauté de communes Avre Luce Moreuil.

Ses habitants s'appellent les Moreuillois et les Moreuilloises[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est une ville picarde du Santerre, implantée à flanc du coteau de la vallée de l'Avre.

Elle se trouve au croisement formé par l'ancienne Route nationale 35 d'Abbeville à Amiens et Compiègne (actuelle RD 935), la Route de Poix-de-Picardie (ancienne RN 320, actuelle RD 920), celle de Péronne (RD 28) et celle de Corbie (RD 23). Elle est accessible par les autoroutes A16 et A29.

Elle est desservie par la gare de Moreuil, sur la ligne Compiègne - Amiens.

Le clocher de l'église ponctue la vallée de l'Avre, où circule un train sur la ligne d'Ormoy-Villers à Boves, qui offre une liaison vers Amiens et Compiègne

Géographie physique[2][modifier | modifier le code]

Nature du sol et du sous-sol[modifier | modifier le code]

Le sol de la commune est de formation crétacé, tertiaire et quaternaire. Le sous-sol est partout crayeux. La craie affleure sur les pentes de la vallée. La partie supérieure du plateau domine à l'est de la vallée de l'Arve, couverte de couches argileuses mélangées à du silex vers Villers-aux-Érables. Le sol de la vallée est composé d'alluvions tourbeuses.

Relief, paysage, végétation[modifier | modifier le code]

L'altitude inférieure est d'environ 40 mètres vers La Neuville-Sire-Bernard. Vers l'est le territoire atteint 110 mètres au lieu-dit "La Corne" vers le plateau du Santerre, son point culminant au nord du bois de Moreuil. Les pentes de la vallées sont assez douces, coupées de plusieurs vallons.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

L'Avre au pont de Moreuil, sur la RD 920

L'Avre, affluent de la rive gauche de la Somme traverse la commune au sud et la limite à l'ouest. Un bras détourné de l'Avre, l'Avron traverse le sud de la commune dans sa partie basse. La vallée de l'Avre est marécageuse. La nappe phréatique se trouve à 25 - 35 mètres au-dessous du niveau du sol.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat de la commune est tempéré océanique avec vents dominants de nord-est et sud-ouest.

Géographie humaine[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

La ville groupée autour de l'église et de la mairie a été entièrement reconstruite entre les deux guerres. Elle forme avec la commune voisine de Morisel, une seule et même agglomération.

De nouveaux lotissements sont venus étoffer le tissus urbain dans les années 1960-1970. Le centre-ville de taille modeste concentre les commerces de proximité tandis qu'une zone d'activité assez vaste s'est construite en contrebas de la route d'Amiens accueillant des moyennes surfaces commerciales et artisanales.

Principaux équipements[modifier | modifier le code]

  • La maison de retraite est un lointain successeur de l'hôpital créé en 1604 et de la maladrerie, datant de 1246, qui lui fut adjointe en 1695. Reconstruite en 1931, elle a été transformée en maison de retraite en 1984[3]
  • Collège
  • Écoles maternelle et primaire

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Moreuil
Hailles Thennes Villers-aux-Erables
Morisel et Rouvrel Moreuil Mézières-en-Santerre
Mailly-Raineval Braches Le Plessier-Rozainvillers et

La Neuville-Sire-Bernard

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 4 032 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 400 1 499 1 595 1 695 1 941 2 051 2 222 2 319 2 243
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 601 2 476 2 638 3 078 3 115 3 335 3 377 3 293 3 121
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 987 2 915 2 916 1 912 2 625 2 835 2 763 2 607 2 947
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
3 609 3 647 4 099 4 203 4 156 4 106 4 001 3 976 4 032
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique


Culture, fêtes, sport et loisirs[modifier | modifier le code]

Culture[modifier | modifier le code]

  • Salle des spectacles
  • Centre culturel
  • Société savante: Mémoire du Santerre, fondée en 2009.

Sports[modifier | modifier le code]

  • centre d'équitation
  • piscine

Légendes et traditions[modifier | modifier le code]

La tradition orale a gardé mémoire de plusieurs légendes de Moreuil dont:

  • La Légende du Martinet
  • La Bouchère engloutie

etc.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Morolium (1103), Moroil (1183), Moruel, Moroilum, Moroiel, Moreul (1240), Moureul, Moureuil (1340), Morveul, Morvels et enfin Moreuil.

Héraldique[modifier | modifier le code]

blason

Les armes de la commune se blasonnent ainsi :

« D'azur semé de fleurs de lys d'or au lion naissant d'argent brochant sur le tout. »

La commune de Moreuil a relevé les armes de ses premiers seigneurs d'après le sceau de Bernard III, seigneur de Moreuil en 1243[6]

Ornements extérieurs:

  • Citation à l'ordre de l'armée du 30 novembre 1920: "A été complètement détruite à la suite de violents bombardements et des combats opiniâtres dont elle a été l'enjeu en mars 1918. Par ses souffrances et par son héroïque sacrifice a bien mérité du pays."
  • citation à l'ordre de la brigade du 11 novembre 1948: "commune courageuse, complètement détruite en 1918, à peine reconstruite en 1940 fut de nouveau fortement endommagée et prit une part active dans la Résistance. S'est remise avec foi et ardeur au travail."

Politique et administration[modifier | modifier le code]

En 1965, la commune de Castel a fusionné avec la commune de Moreuil.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[7]
Période Identité Étiquette Qualité
1789 1793 Louis Chivot    
1793 1795 Éloi Masse    
1795 1796 Jean-Baptiste Robart    
1796 1799 Louis-François Caboche    
1800 1801 Jean-Baptiste Colbert    
1801 1802 Louis-François Caboche    
1802 1808 Louis Chivot (fils)    
1808 1829 Bonabes de Rougé Légitimiste Pair de France (1815-1830) et maréchal de camp
1830 1843 Philippe Gru    
1843 1848 Louis Pecqueux    
1848 1852 Joseph Grenot    
1852 1860 Louis Pecqueux    
1860 1862 Raoul Lepage    
1862 1870 Bouly-Lepage    
1870 1870 Jules Gru    
1870 1870 Sauveur Lemaitre    
1871 1871 Louis Gru    
1871 1876 Joseph Grenot    
1876 1881 Jules Gru    
1881 1883 Sauveur Lemaitre    
1883 1884 Victor Gaillard    
1884 1892 Sauveur Lemaitre    
1892 1914 Victor Gaillard    
1914 1915 Julien Plassard    
1915 1920 Victor Gaillard    
1920 1922 Léopold Marque    
1922 1922 René Cartier    
1929 1944 Marcel Ferbus socialiste indépendant Industriel en bonneterie, conseiller général du canton de Moreuil (1933-1945)
1944 1947 Charles Bedier    
1947 1965 Yves Bedier    
1965 1971 Marius Gardès PS Huissier de justice
1971 1977 Marcel Mineur    
1977 1988 Marius Gardès P.S. Huissier de justice Conseiller général du canton de Moreuil (1970-1982)
1988 1992 Daniel Fournier PS Professeur, Conseiller général du canton de Moreuil (1988-1994)
1992 en cours
(au 6 mai 2014)
Pierre Boulanger Divers droite Médecin, Conseiller général du canton de Moreuil (1994-2...)
Réélu pour le mandat 2014-2020[8], [9]

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

  • Moreuil ou Morolium est d'origine ancienne. La présence de hautes bornes pourrait peut-être révéler la présence des populations celtes. Morelli viendrait du vieux nom celtique Mor qui signifie mer. Des haches et divers silex ont été trouvés sur son territoire.

Antiquité[modifier | modifier le code]

  • Des poteries et des monnaies gallo-romaines ont été retrouvées sur le territoire de la commune.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

  • Dès l'an 800, il est parlé du château de Moreuil comme d'un lieu fort et magnifique.
    Placé sur l'Avre, le bourg souffrit des ravages des Vikings au IXe siècle.
  • 1109, un prieuré bénédictin est fondé à Moreuil par des moines de l'abbaye de Breteuil-sur-Noye.
  • 1140, le prieuré de Moreuil dans l'enceinte du château fut transformé en abbaye.
Article détaillé : Abbaye Saint-Vaast de Moreuil.
  • Les seigneurs de Moreuil prirent part aux Croisades et rendirent de grands services aux rois de France. L'un d'eux créa une commanderie de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem qui fut démolie en 1752.
  • 1229, Bernard IV de Moreuil acheta à Jean de Chaumont une terre et y fonda le village de La Neuville-Sire-Bernard. Il fit aménager l'Avre pour la rendre navigable en aval du bourg.
  • 1358, Les jacques prirent le château et le pillèrent.
  • 1415, deux habitants de Moreuil, Jehan et Floridas sont tués à la bataille d'Azincourt.
  • 1417, Thibault de Moreuil, chambellan du roi, devenu gouverneur de la Picardie pour le compte du duc de Bourgogne, est fait prisonnier au siège de Rouen.
  • 1424, Bernard de Saveuse prit le château de Moreuil.
  • 1434, Les Bourguignons commandés par le comte d'Étampes assiégèrent le château qui fut reconstruit par le duc de Bourgogne après la signature du Traité d'Arras.

Temps modernes[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Vaast, vue en 1915, avant qu'elle ne soit en grande partie détruite
  • En 1574 les deux écoles du bourg sont incendiées et reconstruites au frais du célèbre Antoine de Créquy, cardinal-évêque d'Amiens, abbé de Moreuil.
  • 1577, la ville adhéra à la Ligue et en devint l'un des foyers les plus ardents.
  • En 1636, Moreuil eut sa large part dans les horreurs de cette sanglante époque. Tout le pays aux environs fut dévasté.
    Le 8 août, Les armées de Piccolomini, Thomas de Savoie-Carignan et Jean de Werth s'emparent de la ville. Le château est repris le 18 septembre par Vincent Randon de Campreux.
  • 1668, la peste sévit à Moreuil. Un grand nombre d'habitants décède.
  • 1709, la famine sévit, l'abbaye ne reçoit plus de rentrée de produits agricoles.
  • 1711, des religieux de l'abbaye sont condamnés par le Parlement de Paris pour avoir profané les tombes de la famille de Créquy pour extraire le plomb des cercueils.
Article détaillé : Abbaye Saint-Vaast de Moreuil.
  • En 1720 l'industrie de la bonneterie s'établit à Moreuil.
  • En 1759, 104 maisons sont détruites par un violent incendie durant trois heures.
  • 1760, la foudre détruisit six maisons au mois de juillet, et en août, un incendie en détruisit quatorze.
  • 1768, l'abbaye Saint-Vaast ne compte plus que trois religieux.
  • 1787, le marquis de Rougé fit construire à ses frais un hospice à Moreuil.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

  • 1791 Les pièces d'artillerie (canons, couleuvrines) situées sur le boulevard du château furent enlevées et envoyées à Amiens où elles furent installées devant l'hôtel de ville.
  • 1793 Le président du district de Montdidier, Warin, fit prendre le plomb des cercueils des défunts de la famille de Créquy et jeter les ossements dans un seul tombeau. La dépouille du cardinal Antoine de Créquy était très bien conservée, le corps avait été momifié. Des assistants à la scène prirent de ses cheveux.
  • 1814 - 1815, Moreuil a subi l'occupation étrangère.
  • 1870 - 1871, pendant la guerre franco-prussienne, six Prussiens furent tués sur le territoire de la commune. Ils furent inhumés dans le cimetière communal.
  • 1883, mise en service de la ligne de chemin de fer Amiens-Compiègne et de la gare de Moreuil.
  • Durant le XIXe siècle et de début du XXe siècle, l'industrie de la bonneterie se développe à Moreuil et dans le Santerre.
  • Pendant la Grande Guerre, Moreuil fut tour à tour une ville de l'arrière, une ville occupée, un lieu de combat.
  • Après la bataille de Proyart du 25 août 1914, les réfugiés et les armées se replient sur Ailly-sur-Noye. Moreuil est occupée par les Allemands le 26.
  • Après la bataille de la Marne (6-13 septembre 1914) et la course à la mer, le front se stabilisa sur le plateau du Santerre à une vingtaine de kilomètres de la ville.
  • Le 21 mars 1918, la dernière grande offensive allemande est lancée. Le 28 mars à 17 heures, deux trains évacuaient, en direction d'Amiens, deux mille Moreuillois mais plus d'une centaine refusèrent de partir.
Image de désolation du bourg, totalement rasé, après les combats de la Première Guerre mondiale
  • La ville de Moreuil fut sur la ligne de front de mars à août 1918, lors de la seconde bataille de la Somme en mars 1918 (combats Castel et du bois Sénécat en particulier) et de la Bataille d'Amiens. L'offensive allemande fut stoppée sur l'Avre le 4 avril 1918. Le général Debeney commandant la Ire Armée française lança une série d'attaques avec l'appui des armées britannique, canadienne et américaine à partir du 28 mai. La prise du bois du Gros Hêtre qui domine Moreuil, le 28 mai, celle de Mailly-Raineval, Sauvillers-Mongival et Aubvillers donnait le signal du repli allemand sur la rive droite de l'Avre, le 5 août 1918. Le 8 août, l'attaque alliée faisait partout reculer l'ennemi. Ce fut comme l'a écrit le général Ludendorf: "le jour de deuil de l'armée allemande". Cependant, la ville de Moreuil et ses environs étaient totalement détruits : sur 1014 habitations, 9 seulement furent classées réparables.
  • 1919, les 300 habitants qui sont rentrés vivent dans les caves, sous des tentes ou des baraquements.
  • 1er janvier 1920, 380 familles soit près de 1200 habitants, vivent dans les ruines. Un grand nombre habitent les maisons à moitié ou au ¾ détruites; 42 ont des abris provisoires en galandage; une centaine habitent dans des baraques en bois ou en tôle ondulée.
  • Entre les deux guerres, la ville est reconstruite. L'hôtel de ville avec son beffroi domine la Grand-Place. La façade de l'église Saint-Vaast avec son clocher et sa flèche de béton lancée vers le siècle ainsi que les monuments commémoratifs de la Grande Guerre en sont les principaux témoignages.
  • 1940, la ville subit plusieurs bombardements le 5 juin. Trois usines et soixante-dix maisons furent complètement détruites et des centaines endommagées. La région avait été âprement défendue par la 4e division d'infanterie coloniale commandée par le général de Bazelaire dont le quartier général était à Moreuil.

Les habitants eurent à souffrir de la pénurie et des réquisitions imposées par l'occupant. En 1943 et 1944, les hommes étaient tenus d'aller nuit et jour, garder la voie ferrée Amiens-Compiègne. Le 9 mai 1944, la Gestapo arrêta l'abbé Casimir Fournier curé de Moreuil. La ville fut libérée par les Anglais le 31 août 1944 vers 10 h 00.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L’église Saint-Vaast[modifier | modifier le code]

Le clocher de l'église abbatiale Saint-Vaast.
Après les destructions du printemps 1918, il fut reconstruit de 1929 à 1931 sur les plans des architectes Duval et Gonse

La nef et le chœur datent du XIXe siècle, s’est vue adjoindre une nouvelle façade avec un clocher-porche monumental suite aux destructions de la Première Guerre mondiale. Ce dernier a été réalisé de 1929 à 1931 par les architectes Charles Duval et Emmanuel Gonse. L’église a été  Inscrit MH (1994) par arrêté du 4 novembre 1994[10].

  • Le clocher de forme carrée à la base est octogonal à son sommet. Il mesure 62 mètres de hauteur à la croix. Au-dessus de la première plate-forme, se trouve une chambre contenant les quatre grosses cloches et, plus haut encore, une plus petite réservée au carillon. Les abat-sons en béton armé sont constitués de motifs nids-d'abeilles. Cette tour est flanquée d'une tourelle ajourée qui contient un escalier en colimaçon desservant les étages.
  • Le porche d'entrée, est surmonté d’une frise en béton armé dans laquelle le sculpteur Couvègnes, Grand prix de Rome, a moulé et taillé, autour d’un Dieu glorieux, Saint-Pierre, Saint-Paul, Saint-Georges, Saint-Christophe tenant l’enfant Jésus, Saint-Nicolas et ses petits enfants, Sainte-Jeanne d’Arc et Sainte-Catherine. La partie supérieure de la façade est décorée de trois motifs de sculpture en béton armé, du même artiste, rappelant au centre, Saint-Vaast auquel l’église est vouée, fondateur de l’Abbaye Saint-Vaast avec son ours légendaire; à ses côtés des anges thuriféraires sonnent la glorification.
  • Les fonds baptismaux se trouvent sur le côté gauche de l’entrée, rappelant ainsi la piscine où les catéchumènes des début du christianisme étaient baptisés.
  • La chapelle aux morts se trouve à l'opposé opposé. Elle reçoit par ses claustras un jour bleuté.
  • La tourelle construite en béton armé, renfermant l’escalier menant à la tribune, elle est située dans un angle de cette chapelle.
  • La tribune, de vastes dimensions, est située entre le clocher et la chapelle des morts largement éclairée par le grand vitrail de la façade.
  • La grande verrière: à l’extérieur on remarque surtout l’ossature en béton armé. À l’intérieur le vitrail éclairant la tribune et la nef apparaît majestueux. Il a été exécuté par Jean Hébert-Stevens et André Rinuy. Détruits en 1940, les vitraux ont été remplacés, après 1945, par Raoul Cagnart.
  • Henri Marret a exécuté les décors peints, et Jean Gaudin a réalisé les mosaïques de l'autel.
  • Les ossements trouvés dans l’église ont été placés dans un vaste cercueil en béton armé qui fut déposé sous le maître-autel où se trouvait la crypte du XVe siècle, nécropole du Cardinal de Créquy.

Hôtel-de-ville[modifier | modifier le code]

Monument aux morts

Construit en 1931 en remplacement du bâtiment de 1911 détruit pendant la Première Guerre mondiale, a été restauré après les destructions de la Seconde Guerre mondiale.

Vestiges du château[modifier | modifier le code]

  • glacière en maçonnerie de briques, qui est le dernier vestige du château dans le parc des sports.
  • Ruines des tours du château du XVIIIe siècle (détruit en 1918) ;

Monument aux morts[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts de Moreuil a été conçu en 1923 et inauguré le 14 août 1924 par le général Charles Nollet, ministre de la Guerre. Sur un mur blanc, se détache la statue d'un soldat qui s'élance, tenant son fusil d'une main et une grenade de l'autre. Cette œuvre en marbre de Carrare est due à Albert Roze.

Ce monument commémore, en particulier, la reprise de la ville de Moreuil le 8 août 1918 et les morts de la Grande Guerre habitants la commune. Au revers, se trouve un médaillon à la mémoire des morts de la Guerre de 1870. Les morts de la Seconde Guerre mondiale[11] sont également honorés par le monument.

Monument au 31e corps d'armée[modifier | modifier le code]

Monument en hommage au XXXIe corps d'armée

Le Monument au XXXIe Corps d'Armée est situé à la sortie de la ville, situé au croisement des routes de Villers-aux-Érables et de Démuin Il commémore la reprise de la ville le 8 août 1918 par les armées alliées. L'inscription mentionne : « Ici, le 31e corps d'armée à rompu les lignes allemandes, à poursuivi l'ennemi par Roye, Ham, Mont-d'Origny, Guise, La Capelle jusqu'au-delà du Houdroy où le 7 novembre, les plénipotentiaires allemands se sont présentés à ses avant-postes »

Selon les inscriptions gravées sur les flancs du monument, le 31e corps d'armée était constitué des unités suivantes :

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Jean Descaures : né à Moreuil en 1633, jacobin du couvent d'Amiens, philosophe. Principal du couvent d'Amiens en 1567, lié à Ronsart, Dorat et Rémy Belleau. Auteur d’œuvres morales, il ternit son image en faisant l'éloge de la Saint-Barthélémy.
  • Jean Leclerc : 1587 - 1617, légiste et avocat au parlement de Paris. €nseigna la jurisprudence à Paris de 1587 à 1617.
  • Jean François Billecocq, jacobin au couvent d'Amiens, philosophe, il fut prieur d'Abbeville et provincial en 1691. Il mourut en 1711.
  • Jean Charles Gervais de Latouche : 1715, légiste et avocat au parlement de Paris. Auteur en 1740 d'un ouvrage licencieux.
  • Louis Alexandre Gervais : 1720, frère du précédent, étudia la médecine à Paris. Il exerça au Portugal et publia en 1756 un discours sur la chirurgie.
  • Clément Gervais, frère des précédents, avocat au Grand conseil.
  • Bonabes de Rougé, (1778-1839), maire de Moreuil (1808-1829) et pair de France (1815-1830); frère aîné d'Adrien de Rougé.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Alcius Ledieu, Le Canton de Moreuil, 1889, réimpression sous le titre: Moreuil et ses environs, illustré de dessins d'Oswald Macqueron, Paris, Le Livre d'histoire, 1993 (ISBN 9 782 904 951 404)
  • Marc Pilot, Somme 1918 : Santerre Mars Juillet, Alan Sutton à Saint-Cyr-sur-Loire,‎ 2006, 128 p. (ISBN 2-84910-529-5)
  • Marc Pilot, Les Brumes de Picardie : Moreuil 1918, Alan Sutton à Saint-Cyr-sur-Loire,‎ 2002, 128 p. (ISBN 2-84253-733-5)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Habitants.fr, « Nom des habitants des communes françaises » (consulté le 12 juillet 2008)
  2. Notice géographique et historique sur la commune de Moreuil, rédigée par Monsieur Baillon, instituteur, 1899, Archives départementales de la somme
  3. « Les monuments de Moreuil », sur le site officiel de la ville (consulté en 11 août 2008)
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  6. Demay, Sceaux de la Picardie, no 491 à 493
  7. « Les maires de Moreuil », sur le site officiel de la ville,‎ 2008 (consulté en 10 août 2008)
  8. « Liste des maires de la Somme », sur http://www.somme.pref.gouv.fr,‎ 9 juin 2008 (consulté le 15 juillet 2008)
  9. « Liste des maires de la Somme » [xls], Liste des élus du département de la Somme, Préfecture de la Somme,‎ 6 mai 2014 (consulté le 9 juin 2014)
  10. « Notice no PA00132924 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  11. « Liste des soldats morts pour la France de Moreuil et de Castel », sur le site Les Morts pour la France de la Somme (consulté en 10 août 2008)