Tulle

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Tulle
Vue du centre-ville depuis le pont de l'Escurol.
Vue du centre-ville depuis le pont de l'Escurol.
Blason de Tulle
Blason
Tulle
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Limousin
Département Corrèze (préfecture)
Arrondissement Tulle (chef-lieu)
Canton Chef-lieu de quatre cantons
Intercommunalité Communauté d'agglomération de Tulle
Maire
Mandat
Bernard Combes
2014 - 2020
Code postal 19000
Code commune 19272
Démographie
Gentilé Tullistes
Population
municipale
14 666 hab. (2011)
Densité 600 hab./km2
Population
aire urbaine
31 800 hab. (2009)
Géographie
Coordonnées 45° 16′ 02″ N 1° 45′ 56″ E / 45.267336, 1.765537 ()45° 16′ 02″ Nord 1° 45′ 56″ Est / 45.267336, 1.765537 ()  
Altitude Min. 185 m – Max. 460 m
Superficie 24,44 km2
Localisation

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Liens
Site web Site officiel

Tulle (en occitan Tula [ˈtylɔ], en limousin Tula [ˈtyla]) est une commune du sud-ouest de la France, préfecture du département de la Corrèze dans la région Limousin.

Ses habitants sont les Tullistes.

Surnommée « La ville aux sept collines », la cité a construit sa renommée sur le développement de son industrie et de son artisanat : elle est devenue un des centres de fabrication de la dentelle (avec son festival international), des armes (Manufacture d'armes) et de l'accordéon (fabricant Maugein).

Étirée sur plus de trois kilomètres dans l'étroite et tortueuse vallée de la Corrèze, Tulle étage ses vieux quartiers au flanc des collines dominant la rivière, tandis qu'émerge, du cœur de la cité, l'élégant clocher de pierre de la cathédrale Notre-Dame.

Géographie[modifier | modifier le code]

La rivière Corrèze à Tulle.

Troisième ville du Limousin, derrière Limoges et Brive, Tulle est située dans une partie très encaissée de la rivière Corrèze, à sa confluence avec plusieurs de ses affluents, la Solane et la Céronne en rive droite, et la Saint-Bonnette ou la Montane en rive gauche[1]. Elle s'étire sur une bande très étroite mais longue de plusieurs kilomètres du nord-est près du stade au sud-ouest au-delà de la gare. Elle est située à la croisée de plusieurs voies de communication :

Point de rencontre entre le sud-ouest de la France et le Massif central, Tulle est la capitale du bas-Limousin quercynois[pertinence contestée].

La ville est située au nord de l'isoglosse du « cha/ca » et au sud de l'isoglosse du « ja/ga », dans une zone de transition progressive du dialecte occitan limousin (rencontré dès Seilhac) au dialecte languedocien (rencontré dès Nonards).

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Tulle
Naves Gimel-les-Cascades
Tulle Chanac-les-Mines
Chameyrat Sainte-Fortunade Laguenne
Carte de la commune.

Distances des grandes villes françaises[modifier | modifier le code]

Limoges Clermont-Ferrand Bordeaux Toulouse Montpellier Lyon Nantes Paris Marseille Lille Strasbourg
89 km 143 km 230 km 237 km 327 km 336 km 415 km 478 km 497 km 694 km 714 km

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Tulle.

Blasonnement des armes traditionnelles de la ville de Tulle :

« De gueules, à trois rocs d'or, 2 et 1 ; au chef d'azur, chargé de trois fleurs de lis d'or », avec la devise : « SUNT RUPES VIRTUTIS ITER. ("Il y a des rochers sur le chemin de la vertu" c'est-à-dire "Les chemins de la vertu sont parsemés de difficultés"). »

— Malte-Brun, la France illustrée (1882)

Également :

« De gueules, à trois rocs d'échiquier d'or, deux et un. »

— d'Hozier, Armorial Général de France (1696)

La devise ancienne de la ville est : In fide et fidelitate semper immota (Toujours inébranlable dans sa foi et sa fidélité).

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire de la Corrèze.

Toponymie[modifier | modifier le code]

L'origine de Tulle remonterait à l'occupation romaine et son nom viendrait de Tutela[2], puissance divine romaine à laquelle on confiait la protection des personnes, des choses, et surtout des lieux. Le culte de cette divinité était lié au franchissement de la Corrèze en ce lieu, par un très ancien itinéraire de long parcours entre Armorique et Méditerranée. L'usage se perpétuera jusqu'au Moyen Âge. Le lieu de culte où l'on invoquait Tutela devait se trouver dans le quartier du Trech, dont le nom désigne la traversée d'une rivière, et près duquel sera fondée l'abbaye Saint-Martin de Tulle.

Fondation historique[modifier | modifier le code]

La ville n'entre dans l'histoire qu'avec la fondation au VIIe siècle d’un monastère dédié à saint Michel par un certain Chaffre. Autour des bâtiments se groupent les habitants du pays. Le premier monastère, détruit par les invasions normandes en 846, est reconstruit mais disparaît au XIe siècle.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Tulle.

De nouvelles constructions sont entreprises, auxquelles le pape Urbain II, de passage à Tulle en 1095, accorde sa protection. La première pierre de la nouvelle abbatiale est posée en 1130, l'édifice ne fut terminé que deux siècles plus tard. En 1317, le pape Jean XXII crée le diocèse de Tulle, l'abbatiale devient cathédrale.

En 2005, lors de la construction aux abords de la cathédrale, des fouilles ont permis la mise au jour du mur nord de l’église médiévale de Saint-Julien, la découverte d'un cimetière et de 3 sarcophages en granit datant du haut Moyen Âge[3].

Pendant la guerre de Cent Ans, les Anglais prennent la ville en 1346 tandis que sévit la peste noire ; chassés de la ville par la milice locale, la ville retombe à nouveau en 1369, puis sont définitivement expulsés par la milice locale. En 1443, Charles VII y réunit les États généraux du Bas-Limousin.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

La place de la Cathédrale.

L'abbaye est pratiquement désaffectée avec la sécularisation de 1514. L'évêque se fait construire un château et le réfectoire devient le siège du tribunal. Au cours des Guerres de Religion, Tulle tient pour les catholiques ; la ville résiste une première fois aux huguenots en 1577, mais les troupes du vicomte de Turenne prennent une sanglante revanche en 1585. Ils mettent la ville à sac et la dévastent, après un assaut que le poète protestant Agrippa d'Aubigné a relaté.

En 1705, la sœur Marcelline Pauper fonde en cette ville une maison de la congrégation des Sœurs de la Charité de Nevers, pour soulager la misère du peuple et apprendre à lire aux enfants. Elle y meurt le 25 juin 1708.

Les mutilations et pillages seront beaucoup plus graves pendant la Révolution : la cathédrale et les bâtiments abbatiaux sont convertis en manufacture d'armes, toutes les ferrures, y compris les fers de soutènement de la coupole sont arrachés pour récupération, ce qui provoque l'effondrement de la coupole, du chevet, du transept et de la galerie nord du cloître. L'église est rouverte au culte en 1803, mais ne retrouvera son titre de cathédrale qu'en 1823.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Massacre de Tulle.

Le , les SS de la division Das Reich commandée par le général Lammerding rentrant dans Tulle libérée la veille, pendent 99 personnes aux balcons de la ville et en déportent 141 autres dont 101 ne reviendront jamais.

Guerre d'Algérie[modifier | modifier le code]

Après le putsch des généraux du 21 avril 1961, la prison de Tulle accueille les quatre généraux instigateurs Raoul Salan, Edmond Jouhaud, Maurice Challe, André Zeller, ceux-ci ayant tenté un coup d'État en réaction à la politique du président Charles de Gaulle et de son gouvernement, qu'ils considéraient comme une politique d'abandon de l'Algérie française. Salan, le dernier occupant, est amnistié le 15 juin 1968 par de Gaulle à la suite des événements de mai 68.

Registre d'écrou de la prison[modifier | modifier le code]

De 1961 à 1968, par numéro d'ordre :

Depuis les années 1970[modifier | modifier le code]

La tour de la cité administrative.

Aujourd'hui, Tulle, préfecture de la Corrèze et évêché, est le siège d'une manufacture d'armes. Un musée des armes a été créé en 1979 par le personnel de la manufacture[4].

Depuis 1973, le centre-ville est doté d'un gratte-ciel, la tour de la cité administrative, composée de 22 niveaux et d'une hauteur de 86 m (côté rivière).

Administration et vie politique[modifier | modifier le code]

Préfecture.

Administration[modifier | modifier le code]

Tulle est le siège du conseil général de la Corrèze [5].
Tulle est le chef-lieu de 4 cantons mais le territoire de la ville elle-même, après découpage, ne se retrouve que dans 2 cantons :

Les 2 autres cantons dont Tulle est aussi le chef-lieu sont les cantons de Tulle-Campagne-Sud et Tulle-Campagne-Nord, mais ceux-ci ne comprennent pas de portion du territoire de Tulle elle-même.
Par ailleurs, Tulle est le siège de la communauté d'agglomération de Tulle, « Tulle Agglo ».

.

Préfecture[modifier | modifier le code]

Tulle est la préfecture du département de la Corrèze[6].

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste des maires de Tulle.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1925 1942 Jacques de Chammard Radical Député
1944 1947 Jules Lafue [7]    
1947 1949 Clément Chausson PCF Député
1949 1959 Jean Massoulier    
1959 1971 Jean Montalat SFIO  
1971 1977 Georges Mouly RPR  
1977 1995 Jean Combasteil PCF Député (1981-1986) - conseiller général (1994-2008)
1995 2001 Raymond-Max Aubert RPR Député, ministre
mars 2001 mars 2008 François Hollande PS Député, président de la République (2012)
mars 2008 en cours Bernard Combes [8] PS Conseiller général

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 14 666 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
9 662 9 362 9 153 8 097 8 689 9 700 9 669 10 769 11 895
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
11 653 12 410 12 606 13 680 15 342 16 196 16 277 18 964 17 374
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
17 412 17 245 15 942 13 732 14 349 15 021 15 617 18 202 19 372
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
19 084 20 016 20 100 18 880 17 164 15 553 15 734 14 666 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2004[10].)
Histogramme de l'évolution démographique


La commune est la deuxième ville la plus peuplée du département, derrière Brive-la-Gaillarde. Le pic de population a été atteint en 1975, avec 20 100 habitants. Depuis la fin des années 1990 la population stagne aux alentours de 15 500 habitants.

Économie[modifier | modifier le code]

Industrie et artisanat[modifier | modifier le code]

L'économie industrielle et artisanale tulliste est en déclin depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, très affectée par la concurrence de sa voisine, Brive-la-Gaillarde. Malgré tout, certaines activités perdurent :

  • Dentelles de Tulle. L'association Diffusion et Renouveau du Poinct de Tulle a été créée pour conserver ce patrimoine et le faire connaître en France[11].
  • Manufacture d'accordéons Maugein, la dernière en France. Elle a employé jusqu'à 200 personnes, mais n'en compte plus aujourd'hui que 19, produisant tout de même 600 accordéons par an.
  • Borg-Warner[12] : équipementier automobile américain installé sur la ZAC de la Montane (env. 360 emplois[13]).
  • Manufacture d'armes (manufacture royale créée en 1777[14]) dans le quartier de Souilhac, à proximité de l'usine Maugein. Le site a employé jusqu'à 4 700 ouvriers pendant la Première Guerre mondiale et a fonctionné à plein régime dans l'entre-deux guerres et au début de la Guerre froide. Dans les années 1990, après la chute du mur de Berlin, la « Manu » a fermé ses portes[15], mais le site est toujours consacré à des activités dépendant du ministère de la Défense[16] : l’imprimerie de la Défense, les réparations militaires et la production des armes (Nexter qui emploie actuellement 500 personnes).

Tulle est le siège de la chambre de commerce et d'industrie de Tulle et Ussel et du service de l'emploi pénitentiaire (chargé de gérer le compte de commerce et les ateliers de la Régie industrielle des établissements pénitentiaires). La CCI gère l’aérodrome d’Ussel-Thalamy, la zone industrielle de Tulle-Est et la Maison du pôle interrégional bois.

Tulle est également le siège de la chambre de métiers et de l'artisanat de la Corrèze laquelle fédère environ 6 200 artisans, en 2013.

Transports[modifier | modifier le code]

La gare de Tulle constituait jusqu'en 1970 un nœud ferroviaire local important comme :

Le réseau actuel de transports urbains comporte 4 lignes de bus (ligne A, ligne B, ligne C fonctionnant à la demande ainsi qu'une navette de centre ville) et un service de transports à la demande. Il est nommé TUT (Transports urbains de Tulle[17]).

Zones commerciales[modifier | modifier le code]

  • Zone commerciale de Cueille (à la sortie de la ville direction Brive).
  • Zone commerciale de Citea dans le quartier de l'Auzelou.

Endettement[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune est endettée à hauteur de 30,3 millions d’euros, soit 1 834 € par habitant[18].

Patrimoine et lieux touristiques[modifier | modifier le code]

Cathédrale Notre-Dame et cloître (XIIe siècle)[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Cathédrale Notre-Dame de Tulle.

La cathédrale actuelle a été construite au XIIe siècle, à l’emplacement d’une abbaye mérovingienne dont les titulaires avaient acquis la dignité épiscopale. Les retards pris dans la réalisation de l'édifice firent évoluer les plans par rapport à ceux initialement prévus, passant du plan classique bénédictin et du style roman au style gothique. Le cloître du XIIIe siècle abrite aujourd'hui le Musée des arts et traditions populaires. On peut y voir une intéressante collection de taques de cheminée (XVIe ‑ XVIIIe siècles) et une exposition de sculptures d'art religieux ou populaire sur bois, d'armes à feu, de faïences et de porcelaines.

Musée du cloître[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Musée du Cloître de Tulle.

Créé à Tulle dès 1819 en tant que musée départemental, le musée de Tulle, sous cette appellation, est fondé officiellement en 1893 par Émile Fage, président de la Société des Lettres, Sciences et Arts de la Corrèze. Situé au cœur de la cité médiévale depuis 1904, le musée devenu municipal abrite des collections variées reflétant la vie, les passions, les découvertes et l'histoire des Tullistes et de leur région. Dénommé depuis mars 2005 « musée du cloître de Tulle André-Mazeyrie », il occupe une partie des bâtiments de l’antique abbaye Saint-Martin et Saint-Michel.

Patrimoine oral[modifier | modifier le code]

  • Enregistrements réalisés sur la commune[19].

Autres lieux d'histoire[modifier | modifier le code]

  • Chapelle Saint-Jacques (XVIe siècle)
  • Chapelle de l'Hôpital (XVIIIe siècle)
  • Couvent des Bernardines (XVIe siècle)
  • Église Saint-Pierre (XVIIe siècle)
  • Lycée Edmond-Perrier (XIXe siècle), réalisation d'Anatole de Baudot
  • Maison de Loyac, appelée autrefois maison de l'abbé, (XVIe siècle), c'est l'édifice civil le plus remarquable de Tulle.
  • Maison des Seilhac (XVIIe siècle)
  • Préfecture (XIXe siècle)
  • Théâtre Les 7 collines[20] (XIXe siècle)
  • Tour d'Alverge (XVIe siècle)
  • Tour de la Cité Administrative (1975) d'une hauteur de 86 m (côté rivière)
  • Champ des Martyrs : monument commémorant le massacre par pendaison de 99 hommes les 8 et 9 juin 1944
  • Ancienne chapelle de l'École des enfants de troupe
  • Chapelle du cimetière Le Puy-Saint-Clair
  • Chapelle de l'établissement scolaire Sainte-Marie-Jeanne-d'Arc
  • Église Saint-Jean

Autres lieux à voir[modifier | modifier le code]

Panorama de la ville.

La commune est récompensée par deux fleurs au concours des villes et villages fleuris[21].

Vie culturelle[modifier | modifier le code]

  • Les Concerts du cloître Tulle[22] : créée en 1967, cette association, plus ancienne structure de spectacle vivant de la Corrèze, donne des concerts au théâtre, dans les églises aux environs de Tulle et participe à la vie culturelle de la cathédrale Notre-Dame et à la mise en valeur de son patrimoine.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Collèges[modifier | modifier le code]

  • Collège Georges-Clemenceau ;
  • Collège Victor-Hugo.

Lycées[modifier | modifier le code]

  • Lycée Edmond-Perrier : héritier du lycée de Tulle, réalisé par l'architecte Anatole de Baudot de 1884 à 1887, le lycée Edmond-Perrier est un établissement d'enseignement secondaire et supérieur, technologique et général pouvant accueillir 1 100 élèves environ ; le nom du lycée a été adopté en 1923 en hommage à un illustre zoologiste tulliste, Edmond Perrier ; le lycée propose des CPGE (classes préparatoires aux grandes écoles, E3A, CCP, Mines Ponts, Centrale-Supélec, ENS, X) section PCSI/PC ouvertes au début des années 2000 ;
  • Lycée professionnel René-Cassin[23] : baccalauréats professionnels Restauration (option cuisine ou commercialisation et services) / Secrétariat et Comptabilité / Sécurité et Prévention / Électrotechnique, Énergie, Équipements communicants ; CAP Menuisier fabricant de menuiserie, mobilier et agencement / Préparation et réalisation d’ouvrages électriques ; BEP Hôtellerie-Restauration ;
  • Lycée agricole de Naves.

Centres de formation des apprentis[modifier | modifier le code]

  • CFA Les 13 Vents[24] (centre de formation interprofessionnel d'apprentis géré par la chambre de métiers et de l'artisanat de la Corrèze).
  • Centre de formation des apprentis de l'industrie[25].

Études supérieures[modifier | modifier le code]

Art et festivals[modifier | modifier le code]

La salle des Lendemains qui chantent est une des principales infrastructures culturelles de la ville.
  • Festival des Nuits de Nacre: créé en 1982, il est aujourd'hui organisé par l'association La Cité de l'accordéon. Il se déroule chaque année durant le mois de septembre.
  • Festival O'les Chœurs: festival de musique, cinéma et d'expositions créé en 1997 et organisé par l'association Elizabeth My Dear. Il se déroule en octobre-novembre. Il se compose d'une partie in (les 1er, 2 et 3 novembre) et d'une partie off.
  • Festival musical Du bleu en Hiver Jazz(s) en Tête : programmation mélangeant le jazz avec le rock, le blues et injecté çà et là d'électro. Il est organisé par la scène conventionnée de Tulle Les 7 Collines et se déroule tous les ans fin janvier[29].
  • Festival International de Dentelle de Tulle en août.
  • Chaque année, le dernier week-end d'octobre, a lieu le Concours International de Photo. Cette manifestation est suivie du Festival d'Art Photographique de Tulle d'une durée de 15 jours en novembre. Ces deux rendez-vous sont organisés par le Photo club ASPTT Tulle[30].

Musées[modifier | modifier le code]

  • Musée de la Résistance et de la déportation[31].
  • Musée des armes.

Sports[modifier | modifier le code]

Tulle a mis en place depuis le début des années 2000[32], une politique du sport qui a permis l'amélioration des équipements sportifs existants et la création d’équipements nouveaux : ainsi, la réhabilitation en 2002 d'infrastructures de la ville tels que le gymnase Victor-Hugo ou la plaine de jeux, l'ouverture d'un centre aquarécréatif et d'un boulodrome couvert en 2003, la création d'un skatepark en octobre 2002 et la réhabilitation du centre culturel et sportif l'année suivante illustrent le souffle nouveau qui anime la municipalité afin de promouvoir l'activité sportive.

En 2008, Tulle est candidate au challenge de la ville la plus sportive de France[33]. Le 24 juin, elle a été désignée première ex-æquo avec Tignes[34].

Sporting club tulliste.

Le Sporting club tulliste[35], club de rugby à XV fondé en 1904, demeure emblématique dans le paysage sportif tulliste. Le SCT a évolué pendant 42 années consécutives en Première Division et a compté parmi ses rangs plusieurs internationaux tels que Michel Yachvili, Jean-Claude Berejnoï, Roger Fite et Jean-Pierre Fauvel. Le SCT réalisa l'exploit, durant les matchs de poules du championnat de France 1965/1966 de gagner tous les matchs sur son terrain mais surtout de ne laisser marquer aucun point à ses adversaires.

Le SCT est également à l'origine du Challenge de l'Espérance, compétition lancée en 1955.

De nombreux autres clubs constellent le paysage sportif tulliste, parmi lesquels :

  • Union sportive Tulle Corrèze[36], club de basket-ball
  • Kayak Club Tulliste[37], club très actif auprès des écoles tullistes
  • Club de gymnastique La Tulliste[38]
  • Véloce Club Tulliste[39], club de cyclisme
  • École tulliste de judo[40]
  • Tulle Football Corrèze[41]
  • Tulle Triathlon[42], évoluant en troisième division
  • Volley-Ball Tulle Naves[43], équipe féminine en Division Excellence
  • Tulle roller skating[44]
  • Club des Archers tullistes[45], Club et École de tir à l'arc Salle, Fédéral, Fita
  • Tulle Athlétic Club[46]
  • Union Cycliste Corrèzienne: club cycliste fondé en 1970 organisateur d'épreuves cyclistes et école de VTT pour les jeunes
  • Handball Club Tulle Corrèze

Garnison[modifier | modifier le code]

En 1907, la ville accueille le 100e régiment d'infanterie, auparavant en garnison à Narbonne et déplacé à cause de son soutien à la révolte des vignerons du Languedoc[47].

Philatélie[modifier | modifier le code]

Un timbre postal, d'une valeur de 0,50 euro, représentant la cathédrale de Tulle a été émis le 21 juin 2003[48].

Médiathèque[modifier | modifier le code]

En 2007, la construction d’une médiathèque est décidée pour 9 millions d’euros[49], somme à laquelle il faut ajouter des dépenses annuelles d’exploitation de 21 personnes[50].

Médias[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à Tulle[modifier | modifier le code]

Personnalités qui sont nées à Tulle[modifier | modifier le code]

XVIIIe siècle

XIXe siècle

XXe siècle

Personnalités liées à Tulle, sans y être nées[modifier | modifier le code]

François Hollande en 2012, maire de Tulle de 2001 à 2008.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Ouvrages généraux[modifier | modifier le code]

  • Gilbert et Yannick Beaubatie, Tulle de A à Z, Saint-Cyr-sur-Loire, Éditions Alan Sutton, 2009
  • Étienne Baluze : Historiae Tutelensis libri Tres; Paris, 1717 (Traduction de l'Abbé Borie: Histoire de Tulle par Étienne Baluze ; Tulle, 1928)
  • François Bonnelye : Histoire de Tulle et de ses environs ; Tulle, sans date
  • Abbé Bertry : Histoire de la ville de Tulle ; Tulle, 1900
  • Johannès Plantadis : Histoire de Tulle, des origines à nos jours ; Tulle, 1913, Préface d'Edmond Perrier
  • Joseph Nouaillac : Histoire de la ville de Tulle ; S.S.H.A., Brive, 1949
  • Bertrand de Latour : Institutio Ecclesiae Tutelensis ; Tulle, 1963
  • Philippe Wolff : L'histoire de Tulle - Essai bibliographique, in Le Bas-Limousin ; Actes du Congrès des Sociétés Savantes du Centre, Tulle, 1966

Études particulières sur l'histoire de Tulle[modifier | modifier le code]

  • Jean-Baptiste Poulbrière : Histoire du diocèse de Tulle ; Tulle, 1884
  • Gustave Clément-Simon :
    • Tulle et le Bas-Limousin pendant les guerres de religion ; Tulle, 1887
    • Recherches sur l'histoire civile et municipale de Tulle… ; Tulle, 1907
  • René Fage :
    • Un atelier de dentelles à Tulle au XVIIe siècle ; Tulle, 1887
    • Le Vieux Tulle ; Tulle, 1888
  • Maximin Deloche : La procession de la Lunade et les feux de la Saint-Jean ; Mémoire Académie des Inscriptions et des Belles Lettres, XXXIII, 2e partie, 1890
  • Victor Forot : Épisodes révolutionnaires, l'année de la Peur à Tulle ; Paris, 1906
  • Jean-Baptiste Brunie : Mémoires inédits (vie à Tulle au début du XXe siècle)
  • Johannès Plantadis : Tulle pendant l'année terrible (1870) ; Lemouzi, 1909
  • Bernard Marque : Cantedenum et Tutela (Origines de Tulle) ; Tulle, 1915
  • Martial Marthon : La Ronde des siècles autour du clocher de Tulle ; Tulle, 1959
  • Antoine Soulier : Le Drame de Tulle (Voir Massacre de Tulle) ; Tulle, 2e édition, 1960
  • Jacques Sacquer : Invitation à la découverte de l'abbatiale - Cathédrale de Tulle ; Préface de Robert Joudoux, no 35 bis de Lemouzi, Tulle, 1970
  • Robert Joudoux : Tulle ; SAEP, 1973
  • Maurice Schérer, « Et si Tutela venait de Tulle ? », Bulletin de la Société des lettres, sciences et arts de la Corrèze, t. 109,‎ 2007-2008

Références[modifier | modifier le code]

  1. Selon diverses références, la Montane est un affluent de la Saint-Bonnette ou l'inverse.
  2. Tutela était invoquée non seulement à Rome et en Espagne, mais aussi en Gaule, et notamment à Vesunna (Périgueux). Son culte s'est conservé jusqu'au déclin du paganisme. D'après Marcel Villoutreix : Noms de lieux du Limousin ; Paris, Christine Bonneton éditeurs, 1995.
  3. Rapport d'activité 2006 de l’Inrap, p. 90.
  4. Présentation du musée des armes sur le site de la ville de Tulle.
  5. Site du conseil général de la Corrèze.
  6. Préfecture de la Corrèze.
  7. Site AJPN
  8. Site de la préfecture, consulté le 20 août 2008
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  11. Voir site de l'association.
  12. Voir sur le site metalcorreze.com.
  13. Voir sur societe.com.
  14. Voir sur crdp-limousin.fr.
  15. Voir sur nouvellelimousine.hautetfort.com.
  16. Voir sur crdp-limousin.fr
  17. Transports urbains de Tulle.
  18. Encours total de la dette au 31/12/11 pour 16 565 habitants
  19. Accès à un des enregistrements, mis en ligne sur le site des archives audio-visuelles de l'I.E.O Lemosin La Biaça.
  20. Construit de 1899 à 1902 par les architectes Auberty et Anatole de Baudot précurseurs pour la mise en œuvre des voûtes minces en ciment armé (toiture en dôme).
  21. Villes et Villages Fleuris (palmarès 2007 des communes de Corrèze).
  22. Voir sur le site des concerts.
  23. Voir sur le site de la ville.
  24. Site du CFA Les 13 Vents.
  25. CFAI du Bas Limousin.
  26. Site de l'ISMIB.
  27. Site de l'IUT de Tulle.
  28. Présentation et historique de l'école de gendarmerie de Tulle.
  29. Voir sur septcollines.com.
  30. Missions et manifestations sur le site du Photo-Club ASPTT de Tulle. Consulté le 17 août 2011.
  31. Voir sur cheminsdememoire.gouv.fr.
  32. [PDF]Présentation du programme « Vivre le sport ensemble ».
  33. Vidéo de présentation des clubs tullistes.
  34. Une de La Montagne du 25 juin 2008. Voir l'article p. 10 « L'Équipe décerne l'or au collectif tulliste ».
  35. Site officiel du SC Tulle.
  36. Site de l'Union sportive Tulle Corrèze.
  37. Site du KCT.
  38. Site de La Tulliste.
  39. Site du Véloce Club Tulliste.
  40. Site de l'École tulliste de judo.
  41. Site du Tulle Football Corrèze.
  42. Site de Tulle Triathlon.
  43. Volley Ball Tulle Naves.
  44. Tulle roller skating sur le site de la ville de Tulle.
  45. Club des Archers tullistes.
  46. Site du TAC.
  47. G. Guiraudet, « La révolte des vignerons de 1907 », bulletin no 2 de la SSH, 1992, en ligne sur le site Sommieres et son histoire, consulté le 3 août 2008.
  48. Le timbre.
  49. « 9 millions d'euros, une médiathèque employant 21 personnes ».
  50. Les grandes dates et les intervenants du projet.
  51. lamontagne.fr - Tulle.
  52. Voir sur pqr.org.
  53. Voir sur lepopulaire.fr.
  54. Article Jules Lafue sur le site AJPN (Anonymes, justes et persécutés durant la période nazie dans les communes de France) Jules-Lafue

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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