Bobigny

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Bobigny
Bâtiment de l'ancienne imprimerie de L'Illustration réhabilité par l'université Paris 13.
Bâtiment de l'ancienne imprimerie de L'Illustration réhabilité par l'université Paris 13.
Blason de Bobigny
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Seine-Saint-Denis (préfecture)
Arrondissement Bobigny (chef-lieu)
Canton Bobigny (chef-lieu)
Intercommunalité Communauté d'agglomération Est Ensemble[Note 1]
Maire
Mandat
Stéphane De Paoli
2014-2020
Code postal 93000
Code commune 93008
Démographie
Gentilé Balbyniens
Population
municipale
47 224 hab. (2011)
Densité 6 975 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 54′ 38″ N 2° 26′ 23″ E / 48.9106, 2.4397 ()48° 54′ 38″ Nord 2° 26′ 23″ Est / 48.9106, 2.4397 ()  
Altitude Min. 39 m – Max. 57 m
Superficie 6,77 km2
Localisation

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Bobigny

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Bobigny
Liens
Site web bobigny.fr

Bobigny est une commune française située dans le département de la Seine-Saint-Denis, dont elle est le chef-lieu, en région Île-de-France. Ses habitants sont appelés les Balbyniens.

Bobigny est la quatorzième commune de Seine-Saint-Denis par sa superficie (677 ha) et la douzième par sa population : 47224 habitants au dernier recensement en 2011.

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune de la Seine-Saint-Denis (93)
Seine-Saint-Denis-Position.svg Localisation du département en France
Vue de la commune de Bobigny en rouge sur la carte de la « Petite Couronne » d'Île-de-France

Localisation[modifier | modifier le code]

Bobigny est une commune de la banlieue Nord-Est de Paris, de la plaine des Vertus, située à trois kilomètres des portes de Paris, sur la rive Nord du canal de l'Ourcq. Elle s'établit dans une plaine à une altitude moyenne de 55 mètres d'altitude.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

La ville est entourée des communes de :

Communes limitrophes de Bobigny
La Courneuve Drancy Drancy
Pantin Bobigny Bondy
Pantin Noisy-le-Sec

et Romainville

Noisy-le-Sec

et Bondy

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Station Bobigny - Pablo Picasso

Transports ferroviaires[modifier | modifier le code]

Bobigny est desservie par les stations (M)(5) Bobigny - Pantin - Raymond Queneau, à la limite de Pantin au Sud-Est, et (M)(5) Bobigny - Pablo Picasso desservant le centre-ville. La ligne (1) ( Noisy-le-Sec - Les Courtilles ) traverse la commune sur toute sa longueur d'Ouest en Est.

Le chemin de fer de Grande Ceinture traverse l'ouest et le sud de la commune. Actuellement limitée au trafic fret, la ligne pourrait rouvrir au trafic voyageurs sous la forme d'un tram-train, dans le cadre de la réouverture prévue de cet axe vers 2014 (Projet Tangentielle Nord).

Voies routières[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par la RN 3 au sud, la RD 115 (Route des Petits Ponts) et par l'autoroute A 86, essentiellement en tranchée couverte. L'autoroute A 3 marque la limite est de la commune (pont de Bondy).

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Bobigny accueille de nombreux grands ensembles.
Ici, la cité du Pont de Pierre

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Le sud et l'ouest de la commune sont essentiellement occupés par des zones d'activité économique, le centre-ville est constitué d'un habitat collectif dense (tours d'habitation) entourant des équipements collectifs (mairie, préfecture, centre-commercial Bobigny 2) et le nord et nord-est de la ville (limitrophe de Drancy) conservent un habitat de type pavillonnaire ancien, édifié au début du XXe siècle[1].

La ville de Bobigny comprend huit quartiers, de grande taille pour la plupart répertoriés Zone urbaine sensible[réf. nécessaire][2] :

  • Pierre Semard - zone pavillonnaire, tribunal
  • L’abreuvoir/ Estienne d'Orves - grand ensemble HLM ZUS & pavillonnaire
  • Jean Rostand - zone résidentielle
  • Les Courtilières (Bobigny/Pantin) - grand ensemble HLM ZUS
  • Centre Ville - grand ensemble HLM ZUS
  • Les Vignes - zone industrielle
  • La Folie - quartier HLM & résidentiel
  • Pont de Pierre - quartier HLM ZUS

Toponymie[modifier | modifier le code]

Bobigny tire son nom de Balbinius, nom d'un ancien général romain qui créa une villa dans l'ancienne forêt de Bondy. Le nom a évolué en Balbiniacum puis en Baubigny puis Bobigny.

Histoire[modifier | modifier le code]

Carte de Cassini, vers 1780
La Maison Lemaître, incendiée pendant la Guerre franco-prussienne de 1870, vue peu de temps après les combats de décembre 1870-janvier 1871.
La légende du document indique « La dévastation de Bobigny fut en partie l'œuvre de nos forts : on n'avait pas trouvé d'autre moyen que ce remède un peu héroïque du bombardement et de l'incendie pour déloger les Prussiens qui, embusqués dans les maisons, inquiétaient sans cesse nos francs-tireurs. »
Rue de la République vers 1900
Passerelle Marie-Claire en mémoire du procès de 1972, étape décisive vers la légalisation de l'avortement en France

La présence humaine en ce lieu dès l'époque gauloise est attestée par la découverte d'un site archéologique au lieu-dit « la Vache à l'Aise ». Les fouilles ont mis au jour une statue gauloise du IVe siècle av. J.-C., la première découverte en France.

En 700, Bobigny est mentionné dans le testament de la dame Erminéthrude, qui lègue à son fils la moitié des troupeaux et des instruments aratoires qu'elle y possédait[3].

Au Moyen Âge, le territoire se divise en deux fiefs ; l'un appartient aux seigneurs de Livry et l'autre à l'abbaye de Saint-Denis. Le village se compose d'un château, d'une église et de quelques modestes habitations de paysans. Quelques grandes familles nobles se succèdent au cours des siècles : les Perdriel aux XVIe siècle et XVIIe siècle, les Jacquier de Vieumaison au XVIIIe siècle, qui possèdent un château.

En 1789, Bobigny devient une petite commune de deux-cents âmes, vivant essentiellement de la culture céréalière. En 1870, lors du siège de Paris, la commune est entièrement détruite. La population se réfugie à Paris, alors que les Prussiens envahissent les ruines du village. L'abbé Ferret relate : « La plupart des maisons n'ont plus ni toit, ni plancher ; l'église est absolument défoncée. Dans la rue, il pleut des tuiles et des tuyaux de cheminées »[4].

L’arrivée du chemin de fer à la fin du XIXe siècle, apporte un nouvel essor à la commune. Le village maraîcher devient une cité ouvrière avec l'installation d'entreprises faisant appel à une forte main d'œuvre. La crise du logement amène l'édification de plusieurs lotissements. Dès 1920, les habitants élisent des municipalités communistes, et la ville fait partie intégrante de la « banlieue rouge » de Paris.

En 1920, l'usine Meccano s'installe rue Henri Barbusse (route des Petits Ponts) ; en 1951, elle peut produire plus de 500 000 coffrets de Meccano par jour.

En 1933, Bobigny devient célèbre pour la haute tour des ateliers de fabrication du journal L'Illustration, installés au milieu des champs cultivés[5]. La ville est d'ailleurs à cette époque `l'un des villages maraîchers de la région parisienne. Désormais, l'Université Paris 13 avec l'IUT de Bobigny et la faculté de médecine occupent le site de l'ancienne imprimerie du journal. De même, juste à côté de cet IUT (quelques dizaines de mètres) est implantée la Faculté de Médecine de Bobigny, également nommée FR Léonard de Vinci. Le bâtiment même de L'Illustration est utilisé par les étudiants en première année de médecine (PCEM1), car ils y ont cours dans l'amphithéâtre R600 depuis 2006.

Durant la Seconde Guerre mondiale, quinze mille juifs partiront de la gare de Bobigny vers le camp d'Auschwitz. Le lieu est devenu depuis un mémorial.

En une décennie, de 1954 à 1964, la population de Bobigny double, passant de 18 500 à 37 000 habitants. Cette augmentation rapide amène la mise en place d'un vaste programme de construction d'équipements et de logements sociaux :

Le 1er janvier 1968, Bobigny devient le chef-lieu du nouveau département de la Seine-Saint-Denis avec la création des départements de la petite-couronne. La préfecture est édifiée en 1971. En octobre et novembre 1972 eut lieu le procès de Bobigny, procès d'une mineure ayant avorté après un viol, qui devint une tribune pour le droit des femmes et la dépénalisation de l'avortement. En 1978 l'apparition d'ovni à la cité de l'amitié est liée dans l'imaginaire balbynien à la multiplication de personnalités connues de la France entière provenant de Bobigny. Le Métro de Paris arrive à Bobigny en 1985, le tramway en 1992 et l'A 86 est inaugurée en 1998 par Jean-Claude Gayssot, ancien député de Bobigny et alors Ministre de l'Équipement, des Transports et du Logement.

En ce début de XXIe siècle, la municipalité met en place de nombreux projets pour l'avenir, en particulier la réhabilitation de logements par la destruction de certaines tours et leur remplacement par de nouvelles constructions à échelle plus humaine, ou encore une « Cité de la Terre » consacrée à l'environnement et au développement durable sur les rives du canal.

Lors des émeutes urbaines de novembre 2005, la ville, chef-lieu du département où ont commencé les violences, a été relativement préservée, situation que la municipalité explique par les fréquentes réunions de quartiers et les nombreuses structures de concertation mises en place depuis 1998[6]. Néanmoins, la ville possède un haut taux de criminalité pour la Seine-Saint-Denis, et parmi les plus élevés de France. La ville a été le théâtre de l'affaire Saïd Bourarach, une affaire criminelle dans laquelle un vigile d'origine marocaine est mort noyé dans le canal de l'ourcq à la suite d'une bagarre contre une bande de six personnes de confession juive[7], le 30 mars 2010[8].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Au niveau départemental[modifier | modifier le code]

Elle héberge la préfecture du département de Seine-Saint-Denis ainsi que diverses administrations : les archives départementales, la chambre de commerce et d'industrie ainsi qu'un tribunal de grande instance.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Bobigny est l'une des villes emblématiques de la Ceinture Rouge qui désigne l'ensemble des municipalités communistes se trouvant dans la proche banlieue parisienne. En effet, la préfecture de Seine-Saint-Denis devient communiste dès le Congrès de Tours en 1920 à la suite de la scission entre la SFIO et le Parti communiste français. Depuis lors, le maire a toujours été communiste (sauf lors de la Seconde Guerre mondiale). Ainsi, lors des élections municipales de 2008, la liste conduite par Catherine Peyge, maire sortant PCF, a été élue dès le premier tour avec 54,8 % des suffrages exprimés[9]. Toutefois, les élections municipales de 2014 sont le théâtre de la défaite de Catherine Peyge contre le candidat UDI Stéphane de Paoli qui obtient 54 % des suffrages. Cette défaite est à mettre en parallèle avec la percée de la droite dans le département[10]. Ce succès s'explique, entre autres, par le fort ancrage local de la liste du candidat UDI (soutenu par l'UMP et le MoDem) qui s'est appuyé sur de nombreux représentants de la société civile ainsi que sur l'Union des musulmans démocrates de la France, ce qui lui a permis d'obtenir de bonnes audiences au sein des cités relativement nombreuses de la commune[11].

Aux élections nationales, Bobigny montre un fort ancrage à gauche. Ainsi, lors de l'élection présidentielle française de 2012, François Hollande arrive en tête au premier tour avec 47,86 % des voix et c'est Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de gauche qui arrive en deuxième position avec plus de 19 % des suffrages tandis que Nicolas Sarkozy ne recueille que 13 % des votes. Au deuxième tour, François Hollande reçoit plus de 76 % des voix[12]. Au niveau législatif, Bobigny appartient à la Cinquième circonscription de la Seine-Saint-Denis dont le poste de député est détenu par Jean-Christophe Lagarde, membre de l'UDI. Toutefois, ce positionnement à droite masque le fait qu'au sein de la ville de Bobigny, c'est la socialiste Milouda Latrèche qui avait recueilli la majorité des suffrages avec plus de 62 % des voix contre 38 % à Lagarde en 2012.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs de Bobigny[13]
Période Identité Étiquette Qualité
5 Avril 2014 en cours
(au 7 avril 2014)
Stéphane De Paoli[14] UDI Conducteur de travaux
7 septembre 2006 5 Avril 2014 Catherine Peyge PCF Enseignante
9 décembre 1995 août 2006 Bernard Birsinger (décédé en fonction le 25 août 2006) PCF Électrotechnicien
mars 1965 novembre 1995 Georges Valbon PCF Conseiller général (1967-1993)
Président du Conseil général (1968-1982) et (1985-1993)
1955 mars 1965 René Guesnier PCF  
1944 1955 Léon Pesch PCF  
29 août 1941 1944 Jean-Marie Clamamus POPF nommé président de la délégation spéciale
puis maire par le régime de Vichy
1919 1939 Jean-Marie Clamamus PCF Sénateur maire
1914 1919 Edme Auguste Boudier    
1910 1914 Michel Marie Montigny    
1908 1910 Jean Baptiste Jacquelot    
1884 1908 Antoine Hippolyte Boyer    
1881 1884 Louis Seneque    
1881 1881 Pierre Louis Evin    
1874 1881 Jean Hippolyte Merie    
1867 1874 Auguste Hippolyte Jollin    
1846 1867 Louis François Toussaint Tourly    
1813 1846 Pierre François Mongrolle    
1795 1813 Pierre Mongrolle    
1795 1795 Louis Maximilien Jollin    
1794 1795 Pierre René Clement    
1793 1794 Jean Baptiste Louis Fechoz    
1792 1793 Pierre Mongrolle    
1791 1792 Claude Lezier    
1791 1791 Louis Maximilien Jollin    
1787 1791 Louis Robert Malice    

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

À la suite des élections municipales de 2008, les villes de Bagnolet, Bobigny, Bondy, Les Lilas, Montreuil, Noisy-le-Sec, Le Pré-Saint-Gervais, Pantin et Romainville ont entamé les réflexions nécessaires à la création d'une communauté d'agglomération.

Ces réflexions ont abouti à une conférence de presse commune aux neuf Maires, à l'hôtel de ville de Romainville le , et à la création, au 1er juin suivant, de l'Association de préfiguration de l'Intercommunalité de l'Est Parisien (APIEP 93)[15]. À la suite de la concertation et des délibérations positives des neuf conseils municipaux, Est Ensemble, la plus ample intercommunalité d'Île-de-France avec près de 400 000 habitants, a été créée le par arrêté du Préfet de Seine-Saint-Denis.

Protocole de coopération décentralisée[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 47 224 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 2],[Note 3].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
260 257 278 231 316 333 351 353 370
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
363 561 910 889 972 1 173 1 335 1 540 1 678
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 946 2 438 3 660 6 757 11 412 17 370 17 676 16 547 18 521
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
37 010 39 453 43 125 42 723 44 659 44 079 47 806 47 224 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[16] puis Insee à partir de 2004[17].)
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

La ville accueille tous les deux ans les biennales de l'environnement dans le parc départemental de la Bergère[18].

Santé[modifier | modifier le code]

L'hôpital Avicenne, anciennement hôpital Franco-musulman, fut inauguré en mars 1935[19]. La ville de Paris n'ayant pas voulu de cette structure, Bobigny fut choisie afin d'abriter cet hôpital, destiné à aider les musulmans installés en France après la Première Guerre mondiale, au statut le plus souvent très précaire. Le grand portail d'entrée fait le lien architectural entre la tradition orientale, et le modernisme occidental, cet établissement étant considéré comme très en pointe à l'époque. Le chanteur belge Jacques Brel y est décédé le 9 octobre 1978 d'un cancer du poumon.

La commande politique d'un hôpital franco-musulman et le recrutement de l'architecte algérois Mantout inscrivent cet édifice aux formes néo-mauresques dans la réalité coloniale de l'entre-deux-guerres.

L'hôpital constitue un CHU rattaché à l'université Paris-Nord.

Sports[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

L'économie locale et l'emploi sont évidemment largement marquées par le fait que la ville exerce des fonctions de centralité dans le département.

La présence de nombreux services publics ( Préfecture, Conseil Général, Mairie, Hôpital Avicenne (anciennement hôpital Franco Musulman), Université Paris 13 (Faculté de médecine et IUT), établissements scolaires et de formation ) constitue un très important vecteur d'emplois.

Pour ce qui concerne les services de l'État, le Préfet de Seine Saint Denis a à sa disposition près de 24 000 agents, dont un peu plus de 700 dans les services de la Préfecture et des sous Préfectures.

Le Conseil Général est également un employeur important avec plus de 6 600 salariés sur l'ensemble du département, salariés notamment investis de missions dans le champ sanitaire et social, compétence essentielle des Conseils généraux depuis la mise en œuvre des lois de décentralisation. C'est ainsi que les quatre principaux secteurs employeurs du Conseil général sont les crèches (plus de 1 300 salariés), les centres de protection maternelle et infantile (plus de 750 emplois), le service social départemental (près de 540 emplois) et le service d'aide sociale à l'enfance (plus de 580 emplois).

Une partie de ces emplois sont naturellement présents sur Bobigny, et il convient d'ajouter à ces effectifs les 1 300 agents techniques et ouvriers des collèges transférés aux Départements depuis la promulgation de la loi Raffarin sur les responsabilités locales.

Pour autant, le secteur privé n'est pas absent du paysage local avec plus de 11 500 emplois salariés privés, répartis au sein de plus de 1 000 établissements employeurs.

L'emploi industriel n'est pas absent de Bobigny qui dispose, notamment dans le domaine de l'édition, comme dans celui de la machine outil et de la métallurgie, d'une tradition historique ancienne, dont une usine de tuyaux de poêle le long du canal de l'Ourcq.

Usine de tuyaux de poêle le long du canal de l'Ourcq, quartier du Petit-Pantin, à Bobigny

L'industrie offrait en 2006 plus de 1 700 emplois, la plus importante de ces entreprises comptant plus de 270 salariés.

Le secteur de la construction comptait un peu moins de 1 200 emplois, au sein de nombreuses petites entreprises de gros comme de second œuvre.

Les activités commerciales, notamment dans le cadre du centre Commercial Bobigny 2, situé près de la Préfecture, comptaient pour près de 3 650 emplois, le principal employeur dans ce domaine étant le secteur du commerce de détail de produits textiles, avec plus de 300 salariés.

Le secteur des transports, de la logistique et des télécommunications est présent sur Bobigny au travers d'un peu plus de soixante dix établissements employant un peu plus de 620 personnes, notamment dans le secteur du transport courte distance.

Les activités financières sont relativement peu présentes à Bobigny, malgré les fonctions administratives de la ville.

Les services aux entreprises constituent sur place, comme en bien d'autres localités de France, l'un des vecteurs importants de l'emploi local.

Le secteur emploie près de 1 200 personnes, et les fonctions administratives de la Ville expliquent notamment la présence de près de 200 emplois dans les domaines juridiques et comptables, tandis que le secteur du nettoyage emploie plus de 140 personnes et celui du gardiennage près de 180.

La présence d'organismes sociaux dans la ville Préfecture fait de la Sécurité Sociale l'un des principaux employeurs de la ville avec plus de 1 260 salariés.

Enfin, dans le domaine de l'action sanitaire et sociale, notons le poids de l'emploi associatif avec près de 300 salariés.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Des fouilles archéologiques sur le site de la Vache à l'aise ont mis au jour une cité gauloise d’une superficie d’au moins 52 hectares, fondée vers 350 avant Jésus-Christ et abandonnée vers 110 après Jésus-Christ. Cet établissement, est implanté le long du ru de Montfort, à cheval sur une petite butte et des terrains plus humides. Une nécropole de 521 tombes a été découverte, il s'agit de la plus importante connue à ce jour en Europe pour la période gauloise [20],[21],[22].

Cimetière franco-musulman[modifier | modifier le code]

Ce cimetière a également été ouvert à proximité en 1937. Son entrée est constituée par un arc mauresque. Une mosquée fut édifiée à l'entrée du cimetière[23].

Un carré militaire abrite un ensemble de tombes de soldats musulmans morts pour la France, notamment lors de la Libération de Paris en 1944.

D'illustres personnalités du monde musulman (telles que Osman Fouad) y sont enterrées.

Tour de l'Illustration[modifier | modifier le code]

Tour de L'Illustration

Cette tour de soixante mètres de hauteur, fut édifiée en 1933 par le journal l'Illustration, hebdomadaire qui portait ce nom car fondé sur le principe de la publication d'images diverses et nombreuses afin d'agrémenter son journal de seize pages. Une nouvelle imprimerie ultra-moderne fut alors fondée à Bobigny pour ce journal qui tirait alors à plus de 200 000 exemplaires. Réhabilitée en 2009 par les architectes Robin Giraud et Jean Filhol (Sepra), la Tour accueille la Résidence Étudiante internationale du CROUS de Créteil, comprenant 57 chambres pour étudiants et chercheurs. En 1998, Paul Chemetov et Borja Huidobro ont signé, pour leur part, la réhabilitation de l'IUT de Bobigny et la faculté de médecine, situés sur le site de la Tour. Un grand gymnase et un mur d'escalade y sont implantés.

Autres lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Préfecture

Ce entre administratif a été construit entre 1965 et 1971 par les architectes Jacques Binoux et Michel Folliasson. La salle des mariages a été revisitée par l'artiste pop Hervé di Rosa.

  • Cité HLM de l'Abreuvoir

Construite en 1960 sur les plans de l'architecte Émile Aillaud : 500 logements répartis entre immeubles et six tours à Bobigny et Drancy.

  • Cité HLM de Paul Eluard

Cette cité est connue pour son architecture originale.

  • Bourse du travail

Elle fut inaugurée le . Elle est l'œuvre de l'architecte brésilien Oscar Niemeyer, auteur des plans de la ville de Brasilia [24],[25].

  • La ville abrite un médaillon de Lénine (sur la façade du conservatoire municipal Jean Wiener, place de la libération), unique effigie sur un bâtiment public à la gloire du célèbre révolutionnaire russe en France.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Le parc départemental de la Bergère a été aménagé sur la rive nord du canal de l'Ourcq. Vallonné avec de nombreux chemins, sa flore est constituée de petits boisements et de massifs d'arbustes tels le sorbier des oiseleurs, dont les baies rouge sont très apprécies des oiseaux frugivores.

Infrastructures culturelles[modifier | modifier le code]

MC 93[modifier | modifier le code]

Magic Cinema
Entrée du Tribunal de Grande Instance

Le théâtre MC93 Bobigny a depuis une vingtaine d'années une programmation variée dans le domaine du théâtre contemporain et de la danse contemporaine. Des metteurs en scène de réputation mondiale, Peter Sellars, Peter Stein, Christoph Marthaler, Frank Castorf, Fiona Shaw, s'y produisent à chaque saison.

Il accueille également des spectacles lors des Rencontres chorégraphiques internationales de Seine-Saint-Denis.

Magic Cinéma[modifier | modifier le code]

Le Magic Cinéma est un cinéma de proximité, classé art et essai, recherche, patrimoine et jeune public.

  • Il organise chaque année en mars le festival Théâtres au cinéma autour de réalisateurs et metteur en scène (Fassbinder, Jean Genet, Patrice Chéreau, Glauber Rocha, Robert Kramer, Marguerite Duras, Jean Cocteau...) ;
  • Il organise également chaque année en octobre le Festival Résonances, rencontres du cinéma citoyen qui traitent de l'engagement citoyen et de sujets variés liés à l'international (Des rétrospectives autour de Bruno Muel et des groupes medvedkine, de Paul Meyer, de René Vautier ont été présentées, notamment) ;
  • C'est également un lieu consacré à l'éducation à l'image qui travaille en direction des publics scolaires.
  • Il possède des marches assez raides pouvant faire trébucher les gens...

Personnalités liées à la ville[modifier | modifier le code]

Bobigny en littérature[modifier | modifier le code]

Le plus célèbre personnage littéraire né à Bobigny n'est autre qu'Astérix. En effet, c'est dans une HLM au 3, rue Rameau, chez Uderzo, que se rencontraient Albert Uderzo et René Goscinny et que « naquit » en 1959 le célèbre gaulois. Une rue de la ville porte d'ailleurs le nom de René Goscinny [28],[29].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Bobigny

Les armes de Bobigny se blasonnent ainsi :

d'or au sautoir de gueules chargé en cœur d'un écusson d'azur à la corbeille emplie de fleurs et de fruits d'argent et sommée de sept épis de blé du même[30]

Le village de Bobigny était placé sous le patronage de saint André, symbolisé sur le blason par la croix de saint André (ou sautoir). L'écusson en cœur rappelle la vocation agricole de la commune.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Jusqu'à la dissolution de la communauté d'agglomération le 31 décembre 2015 compte tenu de la création de la Métropole du Grand Paris le 1er janvier 2016.
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. IAURIF - Mode d'Occupation du Sol (1999)
  2. Données urbaines infra-communales par quartier (ZUS et CUCS) sur le site de l'Insee
  3. Dictionnaire historique des environs de Paris du docteur Ermete Pierotti
  4. Site de l'office du tourisme de Bobigny
  5. L'Illustration à Bobigny
  6. Libération - Bobigny, "ville-monde" du 9-3 où Marianne est noire
  7. lepoint.fr, avril 20110
  8. lefigaro.fr, avril 2010
  9. Résultats des élections municipales 2008 - 1er tour
    Votants 46,4 % des inscrits
    Exprimés 44,0 % des inscrits
    Liste Peyge (PCF) - 54,8 % des exprimés - 36 élus
    Liste Andréani (Divers Gauche) - 3,7 % des exprimés
    Liste Decker(LCR) - 4,5 % des exprimés
    Liste Feger (LO) : 1,6 % des exprimés
    Liste Ramos (MoDem) : 6,4 % des exprimés- 1 élu
    Liste Dam-Henri (CPO) : 0,4 % des exprimés
    Liste Bouzidi : 24,5 % des exprimés- 6 élus
    Liste Zaoui : 4,0 % des exprimés
    Source Le Parisien
  10. Modèle:Url=http://www.lepoint.fr/politique/en-seine-saint-denis-percee-historique-de-la-droite-qui-prend-bobigny-au-pcf-31-03-2014-1807454 20.php
  11. « Stéphane de Paoli, l'homme qui a mis fin à un siècle de communisme à Bobigny », Le Monde,‎ 31 mars 2014 (consulté le 31 mars 2014)
  12. « Bobigny, élections présidentielles 2012 », Le Parisien (consulté le 31 mars 2014)
  13. Liste des maires de Bobigny sur www.francegenweb.org
  14. Nathalie Revenu, « Pour la première fois, ils ont endossés l'habit de maire ce week-end : À Bobigny, Peyge (PCF) a démissionné avant l'installation de De Paoli (UDI) », Le Parisien, édition Seine-Saint-Denis,‎ 7 avril 2014
  15. http://apiep93.org/network/apiep
  16. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  17. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  18. L'Humanité du 28 septembre 2006 - « La Biennale de l’environnement est un outil »
  19. L'Hôpital Avicenne : 1935-2005, une histoire sans frontières, textes réunis et édités par Katia Kukawka et Sophie Daynes
  20. Bobigny à la période gauloise, brochure du conseil général [PDF], 6p.
  21. Approches archéologiques et anthropologiques de la nécropole gauloise de Bobigny (93), hôpital Avicenne. [PDF], 153p. (78 Mo)
  22. Site municipal consacré aux fouilles archéologiques du site gaulois
  23. Article dans El Watan sur le cimetière franco-musulman
  24. L'œuvre d'Oscar Niemeyer en Seine-Saint-Denis, CAUE 93 [PDF]12p.
  25. La bourse du travail est inscrite au titre des monuments historiques par arrêté du Préfet d'Île-de-France N° 2007 - 589 du 23 avril 2007, afin de préserver une réalisation majeure de l'architecture des années 1970, pour la place que l'édifice occupe au sein de l'œuvre d'Oscar Niemeyer et dans l'urbanisme de la ville de Bobigny, ainsi que la qualité esthétique de l'auditorium, des bureaux et des espaces communs.
  26. Éric Bureau, « Bobigny se souvient de Mouss Diouf », Le Parisien, édition Seine-Saint-Denis,‎ 9 juillet 2012, p. I (lire en ligne)
  27. OT de Bobigny
  28. OT de Bobigny - Figures et littérature
  29. Astérix, un petit gaulois, Le Parisien, 22 octobre 2009
  30. http://www.newgaso.fr/lecture_fiche_commune.php3?page=f93008