Péronne (Somme)

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Péronne
Façade renaissance de l'Hôtel de Ville de Péronne.
Façade renaissance de l'Hôtel de Ville de Péronne.
Blason de Péronne
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Picardie
Département Somme
(sous-préfecture)
Arrondissement Péronne
(chef-lieu)
Canton Péronne
(chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes de la Haute Somme
Maire
Mandat
Thérèse Dheygers
2014-2020
Code postal 80200
Code commune 80620
Démographie
Gentilé Péronnais
Population
municipale
7 796 hab. (2011)
Densité 551 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 55′ 59″ N 2° 56′ 14″ E / 49.9330555556, 2.9372222222249° 55′ 59″ Nord 2° 56′ 14″ Est / 49.9330555556, 2.93722222222  
Altitude Min. 47 m – Max. 117 m
Superficie 14,16 km2
Localisation

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Liens
Site web Site de la mairie

Péronne est une commune française du département de la Somme en région Picardie.

Sous-préfecture, elle est le siège de la communauté de communes de la Haute Somme.

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Péronne est située dans le Vermandois, à la frontière entre le Vermandois (à l'est de Péronne) et le Santerre (au sud-ouest de la ville). Elle est traversée par le fleuve Somme qui y forme des étangs naturels entourant le centre-ville. Le cœur historique se situe sur une petite colline dominant le reste du paysage.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La superficie de la commune est de 1 416 hectares ; son altitude varie entre 47 et 117 mètres[1].

Le sol et le sous-sol de la commune sont formés par des terrains du crétacé, de lits de silex pyromaque et de pyrites de fer sulfurée. Les terrains tertiaires sont formés d'argile à lignites reposant sur les sables de Bracheux. Les terrain quaternaires sont formés de diluvium et de tourbe.[réf. nécessaire]

Située dans la vallée de la Somme, la ville de Péronne est entourée de collines qui descendent en pente douce vers la Somme. Au Nord-Ouest de la ville, les collines de Picardie confinent aux collines de l'Artois. Le paysage visible dans les environs proches de la ville est celui des marais de la Haute-Somme.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Péronne vue depuis le débouché de la Cologne dans la Somme.
Péronne vue depuis le débouché de la Cologne dans la Somme.
La Somme et le pont de l'ancienne ligne de Saint-Just-en-Chaussée à Douai.
La Somme et le pont de l'ancienne ligne de Saint-Just-en-Chaussée à Douai.

Péronne est traversée par la Somme qui se situe à 48 m au-dessus du niveau de la mer. On compte dans la commune un certain nombre de sources. La nappe aquifère est située à une trentaine de mètres en dessous du niveau du sol.

Péronne est située au confluent de la Somme et de la Cologne, affluent de la rive droite.

Climat[modifier | modifier le code]

Péronne possède un climat tempéré océanique avec des vents dominants de sud-sud-ouest.[réf. nécessaire]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par les autoroutes A1 (Paris/Lille) et A29 (Amiens/Saint-Quentin), et se trouve sur la Nationale 17.

Jusqu'en 1970, Péronne était desservie par l'express Paris-Cambrai-Valencienne via Montdidier et les autorails Compiègne-Cambrai. La ligne fermée, plus aucun train ne dessert la commune, des autocars de substitution assurent depuis un service beaucoup plus lent et moins performant. La création de la proche gare de Picardie-TGV a donné des espoirs, mais la suppression de la seule liaison directe TGV avec Paris, jugée non rentable, a calmé ces espoirs. Pénalisée par cet enclavement, la commune de Péronne a subi de plein fouet la désindustrialisation qui entraîne le déclin démographique. Cependant, ses activités de services commerciaux, scolaires et administratifs lui permettent de garder un certain dynamisme, stimulé par le développement du tourisme, avec l'ouverture en 1992 de l'Historial de la Grande Guerre.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Péronne
Allaines Bussu
Biaches Péronne Doingt
Barleux Éterpigny

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

La ville de Péronne s'est construite au pied du château-fort, sur les terrains marécageux qui bordent la Somme et la Cologne. L'artère principale qui concentre l'essentiel du commerce de détail et de l'activité bancaire est l'ancienne route nationale de Paris à Lille (RN 17).

De nouveaux quartiers se sont développés, au nord à Mont-Saint-Quentin, et au sud à La Chapelette.

Péronne, par ses activités économiques et ses fonctions administratives et de services, « polarise » un territoire qui réunit les cantons de Péronne, Roisel, Combles, le nord des cantons de Ham et de Nesle, l'est du canton de Bray-sur-Somme ainsi que le canton de Chaulnes, pour l'essentiel.

Logement[modifier | modifier le code]

En 2009, le nombre total de logements dans la commune était de 3 986, alors qu'il était de 3 776 en 1999[I 1].

Parmi ces logements, 89,1 % étaient des résidences principales, 0,9 % des résidences secondaires et 10,0 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 60,4 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 39,1 % des appartements[I 2].

La proportion des résidences principales, propriétés de leurs occupants était de 45,3 %, en légère baisse par rapport à 1999 (46,0 %). La part de logements HLM loués vides (logements sociaux) était de 28,1 % contre 27,1 % en 1999[I 3].

Projets d'aménagements[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Incendiée, pillée lors des incursions des Vikings, gravement endommagée lors du siège des Espagnols, dévastée par les Allemands en 1870, totalement détruite en 1917 durant la Première Guerre mondiale, bombardée et incendiée en mai 1940 par l'aviation allemande durant la Seconde Guerre mondiale, Péronne porte en son blason deux croix de guerre.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Haut Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Située sur une colline, presque totalement entourée par le fleuve Somme et ses étangs naturels, Péronne existe très probablement dès l'époque mérovingienne sous forme d'un castrum protégé par une simple palissade de bois. La première mention de Péronne en tant que ville royale Perunna Urbem Regiam est relevée au VIe siècle, dans un texte de Venance Fortunat, biographe de la reine sainte Radegonde. Enlevée dans sa Thuringe natale par Clotaire, Radegonde passe une partie de sa jeunesse à Athies, village fortifié proche de Péronne. On pense que l'extension de Péronne en tant que ville est liée à la proximité du palais d'Athies, de cette reine et de sa cour. Le culte de Radegonde est marqué dans ce secteur.

Aux alentours de l'an 890, le très riche et très étendu comté de Vermandois, offert par le roi des Francs à Herbert Ier, arrière-arrière-petit-fils de Charlemagne, voit le jour. Ce comté est l'un des plus grands à l'époque : il comprend notamment les villes de Saint-Quentin, Le Catelet, Saint-Simon, Ham, Péronne et Vermand, dont il tire son nom. Cette époque est celle des invasions des Vikings, conquérants venus de Scandinavie et qui suivent les côtes maritimes avant de remonter les fleuves pour dévaster un territoire. Péronne, avec sa situation particulière au cœur du fleuve Somme, va être pillée en bonne et due forme. Pour la défendre, Herbert Ier dote alors la ville de sa première vraie fortification en grès, dont l'emplacement est encore visible aujourd'hui en son centre.

Du Xe siècle, Péronne garde en mémoire deux personnages importants de l'histoire de France : Herbert II, fils de Herbert Ier, et l'un des deux plus puissants vassaux du roi des Francs ; et son roi et cousin Charles III, dit le Simple. Herbert II sait Charles III à l'origine de l'assassinat de son père. Lorsque ce dernier vient à Péronne chercher son soutien, il le fait prisonnier et l'enferme dans une tour du premier castrum. Charles III reste captif à Péronne jusqu'à sa mort en 929. Il est enterré dans la collégiale Saint-Fursy jusqu'à la destruction du bâtiment, juste après la Révolution. Une récente découverte d'ossements en 2003, sur l'emplacement de l'ancienne collégiale (actuel tribunal), a relancé l'hypothèse d'une présence de la dépouille du roi carolingien à Péronne. À ce jour, aucun élément scientifique ne vient étayer cette thèse[2].

Moyen Âge classique[modifier | modifier le code]

Pendant tout le Moyen Âge, Péronne est une ville de passage pour les voyageurs et commerçants de la Route des Flandres, et pour les pèlerins de la Via Francigena (route reliant Cantorbéry en Angleterre à Rome en Italie). D'importants centres religieux se forment : collégiale Saint-Fursy, couvent des Minimes, couvent des Clarisses, etc. Ils permettent à la ville de développer ses activités commerciales.

Le traité de Péronne de 1200 est signé entre Philippe Auguste et Baudoin IX, comte de Flandre et de Hainaut, qui se reconnaît vassal du roi de France.

La ville est dotée d'un embryon d'organe municipal probablement dès le XIIe siècle. Personne ne sait de quand date exactement la charte communale originelle de Péronne. Philippe Auguste confirme nombre d'anciennes coutumes dans la charte de Péronne de 1209[3]. En 2009, la ville a célébré par une grande fête médiévale les 800 ans de cette charte de Philippe Auguste.

C'est à Philippe-Auguste également que l'on doit la construction du château fort vers 1204, sur un modèle typique de l'Architecture philippienne[2].

Bas Moyen Âge[modifier | modifier le code]

La seconde moitié du XVe siècle est marquée par les conflits opposant le roi de France Louis XI au puissant duc de Bourgogne Charles le Téméraire, souverain de fait de l'État bourguignon. Châtellenie appartenant au duc de Bourgogne depuis 1418, Péronne fait partie des villes de la Somme (Péronne donc, mais aussi Saint-Quentin, Corbie, Amiens, Doullens, Abbeville, Montreuil, Rue, Saint-Valéry, Le Crotoy, Saint-Riquier, Roye, Montdidier, auxquelles il faut ajouter Crèvecoeur-en-Cambrésis et Mortagne qui, elles, ne sont pas à proximité de la Somme[4]) que se disputèrent, de 1463 à 1477, Louis XI et Charles le Téméraire.

À l'automne 1468, les émissaires du roi arrangent une entrevue avec le duc de Bourgogne, son cousin, pour convenir des conditions d'un traité de paix entre les deux puissances (France, État bourguignon). La rencontre se fait à Péronne (« quartier général » bourguignon du moment) où Louis XI arrive le 9 octobre accompagné d'une petite centaine d'hommes (principalement des archers de sa garde écossaise). Mais il commet l'« erreur » (le mot est de Commynes) de susciter dans le même temps, via ses agents, une révolte à Liège, qui est alors une seigneurie de fait du duc de Bourgogne et qui lui est indispensable puisqu'elle permet l'unification des « pays de par-deça » (ou Pays-Bas bourguignons) en un seul bloc géographique. Quand il apprend la nouvelle et la part que le roi de France y a pris, Bourgogne est saisi de colère devant la duplicité de celui qu'il accueille. Il fait fermer les portes du château de Péronne où séjourne Louis XI, et les portes de la ville elle-même. Voilà le roi pris au piège et à la merci de son bouillant cousin. En danger de mort, Louis XI se voit contraint de signer l'humiliant traité de Péronne et d'accompagner Charles le Téméraire dans son expédition punitive contre Liège pour y mater une rébellion que le roi avait lui-même encouragée en sous-main[2].

Époque moderne[modifier | modifier le code]

En 1536, Henri III de Nassau-Breda commandant l'armée de Charles Quint assiège la ville du 14 août au 11 septembre. Malgré d'incessants bombardements et plusieurs assauts, la ville tient bon. Cet épisode glorieux de son histoire vaut à Péronne plusieurs privilèges de la part du roi François Ier, notamment celui de porter un « P » couronné sur son blason. Du siège de 1536 est née l'héroïne péronnaise Marie Fouré ou Catherine de Poix dont les actions et l'existence même sont encore aujourd'hui débattues par les historiens locaux.

En 1616, les habitants se soulèvent contre Concino Concini, marquis d'Ancre, nommé gouverneur de la ville par le jeune Louis XIII ; ils obtiennent gain de cause du roi après avoir dressé des barricades.

Par le traité de Péronne du 14 septembre 1641, la Principauté de Monaco se détache du protectorat espagnol pour se placer dans la mouvance de la Couronne de France. Pendant près d'un mois de séjour à Péronne, Louis XIII et le cardinal de Richelieu ont le temps de formaliser ces accords avec Honoré II Grimaldi de Monaco[5].

Le traité de Péronne du 19 septembre 1641, signé entre le roi de France et les institutions catalanes reconnaît Louis XIII, qui s'engage à respecter les libertés catalanes, comme comte de Catalogne.

Pendant plusieurs siècles, Péronne est intimement liée à l'Histoire de France en tant que ville frontière sur la Somme, et donc place stratégique pour les monarques.

En 1656, Louis XIV remercie les Péronnais pour leur soutien durant la Fronde en leur offrant leur devise "Urbs Nescia Vinci", qui apparaît pour la première fois sur des jetons frappés en or, en bronze et en argent, sur ordre du roi, par la Monnaie de Paris[2].

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

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Le 4 avril 1793, après la défection du général Dumouriez, la Convention nationale ordonne de rassembler à Péronne les éléments de l'Armée du Nord désorganisée. Le 20 septembre 1793, le comte Henri de Saint-Simon se présente à la mairie de Péronne et déclare renoncer à son titre et à son patronyme. Il prend le nom d'Henri Bonhomme. Il reprend par la suite nom nom d'origine et obtient une longue postérité en tant que penseur politique et social.

Le 26 juin 1815, après une timide résistance, la garnison de Péronne se rend au général Wellington. Quelques jours plus tard, Louis XVIII et le tsar Alexandre Ier traversent la ville pour se rendre à Paris.

Gare de Péronne-Flamicourt (1909), sur la ligne de Saint-Just-en-Chaussée à Douai ouverte en 1873.

Du 28 décembre 1870 au 8 janvier 1871, l'armée prussienne assiège Péronne. La ville, ayant subi un bombardement incessant, capitule le 9 janvier 1871 : plus de 600 immeubles sont détruits ou endommagés.

1873, est l'année d'arrivée du chemin de fer à Péronne (ligne Paris-Saint-Just-en-Chaussée-Cambrai).

La ville reçoit la croix de la Légion d'honneur des mains du Président de la République, Raymond Poincaré, le 12 juillet 1914. Un peu plus d'un mois plus tard, le 28 août 1914, les Allemands investissent Péronne qu'ils sont forcés d'abandonner le 15 septembre après la Bataille de la Marne. Ils la réoccupent à nouveau le 23 septembre et la conservent jusqu'en mars 1917 après le repli allemand sur la Ligne Hindenburg. La ville est réoccupée par les Allemands de mars à août 1918. En 1918, la ville est anéantie. Le peintre François Flameng a fait de nombreux croquis et tableaux de la ville pendant la Grande Guerre.

Le 17 mai 1940, la ville est bombardée par l'aviation allemande, de nombreuses maisons du centre ville sont incendiées. La ville est évacuée peu après. Elle est libérée le 1er septembre 1944 par l'armée américaine. Au cours de la Seconde Guerre mondiale, 36 % des immeubles de la ville sont détruits.

L'été 1992, a lieu l'ouverture de l'Historial de la Grande Guerre.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Le 30 mars 2014, au second tour des élections municipales et communautaires de 2014, la liste « Divers droite » (LDVD) conduite par Thérèse Dheygers arrive en tête avec 46,74 % des suffrages exprimés, puis la liste « Divers gauche » (LDVG) conduite par Valérie Kumm avec 45,0 % et en troisième position, la liste « Front national » (LFN) conduite par Mathieu Huguet avec 8,25 %[6].

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le nombre d'habitants au dernier recensement étant compris entre 5 000 et 9 999, le nombre de membres du conseil municipal est de 29[7].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste des maires de Péronne.

Depuis 1947, six maires se sont succédé :

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
31 octobre 1947 27 mars 1971 Daniel Boinet Radical Conseiller général (1951-1970)
27 mars 1971 26 mars 1977 Jean Daudré Radical Conseiller général (1970-1976)
26 mars 1977 18 mars 1989 Édouard Guilbeau PCF Conseiller général (1976-1982)
18 mars 1989 mars 2008 Jean-Pierre Viénot UMP  
mars 2008[8] 4 avril 2014 Valérie Kumm PS Conseillère régionale
4 avril 2014[9] en cours
(au 6 mai 2014[10])
Thérèse Dheygers UDI[11]  

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Rosières relève du conseil de prud'hommes de Péronne, de la Cour administrative d'appel de Douai, de la Cour d'appel d'Amiens, de la Cour d'assises de la Somme, du tribunal administratif d'Amiens, du tribunal d'instance de Péronne, du tribunal de commerce d'Amiens, du tribunal de grande instance d'Amiens, du tribunal paritaire des baux ruraux de Péronne et du tribunal pour enfants d'Amiens[12].

Péronne possédait un tribunal pour lequel l'État acheta en 1874 deux toiles au peintre Charles-Henri Michel intitulées : L'Hiver et Le Christ en Croix . Le tribunal de grande instance de Péronne a été supprimé en 2008.[réf. nécessaire]

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Au 18 novembre 2014, Péronne est jumelée avec[13] :

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Les habitants sont appelés les Péronnais[14].

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

La commune a fusionné avec la commune de Mont-Saint-Quentin. Après une forte croissance de sa population dans les années 1960-1970, la ville connaît un déclin démographique depuis les années 1980 et la désindustrialisation.

En 2011, la commune comptait 7 796 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 680 3 706 3 634 3 707 3 802 4 119 4 132 4 294 4 887
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
4 437 4 445 4 262 4 174 4 370 4 696 4 759 4 746 4 816
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
4 661 4 525 4 691 3 185 4 314 4 289 4 346 4 012 4 446
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
5 081 7 146 8 568 9 129 8 497 8 380 8 218 7 796 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[15] puis Insee à partir de 2004[16].)
Histogramme de l'évolution démographique


En 2007, la commune était au 1 147e rang national alors qu'elle l'était au 1 069e en 1999. En 2007, elle était au 4e rang du département qui compte 782 communes.

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population est relativement âgée. Le taux de plus de 60 ans (24,7 %) est supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (21 %). Comme les répartitions nationale et départementale, la population féminine est supérieure à la masculine. Le taux (53,8 %) est supérieur de plus de deux points au taux national (51,6 %).

La répartition par tranches d'âge était, en 2007, la suivante :

  • 46,2 % d’hommes (0 à 14 ans = 19,6 %, 15 à 29 ans = 19,8 %, 30 à 44 ans = 20,3 %, 45 à 59 ans = 19,9 %, plus de 60 ans = 20,2 %) ;
  • 53,8 % de femmes (0 à 14 ans = 16,9 %, 15 à 29 ans = 17,2 %, 30 à 44 ans = 18,2 %, 45 à 59 ans = 19,2 %, plus de 60 ans = 28,5 %).
Pyramide des âges à Péronne en 2007 en pourcentage[17]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,5 
90 ans ou +
1,5 
6,5 
75 à 89 ans
11,7 
13,2 
60 à 74 ans
15,3 
19,9 
45 à 59 ans
19,2 
20,3 
30 à 44 ans
18,2 
19,8 
15 à 29 ans
17,2 
19,6 
0 à 14 ans
16,9 
Pyramide des âges du département de la Somme en 2007 en pourcentage[18]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90 ans ou +
1,0 
5,9 
75 à 89 ans
9,1 
12,1 
60 à 74 ans
13,3 
20,6 
45 à 59 ans
20,0 
21,0 
30 à 44 ans
19,8 
20,6 
15 à 29 ans
19,3 
19,5 
0 à 14 ans
17,5 

Enseignement[modifier | modifier le code]

Péronne est située dans l'académie d'Amiens.

Établissements scolaires[modifier | modifier le code]

Elle administre trois écoles maternelles et trois écoles élémentaires communales et dispose d'une école maternelle privée et d'une école élémentaire privée[19].

Le département gère deux collèges[20] : le collège Béranger et le collège privé du sacré-Cœur, et la région gère trois lycées[21] : le lycée Pierre-Mendès-France (lycée général et lycée professionnel), le lycée professionnel agricole de la Haute-Somme, lycée du Sacré-Cœur (lycée général et lycée professionnel).

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Le Rideau d'Arlequin est une troupe théâtrale dirigée par Anne-Marie Laforez qui produit régulièrement des spectacles à Péronne depuis plusieurs décennies.

Tous les ans au mois de janvier, à l'espace Mac Orlan, se déroule le Salon du Livre et de l'Ailleurs.

De nombreuses associations ont participé, les 12 et 13 septembre 2009, à la commémoration du 800e anniversaire de la charte communale[22].

Fondée en 1985, la « Société des peintres et amateurs d'art de Péronne et sa région » est l'héritière de l'association La Croûte fondée en 1926 qui réunissait des artistes péronnais et des amateurs d'art. Mise en sommeil pendant la Seconde Guerre mondiale et jusqu'aux années 1960, l'association renaît en 1973. Elle organise des expositions, des conférences, des concours de dessins. La S.P.A.A.P.R., depuis sa création, organise chaque année, plusieurs manifestations culturelles et remet des récompenses :

  • le Salon d'automne ;
  • le Salon du petit format, depuis 1997, en mars, qui met également à l'honneur une œuvre du Musée Alfred Danicourt ;
  • Le Printemps des Arts, manifestation de grande ampleur qui associe des artistes amateurs et professionnels, des photographes, la Société archéologique de la région de Péronne, l'Office de Tourisme, les commerçants, le public scolaire… pendant deux semaines.

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Médias[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

= Culte catholique[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune dépend de la paroisse Saint-Jean-Baptiste[23] au sein du secteur du Vermandois[24] dans le diocèse d'Amiens. Cette paroisse dispose à Péronne d'un lieu de culte[25] : l'église Saint-Jean-Baptiste.

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2011, le revenu fiscal médian par ménage était de 21 287 €, ce qui plaçait Péronne au 29 944e rang parmi les 31 886 communes de plus de 49 ménages en métropole[26].

En 2009, 60,9 % des foyers fiscaux n'étaient pas imposables[I 4].

Emploi[modifier | modifier le code]

En 2009, la population âgée de 15 à 64 ans s'élevait à 4 810 personnes, parmi lesquelles on comptait 67,8 % d'actifs dont 53,6 % ayant un emploi et 14,2 % de chômeurs[I 5].

On comptait 5 448 emplois dans la zone d'emploi, contre 5 808 en 1999. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la zone d'emploi étant de 2 597, l'indicateur de concentration d'emploi[Note 3] est de 209,8 %, ce qui signifie que la zone d'emploi offre plus de deux emplois par habitant actif[I 6].

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Au 31 décembre 2010, Péronne comptait 821 établissements : 16 dans l’agriculture-sylviculture-pêche, 39 dans l'industrie, 37 dans la construction, 580 dans le commerce-transports-services divers et 149 étaient relatifs au secteur administratif[I 7].

En 2011, 50 entreprises ont été créées à Péronne[I 8], dont 22 par des autoentrepreneurs[I 9].

Péronne est le siège de la Chambre de commerce et d'industrie de Péronne qui gère le port de Péronne et le camping. Depuis 2009, cette Chambre de commerce a fusionné avec celle d'Amiens.

Péronne est une des destinations phares du tourisme de mémoire en lien avec la Grande Guerre et de nombreux Anglo-saxons visitent chaque année la ville et sa région.

Nichée au cœur de la vallée de la Somme, entre étangs et champs de grandes cultures, la ville est connue comme le paradis des pêcheurs et des chasseurs.

L'aérodrome de Péronne est situé sur les communes d'Estrées-Mons et de Monchy-Lagache. Il accueille un aéroclub et le Centre de Parachutisme Paris Péronne Haute Somme, le CPPHS, un centre très actif en raison de la proximité de Paris[27].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La commune compte trois monuments répertoriés à l'inventaire des monuments historiques[28] et 15 lieux et monuments répertoriés à l'inventaire général du patrimoine culturel[29]. Par ailleurs, elle compte 9 objets répertoriés à l'inventaire des monuments historiques[30] et 3 objets répertoriés à l'inventaire général du patrimoine culturel[31].

Monuments historiques[modifier | modifier le code]

Anciennes fortifications[modifier | modifier le code]

Les anciennes fortifications sont « classées » : la porte de Bretagne (pavillons extérieur et intérieur avec le passage les reliant) depuis le 23 février 1925 ; les vestiges des fortifications qui entourent la porte de Bretagne tels qu'ils sont délimités sur le plan annexé à l'arrêté, depuis le 8 mars 1944[32].

La porte de Bretagne avec son réseau fortifié, illustre l'aspect défensif de Péronne (place forte française et ville frontière à deux pas des possessions espagnoles) jusqu'au XXe siècle.

Au XVIe siècle, la ville ceinturée de remparts possède trois portes fortifiée : la porte de Paris au sud, la porte Saint-Sauveur au nord et la porte Saint-Nicolas située près du château. Après le siège de 1536, la porte Saint-Nicolas, très endommagée, est murée. À la fin du XVIe siècle, de gros travaux s'avèrent nécessaires à la porte Saint-Sauveur. Le trafic étant important, il est impossible de l'interrompre pour le temps des réparations. C'est pourquoi une nouvelle porte est percée de 1601 à 1606, qui est la porte de Bretagne que nous connaissons aujourd'hui. Le nom de cette porte vient du fait que lorsque Fursy venu d'Angleterre s'établit avec ses compagnons, ces derniers s'installent en dehors de la cité dans un faubourg qui prend le nom de faubourg de Bretagne (Grande-Bretagne d'aujourd'hui) d'où ils sont originaires.

La porte de Bretagne est construite en brique et pierre. Elle est composée de deux pavillons rectangulaires qui se font face. Le pont-levis est toujours en place et en état de marche. Cette porte est prolongée par des fortifications reconstruites de 1647 à 1652. On peut encore voir le Bastion royal et une série de défenses : cavaliers, demi-lunes, chicanes du XVIIe siècle[33].

La porte de Bretagne a été restaurée après la Grande Guerre.


Église Saint-Jean-Baptiste de Péronne[modifier | modifier le code]
Façade principale de l'église Saint-Jean-Baptiste.

L'église Saint-Jean est « classée » depuis le 13 décembre 1907[34],[35].

Détruite presque totalement entre 1914 et 1918, puis très partiellement en 1944, sa façade de style gothique flamboyant est restée debout. Elle recèle une peinture murale du XVIIe siècle : La bonne mort. Péronne la catholique possédait sept paroisses avant la Révolution.

Château[modifier | modifier le code]

Au sein du château, les ruines des trois tours subsistantes et des courtines qui les relient sont « classées » depuis le 22 mars 1924[36].

La ville de Péronne vit s'édifier plusieurs châteaux successifs. À la fin du Ve siècle, les Mérovingiens édifient une forteresse sur la colline qui domine la Somme. Le palais mérovingien est au VIe siècle la résidence de Radegonde de Poitiers (Sainte-Radegonde) puis au VIIe siècle celle d'Erchinoald, maire du palais.

En 844, le palais est dévasté et brûlé par les Vikings. Le comte de Vermandois décide, six ans plus tard d'entourer la ville de remparts en grès. Il fait élever également une tour à l'emplacement du château actuel. C'est dans cette tour qu'Herbert de Vermandois emprisonne le roi Charles le Simple qui y meurt en 929.

À la fin du XIIe siècle, le roi Philippe-Auguste fait construire les quatre tours que l'on voit encore aujourd'hui. Le donjon est détruit pendant le siège de 1536.

Détruit en partie pendant la Grande Guerre, le château est restauré par le service des Monuments historiques.

Dans la cour intérieure, se trouvent les ruines de l'ancienne maison des officiers datant du XVIIIe siècle, la boulangerie, un puits, l'ancienne chapelle.

À l'intérieur des bâtiments, des caves voûtées ont pu servir de prison ; des salles voûtées se trouvent dans les tours.

C'est dans ce château que loge Louis XI, lors de son entrevue avec Charles le Téméraire en 1468, comme l'indique Philippe de Commynes, chroniqueur du duc de Bourgogne[33].

Autres lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Chapelle Notre-Dame des Victoires de Halles[modifier | modifier le code]

Dans le hameau de Halles, cette chapelle fut édifiée au XIXe siècle en briques. Son propriétaire Jean-Louis Leleu en fit don en 1853 pour qu'elle serve de chapelle de secours à la population qui n'avait ainsi plus à se déplacer pour entendre la messe. Délabrée par les ans, la municipalité de Péronne décide sa démolition en 1979. La mobilisation des habitants empêche la destruction. Depuis 2001, sa restauration est achevée[37].

Hôtel de ville[modifier | modifier le code]

La commune de Péronne est dotée d'un hôtel de ville dès 1293 qui est surmonté d'un beffroi dès l'origine. L'édifice est reconstruit en 1509 puis réparé après le siège de 1536 grâce aux libéralités de François Ier. La façade est alors ornée de salamandres sculptées avec la devise du roi "nutrisco et exstinguo" datant de 1583. Le bâtiment est modifié à la fin du XVIIIe siècle[2].

Le bailliage était situé juste à côté de l'hôtel de ville, sur la Grand-Place avec une façade de style Renaissance. Le bâtiment est composé d'une galerie à l'étage qui abrite aujourd'hui la bibliothèque municipale. La façade s'écroule en 1701, et Louis XIV la fait relever en 1704. En son honneur, le fronton est orné d'un soleil en plomb doré avec la devise du Roi-Soleil: "Nec pluribus impar". En 1866, un clocheton et une horloge à plusieurs cadrans sont placés sur le toit[2]. Détruit pendant la Grande Guerre, l'édifice est reconstruit à l'identique. Ce bâtiment fait désormais partie de l'hôtel de ville.

Statue de Marie Fouré[modifier | modifier le code]

La ville éleva trois statues à son héroïne, qui symbolise la résistance des habitants face aux troupes de Charles Quint lors du siège de 1536 : les deux premières en bronze, datées de 1897 puis 1928, et une troisième en pierre furent fondues ou volées par les Allemands pendant les deux guerres mondiales. En 1996, une nouvelle statue, œuvre du sculpteur Michel Bonnand, a été placée devant l'église, le drapeau arraché aux Espagnols contre son épaule…

Monuments aux morts[modifier | modifier le code]

Monument du Marin Delpas rappelant la défense de la ville et sa chute lors du siège par les Prussiens à l'hiver 1870-1871. Sculpture d'Albert Roze (1933).

Péronne est également connue pour son monument aux morts, la "Picardie maudissant la guerre", œuvre de l'architecte Louis Faille ; la statue représentant une femme picarde dressant le poing au-dessus du corps de son fils ou mari tué à la guerre est de Paul Auban, les bas-reliefs sont de Paul Theunissen. Le monument a été inauguré le 20 juin 1926.

Monument aux morts australien du mont Saint-Quentin rappelant la prise héroïque d'un quartier par les soldats australiens en 1918.

Mémorial départemental aux Anciens Combattants d'Afrique du Nord, conçu et réalisé par Luc Bobeuf, marbrier à Péronne et son équipe; inauguré le 13 novembre 2011.

Cimetières militaires britanniques[modifier | modifier le code]

La Chapelette British and Indian cemeteries

Communal cemetery extension

Le Cam[modifier | modifier le code]

Le Cam est une promenade ombragée qui serpente autour d'un étang situé au pied du château et de l'Historial de la Grande Guerre. Un théâtre de verdure complète cet aménagement.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Le marais de Halles a été sauvé de la disparition totale en 1993. Il est entretenu par une association en partenariat avec le Conservatoire d'espaces naturels de Picardie. Dans les 5 ha restants du marais, on rencontre certaines plantes rares comme l'ache rampante etc.

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Musée Alfred Danicourt[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Musée Alfred Danicourt.

Le Musée Alfred-Danicourt[38] est actuellement installé dans les locaux de l'hôtel de ville, comme à sa création. Il a été fondé en 1877 par Alfred Danicourt, alors maire ; ce dernier fait don de ses collections à la ville de Péronne, à sa mort en 1887. On trouve, au Musée Alfred Danicourt, l'une des plus belles collections de monnaies gauloises connues, de l'orfèvrerie antique, du mobilier funéraire mérovingien, des outils et armes de silex préhistoriques et quelques beaux exemples de la peinture picarde des XIXe et XXe siècle[39]. c'est le seul musée de la Somme à avoir été détruit par les combats et pillé[40] par les troupes allemandes entre 1914 et 1918. Il perd alors 95 % de ses collections. Seuls quelques trésors archéologiques sont sauvés par le conservateur qui les enterre à l'arrivée des Allemands en août 1914. Ces trésors sont à nouveau soustraits au pillage en 1941. Le musée n'a repris place dans l'hôtel de ville qu'après 1955 à la seconde reconstruction du bâtiment.

Bibliothèque municipale[modifier | modifier le code]

Créée en 1863 par Antoine Dehaussy de Robécourt, et par M. Dournel de Bonnival, elle s'est enrichie de dons, comme celui fait par Alfred Danicourt, ancien maire de Péronne, qui, outre ses collections d'objets anciens, lègue sa bibliothèque personnelle à sa ville natale. En 1880, une salle de l'Hôtel de Ville est spécialement aménagée pour accueillir les collections. En 1914, la bibliothèque compte plus de 4 000 volumes. Malheureusement, la Grande Guerre n'épargne pas la bibliothèque. Grâce à la générosité des bibliothèques avoisinantes et aux dons de particuliers comme celui de Paul Caron, la bibliothèque de Péronne peut être reconstituée. Elle conserve aujourd'hui, outre des ouvrages littéraires, de nombreux ouvrages sur l'Histoire locale.

1 416 ouvrages constituent le fonds ancien et régional. Le Livre le plus ancien conservé à la bibliothèque date de 1569 : il s'agit de Coustumes du Gouvernement de Péronne, Montdidier et Roye, (Volume enluminé), une donation de M. Lacheu à la ville de Péronne en 1864. Le Journal le plus ancien conservé à la bibliothèque est : La Gazette de Péronne, 1890[41].

Le Fonds Pierre Mac Orlan a été constitué en 2010, pour le quarantième anniversaire de la mort de l'écrivain, natif de Péronne[42].

Historial de la Grande Guerre[modifier | modifier le code]

La rue Louis XI débouche vers l'Historial aménagé dans le château fort.
Article détaillé : Historial de la Grande Guerre.

Installé dans un bâtiment jouxtant l'ancien château médiéval, aujourd'hui propriété du département, l'Historial de la Grande Guerre est un musée consacré à l'histoire de la Première Guerre mondiale. L'édifice, construit en 1992, est l’œuvre de l'architecte Henri Ciriani, qui a conçu un parcours muséographique mettant en relation le front et l'arrière, axé sur la présentation comparative de trois points de vue de pays belligérants (Allemagne, France, Royaume-Uni). Le bâtiment est caractérisé par la blancheur de son béton ponctué de petits cyclindres, symbolisant des tombes militaires. Une salle est consacrée aux eaux-fortes du peintre Otto Dix.

Société archéologique de la région de Péronne[modifier | modifier le code]

La Société archéologique de la région de Péronne est une société savante qui cherche à faire connaître la passé de Péronne et des environs par ses études et ses publications.

Légendes et traditions[modifier | modifier le code]

La mémoire orale a gardé le souvenir de plusieurs légendes péronnaises dont la fosse Madame, le Mystère de Prusle

Péronne dans la littérature[modifier | modifier le code]

La ville de Péronne est le lieu où se déroule une intrigue policière dans l'ouvrage Voir Péronne et s'enfuir d'Hervé Dupont [Note 4].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Statue de Marie Fouré à l'angle de l'église St-Jean-Baptiste.

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Péronne
Blason Peronne.svg Blason D'azur aux trois fleurs de lis d'or, à la lettre P capitale couronnée du même en abîme.
Statut Les armoiries de Péronne datent du rattachement définitif de la ville à la France sous Louis XI au XVe siècle[2]. Cependant elles ont été modifiées en février 1537 par François Ier, qui, par lettres patentes (conservées aux archives municipales de Péronne), a permis à la ville d'ajouter à son blason une couronne fleurdelisée au-dessus du "P", en souvenir du siège soutenu victorieusement par les Péronnais contre les Impériaux.

Devise[modifier | modifier le code]

Urbs nescia vinci (i.e. ville ignorant la défaite), adoptée en 1536.

Ornements extérieurs[modifier | modifier le code]

En 1729, la municipalité remplace les supports extérieurs existants par deux chiens barbets "insigne de la fidélité inviolable des habitants de Péronne" et ajoute au-dessus de la couronne le buste d'une femme tenant la banderole où la devise de la ville est inscrite.

  • Supports: deux chiens griffons d'argent dressés.
  • Cimier: une pucelle d'argent tenant une épée nue.

Décorations[modifier | modifier le code]

Remise de la Légion d'Honneur à Péronne Medaille-legion-chevalier.jpg
Légion d'honneur : remise, le 12 juillet 1914, par Raymond Poincaré, président de la République
Croix de guerre 1914-1918 avec palme : en 1921
Croix de guerre 1939-1945 avec étoile de bronze : en 1949

Décret du 3 octobre 1913, article 2 (extraits) : "[...] Au nombre des villes frontières qui, aux diverses époques de notre histoire, ont eu à subir les assauts de l'ennemi, il en est peu qui possèdent dans leurs annales des titres aussi glorieux que la ville de Péronne. Le siège mémorable qu'elle soutint en 1536 contre les Impériaux du comte de Nassau est devenu légendaire et suffirait à lui seul pour l'illustrer. Plus près de nous, le siège de 1870-1871, pendant lequel la ville de Péronne eut à supporter un bombardement des plus violents, constitue également des titres dont cette cité peut, à bon droit, s'enorgueillir. Il a donc paru qu'il convenait au gouvernement de la République de perpétuer le souvenir de ces événements mémorables en autorisant la ville de Péronne à ajouter à ses armoiries la croix de la Légion d'honneur." [...][43]

Citation à l'ordre de l'armée, 24 août 1919 : "Cité qui, au cours de cette guerre, s'est montrée digne de son passé. Tombée dès les premières heures de la campagne sous le joug de l'envahisseur, délivrée en 1917, captive de nouveau en 1918, ayant vu la rage de l'ennemi détruire sur son territoire ce que le canon avait épargné, a mérité la reconnaissance du pays par la noblesse de son attitude."[43]

Citation à l'ordre du régiment, 11 novembre 1948 : "Ville à l'esprit magnifique et au patriotisme exemplaire. Point de passage important, particulièrement visé en mai 1940. A eu le tiers de ses habitations détruites, sept de ses fils tués et vingt autres touchés. Surmontant courageusement ses épreuves et sa douleur, s'est remise avec cœur et acharnement au travail[43]. |-valign="top" |}

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Didier et Joëlle Arisio, Péronne (tome 1), 1998
  • Didier et Joëlle Arisio, Péronne (tome 2), 2001
  • Didier et Joëlle Arisio, Péronne (tome 3), 2005
  • Louis Cadot, La Vérité sur le siège de Péronne : réponse au Général Faidherbe, 1872
  • Achille Caraby, Histoire du bombardement de Péronne 1870-1871, 1873
  • Alfred Danicourt, Une révolte à Péronne sous le gouvernement du Maréchal d'Ancre en 1616, 1885
  • Paul Decagny (abbé), L'arrondissement de Péronne : Recherches sur les villes, bourgs, villages et hameaux qui le composent,‎ 1844 (lire en ligne)
  • Paul Decagny (abbé), Histoire de l'arrondissement de Péronne et de plusieurs localités circonvoisines,‎ 1865
  • Paul Decagny (abbé), Complément à l'histoire de l'arrondissement de Péronne,‎ 1887
  • Jean Dehaussy, Journal du siège de Péronne en 1536, 1897
  • David de Sousa, Péronne et les rois de France : amour et désamour pour la Couronne, Péronne, Imp. Vincent,‎ 2009
  • David de Sousa, Palettes et ciseaux, artistes de la Haute-Somme au XIXe siècle, Folio 7, Péronne, 2012
  • Gustave Devraine (conservateur du Musée Alfred Danicourt), Péronne, son histoire, ses monuments : des origines à nos jours, Péronne, Imp. Vincent,‎ 1970
  • Gustave Devraine, Les Mayeurs de Péronne, leurs familles et leurs descendants, 1894
  • Jules Dournel, Histoire générale de Péronne, Péronne, J. Quentin imprimeur,‎ 1879
  • Jules Dournel, Histoire générale de Péronne, éd. La Vague verte (réédition) - Tome 1 : De l’origine à 1610, 260 p.(ISBN 978-2-913924-12-3) - Tome 2 : De 1610 à 1880, 260 p. (ISBN 9782913924154)
  • Robert Embry, Les rues de Péronne, tome 1, 2000
  • Robert Embry, Les rues de Péronne, tome 2, 2001
  • Robert Embry, Les rues de Péronne tome 3
  • Robert Embry, La Reconstruction après 14-18 dans les régions dévastées, 1996
  • Robert Embry, La vie à Péronne et dans sa région pendant la guerre 14-18.
  • Robert Embry et Gérard Boutte, La Vie à Péronne pendant la Révolution
  • Robert Embry, René Lavalard, Histoire du Château de Péronne et réalisation de l'Historial, 1994
  • Robert Embry, René Lavalard, Visite guidée de Péronne : la vie d'hier à travers les rues d'aujourd'hui, 1992
  • Fenier (Père), Relation du siège mémorable de Péronne, 1843
  • J. Gosselin (Abbé), Histoire du chapitre royal de Saint-Fursy de Péronne, 1874
  • Anne Leduc et Dominique Scorby, Les privilèges royaux accordés à la ville de Péronne à la suite du siège de 1536 et leur évolution à travers les problèmes religieux jusqu'en 1635
  • Véronique Lemaire, Les distractions des Péronnais pendant l'entre deux guerres (1922-1939) selon la presse locale
  • René Lavalard, Seconde Guerre Mondiale et Résistance : Péronne et sa région 1939-1945, 2007
  • Bernard Leguiller, 1939-1945 : chroniques d'un jeune Picard, 1994
  • Roger Locuty, La Résistance : secteur de Péronne, chronologie des faits 1940-1945, 1994.
  • Pierre MALICET, Les institutions municipales de Péronne sous l'Ancien Régime, 1903.
  • F.J. Martel, Essai historique et chronologique sur la ville de Péronne 2004
  • Alexandre Pillon, Michel Dournel, Péronne et son arrondissement, 1989
  • Gustave Ramon, La Révolution à Péronne, en 8 volumes :
    • La Révolution à Péronne (1re série) : Fêtes, Cérémonies et Réjouissances (1789-1804)
    • La Révolution à Péronne (2e série) : Les États Généraux de 1789
    • La Révolution à Péronne (3e série) : 1789-1791
    • La Révolution à Péronne (4e série) : 1792-1793
    • La Révolution à Péronne (5e et 6e séries) : 1793-1795
    • La Révolution à Péronne (7e série) : 1793- An III
    • La Révolution à Péronne (8e série) : 1795-1834
  • Gustave Ramon, Coutumes, ordonnances, usages locaux avant 1789. Règlement de justice municipale, 1879.
  • Gustave Ramon, La Forteresse de Péronne et la ligne de la Somme pendant la guerre de Trente ans, 1888
  • Gustave Ramon, Le vieux Péronne
  • Gustave Ramon, L'invasion en ¨Picardie : récits et documents concernant les communes de l'arrondissement de Péronne pendant la guerre allemande 1870-1871, 1873
  • Henry Routier, Le Château de Péronne.
  • Eustache de Sachy, Essai sur l'Histoire de Péronne, 1866
  • Guy Savary, Péronne, la vie municipale entre les deux guerres mondiales et sous l'Occupation 39-40, 2001
  • Dominique Scobry, Les maladies du corps et de l'âme dans le Vermandois au XVIe siècle
  • Dominique Scobry, Les problèmes militaires à Péronne dans la première moitié du XVIe siècle
  • Daniel Therby, Pierre Mac Orlan et Péronne, 1993
  • Daniel Therby, Autour du Marin : petites histoires de plaques, 2007
  • G. Vallois, Péronne son origine et ses développements, 1880

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
  3. L'indicateur de concentration d'emploi est égal au nombre d'emplois dans la zone pour 100 actifs ayant un emploi résidant dans la zone, selon la définition de l'Insee.
  4. Hervé Dupont, Voir Péronne et s'enfuir, Villeneuve-d'Ascq, Ravet-Anceau, 2011 (ISBN 2-35973-178-1[à vérifier : ISBN invalide]).

Références[modifier | modifier le code]

Insee[modifier | modifier le code]

  1. LOG T1M - Évolution du nombre de logements par catégorie.
  2. LOG T2 - Catégories et types de logements.
  3. LOG T7 - Résidences principales selon le statut d'occupation.
  4. REV T1 - Impôts sur le revenu des foyers fiscaux.
  5. EMP T1 - Population de 15 à 64 ans par type d'activité.
  6. EMP T5 - Emploi et activité.
  7. CEN T1 - Établissements actifs par secteur d'activité au 31 décembre 2010.
  8. DEN T1 - Créations d'entreprises par secteur d'activité en 2011.
  9. DEN T2 - Créations d'entreprises individuelles par secteur d'activité en 2011.

Autres sources[modifier | modifier le code]

  1. Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, [lire en ligne].
  2. a, b, c, d, e, f et g Dournel 1879.
  3. Charte de Péronne de 1209.
  4. Louis XI de Jean Favier chez Fayard, p. 440-441.
  5. de Sousa 2009.
  6. « Accueil Municipales 2014 > SOMME (80) > P > Résultats reçus 2d tour », sur le site du ministère de l'Intérieur (consulté le 18 novembre 2014).
  7. art L. 2121-2 du code général des collectivités territoriales.
  8. « Liste des maires de la Somme », sur le site de la préfecture de la Somme,‎ 27 janvier 2009 (consulté le 28 février 2009).
  9. Vincent Fouquet, « Thérèse Dheygers intronisée nouveau maire », sur le site du quotidien Le Courrier picard,‎ 5 avril 2014 (consulté le 18 novembre 2014).
  10. « Liste des maires de la Somme » [xls], Liste des élus du département de la Somme, Préfecture de la Somme,‎ 6 mai 2014 (consulté le 9 juin 2014).
  11. Cyril Raineau, « Il faut faire connaître Péronne à l’extérieur », sur le site du quotidien Le Courrier picard (consulté le 18 novembre 2014).
  12. « Liste des juridictions compétentes pour une commune », sur le site du ministère de la Justice et des Libertés (consulté le 18 novembre 2014).
  13. « Atlas français de la coopération décentralisée et des autres actions extérieures », sur le site du ministère des Affaires étrangères (consulté le 18 novembre 2014).
  14. « Nom des habitants des communes françaises », sur le site habitants.fr de David malescourt (consulté le 18 novembre 2014).
  15. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  16. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  17. « Évolution et structure de la population à Péronne en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 20 novembre 2010)
  18. « Résultats du recensement de la population de la Somme en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 20 novembre 2010)
  19. « Somme (80), Péronne, écoles », sur le site du ministère de l'Éducation nationale (consulté le 18 novembre 2014).
  20. « Somme (80), Péronne, collèges », sur le site du ministère de l'Éducation nationale (consulté le 18 novembre 2014).
  21. « Somme (80), Péronne, lycées », sur le site du ministère de l'Éducation nationale (consulté le 18 novembre 2014).
  22. Photos du Courrier Picard
  23. « Paroisse St Jean Baptiste », sur le site du diocèse d'Amiens (consulté le 18 novembre 2014).
  24. « Les secteurs apostoliques », sur le site du diocèse d'Amiens (consulté le 18 novembre 2014).
  25. « Horaie des messes », sur le site de la conférence des évêques de France (consulté le 18 novembre 2014).
  26. « Fichier RFDM2011COM : Revenus fiscaux localisés des ménages - Année 2011 », sur le site de l'Insee (consulté le 16 novembre 2013).
  27. Aller à l'aérodrome de Péronne.
  28. « Liste des monuments historiques de la commune de Lyon », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  29. « Liste des lieux et monuments de la commune de Lyon à l'inventaire général du patrimoine culturel », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  30. « Liste des objets historiques de la commune de Lyon », base Palissy, ministère français de la Culture.
  31. « Liste des objets de la commune de Lyon à l'inventaire général du patrimoine culturel », base Palissy, ministère français de la Culture.
  32. « Anciennes fortificationse », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  33. a et b Devraine 1970.
  34. « Église Saint-Jean », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  35. « Église paroissialle Saint-Jean-Baptiste », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  36. « Château », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  37. André Guerville, Chapelles et oratoires en Pays de Somme, Abbeville, 2003, F. Paillart Éditeur.
  38. Lien vers le Musée Alfred-Danicourt sur le site Internet de la commune
  39. culture.fr base Joconde
  40. David de Sousa, Destruction et reconstitution du Musée Alfred-Danicourt de Péronne 1914-1955, in Les Reconstructions en Picardie, Éditions Encrage, 2003
  41. Alcius Ledieu Catalogue des manuscrits des Bibliothèques de Péronne, Ham et Roye
  42. ville-peronne.fr
  43. a, b et c Jacques Estienne et Mireille Louis, Armorial du Département et des Communes de la Somme, préface de Pierre-Marcel Wiltzer, Préfet de la région Picardie, Préfet de la Somme, Abbeville, 1972, Imprimerie F. Paillart p. 59-60