Saint-Lô

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Saint-Lô
Vue de Saint-Lô depuis l'église Notre-Dame
Vue de Saint-Lô depuis l'église Notre-Dame
Blason de Saint-Lô
Blason
Saint-Lô
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Basse-Normandie
Département Manche (préfecture)
Arrondissement Saint-Lô (chef-lieu)
Canton Chef-lieu de deux cantons : SL-Ouest et SL-Est
Intercommunalité Saint-Lô Agglo
Maire
Mandat
François Brière
2014-2020
Code postal 50000
Code commune 50502
Démographie
Gentilé Saint-Lois
Population
municipale
18 874 hab. (2011)
Densité 814 hab./km2
Population
aire urbaine
51 769 hab. (2010)
Géographie
Coordonnées 49° 06′ 52″ N 1° 05′ 30″ O / 49.114444, -1.091667 ()49° 06′ 52″ Nord 1° 05′ 30″ Ouest / 49.114444, -1.091667 ()  
Altitude Min. 7 m – Max. 134 m
Superficie 23,19 km2
Localisation

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Liens
Site web www.saint-lo.fr

Saint-Lô est une commune française de 18 874 habitants[Note 1], située dans le département de la Manche et la région Basse-Normandie.

Bien qu'elle soit la deuxième plus grande ville de la Manche après Cherbourg, elle demeure la préfecture et le chef-lieu du département. Elle est également chef-lieu d'un arrondissement et de deux cantons (Saint-Lô-Est - Saint-Lô-Ouest).

Ses habitants sont appelés Saint-Lois(es). Les noms de Laudois(es), Laudien(ne)s ou Laudinien(ne)s sont également cités[1].

Ville martyre de la Seconde Guerre mondiale, Saint-Lô fut décorée de la Légion d'honneur en 1948 et reçut le surnom de « Capitale des Ruines », une expression popularisée par Samuel Beckett[2].

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

La Vire vue du pont Roanoke.
Plan du centre-ville.

Saint-Lô est situé dans le centre de la Manche, au milieu du bocage saint-lois, à 57 km à l'ouest de Caen, à 78 km au sud de Cherbourg et à 134 km au nord de Rennes[3].. Le centre-ville se situe sur un éperon rocheux en schiste appartenant au massif armoricain qui domine la Vire. Elle est au confluent de la Dollée et du Torteron, deux rivières canalisées dans leur partie urbaine. (vallon de la Dollée).

La cité est née sous le nom de Briovère sur un éperon rocheux au confluent de la Vire, la Dollée et le Torteron, dans le Cotentin. Ce cœur historique de la ville est devenu « L'Enclos », un site bien adapté à la défense passive.

En 1964, elle absorba deux villages voisins, Sainte-Croix-de-Saint-Lô (660 habitants en 1962[4]) et Saint-Thomas-de-Saint-Lô (306 habitants[5]).

Carte de la commune.

Climat[modifier | modifier le code]

Hydrographie Manche.svg

Saint-Lô bénéficie du climat doux océanique caractérisé par des hivers doux et des étés tempérés.

Elle compte une pluviométrie annuelle moyenne de 800 à 900 mm/an. Les pluies sont assez fréquentes tout au long de l'année mais plus abondantes en automne et en hiver, en liaison avec les perturbations venant de l'océan Atlantique. Rarement intenses, elles tombent souvent sous forme de bruine (crachin).

La température moyenne est de 10 °C[7].

  • en hiver, la température moyenne oscille entre 1 °C et 7 °C. On compte entre 30 et 40 journées de gel par année.
  • en été, la température moyenne est située autour de 20 °C.

Transports[modifier | modifier le code]

Saint-Lô est situé au centre du département de la Manche et constitue donc un nœud de communication entre le Nord-Cotentin et le Sud-Manche.

Au niveau routier[modifier | modifier le code]

Réseau routier de France.

Saint-Lô se situant à mi-chemin de l'axe Coutances-Bayeux (D972), une rocade a été mise en service dans les années 1980 pour permettre le désengorgement de la ville par le sud.

Plus récemment, pour désenclaver le port de Cherbourg, la région et le département ont décidé la construction d'une 2×2 voies, la route nationale 174. Elle constitue un maillon de la route européenne E03 et permet une liaison directe vers Rennes et l'Europe du Sud par l'échangeur de Guilberville. Aujourd'hui le tronçon sud relie Saint-Lô directement à l'autoroute A84, permettant un accès autoroutier vers Caen et Rennes. La mise en service du tronçon nord actuellement en travaux permettra quant à lui un accès vers Cherbourg et l'Angleterre via la Route nationale 13. La construction de la 2×2 voies a permis l'extension de la petite rocade sud vers l'ouest et sa mutation en véritable périphérique urbain. Elle a également permis la création et l'extension de nouvelles zones d'activités qui contribue fortement à l'essor actuel de l'agglomération[8].

Liaisons ferroviaires[modifier | modifier le code]

Réseau ferré de France.

La gare de Saint-Lô est desservie par des trains TER de la relation Caen - Rennes. Il s'agit en majorité de liaisons pour les voyageurs en direction de Caen via Lison ou en direction de Coutances. Quelques trains — deux allers-retours quotidiens — vont jusqu'à Rennes via Avranches. À la suite de l'électrification de la section ferroviaire entre Lison et Saint-Lô durant l'année 2006, la SNCF et les collectivités locales ont expérimenté une liaison Intercités directe (sans changement de train) jusqu'à Paris (gare Saint-Lazare) pendant deux ans (entre décembre 2008 et décembre 2010). Cette expérience n'a pas été pérennisée faute d'un nombre suffisant de voyageurs[9].

On compte également l'ancienne ligne à usage industriel (désaffectée) vers Condé-sur-Vire. La section entre Gourfaleur et Condé-sur-Vire[10], jouxtant le chemin du halage longeant la Vire, est utilisée par le Vélorail de la vallée de la Vire depuis 2007.

Réseau de transport urbain[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Transports urbains Saint-Lô Agglo.

Le transport urbain est assuré par les Transports Urbains Saint-Lô Agglomération : TUSA (anciennement Transports Urbains Saint-Lô Agneaux), créés en 1980. En 2010, le réseau était composé de quatre lignes (Odyssée, Azur, Horizon et Alizé) avec 15 bus et 1 minibus Ocitolà (Transport à la demande).

Mais depuis le 3 janvier 2011, il est composé de 3 lignes (1,2,3) avec toujours 15 bus et 1 minibus Ocitolà (Transport à la demande).

En 2008, la société a enregistré plus de 850 000 voyages[11].

Ligne Terminus Dessertes Principales
1 Saint-Lô-Colombes <> Agneaux-Villechien / Centre Commercial La Demeurance Collège Pasteur, Manche Habitat, Hôtel de Ville, Gare S.N.C.F,

CFA d'Agneaux, Établissement Privé de l'Institut, Centre Commercial

2 Saint-Lô-Conseil Général < > Saint-Lô-La Madeleine Hôpital, Collège Lavalley, Gare S.N.C.F, Hôtel de Ville,

Centre Culturel, Église Sainte Croix, Centre Commercial, Clinique St Jean, Centre de Maintenance TUSA

3 Saint-Lô-Bois Ardent / Centre Aquatique <> Saint-Georges-Montcocq-Mairie ZI Chevalerie, Centre Commercial, Lycées Corot & Curie, Bon Sauveur, Gare S.N.C.F,

Hôtel de Ville, Ascenseur du Mt Russel, Sécurité Sociale, Quartier de la Dollée, Église de St Georges, Mairie de St Georges

TAD Ocitolà Transport à la Demande sur l'ensemble de la Communauté de Communes Baudre- Mairie, Pont-Hébert- Mairie, La Meauffe- Quartier du Pont,

Rampan- Mairie, Ste-Suzanne- Mairie

Le réseau TUSA (janvier 2011).

2 Pôles de Correspondances : Gare S.N.C.F & Hôtel de Ville de Saint-Lô

Le 15 mai 2013, 7 nouveaux véhicules ont intégré le parc :

Le parc total est ainsi composé de :

Une nouvelle campagne d'habillage des véhicules est en cours, la livrée jaune va disparaitre au profit d'une livrée rouge.

S'ajoute à cela, une campagne d'équipement des véhicules afin de répondre aux nouvelles normes d'accessibilité des Transports en Commun (Annonces Sonores, Bandeaux défilants).


Les anciens Renault PR 100.2 (n°97205, 97207 à 97210) et Renault PR 112 (n°97211 et 97212) ont été féraillés.

Réseau de transport inter-urbain[modifier | modifier le code]

La commune est associée au transport en commun départemental par autocars (Manéo) par les lignes :

  • 001 : Cherbourg-Octeville - Valognes - Carentan - Saint-Lô
  • 002 : Coutances - Marigny - Saint-Lô
  • 109 : Saint-Lô - Periers
  • 113 : Villedieu-les-Poëles - Saint-Lô
  • 117 : Guilberville - Torigny - Saint-Lô
  • 303 : Saint-Hilaire-du-Harcouët - Vire - Saint-Lô - Lison
  • 304 : Brécey - Villedieu-les-Poëles - Saint-Lô - Lison

Transport aérien[modifier | modifier le code]

Malgré son statut de préfecture, il n'existe pas d'aérodrome dans les environs de la commune. Le plus proche est celui de Lessay, et pour un aéroport, il faut rejoindre celui de Caen-Carpiquet, de Cherbourg-Maupertus ou de Rennes - Saint-Jacques.

Transport fluvial[modifier | modifier le code]

Le transport fluvial sur la Vire a existé avec des gabares assurant le transport de la tangue. Il n'est désormais plus possible, faute d'entretien des différents équipements et de la Vire.

Toponymie[modifier | modifier le code]

La paroisse est dédiée à Laud de Coutances, évêque de Coutances au VIe siècle.

À l’époque gallo-romaine, la cité s'appelait Briovera dit en français Briovère, ce qui signifie « pont sur la Vire » en langue celtique, de bri(v)a, pont et Vera, la Vire.

Histoire[modifier | modifier le code]

Saint-Lô a longtemps été un centre important de l'économie normande. Elle a ainsi attiré la convoitise des peuples voisins, notamment des Anglais, ayant pour conséquence des nombreuses invasions successives. Elle a perdu sa position dominante vers la fin du XIXe siècle car elle n'a pas su profiter de la première révolution industrielle qui a au contraire beaucoup touchée la population majoritairement paysanne. La politique de décentralisation permet cependant à la ville de revenir au premier plan.

Briovère[modifier | modifier le code]

Il existe une forme d’habitat dès l’époque gallo-romaine. Occupée par la tribu gauloise des Unelles du Cotentin, Briovère fut conquise par les Romains dirigés par Quintus Titurius Sabinus en -56, après la défaite de leur chef Viridorix au mont Castre[12]. La paix romaine engendre le développement de domaines ruraux gallo-romains, sur le modèle des villae rusticae romaines comme à Canisy, Marigny, Tessy-sur-Vire, dont les noms sont basés sur le suffixe -i-acum de localisation d'origine celtique -i-*āko- et souvent composées avec un nom de personne latin, porté par un indigène gallo-romain.

Puis, la région fut le théâtre des diverses invasions saxonnes pendant le IIIe siècle. Les Francs n'y établirent qu'un pouvoir administratif, Briovère ayant néanmoins le droit de battre de la monnaie. L'historien Claude Fauchet prétend que « le Coutentin, du temps mesme de nos rois Mérovingiens, estoit habité par les Sesnes (Saxons), pirates, et semble avoir esté abandonné par les Charliens, comme variable et trop esloigné de la correction de nos rois, aux Normands et autres escumeurs de mer… »

L'église de Sainte-Croix y fut bâtie en 300 sur les ruines dit-on d'un temple de Cérès[13].

Le christianisme se développe assez tardivement ; on ne compte que quatre évêques de Coutances avant 511. Après la mort de l'évêque Laud de Coutances, il est béatifié et fut particulièrement honoré à Briovère, qui aurait abrité son tombeau. Un pèlerinage y était effectué et la ville prit alors le nom de Saint-Laud.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

L'entrée principale de la ville.

Les Bretons dirigés par le roi Salomon, commencèrent à occuper la côte ouest du Cotentin à partir de 836. Devant leurs avancées, en août 867, Charles II le Chauve donna alors à Salomon le Comitatus Constantiensis, territoire sur lequel il n'avait guère d'influence.

En 889, les Vikings remontent la Vire et assiègent Saint-Lô. Protégée par des remparts solides construits un siècle auparavant par Charlemagne, la ville ne se rend pas. Les assaillants coupent alors l'approvisionnement en eau, ayant pour conséquence la reddition des habitants. Les Vikings massacrent les habitants, dont l'évêque de Coutances, puis rasent la ville. Le siège du diocèse transporté à Rouen. C'est seulement en 1025 que l'évêque Herbert décide de remonter les murailles de Saint-Lô et de rétablir le siège épiscopal.

La tour Beaux-Regards domine la vallée de la Vire.

Puis, sous Geoffroy de Montbray, la ville connaît un bel essor économique, profitant de l'expédition des normands en Sicile. Robert Guiscard, un proche de Geoffroy, ramena d'Apulie et de Calabre un important butin (c'est grâce à ce trésor que Geoffroy fit rebâtir en 1056 la cathédrale de Coutances). Saint-Lô est réputée pour ses orfèvreries et même Mathilde de Flandre, la femme de Guillaume le Conquérant commanda deux candélabres pour l'abbaye aux Dames. La population de la région participa à la conquête de l'Angleterre.

Henri Ier, comte du Cotentin et depuis roi d'Angleterre fit fortifier Saint-Lô en 1090. En 1091, Geoffroy de Montbray évêque de Coutances fit construire sur la rivière de Vire une écluse et des moulins.

À la mort d'Henri Ier Beauclerc en 1135, Étienne de Blois, comte de Mortain et Geoffroy d'Anjou se disputent la légitimité du royaume. Saint-Lô se range aux côtés d'Étienne mais fut prise en 1139 par l'armée des Plantagenêt en seulement trois jours. L'archevêque de Cantorbéry Thomas Becket passe à Saint-Lô et on lui dédia une église dont il ne reste aucune trace hormis le nom de la rue Saint-Thomas. En 1204, Saint-Lô se soumet à Philippe-Auguste et devient française. Pendant cette période de paix, la ville prospéra : on fit construire l'hôtel-Dieu sur les bords de la ville et une partie de l'église Notre-Dame. Saint Louis vient dans la cité à deux reprises, en 1256 et 1269. Saint-Lô est alors la troisième ville de Normandie derrière Rouen et Caen. Elle est spécialisée :

  • dans les tanneries avec l'appellation du cuir dit la vache de Saint-Lô. D'après Toustain de Billy, le seul commerce de lacets et aiguillettes de cuir se monte en 1555 à un million ;
  • dans la coutellerie : Un dicton du XVIe dit « Qui voudroit avoir bon couteau, Il faudroit aller à Saint-Lô[14] » ;
  • dans l'orfèvrerie
  • dans les textiles, un des principaux centres de France[15]. On compte plus de 2 000 tisserands[16], situés pour la plupart près de la Dollée, rivière moins puissantes que la Vire et au débit plus régulier. On importe la laine de tout le Cotentin. Une ordonnance du fixe une lisière spéciale pour les draps de Saint-Lô.

Le , le roi Jean le Bon crée un atelier monétaire mais ne reçoit le droit de frapper sous la lettre « S » qu'en 1389. En janvier 1538, la lettre « C » lui est attribuée. Les monnaies frappées à St Lô au Moyen Âge sont aussi caractérisées par un "point secret" sous la dix-neuvième lettre des légendes. La ville fut dépossédée de son titre monétaire en septembre 1693, au profit de Caen.

Du vieux Saint-Lô, il ne reste plus que quelques rues épargnées comme la rue Saint-Georges.

Puis c'est le retour des conflits avec la Guerre de Cent Ans. Geoffroy d'Harcourt, chevalier possédant des franchises dans le Nord-Cotentin, trahit le roi de France et prête hommage à Édouard III. En réaction, les barons Percy, Bacon et La Roche-Tesson sont décapités à Paris et leurs têtes seront exposées à Saint-Lô pendant deux ans. Les Anglais débarquent à Saint-Vaast-la-Hougue le puis se dirigent vers Saint-Lô le 22. Jean Froissart la décrit « la grosse ville de Saint-Leu en Constentin, ... pour le temps estoit durement riche et marchande[17] ». La ville fut alors de nouveau pillée. Puis la ville fut frappée par la grande peste en 1347.

La ville de Saint-Lô est reconquise en 1378 par Charles VI mais elle est perdue le . Dans cette période de troubles politiques, les petits seigneurs ne savent plus qui soutenir. Les Français reprennent Saint-Lô pour le compte de Charles VII le . Le roi confirmant le statut de duché de Normandie, c'est au tour du duc de Bretagne de vouloir occuper la Manche, mais Saint-Lô repousse victorieusement une attaque en 1467 en décimant une partie des troupes bretonnes enfermées par surprise dans la rue Torteron. Le , l'anneau ducal est brisé et la Normandie est définitivement intégrée au royaume de France.

Du XVIe au XXe siècle[modifier | modifier le code]

Jean-Baptiste Corot, La Vire à Saint-Lô (1850-1855), musée du Louvre.

La période de paix était de retour mais le Cotentin perdit de son importance. François Ier fut acclamé devant la porte du Neufbourg en 1532.

Au XVIe siècle, le protestantisme gagna la Manche. Saint-Lô possédait une église réformée dès 1555 et les premiers livres imprimés seront des ouvrages protestants. Les huguenots, tenant Saint-Lô et Carentan, allèrent piller Coutances en 1562 et se saisirent de l'évêque Artus de Cossé-Brissac qui fut traîné dans la ville de Saint-Lô sur un âne. Mais alors que l'édit de pacification d'Amboise avait incité la ville à se soumettre à Charles IX, en février 1574, les protestants normands firent de Saint-Lô leur quartier général. Les troupes conduites par le Maréchal de Matignon assiégèrent la ville le 1er mai, montèrent à l'assaut dix jours après et s'en emparèrent le 10 juin[18]. On compta plus de 500 morts dont le chef Colombières, seigneur de Bricqueville, mais le grand capitaine protestant Gabriel Ier de Montgomery s'échappa par la porte de la Dollée. La ville est cédée à Jacques II de Matignon qui fit construire la citadelle.

À la suite de cela, Saint-Lô perd en 1580, le siège du présidial, transféré à Coutances, capitale du bailliage[19].

La révolte des va-nu-pieds secoua un peu la région en 1636, lorsque le gouvernement voulut étendre la gabelle au Cotentin.

La région prospéra surtout dans la fabrication de bas de laine dits « d'estame ». En 1678, les reliques de Saint Laud sont ramenées à Notre-Dame. La route royale entre Paris et Cherbourg, construite vers 1761, passe à Saint-Lô, facilitant le commerce. La Révolution française de 1789 bouleversa le découpage administratif de la France et le chef-lieu du département fut temporairement fixé à Coutances entre 1794 et 1796. Saint-Lô prit le nom républicain de « Rocher de la Liberté » et un arbre fut planté sur le Champ de Mars. La ville est relativement épargnée pendant le régime de la Terreur et on ne compte que quelque heurts avec les chouans.

Seule la cheminée de la papeterie résista à l'incendie de 1930.

La période napoléonienne vit la création du Haras national (voir plus bas). En 1827, Marie-Thérèse de France, duchesse d'Angoulême, passa par Saint-Lô et elle fut frappée par la beauté du paysage. Elle projeta alors de faire venir la mer jusqu'à Saint-Lô en rendant navigable la Vire. La création du canal de Vire et Taute en 1833 permit d'établir la liaison entre Carentan et Saint-Lô. Puis, par ordonnance du 10 juillet 1835, la Vire fut classée navigable. Le baron Alfred Mosselman[20] construit un port à Saint-Lô en recrutant près de 250 détenus militaires et prisonniers espagnols. Un chantier de bateaux est créé et le trafic passe de 50 tonneaux en 1841 à plus de 132 en 1846. Mosselman lance alors des chalands et introduit sur la voie navigable la traction par les chevaux en aménageant des voies de halage. Plusieurs marchandises sont transportées mais principalement la tangue et la chaux provenant des carrières de Pont-Hébert et de Cavigny. Il fit ainsi passer la production de chaux de 1 233 tonnes en 1841 à 30 000 en 1858. En 1867, la papeterie de Valvire[21] est construite près du déversoir et fabriqua du papier d'emballage. Elle fut détruite par un incendie en 1930 et de l'usine il ne reste plus que la cheminée.

Saint-Lô fut écartée du tracé de la ligne ferroviaire Paris-Cherbourg car ses habitants, ayant peur du progrès industriel, refusèrent un tracé les reliant à Paris. Elle ne sera rattaché qu'en 1860 au réseau ferré. Au XIXe siècle, Saint-Lô, au cœur d'une riche région d'élevage, s'imposa comme une grande place pour les foires aux animaux mais la peur de la population rurale vis-à-vis de la révolution industrielle bloquait son développement. Le trafic fluvial ne vit transiter plus que 53 000 tonnes de marchandises dont seulement 6 % de denrées. On constata également une fuite dans le canal et la Vire est déclassée en 1926. La région subit un important exode rural et subit les pertes humaines de la guerre de 1870 et de la première Guerre mondiale. La papeterie de Valvire brûla dans les années trente et ne sera jamais reconstruite. La démographie du département est très négative à partir de 1850. La ville aborde la Deuxième Guerre mondiale dans une situation déclinante.

L'affaire criminelle Jean Philippe se déroule à Saint-Lô, puis est jugée par la cour d'assises de la Manche, à Coutances le 9 décembre 1940[22].

Seconde guerre mondiale[modifier | modifier le code]

L'entrée du souterrain dans les remparts.
La gare de Saint-Lô détruite.

La France est envahie en 1940 et la 7e Panzerdivision, commandée par Rommel, entre en Normandie. L'objectif étant la prise du port de Cherbourg, le centre manchois est épargné et Saint-Lô se rendra dans la nuit du . Pendant l'occupation, la statue de la Laitière normande et la statue Havin, réalisées par Arthur Le Duc sont vendues et fondues pour en faire des canons, malgré une opposition des élus locaux.

En mars 1943, les Allemands décident de creuser un souterrain sous le rocher. Pour l'heure personne n'est capable de dire quelle aurait été l'utilité de ce souterrain et de celui creusé au même moment sous l'Institut d'Agneaux. Des ouvriers issus du STO seront requis jusqu'au début de la bataille de Normandie.

Ensuite, le souterrain, en chantier, accueillera les malades de l'hôtel-Dieu situé juste en face et une partie de la population saint-loise[23]. Un soldat allemand est abattu en janvier 1944 et plusieurs Saint-Lois sont arrêtés ; cinéma, théâtre et bars sont fermés, les postes de TSF confisqués et le couvre-feu est avancé à 20 heures[24].

Pendant la libération, Saint-Lô a subi deux attaques lors de la Bataille de Normandie :

  • La première est le bombardement de la ville par les Américains dans la nuit 6 au .
  • La deuxième est le combat pour la libération de Saint-Lô le 17 juillet, au cours de la Bataille de Saint-Lô. La ville fut cette fois-ci bombardée par les allemands qui maintenaient leur position au Sud.

Voir :

Article détaillé : Bataille de Saint-Lô.

La ville sera détruite à 90 % et sera ainsi surnommée « La Capitale des Ruines ». Saint-Lô obtiendra la légion d'honneur et la Croix de guerre 1939-1945 le 2 juin 1948 avec pour citation « Chef-lieu du département de la Manche qui a su garder une entière confiance dans la destinée du pays. A subi dans la nuit du 6 au 7 juin, avec un calme héroïque, un bombardement aérien à un tel point massif que ses habitants ont pu se considérer comme citoyen de la capitale des ruines»[25]. Ces distinctions seront remises le 6 juin par le président Vincent Auriol.

Les deux communes aujourd'hui absorbées de Sainte-Croix-de-Saint-Lô et Saint-Thomas-de-Saint-Lô seront également décorées de la Croix de guerre 1939-1945 le 11 novembre 1948.

La période après-guerre[modifier | modifier le code]

Vestige de l'ancienne prison.

Détruite en quasi-totalité (97 %), Saint-Lô reçut le surnom peu enviable de Capitale des ruines, expression attribuée à Mgr Bernard Jacqueline. C'est la raison qui pousse le préfet des ruines Édouard Lebas à s'établir à Coutances. Cette Capitale des ruines est reprise par Samuel Beckett dans son texte The capital of ruins du , qu'il rédige pour la Radio Eirean, prouvant combien il reste marqué par ce qu'il a vu et fait à Saint-Lô." et "Apparemment Beckett n'a jamais prononcé lui-même ce texte à la radio[26]." pour la Radio Eireann. L'église Notre-Dame située sur les remparts porte encore aujourd'hui les stigmates des bombardements et des affrontements sanglants qui eurent lieu.

La population revient timidement dans la ville. On dénombre 180 habitants le 12 août 1944 mais les autorités américaines décident de ne pas délivrer d'autorisation de résidence et de tickets de ravitaillement. Commence un long travail de déblaiement, notamment des cadavres des habitants et des soldats, qui durera jusqu'au . Cependant, les responsables hésitèrent à reconstruire Saint-Lô ; en effet, certains avaient la volonté de laisser les ruines comme un témoignage de cité martyre et de reconstruire plus loin un nouveau Saint-Lô. La population refusa, préférant réhabiter sa ville.

Il ne reste plus beaucoup de traces des baraques en bois.

En avril 1945, le ministre de la reconstruction Raoul Dautry préconisa la construction de baraques provisoire en bois. Ces baraques sont construites grâce à la générosité des dons. Ainsi, l'association du Don suisse débloqua un crédit de 620 000 francs suisses pour construire des habitations et un centre social. Le , la Suisse offre un lingot d'or à la ville qui rapportera 649 490 francs. On compte en 1948 dix cités, parfois composées de plus de 70 maisons. Les baraques étaient livrées en kit et il suffisait de les monter sur place. Chacune avait des spécificités différentes selon leur origine (suédoise, finlandaise, suisse, française, américaine, canadienne).

La Croix-Rouge irlandaise participa à la construction d'un hôpital constitué de 25 bâtiments (situé au niveau du collège Pasteur) et débarqua 174 tonnes de matériel. L’hôpital fut inauguré le dimanche et l'équipe médicale irlandaise quitta Saint-Lô au début de janvier 1947. Cet hôpital, composé de baraques en bois, fonctionna jusqu'en 1956.

La première pierre de la reconstruction.

En 1948, il faut à présent reconstruire en dur Saint-Lô. Cela sera fait sur la base des plans conçus par l'architecte en chef de la reconstruction André Hilt (décédé en 1946), qui avait proposé de conserver la trame générale de la ville en l'adaptant aux besoins modernes. Le président Vincent Auriol pose la première pierre quatre ans tout juste après le débarquement.

L'hôpital Mémorial France - États-Unis.

Les Américains, à l'origine du bombardement, décident de construire un hôpital moderne. Les plans sont réalisés par l'architecte Paul Nelson[27], décidé à construire un bâtiment de style contemporain. Il est situé route de Villedieu. Les travaux commencent dès 1949 et sont achevés le 10 mai 1956. Une mosaïque monumentale est réalisée par Fernand Léger, qui rend hommage à la paix et à l'amitié franco-française : deux mains se tendent vers le Cotentin symbolisé par une branche de pommier en fleur.

Le 29 novembre 1949, le journaliste Frédéric Pottecher soumet l'hypothèse de ne pas déplacer la préfecture de la Manche à Saint-Lô. Il faut dire que pendant la reconstruction, celle-ci est placée temporairement à Coutances. L'ensemble de la population réagit et une pétition recueillie plus de 2 400 signatures : dans le journal le Réveil, un article cite

« Revenez donc à Saint-Lô, Monsieur! Pas pour l'enterrement, mais pour voir la préfecture, les chantiers, les plans, le cran des sinistrés. Vous verrez avec quelle ardeur les Saint-Lois sauront vous botter les fesses »

. La préfecture reviendra à Saint-Lô en 1953 dans des nouveaux locaux.

Le beffroi de la place.

Saint-Lô est reconstruit. Le style dominant est un néo-régionalisme fonctionnaliste où le béton domine. Son caractère daté et monotone sera bientôt critiqué. Si ce choix, dicté par les circonstances et les problèmes immédiats du logement des Saint-Lois, laisse des regrets aujourd'hui, il fait de Saint-Lô, à une plus petite échelle que Le Havre ou Lorient, l'un des témoignages les plus frappants de la période de la Reconstruction. Dans quelques rues subsistent des vestiges du vieux Saint-Lô : quelques maisons rue du Neufbourg, rue Croix-Canuet et Falourdel, rue Saint-Georges et Porte au Four. Cette dernière rue abrite le dernier chemin médiéval de Saint-Lô

La commune profite de l'essor économique des Trente Glorieuses et la population s'accroît de 30 % entre 1968 et 1975. On construit des quartiers d'immeubles dans le vallon de la Dollée et du val Saint-Jean. Le théâtre est, quant à lui, inauguré en 1963. La ville continue son expansion en absorbant les deux communes voisines (Sainte-Croix-de-Saint-Lô et Saint-Thomas-de-Saint-Lô).

La place de l'hôtel de ville est complètement réaménagée dans les années 1990. La ville organise à l'occasion du cinquantième anniversaire du débarquement une grande manifestation. Les bords de la Vire sont réaménagés avec la réhabilitation du chemin du halage et la création d'une plage verte, place du quai à Tangue. Une gabarre a été reconstruite et sillonne le cours d'eau, comme pour se souvenir de l'ancienne activité fluviale. En 2004, la zone champêtre du Bois-Jugan est urbanisée, avec la création d'habitations dans un cadre de préservation d'espaces verts et d'un grand centre aquatique.

Le château d'eau des Ronchettes.

Un château d'eau est construit aux Ronchettes suivant un procédé peu ordinaire pour l'époque, puisque le réservoir (ressemblant très fortement à une coupole d'OVNI) a été construit au niveau du sol, puis monté, au fur et à mesure que l'on fabriquait les anneaux composant son corps, par un système de vérins. Son élévation permet, de ce fait, un point d'implantation de réseaux de télécommunication (téléphone mobile, Wimax, radio FM)

Administration de la ville de Saint-Lô depuis 1784[modifier | modifier le code]

Pendant la Révolution[modifier | modifier le code]

Pour la période révolutionnaire, la destruction de la plupart des archives ne permet pas d’aboutir à un résultat définitif.

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
1784 juillet 1789 François Bertrand de Bacilly de la Ponterie[28]    
juillet 1789 fin 1789 Pierre Louis Denier des Fresnes[29](1751-1797)[30]    
fin 1789 novembre 1790 Jacques-Michel-François Oury de Boisval    
novembre 1790  ???? Antoine Vieillard Boismartin[31](1747-1815)   Avocat
 ???? novembre 1791 M. Dubuisson   capitaine de la milice nationale en 1789
novembre 1791 3 décembre 1792 Jacques-Michel-François Oury de Boisval    
8 janvier 1794 Antoine Vieillard Boismartin[32]    
 ???? Jacques-Michel-François Oury de Boisval    
 ???? 1799 Jean-Baptiste Antoine Bernard[33] (1815)[34]    

Empires et Restauration[modifier | modifier le code]

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
1799 1803 François-Alexandre-Léonor Le Jolis de Villiers[35] (13/07/1760-1845)[36]    
1803 1811 Louis Alexandre Félix Guillot    
1811 février 1815 Antoine Vieillard Boismartin    
1815 11 novembre 1818 Pierre Antoine Théodore Pinel de Vauval (1767 – 1848)   avocat de Saint-Sauveur-le-Vicomte
30 mars 1832 Pierre Louis Clément[37] (1776 – 1852)    
30 août 1840 Gilles Le Menuet de La Juganière (1773 – 1860)   avocat et magistrat
15 août 1843 Paul Louis Clément    
6 mars 1848 Pierre Philippe Lecardonnel (1792 – 1860)    
20 juin 1849 Paul Louis Clément    
1868 Ernest Dubois[38] (1800 – 1873)    
1868 1870 Louis Auvray[39] (1808 – 1871)   Polytechnicien

La IIIe République[modifier | modifier le code]

Liste des maires de la IIIe République
Période Identité Étiquette Qualité
1870 7 février 1874 Auguste Houssin Dumanoir[40] (1808 – 1889)   Médecin
20 mai 1888 Gustave Paul Rauline[41] (1822 – 1904)    
20 décembre 1896 Henri Amiard[42] (1841 – 1896)    
15 mai 1904 Alfred Dussaux (1848 – 1915) avoué élu de gauche  
7 avril 1907 Jules Dary (1839 - …) élu de gauche ancien négociant
10 mai 1908 René Thomas (1856 - 1937) élu de droite médecin
1915 Alfred Dussaux avoué élu de gauche  
1915 1919 Auguste Leturc (1852 – 1924)   docteur
1919 1925 Antoine Ludger[43] (mort en 1958)   vétérinaire
1925 1926 Émile Enault (1871 – 1926)   directeur du Journal de la Manche
1927 1929 Jules Herout[44]   chef de division honoraire à la Préfecture
1929 1944 Anésime Périer (1876 – 1958)   commerçant
Les données manquantes sont à compléter.

Depuis 1944[modifier | modifier le code]

En 1944, le conseil municipal est suspendu et une délégation municipale, présidée par Georges Lavalley, est chargée d’administrer provisoirement la ville.

Liste des maires successifs depuis 1944
Période Identité Étiquette Qualité
4 mai 1953 Georges Lavalley (1894 – 1959)   négociant
29 mars 1971 Henri Liébard (1909 – 1986)   ingénieur T.P.E.
31 mars 1977 Jean Patounas (1916 – 1995) RI[45] chirurgien
11 mars 1983 Bernard Dupuis (1937-) PS ingénieur agricole
24 mars 1989 Jean Patounas (cf supra) UDF-PR[46] chirurgien
15 juin 1995 Bernard Dupuis(cf supra) PS ingénieur agricole
6 avril 2014 François Digard (1948-) UMP conseiller en publicité
[47] en cours François Brière (1973-) Divers droite Professeur de droit
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 18 874 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 2],[Note 3].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
7 304 6 987 7 601 8 271 8 421 9 065 8 951 9 185 9 682
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
9 768 9 810 9 693 9 287 9 706 10 121 10 580 11 445 11 121
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
11 604 12 181 11 855 10 661 10 718 10 985 11 814 6 010 11 778
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
15 388 18 615 23 221 23 212 21 546 20 090 19 643 18 874 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[48] puis Insee à partir de 2004[49])
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramides des âges[modifier | modifier le code]

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 45,8 % d’hommes (0 à 19 ans = 16,0 %, 20 à 64 ans = 59.8 %, plus de 65 ans = 14,2 %) ;
  • 54,2 % de femmes (0 à 14 ans = 19,9 %, 20 à 64 ans = 57,3 %, plus de 65 ans = 22,8 %).
Pyramide des âges au Saint-Lô en 2007 en pourcentage[50]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
1,7 
7,3 
75 à 89 ans
12,4 
11,3 
60 à 74 ans
13,8 
21,6 
45 à 59 ans
21,2 
17,9 
30 à 44 ans
16,3 
24,3 
15 à 29 ans
22,2 
17,4 
0 à 14 ans
12,4 
Pyramide des âges dans la Manche en 2007 en pourcentage[51].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90 ans ou +
1,3 
7,6 
75 à 89 ans
11,8 
14,3 
60 à 74 ans
15,6 
21,7 
45 à 59 ans
20,1 
19,9 
30 à 44 ans
18,7 
17,3 
15 à 29 ans
15,3 
18,8 
0 à 14 ans
17,3 

Héraldique[modifier | modifier le code]

Statue de la Licorne à Saint-Lô
Blason Blasonnement :
De gueules à la licorne saillante d'argent, au chef d'azur chargé de trois fleurs de lys d'or.
Commentaires : La licorne symbolise la pureté de la Vierge Marie à laquelle la ville fut consacrée. Les fleurs de lys ont été accordées par le roi Louis XI pour remercier Saint-Lô de sa fidélité à la couronne de France.
On retrouve aussi, à la place du chef de France, un canton d'azur à l'étoile d'argent.
Blason
De gueules, à une licorne passante d'argent, à l'écusson cantonné d'azur, chargé d'un N majuscule d'or surmonté d'une étoile d'or
Pendant le Premier Empire, la ville se vit concéder cet autre blasonnement, selon Victor Adolphe Malte-Brun.
Blason
Grandes armes de la ville de Saint-Lô.

Économie[modifier | modifier le code]

Vue de Saint-Lô depuis les coteaux de la Vire

La ville, carrefour entre Caen, Cherbourg et Rennes a une vocation naturelle de place de marché au centre du bocage manchois. Ville d'artisans et de commerce, qui doit une partie de sa prospérité à son statut de préfecture, elle n'a connu qu'une industrialisation tardive et tente d'affirmer aujourd'hui sa place dans l'industrie agroalimentaire régionale. Malgré cela, le pays saint-lois est devenu l'un des bassins les moins industriels de la région. Son taux de chômage de 6,7 % cache aussi un exode des jeunes travailleurs vers la région de Caen et Rennes[52].

L'entrée en service de la Route nationale 174 a permis de désenclaver le centre Manche et de créer une nouvelle zone industrielle (ZAC Neptune).

En 2008, Saint-Lô a été équipée de fibre optique pour permettre aux entreprises et aux particuliers de disposer du très haut débit (environ 1 Gbit/s (et de 100 Mb/s pour les particuliers). Les entreprises devraient avoir accès à ce débit en septembre 2008 et les particuliers pas avant septembre 2009. Saint-Lô sera donc l'une des premières villes de France de cette taille à être équipée d’un réseau internet en fibre optique[53].

Taux d'imposition[modifier | modifier le code]

Données en % 2002 2003 2004 2005[54] 2006[54] 2007[54] 2008[54] 2009 2010
Taxe d'habitation 14,08 14,08 14,08 14,08 14,08 14,08 14,08 14,08 14,08
Ordure ménagère 08,49 08,49
Taxe foncière bâtie 17,81 17,81 17,81 17,81 17,81 17,81 17,81
Taxe foncière non bâtie 39,71 39,71 39,71 39,71 39,71 39,71 39.71
Taxe professionnelle 12,17 12,17 12,17 12,17

Industries[modifier | modifier le code]

  • Lecapitaine : fabrication de carrosseries automobiles et frigorifique, filiale de Petit Forestier - 320 employés - CA 33 M€.
  • Moulinex : l'usine Moulinex a longtemps été la plus grande usine de Saint-Lô. Lorsque le groupe fit faillite en 2004, l'usine fut filialisée SEB, et la Compagnie générale des moteurs électriques fut reprise sous le nom Euromoteurs, avec comme client unique SEB. Une partie des chaînes de production ont été démontées, revendues en Chine et réinstallées là-bas par la société Green de Gourfaleur. Le site saint-lois employait 150 employés et fabriquait des moteurs électriques de petite et moyenne puissance. Souffrant du client unique SEB, Euromoteurs a été mis en liquidation en 2007.
  • Alios, usine de production qui fabrique des cartes à puces et CEV, entreprise qui assure la gestion de transactions électroniques, regroupés au sein du même bâtiment (80 salariés) et filiales du Groupe Chèque Déjeuner. C'est l'un des acteurs majeurs du Pôle de compétitivité "Transactions électroniques sécurisées".
  • MT Verbom, entreprise spécialisée dans l'outillage de presse. Crée en 1985 sur la promenade des Ports, la société Martignoni-Traisnel se spécialise dans la production de pièce automobile, et déménage en 1990 dans la Zone de la Chevallerie. La société se rapproche en 1998 du groupe canadien Verbom et emploie 65 personnes sur le site (en 2008)[55].

Secteur tertiaire[modifier | modifier le code]

La ville de Saint-Lô est très orientée vers les services, ainsi depuis la chute de Moulinex, l'Hôpital Mémorial France États-Unis est devenu le premier employeur de la ville. Il existe beaucoup d'emplois dans les administrations liées à son statut de préfecture.

Sa situation au cœur du bocage lui permet d'accueillir des services liés historiquement à l'agriculture : On peut noter la présence d'un des sièges du Crédit Agricole de Normandie, dont la fermeture a été annoncée en juin 2010, mais également l'assureur Groupama bien visible du rond-point du Major Howie et la Mutualité Sociale Agricole.

Enfin, de nombreux commerces se sont développés le long du périphérique.

Agriculture et pôle agroalimentaire[modifier | modifier le code]

La ville accueille des activités liées à l'élevage de bovins et de chevaux. Chaque semaine, un marché aux veaux se déroulait dans le foirail installé jusqu'au 30 décembre 2008 près des Ronchettes. Il est supprimé et rattaché à partir de janvier 2009 au marché aux veaux de Torigni-sur-Vire.

La ville dispose également du Centre de Promotion de l'élevage, situé à côté du haras, qui accueille chaque année au mois d'août le concours hippique du Normandie horse show.

Le Pôle agroalimentaire a été développé depuis 1990 dans le but d'accueillir des entreprises de ce secteur, plusieurs organismes publics ou para-publics s'y sont installés :

  • Adria normandie : centre de conseil technique aux industries agroalimentaires.
  • La pépinière agroalimentaire.
  • Le Lilano : Laboratoire interprofessionnel laitier de Normandie.
  • Le Pôle de formation agroalimentaire de Saint-Lô, une extension du lycée agricole de Thère situé au Hommet-d'Arthenay.
  • L’Ardefa : Association régionale pour le développement de l’emploi et des formations dans les industries alimentaires.
  • L’atelier de rotation agroalimentaire.
  • Le parc agroalimentaire de Saint-Georges-Montcocq / Le Mesnil-Rouxelin sur lequel devaient s'implanter les Maîtres laitiers ; faute d'implantation, il reste un vaste terrain vague.

Pour l'instant, le seul succès dans le domaine agroalimentaire est la réussite de l'entreprise France Kébab[56] qui a obtenu de nombreux prix en 2007.

Les médias[modifier | modifier le code]

Studio de Tendance Ouest

Plusieurs médias régionaux sont diffusés à Saint-Lô et disposent d’une agence.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Collège Louis Pasteur
École Raymond Brulé

La ville de Saint-Lô relève de l'académie de Caen[57].

Cycle Établissement public Établissement privé
Écoles * École primaire de l'Aurore
* École primaire Raymond Brulé
* École primaire Calmette et Guérin
* École primaire Jules Verne
* École primaire Jules Ferry
* Écoles maternelle et primaire Gendrin
* Groupe scolaire de l'Yser
* École Sainte Jeanne d'Arc (Interparoissiale)
* École Sainte Geneviève (Bon-Sauveur)
Collèges * Collège Georges Lavalley : 371 élèves[58]
* Collège Louis Pasteur : 458 élèves[59]
* Collège du Bon-Sauveur
* Collège interparoissial
Lycée * Lycée Pierre et Marie Curie : 903 élèves[60]
* Lycée Urbain Le Verrier : 803 élèves[61]
* Lycée Camille Corot : 347 élèves[62]
* Lycée Bon Sauveur
Supérieur Conservatoire National des Arts et Métiers
* École nationale industrie laitière hall technologique
* École de Gestion et de commerce
* École supérieure des cadres de l'agroalimentaire
* ESIX Normandie
* Institut de formation en soins infirmiers
* IUFM
* IUT

Institut universitaire de technologie[modifier | modifier le code]

Antenne saint-loise de l'IUT

Le site de Saint-Lô est une composante de l'IUT Cherbourg Manche qui propose les formations suivantes :

Une partie du Groupe FIM, organisme de formation des CCI du Centre Sud-Manche et celle de Cherbourg.

L'École de gestion et commerce[modifier | modifier le code]

L'École de gestion et commerce de Saint-Lô a été créée en 1988 sous l'égide du groupe FIM et est actuellement dirigée par Yves Ricolleau. Membre du réseau national des EGC, l'école propose une formation post-bac de 3 ans de responsable en marketing, commercialisation et gestion. Elle accueille annuellement une quarantaine de nouveaux élèves.

Les garnisons[modifier | modifier le code]

Caserne Bellevue

Saint-Lô fut le lieu de différentes garnisons dans la caserne Bellevue :

La culture à Saint-Lô[modifier | modifier le code]

Lieux[modifier | modifier le code]

Théâtre Roger Ferdinand
Cinémoviking
  • Centre culturel Jean Lurçat : médiathèque, musée des beaux-arts, auditorium, école de dessin et maison des associations.
  • École de musique municipale
  • Théâtre Roger Ferdinand
  • Le Normandy : salle de concerts Musique Actuelles
  • Lieu Pluri-artistique Art Plume au vallon de la Dollée
  • Cinéma Cinémoviking, Esplanade Jean Grémillon
Le cinéma Cinémoviking a ouvert le  ; c'est le premier cinéma de Basse-Normandie à proposer des films en 3D[64].

Événements[modifier | modifier le code]

Fête de la musique 2013 à Saint-Lô
Normandy horse show
  • Festival culture asiatique et manga (en février)
  • Salon de l'habitat : Parc des expos (fin février)
  • Les Hétéroclites (en juin) : théâtre de rue, acrobatie, musique, dans l'ambiance bucolique du vallon de la Dollée.
  • Fête de la Vire : la Plage verte (dernier week-end de juin)
  • Fête de la Musique avec le Tendance Live Show organisée par Tendance Ouest
  • Festival d'échecs (début juillet)
  • Critérium des Remparts de Saint-Lô : Pourtour de l'Enclos (Dernier mercredi de juillet)
  • Les Jeudis du haras : Haras de Saint-Lô (juillet et août)
  • Le Normandy horse show : Complexe équin (août)
  • Foire aux Croûtes et à la brocante : Centre-ville (en septembre) : exposition et vente de tableaux d'artistes locaux et vide-grenier
  • Polyfollia : festival de chant choral (octobre, 1 année sur 2)
  • Challenges de la ville de Saint-Lô de tir (carabine, pistolet et arbalète field) organisés chaque année par le Tir Sportif Saint-Lois salle Saint Ghislain, rue de l'Exode, le deuxième week end d'octobre
  • Foire de Saint-Lô : Parc des expos (octobre)
  • Concours national d'étalons (octobre)
  • Les Rendez-vous soniques (en novembre) : festival de musique

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Naissances[modifier | modifier le code]

Autres[modifier | modifier le code]

« Vire will wind in other shadows « Les méandres de la Vire charrieront d'autres ombres
Unborn though the bright ways tremble à venir qui vacillent encore dans la lumière des chemins
And the old mind ghost-forsaken et le vieux crâne vidé de ses spectres
Sink into its havoc » se noiera dans son propre chaos »

Sports[modifier | modifier le code]

Disciplines sportives[modifier | modifier le code]

Stade Louis Villemer

Équipements[modifier | modifier le code]

Centre aquatique
  • Complexe sportif de Saint-Ghislain (ancienne piscine couverte rue de l'Exode) :
  • Gymnase André Guilbert - Maréchal Juin
  • Salle de gymnastique du Bois Ardent & Dojo Alain Crépieux - Place Georges Pompidou
  • Salle de tennis de table - rue du Mesnilcroc
  • Complexe de la Vaucelle : Stade Jean Berthelem - Base de Canoë Kayak
  • Stade Louis Villemer - Ronchettes : Terrain de Foot
  • Stade de L’Aurore - Ronchettes : Terrain de Rugby
  • Centre Sportif Fernand Beaufils - Champs de Mars: salle de Basket, salle d'escrime
  • Centre aquatique - Bois Jugan, ouvert depuis . Il comporte un bassin sportif de 25m, à fond mobile permettant de régler la profondeur, un bassin loisir (rivière sauvage, banquette massante…), une pataugeoire, un bassin extérieur ouvert toute l'année et un espace forme (bain froid, jaccuzi, hammam, salle de sport, douche massante).
  • Courts de Tennis du Mémorial Tennis Club - Centre hospitalier mémorial France - États-Unis
  • Centre équestre de la Gourmette Saint-Loise
  • Squash - Bois Jugan (près du centre aquatique)
  • Golf Compact - Bois Jugan
  • Terrain de Tir à l'arc - Rue Valvire (tout au bout)
  • Terrain de baseball

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L'église Notre-Dame[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Église Notre-Dame de Saint-Lô.
Vue d'ensemble de l'église

L'église Notre-Dame de Saint-Lô est un monument de style gothique érigé sur quatre siècles à partir de la fin du XIIIe. Elle est située dans l'enclos entouré des remparts et est inscrite sur le registre des monuments historiques dès 1840. Sa chaire extérieure fut remarquée et dessinée par Victor Hugo, qu'il qualifia dans une lettre adressée à Adèle Foucher d'« unique ».

Le bâtiment subit de lourdes destructions pendant la Seconde Guerre mondiale. Si les vitraux, toujours présents car déposés pendant la guerre, ont été sauvés, la nef fut éventrée à la suite de l'effondrement de la tour Nord bombardée par l'artillerie allemande. Au lieu de reconstruire à l'identique, l'architecte des Monuments historiques décida de construire une façade en schiste vert afin de mettre en valeur la cicatrice laissée par la guerre.

L'église Sainte-Croix[modifier | modifier le code]

Église Sainte-Croix
Article détaillé : Église Sainte-Croix de Saint-Lô.

L'église abbatiale Sainte-Croix, construite au XIIIe siècle, a été profondément remaniée par ses rénovations successives, notamment au XIXe siècle. Lors de la seconde guerre mondiale, le clocher (situé latéralement) s'est effondré et c'est sur ses ruines qu'on a déposé le corps du major Howie (en) ; un nouveau clocher a été reconstruit en 1957 sur le parvis dans un style moderne.

Sur la place de l'église est érigé le monument départemental à la mémoire des victimes de la guerre d'Algérie et d'Indochine, inauguré en 2005.

Cimetière de Saint-Lô[modifier | modifier le code]

Le cimetière de Saint-Lô est située entre l'église Saint-Croix et le Haras, au niveau de la route de Lison.

Le cimetière est très marqué par la seconde guerre mondiale en abritant le carré des victimes civiles du bombardement de 1944 et également le mausolée de la famille Blanchet ou le major Glover S. Johns Junior installa le premier poste de commandement avant de libérer la ville.

On trouve encore le caveau du général de la Révolution française Dagobert. On remarquera également la statue représentant une Pleureuse, sculpture en bronze de Cabet, élève de F. Rude, qui présente les traces d'éclats d'obus

Autres édifices[modifier | modifier le code]

Temple protestant

La paroisse de Saint-Lô comptent d'autres édifices catholiques :

  • L'église Saint Jean-Eudes situé au Val Saint-Jean
  • La chapelle de l'hôpital Mémorial
  • La chapelle de la clinique Saint Jean
  • La chapelle de l'hôpital psychiatrique du Bon-Sauveur
  • La chapelle Jean XXIII dans le quartier de la Dollée

La ville compte également un temple protestant de l'Église réformée de France. Il fut construit par l'architecte Verrey avec le verrier Max Ingrand et fut inauguré le 23 octobre 1955.

Patrimoine civils historiques[modifier | modifier le code]

Carte postale de la Maison-Dieu, détruite en 1944

Plusieurs sites sont inscrits aux monuments historiques[67]

  • La chapelle Madeleine (voir sous-section).
  • Le château de la Vaucelle (voir sous-section), inscrit le 11 juillet 1975.
  • L'église Notre-Dame (voir sous-section), inscrite en 1840, comporte dix objets inscrits au titre des objets classés aux monuments historiques.
  • Église Sainte-Croix (voir sous-section).
  • Haras national et son parc (voir sous-section), inscrits le 18 février 1993.
  • Le pavillon et le vestibule de l'hôpital Mémorial France-États-Unis.
  • Manoir de Bosdel, époque de construction XVIe et XVIIIe siècles, inscrit aux monuments historiques le 1er avril 1946.
  • Les vestiges des remparts (voir sous-section) inscrits le 12 décembre 1945 mais la rue de la poterne et la place des Beaux-Regards avaient été inscrits dès le 22 octobre 1937.

La Maison-Dieu (à ne pas confondre avec l'hôtel-Dieu) située en face de l'église et construite dans la 2e moitié du XVe siècle fut rasée lors des bombardements de 1944. Cette construction bourgeoise présentait une façade à colombage avec des encorbellements et des sculptures[68]. Une autre maison, dite du Poids Royal, située à la quarte au 11 rue Thiers dans l'enclos avait été inscrite aux monuments historiques le 3 octobre 1929[69], elle aussi détruite.

Les remparts[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Remparts de Saint-Lô.

Des remparts subsistent sur trois des quatre côtés de l'Enclos. Côté sud, le désastre de 1944 a eu l'effet paradoxal d'en dégager la base où avaient poussé des maisons, rue du Torteron. La tour des Beaux-Regards, qui offre un panorama sur la Vire au sud-ouest et la tour de la Poudrière, impressionnant vestige militaire, sont les deux éléments les plus remarquables des remparts.

Le Haras national[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Haras de Saint-Lô.
Le haras de Saint-Lô

En 1806, Napoléon Ier dote Saint-Lô d'un dépôt d'étalon par le décret impérial du 4 juillet 1806[70]. Dès son origine, le dépôt fut installé sur des bâtiments et terrains désaffectés de l'ancienne abbaye Sainte-Croix (3 ha d'abord loués puis possédés à partir du 22 septembre 1807). Le haras recruta alors des reproducteurs issus du Haras du Pin. En 1826, le dépôt de remonte militaire s'installe dans les locaux que le Haras lui cède ; la plupart des étalons quittent le haras pour fournir la cavalerie Le 28 mai 1874, la loi Boscher permet de surveiller les dotations des régiments et permet de doter le haras de plus de 230 chevaux. Le 28 juin 1881, le conseil municipal décide de transférer le haras au bord de la route de Bayeux.

Ainsi, les bâtiments actuels de haras datent de 1884 (pose de la première pierre le 11 juin 1884) et le transfert est fini trois ans plus tard. Lors de la Première Guerre mondiale, cinq juments sur six seront réquisitionnées, mais aucun étalon. Les palefreniers combattirent au front et des prisonniers allemands creusèrent un étang.

En 1939, le vieux haras hébergea l'effectif du Haras de Strasbourg (40 étalons et personnel) au moment de la percée allemande. Puis, en 1944, cinquante chevaux furent tués par les bombardements et d'autres étalons furent dérobés par les soldats allemands en fuite[71]. Le vieux haras fut détruit et réclamé par la ville ; ainsi, ne subsiste que la rue du même nom et le bâtiment du Normandy qui était auparavant le manège de l'ancien haras. Le nouveau haras fut reconstruit ; le général de Gaulle offrit au sultan du Maroc Bois de Rose, un pur-sang anglais stationnant depuis deux ans au haras. Puis le haras se développa progressivement dans le domaine de la reproduction, en investissant dans un centre d'insémination artificielle, un centre de congélation de semence et une unité de transfert d'embryon. Ainsi, la circonscription de Saint-Lô a la plus forte densité d'élevage des dépôts de France.

Le château de la Vaucelle[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Château de la Vaucelle.
Le château de la Vaucelle

Situé au bord de la Vire, le château appartient aux descendants du mémorialiste saint-lois du XVIIe siècle Luc Duchemin. La chapelle Sainte-Pernelle est l'œuvre d'un seigneur de la Vaucelle Jean Boucart, confesseur de Louis XI et fondateur de la bibliothèque paroissiale de Saint-Lô qui fut pour l'époque la deuxième bibliothèque de Normandie par son importance.

Trois rois résidèrent à la Vaucelle : Édouard III en 1346, au début de la guerre de Cent Ans car le roi trouvait la ville non sûre, François Ier lors de sa visite en 1532 et Charles IX.

Le pigeonnier et le mur à créneaux nord sont recensés comme éléments protégés.

Musées[modifier | modifier le code]

Le musée des Beaux-Arts[modifier | modifier le code]

Rotonde des tapisseries des amours de Gombaut et Macé
Article détaillé : Musée des Beaux-Arts de Saint-Lô.

Construit par l'architecte Eugène Leseney, le Centre culturel Jean Lurçat est situé sur la place du Champ de mars, en face de l'église Sainte-Croix.

Il abrite depuis 1989 le musée des Beaux-Arts où l'on retrouve les collections de la ville : des écrits et croquis de Jean Follain, toiles de Corot, Guillaume Fouace, Eugène Boudin. Est exposée également la tenture des Amours de Gombault et Macée (XVIe), composée de huit tapisseries provenant des Ateliers de Bruges[72] dont l'une traite le thème du Lai d'Aristote.

Le musée du bocage normand[modifier | modifier le code]

Musée du Boisjugan

La ferme de Boisjugan est une ferme du XVIIe siècle qui fut en activité jusqu'en 1970.

Convertie en musée, elle retrace l'histoire et l'ethnographie de l'agriculture dans le bocage normand depuis le XVIIIe en présentant les pratiques agricoles, l'élevage du cheval et de la vache. Les lieux typiques y sont reconstruits (atelier, écurie, étable, beurrerie)[73].

La chapelle Madeleine[modifier | modifier le code]

Le Mémorial de la Madeleine

La chapelle Madeleine est située juste à côté du haras national, sur la route de Bayeux. Elle est le vestige d'une ancienne léproserie du XIVe siècle. Elle fut classée monument historique le et fut restaurée entre 1988 et 1994.

Un mémorial est inauguré en mai 1995 en l'honneur des soldats des 29e et 35e qui ont libéré Saint-Lô en 1944. Des photos, des plaques commémoratives, des tableaux et des drapeaux y sont exposés[74].

Autres lieux remarquables[modifier | modifier le code]

La place de la mairie[modifier | modifier le code]

La Laitière normande d'Arthur Le Duc.
La Laitière normande de Louis Derbré d'après Arthur Le Duc.

Remaniée en 1990, la place est toute en bitume noir éclairé par des spots au sol. La nuit elle ressemble à une piste d'aéroport.

On peut apercevoir en haut de la place la statue de la laitière ou Femme d'Isigny[75]. Arthur Le Duc (1848 - 1918) présente en 1887 le plâtre d'une statue, une femme normande marquée par le travail difficile de la terre, sa canne à lait (récipient typique de Normandie[76]) sur l'épaule. Quelques années plus tard, le bronze arrive à Saint-Lô. Il est posé sur un socle rond, entouré d'un bassin, sur la place des Beaux-Regards devant l'église Notre-Dame. Elle déménagea un peu plus loin lorsqu'on installa le Poilu de la Grande Guerre. Puis, elle fut déboulonnée et fondue le 8 février 1942 par les Allemands pour en récupérer le bronze pour l'industrie d'armement. En janvier 1984, André Leplanquais, un commerçant saint-lois, souhaita créer une nouvelle réplique de cette statue. Une collecte de fonds suscita des dons importants de la part des habitants. Une fois l'argent réuni, le sculpteur Louis Derbré célèbre sculpteur d'Ernée (Mayenne) façonna une nouvelle statue d'après des plans originaux. Plusieurs fois déplacée, on peut la retrouver près des escaliers de la place. Le socle et le bassin en granit sont d'origine.

La fontaine Havin[77] créée également par Arthur Le Duc en 1887[78] était situé près du musée de Saint-Lô ; la statue fut elle aussi fondue par les Allemands mais aucune réplique n'a été créée.

Juste à côté se trouve la porte de la prison, vestiges des bombardements de 1944. Une urne contenant des cendres de déportés est placée au pied de celle-ci. Mémorial en l'honneur des victimes de la répression nazie, elle est devenue le monument départemental de la Résistance.

On peut également observer sur la place le beffroi qui semble jaillir du cœur de la cité. Construit en 1954, on y faisait autrefois sécher les tuyaux des pompiers. Rénové plusieurs fois depuis 1990, il est le symbole de la reconstruction de la ville. Une girouette en forme de Licorne et une table d'orientation se trouvent au sommet duquel on peut admirer toute la région. Auparavant ouvert au public par l'office de tourisme, son accès est désormais interdit.

L'écureuil de la Caisse d'épargne[modifier | modifier le code]

On peut apercevoir à Saint-Lô une statue en granit représentant un écureuil, qui est le logo du Groupe Caisse d'épargne ; celui-ci est visible dans la rue St-Thomas. Ce qui peut paraître incongru, c'est qu'il n'y a pas de banque de cette enseigne à proximité.

En fait, la banque avait bien un guichet juste en face mais celle-ci a déménagé dans les années 1990. Il s'est alors posé la question de garder ou pas cette statue à vocation publicitaire. Les saint-lois étaient attachés à l'écureuil et il fut finalement décidé de le laisser à cet endroit.

Les quartiers[modifier | modifier le code]

quartier du Val Saint-Jean en restructuration (mars 2010)

La ville de Saint-Lô se compose de beaucoup de quartiers :

  • Le Val Saint-Jean, composé en majorité d'immeubles et de tours d'appartements ;
  • L'Aurore composée en majorité de maisons individuelles et de logements sociaux. On peut y découvrir, rue des Sycomores, l'école ouverte de l'Aurore. Cet ensemble d'architecture moderne est une œuvre d'Eugène Leseney.
  • Le Bois Ardent - Le Bois Jugan : situés sur le côté sud de la ville, ces 2 quartiers comportent des espaces de loisirs (piscine, golf urbain, squash…) ainsi que des espaces de service (service de l'emploi, maison de retraite) et une ZAC ;
  • La Dollée composée en majorité d'un grand nombre d'immeubles collectifs sociaux et privés ;
  • La Ferronnière ;
  • L'enclos, centre historique de la ville à l'intérieur des remparts avec son centre administratif préfectoral.

Parcs et espaces verts[modifier | modifier le code]

La commune est une ville fleurie ayant obtenu trois fleurs au concours des villes et villages fleuris[79].

  • Le jardin public : il est situé dans l'Enclos, entre la tour des Beaux-Regards et la cité administrative. Le point de vue est imprenable sur la Vire et la rue Torteron.
  • La plage verte : espace vert créé en 2001 sur une partie de l'ancien quai à tangue aux abords de la Vire, entre les remparts et la gare. La passerelle moderne Henri Liébard relie les deux rives du fleuve côtier à peu près à l'emplacement de l'ancienne qui avait été détruite lors des bombardements de juin 1944.
    C'est aussi le cadre de la fête de la Vire qui a lieu chaque année le dernier week-end de juin.
    Il permet aussi l'accès aux embarcadères pour le tourisme fluvial.
  • Les îles de la Vire : l'île Lebroussois et l'île Moselman sont séparées par le déversoir. Un arboretum a été planté au pied de la cheminée en brique, seul vestige de la papeterie qui a brûlé dans les années 1930.
  • Le chemin de halage : entre la gare et le pont du Rocreuil, de nombreux Saint-Lois s'y promènent, font leur jogging et du vélo. On peut y apercevoir le château de la Vaucelle.
  • Le vallon de la Dollée: au pied de la route de Lison, on y trouve un bief et un moulin à aube ainsi qu'un parcours santé. C'est également le cadre du festival des "hétéroclites".
  • Le Parc urbain de Boisjugan : espace vert de liaison entre les nouveaux lotissements qui le jouxtent et les anciens terrains agricoles propriété de la Ville qui bordent la rocade Sud. Cet ensemble paysager d'une superficie de 12 hectares est situé en arrière du musée du Bocage normand, du Centre aquatique et à proximité immédiate du terrain de golf. Il comprend des espaces verts aménagés avec pièces d'eau et zones humides, traversés par des allées minérales donnant sur d'anciens chemins d'exploitation, le tout exclusivement réservé aux promeneurs. On y trouve aussi un espace jeux pour enfants et un parcours de santé.
  • Le village du Hutrel : au milieu du bocage saint-lois, Le Hutrel et sa place accueille la fête du village chaque année le jeudi de l'Ascension.
  • Parc du Haras de Saint-Lô : parc et jardins protégés au titre des monuments historiques le [80]

La ville possède également deux arbres classé remarquables selon le CAUE 50

Jumelages, parrainage[modifier | modifier le code]

La ville de Saint-Lô est jumelée avec[81] :

Saint-Lô est marraine du patrouilleur La Tapageuse[82], patrouilleur de la Marine nationale française de classe P400 destinés aux tâches de protection des zones économiques exclusives ou de service public.

Philatélie[modifier | modifier le code]

  • Un timbre français représentant les armoiries de la ville fut émis le 17 décembre 1966, cette émission est la sixième des Armoiries de villes. Son pouvoir d'affranchissement est de 20 centimes. Il a été dessiné par Mireille Louis[83].

Saint-Lô comme nom[modifier | modifier le code]

Porte-avions américain St. Lo[modifier | modifier le code]

L'US Navy rebaptisa l'un de ses porte-avions l'USS St. Lo le 10 octobre 1944, en mémoire de la dure bataille qui venait de se dérouler dans la ville. Cela ne portera pas chance au navire qui sera le premier bâtiment de guerre d'importance coulé par une attaque kamikaze japonaise, 15 jours plus tard, le 25 octobre 1944 pendant la bataille du golfe de Leyte.

Cargo Saint-Lô[modifier | modifier le code]

  • Construit en 1943 à Los-Angeles[84]
  • Mis à flot en 1947 et livré au gouvernement français pour le compte de la Compagnie Générale Transatlantique
  • Revendu en 1963 puis en 1967
  • Démoli en 1969

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2011.
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Le Petit Robert 2 vol. (1987)
  2. L'expression « Capitale des Ruines » est attribuée à Mgr Bernard Jacqueline, ancien nonce apostolique et historien érudit. Elle fut reprise par Samuel Beckett dans son texte The Capital of Ruins du 10 juin 1946
  3. Distances routières les plus courtes selon Viamichelin.fr
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, « Notice communale - Sainte-Croix-de-Saint-Lô », École des Hautes Études en Sciences Sociales (EHESS) (consulté le 9 mars 2010)
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, « Notice communale - Saint-Thomas-de-Saint-Lô », École des Hautes Études en Sciences Sociales (EHESS) (consulté le 9 mars 2010)
  6. « Géoportail (IGN), couche « Limites Administratives » activée »
  7. climat de la Manche sur le site de Météo-France
  8. [PDF]évolution du trafic routier de la Manche
  9. http://www.lamanchelibre.fr/actualite-20463-bientot-plus-train-entre-saint-lo-et-paris.html
  10. « Site du Vélorail de la vallée de la Vire - Circuit » (consulté le 9 mars 2010)
  11. infrastructures de la Manche
  12. Jules César, Commentaires sur la Guerre des Gaules, III, 17.
  13. Annuaire du département de la Manche, 12e année, 1840, p 275.
  14. Antoine Le Roux de Lincy, Le livre des proverbes français précédé de recherches historiques sur le proverbes français…, 1859, p. 392.
  15. http://books.google.fr/books?id=j3kUAQAAMAAJ&pg=PA512 Lettres patentes de Louis XI, Tours, le 11 novembre 1479, Lettres concernant les marchands drapiers
  16. article de Bernard Ruault publié dans La Manche libre du
  17. [PDF]Chroniques de Jean Froissard, p165
  18. Société d'Agriculture, d'Archéologie et d'Histoire Naturelle du Département de la Manche, Notices, mémoires et documents, Volumes 1, éditions Jacqueline, 1857
  19. Édouard Lepingard, « Une page de l'histoire de Saint-Lô », Annuaire du Département de la Manche, 1866
  20. Ingénieur et administrateur de la « Société de la Vieille Montagne », le baron Mosselman quitta Paris en 1837 et reprit la concession du canal de la Vire en 1838 en créant la Société des canaux de la Manche. Il devient ensuite gérant en 1846 de la "A. Mosselman&Cie". Aujourd'hui, une des deux îles sur la Vire à Saint-Lô porte son nom
  21. Panneau informatif disposé devant la cheminée
  22. Jean-François Miniac, Les Nouvelles Affaires criminelles de la Manche, de Borée, Paris, 2012.
  23. plaquette informative Itinéraire de la Libération de Saint-Lô p. 5
  24. Source M. Mignon Jean, Saint-Lô
  25. Le Reveil, n°137
  26. in Knowlson James, Beckett, Paris : Solin, Actes Sud, 1999, trad : Bonis Oristelle, p. 451 et 969
  27. L’hôpital Mémorial France États-Unis de Saint-Lô (1956) : le premier hôpital en hauteur moderne de France
  28. issu d’une famille anoblie en 1698, il reçut Louis XVI à Saint-Lô en 1786
  29. Il fut d'abord conseiller du Roi et lieutenant particulier assesseur criminel au Bailliage de Saint-Lô. Puis il faut maire de Saint-Lô et commissaire du Directoire exécutif pour les tribunaux du département.
  30. Journal de L.A. Lecarpentier Delavallée, n° 49
  31. avocat réputé et dramaturge, il ramène la régularité dans les finances de la ville et fait établir le Champ de Mars et la Place des Beaux-Regards
  32. il est révoqué en 1794 pour avoir porté le deuil à la mort de Louis XVI
  33. Il fut membre de l’administration du département en 1791 puis premier avocat du roi au bailliage. Il fut également membre du conseil du département en novembre 1792, donna sa démission pour cause d’incompatibilité et suspendu en septembre 1793 pour cause de fédéralisme
  34. Journal de L.A. Lecarpentier Delavallée, n° 275
  35. officier et moraliste, il connut Napoléon en Corse. La ville étant endettée, il fit donc de nombreuses réformes et rétablit en peu de temps la balance économique. Le Conseil municipal vota des fonds destinés à l'aménagement de son cabinet de travail, mais celui-ci décida d'employer cet argent pour paver l’emplacement de la poissonnerie. Il fut par la suite député de 1817 à 1824.
  36. J. Travers, Ann. Manche, 1846, p. 486
  37. avocat au Parlement de Paris, il devient administrateur du département en 1796 puis secrétaire général de la Préfecture de 1800 à 1814. il sera député de la Manche pendant les Cent-Jours ; il s’attache à embellir la ville (rampe des Beaux-Regards, Palais de Justice, travaux d’urbanisme).
  38. ancien inspecteur départemental des établissements de bienfaisance à Saint-Lô et beau-père d’Octave Feuillet.
  39. il fut négociant en bois à Saint-Lô et président du tribunal de commerce ; il sera élu député de 1869 à 1870.
  40. fut conseiller de Marigny entre 1846 et 1852 puis de Saint-Lô jusqu'en 1889.
  41. il sera, entre autres, député bonapartiste de 1876 à 1904 et vice-président de la Société d’agriculture
  42. Élu de gauche, il fut également sous-préfet de Cherbourg en 1870 puis préfet de la Creuse en 1971.
  43. il quitte Saint-Lô en 1922 pour Paris, laissant l'intérim au Dr. Lavoix.
  44. démissionnaire pour raisons de santé.
  45. Michel KOEBEL, Le recours à la jeunesse dans l'espace politique local
  46. atlaspol.com/NR/chronomanche.htm
  47. « Municipales à Saint-Lô. Installé maire François Brière nomme 9 adjoints », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 11 avril 2014)
  48. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  49. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  50. « Évolution et structure de la population à Saint-Lô en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 02 décembre 2011)
  51. Pyramide des âges de la Manche en 2007 sur le site de l’Insee. Consulté le 04/07/2010.
  52. « Le Saint-Lois se cherche un avenir » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?) sur Le Point
  53. Ouest-France n°19429 du jeudi 31 juillet 2008, édition Saint-Lô Coutances, page Saint-Lô.
  54. a, b, c et d [PDF] Procès-verbal du Conseil municipal du 27 mars 2009
  55. Renault et Peugeot se fournissent à Saint-Lô
  56. France Kebab crée des emplois mais pas d'usine dans Ouest-France
  57. [PDF] Annuaire des établissements issus de l'académie de Caen, pages 43 à 45.
  58. http://www.ac-caen.fr/fichetab/0500094F.pdf
  59. http://www.ac-caen.fr/fichetab/0500095G.pdf
  60. http://www.ac-caen.fr/fichetab/0501219D.pdf et http://www.ac-caen.fr/fichetab/0500066A.pdf
  61. http://www.ac-caen.fr/fichetab/0500065Z.pdf
  62. http://www.ac-caen.fr/fichetab/0501860A.pdf
  63. « Site des Troupes de Marine - 1er Régiment d'Infanterie de Marine » (consulté le 16 novembre 2010)
  64. « Premières séances au Cinémoviking - Saint-Lô » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), Ouest-France, 2 avril 2009, version de l'article sur saint-lo.maville.com
  65. site officiel du NHS
  66. site de la team Dessoude
  67. Site du ministère de la culture
  68. Une visite de Saint-Lô avec un guide d'avant-guerre
  69. « Maison », base Mérimée, ministère français de la Culture
  70. « pôle hippique Saint-Lô » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?) sur le site officiel des haras nationaux
  71. "Le haras national de Saint-Lô, l'univers d'un patrimoine normand", publié en 1996
  72. Plaquette informative "Les Amis des Musées et la ville de Saint-Lô" publiée en 2006 par l'office du tourisme de Saint-Lô.
  73. plaquette informative "Musée du Bocage Normand; redécouvrez le bocage" publiée en 2006 par l'office du tourisme de Saint-Lô
  74. Plaquette informative Itinéraire de la Libération, 15 sites à découvrir publiée en 2006 par l'office du tourisme de Saint-Lô
  75. "La laitière normande, une histoire bouleversé", plaquette informative publiée en 2006
  76. « canne à lait », sur http://www.culture.gouv.fr/ (consulté le 24 août 2011)
  77. Monument à Havin, ou La Presse guide l’Enfance à la Vérité
  78. « Notice no AR502239 », base Arcade, ministère français de la Culture
  79. Source : Villes et Villages Fleuris
  80. http://www.parcsetjardins.fr/docs/data/actualites/documents/Liste-jardins-proteges.pdf Liste des jardins protégés du site du gouvernement français de la Culture, consulté le
  81. Jumelages
  82. Patrouilleur La Tapageuse
  83. Le blason de Saint Lô sur phil-ouest.com
  84. cargo Saint-Lo

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Adresse de plusieurs membres du Clergé de Saint-Lô, à l'Assemblée Nationale. Lue dans la Séance du 13 juillet au soir, Paris. Baudouin. 1790
  • Ballade en clichés : Saint-Lô court sur un siècle, Guilberville, Le cyprès penché, 2001
  • Jean Barbaroux, Images de Saint-Lô, Saint-Lô, P. Gobet, 1972
  • Jean Barbaroux, Henri Baude, Les Tapisseries des amours de Gombault et de Macée, du Musée de Saint-Lô, Saint-Lô, Édition privée, chez l'auteur 1962
  • Andrée Leduc, Martine Bekaert, Relevé des mariages de la paroisse de Saint-Lô de Rouen : table filiative, Rouen, Cercle généalogique Rouen Seine-Maritime, 1996
  • Abbé Bernard, Histoire de la ville de Saint-Lô et de ses environs, Saint-Lô, R. Jacqueline, 1953
  • Document utilisé pour la rédaction de l’article René Toustain de Billy, Mémoires sur l'histoire du Cotentin et de ses villes: villes de Saint-Lô et de Carentan, Saint-Lô, F. Le Tual, 1812
  • Jean-Yves Boscher, La Tenture des amours de Gombaut et Macée au musée de Saint-Lô, Saint-Lô, Jacqueline, 1970
  • Jean Bouin, Observation de l'éclipse de lune du 3 février 1757 faite à Rouen au prieuré de Saint-Lô, Paris, Imprimerie Royale, 1763
  • Phillippe Cailleux, Trois paroisses de Rouen, XIIIe XV e siècle (Saint-Lô, Notre-Dame-la-Ronde et Saint-Herbland) étude de topographie et d'urbanisme, Thèse de doctorat, Lille, A.N.R.T, Université de Lille III, Université de Paris IV, Paris-Sorbonne, 1998
  • Catalogue du manuscrit des heures de Saint-Lô de Rouen et de livres et manuscrits rares, le manuscrit des heures de Saint-Lô provenant de feu M. Lebrument, Paris, Lib. Bachelin-Deflorenne, 1869
  • Catalogue général des manuscrits des bibliothèques publiques de France. Tome X, Départements. Avranches, Coutances, Valognes, Cherbourg, Bayeux, Condé-sur-Noireau, Falaise, Flers, Domfront, Argentan, Lisieux, Honfleur, Saint-Lô, Mortain, Chapitre de Bayeux, Pont-Audemer, Vire, Paris, Plon, 1889
  • Document utilisé pour la rédaction de l’article Chambre économique de Saint-Lô, Saint-Lô, Les secrets de la Licorne, 1988, (ISBN 2-95002616-1-2)
  • A. Claudin, Les Origines de l'imprimerie à Saint-Lô en Normandie, Paris, A. Claudin, 1894
  • R. Le Clerc, Histoire du Bon Sauveur de Saint-Lô, Coutances, Imprimerie Notre-Dame, 1930
  • Gilles Plum, Pascal Corbierre, Saint-Lô : la reconstruction, Manche, Saint-Lô, Inventaire général des monuments et richesses artistiques de la France, 1994
  • Dominique Cliquet, François Fichet de Clairfontaine F. et Cyril Marcigny (dir.), 2000 – 5000 ans d’histoire aux portes de Saint-Lô, Archéologie préventive et aménagement du territoire, catalogue de l’exposition de Saint-Lô (Manche), Archives départementales de la Manche, Conseil Général de la Manche, Saint-Lô, 64 p.
  • Stéphane Corbin, La vie associative à Saint-Lô : l'autre reconstruction, Paris, L’Harmattan, 2003
  • François Dilasser, Jean-Pierre Le Dantec, Arthotèque de Caen, Musée de Saint-Lô, Musée de Valenciennes, Musée de l'Abbaye Sainte-Croix des Sables d'Olonne, Cognac, Le temps qu'il fait, 1996
  • Auguste Davodet, Quelques notes sur le « Corot » du Musée de Saint-Lô, Saint-Lô, Jacqueline, 1933
  • Antoine Bachelin-Deflorenne, Description du Livre d'heures du prieuré de Saint-Lô, Paris, Bachelin-Deflorenne, 1869
  • Jean Delamare, Jugement du Tribunal de Coutances : Ministère public contre Jean Delamare, imprimeur à Saint-Lô, Saint-Lô, C.J. Delamare, 1851
  • Delauney, Notice sur l'église Notre-Dame de Saint-Lô, Saint-Lô, Élie, 1863
  • Léopold Delisle, L'Imprimerie à Saint-Lô au XVIIe siècle, appendice, description en vers des tableaux de la grande galerie du château de Thorigny, Saint-Lô, F. Le Cual, 1904
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  • Roger Jouet, Saint-Lô, éditions OREP, 2012
Supports numériques
  • Saint-Lô retrouvé, DVD de l'association du même nom, qui reconstitue le paysage urbain avant le bombardement du 6 juin 1944.

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