Saint-Quentin

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Saint-Quentin
L'hôtel de ville
L'hôtel de ville
Blason de Saint-Quentin
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Picardie
Département Aisne (sous-préfecture)
Arrondissement Saint-Quentin (chef-lieu)
Canton Saint-Quentin Centre (chef-lieu)
Saint-Quentin Nord (chef-lieu)
Saint-Quentin Sud (chef-lieu)
Intercommunalité Communauté d'agglomération de Saint-Quentin
Maire
Mandat
Xavier Bertrand
2014-2020
Code postal 02100
Code commune 02691
Démographie
Gentilé Saint-Quentinois
Population
municipale
56 278 hab. (2011)
Densité 2 495 hab./km2
Population
aire urbaine
103 781 hab. (1999)
Géographie
Coordonnées 49° 50′ 55″ N 3° 17′ 11″ E / 49.8486111111, 3.2863888888949° 50′ 55″ Nord 3° 17′ 11″ Est / 49.8486111111, 3.28638888889  
Altitude Min. 68 m – Max. 125 m
Superficie 22,56 km2
Localisation

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Saint-Quentin
Liens
Site web ville-saintquentin.fr

Saint-Quentin (prononcé [sɛ̃ kɑ̃.ˈɛ̃ ]) est une commune française, sous-préfecture et chef-lieu de canton, du département de l'Aisne dans la région de Picardie. Elle est située sur la Somme. Avec la population la plus importante du département, elle est la deuxième commune la plus peuplée de la région. Elle a été élue ville la plus sportive de France en 2011[1].

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation géographique[modifier | modifier le code]

Saint-Quentin est situé sur un fleuve côtier : la Somme, peu après la naissance de celle-ci à Fonsomme. La capitale de la Haute-Picardie est au cœur du Vermandois. Saint-Quentin se trouve à environ 85 km à l'est d'Amiens, 110 km au sud de Lille, et 150 km au nord-est de Paris. La ville dispose d'une position géographique intéressante (seuil du Vermandois) : à la croisée des chemins entre Paris, Amiens, Reims, Lille et Bruxelles, avec les RN 29 et RN 44. Cette position est confortée par la présence de deux autoroutes, l'A26 (dite « autoroute des Anglais ») allant vers Arras, Lille et Calais d'une part et vers Reims d'autre part, puis de l'A29 qui relie Saint-Quentin à Amiens et Le Havre, ainsi que de la liaison ferroviaire Paris Nord - Aulnoye-Aymeries, avec 18 dessertes quotidiennes assurant la liaison gare de Saint-Quentin - gare de Paris-Nord et retour en 1h 10. La ligne Paris Nord dessert la Belgique, les Pays-Bas, les Pays scandinaves, l'Allemagne et Moscou via Berlin. La gare de TGV Haute-Picardie, située à Ablaincourt-Pressoir (80) est desservie par des cars depuis Saint-Quentin et donne accès au réseau des TGV.

Saint-Quentin est également relié par chemin de fer à Amiens par le barreau dit de Jussy qui permet des liaisons voyageurs en moins d'une heure. Le canal de Saint-Quentin traverse la cité et relie Chauny à Cambrai (environ 93 km). Il a été un des plus importants de France jusque dans les années 1960 / 1970. Il unit les eaux de l'Escaut, de la Somme et de l'Oise. Il possède sur le tronçon Lesdins - Vendhuile, deux souterrains importants (dont celui de Riqueval) construits sous le 1er Empire. La ville est dotée d'un système urbain de bus (6 lignes) desservant le centre ville et les quartiers périphériques. Également, plus d'une vingtaine de lignes départementales relient Saint-Quentin aux cantons voisins qui ne disposent pas de gare SNCF. Ces lignes sont gérées par le département de l'Aisne en sous-traitance par la RTA et CSQT (ex-FOUQUET).

Climat[modifier | modifier le code]

La station est située à 101 m d'altitude à l'aérodrome de Roupy. Elle est à 7 km au sud ouest du centre de Saint-Quentin par la route (latitude : 49°49'12"N longitude : 03°12'00"E)[2].

Relevé Saint-Quentin - Roupy 1931-1960
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 0,3 −0,8 3,1 4 8,2 10,5 12,6 12,1 10,8 7,4 3,7 2,2 6,2
Température maximale moyenne (°C) 5,4 5,5 10,9 12,9 17,8 20,3 22,1 21,3 20 14,5 8,2 6,4 13,8
Source : Station homologué Météo-France[3]
Relevés Saint-Quentin - Roupy 1961 - 1990
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 0 0,4 2,2 4,2 7,6 10,3 11,9 11,8 9,8 7 3 0,9 5,7
Température moyenne (°C) 2,3 3,4 5,8 8,6 12,3 15,2 17,1 17,1 14,6 10,8 5,9 3,2 9,7
Température maximale moyenne (°C) 4,6 6,3 9,4 13 17 20,1 22,3 22,3 19,4 14,7 8,7 5,6 13,6
Record de froid (°C)
date du record
−20
1985
−18,6
1956
−11,3
1971
−7,8
1978
−2,1
1979
0
1936
3,5
1975
3,2
1980
−1
1952
−4,8
2003
−9,6
1998
−14,6
1970
−20
1985
Record de chaleur (°C)
date du record
14,9
1999
19,2
1960
23,1
1955
27,8
1949
30,3
1947
36,6
1947
35,9
2006
37,9
2003
31,8
1947
27,8
2011
19,6
1994
16,8
1989
37,9
2003
Ensoleillement (h) 50,4 83,5 119,6 166,8 205 209,7 219,3 205,8 161,6 118,9 69,9 47,5 1 658
Précipitations (mm) 57,1 47,6 57,1 50,2 63 66,2 59,5 51,6 56,7 59,1 68,1 61,1 697,2
Source : Météo climat bzh dyndns.org (1961 - 1990) et Infoclimat.fr[4],[5].
Relevé météorologique de Saint-Quentin - Roupy 1981-2010
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 0,6 0,6 3 4,5 8,2 10,6 12,5 12,4 10,1 7,3 3,6 1,3 6,3
Température maximale moyenne (°C) 5,5 6,6 10,6 14 17,9 20,7 23,4 23,4 19,6 14,9 9,3 5,9 14,4
Source : Station homologué Météo-France[6]


Économie[modifier | modifier le code]

Saint-Quentin est le siège de la Chambre de commerce et d'industrie de l'Aisne (CCI Aisne) dont le président est Charles Ribe. Elle gère le port de plaisance de Saint-Quentin.

Histoire[modifier | modifier le code]

Article connexe : Histoire de la Picardie.

Antiquité[modifier | modifier le code]

La ville a été fondée par les Romains, vers le début de notre ère, pour remplacer l’oppidum de Vermand comme capitale des Viromandui, peuple celte belge qui occupait la région. Elle reçut le nom d’Augusta Viromanduorum, l'Auguste des Viromandui, en l'honneur de l'empereur Auguste. Le site correspond à un gué qui permettait de franchir la Somme. Elle est ravagée au IIIe siècle et il est possible que Vermand soit redevenue la capitale locale (cf. son nom qui provient de Veromandis).

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Durant le haut Moyen Âge, l'important monastère qui se développe grâce au pèlerinage sur la tombe de Quentin, un romain chrétien venu évangéliser la région et martyrisé à Augusta, donne naissance à une nouvelle agglomération qui porte le nom du célèbre saint. L'abbaye apparaît dans un texte célèbre : une lettre de l'empereur Charlemagne qui convoque l'abbé Fulrad de Saint-Quentin et ses vassaux à l'Ost en 806[7]. À partir du IXe siècle, Saint-Quentin est la capitale du comté de Vermandois. Dès le Xe siècle, les comtes de Vermandois (issus de la famille carolingienne, puis capétienne) sont très puissants. La ville se développe rapidement : les bourgeois s'organisent et obtiennent d’Herbert IV de Vermandois, avant 1080[8], une charte communale qui leur garantit une large autonomie.

Au début du XIIIe siècle, Saint-Quentin entre dans le domaine royal. À cette époque, c'est une ville florissante, en raison de son activité textile (ville drapante). C'est aussi une place commerciale favorisée par sa position à la frontière du royaume de France, entre les foires de Champagne et les villes de Flandre (commerce du vin, notamment) : il s'y tient une importante foire annuelle. Elle bénéficie aussi de sa situation au cœur d'une riche région agricole (commerce des grains et de la guède). À partir du XIVe siècle, Saint-Quentin souffre de cette position stratégique : elle subit les guerres franco-anglaises (guerre de Cent Ans). Au XVe siècle, elle est disputée au roi de France par les ducs de Bourgogne : c'est l'une des « villes de la Somme ». Ravagée par la peste à plusieurs reprises, elle voit sa population diminuer tandis que son économie est mise en difficulté : sa foire perd de l'importance, la production agricole est amoindrie, etc. Son industrie textile en déclin se tourne vers la production de toiles de lin. Parallèlement, elle doit faire face à d'importantes dépenses pour entretenir ses fortifications et fournir des contingents armés. En 1477, à la suite de la mort de Charles le Téméraire, Saint-Quentin retourne à la couronne[9]. Sans bataille, la « bonne ville » de Saint-Quentin devient désormais l'une des plus fidèles à Louis XI, du royaume de France[10]. Donc, le roi y arrive le 18 juin 1477.

Renaissance et temps modernes[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Bataille de Saint-Quentin (1557).
Vue de la ville de Saint-Quentin en 1557.

Entre la fin du XVe siècle et jusqu'au milieu du XVIIe siècle, cette position stratégique est source de terribles malheurs. En 1557, un siège héroïque face aux Espagnols se termine par une terrible défaite des forces françaises et le pillage de la ville. Restituée à la France en 1559, elle connaît une activité de fortification intense : l'enceinte médiévale est protégée de nombreux ouvrages fortifiés, remaniés à plusieurs reprises. Deux quartiers sont rasés pour leur faire place. Au milieu du XVIIe siècle, la ville échappe aux sièges, mais subit les affres des guerres qui ravagent la Picardie, accompagnées de la peste (celle de 1636 emporta trois mille habitants, sur peut-être dix mille) et de la famine.

Dans la seconde moitié du XVIIe siècle, les conquêtes de Louis XIV l'éloignent de la frontière et elle perd beaucoup de son rôle stratégique. À la fin du XVIe siècle, sa production textile se spécialise dans les toiles fines de lin (linon et batiste). Elle retrouve sa prospérité, notamment au XVIIIe siècle, où ces toiles sont exportées dans toute l'Europe et aux Amériques.

Révolution française et XIXe siècle[modifier | modifier le code]

La rue d'Isle et Place du Huit-Octobre avant la Première Guerre mondiale.

Sous l'Empire, les difficultés d'exportation engendrent une récession économique. À la demande de la municipalité, Napoléon autorise l'arasement des fortifications, pour permettre à la ville de se développer hors de ses anciennes limites. En 1814-1815, Saint-Quentin est occupée par les Russes, sans dommage. Au XIXe siècle, elle connaît un grand développement en devenant une ville industrielle prospère, grâce à des entrepreneurs sans cesse à l’affût des nouveautés techniques. Les productions sont diversifiées, mais la construction mécanique et surtout le textile l'emportent : les « articles de Saint-Quentin » sont alors bien connus. En 1870, lors de la guerre franco-prussienne, la population repousse l'envahisseur le 8 octobre, mais la ville tombe lors de la deuxième offensive; néanmoins, cette action désespérée mais héroïque eut un retentissement national : Saint-Quentin fut décorée de la Légion d'honneur. En 1899, a lieu la mise en service des deux premières lignes de tramway avec automotrices à traction à air comprimé, système Popp-Conti, puis système Mékarski jusqu’en 1908. Des automotrices à traction électrique leur succèdent jusqu’au 26 mai 1956, date de la suppression des derniers tramways[11] remplacés par des autobus.

XXe siècle[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Bataille de la Somme.
Vue de la gare dans les années 1930.

La Première Guerre mondiale lui porte un coup terrible. Dès septembre 1914, elle subit une dure occupation. À partir de 1916, elle se trouve au cœur de la zone de combat, car les Allemands l'ont intégrée dans la ligne Hindenburg. Après l'évacuation de la population en mars 1917, la ville est pillée et tout l'équipement industriel emporté ou détruit. Les combats finissent de la ruiner : 70 % des immeubles (dont la basilique) sont endommagés. François Flameng, peintre officiel de l'armée, a immortalisé le martyre de la ville dans des croquis et dessins qui parurent dans la revue L'Illustration. Ce n'est qu'en 1919 que les premiers Saint-Quentinois franchiront à nouveau les portes de la ville.

Durant la seconde guerre mondiale, la ville est occupée par les Allemands. Elle est libérée le 23 septembre 1944 par les troupes du général Patton. Malgré le soutien national, la reconstruction à la suite des deux guerres mondiales est longue, et la ville peine à retrouver le dynamisme antérieur à 1914. Les chiffres de la population sont explicites : le niveau des 55 000 habitants atteint en 1911 n'est retrouvé qu'au milieu des années 1950, dans le contexte favorable des « Trente Glorieuses ». Le développement de la ville a repris, fondé sur la tradition industrielle textile et mécanique. Cette prospérité se poursuit jusqu'au milieu des années 1970, période où l'industrie textile française commence à souffrir de la concurrence des pays en voie de développement, notamment la Tunisie et la Turquie.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Malte-Brun, dans la France illustrée (1882), rapporte deux blasonnements pour les armes traditionnelles de la ville de Saint-Quentin :

  1. « D'azur, à un buste de Saint-Quentin d'argent, accompagné de trois fleurs de lis d'or, deux en chef et une en pointe. »
  2. « De gueules, à un buste de Saint-Quentin d'argent, accompagné de trois fleurs de lis d'or, deux en chef et une en pointe. »

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

  • 1777 : Pierre Alexandre François Margerin (1735-1803). Quentin de La Tour fit son portrait.
  • 1789 : Nicolas Margerin, premier maire de l'ère « moderne » de la ville.
  • 1793 : le comte Guy Félix De Pardieu capitaine au Régiment de Guyenne Page d'aide sur l'homonymie est élu maire et fait brûler les titres de noblesses et titres féodaux.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1801   Jacques Louis Joseph Blondel    
4 juillet 1861 8 mai 1863 Charles Picard   Économiste
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1959 1960 François Collery SFIO  
mars 1960 1965 Pierre Laroche SFIO  
mars 1965 1966 Pierre Dupuy UNR  
mars 1966 1977 Jacques Braconnier UDR Sénateur de l'Aisne (1971-1998)
mars 1977 1983 Daniel Le Meur PCF Député (1973-1993)
mars 1983 1989 Jacques Braconnier RPR Sénateur de l'Aisne (1971-1998)
mars 1989 1995 Daniel Le Meur PCF Député (1973-1993)
18 juin 1995 27 septembre 2010[12] Pierre André[13] RPR puis UMP Sénateur de l'Aisne depuis 1998
Président de la communauté d'agglomération de Saint-Quentin
Démissionnaire
4 octobre 2010[14] en cours
(au 12 mai 2014)
Xavier Bertrand UMP Député depuis 2012
Ministre du Travail, de l'Emploi et de la Santé (2010-2012)
Réélu pour le mandat 2014-2020[15]

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Saint-Quentin est la ville-centre de la communauté d'agglomération de Saint-Quentin. La ville s'inscrit dans un schéma de développement organisé par le conseil général de l'Aisne et la région Picardie.

Cantons[modifier | modifier le code]

La ville est chef-lieu de trois cantons :

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 56 278 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
10 800 10 477 10 535 12 351 17 686 20 570 21 400 23 852 24 953
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
26 887 30 790 32 690 34 811 38 924 45 838 47 353 47 551 48 868
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
50 278 52 768 55 571 37 345 49 683 49 448 49 028 48 556 53 866
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
61 071 64 196 67 243 63 567 60 644 59 066 56 792 56 278 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[16] puis Insee à partir de 2004[17].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (22,4 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (21,2 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (53,2 %) est supérieur au taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 46,8 % d’hommes (0 à 14 ans = 20,2 %, 15 à 29 ans = 22,2 %, 30 à 44 ans = 18,8 %, 45 à 59 ans = 20,5 %, plus de 60 ans = 18,3 %) ;
  • 53,2 % de femmes (0 à 14 ans = 17,1 %, 15 à 29 ans = 19,2 %, 30 à 44 ans = 17,6 %, 45 à 59 ans = 20,2 %, plus de 60 ans = 25,9 %).
Pyramide des âges à Saint-Quentin en 2007 en pourcentage[18]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
1,0 
6,4 
75 à 89 ans
10,7 
11,6 
60 à 74 ans
14,2 
20,5 
45 à 59 ans
20,2 
18,8 
30 à 44 ans
17,6 
22,2 
15 à 29 ans
19,2 
20,2 
0 à 14 ans
17,1 
Pyramide des âges du département de l'Aisne en 2007 en pourcentage[19]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
0,9 
6,0 
75 à 89 ans
9,6 
12,2 
60 à 74 ans
13,3 
21,8 
45 à 59 ans
20,6 
20,4 
30 à 44 ans
19,7 
18,7 
15 à 29 ans
17,2 
20,7 
0 à 14 ans
18,6 

Cultes[modifier | modifier le code]

Catholique[modifier | modifier le code]

La basilique Saint-Quentin est le centre du catholicisme local bien que les paroisses de la ville de Saint-Quentin dépendent du diocèse de Soissons. La construction de cet édifice gothique commence au début du XIIIe siècle et l'essentiel est fait à la fin du XVe siècle (la façade date de la Renaissance). Les deux premiers étages de la tour porche sont antérieurs au reste de l'édifice, on les date de 1195. Quant aux parties supérieures, elles ont été refaites en style classique après l'incendie de 1669 grâce aux dons de Louis XIV qui se trouvait dans la ville à ce moment. Cette importante durée de construction (à l'origine de l'adage local « le moutier de Saint-Quentin, qui n'a ni commencement, ni fin »), lui vaut de posséder des éléments représentatifs de tous les styles du gothique. Elle présente la particularité d'être pourvue de deux transepts. Ce bâtiment est affecté à l'exercice du culte catholique.

Fortement endommagée par les bombardements de 1917, la reconstruction de la collégiale de Saint-Quentin est entamée en 1919, sous l'égide des Monuments historiques. Les vitraux du XIIIe siècle sont remis en place en 1948. Les vitraux manquants sont complétés par des œuvres modernes, réalisées par un artiste de la seconde école de Paris : Hector de Pétigny (1904-1992). En 1956, la basilique restaurée peut enfin être ouverte au culte. Certains travaux furent remis à plus tard : ainsi c'est seulement en 1975, que fut érigée la flèche au-dessus de la croisée[20]. Elle est actuellement en cours de rénovation.

La chapelle de l'Immaculée Conception, située rue des patriotes, est de style néogothique et porte en son fronton l'inscription d'une des trois vertus théologales : La Charité[21]. Ses offices y sont maintenant menés par la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X selon la rite tridentin.

Autres cultes[modifier | modifier le code]

- La ville de Saint-Quentin possède d'autres lieux de culte : temple réformé, mosquée, Église Evangélique Assemblée de Dieu, Église baptiste, Église du Plein Evangile et une Église France pour Christ.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Festival International Ciné-Jeune de l'Aisne[modifier | modifier le code]

Géré par l'Association Ciné-Jeune, le Festival International Ciné-Jeune de l'Aisne est une manifestation culturelle et cinématographique à destination du jeune public qui présente pourtant un programme suffisamment diversifié pour intéresser aussi un large public. Le Festival nous invite à découvrir des films et des ateliers pour tous les âges pendant une semaine : des films présentés au cours de la journée pour les différents niveaux scolaires, le weekend est réservé aux familles et, enfin les ados-adultes sont conviés à participer à des projections et à des activités en soirée. Pour chaque édition le festival propose une nouvelle thématique et accorde une place importante aux découvertes. Il inclut dans le programme une carte blanche à un autre festival de cinéma, jeune public et de renom. Depuis 2013, il diffuse en avant-première le programme YEC on Tour (Young European Creation). Chaque année le samedi a lieu la "Fête des enfants", rendez-vous incontournable de la famille en week-end. En 2014 le festival a fêté ses 32 ans!

Ciné-Jeune défend un cinéma de qualité, films du patrimoine et créations d'aujourd'hui s’y côtoient, tous genres et toutes cultures s’y rencontrent. Le festival propose d’accompagner les séances par des rencontres, des débats, des ateliers, des animations dans un esprit à la fois pédagogique et festif invitant à poser un regard différent sur le cinéma.

Ciné-Jeune c'est aussi : 1) une présence sur plus de 30 lieux dans tout le département de l’Aisne et au-delà avec un programme pour chaque lieu en décentralisation, en partenariat avec les exploitants et le réseau de cinéma itinérant de la Fédération des MJC, 2) des actions éducatives et culturelles tout au long de l’année : coordination départementale d’École et Cinéma et Collège au Cinéma, partenariats culturels, ateliers d’analyse de films, découverte du cinéma d’animation, etc, 3) un réseau dynamique avec les professionnels et les festivals jeune public européens, membres de l’ECFA (European Children's Film Association) présidé par la déléguée artistique de Ciné-Jeune.

Fêtes du bouffon[modifier | modifier le code]

La ville de Saint-Quentin organise traditionnellement chaque année sa fête durant le week-end de la Pentecôte. Les festivités débutent dès le vendredi et durent jusqu'au dimanche soir. Se déroulent alors une série d’événements. Le Tatoo appelé aussi Show-Parade de Saint-Quentin se déroule le samedi soir. C'est un spectacle de haut-niveau assuré par les formations musicales présentes ; le défilé : Il a lieu le dimanche après-midi. Il fait tout un circuit dans les rues de la ville avec des formations carnavalesques venues de France comme du monde entier. Sont présentes, les trois géants de la ville : Herbert (comte du Vermandois Herbert IV. Il a remis les premières franchises de la ville en 1080, premières chartes signées en France), Éléonore (dernière comtesse du Vermandois qui a confirmé, avec Philippe Auguste, la charte de Saint-Quentin, en 1195) et Maurice Quentin de La Tour. D'autres manifestations ont lieu aléatoirement comme un feu d'artifice le dimanche soir avec un accompagnement de la parade ou encore le départ le dimanche matin dans différentes rue de la ville de formations qui défileront l'après-midi.

Animations estivales[modifier | modifier le code]

La Plage de l’Hôtel de ville. Dès 1996 (six ans avant Paris), Saint-Quentin a été la première ville en France à transformer chaque été son centre en véritable plage : de début juillet à la mi-août, la place de l’Hôtel de ville se métamorphose en une plage de sable fin.

Foire de la Saint-Denis[modifier | modifier le code]

Chaque année au mois d'octobre, la ville de Saint Quentin propose la Foire de la Saint Denis, avec des manèges en tout genre. C'est l'occasion de faire la fête avec notamment durant cette période 1 ou 2 feux d'artifices.

Marchés[modifier | modifier le code]

Marché de St Quentin

Des marchés sont organisés toutes les semaines dans certains quartiers de la ville. Le plus important est celui du centre-ville, il se tient deux fois par semaine place du Marché, dans les Halles et place de l'Hôtel de Ville.

  • Marché du centre-ville, les mercredis de 7h30 à 12h30 et les samedis de 8h à 12h30 sur la place du Marché et de l'Hôtel de Ville.
  • Marché du Faubourg d'Isle, les dimanches de 8h30 à 12h30 sur le boulevard Cordier.
  • Marché du quartier Europe, les vendredis de 8h à 12h30 h sur l'avenue Schumann.
  • Marché du quartier Neuville, les jeudis de 8h à 12h30 sur l'avenue Pierre Choquart.

Manifestations diverses[modifier | modifier le code]

  • La Foire au boudin (quartier Saint-Jean)
  • La braderie a toujours eu lieu le lundi qui suit le premier dimanche de septembre
  • Le marché aux fleurs
  • La journée du tourisme et le marché de la poésie (manifestations se déroulant lors de la journée du marché aux fleurs)
  • Le Salon du Livre (1er semaine d'octobre) au palais de Fervaques
  • Le village de Noël
  • Le festival des associations (tous les deux ans)
  • Les journées du livre et de la BD.
  • Journée de la glisse
  • Tournoi de basket de rue « Basketfever »
  • La fête du timbre (dans toute la France)
  • Le Tour de France, en juillet 2012, ce sera la troisième fois, après 1938 et 2006, que la ville accueille une arrivée d'étape (http://www.ville-saintquentin.fr/letour/)

Anciennes manifestations culturelles[modifier | modifier le code]

  • Le Festival de La Nouvelle: dans les années 1980/1990, des journées organisées avec le concours de la Ville de Saint-Quentin, l'Académie Goncourt et la Bibliothèque Maupassant. Accueil de nombreux auteurs dans les établissements scolaires, lectures publiques de nouvelles, notamment de Pierre Salducci, Annie Saumont, etc.
  • La Manufacture de Théâtre, implantée 35 rue de Flavigny, dans le quartier Saint-Jean. Ce petit théâtre de "proximité" (environ 140 places) a été fondé par la Compagnie Derniers Détails au cours de la saison 1993/1994. Inauguré par le député maire Daniel Le Meur et son adjoint chargé de la culture Yves Mennesson.

Médias[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Bow-windows de l'École de musique de Saint-Quentin, de style Art déco.

Pèlerinage de Compostelle[modifier | modifier le code]

Saint-Quentin est la dernière étape française sur la via Gallia Belgica du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle. L'étape précédente est Bohain. Au-delà, le pèlerin pouvait atteindre Compiègne[22], d'où il pouvait rejoindre l'une des trois voies principales vers Saint-Jacques-de-Compostelle : la via Turonensis plus directe par Paris, la via Lemovicensis par Vézelay et Limoges, la via Podiensis par Le Puy-en-Velay et Moissac.

Ville d'art et d'histoire[modifier | modifier le code]

Saint-Quentin est classée ville d'art et d'histoire[23].

Patrimoine Art déco[modifier | modifier le code]

L'Art déco est fortement représenté dans la ville (patrimoine important). De nombreuses façades reconstruites après la Première Guerre Mondiale sont de véritables bijoux architecturaux. 3000 façades ont été recensées et environ 300 classées (fer forgé, faïences, sculptures en ciment, de nombreux bow-windows…).

Ville fleurie[modifier | modifier le code]

Ville fleurie : trois fleurs attribuée en 2007 par le Conseil des Villes et Villages fleuris de France au Concours des villes et villages fleuris[24].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Basilique Saint-Quentin[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Basilique Saint-Quentin.

Ancienne collégiale royale devenue basilique mineure en décembre 1876 (voir aussi la section Cultes). La basilique abrite les reliques de saint Quentin. Son corps repose dans la crypte.

Hôtel de Ville[modifier | modifier le code]

L'Hôtel de Ville

L'hôtel de ville[25] de Saint-Quentin a été construit en 1509 dans le style gothique flamboyant. Sa façade se termine par 3 pignons (influence de l'architecture flamande). La façade est ornée de 173 sculptures. Le carillon de l'hôtel de ville, installé dans un campanile néogothique, est doté de 37 cloches.

L'intérieur de l'hôtel de ville se compose d'un hall d'entrée néogothique, d'une ancienne chapelle (actuellement salon d'attente des Mariages), d'une salle des Mariages (cheminée monumentale dont le manteau est gothique et le couronnement Renaissance, voûtes en carène de bateau renversée polychromes et décorées de blochets sculptés) et d'une salle du Conseil municipal Art déco. La salle du Conseil municipal a été réaménagée en 1925 par l'architecte municipal Louis Guindez dans le style Art déco (classée en 1984). Louis Guindez a conçu l'ensemble du mobilier de la salle : les bureaux, chaises et lampes de bureau, la lustrerie (appliques et plafonniers), les 41 cartouches en bois des lambris représentant les différents métiers.

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Musée Antoine-Lécuyer[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Musée Antoine Lécuyer.

Le Musée Antoine-Lécuyer[26]: principalement consacré à l'œuvre du virtuose du pastel du XVIIIe siècle, Maurice Quentin de La Tour[27],[28], le musée conserve également des œuvres du XVIIIe siècle (dessins, peintures, sculptures, faïences de Sinceny, objets d'art, mobilier…) mais aussi des XIXe siècle et XXe siècle.

Musée des Papillons[modifier | modifier le code]

L'Espace Saint-Jacques, rue de la Sellerie, abrite le Musée des Papillons et une galerie d'exposition temporaire. Il occupe l'emplacement de l'ancienne église Saint-Jacques.

Le musée des Papillons possède une collection qui compte plus de 600 000 spécimens, dont 20 000 sont en exposition permanente[29],[30].

Musée archéologique[modifier | modifier le code]

La Société académique,rue Villebois-Mareuil, possède un intéressant musée archéologique.

Musée Motobécane[modifier | modifier le code]

Théâtre Jean-Vilar[modifier | modifier le code]

Théâtre Jean Vilar

Le théâtre fut construit en 1842 selon les plans de l'architecte Emile Guy, architecte de la Ville de Caen. La façade néo-classique est sculptée en 1854 par le sculpteur Matagrin. En 1921, le plafond fut décoré par l'artiste-décorateur saint-quentinois Prévost et représente la ville de Saint-Quentin renaissant de ses cendres après les destructions de la Première Guerre Mondiale. Le théâtre municipal prend le nom de théâtre Jean-Vilar en 1991.

Palais de Fervaques[modifier | modifier le code]

Le Palais de Fervaques a été construit par l'architecte Gustave Malgras-Delmas de 1897 à 1911. L'édifice a été construit à l'emplacement de l'ancienne abbaye de Fervaques.
Il abrite le tribunal de grande instance (TGI) et une grande salle de réception.

Porte des Canonniers[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Porte des Canonniers.

La porte des Canonniers, abondamment sculptée, est le seul vestige du bâtiment qui abritait la compagnie bourgeoise des canonniers.

Bibliothèque municipale[modifier | modifier le code]

La bibliothèque municipale Guy-de-Maupassant, rue des Canonniers (50 m de la porte des Canonniers), est installée dans un ancien hôtel particulier.

Monument à la Défense héroïque de Saint-Quentin[modifier | modifier le code]

Le monument commémorant la Défense héroïque de Saint-Quentin par ses habitants, en 1557, contre l'armée du roi d'Espagne Philippe II (Civis murus erat) a été conçu par le sculpteur Corneille Theunissen et l'architecte Charles Heubès en 1893. Inauguré en 1897, défiguré par les Allemands (qui ont envoyé la plupart des statues à la fonte) pendant la Première Guerre mondiale puis reconstitué pendant l'entre-deux guerres, ce monument était placé à l'origine sur la place de l'Hôtel de ville. Il a été démonté pour permettre la construction d'un parking souterrain. Après restauration, il a été érigé place du Huit-Octobre depuis les années 2000.

Gare SNCF[modifier | modifier le code]

La gare de Saint-Quentin a été construite en 1926 par Urbain Cassan, d'après les plans de l'architecte Gustave Umbdenstock, dans le style Art déco.

La Poste[modifier | modifier le code]

La Poste, rue de Lyon, a étéconstruite par l'architecte René Delannoy en 1929. L'édifice est un bel ensemble architectural de style Art déco.

Monument aux morts[modifier | modifier le code]

Monument aux morts.

Le monument aux morts (Siège de 1557, guerre de 1870, Première et Seconde Guerres mondiales), s'élève devant l'étang d'Isle.

Le Village des Métiers d'Antan & Musée Motobécane[modifier | modifier le code]

Le Village des Métiers d'antan se situe au 5 rue de la Fère, à Saint-Quentin. Il est implanté dans l'ancienne usine Motobécane. Ouvert depuis août 2012, le Village des Métiers d'Antan présente plus de 45 métiers sur 3 000 m2. La visite se prolonge par le musée Motobécane avec plus de 100 modèles dont des prototypes inédits.

Parcs et jardins publics[modifier | modifier le code]

Champs-Élysées[modifier | modifier le code]

Les Champs-Élysées[31] (8 hectares) qui abritent un kiosque à musique en fer forgé.

Square Winston Churchill[modifier | modifier le code]

Le square Winston-Churchill s'étend derrière la basilique. Le Vieux puits se situait dans ce square depuis 1965 jusque son transfert place de l'Hôtel de ville en 2009.

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Parc d'Isle Jacques-Braconnier (Maison de la nature)[modifier | modifier le code]

Plage de l'Étang d'Isle[modifier | modifier le code]

Plage artificielle, jeux et mini golf.

Réserve naturelle des Marais d'Isle[modifier | modifier le code]

Cimetières[modifier | modifier le code]

Monument du cimetière allemand de Saint Quentin.
  • Le cimetière du Nord (monument important de la guerre de 1870-71)
  • Le cimetière militaire français, route d'Amiens
  • Le cimetière militaire allemand, rue de la Chaussée Romaine

Autres lieux[modifier | modifier le code]

  • La place La Fayette dite place aux Grenouilles (ancienne fontaine Paringault, il ne reste aujourd’hui que les grenouilles en bronze d'où sortent des jets d'eau), lieu paisible de repos pour certains étudiants saint-quentinois encore éméchés.
  • Les béguinages : la ville possède de nombreux béguinages dont les origines remontent au Moyen Âge.
  • Les deux phares du pont d'Isle (Art déco)
  • Le vieux port qui abrite le port de plaisance dans sa darse
  • Le temple[32], rue Claude-Mairesse.
  • La Maison Rouge & L'alcoloc, situées place Cépy sont des habitations traditionnelles qui se transmettent génération après génération.
  • Les anciens cachots du Roi et les souterrains de la rue Saint-André.
  • Le vieux puits (pierre et fer forgé), situé à l'origine sur la place de l'Hôtel de Ville, déplacé place du Marché puis dans un square près de la basilique (square Winston-Churchill cité plus haut). En septembre 2008, il a été décidé de réinstaller le vieux puits place de l'Hôtel de Ville. Fin mai 2009, après avoir été restauré, il a retrouvé son lieu d'implantation d'origine.
  • Le lycée Henri-Martin, construit au XIXe siècle.
  • La Base Urbaine de Loisirs (BUL), comprenant une patinoire, un bowling, un centre aquatique, un centre de remise en forme et un restaurant.

Personnalités liées à la ville[modifier | modifier le code]

Savants[modifier | modifier le code]

  • Dudon de Saint-Quentin (v. 970-av. 1043), chanoine, historien des trois premiers ducs de Normandie.
  • Guerric de Saint-Quentin (?- 1245 à Paris), dominicain, professeur de théologie au collège Saint-Jacques, missionnaire. Le pape Innocent IV lui ayant donné commission d'aller prêcher les Tartares, il passa deux ans dans leur pays et revint mourir à Paris. Guerric avait écrit un assez grand nombre d'ouvrages aujourd'hui perdus.
  • Charles de Bovelles (ca. 1475-1566), humaniste célèbre, mathématicien, géomètre, philosophe, théologien, grammairien, composa un rébus sur la construction de l'hôtel de ville, et fit don d'un vitrail à la collégiale en 1521.
  • Omer Talon (1595-1652), né à Saint-Quentin, avocat général au parlement de Paris, humaniste, enseignant, jurisconsulte et grand orateur.
  • Claude Hémeré ou Emmerez (1574 - 1650), né à Saint-Quentin, docteur en théologie, chanoine de Saint-Quentin, bibliothécaire de la Sorbonne, premier historien de la ville.
  • Quentin De La Fons (vers 1591-1592 - vers 1650), né à Saint-Quentin, chanoine, auteurs d'ouvrages sur l'histoire de la ville et de son église.
  • Martin Grandin (1604 - 1691), né à Saint-Quentin, théologien, professeur de théologie à la Sorbonne, principal du collège de Dainville à Paris.
  • Luc d'Achery (Saint-Quentin 1609 - Paris 29 avril 1685), historien bénédictin, auteur d'un très important recueil de sources ayant trait à l'histoire ecclésiastique de la France.
  • Jean Heuzet (1660 - 1728), né à Saint-Quentin, professeur de lettres de l'université de Paris, auteur de plusieurs ouvrages, il enseigna au collège de Beauvais à Paris.
  • Pierre-François-Xavier de Charlevoix (1682-1761), né à Saint-Quentin, voyageur et historien jésuite, auteur d'ouvrages historiques sur la Japon, Saint-Domingue, le Paraguay et le Canada.
  • Louis-Paul Colliette (? - 1786) né Saint-Quentin, doyen du doyenné de Saint-Quentin, curé de Grigourt, chapelain de l'église royale de Saint-Quentin, publia en 1771 les Mémoires pour servir à l'histoire ecclésiastique, civile et militaire de la province du Vermandois, ouvrage imposant en trois volumes qui réunit une masse de documents sur l'histoire locale.
  • Antoine Bénézet (1713-1784), enseignant philanthrope et anti-esclavagiste américain, natif de Saint-Quentin.
  • Jean-Louis Marie Poiret (Saint-Quentin, 1755 - Paris, 1834), abbé, botaniste et explorateur.
  • Henri Martin (1810-1883), l'un des plus grands historiens de la France au XIXe siècle, membre de l'Académie française, membre de l'Académie des sciences morales et politiques, député, connu pour ses idées progressistes.
  • Quentin-Paul Desains (1817 - 1885), né à Saint-Quentin, physicien de première ordre, professeur à la Sorbonne, membre de l'Institut et de l'Académie des sciences. On lui doit un grand nombre de travaux, sur les lois de la chaleur rayonnante, la chaleur latente de la vapeur, la polarisation des rayons calorifiques.
  • Natalis Rondot (1821-1900), né à Saint-Quentin, économiste français partisan du libre-échange, chargé de missions commerciales en Chine, publia de très nombreux ouvrages sur divers sujets (économie, histoire, techniques).
  • Paul-Camile-Hippolyte Brouardel (1837- 1906), né à Saint-Quentin, médecin des hôpitaux, membre de l'Académie de médecine, doyen de la faculté de médecine de Paris, membre libre de l'Académie des sciences, président de la Société de médecine légale, auteur de travaux importants sur l'hygiène et la médecine légale.
  • Édouard Branly (1844, Amiens-1940, Paris), médecin et physicien. Inventeur du "Cohéreur", premier système d'amplification des ondes radiophoniques. En 1845, sa famille s'installe à Saint Quentin où son père est nommé professeur du collège des Bons-Enfants. À partir de 1852 ; il est scolarisé au lycée Henri-Martin où il obtient son Baccalauréat ès Lettres en 1860 avant de se réorienter vers des études en mathématiques, physique et médecine à Paris.
  • Serge Boutinot ornithologue de renommée, est à l'origine de la création de la réserve naturelle du Parc d'Isle.
  • Jacques-Émile Dubois, (1920-2005), professeur, chimiste, résistant, pionnier de la chemo-informatique.

Hommes de lettres[modifier | modifier le code]

  • Claude Bendier (mort 1677), né à Saint-Quentin, était un docteur de la Sorbonne, un chanoine de Saint-Quentin, Aisne, et un bibliophile notable.
  • Jean-Baptiste-Henri du Trousset de Valincourt (1643-1730), né à Saint-Quentin, historiographe du Roi, membre de l'Académie française, auteur de contes, fables, stances, ouvrages historiques et traductions.
  • Félix Davin (1807-1836), écrivain, fondateur du journal Le Guetteur.
  • Pierre Louis Pinguet (Saint-Quentin, 1793 - Paris, 1871), auteur d'ouvrages en langue picarde.
  • Xavier Aubryet (Pierry, près d’Épernay, 1827 - Paris, 1880), romancier et publiciste. Il passa toute sa jeunesse à Saint-Quentin. Il fonda en 1845 une revue littéraire et collabora au journal Le Guetteur
  • André Billy (1882-1971), écrivain, membre de l'Académie Goncourt de 1943 à sa mort.
  • Jean Leune (1889-1944), journaliste écrivain mort pour la France dont le nom est inscrit au Panthéon de Paris.
  • Sylvie Dervin (1954), écrivain, auteur dramatique et scénariste (La Cyprina, L'Affaire du père Noël, Les Amants de la nuit).

Artistes[modifier | modifier le code]

Maurice Quentin de La Tour et l'Hôtel de Ville de Saint-Quentin
  • Mathieu (de) Bléville, né à Saint-Quentin au début du XVIe siècle, peintre sur verre (vitraux) célèbre en son temps.
  • Pierre Berton (XVIe siècle), « Pierre de Saint-Quentin », maître tailleur de pierres fut employé aux travaux les plus délicats que nous ait légués la Renaissance. C'est à lui que Pierre Lescot et Jean Goujon confièrent l'exécution des bâtiments du nouveau Louvre et ceux du célèbre jubé de Saint-Germain l'Auxerrois.
  • Michel Dorigny (1617 - 1665), peintre et graveur, professeur à l'Académie de peinture de Paris.
  • Maurice Quentin de La Tour (1704-1788), pastelliste passé maître dans l'art du portrait, portraitiste officiel de Louis XV, bienfaiteur de la ville (fondation de l'École de dessin).
  • Ulysse Butin (1838-1883), artiste peintre.
  • Édouard Hippolyte Margottet (1848-1887), artiste peintre.
  • Maurice Pillard dit Verneuil, (né le 29 avril 1869 - décédé en 1942 à Genève), illustrateur célèbre en Art nouveau.
  • Henri Matisse, (1869, Cateau-Cambrésis - 1954, Nice), peintre chef de file du Fauvisme. Il entame sa vie professionnelle en 1889 comme clerc de Maitre du Conseil à Saint Quentin. Pendant sa convalescence à la suite d'une grave crise d'appendicite, sa mère lui offre du matériel de peinture. Dès son rétablissement, il réintègre l'étude et s'inscrit aux cours de l'école municipale de dessin Maurice Quentin De La Tour. En 1890, il abandonne son emploi et ses études de droit pour aller à Paris étudier la peinture d'abord à l'école des beaux arts puis dans l'atelier de Gustave Moreau.
  • Amédée Ozenfant (1886-1966), chef de file du purisme, mouvement d’avant-garde des années 1920.
  • Arthur Midy (1887-1944), peintre français.
  • Paul Guiramand, (1926-2007), artiste peintre, grand prix de Rome (1953).
  • Annie Anderson (1940-1970), actrice française
  • Jean-Christophe Paré, (1957-) danseur et pédagogue.
  • Benoît Delépine (1958-), scénariste, comédien.
  • Nomi (1969-), star du X.
  • Delphine Gleize (1973-), réalisatrice.
  • Julie-Marie Parmentier (1981-), comédienne.

Hippolyte Berteaux (1843-1928) né à Saint-Quentin, a peint le plafond du Sénat, des fresques murales au château de Chenonceaux et pour des palais de Moscou et Constantinople. Présent dans plusieurs musées, dont Saint-Quentin.

Musiciens[modifier | modifier le code]

  • Huon de Saint Quentin trouvère du XIII° siècle. Auteur de la chanson de croisade "Rome, Jherusalem se plaint" (vers 1221)
  • Jean Mouton (Samer vers 1459-Saint Quentin 1522) de son vrai nom Jehan de Hollingue ou Houllingue, compositeur de la Renaissance. Condisciple et ami de Josquin des Près, il étudie la musique à la maitrise de Saint Quentin avant d'en devenir le "magister puerum" (chef des enfants de chœur). Musicien favori de la reine Anne de Bretagne il fera sa carrière entre Nesle, Amiens, Thérouanne, Grenoble, et Paris avant de terminer sa vie comme chanoine et maître de chapelle à la Collégiale de Saint Quentin de 1518 à 1522. Comme son contemporain Loyset Compère, il est enterré dans la Basilique.
  • Josquin des Prés (1450-1521), de son vrai nom Josquin Lebloitte, compositeur de la Renaissance, il fut maître de chœur de la collégiale de Saint-Quentin en 1509.
  • Loyset Compère, compositeur, mort à St Quentin le 16 août 1518.
  • Antoine Francisque (v. 1570, Saint-Quentin-1605, Paris), luthiste et compositeur.
  • Artus Aux-Cousteaux (v. 1590, Amiens-1656, Paris), compositeur et maitre de chapelle. Formé à la maitrise de Saint Quentin, il en sera le maître de musique de 1629 à 1634 avant d'être engagé comme clerc haute contre à la Sainte Chapelle de Paris.
  • Pierre Du Mage (1674, Beauvais-1751, Laon), premier titulaire de l'orgue monumental Robert Clicquot (1703) de la Basilique et compositeur d'un "Premier Livre d'Orgue" (1708) mondialement connu comme faisant partie de l'apogée du répertoire de l'orgue baroque français et dédié à "Messieurs les vénérables doyens, chanoines…. de l'église roïale de Saint Quentin".
  • Nicolas Goupillet (v. 1650, Senlis-v. 1714, Paris), compositeur et sous maitre de la chapelle royale de Versailles. En 1693, il fut démit de ses fonctions pour avoir fait composer son motet de concours par son collègue Henry Desmarest. Il obtint un mince canonicat de maitre de chapelle à la Basilique de Saint Quentin.
  • Bernard Jumentier (1749-1829), compositeur et maître de musique de la collégiale de Saint-Quentin. Il légua à la ville le clavecin Benoit Stehlin (1751) du Musée Antoine Lécuyer.
  • Antoine Renard (1825-1872), ténor d'opéra
  • Gustave Cantelon (17 mai 1851, Saint Quentin - 30 novembre 1930, Saint Quentin), maître carillonneur à partir de 1880 et auteur de la mélodie du carillon de l'hôtel de ville. Il initia la reconstruction du carillon détruit et pillé pendant la première guerre mondiale.

Architectes[modifier | modifier le code]

voir « Société Académique de Saint-Quentin » et « Académie des Sciences de Toulouse ».

Hommes politiques[modifier | modifier le code]

  • Gracchus Babeuf (1760-1797), révolutionnaire français, natif de Saint-Quentin.
  • Guy-Félix de Pardieu (comte de), né en 1758 à Saint-Domingue descendant de François Depardieu de Franquesnay, lieutenant du Roi à Saint-Domingue, où son père colons cultivait la canne à sucre, commandant des Gardes Nationaux du district de Saint-Quentin, seigneur de Vadancourt, Bray-Saint-Christophe, Bracheux, Hérouel et autres lieux, demeurant à Paris est élu député aux États généraux de 1789 pour le bailliage de Saint-Quentin puis devint le maire de cette commune en 1792, l'année suivante il brûle les titres de noblesses et titres féodaux. Il est décédé en 1799.
  • Charles Rogier, (Saint-Quentin, 1800 - Bruxelles, 1885), homme politique, fit partie du premier gouvernement national belge.
  • Xavier Bertrand, maire actuel de Saint-Quentin, ancien ministre du travail.

Militaires[modifier | modifier le code]

  • D'Amerval, seigneur d'Applaincourt, a participé à la défense de la ville lors du siège des Espagnols en 1557.
  • Pierre Dumoustier (Saint-Quentin 1771 - 1831 Nantes), comte, général divisionnaire de l'Empire.
  • Toussaint-Jean Trefcon (Saint-Quentin 1776 - 1854 Saint-Maurice), colonel qui a laissé un précieux témoignage sur les campagnes de la Révolution et de l'Empire et la bataille de Waterloo.
  • Philippe Peschaud, (1915-2006) ancien combattant de la 2e division blindée et président pendant 32 ans de la fondation du maréchal Leclerc

Ecclésiastiques[modifier | modifier le code]

  • Jean Hennuyer (1497- 1578), né à Saint-Quentin, fit l'éducation de plusieurs princes de sang royal, devient confesseur de Diane de Poitiers, de Catherine de Médicis. Aumônier à la Cour d'Henri II, puis d'Henri III, il obtint le titre de confesseur du roi. Il fut nommé évêque de Lisieux en 1559.
  • Jacques Lescot (1594 - 1656), né Saint-Quentin, docteur de la Sorbonne, principal du collège de Dainville, confesseur de Richelieu, évêques de Chartres en 1642.
  • Claude Marolles (1753-1794), curé de Saint-Jean-Baptiste, député du clergé aux états généraux, évêque de l'Aisne
  • Léon Jean Dehon, né à La Capelle, chanoine, auteurs de travaux sur les questions sociales et l'Église catholique. Il est principalement connu comme le fondateur de la Société des prêtres du Sacré-cœur de Jésus (SCJ), qui a essaimé en Europe et dans les pays de mission. Il a aussi organisé des œuvres sociales à Saint-Quentin. Il est inhumé en l'église Saint-Martin.

Sportifs[modifier | modifier le code]

  • Paul Roux, ancien champion de boxe
  • Cyril Thomas, boxeur, champion d'Europe professionnel des poids plume
  • Olivie Danneville (1978-), champion de France de triathlon
  • Jérôme Thomas (1979-), boxeur
  • José Catieau, cycliste, vainqueur d'une étape du Tour de France et porteur du maillot jaune en 1973
  • Francis Moreau, cycliste, champion du monde 1991 et olympique 1996 de poursuite et vainqueur de Paris-Bruxelles en 1993
  • Jérôme Thomas, boxeur, champion de France poids coqs (2011)
  • Rudy Gobert, basketteur, évoluant dans le championnat NBA
  • Olivier Quint, footballeur, évoluant à Sedan puis à Nantes

Autres personnalités[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

La municipalité de Saint-Quentin a conclu quatre jumelages[33] avec :

Des liens d'amitiés se sont également créés avec la ville canadienne Saint-Quentin au Nouveau-Brunswick[34].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Vue d'ensemble[modifier | modifier le code]

  • André Fiette, Suzanne Fiette, Saint-Quentin, Colmar - Ingersheim, 1972, 108 p.
  • Jean-Luc A. d'Asciano, Francis Normand, Le Piéton de Saint-Quentin, éditions Du Quesne, Lille, 2004.
  • Charles Poëtte, Origine des noms des rues et places de la ville de Saint-Quentin, 1891. [35]

Histoire[modifier | modifier le code]

Synthèses[modifier | modifier le code]

  • Georges Lecocq, Histoire de la ville de Saint-Quentin, St-Q. : C. Poëtte, 1875, 206 p . (réimpression : Marseille : Laffitte, 1977).
  • Maxime de Sars, Petite histoire de Saint-Quentin, Laon, 1936, X-174 p. (réimpression : Bruxelles : Culture et civilisation, 1978)
  • Nelly Boutinot, Saint-Quentin, notre ville à travers les siècles, Amiens : CRDP, 1969, 138 p.
  • Jean-Paul Besse, Saint-Quentin et sa contrée dans l'Histoire, Versailles, 2006, 450p.

Études diachroniques[modifier | modifier le code]

  • Claude Hemeræus, Augusta Viromanduorum vindicata et illustrata duobus libris quibus antiquitates urbis et ecclesiae sancti Quintini viromandensiumque comitum séries explicantur, Paris : Bessin, 1643, [12]-374-76 p.
  • Louis-Paul Colliette, Mémoires pour servir à l'histoire ecclésiastique, civile et militaire de la province du Vermandois, 3 vol. Cambrai : S. Berthoud, 1771-1772, 700, 870 et 486 p.
  • Louis Hordret, Histoire des droits anciens et des prérogatives et franchises de la ville de Saint-Quentin, capitale du Vermandois en Picardie, Paris : Dessain, 1781, XVI-510 p.
  • Quentin Delafons [Charles Gomart éd.], Extraits originaux d’un manuscrit de Quentin De La Fons intitulé Histoire particulière de la Ville de Saint-Quentin. Première partie, t. II, St-Q. : Doloy, 1856, XVI-343 p.
  • Quentin Delafons [Charles Gomart éd.], Extraits originaux d’un manuscrit de Quentin De La Fons intitulé Histoire particulière de la Ville de Saint-Quentin. Seconde partie, t. III, St-Q. : Doloy, 1856, 380 p.
  • Charles Gomart, Études saint-quentinoises, 5 vol. Saint-Quentin : Ad. Moureau, 1851-1878.
  • Charles Picard, Saint-Quentin, de son commerce et de ses industries, 2 vol., St Quentin : Moureau, 1865 et 1867, 467 et 616 p.
  • Antoine Chabaud [Emmanuel Lemaire éd.], Mémoire historique sur la ville de Saint-Quentin, écrit en 1775 par Antoine Chabaud, Saint-Quentin : Poëtte, 1885, 198 p.
  • Jean-Luc Collart, « Saint-Quentin », dans Bruno Desachy, Jean-Olivier Guilhot dir., Archéologie des villes. Démarches et exemples en Picardie : Abbeville, Amiens, Beauvais, Château-Thierry, Chaumont-en-Vexin, Compiègne, Crépy-en-Valois, Laon, Noyon, Saint-Quentin, Senlis, Soissons, Vervins. Amiens, 1999, p. 67-128, pl. h.t. X et XI (numéro spécial de la Revue archéologique de Picardie ; 16). [archéologie et topographie]

Antiquité[modifier | modifier le code]

  • Emmanuel Lemaire, « Essai sur l’histoire de la ville de Saint-Quentin. Introduction. Livre I : Époque gallo-romaine », Mémoires de la Société académique de Saint-Quentin, 4e série, t. I, Années 1876-1878, 1878, p. 349-501

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

  • Emmanuel Lemaire, « Essai sur l’histoire de la ville de Saint-Quentin, livre II. Histoire de la ville et de l’église de Saint-Quentin sous l’empire barbare et les comtes bénéficiaires du Vermandois », Mémoires de la Société académique de Saint-Quentin, 4e série, t. II, Années 1878-1879, 1879, p. 383-510.
  • Emmanuel Lemaire, « Essai sur l’histoire de la ville de Saint-Quentin. Livre III : Histoire de la ville et de l’église de Saint-Quentin sous les comtes héréditaires de Vermandois (de l’an 892 environ à l’an 1214) », Mémoires de la Société académique de Saint-Quentin, 4e série, t. VIII, Années 1886-1887, 1888. p. 264-361.
  • Henri Bouchot, Emmanuel Lemaire, Le Livre rouge de l’hôtel de ville de Saint-Quentin. Cartulaire des franchises et privilèges de la ville au Moyen Âge, Saint-Quentin: Poëtte, 1882, XC-491 p.
  • Emmanuel Lemaire, Alfred Giry, Archives anciennes de la ville de Saint-Quentin, publiées par Emmanuel Lemaire et précédées d’une étude sur les origines de la commune de Saint-Quentin, par A. Giry, t. I (1076-1328), Saint-Quentin, 1888.
  • Emmanuel Lemaire, Archives anciennes de la ville de Saint-Quentin, t. II (1328-1400), Saint-Quentin, 1910.
  • Jacques Ducastelle, Les institutions communales de Saint-Quentin au XIIe siècle : étude comparée du document d’Eu et de la charte de Philippe-Auguste, Les chartes et le mouvement communal, Colloque régional (octobre 1980) organisé en commémoration du neuvième centenaire de la commune de Saint-Quentin, s.l., 1982, p. 11-25.
  • André Triou, Les origines de la commune de Saint-Quentin et ses vicissitudes, Les chartes et le mouvement communal, Colloque régional (octobre 1980) organisé en commémoration du neuvième centenaire de la Commune de Saint-Quentin, s.l., 1982, p. 3-10.
  • Alain Verhille, L'intégration de Saint-Quentin au commerce de la guède à l'époque médiévale, Mémoires de la fédération des sociétés d'histoire et d'archéologie de l'Aisne, tome LI, 2006, p. 247-270.

1557[modifier | modifier le code]

  • Charles Gomart, Siège de Saint-Quentin et bataille de la Saint-Laurent en 1557, St-Quentin, 1859, 87 p. et 3 pl.
  • Emmanuel Lemaire et alii, La guerre de 1557 en Picardie. Bataille de Saint-Laurent, siège de Saint-Quentin, prises du Catelet, de Ham, de Chauny et de Noyon, par Emmanuel Lemaire, Henri Courteault, Élie Fleury, lieutenant-colonel Édouard Theillier, Édouard Eude, Léon Déjardin, Henri Tausin, Abel Patoux, membres de la Société académique de Saint-Quentin avec le concours de MM. Claudio Perez y Gredilla, A. Verkooren, A. Dietens, A. Gooværts et C. Couderc, Saint-Quentin, : Poëtte, 1896, CCXXIX-456 p., fig., pl. et cartes.
  • Emmanuel Lemaire, « Saint-Quentin vers le milieu du XVIe siècle », Mémoires de la Société académique de Saint-Quentin, 4e série, t. XIV, Années 1899-1900, 1902, p. 56-139.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

  • Charles Normand, Étude sur les relations de l’État et des communautés aux XVIIe et XVIIIe siècles. Saint-Quentin et la royauté, Paris : Champion, 1881, XXXVIII-220 p.
  • Alfred Daullé, La Réforme à Saint-Quentin et aux environs du XVIe à la fin du XVIIIe siècle, Le Cateau : Roland, 1901, in-8, 302 p. (2e éd. revue et augmentée : Le Cateau, 1905, 308 p.).

Occupation de 1814-1815[modifier | modifier le code]

  • Éloi Q. A.Fouquier-Cholet, Précis historique des occupations militaires de la ville de Saint-Quentin en 1814 et 1815, St-Quentin, 1824.

Guerre de 1870[modifier | modifier le code]

  • Abel Deroux, L'Invasion de 1870-71 dans l'arrondissement de Saint-Quentin, etc., St-Q., 1871, in-12, 157 p.
  • Élie Fleury, Il y a vingt-cinq ans. Documents, récits, souvenirs sur les événements de la guerre de 1870-71 à Saint-Quentin et dans le Saint-Quentinois, St-Quentin : Imp. du Journal de St-Q., 1895-1896, 574 p.

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

  • Saint-Quentin - Cambrai. La Ligne Hindenburg. 1914-1918. Itinéraire : Arras. Cambrai. Saint-Quentin. Un guide. Un panorama. Une histoire, Clermont-Ferrand : Michelin et Cie, 1921, in-8, 128 p. (Guides illustrés Michelin des champs de bataille 1914-1919 ; Publié sous le patronage du ministère de l'Instruction publique et des Beaux-Arts et du ministère des Affaires étrangères).
  • Élie Fleury, Sous la botte. Histoire de la ville de Saint-Quentin pendant l'occupation allemande. août 1914-février 1917. (Ouvrage honoré d'une souscription du ministère des affaires étrangères). Croquis de M. Paul Séret. St-Q. : Impr. Lambert, Dupont et Cie, 18, rue Raspail ; Paul Dupré, éditeur, 34, rue Croix-Belle-Porte, 1925. (16 juin 1926.), in-4, 348 p.
  • Élie Fleury, [Les ]Murailles de Saint-Quentin ou reproduction et commentaire des 213 affiches apposées sur les murs de la ville du 25 août 1914 au 28 février 1917, Paris : E. Feuillâtre ; St-Q. : P. Dupré, 1923,416 p.
  • Marc Ferrand, La ville mourut : Saint-Quentin 1914-1917, Paris : la vie universitaire, 1923, 415 p.
  • Sur les traces de la Grande Guerre dans la région de Saint-Quentin, la Première Guerre mondiale dans l'Aisne, Saint-Quentin : Imprimerie de l'Aisne, 2000, 63 p.
  • Bacquet Robert. Engagé volontaire à 17 ans et demi. Soldat au 133e régiment d'infanterie de ligne. Décoré de la médaille militaire et de la croix de Guerre avec palme. Tué à l'ennemi à Hooglede ( Belgique) le 3 octobre 1918 à l'âge de 18 ans et demi.
  • Baudoux Auguste. Soldat au 87e régiment d'infanterie de ligne. Tué à l'ennemi à Changy (51300 Marne) le 30 septembre 1914.
  • Pouch Émile. Capitaine au 87e régiment d'infanterie de ligne. Décoré de la croix de Guerre avec trois citations. Tué à l'ennemi à Esnes-en-Argonne (55100 Meuse) le 18 juillet 1917.

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

  • Pierre Séret, L’histoire municipale de la ville de Saint-Quentin au cours de la guerre 1939-1945, Mémoires de la Fédération des Sociétés d'Histoire et d'Archéologie de l'Aisne, 29, St-Quentin : Debrez, 1984, p. 79-104.

Transports[modifier | modifier le code]

  • Jacques Leroy, Les Tramways de Saint-Quentin, Éditions de l'association de sauvegarde du patrimoine industriel et social du Vermandois,‎ 1996

Monuments[modifier | modifier le code]

La basilique[modifier | modifier le code]

  • Quentin Delafons [Charles Gomart éd.], Extraits originaux d’un manuscrit de Quentin De La Fons intitulé Histoire particulière de l’Église de Saint-Quentin, t. I, St-Q. : Doloy, 1854, XX-506 p. [manuscrit de 1649]
  • Jules Hachet, L’œuvre de Colard Noël, architecte du roi Louis XI à la collégiale de Saint-Quentin (1477-1500), Sant-Quentin, 1924. V-65 p.
  • Pierre Héliot, La Basilique de Saint-Quentin, Paris : Picard, 1967, 111p. et 36 pl. h. t.

Hôtel de ville[modifier | modifier le code]

  • Saint-Quentin, Hôtel de ville, 1980, St-Quentin : Société académique de St-Quentin, 16 pl. et table.

"Démons et merveilles de l’hôtel de ville de Saint-Quentin", 2009 : Bernard Lebrun, Éditions du Quesne. 159 pages.

Art déco[modifier | modifier le code]

  • Claude Richard, Saint-Quentin et l’Art déco, St-Quentin, 1995, 127 p.

Lycée Henri-Martin[modifier | modifier le code]

Ce lycée a été fondé en 1854 par Henri Martin.

Personnalités[modifier | modifier le code]

  • Jean-Luc Villette, Hagiographie et culte d’un saint dans le haut Moyen Âge : saint Quentin, apôtre du Vermandois, VIe ‑ XIe siècle. 2 vol, thèse de IIIe cycle, université de Paris X-Nanterre, 1982, 598 p.
  • Jean-Luc Villette, Passiones et inventiones S. Quintini, l'élaboration d'un corpus hagiographique du haut Moyen Âge, Vies de saints dans le Nord de la France (VI-e- XI e{{{5}}} siècle), Mélanges de science religieuse, t. 56, 1999, no 2, p. 49-76.
  • Christine Debrie, Maurice Quentin de La Tour, peintre de portraits au pastel 1704-1788, au musée Antoine-Lécuyer de Saint-Quentin, Thonon-les-Bains : l'Albaron, Société Présence du Livre & Saint-Quentin : Ville de Saint-Quentin, musée Antoine-Lécuyer, 1991, 237 p., ill.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Saint-Quentin élue ville la plus sportive de France dans l'Union du 9 juin 2011
  2. Coordonner de la station Météo climat bzh dyndns.org consulté en septembre 2012
  3. « Données climatiques », sur Météo climat bzh dyndns.org (consulté en septembre 2012)
  4. Données climatiques Météo climat bzh dyndns.org consulté septembre 2012
  5. Données climatiques Infoclimat.fr consulté septembre 2012
  6. « Données climatiques », sur MétéoFrance (consulté en septembre 2012)
  7. Le texte de la lettre est notamment reproduit dans Michel Kaplan (dir.), Le Moyen Âge, IV-Xe siècle, vol. 1, Bréal, 2000, ISBN 978-2853947312.
  8. André Chédeville, « Le mouvement communal en France aux XIe et XIIe siècles, ses éléments constitutifs et ses relations avec le pouvoir royal » in Robert Favreau, Régis Rech et Yves-Jean Riou (directeurs), Bonnes villes du Poitou et des pays charentais (XIIe ‑ XVIIIe siècles) : Actes du colloque tenu à Saint-Jean-d’Angély les 24-25 septembre 1999, publiés par la Société des antiquaires de l'Ouest in Mémoires de la Société des antiquaires de l'Ouest et des musées de Poitiers, 5e série, tome VIII (2002), à Poitiers. (ISBN 2-9519441-0-1), p. 19
  9. http://books.google.fr/books?id=j3kUAQAAMAAJ&pg=PA258 Lettres patentes de Louis XI, Arras, mars 1477 (1476 avant Pâques)
  10. Jean Favier, Louis XI, p…, Fayard, Paris 2001
  11. AMTUIR, Musée des transports urbains interurbains et ruraux - Saint-Quentin
  12. « Xavier Bertrand bientôt maire de Saint-Quentin », Le Monde,‎ 28 septembre 2010 (lire en ligne).
  13. Préfecture de l'Aisne consulté le 7 juillet 2008
  14. Marion Joseph, « Xavier Bertrand élu maire de Saint-Quentin », Le Figaro,‎ 4 octobre 2010 (lire en ligne).
  15. « Liste des maires de l'Aisne » [xls], Préfecture de l'Aisne,‎ 12 mai 2014 (consulté le 12 août 2014)
  16. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  17. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  18. « Évolution et structure de la population à Saint-Quentin en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 20 novembre 2010)
  19. « Résultats du recensement de la population de l'Aisne en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 20 novembre 2010)
  20. La basilique de Saint-Quentin sur picardie.fr
  21. L'Aisne nouvelle du mardi 27 septembre 2011
  22. www.grsentiers.org Sentier Saint-Jacques de Compostelle
  23. Office de tourisme de Saint-Quentin, « Site de l'office de tourisme de Saint-Quentin » (consulté le 12 mars 2011)
  24. « Le palmarès des villes et villages fleuris », Le Courrier picard édition de l'Oise,‎ 5 juillet 2008
  25. Photos de l'hôtel-de-ville
  26. Photos du musée Lécuyer
  27. Le musée Antoine Lécuyer sur le site de la ville
  28. La visite virtuelle du musée
  29. Le musée des papillons sur le site de la ville
  30. Quelques photos de vitrines du musée des papillons
  31. Photos des Champs-Élysées
  32. Photos du temple
  33. Annuaire des communes jumelées
  34. « Saint-Quentin et le Saint-Quentinois », Office de tourisme de Saint-Quentin (consulté le 7 janvier 2009)
  35. à lire en ligne.

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]