Lens (Pas-de-Calais)

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Lens
La mairie de Lens.
La mairie de Lens.
Blason de Lens
Blason
Lens (Pas-de-Calais)
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nord-Pas-de-Calais
Département Pas-de-Calais
Arrondissement Lens (sous-préfecture)
Canton Chef-lieu de Lens-Est, Lens-Nord-Ouest et Lens-Nord-Est
Intercommunalité Communaupole de Lens-Liévin
Maire
Mandat
Sylvain Robert (PS)
2014-2020
Code postal 62300
Code commune 62498
Démographie
Gentilé Lensois
Population
municipale
34 190 hab. (2011)
Densité 2 922 hab./km2
Population
aire urbaine
552 694 hab.
Géographie
Coordonnées 50° 25′ 56″ N 2° 50′ 00″ E / 50.4322222222, 2.8333333333350° 25′ 56″ Nord 2° 50′ 00″ Est / 50.4322222222, 2.83333333333  
Altitude Min. 27 m – Max. 71 m
Superficie 11,7 km2
Localisation

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Liens
Site web villedelens.fr
Secteur est (Béthune, Lens, Hénin-Beaumont)

Lens est une commune française, chef-lieu d’arrondissement du département du Pas-de-Calais en région Nord-Pas-de-Calais. Ses habitants sont appelés les Lensois. Elle est au centre de l'aire urbaine de Douai-Lens, la quinzième aire urbaine de France, comprenant 801 communes, avec 542 918 habitants en 2010. Avec Lille et les autres villes de l'ancien bassin minier du Nord-Pas-de-Calais, elle participe aussi à un ensemble métropolitain de près de 3,8 millions d'habitants, appelé « aire métropolitaine de Lille ».

La ville est surtout connue pour avoir été l’un des principaux centres urbains du bassin minier du Nord-Pas-de-Calais, avec la Compagnie des mines de Lens, pour son équipe de football, le Racing Club de Lens, et plus récemment pour le musée du Louvre Lens ouvert en décembre 2012.

Lens comprend de nombreux équipements d'enseignement et de santé. C'est aujourd'hui une ville universitaire : on y trouve le pôle science, technologie et tertiaire de l'université d'Artois, une école d'ingénieurs, l'Institut de génie informatique et industriel (IG2I) et plusieurs IUT. La Faculté Jean-Perrin, installée dans les anciens bureaux des mines de Lens depuis le début des années 1990, est le pôle scientifique de l'université d'Artois. On y étudie la biologie, la biochimie, la physique, la chimie, les mathématiques et l'informatique.

La ville est également dotée d'un tribunal d'instance et d'un théâtre.

En 2003, elle a reçu le label de Ville fleurie avec deux fleurs[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune est située dans la plaine de l’Artois, à 200 km au nord de Paris, 40 km au sud de Lille, 15 km à l'ouest de Douai, 20 km au nord de sa préfecture Arras.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Au XIXe siècle, la richesse de son sol en houille en a fait la principale ville de l'ouest du bassin minier du Nord-Pas-de-Calais.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Lens, sur les bords de la rivière Souchez devenue le canal de la Deûle, est la principale ville de la Gohelle.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Lens
Loos-en-Gohelle Vendin-le-Vieil
Lens Loison-sous-Lens
Liévin Éleu-dit-Leauwette Avion Sallaumines

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat de Lens est de type océanique. Du fait de l'éloignement de la mer (80 km), le caractère océanique est moins marqué que sur les côtes. La température est fraîche en hiver (°C de moyenne) et doux en été (18 °C). Des records de chaleurs de 35 °C ont plusieurs fois été enregistrés. Les précipitations sont moindres mais plus réparties sur tous les mois de l'année.

Relevé météorologique d'une ville
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 1 1 4 5 9 12 14 14 11 8 4 3 7,2
Température maximale moyenne (°C) 6 7 10 14 18 20 23 23 20 15 9 6 14,2
Précipitations (mm) 44,5 35,2 37,8 36,1 37,8 44,2 53,3 44,3 43,6 43,7 48,9 49,9 519,3
Source : « Météo : temps, prévisions, températures jour par jour », sur MSN


Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Lens est desservi par l'autoroute A21 qui forme une semi-rocade au nord et à l'est de la commune et relie la ville d'autres autoroutes, l'autoroute A1 (Paris-Lille), et l'autoroute A26 (Calais-Reims). Sa gare est desservie par six aller-retour TGV par la ligne du TGV-Nord (1 heure 10 de Paris) mais aussi par les lignes SNCF 6, 13, 21 et 23 allant vers Valenciennes, Arras, Dunkerque, Lille réduit à 30 minutes par Libercourt depuis le 9 décembre 2007.

Les transports en commun sont assurés par la société Tadao, sous l'autorité d'un syndicat mixte qui regroupe la Communaupole de Lens-Liévin, la communauté d'agglomération d'Hénin-Carvin, la communauté d'agglomération de l'Artois et la communauté de communes de Nœux et environs. Un projet de tramway reliant Liévin à Hénin-Beaumont par Lens est prévu pour remplacer la ligne buLLe de Tadao[2]. De plus, une nouvelle gare routière a été aménagée en 2009 L'aéroport de Lesquin est le plus proche de la ville. Pour rejoindre Lens, on peut emprunter ensuite, soit la nouvelle liaison de TGV en partant de la gare des Flandres, soit les taxis via l'autoroute A1 puis l'autoroute A21. Il existe aussi deux lignes de bus mais le trajet est d'environ 1 heure 20.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Logement[modifier | modifier le code]

Avec plus de 60 % de logements sociaux[3], une situation héritée de l'exploitation houillère, la ville de Lens reste accrochée à son passé minier.

Lens a deux ensembles urbains classés en « zone urbaine sensible » et « zone de rénovation urbaine » : le collectif de la Grande Résidence au nord (64 ha, 5 400 habitants), la Résidence Sellier et la Cité du Quatre juste à l'ouest de la gare et du centre-ville (36 ha, 2 800 habitants).

Le nombre de logements est de 16 668, dont 15 536 en résidence principale. 93 % de la population est en résidence principale, 24 % sont propriétaires et 64 % sont locataires (n'inclus pas les résidences secondaires).

À Lens, le prix moyen de l'immobilier au 1er août 2010 est de 1 695 euros au mètre carré.

Projets d'aménagement[modifier | modifier le code]

Afin d’accompagner l’ouverture du musée du Louvre (voir plus haut), plusieurs projets d’envergure sont conçus pour offrir à la ville de Lens une véritable dimension métropolitaine à l’horizon 2015.

  • Le tramway Liévin - Lens - centre commercial Noyelles-Godault ;
  • Développement du pôle Gares : la nouvelle adresse tertiaire et hôtelière de l'agglomération desservie par la première ligne de tramway et création dans l'ancien cinéma Apollo d'un centre commercial, culturel et hôtelier ;
  • Renforcement de l’attractivité du centre-ville ;
  • L'Établissement public de coopération culturelle (EPCC) du musée du Louvre-Lens disposera aussi d'un auditorium de plus de 300 places assises, La Scène, « un espace modulable et pluridisciplinaire qui proposera des manifestations culturelles (conférence, débat, spectacle vivant, etc.) organisées en lien étroit avec le musée du Louvre »[4].
  • Un casino opéré par le groupe Partouche couplé avec un hôtel de luxe, le tout relié au stade Bollaert par un parking souterrain ;
  • Aménagement de nouveaux quartiers :
    • Nexans : le site de la câblerie Nexans, ex-Alcatel, abandonné en 2006 au profit de Noyelles-sous-Lens, laisse une friche de 55 ha qui va être affectée à la construction de 350 logements pour cadres, d’un supermarché, d'une galerie des antiquaires et d'une maison de retraite médicalisée.
    • Van Pelt : aménagement d'un nouveau quartier mixte en entrée de ville.
    • Garin : développement d'un projet immobilier haut de gamme dans les abords immédiats du musée ;
  • Une coulée verte : le tissu urbain conserve de vastes emprises ferroviaires et le grand stade de football Bollaert, ce qui va permettre la mise en place d'une coulée verte et d'un alignement monumental à l'ouest et au nord-ouest du centre-ville avec le Louvre, le stade et l'université, complétés un peu plus au nord par le centre hospitalier et relayés au sud-est par le parc de la Glissoire, qui est un autre espace vert pourvu d'étangs.

Toponymie[modifier | modifier le code]

L’origine de la ville n’est pas complètement connue, comme en témoigne l'incertitude sur sa toponymie.

La première explication fut que le nom de Lens venait d’un proconsul romain appelé Lentulus, mais elle fut écartée après des découvertes de vestiges romains ne donnant aucun crédit particulier à cette hypothèse. Des pièces de monnaie, datant de l'époque mérovingienne, attestent l'existence de Lenna Cas(trum). Si le deuxième mot signifie simplement que la cité était fortifiée, le premier est en revanche plus mystérieux : certains chercheurs pensent qu'il vient du mot gaulois « onna », signifiant fleuve, source. Lenna Cas serait donc la « forteresse des sources »[5].

Histoire[modifier | modifier le code]

Fondation[modifier | modifier le code]

La tradition rapporte qu'au début du XIIIe siècle, Gautier et Eustache, co-châtelains de Mons, fondèrent un hôpital tenu par les frères Trinitaires. Le rayonnement de cette institution incita Jean, châtelain de Mons et seigneur de la terre de Lens, à la doter de revenus fixes : c'est ainsi qu'en 1245 il établit le couvent des Trinitaires de Lens[6], dont le missionnaire Chrétien Le Clercq sera le père supérieur quelques siècles plus tard.

Période espagnole[modifier | modifier le code]

C'est en 1526, lors de l'essor de l'Espagne en Europe, que la ville de Lens passe aux mains du roi d'Espagne et fait donc partie des Pays-Bas espagnols[7]. Il faudra attendre le siége de Lens en 1647 puis le Grand Condé et la bataille de Lens, le 20 août 1648, pour voir le début du déclin espagnol dans la région. Cette bataille a permis à Mazarin de signer les traités de Westphalie, mettant fin à la guerre de Quatre-Vingts Ans. L'Artois sera rendu à la France lors du traité de paix des Pyrénées dix ans plus tard, le 7 novembre 1659.

Découverte du charbon[modifier | modifier le code]

Rame des Chemins de fer économiques du Nord (CEN), une compagnie de chemin de fer secondaire, qui exploita une ligne à voie métrique de Lens à Frévent de 1895 à 1948[8]. Elle circule sur le boulevard des écoles, où se tenait, en ce jour d'avant la Première Guerre mondiale, un marché

Des industriels lillois, MM. Casteleyn, Tilloy et Scrive, découvrent du charbon à 151 mètres de profondeur dans le bois de Lens lors de sondages en 1849. Le décret du 15 janvier 1853 attribue à la Compagnie de Lens une concession de 6,051 ha. Lens s’imposa progressivement comme un centre urbain d’importance.

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

La ville de Lens, située à proximité du front, a énormément souffert de la Première Guerre mondiale. En octobre 1914, elle connut l'invasion puis jusqu'en 1918, l'occupation, pendant laquelle elle est un centre logistique important pour l'armée allemande. Elle fut durant cette période très largement pilonnée par des obus de tous calibres dont un grand nombre n'ont pas explosé, qui rendront la reconstruction dangereuse. Avant leur fuite, les occupants noieront et détruiront tous les puits de mines.

La population de la ville a diminué de moitié à la fin de la guerre[9]. Elle a reçu la légion d'honneur le 30 août 1919[10]. En 1918, la ville et une grande partie du Bassin minier étaient presque totalement rasés[11]. Il faudra de longs mois pour nettoyer les décombres des munitions non explosées, puis pour entamer la reconstruction.

Fin 1918, alors que les premiers habitants reviennent déjà, le paysage est lunaire. L'hiver arrive et le papier et le carton bitumé manquent, de même que la nourriture pour les habitants, prisonniers et travailleurs chinois qui nettoient et reconstruisent la ville alors que la grippe espagnole apparait et fait des ravages, emportant de nombreux adultes qui avaient échappé à la mort sur le front.

Le monument aux morts sera édifié sept ans plus tard, sur la place du Cantin, par Augustin Lesieux, marbrier et sculpteur à Paris, avec l'aide de l'architecte Barthelet et d’ouvriers spécialisés. Il est inauguré le 30 mai 1925 devant environ 100 000 personnes et le président de la Chambre des députés (Édouard Herriot). Il rend hommage aux mineurs, par un bas-relief présentant une galerie de mine au boisage brisé et envahie par les eaux, ainsi qu'aux ouvriers qui, au retour de la guerre, ont retrouvé leur outil de travail rasé par des bombardements[12].

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Entre deux guerres[modifier | modifier le code]

La période qui suit la Grande Guerre va voir l'influence de Lens grandir, de même que sa démographie. Cet essor est symbolisé par la construction des Grands Bureaux de la Société des mines de Lens à la fin des années 1920, un bâtiment qui montre la puissance industrielle de la ville[13].

Michał Kwiatkowski transfère à Lens, en 1924 le quotidien Narodowiec (créé à Herne en 1909). Le premier numéro sort des presses régionales le 12 octobre de la même année. Le journal écrit en polonais accompagne les nombreux mineurs qui se sont installés dans la région et plus largement la polonia. Sabordé en 1940, le quotidien ne sera de nouveau imprimé qu'à la libération.

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

La Maison syndicale (2005)

Lens dut subir aussi les dégâts matériaux de la guerre de 1939-1945, mais dans une moindre mesure que lors de la Grande Guerre. Dans la nuit du 10 au 11 septembre 1942, 528 Juifs (dont 123 femmes et 288 enfants) sont raflés avec la complicité de la préfecture de police, et seront gazés à Auschwitz. Une partie de la communauté juive étrangère était d'origine polonaise et était arrivée à Lens dans les années 1920, avec les autres Polonais s'étant engagés dans les mines. Ceci n'avait d'ailleurs pas eu lieu sans une certaine dose de xénophobie et d'antisémitisme, notamment à la fin de l'entre-deux-guerres, avec la création en juillet 1938 d'un « Comité provisoire de défense du commerce français » qui dénonçait, par affichage, la venue d'un « NOUVEAU FLOT DE 300 000 JUIFS ÉMIGRÉS […] réparti entre la France, l’Angleterre et les États-Unis »  [sic][14]. Selon les historiens N. Mariot et Cl. Zac qui ont analysé les archives départementales du Pas-de-Calais:

« malgré l’exode d’une bonne moitié de la communauté dès mai 1940, le recensement de décembre 1940 dénombre encore 482 individus dits « israélites » dans le bassin. Moins de deux ans plus tard, celui du premier octobre 1942 n’en compte plus que treize[14]. »

L'après-guerre vit la nationalisation des anciennes compagnies houillères avec l'ordonnance du 14 décembre 1944 du Gouvernement provisoire de la République française (GPRF) dirigé par de Gaulle. Avec les Trente Glorieuses, la ville s'agrandit encore pour atteindre en 1962 les 42.733 habitants. Elle prend une importance suffisante pour scinder en deux l'arrondissement d'Arras, et créer en 1962 celui de Lens qui englobe sa conurbation minière de Lens avec entre autres les villes de Liévin, Carvin et Hénin-Beaumont. C'est son bassin houiller qui a permis à Lens de devenir une cité industrielle orientée vers la carbochimie (Mazingarbe, Drocourt, Vendin-le-Vieil) et la métallurgie (chaudronnerie, tréfilerie).

Deux bâtiments furent alors protégés des Monuments historiques : la gare (en forme de locomotive) inscrite en 1984[15] et la Maison syndicale des mineurs partiellement inscrite en 1996[16].

Crise et reconversion[modifier | modifier le code]

La rue de Paris dite « rue piétonne »

Le recul de l'extraction du charbon, à partir des années 1960, puis l'arrêt total de l'extraction en 1990, a entraîné une grave crise de reconversion. Lens voit pendant une trentaine d'années sa population reculer, ses magasins et ses cinémas fermer et le chômage grimper. Depuis, la ville a diversifié ses activités industrielles autour de l'industrie textile, de la métallurgie, de la construction automobile et de l'industrie alimentaire, ainsi qu'autour des fonctions médicales (Centre hospitalier important), tertiaires (banques, centres d'appels) et administratives (sous-préfecture, université d'Artois).

La ville a néanmoins été classée neuvième ville la plus pauvre de France en 2010 par le Journal du Net en raison de l'importance du chômage (15,21 %* de la population active) et de la faiblesse de revenus de ses habitants (10 074,3 euros annuels en moyenne). En effet, plus de la moitié des foyers fiscaux y déclare moins de 11 250 euros de revenus par an (revenu fiscal de référence).

Politique et administration[modifier | modifier le code]

L'université d'Artois, dans les anciens Grands bureaux des Houillères

En 2011, la commune de Lens a été récompensée par le label « Ville Internet @@ »[17]

Administration territoriale[modifier | modifier le code]

Lens fait partie de la communauté d'agglomération de Lens-Liévin (appelé la Communaupole) qui regroupe 36 communes, soit 250 000 habitants. Elle fait aussi partie du SCOT de Lens-Liévin et d'Hénin-Carvin.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Lens dans son arrondissement et ses cantons :
  •      canton de Lens-Nord-Ouest
  •      canton de Lens-Nord-Est
  •      canton de Lens-Est

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

  • Jean-Paul, marquis d'Alciaté (nommé par le roi) 1789-1791
  • Antoine de Cardevac, chanoine de la Collégiale 1791 (du 15 janvier au 30 mai)
  • Charles Marcadet 1791 (du 13 juin au 18 novembre)
  • Marie-Gabriel Roussel 1792
  • Albert Grard 1794 (du 4 janvier au 22 juin)
  • Guislain Decrombecque (père) 1794 (du 22 juin au 3 septembre)
  • Charles Delalleau 1793-1794 (du 3 septembre au 7 décembre)
  • Joseph Delabre 1794-1797
  • Charles Bauduin 1797-1798 (du 21 novembre au 21 février)
  • Florent Marre (père) 1798-1800 (du 21 février 1798 à août 1800)
  • Eustache Canfin 1805-1808 (du 9 mars 1805 à janvier 1808)
  • Prosper Leroy 1808-1815 (10 août)
  • Pierre-Philippe Lebrun 1815-1816 (janvier)
  • Leclecq 1816-1832 (septembre)
  • Pierre-Philippe Lebrun 1832 (avant mai)
  • Jean Baptiste Carlier 1835-1837 (mars)
  • Pierre Baudry 1837-1846 (10 septembre)
  • Guislain Decrombecque 1846-1865 (29 septembre)
  • Philippe Testu 1865-1868 (septembre)
  • Henri Spriet 1868-1871 (juin)
  • Jean-Baptiste Griselle 1871-1874 (février)
  • Paul Cayet 1874-1876 (16 février)
  • Alphonse Caille 1876-1877 (septembre)
  • Bernard Grard 1877-1880 (depuis mai par intérim, nommé en août)
  • Eugène Bar 1880-1884 (4 janvier)
  • Charles Poirier 1884-1885 (mai)
  • Auguste Frémicourt-Douchet 1885-1892
  • Alfred Wagon 1892-1896 (depuis août par intérim, nommé en octobre)
  • Eugène Courtin 1886-1900 (mai)
  • Émile Basly 1900-1928
  • Alfred Maës 1928-1941
  • Marcel Hanotel 1941-1944
  • Paul Sion 1944-1945
  • Auguste Lecœur (PCF) 1945-1947
  • Ernest Schaffner (SFIO) 1947-1966
  • André Delelis (PS) 1966-1998
  • Guy Delcourt (PS) 1998-16 juin 2013 (démission)
  • Sylvain Robert (PS) 2013-en cours

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Panorama de Lens depuis le site Écopôle 11/19 à Loos-en-Gohelle.

La commune a souffert de lourdes séquelles physiques et environnementales de deux guerres et de l'activité industrielle induite par l'activité minière. Mais la requalification des friches industrielles et le verdissement des terrils et des cavaliers miniers sont aussi devenus un atout environnemental, avec notamment l'inscription d'une partie des milieux renaturés dans la trame verte du bassin minier dont le prolongement est le Parc de la Deule et la trame verte de Lille-LMCU qui déclineront ou complèteront localement le Réseau écologique paneuropéen dans le cadre de la trame verte et bleue nationale suite au Grenelle de l'environnement.

La commune qui en 2008 disposait d'environ trente personnes pour la gestion de 111 ha d'espaces verts a depuis 2007 une démarche de gestion différentiée, avec notamment deux grands espaces verts publics en gestion durable et 29 espaces verts en « végétalisation durable »[18].

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

La ville est dotée d'un tribunal d'instance.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Lens a été jumelée avec Plauen (Allemagne) en 1985 mais ce jumelage a pris fin, et au 30 août 2013, Lens n'est jumelée avec aucune ville[19].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 34 190 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 081 2 365 2 316 2 381 2 551 2 645 2 673 2 807 2 796
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 341 4 506 5 738 7 298 9 383 10 515 11 780 13 862 17 227
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
24 370 27 744 31 812 14 259 30 155 33 513 32 730 34 342 40 753
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
42 590 41 874 40 199 38 244 35 017 36 206 35 583 34 190 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[20] puis Insee à partir de 2004[21].)
Histogramme de l'évolution démographique


Comme la plupart des villes du bassin minier de la région, Lens a connu le plus d'habitants dans la période d'extraction de charbon, vers les années 1930 et la chute démographique a commencé depuis 1962 et plus fortement dans les années 1990. On peut évaluer cette perte à plus de 30 000 habitants pour le SCOT de Lens-Liévin Hénin-Carvin[22]. Même si en 1999, Lens inverse la tendance et gagne 1 189 nouveaux habitants par rapport au recensement de 1990[23]. Certes, il y a eu une hausse de 1990 à 1999, mais de 1999 à juillet 2005, le recensement montre que la ville perd exactement 903 habitants et passe de 36 192 habitants à 35 289 habitants[24]. Ce qui en fait la troisième plus grosse chute de la région après Calais (- 3 165) et Liévin (- 1 030). Ceci étant, ce ne sont que des chiffres « provisoires ». Le maire actuel, Guy Delcourt explique « Que la population lensoise ait baissé reste probable car les veuves de mineurs hébergeaient plusieurs enfants et, à leur décès, ces enfants quittent le logement et la commune »[24].

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (21,3 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) tout en étant toutefois supérieur au taux départemental (19,8 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (53,5 %) est supérieur au taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 46,5 % d’hommes (0 à 14 ans = 20,6 %, 15 à 29 ans = 25,1 %, 30 à 44 ans = 19,2 %, 45 à 59 ans = 19 %, plus de 60 ans = 16,1 %) ;
  • 53,5 % de femmes (0 à 14 ans = 18,4 %, 15 à 29 ans = 21,1 %, 30 à 44 ans = 17 %, 45 à 59 ans = 17,8 %, plus de 60 ans = 25,7 %).
Pyramide des âges à Lens en 2007 en pourcentage[25]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,1 
90 ans ou +
1,0 
5,6 
75 à 89 ans
11,7 
10,4 
60 à 74 ans
13,0 
19,0 
45 à 59 ans
17,8 
19,2 
30 à 44 ans
17,0 
25,1 
15 à 29 ans
21,1 
20,6 
0 à 14 ans
18,4 
Pyramide des âges du département du Pas-de-Calais en 2007 en pourcentage[26]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
0,8 
5,1 
75 à 89 ans
9,1 
11,1 
60 à 74 ans
12,9 
21,0 
45 à 59 ans
20,1 
20,9 
30 à 44 ans
19,6 
20,4 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
18,9 

Enseignement[modifier | modifier le code]

Lens a trois collèges publics et un privé, quatre lycées publics dont deux professionnels, un lycée privé parmi les premiers de France[réf. nécessaire]. On y trouve le pôle science, technologie et tertiaire de l'université d'Artois, une école d'ingénieurs, l'Institut de génie informatique et industriel (IG2I) et plusieurs IUT. La Faculté Jean-Perrin, installée dans les anciens bureaux des mines de Lens depuis le début des années 1990, est le pôle scientifique de l'université d'Artois. On y étudie la biologie, la biochimie, la physique, la chimie, les mathématiques et l'informatique.

Santé[modifier | modifier le code]

La ville est équipée d'un centre hospitalier de 1 200 lits dont 880 médicaux, de trois instituts médico-éducatifs (180, 90 et 75 places) et de cinq centres d'aide par le travail, ainsi que de maisons de retraite.

Sports[modifier | modifier le code]

Équipe de football[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Racing Club de Lens.

Outre ses activités économiques, Lens bénéficie du rayonnement national de son fameux club de football, le Racing club de Lens, les « Sang et Or », véritable pôle culturel et sportif de la ville, qui contribue fortement à sa notoriété nationale, et le symbole actif de la mémoire des houillères et de certaines valeurs chères à la ville de Lens et au bassin minier de la région Nord-Pas-de-Calais. L'équipe fut championne de France de football en 1998, vainqueur de la Coupe de la Ligue en 1999, demi-finaliste de la Coupe UEFA en 2000, vainqueur de la coupe Intertoto en 2005 et régulièrement présente sur la scène footballistique européenne. Le club descend néanmoins en Ligue 2 à l'issue de la saison 2007-2008 pour y faire un bref passage et remonter dès la saison suivante en Ligue 1. Malheureusement leur retour au premier plan du football français fut bref puisque le club n'y restera que deux saisons malgré une bonne première saison (11ème place et demi-finaliste de la coupe de France en 2010).

Stade Félix-Bollaert - André Delelis[modifier | modifier le code]

Stade Bollaert.
Article détaillé : Stade Félix-Bollaert.

La ville de Lens dispose avec le stade Félix-Bollaert (puis Bollaert Delelis) d'un équipement sportif de renommée internationale. Situé en plein cœur de ville, il est bâti sur le modèle des stades anglais. L'image de la ville est indissociable de cette enceinte consacrée au football. Il reflète la passion que les Lensois et la population régionale éprouvent pour le RC Lens. D’importance nationale, il a une capacité supérieure à la population totale de la ville. Son affluence record a été de 48 912 spectateurs en 1992, avant sa mise aux normes internationales et travaux qui ont ramené sa capacité à 42 000 places. Lens est la plus petite ville à avoir accueilli une coupe du monde de football (en 1998) et une coupe du monde de rugby (en 1999 puis en 2007). Le stade a également accueilli, outre les rencontres européennes du club local, plusieurs matches à domicile de celui de Lille, une agglomération beaucoup plus grande mais qui n'était pas dotée d'un tel stade.

Lens fait partie des villes qui ont été retenues pour accueillir l'Euro en 2016.

Économie[modifier | modifier le code]

Lens est la ville centre d’une agglomération qui compte de nombreux établissements industriels et commerciaux. Elle est également le siège de la Chambre de commerce et d'industrie de l'Arrondissement de Lens.

Tertiaire[modifier | modifier le code]

Les plus gros employeurs sont les supermarchés Carrefour Market (deux magasins), Simply Market(deux magasins), et la librairie Le Furet du nord. Le centre commercial Lens 2 (hypermarché, galerie marchande, grandes surfaces de bricolage et d’équipement de la maison) se situe en périphérie, à quelques kilomètres à Vendin-le-Vieil. Un marché alimentaire se tient les mardis et vendredis en centre-ville. Le poids de la fonction publique est très important puisqu’il représente 29 % du total des emplois salariés de la ville ; les cinq plus gros employeurs sont le centre hospitalier, la mairie, le commissariat de police, le lycée technique et la communauté d’agglomération.

Le Louvre ouvert le 4 décembre 2012 emploie actuellement 65 agents. Conséquence directe de l'implantation du Louvre dans la ville, un pôle numérique et culturel va voir le jour sous le nom d’Euralens. Avec ce pôle de compétitivité, la ville, et plus largement le bassin minier, prétendent à occuper les premiers rangs mondiaux dans une industrie de la connaissance et une nouvelle économie en plein essor. Le projet doit permettre l'émergence d'un pôle regroupant entreprises, centres de recherches et de formations, acteurs culturels spécialisés dans la numérisation du patrimoine culturel, dans le développement de technologies permettant sa transmission. Cet équipement devrait créer 1 000 à 1 500 emplois dans les cinq prochaines années.[réf. nécessaire] Dans les activités tertiaires apparaissent les bureaux d'informatique JSI (130 salariés) et Euro Techni Contrôles (85 sal.), un centre d’appels Orange (170 sal.), la Caisse d'Épargne (290 sal.), la Brinks (60 sal.), Ed (85 sal.), Adrexo (390 sal.), Mediapost (180 sal.), Arvato spécialisé dans le marketing direct (1 740 salariés répartis sur trois sites), les transports Lezier (210 sal.), Dumont (130 sal.), Accart (100 sal.), le brasseur Soldib et le garage Lallain (55 sal.). Le Racing Club de Lens emploie quant à lui 70 salariés auxquels il faut ajouter son centre de formation, La Gaillette (150 sal.). La commune doit recevoir en 2011 une centrale de détention de 220 places.[réf. nécessaire]

Artisanat et industries[modifier | modifier le code]

Les établissements industriels ne sont pas de très grande taille. Ils comprennent les plasturgistes Mecacorp (190 salariés) qui travaillent pour l'automobile et appartiennent au groupe Mecaplast de Monaco, et TT Plast (90 sal.); la métallerie Etci (120 sal.), la Lensoise du Cuivre (groupe Nexans 75 sal.), Semeca (mécanique générale, 75 sal.).

Dans le bâtiment et l'entretien, Lens accueille le traitement des eaux Veolia (120 salariés), les nettoyages GSF Stella (200 sal.), Concerto (90 sal.) et Cofraneth (65 sal.); les installations électriques Soleg (65 sal..), les constructions Miroux (180 sal.) et DG (70 sal.), les finitions de bâtiment BIP (85 sal.), la couverture Applicamat (50 sal.), les travaux publics Eiffage (80 sal.) et Colas (75 sal.).

Parmi les plus industries importantes, on peut citer dans l’industrie automobile, la grosse usine de moteurs d'une filiale commune de Renault, Peugeot et Volvo sous le nom de Française de Mécanique (4 000 salariés), les semi-remorques en aluminium Benalu (310 sal.), la carrosserie Durisotti (430 sal.) ; dans la métallurgie, Nexans (160 sal.), dans l’agroalimentaire, l'usine MacCain (590 sal.) qui transforme 420 000 tonnes de pommes de terre par an et en tire 700 t de frites par jour, la boulangerie Eurorol (140 sal., groupe américain Earthgrains) et la biscuiterie Eurodough du même groupe (75 sal.), dans l'alimentation les conserves de poisson Dutriaux (55 sal.), les salaisons Norvia (50 sal.), les viandes PCB (50 sal.) ; dans le textile le linge de maison Descamps (220 sal.), Filartois (140 sal.), dans la distribution, les hypermarchés Carrefour (430 sal.) et Cora (380 sal.), des magasins Brico-Dépôt (65 sal.) et Boulanger (électroménager, 70 sal.); un centre Leclerc (110 sal.), des supermarchés Champion (160 sal.), Simply Market (40 sal.), Intermarché (40 sal.), Match (105 sal.), des magasins Leroy-Merlin (130 sal.), Conforama (75 sal.), Decathlon (50 sal.), Boulanger (50 sal.), Locagel (85 sal.), plus les entrepôts Logidis du groupe Carrefour (160 sal.), le nettoyages Alliance (200 sal.) et Clean Service (55 sal.), la gestion immobilière Soginorpa (160 sal.), France-Loisir (210 sal.)…

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Louvre-Lens[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Louvre-Lens.
La maison du projet

Le 29 novembre 2004, lors d'une visite à Lens, le Premier ministre Jean-Pierre Raffarin a annoncé que l'ancienne cité minière avait été choisie pour recevoir l'antenne décentralisée du musée du Louvre. Le 4 décembre 2012, un nouveau bâtiment de 18 000 m2 a été inauguré par le Président de la République François Hollande dans un parc paysager sur les vingt hectares de l'ancien carreau de la fosse 9/9bis. Il reçoit en alternance avec le musée parisien 500 à 600 œuvres majeures ainsi que des expositions temporaires. Différents espaces pédagogiques ont été construits.

Les organisateurs espéraient accueillir 700 000 visiteurs l'année de l'ouverture, puis un demi-million par an. Finalement, le nombre de visiteurs pour la première année s'établit à environ 900 000[38].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Naissance[modifier | modifier le code]

Décès[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D'azur au château formé d'une tour d'or crénelée de cinq pièces, ouverte et ajourée de sable, l'ouverture chargée d'un monde d'or, la tour flanquée de deux tourelles du même ouvertes et ajourées de sable, le tout accosté de deux fleurs de lys d'or.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • P. Feuchère, « Les origines urbaines de Lens-en-Artois », Revue belge de philologie et d'histoire, no 30,‎ 1952, p. 91-108 (lire en ligne).
  • Loïc Leclercq, « Les Detœuf: un chimiste, un polytechnicien, un député et un physicien », dans Gauheria, no 73, 2010, pp. 57–63.
  • Loïc Leclercq, « André Detœuf (1884-1931): pharmacien, industriel et chimiste », dans Revue d'histoire de la pharmacie, vol. 59, no 369, 2011, pp. 85–93.
  • Nicole Duchon, Jean Lebert, Auguste Béhal, de Lens à Mennecy, Amattéis, 1991.
  • Loïc Leclercq, « Auguste Béhal ou l'Essor de la chimie organique moderne », dans Gauheria, no 60, 2006, pp. 47–54.
  • Loïc Leclercq, « Auguste Béhal, précurseur et visionnaire de la chimie organique moderne », dans Revue d'histoire de la pharmacie, vol. 55, no 355, 2007, pp. 329–340.
  • Loïc Leclercq, « Amand Valeur : Lensois, chimiste et... béhalien », Gauheria, no 63, mars 2007, pp. 55–61.
  • Loïc Leclercq, « Amand Valeur et Raymond Delaby : L’œuvre de deux pharmaciens « béhaliens » en chimie organique au XXe siècle », Rev. Hist. Pharm., no 361, 2009, pp. 41–54.
  • Loïc Leclercq, « Le professeur Raymond Delaby : Le dernier grand chimiste lensois ? », dans Gauheria, no 65, 2008, pp. 49–56.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. communes.com - Vie locale - Lens
  2. « Transport en commun en site propre », ArtoisComm (page consultée le 14 avril 2008)
  3. « Lens est à la croisée des chemins » - La Voix du Nord - Édition du 20 janvier 2008, no 19 793, p. 3
  4. Le projet de musée Louvre-Lens officiellement lancé - Le Point, 12 janvier 2011
  5. Association Mémoire de Lens - Les origines
  6. D'après Jacques de Guyse, Chroniques de Hainaut [« Annales Historiæ Illustrium Principum Hannoniæ »], vol. XV, Paris, libr. Paulin,‎ 1834
  7. Ville de Lens - Époque moderne
  8. Henri Domengie, José Banaudo, Les petits trains de jadis - Nord de la France, p. 248
  9. Ville de Lens - La Première Guerre mondiale
  10. Légion d'honneur - Collectivité décorée de la Légion d'honneur - Ville française
  11. chanoine E.. Occre « LENS 1914-1918, La guerre, l'invasion. L'occupation allemande, les destructions » Ed : Gabriel Beauchesne, Paris, 1919, 256 pages, photos noir & blanc, format : 19cm × 12cm
  12. L'inauguration du monument aux morts sur le site Mémoires de pierre
  13. Les Grands Bureaux sur le site de l'office de tourisme
  14. a et b Nicolas Mariot et Claire Zalc, « Identifier, s'identifier : recensement, auto-déclarations et persécution des Juifs de Lens (1940-1945) », in Revue d'histoire moderne et contemporaine 3/2007 (no 54-3), p. 91-117.
  15. « Notice no PA00108328 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  16. « Notice no PA62000003 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  17. N. G., « Villes Internet : 32 communes du Nord - Pas-de-Calais récompensées », La Voix du Nord,‎ 2011 (consulté le 14 janvier 2010)
  18. Fiche gestion différentiée de Lens [PDF]
  19. « Atlas français de la coopération décentralisée et des autres actions extérieures », sur le site du ministère des Affaires étrangères (consulté le 30 août 2013).
  20. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  21. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  22. Population dans le SCOT Lens-Liévin Hénin-Carvin
  23. « Le Recensement de la population - Édition 2006 » Ville de Lens
  24. a et b « Lens a perdu près de 900 habitants entre 1999 et 2005 » - La Voix du Nord - Édition de Lens-Hénin du 27 janvier 2008, p. 7
  25. « Évolution et structure de la population à Lens en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 25 août 2010) [PDF]
  26. « Résultats du recensement de la population du Pas-de-Calais en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 25 août 2010)
  27. « Écoles maternelles et primaire Louis Pasteur et ancien dispensaire de la cité no 11 de la compagnie des mines de Lens, situés respectivement rue du Saint-Esprit, square Henri-Noguères et avenue de la fosse 11 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  28. « Église Saint-Édouard de la cité no 12 de la compagnie de mines de Lens », base Mérimée, ministère français de la Culture
  29. « Gare », base Mérimée, ministère français de la Culture
  30. « Anciens grands bureaux de la compagnie des mines de Lens, aujourd'hui Faculté des Sciences Jean-Perrin (université d'Artois) », base Mérimée, ministère français de la Culture
  31. « Groupe scolaire Jean-Macé, ancienne habitation du directeur des écoles et ancien patronage de la cité no 12 de la compagnie des mines de Lens dite Saint-Édouard, situés parvis de l'église Saint-Édouard et grand chemin de Loos de part et d'autre de l'église Saint-Édouard », base Mérimée, ministère français de la Culture
  32. « Ancien logement des Sœurs de la cité no 12 de la compagnie des mines de Lens dite Saint-Édouard », base Mérimée, ministère français de la Culture
  33. « Ensemble des bâtiments formant la maison syndicale des mineurs », base Mérimée, ministère français de la Culture
  34. « Monument à Émile Basly, situé au croisement de l'avenue Alfred-Maës (RD 38 d'Acq à Lens) avec la rue Albert-Camus (RN 25 du Havre à Lille) », base Mérimée, ministère français de la Culture
  35. « Monument aux morts de la compagnie des mines de Lens, situé à l'intersection de la route de Béthune et de l'avenue de la fosse 12 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  36. « Monument aux morts de la Première Guerre mondiale », base Mérimée, ministère français de la Culture
  37. « Salle d'œuvres paroissiales Saint-Pierre de la cité no 11 de la compagnie des mines de Lens, située à l'angle de la rue du Saint-Esprit et de la rue du Béarn », base Mérimée, ministère français de la Culture
  38. Agence France-Presse, E.M., « Le Louvre-Lens a un an : déjà 900 000 visiteurs », sur le site de la chaîne France 3 Nord-Pas-de-Calais,‎ 1er décembre 2013 (consulté le 6 décembre 2013).