Maxime Gremetz

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Maxime Gremetz
Maxime Gremetz lors d'une manifestation, le 1er mai 2010 à Amiens.
Maxime Gremetz lors d'une manifestation, le 1er mai 2010 à Amiens.
Fonctions
Député de la Ire circonscription de la Somme
3 avril 197822 mai 1981
Législature VIe législature
Groupe politique Groupe communiste
Prédécesseur René Lamps
Successeur Jean-Claude Dessein
2 avril 198614 mai 1988
Législature VIIIe législature
Groupe politique Groupe communiste
Prédécesseur scrutin proportionnel de liste
2 avril 199316 mai 2011
Législature Xe, XIe,XIIe et XIIIe législature
Groupe politique Groupe communiste(1993-2002)
Groupe communiste et républicain (2002-2007)
Gauche démocrate et républicaine(2007-2011)
non-inscrit (2011)
Prédécesseur Jean-Claude Dessein
Successeur Siège vacant
Pascale Boistard le 16 juin 2012
Député européen
16 juillet 197929 avril 1986
Législature Ire et IIe
Groupe politique Groupe communiste et apparentés
Successeur Sylvie Mayer
25 juillet 198918 juillet 1994
Législature IIIe
Groupe politique Coalition des Gauches
Biographie
Date de naissance 3 septembre 1940 (74 ans)
Lieu de naissance Canchy, France
Parti politique Parti communiste français
Profession Métallurgiste

Maxime Gremetz, né le 3 septembre 1940 (74 ans) à Canchy, est un homme politique français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Issu d'une famille de 9 enfants, né d'un père bûcheron, Maxime Gremetz s'engage au Parti communiste français à 15 ans. Il travaille à Valeo à Amiens, où il est élu délégué du personnel[1].

Métallurgiste élu au conseil général de la Somme en 1970, et dirigeant communiste de la fédération de la Somme, il est élu au Comité central en 1973, au Bureau politique en 1976 et au Secrétariat du PCF en 1979. Il devient le successeur de Jean Kanapa pour la politique extérieure, le POLEX.

Député de la 1re circonscription de la Somme de 1978 à 1981, de 1986 à 1988 et de 1993 à 2011, il est réélu le 17 juin 2007 avec 59,33 % des voix sans l'investiture du PCF, qui a même présenté un candidat contre lui. C'est le deuxième score le plus important au niveau national pour le second tour de cette élection.

Il mène la liste d'union de la gauche aux municipales 2001 à Amiens, que le maire sortant Gilles de Robien remporte au premier tour.

Aux régionales de 2004, il mène une liste PCF qui obtient au premier tour le meilleur score national du parti, avec plus de 10 % des voix. Sa liste fusionne avec celle conduite par le socialiste Claude Gewerc au second tour, qui emporte la présidence de la Région, Maxime Gremetz négociant alors la première vice-présidence.

Rapidement après les élections régionales de 2004, ses relations avec la majorité régionale et les instances locales et nationales communistes se dégradent. Élu le 28 janvier 2005 représentant du Conseil régional à l’Agence régionale d’hospitalisation (ARH), Claude Gewerc, président socialiste de la région Picardie, l'accuse d'avoir sollicité les voix des conseillers régionaux du Front national. Gremetz perd sa vice-présidence[2], et les trois secrétaires départementaux du PCF de Picardie « dénoncent avec vigueur » la manœuvre de la droite et de l'extrême droite qui ont, selon eux, porté leurs voix sur Maxime Gremetz, proposant à ce dernier de démissionner de l'Agence régionale d'hospitalisation, ce qu'il refuse. Il gagne ensuite un procès en diffamation, en septembre 2006, contre Claude Gewerc.

En février 2006, le PCF refuse de renouveler sa carte au député picard, lequel a fait trancher le différend, en sa faveur, par le tribunal de grande instance de Paris en mars 2006. Aux législatives de 2007, les militants communistes de la première circonscription de la Somme investissent le maire de Camon, Jean-Claude Renaux[3], mais Gremetz emporte le scrutin malgré l'étiquette de dissident (Communistes en Somme) avec 59 % des voix.

Le 8 juillet 2008, il est condamné pour licenciement abusif par le conseil des prud'hommes d'Amiens à verser plus de 50 000 euros à quatre anciens collaborateurs qu'il avait remerciés pour « faute grave » ou « incompétence »[4],[5]. Ses adversaires au sein du PCF lui reprochent des formes de harcèlement moral, des propos injurieux, des violences verbales, un changement de serrure intempestif, et un fonctionnement peu collectif (Déclaration du Comité de Section d’Amiens du PCF de février 2006[6]).

Pour les municipales de 2008, il réclame des listes PCF et PS séparées au premier tour des municipales, comme lors des élections précédentes. Il menace, avant d'y renoncer en décembre 2007[7], de conduire une liste dissidente à celle d'union de la gauche menée par un socialiste et à laquelle participe le secrétaire de la section d'Amiens Laurent Beuvain avec le soutien de son parti[8]. Malgré un 1er tour décevant (41 % des voix), la liste d'Union de la Gauche obtient 42 conseillers sur 52, dont Laurent Beuvain, qui siègent dans le même groupe municipal « Unis et solidaires »[9].

Présentant sa propre liste aux régionales de 2010, face au président socialiste sortant Claude Gewerc et à la liste Front de gauche menée par le communiste Thierry Aury, il obtient 6,20 % des suffrages au premier tour, ce qui l'empêche de se maintenir au second tour.

Maxime Gremetz est une personnalité controversée pour ses coups de sang. En 1998, il est condamné pour avoir bousculé lors d'une cérémonie officielle un gendarme avec sa voiture, avant d'interpeller vivement Charles Baur, président du conseil régional de Picardie, ainsi que le maire d'Amiens Gilles de Robien, sur la gratuité d'une autoroute (A16, partie ouest entre Amiens Nord et Dury), puis est gracié par le président Jacques Chirac en 2002[10]. Lors d'une séance du conseil régional de Picardie, le 28 avril 2008, il est accusé d'avoir repoussé et fait chuter le socialiste Gilles Seguin. Reprochant au groupe communiste de l'Assemblée nationale de le priver de parole, il saccage le bureau de Daniel Paul[11].

Le 23 mars 2011, il est exclu temporairement de l'Assemblée nationale et privé pour deux mois de la moitié de son indemnité parlementaire après avoir interrompu une réunion parlementaire consacrée aux accidents nucléaires de Fukushima au Japon, en intimant l'ordre aux ministres de déplacer leurs voitures mal garées selon lui[12],[13]. Le 28 mars 2011, le juge des référés du Conseil d'État rejette son recours en annulation de cette sanction[14]. À la suite de cette affaire, il est exclu le 12 avril 2011 de son groupe parlementaire (Gauche démocrate et républicaine )[15].

Candidat lors des cantonales de 2011 pour le canton d'Amiens-4-Est, il est battu par le conseiller général socialiste sortant, Jean-Louis Piot, qui réalise 60,93 % des voix[16].

Jugeant ne plus pouvoir remplir ses fonctions dans des « conditions satisfaisantes » après son exclusion de son groupe politique à l'Assemblée nationale, Maxime Gremetz démissionne de son mandat de député le 16 mai 2011[17]. Son siège de député reste vacant jusqu'aux élections législatives de 2012, une élection partielle ne pouvant être organisée dans les douze mois qui précèdent la fin du mandat de l'Assemblée nationale.

En novembre 2011, il bloque un véhicule de transport de fonds avec sa Citroën, il fait usage de sa cocarde de parlementaire, alors qu'il n'est plus en fonction : le 27 novembre 2012, le tribunal correctionnel d'Amiens le poursuit pour « entrave à la circulation des véhicules sur une voie publique » et « usage public et sans droit de document justificatif d'une qualité professionnelle ou d'un insigne réglementés par l'autorité publique » ; il condamne Maxime Gremetz à une amende de 2000 euros et à une inscription au casier judiciaire[18],[19].

Détail des mandats et fonctions[modifier | modifier le code]

Mandats nationaux et européens[modifier | modifier le code]

Mandats locaux[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]