Ille-et-Vilaine

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Ille-et-Vilaine
Image illustrative de l'article Ille-et-Vilaine
Ille-et-Vilaine
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Création du département 4 mars 1790
Chef-lieu
(Préfecture)
Rennes
Sous-préfecture(s) Fougères
Redon
Saint-Malo
Président du
conseil général
Jean-Louis Tourenne
Préfet Patrick Strzoda[1]
Code Insee 35
Code ISO 3166-2 FR-35
Code Eurostat NUTS-3 FR523
Démographie
Gentilé Bretilliens et Bretilliennes[2]
Population 996 439 hab. (2011[3])
Densité 147 hab./km2
Géographie
Superficie 6 775 km2
Subdivisions
Arrondissements 4
Circonscriptions législatives 7
Cantons 53
Intercommunalités 29
Communes 353

L'Ille-et-Vilaine est l’un des quatre départements de la région française Bretagne. Il porte le numéro 35 dans la numérotation départementale française. Il est situé dans l’est de la région Bretagne et fait partie de la Haute-Bretagne. La population totale, de 996 439 habitants en 2011, est en augmentation depuis plusieurs décennies et est estimée à 1 011 165 au 1er janvier 2012[4]. Rennes est le chef-lieu de département et préfecture de la région Bretagne. Le département compte 353 communes depuis la création de la commune de Saint-Symphorien le 1er janvier 2008.

Géographie[modifier | modifier le code]

Carte d’Ille-et-Vilaine
Panneau d’entrée dans le département en venant du Maine-et-Loire, sur la commune de Martigné-Ferchaud.

L'Ille-et-Vilaine fait partie de la région Bretagne. Il est limitrophe des départements de la Manche, de la Mayenne, du Maine-et-Loire, de la Loire-Atlantique, du Morbihan et des Côtes-d'Armor, et il est baigné par la Manche, son littoral appartenant à la côte d’Émeraude pour sa partie occidentale (de la pointe du Grouin située à Cancale jusqu'à Saint-Briac-sur-Mer) et à la baie du mont Saint-Michel pour sa partie orientale (de la pointe du Grouin à Roz-sur-Couesnon).

La ville médiévale de Vitré

Le département s’étend sur 6 775 km2. Il se situe entre les méridiens 1° et 2° 20′ Ouest et les parallèles 47° 40′ et 48° 40′ Nord. Il s’agit du département breton le moins maritime puisque son littoral, s’ouvrant sur la Manche, n’est que de 110 kilomètres (de Saint-Briac-sur-Mer à l'ouest, à Roz-sur-Couesnon à l'est).

L'Ille-et-Vilaine est localisé sur une dépression topographique. Il est protégé des flux d’ouest par les hauteurs du Massif armoricain et des influences continentales à l’est avec les collines normandes et du Maine. Par sa géologie, la majeure partie de la moitié septentrionale appartient au domaine nord-armoricain, l’autre moitié relevant du domaine centre-armoricain, seule une petite partie autour de Redon étant comprise dans le domaine sud-armoricain.

En effet, la partie centrale et littorale du département est de faible altitude, le plus souvent inférieure à 50 mètres dans la bande côtière et dans les vallées et moins de 100 mètres quasiment partout. Ce n’est qu’en limites occidentale et orientale que se situent des reliefs plus élevés :

Les bassins, creusés par l’érosion dans les schistes tendres, se développent de part et d’autre des rivières principales :

  • au nord, bassin des affluents de la Rance et bassins du Couesnon ;
  • au centre et au sud, bassins de la Vilaine dont le plus important, celui de Rennes.

Les plateaux se trouvent :

  • au sud, sous forme de barres rocheuses constituées de schistes durs ou de grès armoricain, orientés ouest-nord-ouest - est-sud-est, séparés par de larges vallées où coulent des affluents de la Vilaine ;
  • au nord, en bandes plus larges et plus uniformes constituées de schistes durs ou de granite alternant avec les bassins.

Les régions maritimes comprenant l’est de Cancale, les marais de Dol et du mont Saint-Michel, et à l’ouest un plateau de roches cristallines profondément entaillé par la Rance.

Pour ce qui est de la pédologie et la botanique, le sous-sol est souvent imperméable du fait de la présence de roches granitiques. Si bien que l’on trouve très peu de nappes phréatiques et l’on ne trouve que des eaux de surface. Les cours d’eau voient leur débit varier selon les flux océaniques amenant la pluie. S’il y a une longue période sans précipitations, l'Ille-et-Vilaine peut souffrir de la sécheresse. Mais un apport pluviométrique important peut provoquer des inondations car les sols peuvent être gorgés d’eau.

L’agriculture est principalement basée sur l’élevage, ce qui en fait le premier département laitier de France. Cela a pour conséquences, une adaptation de l’agriculture avec des cultures orientées pour l’alimentation animale avec du blé, du maïs, des plantes fourragères et des prairies.

Hormis ces espaces anthropisés, il subsiste des espaces naturels comme la lande sur les plateaux au sud et les falaises du littoral, environ 65 000 hectares de forêt (forêt de Paimpont, de Fougères, de Rennes, de Liffré, de Teillayetc.) ; les zones humides du département.

Climats[modifier | modifier le code]

L'Ille-et-Vilaine a un climat océanique relativement doux. Les hauteurs annuelles de précipitations sont inférieures à 700 mm. Les hivers sont humides et en moyenne doux. Les étés sont relativement secs, modérément chauds et ensoleillés. Le département bénéficie d’environ 1 850 heures d’ensoleillement chaque année. Mais il se divise en quatre zones climatiques :

  • le littoral doux (de Roz-sur-Couesnon à Saint-Briac-sur-Mer) : doux, mais venté avec des étés cléments ;
  • le sud de l’arrondissement de Saint-Malo : climat médian, à dominante océanique ;
  • l’intérieur de l’est (de l’ancien arrondissement de Fougères jusqu’au pays de Brocéliande ainsi que la partie ouest de la Vilaine) : hivers plus frais, été plus chauds, pluies modérées ;
  • le sud-est du département (du pays de Vitré jusqu’à Redon) : étés relativement chauds et ensoleillés[5].
Villas de Dinard

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom du département vient du fleuve de la Vilaine et de son affluent l’Ille, qui ont leur confluence dans le centre de Rennes. Le département est nommé Il-ha-Gwilen en breton.

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire de l'Ille-et-Vilaine.
Carte des paroisses du futur département de l'Ille-et-Vilaine

Le département a été créé à la Révolution française, le 4 mars 1790 en application de la loi du 22 décembre 1789. C’est l’un des cinq départements issus du découpage de l’ancienne province de Bretagne.

Auparavant, se sont succédé sur le même territoire :

  • le peuple des Redones (peuple armoricain qui a donné son nom à Rennes et au pays Rennais), organisé en cité par l’Empire romain, et la frange orientale de celui des Coriosolites ;
  • la baillie médiévale de Rennes plus une partie de celle du Porhoët ;
  • la moitié orientale du présidial de Rennes, tel qu’il était en 1689, comprenant les sénéchaussées de Rennes (avec quelques aménagements au sud avec la sénéchaussée de Nantes), Saint-Aubin-du-Cormier, Fougères, Bazouges, Antrain, Hédé et Saint-Malo plus une partie des sénéchaussées de Dinan et de Ploërmel.

Le nom de ce département a été forgé comme beaucoup d’autres en reprenant les particularités géographiques principales qui s’y trouvent. Ici, il est basé sur deux rivières, l’Ille et la Vilaine, qui se rejoignent à Rennes, à l’ouest du centre-ville. Le diocèse de Rennes reprend les limites du département.

Le coup d'État du 2 décembre 1851 de Napoléon III est largement soutenu en Ille-et-Vilaine, département catholique, conservateur et monarchiste ; elle fait même partie des quatre départements où aucun opposant n’est arrêté[6].

Un problème identitaire a agité les esprits du conseil général en 1989, qui aurait alors souhaité rebaptiser le département en « Marche-de-Bretagne », ce à quoi la DDE s’est opposé et qui n’a pas fait l’unanimité des habitants. En 2005, après de longues réflexions, un nouveau projet a été proposé à la consultation populaire par questionnaire : « Haute-Bretagne ». Il a été refusé par 75 % des répondants. Devant ce résultat, le conseil général a renoncé à ce projet qu’avait avancé le comité départemental du tourisme.

Emblèmes[modifier | modifier le code]

Logotype[modifier | modifier le code]

Créé en 1986, le premier logotype du Conseil général d’Ille-et-Vilaine est formé par la silhouette très stylisée de la Bretagne en noir (couleur régionale) avec un gros disque rouge symbolisant l’emplacement géographique du département dans la région.

En 2008, l’assemblée départementale a modifié son logo[7] qui a été retravaillé par l’agence de communication Euro RSCG. Les évolutions les plus marquantes sont :

  • des lignes simplifiées pour les contours de la Bretagne ;
  • un effet 3D sur le disque rouge pour marquer la modernité ;
  • dans l’écriture « Ille-et-Vilaine », une esperluette stylisée intégrant une hermine qui marque l’attachement à la Bretagne.
  • Le nom du territoire « Ille-et-Vilaine » est mis en valeur et placé avant celui de l’institution. « Département » remplace « Conseil général ».

Armoiries et drapeau[modifier | modifier le code]

Armoiries d’Ille-et-Vilaine proposées par Robert Louis

Les armoiries symbolisent la Bretagne et les deux rivières qui ont donné leurs noms au département : l’Ille et la Vilaine. Elles se décrivent :

D’hermine aux deux pals ondés d’azur.

Ce blason n’est qu’une proposition de Robert Louis, et n’a donc pas de caractère officiel.

Le « drapeau » de l'Ille-et-Vilaine reprend le blason, à savoir deux rivières (l’Ille et la Vilaine) sur un champ de mouchetures d’hermine, représentant la Bretagne. Ce drapeau n’est pas utilisé par le conseil général qui utilise un drapeau blanc avec son logo au centre.

Autres symboles[modifier | modifier le code]

Politique[modifier | modifier le code]

Comme une grande partie du reste de l’ouest de la France, lIlle-et-Vilaine a longtemps eu la réputation d’être un département de droite ; en effet, de tradition catholique, le département vota à droite tout au long de la Troisième République, en opposition à la gauche anticléricale[8]. Une tradition qui se retrouve encore, avec un personnel politique parfois très anciennement enraciné comme en témoigne l’élection, depuis désormais plus de deux cent vingt ans, d’un représentant de la famille Méhaignerie sur le pays de Vitré. Le courant de gauche a longtemps été marginal, ne rencontrant d’influence notable que dans quelques milieux ouvriers (chaussure à Fougères, imprimerie sur Rennes).

Au sortir de la Seconde Guerre mondiale, l’électorat du département s’est tourné vers le MRP[9], de sensibilité démocrate-chrétienne, confirmant son ancrage à droite de l’échiquier politique. Cependant, trois phénomènes essentiels ont motivé une évolution durable des comportements politiques des habitants d’Ille-et-Vilaine :

  • le premier phénomène est la crise profonde du monde rural, à compter des années 1950, se traduisant par un exode de plus en plus marqué ;
  • le second phénomène est celui de la déchristianisation, par la baisse de la pratique religieuse, qui a progressivement distendu les liens entre sentiment religieux et choix politique ;
  • enfin, dans les années 1960, le département a commencé de connaître un relatif développement industriel, motivé notamment par la politique de décentralisation et par l’intégration de la Bretagne dans l’économie nationale.

Cela est notamment manifeste pour ce qui concerne l’industrie automobile avec l’ouverture des deux grandes usines de La Janais et de la Barre-Thomas du groupe Citroën, usines qui ont embauché largement dans le monde rural et où, malgré un contexte social tendu, le mouvement syndical et les idées de gauche ont peu à peu pris corps et trouvé de nouveaux soutiens. L’autre grande industrie du département, l’agroalimentaire, a connu une progression liée à la demande grandissante du marché parisien en produits frais et en produits alimentaires transformés.

Tout ceci transforme la population du département, de plus en plus ouvrière alors et de moins en moins attachée à l’activité agricole, même si nombre d’ouvriers de l’automobile demeuraient, dans un premier temps, également exploitants agricoles. De fait, à compter du début des années 1970, la gauche progresse de façon continue. Pourtant, de 1958 à 1981, le département est exclusivement représenté à l’Assemblée nationale par des élus de la droite et du centre, parfois réélus avec de très confortables majorités. Ainsi, en 1978, Pierre Méhaignerie est élu député avec plus de 72 % des suffrages au premier tour. Mais l’électorat est toutefois de plus en plus gagné à d’autres choix.

Les élections municipales de 1977 sont comme un coup de tonnerre dans le paysage politique local : Rennes passe à gauche, ainsi que Saint-Malo, autre ville importante du département. Edmond Hervé devient le maire de la ville préfecture et le reste jusqu’en mars 2008, date à laquelle lui succède Daniel Delaveau. D’autres communes de l’agglomération rennaise choisissent également d’élire des maires de gauche, toujours dans la mouvance ou appartenant au PS, la spécificité d’Ille-et-Vilaine au regard des autres départements bretons étant de n’avoir jamais eu de représentation significative du PCF.

Le mouvement engagé en 1977 s’est depuis prolongé, l’implantation de la gauche faisant tâche d’huile autour de Rennes et des autres villes du département, repoussant de plus en plus les forces de droite sur les seules zones rurales. Lors des élections législatives de 1981, le parti socialiste obtient les deux sièges de députés de Rennes et la tendance ne s’est pas inversée depuis. À la suite de la débâcle nationale de la droite aux cantonales de 2004, cette dernière a perdu le contrôle du conseil général d’Ille-et-Vilaine pour la première fois depuis la Révolution française. À la suite des élections cantonales françaises de 2008, le PS a ainsi obtenu la totalité des élus représentant la ville de Rennes à l’assemblée départementale.

L'Ille-et-Vilaine a voté oui à la constitution européenne lors du référendum du 29 mai 2005, avec un pourcentage de 53,8 % et 33 955 voix de majorité. Ce résultat confirmait d’ailleurs l’implantation des forces dominantes de la vie politique locale : un PS très pro-européen et un courant centriste demeurant influent. Cependant, ce résultat, presque inverse du résultat national du scrutin, était en sensible baisse sur le référendum de 1992 sur le traité de Maastricht, où le oui avait obtenu 62,8 % des voix et une majorité de 96 601 suffrages.

Lors du deuxième tour de l’élection présidentielle du 6 mai 2007, avec 87,46 % de participation et supérieure à la moyenne nationale de 3,5 %, le département a voté à 52,39 % pour Ségolène Royal et à 47,61 % pour Nicolas Sarkozy soit 26 677 voix d’écart. Au premier tour, François Bayrou est arrivé en troisième position 23,81 % des suffrages exprimés. À l’occasion des législatives de juin 2007, quatre des sept députés du département sont de gauche (trois candidats officiels du parti socialiste et un candidat apparenté, s’étant présenté contre l’avis de la direction nationale du parti).

Économie[modifier | modifier le code]

La place du Champ Jacquet à Rennes.

Pour l’aménagement du territoire, le département est couvert par sept bassins d’activité appelés « pays » :

  • le pays de Rennes, au centre, couvre 67 communes sur 1 145 km2, et compte 419 559 habitants (+ 12,5 % entre 1990 et 1999) soit 48,4 % de la population du département (460 000 habitants au 1er janvier 2008) ;
  • le pays de Saint-Malo, au nord, couvre 71 communes sur 1 106 km2, dont 67 en Ille-et-Vilaine (4 dans les Côtes-d'Armor), et compte 149 360 habitants (+ 4,7 % entre 1990 et 1999) soit 17,2 % de la population du département ;
  • le pays de Fougères, au nord-est, couvre 58 communes sur 1 026 km2, et compte 76 517 habitants (+ 0,04 % entre 1990 et 1999) soit 8,8 % de la population du département ;
  • le pays de Vitré (Porte-de-Bretagne), à l’est, couvre 64 communes sur 1 282 km2, et compte 87 256 habitants (+ 7,7 % entre 1990 et 1999) soit 10,1 % de la population du département ;
  • le pays de Brocéliande, à l’ouest, couvre 43 communes sur 929 km2, et compte 57 683 habitants (+ 7,3 % entre 1990 et 1999) soit 6,6 % de la population du département ;
  • le pays des Vallons de Vilaine, au sud, couvre 25 communes sur 620 km2, et compte 41 624 habitants (+ 10,6 % entre 1990 et 1999) soit 4,8 % de la population du département ;
  • le pays de Redon et Vilaine, au sud-ouest, couvre 54 communes sur 1 434 km2, dont 28 en Ille-et-Vilaine (les autres dans le Morbihan et la Loire-Atlantique) et compte 77 987 habitants (+ 2,3 % entre 1990 et 1999) dont près de 37 000 en Ille-et-Vilaine, soit 4,1 % de la population du département. Au vu de la situation géographique de Redon et les difficultés administratives liées à la gestion du bassin économique par trois départements, il a été envisagé de créer un nouveau département autour de Redon et de son pays, cependant la coordination des moyens départementaux au plan de la région semble suffire.

Le fort développement très centralisé de l’agglomération de Rennes, renforcé par une excellente desserte routière, ferroviaire, voire aérienne, et l’attractivité de la zone en termes d’enseignement et d’emplois a conduit à une concentration rapide de population dans son bassin, mais répartie aussi dans une vaste zone périphérique, nécessitant des trajets transversaux. Aussi l’agglomération a développé un système de transport en commun visant à déconcentrer le centre-ville de Rennes et faciliter et accélérer les échanges. Le succès de ce mode de transport, complété par une excellente desserte des lignes transdépartementales a conduit l’agglomération à redéfinir les lignes de bus urbains. Aussi Rennes dispose d’un métro souterrain, le VAL et a en projet une deuxième ligne.

Pour contrecarrer cette attractivité de Rennes, le département a développé des échanges efficaces dans les autres pays, et renforcé le rôle des communautés de communes afin de reconvertir l’industrie et les zones agricoles en zones de développement tertiaire (de service ou touristique). Aussi le développement démographique du département a su rester positif même dans les zones d’anciennes industries en déclin (Fougères) ou peu facilitées par leurs situations excentrées (Redon).

Démographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Démographie d’Ille-et-Vilaine.

La population d’Ille-et-Vilaine est de 996 439 habitants au 1er janvier 2011, soit 147 hab/km2.

Entre 1990 et 1999, la croissance de la population a été très soutenue (+ 69 100 hab.) avec un taux annuel moyen de variation de la population de + 0,97 % soit la septième position française. Il y a un équilibre entre le solde naturel (+ 34 874 hab.) et le solde migratoire (+ 33 941 hab.). La progression, stimulée par le dynamisme économique, continue encore à l’heure actuelle. Depuis les années 2000, l'Ille-et-Vilaine gagne entre 10 000 et 12 000 nouveaux habitants par an, il est ainsi l'un des départements des plus dynamiques de France.

Culture[modifier | modifier le code]

Une bonne partie des équipements culturels sont concentrés sur la préfecture de Rennes à rayonnement départemental, régional voire davantage. Voici la liste des principaux équipements.

Il y a également à Saint Malo La Route du Rock ou Étonnants voyageurs (festival du livre) ou bien la Route du Rhum (course de voiliers) ou même les folklores du Monde (concerts, danses, spectacles…) et beaucoup d'autres…

Langues[modifier | modifier le code]

Historique[modifier | modifier le code]

Le gallo était la langue « traditionnelle » du territoire d’Ille-et-Vilaine, elle était surtout parlée dans la limite occidentale du département, ce qui coupe plusieurs « pays » en deux : Poudouvre, Porhoët, Redon, etc. En 2001-2002, on dénombrait 1 761 élèves (écoles, collèges, lycées) étudiant la langue gallèse en Bretagne.

Cependant, la langue bretonne fut également utilisée dans le département. Au Xe siècle on peut retrouver la limite breton-roman par l'opposition des noms dérivant de -acum qui se différencient en -ac du côté bretonnant et en -ée ou -é du côté roman. D'autres oppositions ( -euc...-oc; gu...v ) peuvent renseigner sur la date de disparition du breton. Cette frontière part du Mont St-Michel pour rejoindre Donges au Xe siècle. Auparavant, il est vraisemblable mais difficilement prouvable que la langue bretonne fût utilisée plus à l'est.

Dans l’ancien évêché de Saint-Malo, dont une partie a été rattachée à l'Ille-et-Vilaine pendant la Révolution française, on parla breton jusqu’au XIIe siècle ; dans certaines poches[évasif], son usage s’est perpétué jusqu’au XVe siècle. Au XIe siècle, on signale une communauté bretonnante importante à Châteaugiron[10].

XXIe siècle[modifier | modifier le code]

Selon les effectifs pondérés que fournit l’enquête Étude de l’histoire familiale[11] menée par l’INSEE en 1999, plus de 8 500 bretonnants de plus de 18 ans résident en Ille-et-Vilaine. À cela, il faut ajouter les effectifs des écoles bilingues Diwan qui se montent à plus de 1200 à la rentrée 2013, ou encore les élèves suivant des cours de breton dans les établissements publics du secondaire (plus de 200 en 2002/2003).

Plusieurs communes mènent une politique en faveur des langues régionales, notamment l’affichage bilingue. Quelques entreprises et communes sont signataires de la charte Ya d'ar brezhoneg.

Le breton est très peu parlé.

Transports[modifier | modifier le code]

La communauté d’agglomération Rennes Métropole organise également son propre réseau de transports sur le territoire de ses 35 communes, le STAR, qui comporte plus de cinquante lignes de bus ainsi que le métro. D’autres communautés comme celles de Saint-Malo (16 lignes), Fougères et Vitré gèrent également leur propre réseau de transport en communs. Saint-Malo va bientôt[Quand ?] se doter d’un transport en commun en site propre (TCSP)[12].

Le département est chargé par la loi d’organiser le transport public routier non urbain de personnes. Depuis 2005, le réseau interurbain illenoo transporte environ 15 000 personnes chaque jour, dont 9 000 usagers scolaires. L'Ille-et-Vilaine veut répondre à trois objectifs :

  • valoriser l’image du car, le rapprocher de l’usager et en faire une alternative concrète à la voiture ;
  • développer l’accessibilité des communes éloignées des centres urbains (zones rurales) ;
  • améliorer la sécurité des usagers (sécurisation des arrêts, sensibilisation des élèves transportés, accès…).

Après un doublement du nombre d’usagers entre 2005 et 2007, l’année 2008 a été marquée par la mise en place de nouveaux services d’information aux usagers dans les villes de Rennes et Saint-Malo. En 2009, la carte annuelle de transport scolaire s’élève à 75 euros pour un enfant (gratuit à partir du 3e enfant transporté). 92 % du coût du transport (795 euros par an et par enfant) est pris en charge par le Conseil général.

Tourisme[modifier | modifier le code]

En Ille-et-Vilaine, le tourisme est l’un des moteurs du développement économique. Le Conseil général participe à la promotion, au développement et à la diversification des activités touristiques en partenariat avec le Comité départemental du tourisme. Il soutient les investissements relatifs aux projets de loisirs ou aux projets culturels à vocation touristique et contribue au développement de l’offre d'hébergement. Il accompagne aussi le développement du tourisme rural et aide les professionnels à diversifier leurs activités touristiques en basse saison grâce au tourisme d'affaires.

Le Jardin botanique de Haute-Bretagne près de Fougères, sur 25 ha un ensemble de 24 jardins enchantés, poétiques, insolites... à découvrir.

L'Ille-et-Vilaine est riche en monuments historiques ou religieux, cités médiévales remarquables, musées et patrimoine naturel. Voici les principaux monuments ou équipements visités (> 50 000 visiteurs - Chiffres 2012 du Comité départemental du Tourisme[13]) :

Au 1er janvier 2013, la capacité d’accueil touristique est de 221 000 lits touristiques, dont 66 000 lits marchands classés, notamment :

  • 78 terrains de camping pour 24 969 lits ;
  • 279 hôtels pour 17 048 lits ;
  • 696 meublés Clévacances pour 2 784 lits ;
  • 624 gîtes ruraux pour 2 496 lits Gîtes de France ;
  • 596 chambres d’hôtes pour 1 654 lits Gîtes de France

et 31 852 résidences secondaires pour 159 260 lits (R.G.P. 2006).

En 2012, la fréquentation touristique atteint 11 209 350 nuitées extra départementales (source : Méthode des Flux/Traitement B.E.T.F. Marchand) et encore davantage si l’on ajoute les Brétiliens qui séjournent dans leur propre département. Le nombre de nuitées est de 2 545 731 dans les hôtels (source : enquête de fréquentation hôtelière/Direction du Tourisme/DR INSEE/Réseau MORGOAT module Hôtellerie), de 90 289 dans les campings (source : enquête de fréquentation des les campings/Direction du Tourisme/DR INSEE).

En 2005, environ 5 millions d’excursions ont été réalisées (c’est-à-dire les déplacements en journée). La dépense moyenne par jour et par personne est de 31,70 € et la durée moyenne du séjour est de 8,2 jours.

Les résidences secondaires[modifier | modifier le code]

Selon le recensement général de la population du 1er janvier 2008, 6,7 % des logements disponibles dans le département étaient des résidences secondaires.

Ce tableau indique les principales communes d’Ille-et-Vilaine dont les résidences secondaires et occasionnelles dépassent 10 % des logements totaux.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Décret du 14 juin 2013 portant nomination du préfet de la région Bretagne, préfet de la zone de défense et de sécurité Ouest, préfet d'Ille-et-Vilaine (hors classe) - M. STRZODA (Patrick) sur Légifrance.
  2. Sylvaine Salliou, Les habitants d'Ille et Vilaine s'appelleront les Bretilliens, dans France 3 Bretagne, le 20 juin 2013, consulté sur bretagne.france3.fr le 17 novembre 2013
  3. http://www.insee.fr/fr/ppp/bases-de-donnees/recensement/populations-legales/departement.asp?dep=35
  4. Le million d’habitants franchi en Ille-et-Vilaine, Ouest-France du jeudi 27 septembre 2012.
  5. « Atlas géographiques de la Bretagne », sur http://www.bretagne-environnement.org
  6. Jacques Olivier Boudon, Les Bonaparte : regards sur la France impériale. La Documentation photographique, dossier 8073, janvier-février 2010, p. 11 (carte de Gilles Pécout).
  7. Catherine Durfort, « Une nouvelle jeunesse pour le logo du Département », Nous Vous Ille, no 83, juillet-août-septembre 2008, (ISSN 0764-3926), p. 14.
  8. Jean El Gammal, Politique et poids du passé dans la France “fin de siècle”, presses universitaires de Limoges,‎ 1999, 789 p. (ISBN 978-2-84287-121-5 et 9782842871215, lire en ligne), p. 25.
  9. (fr) « La vie politique en Bretagne depuis la Seconde Guerre mondiale (3/5) (par Étienne Mathieu et Sklaerenn Scuiller) », sur www.ina.fr (consulté le 11 octobre 2010).
  10. Paul Banéat, Le Département d’Ille-et-Vilaine.
  11. Alexandra Filhon, Cécile Lefevre et François Heran, Étude de l’histoire familiale, INED, 2005 (ISBN 2-7332-0156-5).
  12. http://www.saint-malo.maville.com/actu/actudet_-Le-transport-en-commun-fait-debat-au-conseil-_loc-985989_actu.Htm
  13. Travaux de l’Observatoire du Tourisme sur le site du Comité départemental du tourisme

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Paul Banéat, Le Département d’Ille-et-Vilaine : Histoire, archéologie, monuments, Rennes, J. Larcher,‎ 1927
    Quatre volumes. Importante étude sur l'Ille-et-Vilaine, son histoire, sa géographie et ses bourgades. L’auteur se penche sur l’intérêt archéologique de chaque site ancien, châteaux, monuments, mais s’intéresse aussi au passé des lieux communs les plus fréquentés : rues, routes, voies commerciales, ports, etc.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]