Olivier Blanchard

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Blanchard.

Olivier Jean Blanchard

alt=Description de l'image Oliver Blanchard, IMF 98BlanchardWEO1 lg.jpg.
Naissance 27 décembre 1948
Amiens (France)
Nationalité Française
Champs Sciences économiques
Institutions Université Harvard, MIT,
Diplôme Université Paris-Dauphine et Université de Paris Ouest - Nanterre La Défense, MIT
Renommé pour nature du marché du travail, rôle des Économie des institutions, origine du chômage, Hystérésis, politique monétaire et la transition des anciens pays socialistes vers l’économie de marché

Olivier Jean Blanchard (né le 27 décembre 1948 à Amiens) est un macroéconomiste français, spécialiste de l'économie du travail. Il est professeur au Massachusetts Institute of Technology (MIT) et depuis le 1er septembre 2008, chef économiste au Fonds monétaire international[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Ancien étudiant en économie et en mathématiques à Dauphine et Nanterre, il décide de partir faire un doctorat au MIT quand il se rend compte, bien qu'il ait été en DES, qu’il y avait beaucoup de « trous » dans ses connaissances[2]. Il obtient son doctorat (PhD) en sciences économiques au MIT en 1977 sous la direction de Stanley Fischer[1].

Après sa thèse, il enseigne à Harvard, comme "Assistant professor" de 1977 à 1981, comme "Associate professor" de 1981 à 1983. En 1983, il part enseigner au MIT, comme "assistant professor" jusqu'en 1985, comme "professeur" par la suite. Il y a été directeur du département d'économie de 1998 à 2003.

Il s'est marié à Noëlle Golinelli en 1973 avec qui il a trois enfants[3].

Travaux[modifier | modifier le code]

Classé parmi les néo-keynesiens[1], il est un spécialiste de l’économie du travail (nature du marché du travail, rôle des institutions, origine du chômage) ; il a beaucoup travaillé sur la situation du chômage en Europe. En 1986, il a proposé un mécanisme d'hystérèse[4].

Il a étudié également le rôle de la politique monétaire et la transition des anciens pays socialistes vers l’économie de marché.

Il s'est enfin illustré dans la politique budgétaire en approfondissant la question des déficits et des dettes publics.

Faisant partie des scientifiques français les plus prolifiques avec une quinzaine d'ouvrages et plus de 150 articles, il a notamment écrit, avec Stanley Fischer, un manuel de macroéconomie de référence, Macroeconomics, dont la version française cosignée avec Daniel Cohen est plus didactique et accessible.

Marché du travail[modifier | modifier le code]

Identification des chocs économiques[modifier | modifier le code]

Politique fiscale et déficit public[modifier | modifier le code]

Macroéconomie financière[modifier | modifier le code]

Membre[modifier | modifier le code]

Il a été membre du Conseil d'analyse économique, de 1997 à 2008, auprès de l'ancien premier ministre français, Lionel Jospin[5].

Olivier Blanchard est membre du conseil de l'Econometric Society et de l'American Academy of Arts and Sciences. Il a aussi été vice-président de la plus importante association d'économistes en Amérique du Nord, l'American Economic Association[Quand ?][réf. nécessaire]. Il a agi à titre de conseiller économique pour plusieurs pays et organismes nationaux et internationaux tels que l'European Economic Policy Forum Panel… [précision nécessaire]

Il est conseiller auprès de la FED de Boston et de la FED de New York. Il est depuis 2006 membre du conseil scientifique de l'école d'économie de Paris.

Prises de position dans le débat public[modifier | modifier le code]

En 2003, il propose avec Jean Tirole une taxe sur les licenciements consistant à moduler les contributions des entreprises à l'assurance chômage en fonction du taux de licenciement afin de responsabiliser les entreprises. Parallèlement, les auteurs proposent de supprimer le CDD et le CDI pour les remplacer par un contrat de travail unique avec une augmentation progressive des droits des salariés en fonction de l'ancienneté[6].

Positionnement politique[modifier | modifier le code]

Proche du Parti socialiste français, il se définissait en 2008 « très à gauche en 1968 avant de devenir social démocrate en apprenant l'économie et attendu 20 ans que le Parti socialiste ne le devienne[1] ».

Il a néanmoins apporté son soutien à Nicolas Sarkozy (UMP) dans la campagne présidentielle de 2007 en France[7], mais a critiqué par la suite certaines mesures du « paquet fiscal[8]. »

Œuvres[modifier | modifier le code]

Livres[modifier | modifier le code]

  • avec Daniel Cohen, Macroéconomie, Pearson Éducation, 4e édition, 2010
  • avec Charles Wyplosz et Jean Pisani-Ferry, L'Europe déclassée, Flammarion, 2005
  • The Economics of Post Communist Transition, 1997, ed. Oxford University Press
  • Macroeconomics, ed. Prentice Hall, 1997 (1re édition)
  • La desinflation competitive, le mark et les politiques budgetaires en Europe, éditions du Seuil, 1991
  • avec Stanley Fischer, Lectures On Macroeconomics, The Mit Press, 1989

Rapports[modifier | modifier le code]

  • avec Jean Tirole, rapport pour le Conseil d’Analyse Economique : La Protection de l’Emploi, La Documentation française, 2003
  • avec Jean-Paul Fitoussi, Rapport au Conseil d’Analyse Economique : Croissance et Chomage, La Documentation Française, 1998
  • (Rapport Camdessus) « Le Sursaut. Vers une nouvelle croissance pour la France », La Documentation Française, 2004

Préfaces[modifier | modifier le code]

  • Préface du livre de Pierre Cahuc et Andre Zylberberg, Chomage: Fatalité ou nécessité ?”, Livre de Poche, 2005
  • Préface du livre de Agnès Benassy-Quéré, Benoit Coeure, Pierre Jacquet, Jean Pisani-Ferry, Politique Economique, Éditions De Boeck et Larcier, 2004

Commentaires sur des rapports[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d Alain Faujas, « Olivier Blanchard, un pédagogue de l'économie mondiale », Le Monde,‎ 2 septembre 2008 (lire en ligne)
  2. Entretien avec EUROPUSA, septembre 2002
  3. Source :CV d'Olivier Blanchard sur sa page personnelle au MIT
  4. Olivier Blanchard et Lawrence Summers, Hysteresis and European Unemployment, dans Stanley Fischer (éditeur), NBER Macroeconomics Annual, MIT Press, septembre 1986, pp. 15-77
  5. Site du Conseil d'analyse Economique
  6. Jean Tirole et Olivier Blanchard, Protection de l’emploi et procédures de licenciement, La Documentation Française,‎ 9 octobre 2003 (lire en ligne)
  7. Olivier Blanchard, « Pourquoi je voterai Sarkozy », sur Telos,‎ 13 mars 2007 (consulté le 25 juin 2011)
  8. Olivier Blanchard, Pierre Cahuc et André Zylberberg, « Détaxation coûteuse et aléatoire », Le Monde,‎ 4 juin 2007 (lire en ligne)