Neufchâtel-en-Bray

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : Navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Neufchâtel.
Neufchâtel-en-Bray
L'église
L'église
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Haute-Normandie
Département Seine-Maritime
Arrondissement Dieppe
Canton Neufchâtel-en-Bray (chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes du Pays Neufchâtelois
Maire
Mandat
Xavier Lefrançois
2008-2014
Code postal 76270
Code commune 76462
Démographie
Gentilé Neufchâtelois
Population
municipale
4 872 hab. (2009)
Densité 442 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 44′ 05″ N 1° 26′ 29″ E / 49.734725, 1.44139 / 49.734725; 1.4413949° 44′ 05″ Nord 1° 26′ 29″ Est / 49.734725, 1.44139 / 49.734725; 1.44139  
Altitude Min. 69 m – Max. 230 m
Superficie 11,03 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Seine-Maritime

Voir sur la carte administrative de Seine-Maritime
City locator 14.svg
Neufchâtel-en-Bray

Géolocalisation sur la carte : Seine-Maritime

Voir sur la carte topographique de Seine-Maritime
City locator 14.svg
Neufchâtel-en-Bray

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Neufchâtel-en-Bray

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Neufchâtel-en-Bray

Neufchâtel-en-Bray (prononcé « neuchâtel », [nøʃatɛl]) est une commune française située dans le département de la Seine-Maritime et la région Haute-Normandie. Ses habitants sont les Neufchâtelois. On fabrique dans la région le fromage du même nom[1].

Sommaire

Géographie[modifier]

Situation[modifier]

Paysage de la campagne proche

Neufchâtel est une commune brayonne traversée par la Béthune et son affluent, le Philbert.
Neufchâtel est située à 15 km de Londinières et de Saint-Saëns, à 17 km de Forges-les-Eaux, à 21 km de Buchy, à 27 km d'Aumale, à 28 km de Blangy-sur-Bresle et à 36 km de Dieppe.

Voies de communication et transports[modifier]

La ville se situe en bordure de l'A 28 reliant Rouen à Abbeville, à proximité immédiate de son intersection avec l'A 29 (Beuzeville-Le Havre-Amiens-Saint-Quentin).

Étymologie[modifier]

Formes anciennes : Drincurt 1040 -1047, Druoncurt 1152, Drioncurt 1174 - 1188, Driencurt forme la plus fréquente au XIIe siècle souvent altérée en Lincourt, toponyme ancien qui disparait définitivement au XVe siècle.

Il signifie « la ferme de Drugo », nom de personne germanique, décliné au cas régime comme c'est toujours le cas pour les noms en -court et qu'on retrouve dans le patronyme Druon. « Driencourt » avait pour homonyme Driencourt (Somme). Les noms en -court sont antérieurs à la formation du Duché de Normandie[2] et correspondent à l'expansion franque.

L'ancienne paroisse de Nogent, du celtique Novientum « nouvel établissement » (peut-être le nom gaulois primitif) a été rattachée à Neufchâtel.

Elle a reçu son nom actuel d'un château qu'y fit construire Henri Ier Beauclerc, au XIIe siècle[3]. En effet, on trouve conjointement dès cette époque la forme normande Neufcastel et ce, jusqu'au XVe siècle également.

Une forme française a souvent remplacé une forme dialectale, c'est notamment le cas pour les gros bourgs. Au nord de la ligne Joret, la forme attendue devrait normalement être Neufcastel, comme Radicatel, village plus modeste. Par contre, Bourg-Achard ou Pont-de-l'Arche ont subi la même francisation : on devrait normalement avoir Bourg-Acard (cf. patronyme Acard) et Pont-de-l'Arque (cf. Arques-la-Bataille, petite paroisse)[4].

Histoire[modifier]

Ancienne capitale du pays de Bray, ville jadis forte, elle fut démantelée en 1596.

La ville a été souvent assiégée, brûlée et détruite pendant les guerres qui se sont succédé du XIIe siècle au XVIe siècle.
En 1463, Louis XI de France y avait installé sa chancellerie. En effet, plusieurs lettres et actes d'administration nomment ce lieu. La reine Charlotte de Savoie y séjourne, quelques mois, avec son mari Louis XI en 1463 puis seule en 1464.
En juillet 1472, après avoir levé le siège de Beauvais, Charles le Téméraire détruit totalement la ville.

Elle fut chef-lieu de district de 1790 à 1795.

Héraldique[modifier]

Armes de Neufchâtel-en-Bray

Les armes de la commune de Neufchâtel-en-Bray se blasonnent ainsi :
d’azur aux trois tours d’argent maçonnées de sable, à la filière aussi d’argent, au chef aussi d’azur chargé de trois fleurs de lys d’or et d’une filière d’argent.[7]

Administration[modifier]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2008 Xavier Lefrançois se (soutenu par la droite) Agriculteur
mars 2001 mars 2008 Maurice Mouquet PS Directeur d'école
mars 1983 juin 1995 Jean Wattré droite Notaire
mars 1971 mars 1983 Charles Ferrant    
1954 mars 1971 Édouard-Alfred Martel    
septembre 1945 1954 Fernand Langlois    
1940 194X Albert Charvet    
1935 1940 Alfred Lemarchand    
1886   Turquet    
1816   Martin de Villers, Henry Louis   Député
1805   Baron d'Haussez    
17XX 17XX Jacques-Louis Pinel    
Toutes les données ne sont pas encore connues.

Démographie[modifier]

1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 600 2 898 3 063 3 196 3 430 3 463 3 572 3 365 3 602
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 483 3 564 3 616 3 641 3 651 3 777 3 832 4 006 4 133
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
4 179 4 293 4 195 4 013 4 128 4 055 4 148 3 777 4 838
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2009
5 590 5 883 5 814 5 498 5 322 5 104 4 937 4 946 4 872
Source : Base Insee[8],[9],[10].

Graphique de l'évolution de la population 1793-1999

Économie[modifier]

Le neufchâtel est le fromage emblématique de la ville

La ZA Sainte-Radegonde est aujourd'hui remplie. Les prochaines implantations auront donc lieu sur la zone des Hayons à Esclavelles.

En termes d'emploi, la ville est marquée par une prépondérance de l'emploi public, avec, en 2010, l’hôpital (210 emplois), le lycée (200 emplois), la commune (130 emplois), et le collège (80 emplois). Le secteur privé est principalement représenté par le Centre Leclerc (120 emplois), et, dans la zone d'activité, les entreprises Celec (40 salariés), Meccanolav Ridel (40 salariés), Grosse Équipement et Peltier Nettoyage (plus de 30 emplois chacune), suivis de MRE, Poxblanc Charpentes, Bastéa constructeur, Guerard (une vingtaine d'emplois chacun), ainsi qu'un tissu artisanal et commercial de petites entreprises[11].

Équipements[modifier]

Ancien chef-lieu d'arrondissement, Neufchâtel-en-Bray a gardé de nombreux équipements publics. Il y a un hôpital local, une cité scolaire regroupant trois lycées (lycée d'enseignement général, lycée professionnel et lycée professionnel agricole), et, jusqu'en 2010, un tribunal d'instance et un tribunal de commerce, victimes de la réforme Dati.

Elle a également perdu sa gare, la ligne Paris-Saint-Lazare - Dieppe ayant été fermée entre Serqueux et Dieppe (fermeture jugée illégale par le tribunal administratif).

Neufchâtel-en-Bray est aujourd'hui desservie par des autocars TER Haute-Normandie reliant Dieppe à Gisors-Embranchement via Serqueux. La gare de Neufchâtel-en-Bray, qui avait été reconstruite dans un style local après la Seconde Guerre mondiale, est devenue un lieu d'exposition tandis que la plate-forme ferroviaire est devenue un chemin de randonnée (l'avenue verte).
La ville possède également des équipements sportifs (piscine et gymnase) et culturels (cinéma et théâtre récemment rénové).
Un supermarché et deux hard-discounters sont regroupés dans la zone de la Grande Flandre, un autre hard-discounter étant installé en centre-ville.

Lieux et monuments[modifier]

Personnalités liées à la commune[modifier]

Jumelage[modifier]

Foires[modifier]

La foire à tout a lieu le premier dimanche de septembre.

Notes et références[modifier]

  1. Ce fromage peut avoir trois formes : le cœur, le carré et la bonde (la plus ancienne). Il s'agit de la plus ancienne AOC de Normandie et il doit être affiné dans le pays de Bray.
  2. François de Beaurepaire (préf. Marianne Mulon), Les Noms des communes et anciennes paroisses de la Seine-Maritime, Paris, A. et J. Picard, 1979, 180 p. (ISBN 2-7084-0040-1) (OCLC 6403150), p. 115 
  3. Marie-Nicolas Bouillet et Alexis Chassang (dir.), « Neufchâtel-en-Bray » dans Dictionnaire universel d’histoire et de géographie, 1878  (Wikisource)
  4. Francois de Beaurepaire, Les noms des communes et anciennes paroisses de l'Eure, éditions Picard 1981.
  5. Nos communes : Neufchâtel-en-Bray, sur http://www.ot-pays-neufchatelois.fr. Consulté le 6 juin 2010
  6. Isabelle Villy, « Parution de l'ouvrage de François Fouquet : Il y a 70 ans, Neufchâtel s'écroulait sous les bombardements », Le Réveil de Neufchâtel, 3 juin 2010, p. 10 
  7. http://www.newgaso.fr/lecture_fiche_commune.php3?page=f76462
  8. Résultats du recensement de la population - Neufchâtel-en-Bray, sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2012.
  9. Recensement de la population au 1er janvier 2006, sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2012.
  10. Populations légales 2009 en vigueur le 1er janvier 2012, sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2012.
  11. I.V., « Hôpital, lycée, ville : les plus gros employeurs neufchâtelois », Le Réveil, 11 novembre 2010, p. 40 
  12. Notice no PA00100771, base Mérimée, ministère français de la Culture
  13. Église Notre-Dame

Voir aussi[modifier]

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes[modifier]

Bibliographie[modifier]

  • François Fouquet, Neufchâtel en Bray : Ephéméride 1939-1940 : Ville martyrisée, t. 1, Grandvilliers, éd. Delattre, 2010, 160 p. (ISBN 9782915907759)