Neufchâtel-en-Bray

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Neufchâtel-en-Bray
L'église
L'église
Blason de Neufchâtel-en-Bray
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Haute-Normandie
Département Seine-Maritime
Arrondissement Dieppe
Canton Neufchâtel-en-Bray (chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes du Pays Neufchâtelois
Maire
Mandat
Xavier Lefrançois
2014-2020
Code postal 76270
Code commune 76462
Démographie
Gentilé Neufchâtelois
Population
municipale
4 836 hab. (2011)
Densité 438 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 44′ 05″ N 1° 26′ 29″ E / 49.734725, 1.44139 ()49° 44′ 05″ Nord 1° 26′ 29″ Est / 49.734725, 1.44139 ()  
Altitude Min. 69 m – Max. 230 m
Superficie 11,03 km2
Localisation

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Neufchâtel-en-Bray (prononcé « neuchâtel », [nøʃatɛl]) est une commune française située dans le département de la Seine-Maritime et la région Haute-Normandie. Ses habitants sont les Neufchâtelois. On fabrique dans la région le fromage du même nom[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Paysage de la campagne proche

Neufchâtel est une commune brayonne traversée par la Béthune et son affluent, le Philbert.
Neufchâtel est située à 15 km de Londinières et de Saint-Saëns, à 17 km de Forges-les-Eaux, à 21 km de Buchy, à 27 km d'Aumale, à 28 km de Blangy-sur-Bresle et à 36 km de Dieppe.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

La ville se situe en bordure de l'A 28 reliant Rouen à Abbeville, à proximité immédiate de son intersection avec l'A 29 (Beuzeville-Le Havre-Amiens-Saint-Quentin).

Toponymie[modifier | modifier le code]

Formes anciennes : Drincurt 1040 -1047, Druoncurt 1152, Drioncurt 1174 - 1188, Driencurt forme la plus fréquente au XIIe siècle souvent altérée en Lincourt, toponyme ancien qui disparait définitivement au XVe siècle.

Il signifie « la ferme de Drugo », nom de personne germanique, décliné au cas régime comme c'est toujours le cas pour les noms en -court et qu'on retrouve dans le patronyme Druon. « Driencourt » avait pour homonyme Driencourt (Somme). Les noms en -court sont antérieurs à la formation du Duché de Normandie[2] et correspondent à l'expansion franque.

L'ancienne paroisse de Nogent, du celtique Novientum « nouvel établissement » (peut-être le nom gaulois primitif) a été rattachée à Neufchâtel.

Elle a reçu son nom actuel d'un château qu'y fit construire Henri Ier Beauclerc, au XIIe siècle[3]. En effet, on trouve conjointement dès cette époque la forme normande Neufcastel et ce, jusqu'au XVe siècle également.

Une forme française a souvent remplacé une forme dialectale, c'est notamment le cas pour les gros bourgs. Au nord de la ligne Joret, la forme attendue devrait normalement être Neufcastel, comme Radicatel, village plus modeste. Par contre, Bourg-Achard ou Pont-de-l'Arche ont subi la même francisation : on devrait normalement avoir Bourg-Acard (cf. patronyme Acard) et Pont-de-l'Arque (cf. Arques-la-Bataille, petite paroisse)[4].

Histoire[modifier | modifier le code]

La ville disposa d'une gare sur la liaison Paris - Dieppe de 1872 à 1988

Ancienne capitale du pays de Bray, ville jadis forte, elle fut démantelée en 1596.

La ville a été souvent assiégée, brûlée et détruite pendant les guerres qui se sont succédé du XIIe siècle au XVIe siècle.

En 1463, Louis XI de France y avait installé sa chancellerie. En effet, plusieurs lettres et actes d'administration nomment ce lieu. La reine Charlotte de Savoie y séjourne, quelques mois, avec son mari Louis XI en 1463 puis seule en 1464.

En juillet 1472, après avoir levé le siège de Beauvais, Charles le Téméraire détruit totalement la ville.

Elle fut chef-lieu de district de 1790 à 1795.

La ville fut occupée pendant un mois par l'armée prussienne, durant la Guerre franco-prussienne de 1870[5]

Le  : l'arrondissement de Neufchâtel est supprimé suite au décret Poincaré.

Le centre-ville a été bombardé les 19 et , et, surtout, le vendredi , pendant la Bataille de France de la Seconde Guerre mondiale, causant un incendie qui dura plusieurs jours et le détruisit pour sa plus grande part[6]. Lors de la reconstruction, un pôle administratif dû à Robert Auzelle a été créé, regroupant, en un même lieu et dans un même style, la mairie, le tribunal, le centre des impôts et le théâtre.

Le  : Neufchâtel prend le nom de Neufchâtel-en-Bray

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Neufchâtel-en-Bray

Les armes de la commune de Neufchâtel-en-Bray se blasonnent ainsi :
d’azur aux trois tours d’argent maçonnées de sable, à la filière aussi d’argent, au chef aussi d’azur chargé de trois fleurs de lys d’or et d’une filière d’argent.[7]

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2008 Xavier Lefrançois se (soutenu par la droite) Agriculteur
mars 2001 mars 2008 Maurice Mouquet PS Directeur d'école
Jean Wattré droite Notaire
Charles Ferrant MRP puis CD
puis UDF-CDS
Fonctionnaire aux PTT,
Sénateur, Conseiller général
1954 Édouard-Alfred Martel    
1954 Fernand Langlois    
1940 194X Albert Charvet    
1940 Alfred Lemarchand    
1886   Turquet    
1816   Henry Louis Martin de Villers Majorité ministérielle Député de 1824 à 1827
1805   Baron d'Haussez   Député de 1815 à 1816 puis de 1827 à 1830, Ministre de la Marine et des Colonies de de 1829 à 1830
17XX 17XX Jacques-Louis Pinel    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 4 836 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 600 2 898 3 063 3 196 3 430 3 463 3 572 3 365 3 602
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 483 3 564 3 616 3 641 3 651 3 777 3 832 4 006 4 133
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
4 179 4 293 4 195 4 013 4 128 4 055 4 148 3 777 4 838
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
5 590 5 883 5 814 5 498 5 322 5 103 4 937 4 946 4 827
2011 - - - - - - - -
4 836 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2004[9].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

Le neufchâtel est le fromage emblématique de la ville

La ZA Sainte-Radegonde est aujourd'hui remplie. Les prochaines implantations auront donc lieu sur la zone des Hayons à Esclavelles.

En termes d'emploi, la ville est marquée par une prépondérance de l'emploi public, avec, en 2010, l’hôpital (210 emplois), le lycée (200 emplois), la commune (130 emplois), et le collège (80 emplois). Le secteur privé est principalement représenté par le Centre Leclerc (120 emplois), et, dans la zone d'activité, les entreprises Celec (40 salariés), Mecanolav Ridel (40 salariés), Grosse Équipement et Peltier Nettoyage (plus de 30 emplois chacune), suivis de MRE, Poxblanc Charpentes, Bastéa constructeur, Guerard (une vingtaine d'emplois chacun), ainsi qu'un tissu artisanal et commercial de petites entreprises[10].

Équipements[modifier | modifier le code]

Ancien chef-lieu d'arrondissement, Neufchâtel-en-Bray a gardé de nombreux équipements publics. Il y a un hôpital local, une cité scolaire regroupant trois lycées (lycée d'enseignement général, lycée professionnel et lycée professionnel agricole), et, jusqu'en 2010, un tribunal d'instance et un tribunal de commerce, victimes de la réforme Dati.

Elle a également perdu sa gare, la ligne Paris-Saint-Lazare - Dieppe ayant été fermée entre Serqueux et Dieppe (fermeture jugée illégale par le tribunal administratif).

Neufchâtel-en-Bray est aujourd'hui desservie par des autocars TER Haute-Normandie reliant Dieppe à Gisors-Embranchement via Serqueux. La gare de Neufchâtel-en-Bray, qui avait été reconstruite dans un style local après la Seconde Guerre mondiale, est devenue un lieu d'exposition tandis que la plate-forme ferroviaire est devenue un chemin de randonnée (l'avenue verte).
La ville possède également des équipements sportifs (piscine et gymnase) et culturels (cinéma et théâtre récemment rénové).
Un supermarché et deux hard-discounters sont regroupés dans la zone de la Grande Flandre, un autre hard-discounter étant installé en centre-ville.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Foires[modifier | modifier le code]

La foire à tout a lieu le premier dimanche de septembre.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Ce fromage peut avoir trois formes : le cœur, le carré et la bonde (la plus ancienne). Il s'agit de la plus ancienne AOC de Normandie et il doit être affiné dans le pays de Bray.
  2. François de Beaurepaire (préf. Marianne Mulon), Les Noms des communes et anciennes paroisses de la Seine-Maritime, Paris, A. et J. Picard,‎ 1979, 180 p. (ISBN 2-7084-0040-1, OCLC 6403150), p. 115
  3. Marie-Nicolas Bouillet et Alexis Chassang (dir.), « Neufchâtel-en-Bray » dans Dictionnaire universel d’histoire et de géographie,‎ 1878 (Wikisource)
  4. Francois de Beaurepaire, Les noms des communes et anciennes paroisses de l'Eure, éditions Picard 1981.
  5. « Nos communes : Neufchâtel-en-Bray », sur http://www.ot-pays-neufchatelois.fr (consulté le 6 juin 2010)
  6. Isabelle Villy, « Parution de l'ouvrage de François Fouquet : Il y a 70 ans, Neufchâtel s'écroulait sous les bombardements », Le Réveil de Neufchâtel,‎ 3 juin 2010, p. 10
  7. http://www.newgaso.fr/lecture_fiche_commune.php3?page=f76462
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  10. I.V., « Hôpital, lycée, ville : les plus gros employeurs neufchâtelois », Le Réveil,‎ 11 novembre 2010, p. 40
  11. « Notice no PA00100771 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  12. Église Notre-Dame

Ouvrages[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • François Fouquet, Neufchâtel en Bray : Ephéméride 1939-1940 : Ville martyrisée, t. 1, Grandvilliers, éd. Delattre,‎ 2010, 160 p. (ISBN 9782915907759)