Nice

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Nice
Le port de Nice et, plus loin, la promenade des Anglais
Le port de Nice et, plus loin, la promenade des Anglais
Blason de Nice
Blason
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Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Alpes-Maritimes (préfecture)
Arrondissement Nice (chef-lieu)
Canton Chef-lieu de quatorze cantons
Intercommunalité Métropole Nice Côte d'Azur
Maire
Mandat
Christian Estrosi
20142020
Code postal 06000 06100 06200 06300
Code commune 06088
Démographie
Gentilé Niçois
Population
municipale
344 064 hab. (2011)
Densité 4 784 hab./km2
Population
aire urbaine
1 003 947 hab. (2011)
Géographie
Coordonnées 43° 41′ 45″ N 7° 16′ 17″ E / 43.695949, 7.271413 ()43° 41′ 45″ Nord 7° 16′ 17″ Est / 43.695949, 7.271413 ()  
Altitude Min. 0 m – Max. 520 m
Superficie 71,92 km2
Localisation

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Nice
Liens
Site web nice.fr

Nice (prononcé [nis], Niça / Nissa ['nisa] en niçois) est une commune du Sud-Est de la France, préfecture du département des Alpes-Maritimes et deuxième ville de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur derrière Marseille. Située à l'extrémité sud-est de la France, à une trentaine de kilomètres de la frontière italienne, elle est établie sur les bords de la mer Méditerranée, le long de la baie des Anges et à l'embouchure du Paillon.

Avec 344 064 habitants au dernier recensement de 2011, elle est la cinquième commune de France en population (après Paris, Marseille, Lyon et Toulouse). Son agglomération est également la cinquième de France (après Paris, Lyon, Marseille et Lille) et regroupe 941 490 habitants (2009)[1]. Elle est située au cœur de la septième aire urbaine de France, avec 1 003 947 habitants en 2011. La ville est le centre d'une métropole, Nice Côte d'Azur[2] qui rassemble quarante-cinq communes et environ 530 000 habitants en 2009[3]. La population du Scot de Nice (Schéma de cohérence territoriale), créé en 2003 et regroupant vingt-neuf communes, est estimée à 517 500 habitants en 2005[4].

Située entre mer et montagnes, capitale économique de la Côte d'Azur, Nice bénéficie d'importants atouts naturels. Le tourisme, le commerce et les administrations (publiques ou privées) occupent une place importante dans l'activité économique de la ville. Elle possède la deuxième capacité hôtelière du pays[5] et accueille chaque année 4 millions de touristes[6]. Elle dispose également du troisième aéroport de France[7],[8] et de deux palais des congrès consacrés au tourisme d'affaires. La ville possède aussi une université et plusieurs quartiers d'affaires. Nice est enfin dotée de certains équipements culturels importants. Elle possède ainsi plusieurs musées, un théâtre national, un opéra, une bibliothèque à vocation régionale, un conservatoire à rayonnement régional et des salles de concert.

Capitale historique du comté de Nice, elle a appartenu à la Provence avant de rejoindre les États de Savoie en 1388, faisant ainsi partie du royaume de Sardaigne à partir de 1720, l'un des États italiens pré-unitaires. Nice ne devint définitivement française qu'en 1860. Ses habitants sont appelés les Niçois.

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Nice vu par le satellite Spot
Nice, sa plage et la baie des Anges vues du quai Rauba Capeu.

Situation[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Nice est située dans l’extrême sud-est de la France continentale, non loin de la frontière italienne (trente kilomètres), au bord de la Méditerranée. Elle fait partie de la Riviera dont elle est l'extrémité occidentale. Elle est bordée par la baie des Anges, et est entourée de plusieurs collines. La cité est située à 960 km de Paris, 230 km de Marseille, la capitale régionale, 200 km de Gênes, et 216 km de Turin. Il s'agit de la plus grande ville de la Côte d'Azur, territoire s'étendant d'Hyères à Menton.
Elle est délimitée par le fleuve Var à l'ouest et le mont Boron à l'est. La ville se trouve en position excentrée par rapport au territoire national, comme au sein de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Communes limitrophes de Nice
Gattières Colomars, Falicon, Saint-André-de-la-Roche La Trinité
Saint-Jeannet, La Gaude,
Saint-Laurent-du-Var
Nice Villefranche-sur-Mer

Climat[modifier | modifier le code]

Article connexe : Climat des Alpes-Maritimes.

Le climat de la ville correspond aux normes du climat méditerranéen[9], les gels étant généralement rares (1,4 nuit par an 1981-2010), il n'est pas étonnant qu'ils soient absents lors de certaines années (comme en 2011, 2008, 2007, 2006, etc [10]) et faibles et brefs quand ils se produisent (le minimum annuel se situe aux alentours de -1 ou -2 °C), ce qui en fait une particularité très prononcée du climat méditerranéen sur cette partie de la côte. Ainsi les hivers sont doux et humides, et les étés chauds et très secs, car la ville est protégée des vents venant du nord et de l'ouest grâce aux Alpes. Durant l'été, les amplitudes thermiques restent également peu marquées avec des nuits régulièrement très douces voire chaudes, les précipitations sont extrêmement faibles, avec une moyenne de 21,4 mm par mois de juin à aout. À l'inverse, l'automne est une période soumise à des pluies importantes avec 103,3 mm de moyenne par mois de septembre à novembre et à des orages parfois violents en raison de la température de la mer Méditerranée encore très chaude à cette saison (20 °C - 24 °C). Cette période est également marquée par la présence lors de certaines années du sirocco. En plus d'apporter une légère vague de chaleur, ce vent transporte du sable saharien.

La station Météo est située à quatre mètres d'altitude, à l'aéroport de Nice-Côte d’Azur (latitude 43°39'00"N longitude 07°12'00"E[11]) ; elle est à 6 km au sud-ouest du centre de Nice par la route.

Ville Ensoleillement
(h/an)
Pluie
(mm/an)
Neige
(j/an)
Orage
(j/an)
Brouillard
(j/an)
Moyenne nationale 1 973 770 14 22 40
Nice 2 694 767 1 31 1
Paris 1 630 642 15 19 13
Strasbourg 1 633 610 30 29 65
Brest 1 492 1 109 9 11 74


Tableau climatique de Nice - Côte d'Azur (06) - Altitude 4m
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 5,3 5,9 7,9 10,2 14,1 17,5 20,3 20,5 17,3 13,7 9,2 6,3 12,4
Température moyenne (°C) 9,2 9,7 11,6 13,6 17,4 20,9 23,8 24,1 21 17,4 12,9 10,1 16
Température maximale moyenne (°C) 13,1 13,4 15,2 17 20,7 24,3 27,3 27,7 24,6 21 16,6 13,8 19,6
Record de froid (°C)
date du record
-7,2
1985
-5,8
1986
-5
1971
2,9
1970
3,7
1945
8,1
1969
11,7
1969
11,4
1948
7,6
1972
4,2
1950
0,1
1998
-2,7
1973
-7,2
1985
Record de chaleur (°C)
date du record
22,5
2012
25,8
1990
26,1
2007
26
1946
30,3
1972
36,8
1945
36,3
2007
37,7
2006
33,9
1962
29,9
1981
25,4
2004
22
1954
37,7
2006
Ensoleillement (h) 158 171 217 224 267 306 348 316 242 187 149 139 2 724
Précipitations (mm) 69 44,7 38,7 69,3 44,6 34,3 12,1 17,8 73,1 132,8 103,9 92,7 733
Source : Données climatiques officielles à Nice-Côte d'Azur (moyennes mensuelles sur la période 1981-2010 et records depuis 1943)
Diagramme climatique
J F M A M J J A S O N D
 
 
 
13.1
5.3
69.0
 
 
 
13.4
5.9
44.7
 
 
 
15.2
7.9
38.7
 
 
 
17
10.2
69.3
 
 
 
20.7
14.1
44.6
 
 
 
24.3
17.5
34.3
 
 
 
27.3
20.3
12.1
 
 
 
27.7
20.5
17.8
 
 
 
24.6
17.3
73.1
 
 
 
21
13.7
132.8
 
 
 
16.6
9.2
103.9
 
 
 
13.8
6.3
92.7
Moyennes : • Temp. maxi et mini °CPrécipitation mm

Site[modifier | modifier le code]

Vue depuis le nord de la ville. Au 1er plan, la cité HLM de Pasteur, la colline de Cimiez, au second plan Nice-Ville, et en arrière-plan la baie des Anges

La ville est située au fond de la baie des Anges, abritée du vent par un amphithéâtre de collines, dans une étroite cuvette montagneuse appuyée au massif du Mercantour, limitée à l'ouest par la vallée du Var et à l'est par le mont Boron. Le premier site de Nice fut la colline du Château, qui fut entièrement militarisé avant d'être détruit par Louis XIV. Nice s'est développée au pied de cette colline en se limitant à la partie comprise entre le Paillon et la mer, qui constitue aujourd'hui le Vieux-Nice aux ruelles étroites. C'est surtout après le rattachement à la France que la ville s'est étendue au-delà de ce cours d'eau qui est aujourd'hui partiellement couvert.

Topographie de Nice

La plus connue des collines qui dominent la ville est celle de Cimiez, avec ses vestiges antiques et son parc qui abrite le musée Matisse. Autre colline importante, celle du Château, qui sépare la vieille ville du port Lympia. Les diverses collines gênent l'extension de la ville : celle-ci s'est faite soit vers le nord, en suivant le cours du Paillon, soit dans la plaine de l'ouest jusqu'à Saint-Laurent-du-Var.

La ville est traversée par deux petits fleuves torrentueux, souvent à sec en été : le Paillon à l'est (34 km), qui naît au-dessus de Coaraze et reçoit les torrents de Laghet et de Saint-André (il reçoit, également, à hauteur du pont de Peille les eaux du Paillon de l'Escarène), et le Magnan à l'ouest, beaucoup plus petit, venu des montagnes d'Aspremont, qui traverse le quartier de la Madeleine avant de se jeter dans la mer, dans le quartier portant son nom. La coupure du Paillon, dont le lit paraissait excessivement large… entre deux crues, marqua considérablement Nice jusqu'à sa canalisation et sa couverture (son embouchure se situait à l'emplacement du jardin Albert 1er)

Le site de la ville est constitué par le lit majeur du Paillon et des collines de poudingue orientées nord-sud[12]. Il comprend donc une plaine centrale, des collines, des vallées (Paillon à l'est et Var à l'ouest) et des vallons. Ces derniers ont été creusés par différents torrents. Leurs pentes sont raides, parfois abruptes. Elles étaient aménagées autrefois en terrasses pour les cultures[13].

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Tissu urbain[modifier | modifier le code]

Le tissu urbain a dû s'adapter à un territoire accidenté. La ville s'est développée à partir du Vieux-Nice, qui occupe une sorte de triangle entre la colline du Château, la mer et le Paillon. Elle s'est d'abord étendue vers l'est et le port, puis au nord de celui-ci. À partir du XIXe siècle, la ville franchit le Paillon et se développe le long du littoral et vers l'intérieur des terres, de part et d'autres de l'actuelle avenue Jean-Médecin. Au XXe siècle, le brusque accroissement de la population provoque une extension de l'urbanisation le long de la vallée du Paillon, mais aussi vers l'ouest, à l'intérieur des vallons (La Madeleine) et sur les différentes collines qui entourent la ville[14].

À partir de la seconde moitié du XIXe siècle, le Paillon a été progressivement recouvert, d'abord pour accueillir des jardins (square Masséna, jardin Albert Ier), puis des infrastructures et des bâtiments (parking, gare routière, théâtre, musée d'art moderne, palais des congrès Acropolis, palais des expositions). Cette succession de bâtiments, parfois mal conçus, tend à renforcer la coupure de la ville en deux[15].

Quartiers[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste des quartiers de Nice.
Panorama du quartier du port, de la colline du château et, en arrière plan, du centre ville.

Les quartiers de Nice sont assez fortement différenciés. Globalement, la ville est assez clairement divisée en deux : la rive gauche du Paillon, plus ancienne, est caractérisée par un urbanisme proche de celui de Turin. La rive droite, plus récente et plus « française », présente un style beaucoup plus haussmannien.

La colline du château correspond à l'ancien centre de la commune. Le château a été détruit au XVIIIe siècle par Louis XIV et démilitarisé dans la seconde moitié du XIXe siècle. Depuis, c'est essentiellement un lieu de promenade. Le Vieux-Nice s'est développé à partir du XIVe siècle. Jusqu'au XIXe, la majorité des habitants, des lieux de pouvoirs et des activités économiques y sont situés. Le quartier est notamment le siège de la cathédrale Sainte-Réparate, du Palais Communal (aujourd'hui Bourse du travail, place Saint-François), du palais du gouverneur (aujourd'hui palais de la Préfecture), du Sénat (ancienne cour d'appel) et du cours Saleya, principale place de la ville pendant longtemps. Il possède également de nombreux édifices religieux. Le Vieux-Nice est aujourd'hui le cœur touristique de la ville et héberge de nombreux cafés et restaurants. Le port a été longtemps un quartier populaire et ouvrier. Le port proprement dit accueille aujourd'hui surtout des bateaux de plaisance et des paquebots de croisière.

La colline de Cimiez est un quartier bourgeois de la ville. Il abrite de nombreux hôtels construits à la Belle Époque et qui ont été depuis transformés en appartements pour les classes aisées. L’avenue Jean-Médecin est la principale artère commerciale de la ville. La plupart des grandes enseignes y sont situées. La zone piétonne a été créée dans les années 1970. Très touristique, elle accueille de nombreux restaurants et des cafés. Les quartiers République, Saint-Roch et Magnan sont des quartiers populaires anciens, construits essentiellement dans la seconde moitié du XIXe siècle ou la première moitié du XXe siècle. Les quartiers de Pasteur, L'Ariane et Les Moulins sont des quartiers populaires récents, construits dans les années 1960-1970, en périphérie de la ville. La plaine du Var, à l'ouest de la ville, a longtemps accueillie des maraîchers. Elle abrite aujourd'hui principalement des grandes surfaces, ainsi que des administrations.

Le port Lympia et le Mont-Boron

Architecture[modifier | modifier le code]

Le Palais Sapho.

L'architecture de la ville souligne l'évolution particulière de son histoire. La vieille-ville est caractéristique de l'urbanisme d'une ville fortifiée italienne à l'époque moderne. Les rues sont très étroites et tortueuses, les immeubles sont recouverts d'enduits de couleurs chaudes (ocre ou rouge). Les nombreuses églises sont de style baroque. Les quartiers construits à la fin de l'époque moderne et au début du XIXe siècle reflètent l'influence de l'urbanisme turinois d'alors : les rues sont plus larges et rectilignes, les immeubles sont colorés.

Les quartiers construits après l'annexion à la France en 1860 sont quant à eux d'un style beaucoup plus austère et haussmannien : les rues sont larges et rectilignes, mais la pierre apparente remplace les façades colorées. Ces quartiers sont d'un aspect beaucoup plus « français » que les autres, qui demeurent esthétiquement très « italiens ». La ville compte par ailleurs de nombreux immeubles construits à la Belle Époque et dans les années 1930[16],[17]. Enfin, une particularité niçoise est le grand nombre de bâtiments et d'immeubles qualifiés de « palais » : ils sont de toutes époques et de qualité toute aussi variée. En effet[réf. nécessaire], le terme de palais, à Nice, provient de l'italien Palazzo, et signifie immeuble.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Logement[modifier | modifier le code]

La ville connaît une situation tendue sur le plan du logement. En 2007, elle comptait 217 955 logements, dont 76,2 % de résidences principales, 12,1 % de résidences secondaires et 11,7 % de logements vacants[18]. 91,4 % des logements sont des appartements et 7,4 % des maisons[19]. Les constructions neuves sont peu nombreuses. En effet, 7,9 % seulement des résidences principales sont des logements construits en 1990 ou après, 19,8 % sont des logements construits entre 1975 et 1989, 43,8 % des logements construits entre 1949 et 1974, et 28,5 % des logements construits avant 1949[19]. L'essentiel du parc immobilier date donc d'avant 1975.

Un immeuble à Nice Nord

La plupart (35,2 %) de ces logements sont des trois pièces[19]. La ville compte ensuite 26 % de deux pièces, 17,7 % de quatre pièces et plus, et 13,2 % de une pièce[19]. Les logements sont donc, en général, plutôt de petites tailles.

L'offre locative est insuffisante. 48,6 % des habitants sont propriétaires, tandis que 47,5 % sont locataires[19]. Parmi les locataires, 9,3 % habitent un logement HLM loué vide[19]. 98,1 % des logements possèdent le chauffage et 96,1 % une salle de bain[19]. Les ménages sont en outre 48,2 % à bénéficier d'un emplacement réservé au stationnement[19]. Les logements sont chers. Les loyers atteignent en moyenne 13,57 euros par m² et par mois, contre 12,22 euros par m² en moyenne nationale[20]. Le prix à l'achat se situe à 3 636 euro par m² contre 3 197 en moyenne nationale[20].

Avec 10,9 % de logements sociaux[21], la ville ne respecte pas les dispositions de l’article 55 de la loi solidarité et renouvellement urbain (SRU) de décembre 2000 fixant à 20 % le taux minimum de logements sociaux pour les communes les plus importantes, et se trouve donc hors la loi. Les jeunes actifs et les étudiants notamment éprouvent des difficultés à se loger.

Transports[modifier | modifier le code]

Le tramway de Nice.

Les déplacements quotidiens à Nice sont très importants et difficiles. On estime qu'environ 310 000 personnes entrent et sortent de la ville chaque jour[15]. Pour autant, les transports urbains ne sont pas satisfaisants. Le réseau routier est saturé et la topographie rend les liaisons transversales difficiles[22].

Une ligne de tramway reliant les quartiers Nord et Est au centre-ville a été ouverte en 2007 pour désengorger partiellement la ville. Une seconde ligne, orientée est-ouest, doit être ouverte en 2017 afin de diminuer la circulation automobile sur la promenade des Anglais. Mais cet itinéraire est fortement contesté par une partie de la population[23] et par l'opposition municipale qui propose un trajet alternatif sur l'avenue de la Californie qui permettrait selon eux de toucher plus de monde et serait plus pratique pour les actifs que la ligne est censée transporter. Nice ne compte aujourd'hui qu'une seule ligne de tramway (Strasbourg en possède six, Grenoble quatre, Bordeaux trois). La ville est paradoxalement mieux reliée à Paris (une heure et demie d'avion) qu'à Marseille et à Gênes (deux heures de train)[22], ce qui freine son dynamisme et son attractivité.

Une ligne de TGV devrait relier Nice à Paris en passant par Toulon et Marseille, vers 2023.

Routes et autoroutes[modifier | modifier le code]
L'entrée ouest de Nice par l'autoroute.

Les principales voies rapides sont l'autoroute urbaine nord « AUN » (A8), desservant les quartiers nord de la ville grâce à ses six sorties et l'autoroute urbaine sud « AUS », dite voie Pierre Mathis ou « voie rapide », qui dessert quant à elle les quartiers sud, avec une dizaine de sorties. Pour les voies rapides Nord ↔ Sud, la RD 6202, ancienne RN 202, assure une desserte complète de la plaine du Var à l'ouest de la ville, et la Pénétrante du Paillon quant à elle permet de relier les quartiers sud de la ville, aux quartiers nord comme l'Ariane et aux communes comme La Trinité, Contes. Aujourd'hui la Côte d'Azur est saturée : le trafic de l'A8 entre Antibes et Nice est l'un des plus denses de France[24]. Le franchissement du Var voit s'écouler 230 000 véhicules par jour[25].

La promenade des Anglais absorbe environ 100 000 véhicules par jour[26].

Le trafic routier sur la Côte d'Azur augmente chaque année de 5 % et les prévisions actuelles prévoient une saturation totale du réseau d'ici 2015, d’où l'importance de développer les transports en commun et de renforcer le réseau routier.

Autobus et tramway[modifier | modifier le code]
Le tramway près de la place Masséna

Le réseau de transports en commun de la communauté urbaine Nice Côte d'Azur est nommé Lignes d'Azur depuis janvier 2010 et est majoritairement exploité par la Régie Ligne d'Azur, fondée le 1er septembre 2013[27]. Elle succède ainsi à la Société nouvelle des transports de l'agglomération niçoise, filiale de Transdev[28]. Celle-ci affrète aussi plusieurs lignes aux sociétés RCA, Broch, SAP, SAM, Abello, Bréma, TRAM, TANP. Ce nouveau réseau de transport est né de la fusion des réseaux Ligne d'azur et Transport Alpes-Maritimes (TAM). Le réseau Ligne d'azur, mis en place en 2005, avait déjà facilité la vie des voyageurs permettant de ne posséder qu'un seul abonnement, d'unifier les prix des tickets et d'assurer un meilleur service pour toutes les villes de l'agglomération de Nice.

La ville dispose depuis le d'une ligne de tramway reliant le nord à l'est de la ville en passant par le centre-ville. Deux autres lignes sont également en projet, dont la très attendue ligne 2 qui reliera l'est à l'ouest (Port - Aéroport), continuant même jusqu'à Cagnes-sur-Mer dans un deuxième temps. La ligne 3 devrait quant à elle relier la future gare TGV de Nice-Saint-Augustin à Lingostière, pour une desserte de la Plaine du Var.

En remplacement de la carte Lignes d'Azur, la région PACA souhaiterait mettre en place une carte unique, la carte Optima. Également à puce, celle-ci permettrait d'effectuer des voyages pour un euro sur les différents réseaux urbains des Alpes-Maritimes. Ainsi Optima facilitera les déplacements des usagers en offrant des correspondances entre le bus, le tram, le car, et le TER.
Ce système serait étendu prochainement à toute la région Provence-Alpes-Côte d'Azur[29],[30],[31],[32].

Toutefois, le maire de Nice, Christian Estrosi et le président du conseil général des Alpes-Maritimes, Éric Ciotti, semblent pour le moment favoriser la mise en place de la Carte Azur, qui serait une carte unique (avec un seul abonnement) pour l'ensemble des réseaux de transport (hors TER et Chemin de fer de Provence) des Alpes-Maritimes[33]. Son entrée en service est prévue en 2011[34].

Transports ferroviaires[modifier | modifier le code]
Les quais du terminus de Nice des chemins de fer de Provence

Grâce à une urbanisation linéaire et continue, tous les habitants de l'aire urbaine de Nice (973 231 habitants) peuvent accéder au réseau TER Provence-Alpes-Côte d'Azur. La ligne 4 Mandelieu-la-Napoule - Vintimille desservant vingt-neuf gares dont les principales comme les gares de Cannes, Antibes-Ville, Cagnes-sur-Mer, Nice St-Augustin, Nice-Ville, Nice-Riquier, Monaco, Menton et Vintimille est la principale. Non cadencée, cette ligne est saturée et les trains doivent souvent refuser des voyageurs malgré les TER à double étage. Actuellement une troisième voie est en construction entre Antibes et Nice, afin de proposer un service de type RER cadencé au quart d'heure avec deux liaisons semi-directes intercalées à chaque heure. Il existe aussi d'autres lignes fréquentées comme la 4bis Cannes - Grasse, la 5 Nice - Coni et la ligne des chemins de fer de Provence Nice - Digne, mieux connue sous le nom pittoresque de Train de Pignes.

La gare de Nice-Ville assure principalement des liaisons avec Paris (jusqu'à 10 TGV directs par sens) ainsi qu'avec les autres métropoles françaises et les grandes capitales européennes via le TGV ou les trains du réseau Intercités. Depuis septembre 2010, le Riviera Express relie directement Nice à Moscou via Monaco, Vintimille, Gênes, Milan, Innsbruck, Vienne, Varsovie et Minsk[35].

Transports aériens[modifier | modifier le code]
Article connexe : Aéroport de Nice-Côte d'Azur.

Sur le territoire communal de Nice, il n'existe qu'un seul aéroport, Nice-Côte d'Azur. L'aéroport a été administré jusqu'en 2008 par la Chambre de commerce et d'industrie de Nice-Côte d'Azur à qui l'État l'avait concédé en 1956. Cette concession a été transférée le 25 juillet 2008 à la société anonyme Aéroports de la Côte d'Azur (ACA), créée à cet effet le 28 décembre 2006. La société administre également l'aéroport de Cannes-Mandelieu. L'aéroport de Nice rapproche la ville du monde entier, puisque l'essentiel de l'Europe, le Maghreb, l'Amérique ainsi que le Moyen-Orient sont reliés à la capitale de la Côte d'Azur par des liaisons quotidiennes.

Avec 10,4 millions de passagers en 2007[8], la plate-forme aéroportuaire de Nice se hisse à la troisième place des aéroports français en nombre de voyageurs, après ceux de Paris. Il est également le quatrième aéroport francophone après les aéroports de la ville de Paris, celui de Genève et l'aéroport international Pierre-Elliott-Trudeau de Montréal au Canada. Un trafic en augmentation de 4,5 % par rapport à l'année précédente[8] le rapproche de sa capacité théorique maximale de 13 millions de voyageurs. Il est donc prévu d'agrandir une fois de plus l'aéroport en gagnant sur la mer. L'aéroport dispose de deux terminaux (voir : infrastructures de l'aéroport). NCE est le code IATA de l'aéroport Nice Côte d'Azur. LFMN est le code OACI de ce même aéroport. Il existe aussi sur la Côte d'azur une desserte par hélicoptères entre les deux aéroports azuréens et l'héliport de Monaco.

Transports maritimes[modifier | modifier le code]
Article connexe : Port Lympia.

Le port Lympia ou port de Nice, fut construit à partir de 1745, aujourd'hui il assure principalement des liaisons avec la Corse, grâce aux NGV (navires à grande vitesse) ou aux transbordeurs. Le port de la ville appartient au conseil général des Alpes-Maritimes[36] et est géré par la Chambre de commerce et d'industrie de Nice-Côte d'Azur[37]. NI est le code de Nice selon la liste des quartiers maritimes.

Projets[modifier | modifier le code]

La nouvelle municipalité a de nombreux projets. Une deuxième ligne de tramway, orientée est-ouest, doit permettre de diminuer le trafic automobile. Les quartiers d'affaires de L'Arénas et de Nice Méridia doivent être développés afin de diversifier le tissu économique. Une troisième voie de chemin de fer doit être mise en place entre Cannes et Nice pour améliorer la desserte ferroviaire entre ces deux villes. La construction d'un nouveau stade est prévu à l'ouest de la ville. L'aménagement de la plaine du Var, surtout, a été classé opération d'intérêt national. Il est enfin prévu de construire, d'ici 2023, une ligne de TGV, la LGV Provence-Alpes-Côte d'Azur, pour relier Nice à Paris en passant par Toulon et Marseille[38]. Ce projet est contesté par des hommes politiques, des associations et des responsables économiques. Une liaison TGV est également envisagée vers l'Italie, jusqu'à Gênes[39].

La ville de Nice est labellisée Pôle d'excellence de cœur de ville 2008 à la suite de l’analyse de son dossier par le jury du Concours national des villes[40]. Elle est lauréate dans la catégorie « ville de plus de 100 000 habitants ». Dans le cadre de ce concours, la ville a présenté ses grands projets, lesquels ont été quelque peu remaniés depuis :

  • Mise en place de la ligne 2 du tramway est-ouest, avec un tronçon de 3,6 km en souterrain entre le boulevard Grosso et la place Île-de-Beauté, qui reliera le nouveau pôle multimodal de Saint-Augustin au port de Nice ;
  • Mise en place de la ligne 3 du tramway dans la plaine du Var ;
  • Coulée verte centrale (sur la couverture du Paillon) depuis le Mamac jusqu'à la mer ;
  • Rénovation urbaine du port Lympia et de ses abords ;
  • Réouverture des terrasses des Ponchettes en promenade piétonne.

Toponymie[modifier | modifier le code]

La cité est attestée sous le nom de Nicaea oppidum au Ier siècle après J. C., Nikaia au IIe siècle, Nicaea, Nicia au IVe siècle, fratribus Niciensi en 1119, Niza au XIIIe siècle, Nisse au XIVe siècle, Niça en 1436[41] (forme occitane).

Le terme est issu du mot grec (thea) nikaia « qui donne la victoire »[42]. nikaia est une épithète attachée au nom d'une divinité, peut-être Artémis ou Athéna, honorée à Marseille[43],[44]. Il s'agirait donc d'un des nombreux toponymes grecs de la côte méditerranéenne (cf. Fos, Antibes, Agde). Le terme grec proviendrait lui-même de la réinterprétation d'un toponyme antérieur issu de la racine ligure nis qui signifie « source »[45],[46]. Cette dernière pourrait faire référence au point d'eau qui s'écoulait du pied de la colline du château à l'actuel bassin Lympia[45],[46]. En prenant la place de la peuplade ligure des Védiantiens sur la colline du château, les Grecs auraient transformé le nom préexistant en nikaia[45].

La ville s'appelle aujourd'hui Nice en français, Nizza en italien, Niça ou plus communément Nissa en niçois[47]. Lorsque la ville appartenait au royaume de Piémont-Sardaigne, elle était nommée Nizza Marittima pour la différencier de Nizza Monferrato.

Histoire[modifier | modifier le code]

Promenade des Anglais, 1863. Photographie de Charles Nègre
Articles détaillés : Histoire de Nice, Chronologie de Nice et Vieux-Nice.

L'histoire de Nice se caractérise essentiellement par deux éléments. C'est tout d'abord une ville frontière, qui, sans compter les périodes d'occupation étrangère, a changé trois fois de souveraineté. Ainsi a-t-elle été successivement provençale, savoyarde-piémontaise (de 1388 à 1860), et enfin française[48]. C'est ensuite une ville dont l'expansion s'est brutalement accélérée au cours du XXe siècle, essentiellement sous l'effet du développement du tourisme. Ces deux particularités ont entraîné des conséquences importantes sur le plan social, politique, économique, culturel, et même urbanistique.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolutions démographiques[modifier | modifier le code]

Article connexe : Démographie du Scot de Nice.

Selon les estimations de l'Insee, la population de la ville était de 340 735 habitants en 2009[49] : Nice est ainsi la cinquième ville de France, derrière Paris, Marseille, Lyon et Toulouse. L'unité urbaine de Nice, son agglomération, comprend 946 630 habitants (2007)[1]. C'est la cinquième de France, après celles de Paris, Marseille, Lyon et Lille. Son aire urbaine compte 999 678 habitants (2007)[50], ce qui en fait la septième de France, derrière celles de Paris, Lyon, Marseille, Lille, Toulouse et Bordeaux. La population du Scot de Nice était estimée à 517 000 personnes au 1er janvier 2005[4]. La densité est de 4 848,7 habitants au km²[18]. Le taux de variation de la population est positif mais faible : entre 1999 et 2007, la variation due au solde naturel et celle due au solde migratoire sont toutes deux de + 0,1 %[18].

La ville a connu une forte hausse démographique dans la deuxième moitié du XIXe siècle, période où la population a fait plus que doubler, principalement grâce à l'immigration italienne. Au début du XXe siècle, cette hausse s'intensifia avec l'arrivée de populations venues des communes de l'arrière-pays[51]. Après la Première Guerre mondiale, la ville retrouva un fort accroissement démographique. C'est à nouveau l'immigration qui constituait l'essentiel de cette croissance. L'activité hôtelière et celle des constructions, en plein essor dans les années 1920, attiraient de plus en plus de monde et ont permis ainsi à Nice de devenir une ville d'importance nationale. En 1921, Nice devint alors la onzième ville de France, puis en 1931, la huitième, avant de se classer au sixième rang après 1946[52].

La population augmenta très rapidement dans les années 1950 notamment avec l'arrivée de soixante mille personnes. La ville atteignit ensuite son niveau démographique actuel en raison de l'afflux des rapatriés des anciennes colonies françaises, notamment d'Algérie (pieds-noirs)[53].

Depuis les années 1970, le nombre d'habitants n'évolue pratiquement plus : le solde migratoire, relativement élevé, étant compensé par l'accroissement naturel négatif, dû à la forte proportion de personnes âgées[54]. Cependant, depuis une dizaine d'années, ces deux types de variation de la population ont tendance à s'égaliser à un niveau faible. La forte différence entre solde naturel et solde migratoire est néanmoins toujours observé dans le reste du territoire des Alpes-Maritimes[18].

Population de la ville de Nice
1249 1264 1302 1315 1323 1340 1365 1388 1693 1718 1790
4 000[55] 5 600[55] 7 000[56] 8 900[56] 10 200[56] 13 500[56] 8 400[57] 4 250*[58] 10 000 14 608[59] 20 000[59]
Estimations avant 1801.


En 2011, la commune comptait 344 064 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
24 117 18 475 19 783 25 231 33 811 39 000 44 091 48 273 50 180
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
52 377 53 397 66 279 77 478 88 273 93 760 105 109 134 232 142 940
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
155 839 184 441 219 549 241 916 211 165 244 360 292 958 322 442 344 481
1982 1990 1999 2006 2011 - - - -
337 085 342 439 342 738 347 060 344 064 - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[60] puis Insee à partir de 2004[61].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]


Pyramide des âges à Nice en 1999[62] en pourcentage.
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
Avant 1904
0,5 
9,5 
1905-1924
14,7 
15,3 
1925–1939
16,9 
19,0 
1940-1954
18,2 
20,4 
1955-1969
18,9 
19,6 
1970-1984
17,9 
16,1 
1985-1999
12,9 

La population niçoise est sensiblement plus âgée que celle des autres grandes villes de France. En 1999, les moins de 29 ans ne représentent ainsi que 32,25 % de la population, contre 45 % à Toulouse. La catégorie des 15-29 ans ne représente que 18,75 %, contre 31,4 % dans cette même ville. Les personnes âgées de plus de 75 ans, en revanche, constituent 12,45 % de la population, contre 7,35 % à Toulouse[62]. Les plus de 60 ans, enfin, représentent 28,55 % de la population. Le recensement de 2007 confirme cette tendance qui montre que Nice est la grande ville de France qui a la plus forte proportion de plus de 60 ans[63]. Toutefois sa proportion de jeunes (de 0 à 19 ans) est en augmentation depuis 1999 (22,0 % en 2007)[64].

Immigration[modifier | modifier le code]

La ville est également très cosmopolite puisqu'elle compte 54 999 immigrés en 2008 soit 15,9 % de sa population (dont 5,8 % nés en Europe et 10,1 % nés hors d'Europe, principalement originaires du Maghreb). Elle se place donc loin devant les moyennes nationale (8,5 %) et régionale (9,9 %) et en troisième position parmi les villes de plus de 200 000 habitants juste derrière Paris (20 %) et Strasbourg (19 %)[65].

Concernant les étrangers (immigrés ou non), si l'on s'en tient au chiffrage administratif du recensement de 2008, 39 536 personnes soit 11,5 % des habitants sont de nationalité étrangère[66]. Si historiquement la communauté italienne a longtemps été la plus importante, elle n'arrive aujourd'hui qu'au troisième rang (1,3 % des Niçois sont Italiens), derrière les communautés tunisienne (2,4 % de la population totale) et marocaine (1,4 %)[67]. Suivent les Algériens (1,1 %), les Portugais (0,9 %), les Espagnols (0,2 %) et les Turcs (0,1 %)[67]. Enfin, 1,2 % de la population possède la nationalité d'un des pays africains autres que ceux cités précédemment[67]. Par ailleurs, 7,6 % des habitants ont acquis la nationalité française par naturalisation, mariage, déclaration ou à leur majorité[67].

D'un point de vue socioprofessionnel, en 2008, les étrangers représentent 24,6 % des ouvriers, 14,7 % des personnes n'exerçant pas d'activité professionnelle, 12,5 % des artisans, commerçants et chefs d'entreprise, 10,7 % des employés, 6,8 % des retraités, 6,7 % des cadres et professions intellectuelles supérieures, 6,3 % des professions intermédiaires, et 4,2 % des agriculteurs exploitants[68].

Sports[modifier | modifier le code]

Le coup d'envoi du premier match à l'Allianz Riviera, le stade de l'OGC Nice, le 22 septembre 2013.

Le sport niçois est avant tout dominé par le club de football de la ville : l'Olympique Gymnaste Club Nice Côte d'Azur[69] (OGCN), également appelé « Le Gym », dont les couleurs sont le rouge et le noir. Fondé en 1904, le Gym a remporté quatre titres de champion de France (en 1951, 1952, 1956 et 1959) et trois coupes de France (en 1952, 1954 et 1997). Le club joue ses rencontres à domicile dans l'Allianz Riviera, un stade multifonction d'une capacité d'environ 35 000 places, qui remplace le stade du Ray à partir de septembre 2013. Située dans le quartier de Saint-Isidore, dans la plaine du Var, la nouvelle enceinte, plus conforme à la taille de la ville, doit permettre le développement de ce club historique, souvent considéré comme le porte-drapeau de l'identité niçoise ; l'hymne niçois notamment retentit avant chaque match de l'OGC Nice.

Nice est par ailleurs une place forte du water-polo en France. La ville a ainsi remporté douze fois le championnat de France sur les quinze dernières années. Il y eut d'abord le Cacel qui fut champion de France de 1992 à 1995. Victime d'une liquidation judiciaire, le club prit le nom, en 1995, d'Olympic Nice Natation et récupéra rapidement le titre national qu'il conserva sans interruption de 1996 à 2004. L'équipe a en outre participé à de nombreuses coupes européennes. L'ONN est aujourd'hui un club regroupant cinq disciplines : la natation sportive, le water-polo, le plongeon, la natation synchronisée et le triathlon.

La ville est aussi une terre traditionnelle de rugby à XV. Le club « historique » de la ville est le Racing Rugby Club de Nice (RRCN), disparu en 2001 en raison de problèmes financiers, mais qui a très longtemps fait partie de l'élite et qui a participé à la finale du championnat de France en 1983. Une autre demi-finale arrivera l'année suivante, et enfin, une victoire dans le challenge Yves du Manoir, seul trophée majeur du club, en 1985. Le flambeau est ensuite repris par le Rugby Nice Côte d'Azur université-racing[70], résultat d'une fusion avec l'autre club de la ville, le Nice Université Club (NUC, fondé en 1967), et qui conserve les couleurs bleu et jaune du RRCN. Après une rétrogradation administrative de Fédérale 1 en Fédérale 3 au cours du printemps 2012, le RNCA fait finalement l'objet d'une liquidation judiciaire en juin 2012[71]. Le rugby niçois renaît alors sous une nouvelle identité, celle du Stade niçois et sous de nouvelles couleurs rouge, blanche et noire. Le club évolue actuellement en Fédérale 3.

Créé en 1976, le Nice Volley-Ball[72] évolue en ligue B masculine de volley-ball après avoir longtemps participé à la ligue A. Il joue dans la salle Palmeira et ses couleurs sont le jaune et le bleu. Le football américain compte également son équipe avec les Dauphins de Nice[73] qui évoluent dans l'élite. La patinoire du palais des sports Jean-Bouin accueille les Aigles du Nice Hockey Côte d'Azur[74] qui évoluent en Division 1 après avoir été champion de France de Division 2 en 2008. Le Cavigal Nice Sports est un club omnisports amateur (handball[75], basket-ball, football, athlétisme, lutte, baseball[76], softball, roller…) fondé en 1943. La section féminine de basket-ball qui en est issue évolue en NF1 (deuxième division) sous le nom de Nice Cavigal Olympic puis de Nice Basket Compétition à la suite de l'union avec l'équipe-fanion du Nice Côte d'Azur Basket. Les amateurs de basket-ball sont aussi regroupés au sein de la Nice Basket Association Ouest[77]. Ceux de handball appartiennent à l'ASPTT Nice Handball[78]. La pratique du judo est assurée par divers clubs tels que le Nice Judo[79], fondé en 1986 et dont l'équipe senior évolue depuis 2008 en première division. Le Nice Kendo Club[80] à lui été fondé en 1974 par Jean-Pierre Niay, ancien capitaine de l'équipe de France. Il évolue actuellement en première division (Excellence). Le tennis de table occupe aussi une place importante au niveau national. Le NICE CPC[81] se situe en effet dans les vingt meilleurs clubs de France de tennis de table, tant par son nombre de licenciés que par ses résultats. Il est homologué *** par la Fédération française de tennis de table.

La ville est également le théâtre de certains événements sportifs importants tels que l'Ironman France, le départ du marathon des Alpes-Maritimes, l'arrivée de la course cycliste Paris-Nice, et l'Open de Nice de tennis, repris en 2010 après quinze ans d'absence. En 2000 et 2012, la ville a accueilli les championnats du monde de patinage artistique au palais des expositions.

Clubs professionnels[modifier | modifier le code]

Nom Sport Division Stade/Salle Fondation Titres
OGC Nice Football Ligue 1 Allianz Riviera 1904 4
Olympic Nice Natation Natation Elite Palais des sports Jean-Bouin 1996 5
Nice Volley-Ball Volley-ball LBM Salle Palmeira 1976 1
OGC Nice Côte d'Azur Handball Handball LFH Halle des sports Charles-Ehrmann 2011 1
Nice Hockey Côte d'Azur Hockey sur glace Division 1 Patinoire Jean-Bouin 2003 2
Cavigal Nice Basket 06 Basket-ball LFB Salle Leyrit 1943 0
Cavigal Nice sports baseball Baseball Nationale 1 La Plaine des Sports 1988 1
Nice Cavigal Tennis de Table Tennis de table Pro B Espace Magnan 1985 1

Le Nice HGCS (Hockey sur gazon) évolue pour la saison 2013-2014 dans l'Elite masculine en Salle.

Armée[modifier | modifier le code]

Plusieurs unités ont été stationnées à Nice :

  • État-major de la 29e division d'infanterie alpine, 1939 - 1940
  • 117e demi-brigade d'infanterie de ligne, de 1794 à 1796
  • 141e régiment d'infanterie alpine, 1939 - 1940
  • 6e demi-brigade de chasseurs alpins, 1939 - 1940, composée des :
    • 22e bataillon de chasseurs alpins
    • 24e bataillon de chasseurs alpins
    • 25e bataillon de chasseurs alpins
  • 6e bataillon de chasseurs alpins, 1906 - 1914
  • 58e demi-brigade alpine de forteresse, 1939 - 1940, composée des :
    • 72e bataillon alpin de forteresse
    • 73e bataillon alpin de forteresse
    • 76e bataillon alpin de forteresse
  • 13e régiment d'artillerie à pied, 1906
  • 1re, 3e, 4e et 5e batteries du 2e régiment d'artillerie de montagne, 1914
  • 94e régiment d'artillerie de montagne, 1939 - 1940
  • 157e régiment d'artillerie de position, 1939 - 1940
  • 15ebis légion de gendarmerie, 1906 - 1914

Administration[modifier | modifier le code]

La ville est le siège de la préfecture des Alpes-Maritimes, du Conseil général du département, du rectorat de l'académie de Nice, de la métropole Nice Côte d'Azur, du Parc national du Mercantour et du diocèse de Nice. En 2010, la commune de Nice a été récompensée par le label « Ville Internet @@@@@ »[82].

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Depuis la Seconde Guerre mondiale, Nice vote le plus souvent à droite[83]. Jusqu'en 1968, elle était considérée comme une ville de tradition modérée sur le plan politique[84], mais depuis les années 1980 jusqu'à aujourd'hui, le Front national (FN) réalise des scores très importants, en partie grâce au nombre élevé de rapatriés d'Algérie[85]. À l'élection présidentielle de 2007, la ville a porté le candidat UMP Nicolas Sarkozy devant son homologue socialiste Ségolène Royal avec respectivement 65,34 % contre 34,66 % des votes lors du second tour[86]. Lors des élections législatives de 2007, les quatre circonscriptions que compte la ville ont été remportées par les candidats de la majorité présidentielle (UMP ou Nouveau Centre NC).

Article détaillé : Nationalisme niçois.

La ville se caractérise par la présence d'un parti autonomiste proche de l'extrême droite, Nissa Rebela, qui a obtenu environ 3 % lors des dernières élections municipales. Il existe également un autre parti autonomiste, la Ligue pour la Restauration des Libertés Niçoises (LRLN), animé par l'historien Alain Roullier.

Maires de Nice[modifier | modifier le code]

Depuis 1947, la ville est dirigée par la droite.

Le maire actuel de Nice est Christian Estrosi (UMP), dont la liste est arrivée en tête en mars 2008 au second tour avec 41,33 % des suffrages contre 33,17 % à Patrick Allemand (PS) et 25,50 % à Jacques Peyrat (divers droite, maire sortant)[86]. Comme toute commune dont la population est supérieure à 300 000 habitants (hormis Paris, Lyon et Marseille), Nice est administrée par un conseil municipal composé de soixante-neuf élus répartis selon la composition suivante[87] :

Répartition au conseil municipal de Nice au début de la mandature actuelle
Groupe Président Effectif Statut
UMP - Nouveau Centre Muriel Marland-Militello 57 majorité
PS Patrick Allemand 9 opposition
PCF Robert Injey 2 opposition
Entente Républicaine Jean-Claude Mari 1 opposition

Cantons[modifier | modifier le code]

La ville de Nice est divisée en quatorze cantons. À la suite des dernières élections cantonales de mars 2011, onze cantons sont tenus par la droite, trois par la gauche.

Conseiller général Parti Canton Code cantonal Population (1999)
Marc Concas PS 1er canton 06 14 17 175 hab.
Jean-Auguste Icart DVD 2e canton 06 15 19 774 hab.
Jacques Victor PCF 3e canton 06 16 32 066 hab.
Auguste Vérola UMP 4e canton 06 17 19 726 hab.
Patrick Mottard PRG 5e canton 06 32 28 805 hab.
Lauriano Azinheirinha NC 6e canton 06 33 28 480 hab.
Bernard Baudin UMP 7e canton 06 37 22 024 hab.
Olivier Bettati UMP 8e canton 06 38 21 337 hab.
Joseph Calza UMP 9e canton 06 39 32 875 hab.
Bernard Asso UMP 10e canton 06 40 31 550 hab.
Daniel Benchimol UMP 11e canton 06 41 29 060 hab.
Benoît Kandel UMP 12e canton 06 42 21 624 hab.
Honoré Colomas UMP 13e canton 06 43 27 626 hab.
Dominique Estrosi-Sassone UMP 14e canton 06 44 26 428 hab.

Députés[modifier | modifier le code]

Nice est divisée en trois circonscriptions, toutes tenues par la droite.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Le lycée Masséna et sa tour de l'horloge

Les établissements d'enseignement de la ville de Nice relèvent de l'académie de Nice, qui regroupe les départements des Alpes-Maritimes et du Var. Jean-Claude Hardouin est recteur de l'académie de Nice depuis juillet 2005[88].

Enseignement primaire et secondaire[modifier | modifier le code]

Nice possède 162 écoles élémentaires publiques, accueillant 28 000 élèves, dont 71 écoles maternelles, 87 écoles élémentaires et 2 écoles spécialisées[89]. La ville compte également 15 établissements élémentaires d'enseignement privé sous contrat d'association[90], 29 collèges (19 publics et 10 privés), 12 lycées d'enseignement général ou technologique (6 publics et 6 privés) et 10 lycées professionnels (7 publics et 3 privés)[91].

Enseignement supérieur[modifier | modifier le code]

L'université de Nice Sophia Antipolis existe depuis 1965. Elle compte près de 26 000 étudiants. Nice possède aussi plusieurs classes préparatoires aux lycées des Eucalyptus et Masséna, ainsi qu'une école d'orthophonie. La ville accueille différentes écoles supérieures de commerce : un des deux campus de l'EDHEC Business School (École des hautes études commerciales du nord) se trouve à Nice, ainsi que l'Espeme (École supérieure de management des entreprises) et l'IPAG (Institut de préparation à l'administration et à la gestion). À proximité de la ville, à Sophia-Antipolis, est installée SKEMA Business School (School of Knowledge Economy and MAnagement, fusion de l'École supérieure de commerce de Lille et du CERAM Business School). À cela, il faut ajouter l'IAE de Nice (Institut d'administration des entreprises), rattachée à l'université de Nice Sophia-Antipolis, l'IDRAC Nice (Institut de recherche et d'action commerciale), ainsi que MBway Nice (Management & Business School) et l'ISEFAC (Institut supérieur européen de formation par l'action).

La technopole Sophia Antipolis accueille Polytech Nice-Sophia (École d'ingénieur du réseau Polytech et de l'université de Nice Sophia-Antipolis) ainsi que l'EURECOM (école d'ingénieur en systèmes de communication). Ces écoles ont pour projet de former le campus STIC (Sciences et Technologies de l’Information et de la Communication) avec l'INRIA (Institut national de recherche en informatique et en automatique). L'École nationale supérieure des mines de Paris est également implantée à Sophia Antipolis. Nice est dotée de plusieurs écoles supérieures spécialisées dans l'informatique et les nouvelles technologies. On y trouve une antenne de l'école privée SUPINFO, ainsi que l'antenne régionale de l'EPITECH (École pour l'informatique et les nouvelles technologies). Enfin, d'autres écoles sont installées à Nice et couvrent divers domaines comme la réalisation audiovisuelle avec l'ESRA Côte d'Azur (École supérieure de réalisation audiovisuelle), le journalisme avec l'école Nouvelles, ou bien encore l’Europe et les relations internationales avec l'IEHEI (Institut européen des hautes études internationales). La villa Arson, quant à elle, est une École nationale supérieure d'art, créée en 1970 et spécialisée dans l'art contemporain[92]. Les beaux-arts comme la peinture et la sculpture y sont enseignés, ainsi que l'histoire de l'art[93]. L'IESTS (Institut d'enseignement supérieur de travail social) propose des formations aux professions du travail social[94].

Dans l'ensemble, l'enseignement supérieur est relativement peu développé à Nice. La ville ne compte qu'environ 30 000 étudiants, alors que Bordeaux, Montpellier ou Rennes en comptabilisent 60 000. Elle n'a pas non plus d'Institut d'études politiques, ni de faculté de pharmacie ou d'école d'architecture et d'urbanisme. Cette offre insuffisante nuit à la compétitivité et à l'attractivité de la ville et du département[95].

Recherche[modifier | modifier le code]

La création de l'université de Nice Sophia Antipolis a entraîné l'essor des activités de recherche, qui demeurent cependant peu développées par rapport à des villes comme Toulouse ou Rennes. L'université compte soixante-deux unités de recherche, cent seize équipes de recherche et trente-cinq laboratoires associés aux grands organismes de recherche (CNRS, INSERM, INRA ou CEA), six écoles doctorales, deux instituts fédératifs de recherche (IFR), neuf programmes pluri-formation (PPF), vingt-cinq équipes d'accueil (EA), trois « jeunes équipes », une Maison des sciences de l'homme et une plate forme Agrobiotech[96]. Deux cent-huit thèses ont été soutenues en 2005[96]. L'université accueille 1 448 doctorants[96]. La majorité des activités de recherche sont cependant implantées à Sophia-Antipolis, un technopole situé au nord d'Antibes, malheureusement relié exclusivement par route à la ville. Nice devrait développer ses activités de recherche et d'enseignement supérieur si elle veut redevenir attractive et compétitive[95].

Santé[modifier | modifier le code]

La fondation Lenval, un hôpital pour enfants, sur la promenade des Anglais

Dès le XIXe siècle la présence de nombreux hivernants aisés attire des médecins à Nice. La fonction médicale de la ville s'est ensuite beaucoup développée dans la seconde moitié du XXe siècle, grâce à la présence massive des personnes âgées[97]. L'hôpital Saint-Roch, le plus ancien, situé dans le centre, a dû être complété par d'autres établissements, notamment l'hôpital Pasteur, situé à l'Est, auquel a été juxtaposé le centre régional de lutte contre le cancer (CRLCC) Antoine Lacassagne. L'hôpital pour enfants Lenval, pour sa part, est issu d'une fondation privée. Depuis l'ouverture de la faculté de médecine en 1965, les hôpitaux publics ont le statut de CHU. Un autre hôpital important, L'Archet, a été construit à l'Ouest de la ville. Nice compte enfin de nombreuses cliniques privées, comme celles de Saint-George et de Saint-Antoine, souvent ouvertes par des Français d'Algérie, notamment sur les collines de Cimiez et Rimiez[97].

La santé est donc assurée principalement par les quatre hôpitaux du centre hospitalier universitaire de la ville (L'Archet, Cimiez, Pasteur et Saint-Roch)[98] qui constituent un CHR, ainsi que par diverses fondations et cliniques privées. Saint-Roch est spécialisé dans les urgences, Cimiez en gérontologie, Lenval en pédiatrie, et le Centre Antoine Lacassagne en cancérologie. Les hôpitaux de L'Archet I et II ainsi que Pasteur I sont davantage « généralistes ». Le CHU de Nice emploie 6 000 personnes, dont 1 000 médecins[98]. Un nouvel hôpital, Pasteur-II, est en construction et est destiné à rassembler sur un même site, les activités des hôpitaux de Saint-Roch et de Pasteur-I[99]. Il s'agit d'éviter ainsi un éclatement des différentes spécialités sur plusieurs sites, comme c'est le cas actuellement[100]. Le service des urgences devrait donc y être transféré[101]. L'ouverture de Pasteur II est prévue en deux temps, mi-2012 puis début 2014[102].

Les soins psychiatriques sont dispensés par l'hôpital Sainte-Marie (appartenant à l'association Sainte-Marie), un service de l'hôpital Pasteur et différentes cliniques privées.

Jumelages et accords de coopération[modifier | modifier le code]

La ville de Nice a menée une politique de jumelage particulièrement active, en raison de l'importance du tourisme pour son économie[103].

Jumelages actifs


Pacte d'amitié
Autres jumelages

Budget et fiscalité[modifier | modifier le code]

Selon le rapport de la Chambre régionale des comptes de Provence-Alpes-Côte d'Azur[105], réalisé en mai 2007, « les taux de fiscalité votés à Nice en 2004 étaient inférieurs à ceux des villes de taille comparable ». En 1999 et en 2000, la ville avait baissé ses taux de fiscalité[105] puis les a laissé inchangés jusqu'en 2007[106]. En 2009, la municipalité a fortement augmenté les impôts locaux avec une hausse de 17,7 % de la taxe d'habitation et de 16,5 % de la taxe sur le foncier bâti[107]. Pour l'année 2010, le conseil municipal a décidé de laisser inchangé les taux[108]. Le budget primitif de la ville s'élève à 659 millions d'euros dont 304 millions proviennent de la fiscalité[108]. Au 31 décembre 2010, l'encours de la dette est de 389 millions d'euros[109].

L’imposition des ménages et des entreprises à Nice
Taux appliqué Recettes dégagées
Taxe d'habitation (TH) 21,33 %[108]
Taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) 23,12 %[108]
Taxe foncière sur les propriétés non bâties (TFPNB) 36,09 %[108]
Taxe d'enlèvement des ordures ménagères* (TEOM) 10,90 %[110] 78 millions d'euros[110] (en 2007)
Taxe professionnelle* (TP) 21,02 %[110] 114 millions d'euros[110] (en 2007)
*Taxes perçues par la communauté urbaine Nice Côte d'Azur

À l'échelle de l'agglomération, le niveau de fiscalité directe par habitants est d'un peu plus de 1 000 euros, proche de celui de la région, supérieur au niveau français, mais inférieur à celui des agglomérations de taille comparable[4]. L'agglomération de Nice se singularise par la répartition entre les quatre taxes. La taxe d'habitation et la taxe sur le foncier bâti représentent en effet à elles deux, 68 % du produit total de l'impôt direct (55 % en France et 60 % en PACA)[4]. Conséquence du niveau élevé de ces deux taxes, la part de la taxe professionnelle est relativement basse (32 %) comparée à celle de l'ensemble de la France (44 %) et à celle de la région (40 %)[4].

Sécurité[modifier | modifier le code]

Le palais de justice de Nice
Véhicule de la police municipale de Nice

Le niveau de la délinquance à Nice est à peu près le même que dans l'ensemble du département des Alpes-Maritimes, et apparaît donc très élevé. Ainsi, le taux de délinquance en 2005 dans le département, c'est-à-dire le nombre de délits pour 1 000 habitants, atteint 107,8 ce qui en fait le 95e département de France métropolitaine le moins sûr sur 96[111]. Le taux de violence à Nice compte parmi les plus élevés des grandes villes de France avec 11,17 faits pour 1 000 habitants en 2007, pour une moyenne nationale de 5,93[112], ce qui lui fait alors occuper la 25e place du classement des 400 agglomérations françaises de plus de 20 000 habitants les plus violentes[112],[113]. En 2008, Nice possède le taux de criminalité le plus important parmi les villes françaises de plus de 250 000 habitants[114].

Toutefois, la tendance actuelle est à l'amélioration, selon certains médias locaux. En 2007, la sécurité semble s'être sensiblement améliorée à Nice en comparaison avec les années précédentes. La délinquance générale a cependant moins diminué à Nice que dans l'ensemble du département (-4,5 % contre -6 % pour les Alpes-Maritimes[115]). Les crimes et délits sur la voie publique ont néanmoins baissé de 11,6 % : les vols à la roulotte ont ainsi diminué de 24 %, les vols à main armée de 30 %, les vols à la portière de 58 %, les vols avec violence de 15 %, les vols à la tire de 5 % et les cambriolages de 10 %[115]. En revanche, la sécurité routière s'est dégradée. Le nombre d'accidents mortels a doublé en 2007 par rapport à 2006. 40 % d'entre eux se sont produits sur la promenade des Anglais, dans le tunnel du Paillon ou sur la pénétrante du Paillon[115].

Depuis 2009, la municipalité a mis en place un important programme de vidéosurveillance, faisant de Nice la ville française la plus équipée en caméras publiques par rapport au nombre d'habitants[116],[117].

En 2011, la police municipale de Nice compte plus de 380 agents[118].

Intégrité publique[modifier | modifier le code]

Depuis les années 1980, la ville a connu d'importants problèmes de clientélisme et de corruption. Nice a ainsi été le théâtre, ces dernières années, de plusieurs affaires politico-financières, comme l'affaire Jacques Médecin, l'affaire Spada, l'affaire de la GLNF, l'affaire du tribunal de Nice, les marchés publics truqués de Nice (2004), l'affaire Vialatte (2004), l'affaire du tramway de Nice (2005), l'affaire Sulzer (2006). Plusieurs membres de l'équipe municipale de Jacques Peyrat (ex-UMP) ont été inquiétés par la justice depuis 2000. En juin 2004, Michel Vialatte, le directeur général des services de la ville de Nice, a été ainsi condamné à cinq ans de prison, dont dix-huit mois avec sursis, pour avoir truqué des marchés publics[119]. En 2005, Dominique Monleau, un élu de la majorité municipale UMP, a été mis en examen pour avoir touché un dessous-de-table dans l'attribution du marché de maîtrise d'œuvre du tramway de Nice à une ancienne filiale de Thales[120]. En juin 2006, enfin, le directeur des relations internationales et du protocole de la mairie de Nice, Martial Meunier-Jourde, 41 ans, et le chef de la police municipale, Daniel Véran, 53 ans, ont été mis en examen pour « trafic d'influence » et placés sous contrôle judiciaire dans le cadre de l'affaire Sulzer[121].

Économie[modifier | modifier le code]

Comme d'autres villes du sud de la France, Nice a été peu touchée par la révolution industrielle. L'essentiel de son développement économique a été provoqué par le tourisme, le commerce et les activités liées au bâtiment. Après la Seconde Guerre mondiale, les activités administratives se sont beaucoup développées. Elles jouent aujourd'hui un rôle important dans l'économie de la ville. En 1999, le nombre total d'actifs sur la commune de Nice était de 133 228[122], se répartissant dans les divers secteurs économiques comme suit:

Répartition de l'emploi[122]
Tertiaire Industrie Construction Agriculture
Nice 87,4 % 6,7 % 5,2 % 0,8 %
Moyenne nationale 71,5 % 18,3 % 6,1 % 4,1 %

Le taux de chômage était de 15,8 % en 1999, 9,4 % en 2005[123] et 8,8 % en 2006[124]. La population active totale de la ville est de 141 683 personnes[125]. Le revenu moyen par ménage est plus élevé que dans le reste de la France : en 2004, 15 563 euros par an contre 15 027 en moyenne[125]. La taxe professionnelle, en 2005, était de 21,02 % (moy. nat. : 17,75 %)[126].

La Brookings Institution évalue le PIB de l'aire urbaine (metropolitan area) de Nice en 2012 à 47,7 milliards de dollars (cinquième rang en France) et son PIB par habitant à 34 480 dollars[127].

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Langue niçoise[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Niçois.

La langue niçoise, le nissard, nissart, niçard ou encore niçart (selon la graphie), est la variété niçoise de la langue d'oc[128] et constitue l'une des quatre composantes majeures du provençal (le rhodanien, le maritime, le nissart et le gavot), même s'il est parfois considéré comme une langue d'oc distincte du provençal par certains auteurs locaux qui se basent sur des évolutions particulières aux origines anciennes. Il se subdivise en trois sous-groupes : le royasque, parlé dans la haute vallée de la Roya, le gavot, parlé dans les moyennes et hautes vallées de la Vésubie, de la Tinée, du Var et de l'Estéron (ainsi que dans les Alpes-de-Haute-Provence, les Hautes-Alpes et les vallées occitanes du Piémont jusqu'à Coni), et le maritime, qui était parlé sur le littoral[128]. Le royasque constitue la transition linguistique entre les parlers occitans et l'ensemble linguistique ligurien et piémontais, tandis que le gavot et le maritime relèvent de l'ensemble linguistique d'oc[128]. Le niçard urbain a connu une série d'apports provenant de son arrière-pays[129]. Il contient donc différentes strates, liées au gavot et au maritime[129]. Issu du provençal médiéval (la langue des troubadours), le dialecte niçois a subi l'influence du piémontais à partir de 1388, date de la dédition de Nice à la Savoie. Après 1860, il est refrancisé sous l'égide de l'Acadèmia Nissarda, une société savante composée de notables et d'érudits locaux, fondée en 1898 et qui dispose d'une revue, Nice-Historique.

  • Pour écrire le niçois, il y a trois graphies:
    • La graphie classique qui privilégie les traditions autochtones de la langue. (le son [u] s'écrit "o" après une consonne et le son [o] est écrit "ò". Grand auteur: Jean-Luc Sauvaigo
    • La graphie mistralienne provençale qui s'appuie sur la phonétique du français. (le son [u] s'écrit "ou"). Grand auteur: Francis Gag
    • La graphie italianisante, maintenant désuète, elle était utilisée avant l'annexion de 1860. Grand auteur: Joseph-Rosalinde Rancher

Toutefois, même si la manière de l'écrire diffère d'une graphie à une autre, la langue orale reste la même et du fait de son appartenance à la langue d'oc, il y a une intercompréhension directe avec le provençal, le vivaro-alpin et le languedocien.

  • Vocabulaire basique: (graphie mistralienne entre parenthèses)

- Salut: Chau, Boana (Bouòna) - Comment ça va?: Coma va? (Couma vas?) - Comment tu t'appelles?: Coma ti soanes? (Couma ti souònes?) - Au revoir: Viva, Chau viva, A ben lèu - À bientôt: A ben vito (A ben vitou) - À la semaine prochaine: A la semana que vèn - Bonne journée: Boana jornada (Bouòna journada) - Bonne soirée: Boan sera, Boan vèspre, Boana vesprada (Bouòn sera, Bouòn vèspre, Bouòna vesprada) - Bonne nuit: Boana nuèch (Bouòna nuèch) - Bon week-end: Boana dimenchada (Bouòna dimenchada) - Merci: Gramaci, Gràcia, Mercí, Ti rengraci - Je t'en prie: T'en pregui - S'il vous plaît: Pletí - Oui/Non: Aí (Ahí)/ Non (Noun) - Bon anniversaire: Alegre natalici - Quel âge as-tu? (combien tu as sur le dos?): Quant as sus l'esquina? - Quelle heure est-il? Il est minuit: Quant es d'ora? (Quant es d'oura) Es miéja-nuèch

Patrimoine architectural[modifier | modifier le code]

De par son passé, Nice possède un riche patrimoine architectural. Au cours de la période savoyarde, plusieurs palais et hôtels particuliers ont été construits, ainsi que des églises de style baroque. À la Belle Époque, la ville s'est enrichie de nombreuses villas et d'hôtels.

Bâtiments et lieux publics remarquables[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Architecture et urbanisme à Nice.
Le cours Saleya

La promenade des Anglais est, pour le monde entier, le symbole de la ville. Nice possède un nombre important de places. Beaucoup sont situées dans la vieille-ville, comme la place Saint-François[130], la place Garibaldi ou le cours Saleya. La place du Palais de Justice, ancienne place Saint-Dominique, et la place de la Préfecture, créée au XIXe siècle, sont également situées dans la vieille-ville. La majorité des autres places de la ville ont été dessinées au XIXe siècle et sont situées en bordure ou hors du Vieux-Nice. C'est le cas de la place Charles-Albert et de la place Masséna ou de la place de la Croix de Marbre. La place Arson, entre la rue Auguste-Gal et la rue Arson, constitue depuis la fin du XIXe siècle un lieu privilégié pour le jeu de boules[131].

Nice a conservé par ailleurs peu de traces de son passé militaire, hormis le fort du mont Alban[132]. Elle a gardé, en revanche, un certain nombre de bâtiments intéressants datant de l'époque moderne, comme le Palais communal de Nice[133], le Palais du Sénat de Nice[134], ou le Palais de la Préfecture de Nice, qui accueillait autrefois les souverains de Savoie lors de leur séjour à Nice[135].

Plusieurs monuments et statues commémorent des évènements ou des personnages liés à l'histoire de la ville, comme la Croix de Marbre, la colonne du pape, ou le monument des Serruriers. La ville possède aussi un certain nombre de statues. Les plus connues sont la statue de Charles-Félix, la statue de Masséna et la statue de Garibaldi. On peut citer aussi le monument à la reine Victoria, le monument aux morts de Rauba-Capeù, et le monument du Centenaire.

Palais, châteaux, villas et hôtels particuliers[modifier | modifier le code]

La présence de familles de notables assez puissantes, puis celle des hivernants, a doté la ville d'un riche patrimoine de résidences privées.

Certaines de ces demeures se trouvent sur les collines qui entourent Nice. Le château de Bellet est ainsi situé dans le quartier de Saint-Roman-de-Bellet. Il date du XVIe siècle[136]. Il appartient à une famille d'aristocrates niçois originaires de Savoie, les Roissard de Bellet. Le château a été agrandi au XIXe siècle et restauré deux fois au XXe siècle. Il se situe aujourd'hui au milieu des vignes qui produisent le vin de Bellet. Le domaine abrite aussi une chapelle néo-gothique du XIXe siècle[136]. Dans le vignoble de Bellet, se trouve également le château de Crémat, bâti en 1906 et de style médiéval[137].

La façade du palais Lascaris de nuit, dans le Vieux-Nice

Le musée Matisse était à l'origine une villa, construite au XVIIe siècle à Cimiez par Jean-Baptiste Gubernatis, consul de Nice[138]. Son style est caractéristique de celui des riches demeures génoises. La villa, baptisée palais Gubernatis, est vendue en 1823 à un aristocrate niçois, Raymond Garin de Cocconato. Elle appartient ensuite à une société immobilière puis est rachetée par la ville de Nice, en 1950. Le palais devient alors la villa des Arènes et est aménagé pour accueillir le musée Matisse, qui ouvre en 1963, et le musée d'archéologie. Le bâtiment a été rénové de 1987 à 1993[138].

Certains palais se situent dans le Vieux-Nice. Le palais Lascaris, situé rue Droite, dans la vieille ville, a été construit entre 1648 et le début du XVIIIe siècle pour le maréchal Jean-Baptiste Lascaris-Vintimille, neveu du 55e grand maître de l'ordre souverain militaire hospitalier de Saint-Jean de Jérusalem, de Rhodes et de Malte[139]. Ses descendants, les comtes de Peille, ont achevé la construction du bâtiment. Il s'agit d'un palais baroque, dont l'architecture et la décoration montrent l'influence génoise. Le palais abrite aujourd'hui un musée consacré aux arts décoratifs et aux arts et traditions populaires[139].

Plusieurs bâtiments ont été construits pour de riches familles niçoises. Le palais Marie-Christine, place de la Croix-de-Marbre, a été construit au XIXe siècle, de 1800 à 1887. Il a été édifié pour les Saïssi de Châteauneuf et a accueilli de nombreuses personnalités dont, en 1842, la reine Marie-Christine, veuve du roi de Sardaigne Charles-Félix. Son style est néo-classique[140].

Le palais Masséna, rue de France, date de 1899. Il a été commandé par Victor Masséna et réalisé par Hans-Georg Tersling, architecte de l'impératrice Eugénie. Il s'inspire de la villa Rothschild de Cannes. Le style est néo-classique, Louis XVI et Empire. En 1920, la ville achète le bâtiment pour en faire un musée d'art et d'histoire locale[141]. Parmi les autres palais célèbres de la ville, on peut citer le palais de Marbre, construit à Fabron vers la fin du XIXe siècle et abritant aujourd'hui les archives communales de Nice, et le palais Maeterlinck, un ancien palace du Cap de Nice.

La plupart des châteaux du XIXe siècle ont été construits pour des hivernants, français ou étrangers. Le château de l'Anglais a été construit en 1857 par et pour Robert Smith, ancien colonel anglais. C'est le premier château construit à Nice par un hivernant. Il est un pastiche des palais de Jaipur[142]. Le parc et le château de Valrose ont été construits en 1867 par l'architecte David Grimm pour un riche hivernant russe, Paul Von Derwies. Il est de style néo-gothique et abrite aujourd'hui la présidence de l'université de Nice Sophia Antipolis[143]. Le château Sainte-Hélène a été construit au XIXe siècle pour le directeur du casino de Monte Carlo, François Blanc. Il a appartenu ensuite au parfumeur François Coty, avant de devenir le musée international d'art naïf Anatole Jakovsky, en 1982[144]. Le château de Gairaut a été construit pour Joseph Giordan. Le domaine de Châteauneuf est situé aussi dans le quartier de Gairaut.

Certains domaines célèbres ont disparu. La villa les Tropiques, parc d'acclimatation, fut dirigée par un naturaliste, Axel Robertson-Proschowsky (1857-1944) dont les contributions botaniques étaient présentes dans tous les périodiques spécialisés. Cet espace, exproprié par la ville de Nice en 1966, est aujourd'hui concédé à un parc d'attraction dit « Parc des miniatures ». Le Comte de Pierlas, amateur de plantes exotiques et le premier propagateur de palmiers à Nice, avait planté dans sa propriété du Ray, la villa Pierlas, dès 1837, des Chamaedorea elegans, C. sartorii, Phoenix sylvestris et Trachycarpus martianus.

Cafés, anciens palaces et hôtels[modifier | modifier le code]

Plusieurs établissements liés au passé touristique de la ville existent depuis le XIXe siècle et sont toujours exploités, plus ou moins transformés.

Le café de Turin, situé place Garibaldi, est un des cafés les plus connus de la ville. Fondé au XIXe siècle, il était à l'origine un lieu de rencontre des immigrés piémontais[145]. La pâtisserie Auer, rue Saint-François-de-Paule, ouverte en 1860, témoigne du style rococo, très à la mode à cette époque[143]. La Trappa, rue Malonat, fondé en 1886, était à l'origine un restaurant de pêcheurs[146].

Le café de Turin sur la place Garibaldi

Le patrimoine hôtelier, dû à l'essor de l'activité touristique dans la seconde moitié du XIXe siècle, est considérable, de nombreux établissements ayant notamment été construits à la Belle Époque. Des palaces ont disparu (généralement transformés en copropriétés résidentielles), mais plusieurs grands hôtels ont été restaurés et modernisés dans la seconde moitié du XXe siècle.

L'ancien hôtel Regina avait été construit sur la colline de Cimiez en 1896, par l'architecte niçois Sébastien Marcel Biasini. La couronne en fer forgé de son aile gauche fut réalisée selon les plans de François-Félix Gordolon. Le gigantesque Regina, qui comptait 400 chambres et suites, hébergea la reine Victoria, sa petite cour et son personnel pléthorique (la souveraine, éprise de Nice depuis 1895, assista à son inauguration en 1897). Transformé en appartements privés dans les années 1930, il a été habité par Henri Matisse[147].

L'ancien hôtel Alhambra, sur le boulevard de Cimiez, fut édifié en 1900 par Jules-Joseph Sioly. Cet architecte, aussi connu pour le Palais Lamartine aux fastes second Empire (rue Lamartine), livra ici l'un des rares exemples niçois du style Art mauresque[148]. Il a aussi été transformé en résidence d'habitation.

Plusieurs grands établissements hôteliers se sont construits le long de la promenade des Anglais. L'hôtel West-End, à l'origine Hôtel de Rome, avait été bâti en 1842 par des aristocrates anglais. Agrandi et embelli par la suite, c'est le plus ancien des grands hôtels de la promenade des Anglais[149]. À proximité, se trouve depuis 1878 l'hôtel Westminster et sa façade rose pâle[150].

Façade de l'hôtel Negresco

Non loin de là, le Negresco fut édifié en 1912 par Édouard-Jean Niermans, par l'ex-cuisinier et maître d'hôtel roumain Henri Negresco, que finançaient de richissimes gastronomes, ses clients, lorsqu'il exerçait au Grand cercle de Nice. Le style extérieur est néo-Louis XVI. L'intérieur est en grande partie de style « Second Empire tardif ». Sa partie noble, rénovée par Paul et Jeanne Augier, est classée (façades) à l'inventaire des monuments historiques depuis 1975[151].

Jeanne Augier ("la Dame du Negresco") a réussi, pendant près de 60 années, à faire de son hôtel un musée où se côtoient des œuvres de Largillière, François Boucher, Raymond Moretti, René Gruau, Cyril de La Patellière, etc...

Le palais de la Méditerranée, également sur la promenade des Anglais, avait été construit en 1927-1928 par Charles et Marcel Dalmas[152]. Sa façade est décorée de figures féminines et de chevaux marins sculptés par Antoine Sartorio[153]. L'ensemble, qui abritait un casino et un théâtre, fut inauguré en 1929[154]. Victime de difficultés financières, il ferma en 1978[155]. La façade Art déco fut sauvée in extremis de la démolition en 1990. Une décennie plus tard, le bâtiment est entièrement reconstruit. Il est inauguré en janvier 2004 et comporte aujourd'hui un hôtel de luxe, un casino et une salle de spectacle[155], façade d'origine préservée.

En dehors de la promenade des Anglais, au rang des hôtels de luxe, on trouve le Boscolo Exedra Nice, auparavant nommé « Atlantic », situé boulevard Victor-Hugo. Construit en 1913 par Charles Dalmas sur commande d'un hôtelier suisse, sa façade est de style Belle Époque[156]. Repris en 2000 par la chaîne d'hôtels italienne Boscolo, il a été entièrement rénové de 2005 à 2008[157].

Bâtiments religieux[modifier | modifier le code]

La ville conserve un nombre important de bâtiments religieux, caractéristiques de la piété baroque. Le plus ancien est l'église Notre-Dame de Cimiez, qui a été construite vers 1450, puis remaniée aux XVIIe et XIXe siècles[158]. D'abord propriété des moines bénédictins de Saint-Pons, elle est ensuite cédée aux franciscains, en 1546. Ces derniers y développent les pèlerinages à Marie. L'église abrite trois retables de Louis Bréa (XVe et XVIe siècles)[158].

La tour Saint-François fut le clocher d'un couvent franciscain

La ville possède surtout un nombre élevé d'édifices religieux baroques italiens. Parmi eux, l'église Saint-Jacques-le-Majeur, ou du Gesù, située rue Droite, date de 1607[159]. Elle a d'abord appartenu aux Jésuites puis est devenue le siège de la paroisse Saint-Jacques. Sa façade montre le début de l'influence du baroque romain à Nice. Elle a été remaniée au cours de la première moitié du XIXe siècle[159]. Son clocher date du XVIIIe siècle. Son plan et son architecture s'inspire de l'église du Gesù créée par Vignole à Rome[159]. La cathédrale Sainte-Réparate, place Rossetti, a quant à elle été construite à partir de 1650 par l'architecte Jean-André Guibert[160]. L'église est mentionnée dès le XIe siècle. Elle est à l'origine un prieuré de l'abbaye de Saint-Pons et elle est promue cathédrale au XVIe siècle, en remplacement de Sainte-Marie-du-Château. La cathédrale est reconstruite au milieu du XVIIe siècle, de 1650 à 1680 environ. L'église est inspirée par les modèles architecturaux romains du début du baroque (Vignole, Maderno). Le campanile a été construit au XVIIIe siècle[160]. Parmi les autres bâtiments religieux baroques, on trouve l'église Saint-Martin-Saint-Augustin, située place Saint-Augustin. Elle date de la fin du XVIIe siècle mais n'est terminée que dans les années 1830. Elle est desservie par des Augustins. Sa façade est de style néoclassique[161]. La chapelle Saint-Jaume ou Saint-Jacques-le-Majeur ou Saint-Giaume ou Sainte-Rita, aussi connue sous le nom d'église de l'Annonciation[162], du XVIe siècle a été classée monument historique le 3 février 1942[163]. Enfin, l'église Saint-François-de-Paule, dans la rue éponyme, est de style baroque piémontais tardif, mais la façade est néoclassique[164]. Elle date du XVIIIe siècle tout comme la chapelle Saint-Aubert à façade de style baroque.

L'église du Vœu, située quai Saint-Jean-Baptiste, a été construite en 1840-1853 par l'architecte Carlo Mosca. Elle a été érigée pour remercier la Vierge d'avoir sauvé la ville d'une épidémie de choléra. Elle est considérée comme étant la plus belle église de cette période, grâce à l'utilisation de volumes simples[165]. L'église Notre-Dame-du-Port a été construite en 1840-1853 selon les plans de l'architecte Joseph Vernier. La façade a été rajoutée au 1896 par Jules Fèbvre[166].

Cathédrale Sainte-Réparate

Les confréries de pénitents ont également marqué le paysage religieux. La chapelle Sainte-Croix de l'archiconfrérie des pénitents blancs, située rue Saint-Joseph, a d'abord été construite par les Minimes, à partir de 1633[167]. Elle est ensuite achetée par l'archiconfrérie des pénitents blancs de la Sainte-Croix, qui la fait redécorer dans la seconde moitié du XVIIIe siècle par l'architecte Antoine Spinelli. Sa façade est dans le style du XVIIe siècle[167]. La chapelle de l'archiconfrérie de la Très Sainte-Trinité et du Saint-Suaire, située rue Jules Gilly, à côté de l'ancien Sénat, date quant à elle du XVIIe siècle[168]. Modifiée au XVIIIe siècle par l'architecte piémontais Gio-Battista Borra, elle appartenait à la confrérie des pénitents blancs du Saint-Suaire, qui a été fondée à Nice en 1620. Elle est de style néoclassique. Deux autres confréries s'y installent, les pénitents blancs du Saint-Esprit et les pénitents rouges, avant que les trois confréries ne fusionnent et deviennent l'archiconfrérie de la Très-Sainte-Trinité[168]. Parmi les autres chapelles de pénitents, on trouve la chapelle de la Miséricorde de l'archiconfrérie des pénitents noirs, située cours Saleya et datant du XVIIIe siècle. L'architecte était Bernardo Antonio Vittone. Elle devient propriété des pénitents noirs en 1829[169]. Enfin, la chapelle du Saint-Sépulcre de l'archiconfrérie des pénitents bleus, œuvre d'Antoine Spinelli, située place Garibaldi est de style néoclassique et date de la fin du XVIIIe siècle[170].

Article détaillé : Confrérie de pénitents.

Le rattachement du comté de Nice à la France entraîna la construction d'édifices religieux de style gothique[171]. Ainsi, entre 1864 et 1868, avenue Jean-Médecin, est érigée la basilique Notre-Dame à partir des plans de l'architecte français Louis Lenormand. Elle est inspirée de la cathédrale d'Angers et comporte une grande rosace entourée de deux tours carrés de 65 mètres[172].

La présence d'hivernants étrangers à Nice à partir de la deuxième moitié du XIXe siècle entraîna la construction de nouveaux lieux de cultes. C'est ainsi que l'installation d'une colonie russe dans la ville requit la création d'églises orthodoxes. La première église russe, l'église Saint-Nicolas-et-Sainte-Alexandra, située rue de Longchamp, a été construite en 1858 par l'architecte Antoine-François Barraya[142]. En 1912, boulevard Tzarévitch, est ensuite édifiée la cathédrale orthodoxe russe Saint-Nicolas[173]. Elle est située dans le parc où est mort le tsarévitch Nicolas Alexandrovitch en 1865. La chapelle est élevée à l'emplacement de la chambre où est mort le prince héritier. L'église est de style « vieux russe ». Son architecte, Preobrajensky, a également construit le château de Valrose[174].

De la même manière, la présence d'Anglais à Nice conduisit à l'édification d'une église anglicane dans le quartier de la Buffa, inspirée de la King's College Chapel de l'université de Cambridge[171]. La communauté grecque de la Côte d'Azur a inauguré quant à elle en 1955, avenue Désambrois, l'église orthodoxe Saint-Spyridon, qui offre un exemple unique dans la région de fresques byzantines. La forte implantation de l'église vaudoise dans le Piémont et l'adoption en 1848 du Statut albertin par le Royaume de Piémont-Sardaigne qui donnait la liberté religieuse à cette église, entraîna la construction en 1855 du temple vaudois, rue Gioffredo[175]. C'est un des premiers édifices religieux construit à Nice par une communauté religieuse non catholique. Il est de style antique et accueille aujourd'hui une salle des ventes[142]. D'autres lieux de culte protestants ont été construits à Nice. Ainsi, l'église réformée du boulevard Victor-Hugo date de 1887[176]. Elle a été créée pour la communauté américaine qui, devenue trop peu nombreuse, la vend en 1974 au culte réformé vaudois. Son architecture est de style néogothique nordique[176].

Parmi les églises bâties au XXe siècle, l'église Sainte-Jeanne-d'Arc, rue Grammont, est typique de l'architecture des années 1930. Elle a été réalisée par l'architecte Jacques Droz, et achevée en 1933[177]. L'église Notre-Dame-Auxiliatrice, place Don Bosco, est la plus vaste du diocèse[178]. Elle est de style Art déco.

En dehors des lieux de culte chrétiens, on peut citer la synagogue de Nice, construite en 1885 dans le centre-ville, et rénovée en 1988[179].

Patrimoine environnemental (jardins, collines et vallons)[modifier | modifier le code]

Cascade du parc de la colline du Château.

Nice comporte de très anciens vestiges, la grotte préhistorique du Lazaret et un mur présumé ligure dans le jardin du Cimiez. Il existe peu d'études disponibles sur Les jardins et les espaces naturels. Le mont Boron atteint presque 200 mètres d'altitude[180]. Dès la fin du XVIIIe siècle, des villes et des immeubles y sont implantés. Pendant très longtemps, arbres et arbustes y étaient interdits, pour des raisons de stratégie militaire. Il était concédé en pâturages. Avec l'annexion, cet impératif disparait et le mont Boron est reboisé à partir de 1862. Ce reboisement s'inscrit aussi dans une politique globale menée par le Second Empire. À Nice, il est mené par Prosper Demontzey. Les plantations privilégient le pin d'Alep, très adapté au manque de terre et d'eau. D'autres espèces se développent, notamment des oliviers et des caroubiers. Aujourd'hui, l'ensemble du mont Boron est soumis à des mesures de protection. Le site, de soixante hectares, est classé « Espace boisé classé »[180].

La colline du Château, après la destruction de ce dernier au XVIIIe siècle, est restée elle aussi, pendant longtemps, un terrain militaire frappé de servitude de visibilité[181]. La roche est pratiquement à nu jusqu'en 1820. À cette date, la ville est autorisée à y réaliser un jardin public[182]. Des plantations sont effectuées, jusqu'au milieu du XIXe siècle. Le couvert arboré du parc se développe et s'enrichit d'espèces qui se sont installées spontanément. La végétation prend parfois des allures de jungle et masque la vue. Les jardins de la colline n'ont pas été réalisés selon un projet d'ensemble, mais au coup par coup et l'ensemble manque de cohérence. Différentes réalisations se sont succédé, comme la création de la cascade en 1885, l'aménagement de nouveaux accès pour les voitures (parkings), la réalisation de mosaïques en 1965. Aujourd'hui, une réflexion sur les accès au site et sur sa relation avec la ville est nécessaire. La colline gagnerait à faire l'objet d'une restauration globale[181]. La colline atteint une altitude de presque 100 mètres.

Parmi les autres collines qui entourent la ville, on peut citer Saint-Pierre-de-Féric, Pessicart, Saint-Antoine-de-Ginestière, Magnan, La Madeleine, Gairaut, Bellet ou encore le Piol. Ces collines, qui constituaient la campagnes niçoise, étaient aménagées en terrasses. On y cultivait des oliviers, des figuiers, des amandiers, des vignes, des caroubiers, puis des légumes et des fleurs (surtout des œillets) grâce au développement de l'irrigation. À partir des années 1960, la floriculture régresse devant l'urbanisation[183]. Les « vallons obscurs » sont des vallons très encaissés, situés dans les collines de poudingue du nord et de l'ouest de la ville[184]. Ils abritent une flore particulièrement originale, dont des espèces rares ou très rares. Beaucoup sont menacés par des décharges sauvages.

Il existe très peu d'études sur les jardins de Nice. Un second jardin urbain est réalisé dans les années 1860 sur un terrain marécageux, sur la rive droite du Paillon (aujourd'hui à côté du Ruhl)[185]. Les pouvoirs publics privilégient ensuite des jardins construits sur des dalles, au-dessus du Paillon. Le premier de ce type est réalisé en 1868-1869, face au Grand Hôtel. C'est l'actuel square Masséna. La seconde grande opération de ce type est liée à la construction du casino municipal, dans les années 1880. Les travaux prennent dix ans. En 1893, la place Masséna est reliée à la mer par un grand jardin sur dalle, l'actuel jardin Albert Ier. Il est agrémenté par la fontaine des Phocéens dite des Tritons (classée monument historique le ) et d'une grotte en 1894. Le théâtre de verdure est réalisé en 1946.

Le parc Vigier est un square public en bordure de mer à la sortie du port de Nice : il constitue la dernière parcelle d'une ancienne propriété, la villa Valetta (1862), acquise par Achille Georges Vigier, petit-fils de Pierre Vigier. Cette propriété fut un lieu d'acclimatation notoire jusqu'au décès du vicomte Vigier en 1883.

Culture[modifier | modifier le code]

Musées[modifier | modifier le code]

Le musée consacré à Matisse et sa façade en trompe-l'œil

Bien qu'elle ne bénéficie pas du label « villes et pays d'art et d'histoire »[186], Nice possède de nombreux musées, consacrés à l'art, à l'histoire, ou à l'histoire et aux traditions locales.

Le musée des Beaux-Arts, avenue des Baumettes, inauguré en 1878, possède des collections allant de la fin du XVIe siècle au milieu du XXe siècle[187]. Il abrite notamment des œuvres du peintre Jules Chéret, mort à Nice en 1932[188] et du symboliste Gustav-Adolf Mossa. On y trouve aussi des œuvres de Louis Bréa, de Bronzino, des Van Loo, de Jean-Honoré Fragonard, de Joseph Vernet, de Hubert Robert des impressionnistes (Sisley, Monet) et des post-impressionnistes (Vuillard, Bonnard) ainsi que des fauves, dont Kees Van Dongen et Raoul Dufy[189].

Le musée Matisse, à Cimiez, a été ouvert en 1963 dans une ancienne villa du parc des arènes de Cimiez[138]. Il abrite une collection permanente de 218 gravures, 57 sculptures, 187 objets, 68 peintures, 95 photos, 236 dessins et 14 livres illustrés. Les premières donations ont été faites par Henri Matisse, en 1953[138].

Le musée national du message biblique Marc Chagall, à Cimiez a été inauguré en 1973. Il rassemble les œuvres de Marc Chagall consacrées à la Bible[190]. Il s'agit de dix-sept peintures dédiées à la Genèse, à l'Exode et au Cantique des Cantiques, que Marc Chagall et son épouse, Valentina, ont donné à l'État en 1966[191]. En 1972, une seconde donation concerne les esquisses du Message biblique. Le musée possède également des sculptures, une mosaïque, une tapisserie et trois vitraux conçus pour le musée.

Le musée international d'art naïf Anatole Jakovsky, avenue de Fabron, inauguré en 1982, accueille plus d'un millier d'œuvres provenant de donations de Renée et Anatole Jakovsky[144].

Le Musée d'art moderne et d'art contemporain (Mamac), inauguré en 1990, abrite des créations des nouveaux réalistes (César, Arman, Raysse, Niki de Saint Phalle, Tinguely), d'artistes pop art (Andy Warhol, Wesselmann, Indiana, Dine), de représentants de l'abstraction américaine (Maurice Louis, Franck Stella, Sol Lewitt, Kully), du groupe Supports/Surfaces (Pagès, Dolla, Dezeuze, Viallat), du groupe 70 et du groupe Fluxus (Ben). Il possède également des œuvres de Ernest Pignon-Ernest, Gilli, et Yves Klein. Il accueille enfin des expositions temporaires[192].

Le musée des arts asiatiques, à L'Arénas, a été construit en 1998 par Kenzo Tange[193]. Il possède des collections d'art bouddhique et organise des expositions consacrées aux arts de l'Asie. Son approche est à la fois historique, artistique et ethnologique.

Le musée Masséna

La ville compte plusieurs musées d'histoire.

Le muséum d'histoire naturelle de Nice, ouvert en 1846 est historiquement le premier musée de la ville[195]. Il possède des collections du XIXe siècle constituées par des naturalistes locaux dont Antoine Risso. Le musée de la Marine, situé dans la tour Bellanda, conserve des tableaux, des gravures, des maquettes de bateaux et des objets de navigation évoquant l'histoire maritime locale et la navigation de plaisance. Le musée prieuré du Vieux-Logis, avenue Saint-Barthélémy, abrite une collection de mobilier gothique et Renaissance, ainsi que des objets d'art religieux.

L'entrée dans les musées municipaux est gratuite depuis le 1er juillet 2008[196].

Mars aux Musées[modifier | modifier le code]

Mars aux Musées est un évènement qui existe depuis 2001[197]. À partir du constat selon lequel les sondages montrent que les jeunes et étudiants se rendent très peu au musée (sondages de l'Observatoire de la Vie Étudiante et entrées des musées de Nice), l'université de Nice Sophia Antipolis et la mairie de Nice ont créé avec une association étudiante (Médiateurs et Ingénieurs Culturels Associés) cet évènement annuel. Ce sont les étudiants du master professionnel « Médiation et ingénierie culturelle » dirigé par le professeur Paul Rasse, rassemblés en association MICA, qui se chargent de son organisation d'année en année. Le principe de Mars aux Musées est de faire venir les étudiants et les jeunes de moins de vingt-six ans aux musées. Pour cela, tous les musées de Nice leur sont ouverts gratuitement pendant tout le mois de mars. En outre, l'association étudiante organise toute une riche programmation culturelle dans ces musées : concerts, pièces de théâtre, cours délocalisés de l'université, médiations de tous types, colloques, spectacles de danse, soirées de tous types.

Bibliothèques[modifier | modifier le code]

L'intérieur de la bibliothèque Louis-Nucéra
La bibliothèque patrimoniale Romain-Gary

Le réseau des bibliothèque de Nice, qui constitue une bibliothèque municipale à vocation régionale (BMVR), comprend une bibliothèque centrale, onze bibliothèques de quartier et une bibliothèque patrimoniale et d’étude. Selon la mairie, la BMVR de Nice compte en 2007 plus de 100 000 abonnés à qui sont mis à disposition plus de 750 000 documents[198].

La bibliothèque Louis-Nucéra, inaugurée en juin 2002 et nommée ainsi en l'honneur de l'écrivain niçois, est la bibliothèque centrale de la ville. Construite à côté du musée d'art moderne et d'art contemporain, sur le lit du Paillon, elle est en fait constituée de deux édifices distincts : la Tête Carrée, conçue par Sacha Sosno et qui abrite les services administratifs de la bibliothèque, et la bibliothèque elle-même. Elle accueille également une vidéothèque, une bibliothèque musicale, un espace d'expositions et un auditorium. En tout, plus de 200 000 documents sont proposés en consultation et en prêt[199].

La bibliothèque Romain-Gary est la bibliothèque patrimoniale et d'étude de la ville. Située boulevard Dubouchage et ouverte depuis 1925, elle possède, selon les chiffres de la mairie, 20 000 volumes anciens, et plus de 370 000 volumes de type encyclopédique[200]. Elle dispose également de 900 manuscrits anciens dont une trentaine date de la période médiévale[200]. Néanmoins, elle est aujourd'hui davantage une salle de lecture qu'une véritable bibliothèque, à cause des délais de consultation très longs. Il faut en effet plusieurs heures pour obtenir un livre. Elle est très fréquentée par les étudiants de la ville.

Photographie et galeries d’art[modifier | modifier le code]

Le Théâtre de la Photographie et de l'Image a été ouvert en 1999 dans les locaux de l'ancien théâtre L'Artistique, boulevard Dubouchage[201]. Il possède une collection de photographies de Nice et de sa région, notamment celles de Charles Nègre. Il organise également des expositions temporaires et possède une centre de documentation. Le TPI participe enfin au festival du court métrage de Nice et organise le « Septembre de la Photo », qui existe depuis 1987.

Nice possède peu de galeries d'art. La Galerie Ferrero existe depuis 1954[202]. Elle est spécialisée dans l'École de Nice et les Nouveaux réalistes comme César, Armand, Sosno, Venet ou Niki de Saint Phalle. La galerie Sandrine Mons a été ouverte en 2005[203]. Les expositions temporaires présentent des œuvres d'artistes confirmés (Piotr Klemensiewick, Georges Meurant) et de la jeune création contemporaine (Charley Case, Cédric Tanguy). La galerie propose aussi des expositions faites à partir d'un fonds permanent (Adami, Arman, Calder, Magritte, Miro, Picasso, Tapiès). La galerie des Ponchettes, située quai des États-Unis et créée à une date indéterminée, accueille des expositions temporaires. La galerie de la Marine, ancienne « halle aux poissons », également située sur le quai des États-Unis, a été transformée en salle d'expositions en 1967, pour compléter la galerie des Ponchettes. Elle organise des expositions temporaires d'art contemporain. Trois galeries municipales, dont la fonction comme les dates de création sont indéterminées, sont situées dans le Vieux-Nice : le galerie du Château, rue Droite, la galerie Renoir, rue de la Loge et la galerie Sainte-Réparate, rue Sainte Réparate. La villa Arson, créée en 1970, organise des expositions temporaires[92].

Musique[modifier | modifier le code]

La vie musicale, à Nice, est très nettement dominée par la musique classique et baroque. L'opéra de Nice apparaît en 1776-1777, date à laquelle la marquise Alli-Maccarani obtient l'autorisation d'ouvrir un théâtre, situé à l'emplacement de l'opéra actuel[204],[205]. En 1826-1828, la municipalité construit, sur le même emplacement, un opéra de style italien. L'opéra devient ensuite le Théâtre municipal, mais il est détruit par un incendie en 1881. Un nouvel édifice est alors réalisé, sur le même emplacement. Il est inauguré en 1885. Le bâtiment est classé monument historique en 1993. L'orchestre symphonique municipal de la ville de Nice est créé par la municipalité en 1947[206]. En 1982, il est restructuré et devient l'orchestre philharmonique de Nice. Il compte une centaine de musiciens, qui jouent pour l'opéra de Nice mais aussi lors du festival de musique sacrée et du festival MANCA. Depuis 2001, il est dirigé par Marco Guidarini. Ce dernier a créé l'ensemble Apostrophe du Philharmonique de Nice, pour la musique contemporaine. Le ballet de l'opéra de Nice a été créé en 1947[207]. Il est aujourd'hui dirigé par Paul Émile Fourny, directeur général, et Eleonora Gori, maîtree ballet. Il programme des ballets classiques, néo-classiques et contemporains. Le chœur de l'opéra de Nice compte quarante artistes lyriques. Il participe aux concerts de l'orchestre philharmonique de Nice et à des manifestations. Il est dirigé par Giuglio Magnanini[208]. Le chœur d'enfants de l'opéra de Nice a été créé en 1991. Il est composé d'enfants de huit à seize ans recrutés sur audition.

La société lyrique « Nice & Arts » existe depuis 1963 et a pour but de promouvoir l'art lyrique en organisant des concerts[209]. L'Ensemble Baroque de Nice a été créé en 1982[210]. Il est composé d'une douzaine de musiciens qui jouent sur des instruments anciens. Il est spécialisé dans la musique baroque et dirigé par Gilbert Bezzina. L'orchestre d'harmonie de Nice joue toutes les semaines sur le kiosque du jardin Albert Ier[211].

Le Conservatoire à rayonnement régional de Nice trouve son origine en 1916 dans la création par la pianiste Adeline Bailet d'une école de musique[212]. D'abord installée dans la bourse du travail, l'école déménage ensuite à la villa Thiole dans les années 1930 puis à la villa Paradiso dans les années 1940. Elle a été dirigée par Adeline Bailet, Ismaël Michalon, Albert Ribolet et Solange Delmas. À partir de 1962, elle passe sous la direction de Pierre Cochereau qui en fait un conservatoire national en 1962, puis national de région. Le conservatoire a formé des élèves célèbres : Maurice Jaubert, Samson François, Gabriel Tacchino, Christian Ferras, Gilbert Bécaud, Jacques Toja, Pierrette Mari, Jacques Taddei, Olivier Gardon, Marie-Josèphe Jude, Jean Dubé, Philippe Bianconi, Hervé le Floch, Roger-Luc Chayer, Jacques-Francis Manzone, Maxime Tholance, Sylvie Gazeau, Jean-Jacques Kantorow, Franck Amsallem, Gilles Apap, Jean Sulem, Richard Galliano, Frédéric Oliviéri, Eve Ruggieri. En 1980, André Peyrègne prend la succession de Pierre Cochereau. D'autres élèves connus sont formés : Marie-Pierre Langlamet, Elisabeth Vidal, Franck Ferrari, Lionel Bringuier, Claire-Marie Osta. Le conservatoire collabore avec l'opéra de Nice, le Théâtre national de Nice et l'Université de Nice Sophia-Antipolis. Il participe au festival de Musique sacrée de Nice et aux MANCA. Le CIRM a été créé à Nice en 1978 par Jean-Étienne Mari[213]. C'est un Centre national de création musicale. Ses activités sont la production, la diffusion, la recherche et la formation. Il organise le festival MANCA. Depuis 2000, le CIRM est dirigé par François Paris. D'aucuns trouvent que la municipalité pourrait aider un peu plus les musiques dites « de jeunes », genre pop, rock, hip-hop, etc.

Cinéma[modifier | modifier le code]

Nice est une des rares villes de province à avoir eu des studios de cinéma assez importants, les Studios de la Victorine et le centre cinématographique. Elle bénéficie également de la proximité du festival de Cannes.

Nice et le cinéma[modifier | modifier le code]

Peu après la Première Guerre mondiale, le cinéaste Alfred Machin ouvre un studio dans l'ancien studio Pathé-Nice, à quelques kilomètres de la ville. En 1919, sont créés les Studios de la Victorine. Nice a été le cadre de longs métrages de toutes sortes et de toutes nationalités. À côté de films plus populaires (La Main au collet, La Cage aux folles II, Les Compères…), les cinéphiles retiendront notamment le documentaire muet À propos de Nice (1930) de Jean Vigo, La Baie des Anges (1963) de Jacques Demy, Nice - À propos de Jean Vigo (1983) de Manoel de Oliveira, À propos de Nice, la suite (1995) de Catherine Breillat, Costa-Gavras, Claire Denis, Raymond Depardon, Abbas Kiarostami, Pavel Lungin et Raoul Ruiz.

Parmi les autres films tournés dans la ville, on trouve également :

Cinémas[modifier | modifier le code]
Le cinéma Rialto, rue de Rivoli

La ville disposait autrefois d'un nombre assez important de salles, disséminées dans différents quartiers. Beaucoup ont cependant fermé à partir des années 1960. Le cinéma Mercury, situé place Garibaldi, est un cinéma d'art et essai. Il accueille des festivals : cinéma sans frontières, cinéma africain, des débats divers. Depuis septembre 2007, il appartient au conseil général des Alpes-Maritimes[214]. L'UGC Rialto, situé rue de Rivoli, non loin de l'hôtel Negresco, bénéficie également du label « art et essai ». Il diffuse des films en version originale et accueille le festival du court métrage de Nice[215], ainsi que le festival du cinéma lusophone. Le Pathé Paris se situe en haut de l'avenue Jean Médecin et le Pathé Masséna se trouve en bas de cette même avenue. L'UGC Variétés est situé dans le centre-ville, boulevard Victor Hugo. Le Pathé Lingostière est quant à lui un multiplexe, situé dans la zone commerciale de Nice Lingostière, dans la plaine du Var.

La cinémathèque de Nice existe depuis 1976[216] et a pour objectif de permettre au public de découvrir les films du patrimoine cinématographique mondial. Elle propose divers hommages à des réalisateurs ou des comédiens, des rétrospectives thématiques, des découvertes de la cinématographie d'un pays, des « cinéconcerts », des « leçons de cinéma », des conférences sur l'histoire et l'esthétique du cinéma, ciné Bis, des séances et des débats. La version originale sous titrée est toujours privilégiée[216].

Médias[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

Nice possède une chaîne locale Nice Azur TV (anciennement Nice Télévision Canal 40), qui en plus de proposer des rendez-vous d'informations, des documentaires, et le compte rendu du conseil municipal, produit des émissions culturelles et de divertissements, Watt's in (les tubes du moment), SportS Nice (consacrée au sport, et à l'actualité du football niçois), CultureS Nice (les grands rendez-vous culturels), Point Rendez-Vous (les sorties, les concerts liés à la ville), On va vous réveiller (ex Nice-Morning) (une émission semblable aux morning des chaînes M6 et France 2 avec clips, flash infos, reportages, actu…). TMC est une chaîne monégasque diffusée sur la TNT. TMC avait servi auparavant comme relais d'M6 qui ne disposait pas d'émetteurs sur la Côte d'Azur à ses débuts. TMC diffuse régulièrement des reportages sur Nice et sa région (Notre Région), et assure une diffusion grâce à la TNT des évènements de la ville (fêtes d'été, concerts…) France 3[217] détient aujourd'hui le monopole de l'information locale d'une chaîne nationale, depuis la fermeture du bureau M6 Nice en , à la suite d'économies financières (impossibilité de diffuser de la publicité et l'arrivée de la TNT qui nécessite de remplacer le matériel existant). M6 Nice reste quand même présent sur la Côte d'Azur, « sous une autre forme » comme l'a annoncé le dernier JT, en alimentant la rédaction nationale d'M6, de soleil et de palmiers.

Radios[modifier | modifier le code]
Voir aussi : Bande FM à Nice

Il existe plusieurs radios locales basées à Nice et dans sa région[218]. Agora FM est une radio associative de Grasse. Contact FM programme Radio Star Monaco. Emotion FM, créée par Pierre Alberti, est une radio musicale destinée au public senior. France Bleu Azur, une des radio locales de Radio France. Fréquence K émet depuis Carros. Créée en 1988, elle est une radio musicale généraliste et d'informations locales. Kiss FM est une musicale généraliste. Nice Radio est une radio musicale destinée à un public jeune. Radio Azur est une musicale généraliste. Radio Riviera, radio monégasque, émet en anglais. Vitamine est spécialisée dans la soul, la dance, le R'N'B, la house et le funk. TSF Côte d'Azur diffuse surtout du jazz. Les grandes radios nationales proposent aussi des décrochages régionaux comme NRJ Côte d'Azur, Nostalgie Côte d'Azur, Chérie FM Côte d'Azur, Virgin Radio Côte d'Azur, RTL2 Méditerranée et RCF Nice Côte d'Azur.

Presse[modifier | modifier le code]

La presse écrite est principalement dominée par le Groupe Nice-Matin et ses éditions Var-Matin et Corse-Matin. Le quotidien Nice-Matin a été créé en 1945. Le quotidien gratuit Metro est également présent à Nice, depuis le , et consacre chaque jour une page à l'actualité locale. Sur le même modèle, Direct Nice existe depuis janvier 2009[219] et le 20 Minutes (1er quotidien de France) depuis avril 2010. Le Patriote Côte d'Azur est le journal communiste historique de la ville de Nice[220]. Créé en 1945, d'abord quotidien, il devient mensuel le (dix numéros) puis hebdomadaire le .

Des journaux dont la diffusion est plus modeste sont également publiés, comme Le Petit Niçois, hebdomadaire appartenant au groupe Éditions d'Azur, ou Les Nouvelles niçoises[221], mensuel gratuit proche de l’association autonomiste LRLN. Il existe également quelques journaux culturels, tels que La Strada, un bimensuel culturel gratuit, Art-Jonction, un magazine mensuel décentralisé sur l'art contemporain, PerformArts, double média culturel Internet et trimestriel papier, spécialisé dans les arts culturels et les arts vivants[222], ou encore Le Niçois et La Semaine des Spectacles, des hebdomadaires centrés sur la vie culturelle locale. Dans le domaine de la presse sportive, un mensuel gratuit, Actufoot.06[223] est consacré au football azuréen, des professionnels aux amateurs, et depuis décembre 2007, un autre mensuel du même éditeur, traite de l'actualité sportive dans le département. Plusieurs sites internet enfin, sont consacrés à la ville, comme Le Standard[224], NiceRendezVous[225], Nice Premium[226] et Rivierabiz[227].

Événements et festivités[modifier | modifier le code]

Le roi du carnaval de Nice en 2009.

La plupart des festivités et des événements culturels ont lieu l'été, de mai à fin octobre. Le Carnaval de Nice existe, sous sa forme actuelle, depuis 1873. À partir de cette date, il est organisé par le Comité des fêtes, pour divertir les hivernants[228]. Il a lieu en février. Le Nice Jazz Festival existe depuis 1948[229]. Il a lieu en juillet, dans les jardins et les arènes de Cimiez, sur trois scènes différentes en même temps.

Depuis 1935 se déroule chaque mois de mars la Foire de Nice, qui accueille les commerçants et les artisans de la région pendant dix jours au Palais des expositions.

Les « Nuits musicales de Nice » ont lieu en juillet et en août, sous la direction de Jacques Taddei[230]. Elles ont lieu au cloître du monastère de Cimiez. Il s'agit d'un festival de musique de chambre, qui existe depuis 1958. Le festival « Vieux-Nice Baroque en Musique » est une série de concerts de musique baroque, qui a lieu d'octobre à mai, dans les églises et les chapelles baroques du Vieux-Nice[231]. Le festival de musique sacrée de Nice a été créé en 1974 par Pierre Cochereau et Paul Jamin[232]. Il est dirigé aujourd'hui par Marco Guidarini et a lieu en juin. Le festival MANCA (Musiques actuelles Nice Côte d'Azur) a été créé en 1978 par Jean-Étienne Mari[233]. Il est organisé par le CIRM.

« Les enfants du rock » était un festival de musique rock, organisé par l'association Ivoire Music, qui a existé de 2006 à 2009. En 2010, Ivoire Music décide d'élargir la thématique artistique ; le festival « Les enfants du rock » change alors de nom pour devenir le festival « Crazy Week !!! »[234]. La première édition de ce nouveau festival s'est déroulée du 6 au 10 juillet 2010 au théâtre de verdure de Nice. Près de 10 000 spectateurs ont assisté à l'édition 2011, confirmant ainsi que Crazy Week était devenu le premier festival musiques actuelles de la ville, et « le second festival de la ville après le Nice Jazz Festival » selon Nice-Matin.

Le « Septembre de la Photo » existe depuis 1987[201]. Des photos liées par un thème commun sont exposées dans différents endroits de la ville (galeries municipales, musées, Théâtre de la Photographie et de l'Image). En 2007, le thème était l'Arménie.

Le festival de cinéma italien a lieu tous les ans à l'espace Magnan depuis une date inconnue[235]. Faute de publicité, il est plutôt confidentiel. La semaine du cinéma lusophone est organisée par l'université de Nice Sophia-Antipolis depuis 1999[236]. Il a lieu au cinéma Rialto. Comme le festival de cinéma italien, il n'est pas soutenu par la municipalité et demeure donc très peu connu. Le festival du court métrage de Nice, intitulé « Un Festival c'est trop court », a lieu tous les ans au mois d'avril depuis 2000[237]. Il est organisé par l'association Héliotrope. Depuis 2010, Nice accueille également au cinéma Mercury la Samain du cinéma fantastique de Nice, un festival annuel de films internationaux donnant la part belle aux films de genre.

La fête du Château est organisée par le Parti communiste des Alpes-Maritimes depuis 1946[238]. Elle a lieu au début du mois de juillet et dure deux jours. On y trouve des concerts, des pièces de théâtre, des débats, des librairies et des buvettes. Il existe en définitive peu d'événements culturels destinés aux jeunes.

Théâtres et salles de spectacles[modifier | modifier le code]

Nice possède peu de théâtres. Le Centre dramatique national Nice-Côte d'Azur a été créé en 1969. Le théâtre national de Nice (TNN) a été inauguré en 1989. Après avoir été pendant longtemps dirigé par Jacques Weber, il est aujourd'hui dirigé par Daniel Benoin. Le théâtre possède deux salles : une grande, de 900 personnes, et une petite, de 300 personnes. Il est situé à côté du Musée d'Art moderne et d'Art contemporain[239]. Le Théâtre Lino-Ventura, à L'Ariane, a été inauguré en 1992. C'est une salle polyvalente, qui peut accueillir des spectacles de danse, théâtre et musique. Elle dispose d'une capacité de 700 places et d'une scène de 150 m2[240]. Ivoire Music y produit ou coproduit environ 45 % des concerts. L'espace Magnan est géré par une association affiliée à la FFMJC, une fédération d'éducation populaire[241]. Il organise des expositions, des spectacles, des pièces de théâtre et accueille le festival de cinéma italien de Nice.

Le Théâtre de la Cité, créé en 1994, est dirigé par Meyer Cohen et peut accueillir 200 personnes[242]. Le théâtre Le Village est située rue Clément Roassal[243]. Le Téocali se trouve rue Benoît Bunico et a été créé en 2003 par Alain Teobaldi[244]. Le théâtre de la Traverse existe à Nice, dans le quartier du port, depuis 1997 et a été créé par Jean-Louis Châles[245]. Le théâtre de l'Alphabet, boulevard Carabacel, est dirigé par Henri Legendre et joue quasi exclusivement du Molière[246]. Le théâtre de la Semeuse (depuis 1906) et le centre culturel de la Providence (depuis 2002) se trouvent dans le Vieux Nice.

La ville possède également peu de salles de concerts. La plus grande, le Palais Nikaïa a été inauguré en 2001 (architectes : Gresy et Chevalier)[247]. Il est composé d'une salle de spectacles qui, en configuration indoor, peut accueillir de 1 500 à 6 250 places assises et 7 000 personnes en congrès ou en assemblée générale, pour une capacité maximale de 9 000 personnes. Une partie de la salle peut s'ouvrir sur le stade Charles-Ehrmann voisin pour les concerts de très grande taille, jusqu'à plus de 50 000 spectateurs. Une salle annexe de 350 m² est destinée aux créations culturelles. Elle peut se transformer en salle de spectacle (500 places debout et 320 assises) ou en salle d'exposition. Le Théâtre de verdure existe depuis 1945 et accueille un certain nombre de concerts en plein air[248]. Il a été pendant longtemps la principale salle de spectacle de Nice, à l'époque où il était couvert par une bâche. Le Forum Nice-Nord a pour vocation d'accueillir la chanson contemporaine et des musiques du monde[249]. La salle Stéphane Grappelli, à Cimiez, est plus consacrée au jazz et peut accueillir 300 personnes[249]. La salle Blackbox est située dans le quartier Bon-Voyage, à Nice-Est. Elle peut accueillir 300 personnes[250]. Les arènes de Cimiez accueillent, occasionnellement, des concerts[251]. La ville manque d'une salle couverte de moyenne capacité, pour les concerts type rock.

Traditions[modifier | modifier le code]

Deux jeunes filles en habit traditionnel de fête.

La danse la plus représentative du comté de Nice est la farandole et ses variantes : brandi, mourisca (ou mauresque), passa carriera (passe-rue ; espagnol passa calle, passacaille). D'autres danses traditionnelles ont également été pratiquées. Filles et garçons dansaient au son du fifre, du tambour, du petadou, parfois du violon ou de la vielle à roue. Le pilou, quant à lui, est un jeu typiquement niçois.

Il existe également de nombreuses fêtes dans le pays niçois, la première fête de l'année étant celle du carnaval de Nice qui est suivie de la bataille de fleurs. Les autres festivités traditionnelles sont le festin des cougourdons, les festins de Nice, la fête des Mais, le renouvellement du vœu, avec procession des confréries de pénitents, la fête de la Saint-Pierre, la fête du Malonat, la fête de l'Assomption, la fête de la San-Bertoumiéu, la fête de Catherine Ségurane, la fête de sainte Réparate, Calena et Lou Presèpi (« tradicioun de mariota nissarda », les marionnettes niçoises).

Les costumes portés sont, pour les garçons, un corsaire noir avec des rayures rouges et blanches, une large ceinture rouge et une grande chemise blanche ; et pour les filles, des jupes en toile avec des rayures rouges et blanches, une chemisette blanche, un corset de velours noir avec tablier, un châle en satin noir brodé ainsi que la capelina (grand chapeau rond et plat, en paille). La ville dispose également d'un hymne Nissa la bella, composé par Menica Rondelly. Comme partout ailleurs, ces traditions ont peu à peu pris leur forme actuelle à partir du XIXe siècle.

Symboles[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Les armoiries de Nice apparaissent pour la première fois dans une copie des Statuts d'Amédée VIII, sans doute réalisée peu de temps après leur promulgation en 1430[252]. Le pays niçois est alors symbolisé par une aigle rouge sur fond blanc, posée sur trois monts, ce que l'on peut décrire en langage héraldique comme des armes « d'argent à une aigle de gueule posée sur trois coupeaux »[252] (en langage héraldique l'aigle se dit toujours au féminin). Les armoiries ne subissent ensuite que des modifications mineures : l'aigle devient de plus en plus stylisée, elle reçoit une couronne comtale, qui symbolise sa domination sur le comté de Nice, et elle prend appui sur trois monts désormais bordés par une mer stylisée[252]. Les armes de la ville de Nice peuvent alors être décrites comme « d'argent à l'aigle de gueules, le vol abaissé, posée sur trois coupeaux de sable, mouvants d'une mer d'azur »[252].

La présence de l'aigle, emblème impérial, démontre que ces armoiries sont liées au pouvoir savoyard. Les comtes puis les ducs de Savoie justifient en effet leur domination sur le pays niçois en se réclamant de leur titre de vicaire impérial. L'aigle dominant les trois collines est donc une illustration et une légitimation des Savoie, qui établissent leur domination sur le pays niçois[252]. L'association du blanc et du rouge (argent et gueules) est une reprise des émaux héraldiques de la croix de Savoie[252]. Les trois monts symbolisent un honneur territorial, sans souci de réalisme géographique[252]. Par leur structure emblématique, les armoiries de Nice constituent donc un signe d'allégeance et de fidélité à la maison de Savoie[252].

Le décret impérial du 6 juin 1811 attribue à la cité de Nice de nouvelles armoiries : « un lion passant de gueules surmonté d’un soleil rayonnant du même, adextré d’un olivier et sénestré d’un oranger de sinople au chef de gueules chargé de trois abeilles d'or qui est le signe des bonnes villes de l'Empire »[253].

Les armoiries traditionnelles sont remises à l'honneur après la chute de l'Empire.

Devise[modifier | modifier le code]

La devise de la ville est « Nicaea fidelissima » (Nice la Très Fidèle)[254].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Personnalités liées à Nice.

Un nombre important de savants, hommes politiques, personnalités et artistes-peintres ont vu le jour et vivent à Nice, notamment Alfred Binet, Adolphe Blanqui, Charles Calais, Albert Calmette, Didier van Cauwelaert, Henry Cavendish, André Ceccarelli, J. M. G. Le Clézio, Max Gallo, Giuseppe Garibaldi, Yves Klein, Francis Lai, Jean-Félix Lalanne, Georges Lautner, André Masséna, Jean Médecin et son fils Jacques, Eugène-Melchior de Vogüé, Paul Montel, Raymond Moretti, Louis Nucera, Ernest Pignon-Ernest, Dick Rivers, Jacques Toja, Charles André van Loo, Simone Veil, Cyril de La Patellière.

Gastronomie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : cuisine niçoise.
Socca sortant du four et servie chaude

La cuisine niçoise est essentiellement méditerranéenne. Elle est fortement influencée par la proximité de la Provence, de la Ligurie et du Piémont. Les principaux plats qui la caractérisent sont les beignets de fleurs de courgette, la bagna cauda, les gnocchis, la daube niçoise, l'estocafic (stockfish niçois), les farcis niçois, les olives de Nice (AOC), la pissaladière, le pan bagnat, les panisses, le pissalat, la polenta, la poutine (alevins de sardines), la ratatouille, la salade niçoise, la salade de mesclun, la socca, la soupe au pistou, la tapenade, la tourte de blettes ainsi que la tourte de fèves. Le vin de Bellet (AOC depuis 1941) est produit sur le territoire de la commune.

La cuisine niçoise est une cuisine qui utilise les ressources locales (huile d'olive, alevins, fruits et légumes, etc.) mais aussi de contrées plus lointaines, notamment d'Europe du Nord car les navires qui venaient chercher de l'huile d'olive arrivaient les cales pleines de denrées. C'est ainsi que l'on trouve des spécialités telles que le stockfish à partir d'aiglefin séché.

La viande provient des vallées avoisinantes tels que les moutons de Sisteron ou du haut et moyen-pays. Les poissons de roches tels que les rougets et les alevins d'anchois (pour la poutine) sont souvent issus de la pêche locale. Les fruits de mers tels que les bogues, les oursins et les nonats sont également très prisés.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Alexis Obolensky, Luc Svetchine, Pierre-Antoine Gatier, Les églises russes de Nice éditions Honoré Clair, 2010
  • Collectif, Le patrimoine des communes des Alpes-Maritimes, Paris, éditions Flohic, 2000, 2 volumes, 1077 p.
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  • Dominique Laredo : Valrose, Université de Nice Sophia Antipolis, 2006, 336 p.
  • Caroline Mollie, Nice, paysages en mouvement, Nice, Gilletta, 2001, 55 p.
  • Yvonne Franco, Saveurs et tradition, recettes de la cuisine niçoise, Alandis Éditions, 2006.
  • Georges Delrieu, Anthologie de la chanson niçoise, rééd. Alandis Éditions, 2002.

Histoire[modifier | modifier le code]

  • Martine Arrigo-Schwartz, De la baie de Nice à la promenade des anglais, Alandis Éditions, 2006.
  • Jules Bessi, Biographie des poètes niçois, rééd. Alandis Éditions, 2000.
  • Maurice Bordes (dir.), Histoire de Nice et du pays niçois, Toulouse, Privat, 1976.
  • Marc Boyer, L'Invention de la Côte d'Azur. L'hiver dans le Midi, La Tour d'Aigues, éditions de l'Aube, 2002, 378 p.
  • Paul Castela : Nice, une capitale historique, Gilletta, Nice, 2002
  • Michel Derlange (dir.), Les Niçois dans l'histoire, Toulouse, Privat, 1988 (ISBN 2-7089-9414-X).
  • Jean Pierre Fouchy, Et Nice devint le port de la Savoie, Alandis Éditions, 2008.
  • Louis-Gilles Pairault, Nice d'Antan, Paris, HC éditions, 2005, 111 p.
  • Isabelle Pintus, L'aristocratie anglaise à Nice à la belle époque, Alandis Éditions, 2002.
  • Léon Poliakov, La conditions des Juifs sous l'occupation italienne, Paris, CDJC, 1946.
  • Alain Roullier, Nice demain l'indépendance, France Europe Édition, 2003.
  • Alain Roullier, Garibaldi et Nice, France Europe Édition, 2009.
  • Alain Ruggiero (dir.), Nouvelle histoire de Nice, Toulouse, Privat,‎ 2006, 383 p. (ISBN 978-2708983359)
  • Ralph Schor, Histoire du Comté de Nice en 100 dates, Alandis Éditions, 2007.
  • Ralph Schor (dir.), Dictionnaire historique et biographique du comté de Nice, Nice, Serre éditeur.
  • Jean-Pierre Fouchy, Une Polka à Nice. La présence polonaise sur la Côte d'Azur, Éditions Incognito, 2011.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

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  50. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte ; aucun texte n’a été fourni pour les références nommées aire_urbaine.
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  53. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte ; aucun texte n’a été fourni pour les références nommées ruggiero_255.
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  239. Théâtre national de Nice, site municipal
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  241. Site de l'Espace Magnan
  242. Le théâtre - Historique, site du théâtre de la Cité
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  247. Nikaïa, site municipal
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  249. a et b Forum Nice Nord & Salle Stéphane Grappelli - Cedac de Cimiez, site municipal
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  251. Arènes de Cimiez - Programmation 2008, site municipal
  252. a, b, c, d, e, f, g et h Laurent Ripart, « Armoiries de Nice », dans Ralph Schor, Dictionnaire historique et biographique du comté de Nice, coll. « Encyclopædia Niciensis 4 », Nice, Serre Éditeur, 2002 (ISBN 978-2864103660), p. 22-23 [lire en ligne]
  253. http://www.nice.fr/Culture/Les-Archives-Municipales/Histoire-de-Nice/Les-Armoiries-de-Nice-p.2
  254. Ruggiero 2006, p. 103


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