Privas

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Privas
La ville de Privas et les montagnes qui l'entourent
La ville de Privas et les montagnes qui l'entourent
Blason de Privas
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Ardèche (préfecture)
Arrondissement Privas (chef-lieu)
Canton Privas (chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes Privas - Rhône et Vallées
Maire
Mandat
Michel Valla
2014-2020
Code postal 07000
Code commune 07186
Démographie
Gentilé Privadois, Privadoises
Population
municipale
8 352 hab. (2011)
Densité 688 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 44′ 09″ N 4° 36′ 00″ E / 44.7358333333, 4.6 ()44° 44′ 09″ Nord 4° 36′ 00″ Est / 44.7358333333, 4.6 ()  
Altitude Min. 200 m – Max. 750 m
Superficie 12,14 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.mairie-privas.fr/

Privas (prononcé [pʁi.va ] ; Privàs en occitan vivaro-alpin) est une commune française située dans le sud de la France, dans le département de l'Ardèche en région Rhône-Alpes.

Les habitants sont appelés les Privadois et les Privadoises[1]. C'est actuellement la moins peuplée des préfectures de France avec 8 461 habitants au recensement Insee de 2009, au cœur de la communauté de communes Privas Rhône et Vallées (Mata-Utu, avec moins de 2000 habitants, n'ayant pas le statut de préfecture).

Privas s'est déclaré, avec Aubenas, capitale du marron glacé et de la crème de marrons.

Géographie[modifier | modifier le code]

La ville est située au pied du plateau du Coiron dans la vallée de l'Ouvèze, au cœur de l'Ardèche, à quelques kilomètres à l'ouest du Rhône. Son extrémité est à la confluence du ruisseau le Mézayon et de l'Ouvèze et la ville est traversée par un affluent du Mézayon le ruisseau le Chalaron. La ville se situe à environ 30 minutes de Valence, chef-lieu de la Drôme.

La commune de Privas se trouve au cœur d'une agglomération appelée généralement le bassin privadois, et d'une communauté de communes dite Privas - Rhône et Vallées qui intègre également les deux vallées de l'Ouvèze et de la Payre jusqu'au Rhône.

Lieux-dits, hameaux et écarts[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Aire urbaine de Privas.
Rose des vents Veyras Lyas Lyas/Coux Rose des vents
Veyras/Saint-Priest N Coux/Alissas
O    Privas    E
S
Saint-Priest Alissas Alissas

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

Privas est situé sur une aire climatique assez complexe soumis à de multiples influences : à la marge nord du climat méditerranéen, la ville subit également les influences de son positionnement aux abords de grands massifs (Plateau Ardéchois/Coiron/Boutières). Cela se caractérise par une palette variée : du très chaud et sec à l'été, à des températures très basses et aux chutes de neiges l'hiver.

Globalement, le climat y est agréable et le mistral (proximité de la vallée du Rhône) permet bien souvent de conserver un ciel découvert. Le massif du Coiron permet à Privas d'échapper aux entrées maritimes qui recouvrent parfois la basse Ardèche. A contrario, il arrive que le ciel soit ennuagé sur le bassin de Privas et ensoleillé du côté d'Aubenas, les nuages bas venant se caler sur le Coiron. En définitive, le col de l'Escrinet et plus généralement le Coiron forment une barrière climatique bien visible dans certaines situations climatiques.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Le centre-ville de Privas est traversé par la route départementale 104, venant de la vallée de l'Ouvèze, récemment encore route nationale. Cet axe touristique d'importance, lien entre la sortie d'autoroute Loriol-sur-Drôme et l'Ardèche méridionale, est connu pour être surchargé l'été mais très agréable néanmoins puisque point de départ du col de l'Escrinet.

Outre cet axe, la RD2 est l'autre itinéraire principal menant à la préfecture en arrivant du sud (route de Montélimar) traversant la plaine de Saint-Lager-Bressac, Chomérac, puis Alissas, elle dessert la plaine du lac (zone commerciale de Privas).

Voies routières[modifier | modifier le code]

La ville est bien desservie en autocar, elle se situe sur la ligne de TER Rhône-Alpes no 73 Aubenas - Privas - Valence qui permet de relier la ville facilement en TER à la vallée du Rhône, la ville de Valence ou encore à la gare de Valence-TGV (environ 30 autobus allers-retours quotidiens). Une liaison TER hebdomadaire est possible jusqu'à Grenoble. Une ligne d'autobus gérée par le conseil général (bus no 7) permet de relier facilement Privas à la ville de Montélimar.

De plus, la ville se situe à environ 15 kilomètres de l'autoroute A7, ce qui facilite son accès en voiture à :

Voies ferroviaires[modifier | modifier le code]

Cette ville ne possède plus de gare SNCF, ce qui est unique pour une préfecture de département (hors DOM-TOM, Corse et Île-de-France).

Autrefois, une ligne PLM puis SNCF desservait la préfecture de l'Ardèche jusqu'à Livron-sur-Drôme via Chomérac, Le Pouzin et La Voulte-sur-Rhône. L'ancienne gare a été démolie en 2000.

La gare TGV la plus proche est celle de Valence-TGV qui se situe à environ 50 minutes.

Son accès est aussi possible grâce à des liaisons directes en autocar TER.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Il est possible que le nom de la ville de Privas soit originaire du gaulois briva qui signifierait un pont ou un lieu de passage.

Histoire[modifier | modifier le code]

Histoire de la ville[modifier | modifier le code]

Les premières traces de la ville sont attestées au hameau du Lac, où des fouilles archéologiques récentes ont mis au jour une villa du début de l'empire romain ainsi qu'une nécropole du Haut-Moyen Âge. Les moules à fausse monnaies découverts au XIXe siècle sur les pentes du Mont-Toulon ne suffisent pas pour extrapoler à un premier habitat antique.

Le bourg primitif de Privas s'est développé autour de l'église Saint-Thomas (place de la République), dépendant du prieuré de Rompon et de Cluny. Le château (castrum) de Privas n'est attesté qu'à partir du XIIIe siècle et se situait à l'emplacement actuel du collège-couvent des Récollets. Ruiné en 1621 puis en 1629, il n'en reste rien.

Au XIIIe siècle, la ville sortit de ses deux quartiers d'origine (Bize et Clastre) pour se développer sur le plateau à l'est dans deux nouveaux quartiers : Claux et Mazel.

Au XIIe siècle, Privas dépend de la seigneurie des Poitiers-Valentinois, comtes de Valence, lesquels rendent hommage aux comtes de Toulouse. Aymar de Poitiers, en 1281 et son fils en 1309, accordèrent une charte de franchise à Privas, garantissant des droits économiques, fiscaux et militaires à la ville.

Au XVIe siècle, la Réforme (mouvement religieux protestant) s'implanta profondément et rapidement à Privas. Au début, le mouvement fut populaire et un grand nombre de personnes de la noblesse et de la haute-bourgeoisie vivaroise adhérèrent vite à ces idées. Privas joua un rôle de premier plan pendant les guerres de religion, devint un centre protestant et nommé « petit état huguenot »[2]. important et un symbole de la résistance à la monarchie. Cela lui valut le titre de « Rempart de la Réforme ».

Une répression très dure fut organisée. Beaucoup d'habitants furent exterminés, certains fuirent à Genève. Cependant, malgré la répression, le mouvement s'étendit et pendant près de 70 ans, le culte catholique ne fut plus célébré à Privas, l'église fut même détruite en 1570. Un pasteur venu de Suisse organisa l'Église réformée de Privas. On parla alors de la ville comme de la Genève du pays. La garnison du roi fut refusée par la ville[3]. Il n'y eut pas de massacre de la Saint-Barthélemy à Privas. Bien au contraire, dès que la nouvelle des massacres parvint à Privas, celle-ci se dressa.

En 1566, la baronnie de Privas fut divisée entre les deux filles de Diane de Poitiers, baronne de Chalencon et de Privas. C'est l'aînée qui obtint la seigneurie de Privas. Cette baronnie fut ensuite vendue à Jacques de Chambaud, chef protestant qui devint ainsi le premier seigneur huguenot de Privas. Paule de Chambaud, descendante d'une lignée de huguenots était courtisée par le seigneur de Lestrange catholique, seigneur de Boulogne et par le sire de Brison chef des huguenots, il en découla une nouvelle guerre qui nécessita l'intervention du Maréchal de Montmorency, puis, en 1629 à la suite de la prise d’armes par les protestants, la ville est assiégée par l’armée royale . Défendue par Montbrun avec 800 hommes, elle est prise et rasée[4].

Article détaillé : Siège de Privas.

En 1790, elle devint chef-lieu du département de l'Ardèche en alternance avec Annonay, Aubenas, Bourg-Saint-Andéol et Tournon-sur-Rhône. Elle fut également érigée en chef-lieu de district mais fut très vite rattachée au district du Coiron.

La révolution de 1848 est également bien accueillie, et une messe est célébrée en l’honneur des victimes des trois jours de révolution[5].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1944 1947 Ludovic Bacconnier SFIO Instituteur puis professeur à Bourg-Saint-Andéol
1947 1965 Charles Gounon Rad. Droguiste, conseiller général
1965 18 avril 1979 Pierre-Marie Chaix DVD puis UDF Avocat, conseiller général
19 avril 1979 18 mars 2001 Amédée Imbert UDF-PR puis DL Assureur, député (1993-97)
18 mars 2001 18 mars 2006 Michel Valla DL puis UMP Assureur puis consultant
18 mars 2006 mars 2014 Yves Chastan PS Sénateur depuis 2008
mars 2014 en cours Michel Valla DVD Consultant
Les données manquantes sont à compléter.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 8 352 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 495 2 923 3 080 3 878 4 342 4 219 4 797 5 233 5 278
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
5 202 6 657 7 204 7 836 7 753 7 921 7 600 7 312 7 843
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
7 561 7 000 7 290 6 412 6 681 7 230 7 733 7 407 7 558
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
8 663 10 080 10 808 10 345 10 080 9 170 8 681 8 624 8 369
2011 - - - - - - - -
8 352 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2004[7].)
Histogramme de l'évolution démographique


Privas se situe au-dessous du seuil des 10 000 habitants, ce qui en fait notamment la moins peuplée des préfectures de France.

Historiquement, Privas fut au cœur des guerres de religion et aujourd'hui encore les communautés catholiques et protestantes sont très vivantes et très présentes.

Les musulmans forment une minorité bien intégrée estimée par l'Association musulmane de Privas à 300 familles, soit environ 1 500 personnes. Ils disposent d'un lieu de culte installé en 2008 dans les locaux de l'ancien Foyer de l'enfance (appartenant au département de l'Ardèche), qui remplace des locaux vétustes ou des aides de la part de la paroisse catholique[8].

Festivités et Événements[modifier | modifier le code]

Le Festival national d'archéologie de Privas (FNAP)[modifier | modifier le code]

Cette manifestation nationale organisée par l'association CARTA (Carte Archéologique et Recherche en Terre d'Ardèche) en partenariat avec l'Inrap et la ville de Privas, se veut un espace de rencontre entre professionnels et amateurs autour d'un thème archéologique, mais également un lieu de promotion de l'archéologie auprès du grand public.

Une série de conférences réalisées par des étudiants, amateurs ou professionnels de l'archéologie déclinent les derniers savoirs en étant associées à des animations diverses (archéologie expérimentale, posters) et à la présentation d'associations patrimoniales.

- 1er festival : 2007, avec pour thème les voies de communication - 2e festival : 2008, avec pour thème : "Le feu des hommes". - Le 3e festival s'est déroulé du 19 au 26 avril 2009, en suivant le thème étant : "L'art des mets : les archéologues dressent le couvert!" : il a décliné une archéologie de la cuisine, de l'alimentation et de la préparation des plats depuis la préhistoire à l'époque contemporaine. - Un "Prélude" autour de l'archéologie et la musique s'est déroulé le 10 avril 2010.

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Monuments historiques[modifier | modifier le code]

Privas possède trois monuments historiques[9].

Autres lieux[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Privas

Blasonnement : D'argent au chêne terrassé de sinople, englandé d'or au chef d'azur chargé de trois fleurs de lys d'or.

Devise : « Celle que la violence a détruite, sa propre énergie l'a ressuscitée. »

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gentilé sur le site habitants.fr Consulté le 23/07/2008
  2. E.Reynier, Histoire de Privas, tome I, 1941.
  3. Pierre Miquel, Les Guerres de religion, Paris, Club France Loisirs, 1980 (ISBN 2-7242-0785-8), p. 289
  4. E.Reynier, Histoir de Privas, Tome II, 1941.
  5. Éric Darrieux, « L'accueil de la Seconde République au village en Ardèche », in Rives nord-méditerranéennes, Paysans et pouvoirs local, le temps des révolutions, mis en ligne le 22 juillet 2005, consulté le 16 mai 2013
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  8. Des locaux plus fonctionnels-Les musulmans privadois gagnent en confort pour pratiquer leur culte, Philippe Haimart, Le Dauphiné Libéré, 22 avril 2008, p. 7
  9. Liste des monuments historiques de Privas, base Mérimée, Ministère de la Culture
  10. « Notice no PA00116750 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  11. « Notice no PA00116748 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  12. « Notice no PA00116749 », base Mérimée, ministère français de la Culture

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]