Klaus Kinski

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Klaus Kinski

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Klaus Kinski au festival de Cannes 1988

Nom de naissance Nikolaus Karl Günther Nakszyński
Naissance 18 octobre 1926
Zoppot, Ville libre de Dantzig aujourd'hui Sopot en Pologne
Nationalité Drapeau de l'Allemagne allemande
Décès 23 novembre 1991 (à 65 ans)
Los Angeles, États-Unis
Profession acteur

Klaus Kinski (né Nikolaus Karl Günther Nakszyński le 18 octobre 1926 à Zoppot, Territoire de Dantzig aujourd'hui Sopot en Pologne - mort le 23 novembre 1991 à Los Angeles, États-Unis) était un acteur allemand. Souvent associé au réalisateur Werner Herzog, il participa comme lui au mouvement du Nouveau cinéma allemand dans les années 1960-70.

Sommaire

Biographie [modifier]

Vue de Sopot, où est né Klaus Kinski.

Klaus Kinski est le cadet de quatre enfants issus de l'union de Bruno Nakszyński, pharmacien allemand d'ascendance polonaise, et de Susanne Lutze, infirmière allemande dont le père était pasteur[1]. Il est élevé dans la misère et doit très tôt vivre du produit de ses vols. En 1944, il est mobilisé dans l'armée allemande en pleine déroute. Blessé au cours des derniers combats, il est fait prisonnier. Devant ses compagnons de captivité, il monte pour la première fois sur les planches sans que ce soit pour autant une véritable vocation.

C'est vers le théâtre qu'il se dirige au lendemain de sa libération, survenue en 1946. Après quelques petits rôles sans importance, il se révèle, sous le nom de Klaus Kinski, dans deux pièces de Jean Cocteau : La Machine à écrire, puis La Voix humaine (1947), un long monologue dans lequel il incarne le rôle d'une femme désespérée, et dont la représentation fait scandale.

Il débute au cinéma en 1948, quitte l'Allemagne pour vagabonder en France, refait du théâtre en 1951, puis du cinéma à partir de 1955. Polyglotte, il tourne dans plusieurs pays, et apparaît dans de nombreux rôles secondaires, comme dans Docteur Jivago de David Lean. Il tient progressivement des rôles principaux, notamment de méchants, dans les années 1960, et devient une vedette du cinéma de série B, principalement en Italie. Les films de Werner Herzog lui permettent ensuite de parvenir à une plus grande reconnaissance, dans le domaine du cinéma d'art et d'essai.

Le Grand Silence, western italien de Sergio Corbucci sorti en 1968, est le premier film qui attire sur lui l'attention en France. Suivront entre autres Justine de Sade (1968), L'important c'est d'aimer (1974), Mort d'un pourri (1979), hantant littéralement ses films de sa présence. Il invente, par exemple, une façon particulière d'entrer dans le champ de la caméra en tournant de manière à être de profil puis de face sans sembler bouger et sans que la caméra ne fasse aucun mouvement : c'est la « vis Kinski ».

Klaus Kinski a laissé un nombre impressionnant de films à son actif : des policiers aux « westerns spaghetti » en passant par des dizaines de série B et les films de Werner Herzog : Aguirre, la colère de Dieu (1972) où son jeu hallucinant incite le metteur en scène à parler de génie, suivis de Woyzeck, puis Nosferatu, fantôme de la nuit, et Fitzcarraldo, dans lesquels il révèle un talent tout aussi fantastique. Si ces cinq films, fruits de sa collaboration avec Herzog, lui apportent la consécration dans le monde du cinéma[2], Kinski a avoué cyniquement avoir choisi d'autres films de sa carrière uniquement en fonction du cachet et de la durée du tournage[3] et même refusé des offres de Spielberg[4] ou d'Akira Kurosawa sous le motif que ces derniers ne lui proposaient pas assez d'argent.

Acteur charismatique, il est réputé pour ses coups de tête et ses colères ravageuses. Les relations difficiles qu'elles entraînent avec les réalisateurs font l'objet du film documentaire de Werner Herzog, dont il était l'acteur fétiche : Ennemis intimes (Mein Liebster Feind, littéralement Mon plus cher ennemi, 1999, parfois traduit par Mon Ennemi intime).

Plaque commémorative à Sopot, sa ville natale.

En 1975, Kinski publie son autobiographie, laquelle est traduite en français en 1976 sous le titre Crever pour vivre. Il y parle de son enfance misérable, de ses aventures crapuleuses, de ses passions, de ses haines, de ses folies, de son goût de la démesure et de ses préférences sexuelles pour les mineures[5]. Sa famille est outrée par le contenu du livre, qui contribue à éloigner l'acteur de ses enfants[6] : seul son fils cadet, Nikolai, assistera à ses funérailles en 1991[7]. Kinski meurt d'une crise cardiaque à Lagunitas en Californie à l'âge de 65 ans. Ses cendres sont dispersées dans l'océan Pacifique.

En 2013, avec la publication de son autobiographie Kindermund, la fille aînée, Pola Kinski, accuse son père de l'avoir violée de l'âge de 5 ans à 19 ans[8],[5]. La cadette Nastassja dénonce également un père tyrannique, terrifiant, qui a tenté d'abuser d'elle[9].

Ses trois enfants ont eux aussi choisi la profession d'acteurs :

Filmographie [modifier]

Années 1950 [modifier]

Années 1960 [modifier]

Années 1970 [modifier]

Années 1980 [modifier]

Doublage en France [modifier]

Bibliographie [modifier]

  • Crever pour vivre, Klaus Kinski, éditions Belfond, 1976 ; Livre de Poche, 1982. Autobiographie
  • "J'ai besoin d'amour", Klaus Kinski, éditions Michel Lafon, Paris, 1990


Notes et références [modifier]

  1. Christian David, Kinski. Die Biographie, Berlin : Aufbau, 2006, p. 13.
  2. Voir lesinrocks.com.
  3. Voir sur imdb.com.
  4. Pour jouer un nazi dans Les Aventuriers de l'arche perdue.
  5. a et b « L'image brisée de Klaus Kinski », Le Monde, 13 janvier 2013.
  6. Voir sur nanarland.com.
  7. Voir sur imdb.com.
  8. Voir sur tdg.ch.
  9. « Nastassja Kinski : elle accuse son père Klaus », Le Nouvel Observateur, 14 janvier 2013 ; « Nastassja Kinski : mon père était un tyran », TF1 news, 13 janvier 2013 mis à jour le 14 janvier.
  10. (en) Klaus Kinski sur l’Internet Movie Database

Voir aussi [modifier]

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Hommage [modifier]

  • Le groupe espagnol de shoegaze/pop/indie Klaus & Kinski porte son nom.

Liens externes [modifier]