Villeurbanne

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Villeurbanne
L'hôtel de Ville, place Lazare-Goujon.
L'hôtel de Ville, place Lazare-Goujon.
Blason de Villeurbanne
Blason
Logo
Logo
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Rhône
Arrondissement Lyon
Canton Villeurbanne-Centre
Villeurbanne-Nord
Villeurbanne-Sud
Intercommunalité Grand Lyon
Maire
Mandat
Jean-Paul Bret
2008 - 2014
Code postal 69100
Code commune 69266
Démographie
Gentilé Villeurbannais
Population
municipale
145 034 hab. (2011)
Densité 9 989 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 46′ 00″ N 4° 52′ 49″ E / 45.766667, 4.880278 ()45° 46′ 00″ Nord 4° 52′ 49″ Est / 45.766667, 4.880278 ()  
Altitude Min. 165 m – Max. 189 m
Superficie 14,52 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Rhône

Voir sur la carte administrative du Rhône
City locator 14.svg
Villeurbanne

Géolocalisation sur la carte : Rhône

Voir sur la carte topographique du Rhône
City locator 14.svg
Villeurbanne

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Villeurbanne

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Villeurbanne
Liens
Site web www.villeurbanne.fr/

Villeurbanne (​[vi.lœʁ.ban]) est une commune française, limitrophe de Lyon, située dans le département du Rhône en région Rhône-Alpes.

Les habitants de Villeurbanne sont appelés les Villeurbannais[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Villeurbanne est une ville de France, limitrophe de Lyon sur la rive gauche du Rhône et qui forme aujourd'hui l'intra-muros avec cette dernière.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Caluire-et-Cuire Vaulx-en-Velin Vaulx-en-Velin Rose des vents
Lyon (6ème) N Vaulx-en-Velin
O    Villeurbanne    E
S
Lyon (6ème) Lyon (3ème) Bron

.

La commune est délimitée à l'ouest par le parc de la Tête d'Or (6e arrondissement de Lyon), au sud par le 3e arrondissement de Lyon, à l'est par Bron et Vaulx-en-Velin et au nord par le Rhône.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Villeurbanne est baignée par le Rhône au nord, et est traversée sur 3,7 km[a 1] par la Rize, aujourd'hui enterrée.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Les terres de Villeurbanne sont siliceuses et argileuses[2]. La partie arable du sol est constituée d'une dose moyenne d'acide phosphorique et de chaux, suffisamment d'azote et de potasse[d 1].

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat de Villeurbanne est tempéré.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

  • L'autoroute A42 relie Villeurbanne à Pont d'Ain et à l'autoroute A40 en direction de Bourg-en-Bresse ou Genève. Elle est ainsi reliée au boulevard Laurent Bonnevay, périphérique est de Lyon, qui longe Villeurbanne par l'est et le nord.
  • À 3 km à l'est, elle rejoint l'A46 et la N346, qui constituent le contournement est de Lyon, reliant l'A7 (direction Orange) à Chasse-sur-Rhône au sud de Lyon, à L'A6 (direction Paris) au niveau de Villefranche-sur-Saône au nord de Lyon, desservant ainsi une grande partie de la banlieue est-lyonnaise.
  • Le périphérique de Lyon dessert de nombreux quartiers de Villeurbanne, longeant la ville au nord et à l'est, rejoignant l'A6 à l'ouest de Lyon ainsi que l'A7 au sud.
  • Les départementales D137 et D29 terminent leur course dans Villeurbanne.
  • Les principaux axes intra-muros sont, du nord au sud, le boulevard du 11 novembre 1918 et l'avenue Albert Einstein, l'avenue Roger-Salengro, le cours Émile-Zola, le cours Tolstoï, la rue Jean-Jaurès et la rue Léon-Blum, la route de Genas, et sont tous plus ou moins orientés est-ouest. L'axe nord-sud est principalement servi par le boulevard Laurent Bonnevay (périphérique), et secondairement par de multiples petites rues.

Pistes cyclables[modifier | modifier le code]

Le réseau de pistes cyclables est dense à Villeurbanne : plus de 30 km de voies cyclables y sont recensées.

Transport ferroviaire[modifier | modifier le code]

L'ancienne gare de Villeurbanne derrière la ligne de tramway T3.

Aujourd'hui, aucune ligne de chemin de fer ne dessert la ville. L'ancienne ligne de l'Est-Lyonnais a été désaffectée puis réaménagée en ligne de tramway (T3 et RhôneExpress). Une des stations est aménagée dans l'ancienne gare ferroviaire et porte toujours le nom de Gare de Villeurbanne. Néanmoins plusieurs lignes du réseau de transports en commun de Lyon relient directement Villeurbanne aux deux principales gares de l'agglomération : gare de Lyon-Part-Dieu (métro B, tramway 1, 3 et 4, C2, C3, C9, 25, 37, 70) et gare de Lyon-Perrache (métro A) ainsi que deux autres gares, celles de Lyon-Saint-Paul et le tram-train de l'Ouest lyonnais (C3) et à partir de décembre 2013, la gare d'Oullins (métro B).

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Deux lignes du métro de Lyon desservent Villeurbanne. La ligne A relie Vaulx-en-Velin à l'est à la gare de Lyon-Perrache à l'ouest. Six stations sont situées sur le territoire communal de Villeurbanne. La ligne B relie la station Charpennes-Charles Hernu, située à la limite du 6e arrondissement de Lyon et de Villeurbanne, à la station Gare d'Oullins dans le quartier de la Saulaie à Oullins. Elle dessert notamment la gare de Lyon Part-Dieu et ne compte sur le territoire de Villeurbanne que la station Charpennes-Charles Hernu.

  • Le tramway T1 dessert le nord de Villeurbanne sur 8 stations, dont 5 au sein du Campus de la Doua, domaine scientifique rattaché à l'université Claude Bernard Lyon 1. Il rejoint notamment la Gare Part-Dieu de Lyon.
  • Le trolleybus C3 traverse Villeurbanne d'ouest en est au sud de la ville, reliant la gare St Paul, dans le quartier du « Vieux-Lyon », au nord de Vaulx-en-Velin, et desservant 11 stations eu sein de la ville.
  • Le tramway T3, reliant la gare Part-Dieu à la ville de Meyzieu, dessert 4 stations au sud de Villeurbanne.
  • Le tramway T4, reliant la Doua Gaston Berger à l'hôpital Feyzin-Vénissieux, dessert 5 stations de Charpennes jusqu'au Campus, utilisant la même infrastructure que T1.
  • Le tramway RhônExpress, utilisant la même ligne que T3 (ancienne ligne de chemin de fer de l'est lyonnais), relie la gare Part-Dieu à l'aéroport Lyon Saint-Exupéry en desservant la station "Vaulx-en-Velin La Soie" à la limite de Villeurbanne et Vaulx-en-Velin, et assurant ainsi la correspondance entre l'aéroport et la ligne de métro A.

Enfin, plus d'une dizaine de ligne de bus du réseau TCL ainsi qu'une ligne du réseau départemental desservent les différents quartiers de la ville.

Transports aériens[modifier | modifier le code]

Autopartage[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Bluely et Autolib' (Lyon).

Le Grand Lyon a lancé en octobre 2013 un service d’autopartage, baptisé Bluely. Entièrement financé par le groupe Bolloré, il propose uniquement des voitures électriques.

Deuxième agglomération française après celle de Paris à proposer un service d'autopartage de véhicules électriques, le Grand Lyon met à la disposition des habitants de Lyon et de Villeurbanne, dans un premier temps, une flotte de 130 véhicules en 2013. Leur nombre atteindra 250 en 2014. Alors qu'à Paris et à Bordeaux (BlueCub), seules des Bolloré Bluecar constituent la flotte, à Villeurbanne le parc comprend aussi des Renault Twizy.

Ce service complète l'offre proposée par Lyon Par Auto (LPA), créée en janvier 2008[3], et baptisée Autolib'. Ce service met à disposition des abonnés une centaine de véhicules répartis sur 34 stations à Lyon et Villeurbanne[4].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Quartiers[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune comporte plusieurs quartiers historiques. Ils peuvent être regroupés en trois zones :

Afin de rationaliser son organisation administrative, la commune a eu tendance, à compter de 1997, à regrouper la gestion des quartiers en huit conseils[5] : Charpennes-Tonkin, Buers-Croix-Luizet, Cusset-Bonnevay, Cyprian-les-Brosses, Perralière-Grandclément, Ferrandière-Maisons-Neuves, Saint-Jean et Gratte-ciel-Dedieu-Charmettes et à mettre en place des instances inter-quartiers[6] thématiques (Chemin de fer de l’est lyonnais ; Carré de soie ; Vélo ; Mémoires et patrimoine).

Parcs et espaces verts[modifier | modifier le code]

Le parc du Centre situé au nord du quartier des Gratte-ciel.

Villeurbanne est située immédiatement à l'est du parc de la Tête d'Or, plus grand parc urbain de France avec une superficie de 117 hectares -- celui-ci appartient à la commune de Lyon depuis 1894 (avant cette date le parc était partagé entre les deux communes). Au nord du campus de la Doua, sur les bords du Rhône, se trouve le parc de la Feyssine, d'une superficie de 40 hectares. Le principal autre espace vert est le parc de la Commune de Paris dans le quartier de Cusset.

Logement[modifier | modifier le code]

Projets d'aménagements[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Son nom vient du latin villa urbana[7], qui désignait une grosse ferme datant de l'époque romaine (env. -40) et située aux environs de l’actuelle Poste de la place Grandclément.

L'origine du nom du quartier des Charpennes vient du latin carpenum signifiant charme, arbre dont le quartier était fortement peuplé durant des siècles[a 2]. Une autre version, plus fantaisiste, prétend que le terme vient du fait que les rues étaient si mal entretenues que les chars peinaient[a 2].

Le quartier du Tonkin est créé en même temps que l'exposition internationale et coloniale de Lyon de 1894, aussi les noms du quartier et des rues le composant dont choisis en fonction des pays et capitales coloniales[a 3].

La dénomination du quartier de la Poudrette vient de l’élaboration et l’utilisation d'un engrais éponyme provenant de la dessiccation en plein air de matières fécales sur ces terres[a 4].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le fleuve Rhône constituant la frontière naturelle, Villeurbanne était intégrée au Dauphiné, acheté par le roi de France en 1349. (Villeurbanne rejoint le royaume de France en 1355, lorsque son suzerain le comte de Savoie échange les territoires qu'il possédait entre la vallée du Guiers et Lyon, contre la vallée du Faucigny).

Extrait d'un plan de la fin du XVIIe siècle représentant Lyon et ses environs.

À la Révolution, la commune de Villeurbanne se détache du mandement de Vaulx-en-Velin, avec Étienne Debourg comme premier maire. Essentiellement agricole, la commune gagne en importance avec l'établissement en 1837 de digues pour contenir le Rhône, dont les crues épisodiques recouvraient jusqu'alors une grande partie de la plaine. La ville fit d'abord partie du département de l'Isère, avant d'être rattachée à celui du Rhône en 1852[8]. Elle refuse cependant à cette époque son rattachement à la ville de Lyon, à l'encontre des autres faubourgs comme Vaise, la Guillotière ou la Croix-Rousse. Lyon s'est cependant approprié, en faisant passer une loi en 1894, la partie du Parc de la Tête d'or située sur la commune de Villeurbanne pour poursuivre sa politique d'absorption de sa périphérie.

Vue de l'aval de la centrale hydroélectrique de Cusset en 2009.

Vers la fin du XIXe siècle, Villeurbanne se développe rapidement comme banlieue ouvrière de Lyon (caractéristique qui se traduit encore aujourd'hui par un ancrage politique de gauche). À partir de 1899[9], Villeurbanne profite de la proximité de l'usine de Cusset sur le canal de Jonage, centrale hydroélectrique de basse chute. Villeurbanne participe ainsi à l'expansion lyonnaise, l'électricité dynamisant textiles, mécanique et chimie, en ajoutant ses activités propres. Durant la guerre de 14-18, entreprises lyonnaises et entreprises repliées se lancent dans le matériel radio (construit d'abord rue Racine) et diverses sous-traitances innovantes comme l'électricité automobile. Un émetteur radiotélégraphique faisant la liaison entre l'Amérique et la Russie est installé en 1914 sur le terrain militaire de La Doua ; l'infrastructure compte alors huit pylônes de 120 m de haut[b 1]. La main-d'œuvre manque, les traitements sont modestes mais les promotions rapides. Outre les ouvriers réformés ou rappelés du front, on embauche des femmes, puis des coloniaux ou des étrangers. Le quartier du Tonkin loge de nombreux ouvriers vietnamiens, requis pour les industries chimiques lyonnaises. Villeurbanne voit également s'installer une importante colonie italienne.

En 1927, Lazare Goujon lance la construction du quartier gratte-ciel. C'est à la fois un programme social et un programme urbanistique créant un nouveau centre, en vue d'accélérer la fusion des villages constitutifs. Ce quartier accueille en 1934 l'hôtel de ville en remplacement de l’ancien situé place Jules-Grandclément, inauguré le [b 2].

En 1944, lors de l'insurrection de Villeurbanne, la ville est libérée par les FTP-MOI et l'Union des juifs pour la résistance peu avant l'arrivée des troupes débarquées en Provence, puis reprise par les Allemands, et de nouveau libérée.

L'action des municipalités dans le développement de l'enseignement primaire et professionnel à Villeurbanne lors de la première moitié du XXe siècle joue un rôle important dans les carrières ultérieures des enfants de la commune[10].

Sur le terrain d'une ancienne caserne commence en 1957 l'édification de l'INSA de Lyon, Il est rejoint plus tard par l'Université Claude Bernard, constituant ainsi à la Doua un campus d'une centaine d'hectares.

Depuis 1960, les usines et petites propriétés sont progressivement remplacées par des immeubles d'habitation, facilitant le logement des classes moyennes.

Héraldique, devise et logotype[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Villeurbanne (Rhône).svg

Les armes de la commune de Villeurbanne se blasonnent ainsi :
De gueules à la maison forte de deux tours couvertes d'argent posée sur des ondes d'azur mouvant de la pointe, surmontée à dextre d'un dauphin contourné et à senestre d'un lion, tous deux d'or[11].
Ce blason est l’œuvre de l'historien lyonnais André Steyert, en 1888[a 5].

Le dauphin rappelle l’appartenance de la commune à l’Isère jusqu’en 1852, date de son attachement au Rhône. Le lion rappelle l’influence de Lyon sur la ville.

Logotype[modifier | modifier le code]

Logo actuel.

Administration, police, etc.[modifier | modifier le code]

Réticent à l'égard de l'efficacité alléguée de la vidéosurveillance, le maire Jean-Paul Bret (PS, depuis 2001) a doublé les effectifs de la police municipale, qui sont passés de 18 en 2001 à 40 en 2010[12].

Parallèlement, l'État a réduit les effectifs de la police nationale (200 agents dans sa commune en 2002, 152 en 2010)[12].

Municipalité[modifier | modifier le code]

Plaque sur l'église Saint-Athanase, anciennement Saint-Julien de Cusset, commémorant l'élection du premier maire de Villeurbanne
Liste des maires successifs depuis 1944
Période Identité Étiquette Qualité
2001   Jean-Paul Bret PS Maître de conférence en botanique
1998 2001 Gilbert Chabroux PS Professeur
1997 1998 Raymond Terracher PS Ingénieur
1990 1997 Gilbert Chabroux PS Professeur
1977 1990 Charles Hernu PS Journaliste
1954 1977 Étienne Gagnaire MDSF Ouvrier métallurgiste
1947 1954 Lazare Goujon SFIO Médecin
1944 1947 Georges Lévy PCF  

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Selon le recensement de 1999, 93 % des habitants de Villeurbanne vivent dans des immeubles collectifs.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Voir l’image vierge
Localisation de Villeurbanne, Altenbourg, Moguilev, Bat Yam, Abanilla, Abovyan et El Eulma.

Au 3 février 2010, Villeurbanne est jumelée avec :

Par ailleurs, Villeurbanne a signé des accords de coopération[13] avec les communes de Radom en Pologne en 2000, de Sfax en Tunisie en 2001, de la province de Ganzouzour au Burkina Faso et de la commune de Dire Dawa en Éthiopie en 2009.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 145 034 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 617 1 654 1 834 2 136 2 826 2 998 3 677 4 252 5 395
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
5 339 5 850 6 663 7 474 9 033 11 176 14 715 17 940 21 714
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
29 220 33 890 42 526 56 110 63 775 82 038 81 322 82 399 81 769
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
105 416 119 879 116 535 115 960 116 872 124 215 136 473 145 034 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[14] puis Insee à partir de 2004[15].)
Histogramme de l'évolution démographique


La ville de Villeurbanne est la deuxième commune du département du Rhône, la quatrième commune de la région Rhône-Alpes, la 20e ville la plus peuplée de France, et appartient à la deuxième unité urbaine de France[16]. C'est aussi la plus grande commune française à n'être que chef-lieu de canton et à ne pas être une ville-centre.

Culture[modifier | modifier le code]

À la fin des années 1980, une médiathèque, appelée Maison du livre, de l’image et du son, a été construite d'après des plans de Mario Botta.

Le Rize[17], équipement culturel et de recherche, a ouvert ses portes le 16 février 2008 au 23-25 rue Valentin-Haüy (quartier Grandclément). Lieu de débats, de rencontres et d'échanges, il réunit sur 2 660 m² les archives municipales, une médiathèque et des espaces d'actions culturelles et pédagogiques. Le Rize propose à tous les publics des clefs de lecture pour mieux comprendre la ville d'aujourd'hui et imaginer celle de demain.

Villeurbanne abrite l'Institut d'art contemporain de Villeurbanne, qui est le fonds régional d'art contemporain (FRAC) de la région Rhône-Alpes.

Villeurbanne est désormais doté d'un Centre métropolitain des arts urbains: Les Ateliers Frappaz. C'est cette structure qui, depuis 2002, coorganise avec les services culturels de Villeurbanne le festival Les Invites de Villeurbanne. À la mi-juin, ce festival gratuit et déambulatoire, mêlant musique et arts de la rue, attire en moyenne, 80 000 spectateurs selon les organisateurs.

Œuvre monumentale sur un gratte-ciel réalisée par l'artiste Guillaume Bottazzi.

Cultes[modifier | modifier le code]

Du point de vue du culte catholique la ville de Villeurbanne relève de l'archidiaconé de Lyon et du diocèse de Lyon. Elle comporte plusieurs paroisses : Sainte-Madeleine-des-Charpennes, la Sainte-Famille à Croix-Luizet, la Résurrection, Sainte-Thérèse-de-l'Enfant-Jésus, le Cœur-Immaculé-de-Marie, la Nativité, le Saint-Curé-d'Ars[18].

L'Église Évangélique de Réveil de Villeurbanne dispose d'un lieu de culte dans la commune[19].

Culte juif : la ville a la plus importante communauté juive de Rhône-Alpes.

La ville compte 14 lieux de cultes musulmans, mosquées et salles de prière. La ville inaugure une grande mosquée en 2007, la mosquée ottomane, qui peut accueillir 900 fidèles et qui compte également une bibliothèque ainsi qu’une école de langue arabe pouvant recevoir au moins 250 élèves[20].

Culte bouddhiste : il y a un temple rue Raspail aux Gratte-ciel[21] et un temple Zen cours Tolstoï.

Les Témoins de Jéhovah possède une "salle du Royaume" abritant trois congrégations.

L’Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours dispose à Villeurbanne d'un lieu de culte commun aux deux paroisses de Lyon Villeurbanne et Lyon Gerland[22].

L'église Saint-Athanase est un lieu du culte des uniates de rite ukrainien.

Sports[modifier | modifier le code]

La municipalité possède dix-neuf stades, treize salles de sports (dont trois de plus de mille cinq cents places), quatre boulodromes, trois piscines, cinq murs d’escalade et une dizaine de terrains de proximité. La ville compte plus de 200 clubs sportifs.

La ville de Villeurbanne héberge un club omnisports, l'ASVEL, dont la section basket évolue depuis longtemps en Pro A (17 titres de champion de France de basket). Elle héberge aussi le Villeurbanne Handball qui est en D2M (2e division).

Le Lyon-Villeurbanne Rhône XIII (Les Lions, jouant au Stade Georges-Lyvet) est un club de rugby à XIII évoluant en deuxième division (l'Élite 2).

Le C.A.M.N. de Villeurbanne est un club d'athlétisme qui fut créé par des sportifs, dont le Président Thibaudier en a été le responsable au XXe siècle. On y retrouva de nombreux champions du lyonnais de sprint et demi-fond, et deux championnes d'Europe de 100 mètres. Dans les créateurs, Jean Chaintreuil, ancien du L.O.U., reste un des plus connus, à la fois sportif, responsable et entraîneur. Louis Challandon fût entraîneur dans les années 1960, et c'est l'entraîneur Pelletier qui a généré les derniers accords entre clubs comme l'ASVEL Athlétisme, ou Miribel-Ain.

Au mois de mars chaque année, la ville organise les foulées de Villeurbanne, une course de 10 km et une autre de 5 km à travers la ville.

Festivités et évènements[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Enseignement supérieur[modifier | modifier le code]

Villeurbanne abrite le campus de la Doua, qui est un des plus importants sites universitaires de l'agglomération lyonnaise. S'y trouvent notamment :

Hors du campus de la Doua :

Économie[modifier | modifier le code]

La ville possède une antenne de la chambre de commerce et d’industrie de Lyon.

Selon le recensement de 1999, 19 % de la population travaille dans l'industrie, 6 % dans la construction et 74 % dans le secteur tertiaire.

Neuf marchés alimentaires[23] ont lieu régulièrement dans les quartiers des Brosses, des Buers, des Charpennes-Tonkin, Croix-Luizet, Cusset, la Ferrandière, Grandclément (le plus ancien, créé en 1892[b 3]) et Gratte-ciel.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le palais du Travail abritant le Théâtre national populaire, place Lazare-Goujon

Du fait de la destruction du château de la Ferrandière et du développement récent de la ville, le plus ancien monument de Villeurbanne est l’église Saint-Athanase.

Église de la Nativité[modifier | modifier le code]

L'église de la Nativité est construite en 1835 sur la place Grandclément[a 6],[b 4].

Institution Immaculée-Conception[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Institution Immaculée-Conception.

L'institution Immaculée-Conception est créée en 1846 par la congrégation des Sœurs de la Providence de Corenc[b 4] et selon les plans de la mère Sainte-Célèste[a 7], accueillant en 1854 un pensionnat catholique de jeunes filles jusqu'en 1905, date de la loi de séparation des Églises et de l'État où l'institution deviendra laïque. À la suite d'un accord avec l’État entre 1959 et 1962, l'institution redevient catholique[24]. L'« Immac » est aujourd'hui un ensemble scolaire constitué d'une école primaire, un collège et un lycée.

Villa Lafont[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Villa Lafont.

La villa Lafont est construite en béton armé en 1930 par l'ingénieur Léon Lelièvre pour la famille Lafont, industriels villeurbannais[b 5]. Certaines parties de la villa font l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le [25].

Église Saint-Julien de Cusset/Saint-Athanase[modifier | modifier le code]

Article détaillé : église Saint-Athanase.

À l’origine, simple chapelle érigée peut-être vers l’an 800, par les mariniers du Rhône dont un bras navigable passait au pied de cette butte, cette ancienne église paroissiale du XVIe siècle fut longtemps connue sous le vocable de Saint-Julien de Cusset. On y rédigea des cahiers de doléance, on y tint les premières assemblées municipales. Appelée à présent église Saint-Athanase, elle est utilisée par les uniates (catholiques ukrainiens de rite byzantin). Elle abrite un patrimoine religieux ancien[précision nécessaire] (vierge en bois doré) et ukrainien (iconostase, icônes, etc.).

Centre-ville[modifier | modifier le code]

Ensemble monumental construit à l’initiative du maire Lazare Goujon.

Article détaillé : Gratte-ciel (Villeurbanne).

Personnalités célèbres[modifier | modifier le code]

  • Félix Baudy un ouvrier maçon creusois qui a travaillé à Villeurbanne au début du XX siècle et qui a été fusillé pour l'exemple en 1915. Une rue porte son nom.
  • Tony Parker Joueur international de Basket-ball, actionnaire du groupe ASVEL.

Personnalités nées à Villeurbanne[modifier | modifier le code]

Personnalités mortes à Villeurbanne[modifier | modifier le code]

Galerie de photos[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Voir la catégorie : Villeurbanne.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  1. p. 23.
  2. a et b p. 48.
  3. p. 68.
  4. p. 87.
  5. p. 8.
  6. p. 151.
  7. p. 154.
  • Christophe Coupaud, Villeurbanne : Promenade en ville, Saint-Cyr-sur-Loire, Alan Sutton, coll. « Mémoire en images »,‎ novembre 2006, 96 p. (ISBN 2849104965)
  1. p. 19.
  2. p. 26.
  3. p. 27.
  4. a et b p. 29.
  5. p. 25.
  • Hubert Jannon (préf. Jean-Paul Bret), Histoire de l'aviation villeurbannaise : avant la première guerre mondiale, Lyon, Éditions Bellier,‎ 2009, 148 p. (ISBN 9782846312356)
  • J. Perrier et E. Bonnard, Villeurbanne : historique et biographique, Villeurbanne, Association typographique lyonnaise,‎ 1928, 164 p.
  1. p. 17.
  • Bruno Permezel et Marcel Avet (préf. Gilbert Chabroux), Villeurbanne : histoire des rues, histoire des noms, Lyon, BGA Permezel,‎ 1994, 262 p. (ISBN 2909929027)
  • Marc Bonneville, Villeurbanne : naissance et métamorphose d'une banlieue ouvrière, Lyon, Presses universitaires de Lyon,‎ 1978, 288 p. (ISBN 2729700266)

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gentilé sur le site habitants.fr Consulté le 17/07/2008.
  2. Eugène de Rolland et D. Clouzet, Dictionnaire illustré des communes : du département du Rhône, t. 2, Lyon,‎ 1903, 645 p. (lire en ligne), p. 605.
  3. http://www.autolib.fr/autolib/pdf/LettreInfo_2008_janvier.pdf
  4. http://www.autolib.fr/autolib/pdf/Autolib-journal_bd.pdf
  5. « Mon conseil de quartier », sur mairie-villeurbanne.fr (consulté le 3 janvier 2014)
  6. http://www.mairie-villeurbanne.fr/je_participe_quartier_interquartiers.html
  7. Eugène de Rolland et D. Clouzet, Dictionnaire illustré des communes : du département du Rhône, t. 2, Lyon,‎ 1903, 645 p. (lire en ligne), p. 606.
  8. Décret relatif à la commune de Lyon du 24 mars 1852 disponible sur Gallica : la Guillotière, la Croix-Rousse et Vaise sont réunies à la commune de Lyon, et les communes de Villeurbanne, Vaux, Bron et Venissieux sont distraites du département de l'Isère et réunies au département du Rhône.
  9. Usine sans fin, « Le canal de Jonage » (consulté le 12 octobre 2010)
  10. Voir les deux premiers chapitres de Christian Chevandier, La Fabrique d’une génération. Georges Valero, postier, militant et écrivain, Paris, Éditions Les Belles Lettres, collection « Histoire de profil », 2009
  11. Villeurbanne sur OLDJP
  12. a et b "Vidéosurveillance imposée" : le maire de Villeurbanne voit rouge, Lyon Capitale, 3 mars 2010
  13. a, b, c, d, e, f et g « Atlas français de la coopération décentralisée et des autres actions extérieures », sur Ministère des affaires étrangères
  14. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  16. http://insee.fr/fr/ppp/bases%2Dde%2Ddonnees/recensement/populations%2Dlegales/france-departements.asp?annee=2011] Insee - Populations légales 2011
  17. site internet du Rize
  18. « Villeurbanne », sur le site du diocèse de Lyon (consulté le 9 mars 2012)
  19. « Historique de l'Église Évangélique de Réveil de Villeurbanne », sur le site de l'Église Évangélique de Réveil de Villeurbanne (consulté le 17 mars 2012)
  20. } « Inauguration d'une mosquée autofinancée », sur le Figaro (consulté le 9 mars 2012)
  21. « Bouddhisme - Lyon Web », sur lyonweb.net (consulté le 17 mars 2012)
  22. « Recherche par code postal / ville », sur le site de l'Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours (consulté le 17 mars 2012)
  23. « Plan interactif », sur villeurbanne.fr (consulté le 21 novembre 2013)
  24. « Historique », sur immaculee.net (consulté le 21 novembre 2013)
  25. « Notice no PA00118151 », base Mérimée, ministère français de la Culture