Marine nationale (France)

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Marine nationale
Depuis 1990
Moyens 180 bâtiments[1] pour un tonnage de 490 000 tonnes (à pleine charge)
211 aéronefs
Personnels (2010) 37 000 militaires et 4 000 civils
Budget 2011 4,23 milliards €
Forces FAN : 103 bâtiments de combat et de soutien - 11 850 personnes
FSM : 10 bâtiments - 3 500 personnes
AVIA : 206 aéronefs - 5 800 personnes
FORFUSCO : 17 formations - 2 400 personnes
Autres composantes et services bataillon de marins-pompiers de Marseille : 2 400 personnes

gendarmerie maritime : 1 100 personnes
service de soutien de la flotte : 1 550 personnes
service logistique de la Marine

Chef d'état-major Amiral Bernard Rogel

La Marine nationale française est à la fois un corps de la fonction publique de l'État et la force militaire navale (marine de guerre) de la République française. C'est une des quatre forces composantes des Forces armées françaises avec l'Armée de terre, l'Armée de l'air et la Gendarmerie nationale.

Sa flotte se compose de plus d'une centaine de bâtiments de surface. Elle est la seule marine européenne à disposer d'un porte-avions à propulsion nucléaire. Sa flotte sous-marine est composées de dix unités, toutes à propulsion nucléaire, dont quatre sont armées de missiles nucléaires balistiques.

En 2013, la Marine employait 39 100 personnes recrutées par concours. Ses officiers sont formés à l'École navale où l'on accède par un concours démocratique après deux ans de préparation. Son budget annuel total en 2008 était de 5,8 milliards d'euros. Si la Marine nationale française se place au 5e rang mondial des marines militaires par le tonnage, elle est classée au deuxième rang mondial, derrière l'US Navy selon la méthode des rangs d'Hervé Coutau-Bégarie[2].

La devise de la Marine, inscrite sur tous ses bâtiments, est « Honneur, Patrie, Valeur, Discipline ».

La Marine est encore aujourd'hui appelée familièrement « La Royale » pour la distinguer de « La Marchande ». L'implantation du Ministère puis de l'État-major de la Marine de guerre française au 2, rue Royale à Paris, n'est sans doute pas étrangère à la popularisation de cette expression.

Histoire[modifier | modifier le code]

La Marine royale française était quasi inexistante avant 1624.

Elle hérite de plusieurs traditions :

« D'une ancre d'or entrelacée d'un câble de même »

À la Révolution, la Marine nationale a succédé à la Marine royale, créée en 1624 par Richelieu. Sous le premier et le second empire, elle s'est appelée Marine impériale.

La Marine est encore aujourd'hui appelée familièrement « La Royale ». Cette expression était employée par les marins du commerce parce qu'ils devaient effectuer un temps de service au bénéfice de la Marine de guerre française par l'institution de l'Inscription maritime. L'implantation de l'ancien ministère de la Marine puis de l'État-major de la Marine de guerre française au 2, rue Royale à Paris, n'est sans doute pas étrangère à la popularisation de cette expression.

Le symbole de la Marine française, qui était depuis son origine « une ancre d'or », qui, à partir de 1830, est « entrelacée d'un câble » à simple enroulement « en forme de S inversé », figure sur les navires, les armes, les uniformes[3], les courriers, affiches et documents officiels, la vaisselle, les couverts, équipements, bâtiments, armes, etc. de la Marine. Elle a été abandonnée et remplacée en 1990 par un logo figurant une étrave de navire de guerre blanche avec deux gerbes d'écumes bleu et rouge, et l'inscription « Marine nationale ». Le chef d'état-major de la Marine était l'amiral Bernard Louzeau.

Missions[modifier | modifier le code]

Dissuasion[modifier | modifier le code]

SNLE L’Inflexible (S 615) de la classe Le Redoutable en surface.

L'objet de la dissuasion est :

  • de faire face à une agression majeure qui remet en cause l'existence de la France (en particulier son territoire et sa souveraineté) par une puissance étrangère hostile;
  • de faire face aux menaces que pourraient faire peser des puissances régionales sur les intérêts vitaux de la France par la menace d'une frappe nucléaire de riposte.

La dissuasion nucléaire est le cœur de la stratégie de la défense nationale. L'objectif de la doctrine nucléaire reste néanmoins celle du non-emploi. La capacité nucléaire française repose, en 2014, sur :

Action[modifier | modifier le code]

L'action opérationnelle rassemble les missions de prévention et de projection de puissance ou de forces.

Prévention[modifier | modifier le code]

Le contrôle des espaces maritimes est fondé sur un pré-positionnement et une présence adaptés en :

Pour défendre les intérêts de la France à travers le monde, des forces prépositionnées en permanence hors métropole, composées[Quand ?] de 25 navires (frégates de surveillance, de bâtiments de transport léger, de patrouilleurs), 12 avions et hélicoptères, des commandos sont déployés sur tous les océans. Ils assurent présence et vigilance auprès des foyers de tension (zones de crise) ou à titre permanent dans les territoires d'outre-mer.

Projection[modifier | modifier le code]

Si les actions de prévention n'ont pu empêcher le déclenchement d'une crise, il peut être nécessaire d'intervenir — le plus souvent dans un cadre interarmées et international. L'engagement peut varier de la simple présence, à la démonstration de force avec des actions de rétorsions usant d'armes modernes tirées à grande distance.

Les principaux acteurs de ces forces de projection sont articulés autour :

  • du groupe aéronaval ;
  • du groupe amphibie ;
  • du groupe de guerre des mines ;
  • d'un groupe d'action maritime (une ou plusieurs frégates).

La projection peut être de deux types :

  • projection de forces : action avec mise à terre de troupes ;
  • projection de puissance : action sans mise à terre de troupes.

L'action de l'État en mer[modifier | modifier le code]

La Marine nationale, avec d'autres administrations publiques (Affaires maritimes, Gendarmerie maritime, Douanes...), est une des composantes de l'action de l’État en mer (AEM). Il s'agit d'assurer la sauvegarde, la protection et la sécurité des approches maritimes du territoire national, maîtriser les risques liés à l’activité maritime (accidents de mer, pollution, souveraineté dans les DOM-TOM et dans les ZEE…) et lutter contre les activités illicites en mer (terrorisme, narcotrafic, piraterie, transports illicites de migrants…). L'action de l'État en mer consiste souvent en des missions de service public qui ne sont pas des activités spécifiquement militaires.

Elle représente 25 % des activités de la Marine.

Organisation[modifier | modifier le code]

Organisation générale[modifier | modifier le code]

L'organisation générale de la Marine nationale est fixée par le chapitre III du titre II du livre II de la troisième partie du code de la défense créé par les décrets no 2008-1218 et no 2008-1219 du 25 novembre 2008.

La Marine est constituée de formations réparties entre :

Organisation du commandement[modifier | modifier le code]

Commandement opérationnel[modifier | modifier le code]

Pour les opérations relevant de l'action de l'État en mer, elles sont mises en œuvre par les trois préfets maritimes sous l'autorité du Premier ministre qui dispose du Secrétariat général de la mer.

Pour les opérations militaires, les forces maritimes, comme l'ensemble des forces armées, sont sous le commandement opérationnel du chef d'état-major des armées (CEMA). Le chef d'état-major de la Marine (CEMM) est le conseiller du CEMA pour l'emploi des moyens navals et aéronavals.

Pour faciliter la conduite des opérations, le chef d'état-major des armées désigne généralement des contrôleurs opérationnels chargés de déployer les forces qui leur sont affectées et de leur donner des ordres nécessaires pour accomplir la mission fixée.

Les contrôleurs opérationnels sont :

Commandement organique[modifier | modifier le code]

Comme les autres chefs d'état-major d'armées, le chef d'état-major de la Marine (CEMM) est responsable devant le CEMA et le ministre de la Défense de l'organisation, de la préparation, de l'emploi de ses forces ainsi que de leur programmation.

Ces forces sont divisées en quatre grandes composantes :

Les forces[modifier | modifier le code]

Pour la liste des unités de la Marine actuellement en service, consulter[5] :

La force d'action navale (FAN)[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Force d'action navale.
Frégate anti-aérienne Cassard.

La force d'action navale regroupe les forces de surface. Elle comprend 12 000 marins et une centaine de bâtiments. Elle fournit l'essentiel de la contribution de la Marine aux missions de prévention et de projection. Elle est placée sous le commandement d'un amiral (ALFAN).

Elle comprend sept grandes catégories de bâtiments de surface :

  • le groupe aéronaval : le porte-avions nucléaire Charles de Gaulle et ses bâtiments d'accompagnement ;
  • le groupe amphibie : les trois bâtiments projection et de commandement (BPC) Mistral, Tonnerre et Dixmude, le transport de chalands de débarquement (TCD) Siroco, et leurs bâtiments d'accompagnement ;
  • des frégates : frégates anti-aériennes Cassard et Jean Bart, frégates de défense aérienne Forbin et Chevalier Paul, frégates de lutte anti-sous-marine Classe Georges Leygues, frégates légères furtives classe La Fayette et avisos Classe d'Estienne d'Orves ; frégates multi-missions Classe Aquitaine.
  • la force de guerre des mines : chasseurs de mines classe Eridan ;
  • des bâtiments de souveraineté : frégates de surveillance classe Floréal et patrouilleurs classe Audacieuse ;
  • des bâtiments de service publics : patrouilleurs de service public ;
  • des bâtiments de soutien ;
  • des bâtiments hydrographiques et océanographiques.

Les forces sous-marines (FSM)[modifier | modifier le code]

SNA Casabianca en 2005.
  • La force océanique stratégique (FOST) :

La FOST est la composante principale de la force de dissuasion nucléaire française ; elle garantit l'assurance d'une frappe en second (frappe de riposte) avec une permanence d'un à deux sous-marins en patrouille à la mer. Elle est constituée de quatre sous-marins à propulsion nucléaire lanceurs d'engins balistiques (SNLE), basés à l'Île Longue.

Les six sous-marins d'attaque à propulsion nucléaire de classe Rubis, basés à Toulon, participent aux missions de prévention, de projection et de protection.

L'ensemble des forces sous-marines est placé sous le commandement de l'amiral commandant la FOST (ALFOST).

Chacun des dix sous-marins français a deux équipages (appelés « Bleu » et « Rouge ») pour permettre leur déploiement à la mer plus de 200 jours par an.

L'aéronautique navale (ALAVIA)[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Aviation navale.
Rafale M de la flottille 12 F.
Cocarde des aéronefs de l'aviation navale.

L'aéronautique navale[6] (un temps aviation navale) compte 230 aéronefs et 6 800 personnes, ainsi que quatre bases d'aviation navale (BAN) : Landivisiau, Lann-Bihoué, Hyères Le Palivestre, Lanvéoc-Poulmic. Elle est composée :

  • du groupe aérien embarqué, destiné à armer le porte-avions et composé de quatre flottilles de Rafale, de Super-Étendard et de E-2C Hawkeye ;
  • des hélicoptères embarqués sur les frégates, principalement des Panther et Lynx ;
  • des hélicoptères de service public et de sauvetage en mer, basés à terre, des Dauphin et Caracal et Caiman ;
  • des avions de patrouille maritime (deux flottilles d'Atlantique 2) et de surveillance maritime (deux flottilles de Gardian, et Falcon 50) ;
  • une aviation de soutien qui assure des missions de transport et d'entraînement et de formation (Xingu, Falcon 10 Mer, CAP10, Alouette III).

Les fusiliers marins et commandos (FORFUSCO)[modifier | modifier le code]

Démonstration d'assaut à la mer par le commando Jaubert.

Ils sont regroupés au sein d'une force basée à Lorient et comptent 1 700 personnes. Cette force participe à des opérations terrestres à partir de la mer, d'intervention en mer dans le cadre des missions de sauvegarde, des opérations de forces spéciales, la protection des sites sensibles. Elle comprend deux composantes :

Autres composantes[modifier | modifier le code]

Le bataillon de marins-pompiers de Marseille (BMPM)[modifier | modifier le code]

Créé en 1939 à la suite de l'incendie des Nouvelles Galeries, le bataillon de marins pompiers de Marseille (BMPM) est numériquement l'unité opérationnelle la plus importante de la Marine nationale. Son effectif est de 2 400 personnels (dont 4 % de femmes).

Commandé par un vice-amiral, le "Bataillon" (comme il est appelé familièrement) est une unité atypique de la Marine nationale. Hors budget, car financée par la municipalité de Marseille, c'est la seule unité militaire française placée sous la direction et les ordres d'un maire. Le BMPM est chargé des secours tant contre les incendies urbains, les feux de forêts et de navires, que les périls de toutes natures menaçant la sécurité publique sur le territoire de Marseille, dans le grand port maritime de Marseille (Marseille, Port de Bouc, Fos/Lavéra), ainsi que sur l'aéroport international Marseille-Provence et sur le site de l'usine Eurocopter.

Le BMPM a effectué en 2013 111 000 interventions dont près des trois quarts pour du secours à victimes.

La gendarmerie maritime[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Gendarmerie maritime.

Composante de la Gendarmerie nationale, la Gendarmerie maritime est mise pour emploi auprès du chef d'état-major de la Marine. Elle assure :

  • des missions de sauvegarde maritime et de police générale dans les eaux territoriales et la ZEE, sous l'autorité du préfet maritime ;
  • des missions de police judiciaire sous l'autorité du procureur de la République ;
  • des missions de protection des établissements de la Marine à terre.

Son effectif compte 1 500 personnes et elle dispose d'une trentaine de patrouilleurs et vedettes répartis sur tout le littoral.

Le service hydrographique et océanographique de la Marine (SHOM)[modifier | modifier le code]

Le service hydrographique et océanographique de la Marine (SHOM) a une mission de service public d'hydrographie et de cartographie marine et une mission de soutien aux forces navales d'océanographie et de météorologie militaire. Depuis 2007, il n'est plus un service de la marine mais un établissement public à caractère administratif.

Les services[modifier | modifier le code]

Le service logistique de la Marine (SLM)[modifier | modifier le code]

Suite a une restructuration interarmées du 1er janvier 2010 et la fusion des différents commissariats des armées françaises en un Service du commissariat des armées, la création du SLM permet de regrouper l'ensemble des activités logistiques et techniques issues de l'atelier militaire de la flotte (AMF) et du Service du commissariat de la Marine (SCM).

La constitution du commandement interarmées du soutien commun (COMIAS) a pour but la mutualisation des moyens et l'accroissement de l'efficacité des structures chargées de ce domaine.

Le COMIAS a des responsabilités dans les domaines suivants :

  • logistique ;
  • administratif ;
  • financier ;
  • juridique.

Le SLM s'occupe de domaines plus spécifiques :

  • rechanges navales ;
  • ravitaillement à la mer ;
  • plongée ;
  • transit et expéditions.

Le service de soutien de la flotte (SSF)[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Service de soutien de la flotte.

Le service de soutien de la flotte est chargé du soutien technique des bâtiments de surface et des sous-marins. Ce service, composé de personnel de la marine et de la DGA :

  • pilote toute la maintenance programmée et les réparations effectuées par :
    • les équipages,
    • les moyens militaires de soutien (essentiellement le SLM et la DIRISI)
    • l'industrie, dont particulièrement DCNS et d'autres entreprises titulaires de contrats négociés et mis en concurrence (ENDEL, CNN-MCO, PIRIOU, STX, LGM, NAVTIS) ;
  • assure la gestion de la configuration des bâtiments et des matériels associés ;
  • approvisionne les stocks de rechanges navals.

Organismes de formation[modifier | modifier le code]

La Marine comprend également des organismes de formation qui sont :

La préparation de l'avenir[modifier | modifier le code]

Un format avait été défini, le modèle 2015, qui devait permettre à la Marine de mettre en œuvre 80 bâtiments de combat, 130 aéronefs de combat et 5 commandos. En 2008, il a été revu à la baisse pour raisons budgétaires.

Il prévoyait principalement :

  • un deuxième porte-avions dit PA 2 ; à propulsion classique, construit en coopération avec les Britanniques. Le 17 juin 2008, le président de la République, Nicolas Sarkozy, a annoncé le report à 2011 ou 2012 de la décision de le construire, ou non. Cela amènerait la mise en service du PA2 aux alentours de 2023, soit environ 25 ans après la première sortie en mer du Charles de Gaulle. S'il est construit, le PA2 pourrait être à propulsion nucléaire. La construction de ce porte-avions semble définitivement abandonnée[7] ;
  • le renouvellement des sous-marins nucléaires d'attaque (SNA) : il s'agit du programme Barracuda (6 unités dotées de torpilles et de missiles de croisière) ;
  • 2 frégates de défense aériennes de type Horizon construites en coopération avec l'Italie ; dotées du missile ASTER. Elles sont entrées en service en 2009 et 2010. 4 étaient prévues à l'origine ;
  • le renouvellement des frégates avec le programme FREMM (frégate européenne multi-missions) en coopération avec l'Italie. Il prévoyait la réalisation de 17 bâtiments, de deux types : action sous-marine et action vers la terre (missile de croisière)[8]. 9 seulement à vocation anti-sous-marine pourraient être construites, aux quelles pourraient s'ajouter 2 frégates de défense aérienne soit un total de 11 FREMM potentiellement construites.
  • le quatrième SNLE/NG et l'admission au service du missile M-51.

Marine nationale et environnement[modifier | modifier le code]

La Marine contribue aux plans Polmar et à la surveillance de l'environnement marin (pollutions par les hydrocarbures en particulier) et au contrôle de la surpêche. Des conventions lient le ministère de la Défense et celui de l'Environnement ; une instruction du 19 septembre 2008, du Bureau de maîtrise des risques de l’état-major de la Marine nationale, précise les modalités de l’application de la réglementation environnementale et l’organisation en la matière de la Marine nationale[9]. Ce document promeut aussi un état d’esprit de prévention pour la protection de l'environnement.

Le personnel[10][modifier | modifier le code]

Le porte-hélicoptères Jeanne d'Arc.

Pour les grades et appellations dans la marine, consultez : Grades de la Marine nationale

Du fait de la professionnalisation et de la diminution du nombre de ses bâtiments, les effectifs de la marine sont passés entre 1996 et 2002 de 70 000 à 55 000 militaires et civils. En 2010, les effectifs étaient de 37 366 militaires et 6 046 civils.

Ce personnel est réparti en 4 402 officiers, 24 372 officiers mariniers, 7 530 quartiers-maîtres et matelots, et 1 062 volontaires. Environ 5 100 femmes servent aujourd’hui dans la marine, soit 13,5 % de l’effectif militaire.

Chaque année, pour maintenir une moyenne d'âge jeune (31 ans), garantie de sa capacité opérationnelle, la marine recrute environ 2 500 personnes. Les 2/3 de son personnel est sous contrat, un tiers est "de carrière" (cadres de maistrance pour les officiers mariniers).

Les bases et l'infrastructure[modifier | modifier le code]

Les bases navales sont au nombre de :

Ces bases ont pour mission d'accueillir les bâtiments stationnés et de passage et de leur fournir un soutien (protection, sécurité, administration, restauration et hôtellerie, soutien technique…). Elles disposent d'ateliers de réparation, de compagnies de marins-pompiers et de détachements de fusiliers marins.

À ces bases navales, il convient d'ajouter la base sous-marine de l'Île Longue et les BAN, déjà citées.

La Marine dispose également d'installations louées aux gouvernements locaux à Dakar et Djibouti.

À ces bases, s'ajoutent des installations diverses réparties sur tout le territoire dont notamment :

  • des centres de télécommunications ;
  • un réseau de sémaphores sur le littoral qui contribue à la mission de sauvegarde maritime et à la surveillance des eaux côtières.

Traditions[modifier | modifier le code]

La Marine nationale a toujours cultivé un sens aigu de l'innovation technique avec un grand respect pour ses traditions.

Tenues[modifier | modifier le code]

Les marins ne disent pas qu'ils portent un uniforme mais une tenue (comme les chasseurs alpins), ou plutôt des tenues, car il y en a plusieurs: tenue de cérémonie, ou grande tenue, tenue ordinaire, tenue de travail, tenue d'hiver et tenue d'été.

Hymne et devise[modifier | modifier le code]

Depuis le 29 août 2011, la Marine nationale s'est dotée d'un hymne de la Marine particulier, différent de l'hymne national[11].

La musique a été composée par le chef de musique Didier Descamp, et les paroles ont été écrites par le lieutenant de vaisseau Christian Beauval:

Marins rejoins ton équipage
Tu es paré pour la mission
Bientôt commence l'appareillage
Du patrouilleur au porte-avions
Marin au cours de ton voyage
Tu hisses notre pavillon
Au loin très haut
Tu portes l'image de la France
Aux autres nations
Honneur, Valeur et Discipline
Mis au service de la Patrie
C'est la devise de la Marine
Qui s'est inscrite dans ta vie
C'est la devise de la Marine
Qui s'est inscrite dans ta vie[12].

On peut remarquer que la devise de la Marine, "Honneur, Patrie, Valeur, discipline", y a perdu le mot patrie.

Pavillons, marques et flammes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.defense.gouv.fr/marine/organisation/les-forces/force-d-action-navale/forces-de-surface/forces-de-surface
  2. !! DSI hors-série no 14 octobre-Novembre 2010
  3. L'Ordonnance royale de 1772 prévoit le port de l'ancre d'or sur les tenues des régiments des ports constituant le corps royal de la marine, implantés à Toulon, Brest, Rochefort, Saint-Malo, Bordeaux, Le Havre, Bayonne et Cherbourg.
  4. Code de la défense, art. R.3223-3.
  5. La flotte française au 1er janvier 2008, sur le site Net-Marine
  6. « Aéronautique navale », sur le site du ministère de la Défense, defense.gouv.fr, consulté le 6 février 2010.
  7. http://www.aemef.fr/index.php?option=com_content&view=article&id=109&Itemid=78
  8. Selon des sources concordantes telles le blog de Libération [lire en ligne] et le blog de Joseph Henrotin [lire en ligne], la Marine nationale se contenterait des 8 frégates déjà budgétées, puis éventuellement de 3 de plus dont 2 frégates de défense aérienne
  9. Bulletin officiel des armées du 23 janvier 2009.
  10. http://fr.calameo.com/read/000331876b9dcf0a5fe29
  11. « 29 Aout 2011 Hymne de la Marine Message officiel du chef d'état-major de la Marine », sur Amicale des Pupilles Mousses,‎ 29 août 2011 (consulté le 22 septembre 2011).
  12. La marine national a son hymne officiel, Ouest France, Ligne de défense

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Georges Croulebois, Pont libre, Éditions des 7 vents, 1993 (ISBN 2-8771-6052-1).
  • Jean Moulin, Les navires français en images (1939-1945), Marines Éditions, 2005 (ISBN 2-9153-7923-8).
  • Jean Moulin, Jacques Isnard, De la mer à la terre – Les enjeux de la marine française au XXIe siècle, Librairie Académique Perrin, 2006 (ISBN 2-2620-2262-3).
  • Serge Dufoulon, Les gars de la marine – Ethnographie d'un navire de guerre, Éditions AM Métailié, 1998 (ISBN 2-8642-4282-6).

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]