Poulx

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Poulx
Église Saint-Michel
Église Saint-Michel
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Languedoc-Roussillon
Département Gard
Arrondissement Nîmes
Canton Marguerittes
Intercommunalité Communauté d'agglomération Nîmes Métropole
Maire
Mandat
Patrice Quittard
2014-2020
Code postal 30320
Code commune 30206
Démographie
Population
municipale
4 045 hab. (2011)
Densité 273 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 54′ 41″ N 4° 25′ 27″ E / 43.9114, 4.4242 ()43° 54′ 41″ Nord 4° 25′ 27″ Est / 43.9114, 4.4242 ()  
Altitude Min. 34 m – Max. 213 m
Superficie 14,8 km2
Localisation

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Poulx est une commune française, située dans le département du Gard en région Languedoc-Roussillon, à proximité de Nîmes. Ses habitants sont les Poulxois et Poulxoises.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est située à 10 kilomètres au nord-nord-est de Nîmes[1], sur la partie sud du massif des Garrigues[2]. Les villes limitrophes sont Nîmes, Cabrières et Marguerittes, et une partie de la commune est occupée par le camp militaire des Garrigues[1].

La position de Poulx sur la partie sud du plateau des garrigues lui confère un paysage et un sol typiques de la garrigue.
Le sol est principalement constitué de calcaire urgonien[2], dur et de marnes, plus tendres[1], tandis que la végétation est constituée de plantes de la garrigue : chêne kermès, yeuse ou chêne vert, buis, pin d'Alep, fillaires, sumacs, pistachiers, terébinthes, genévriers, sabine, oxycèdre, etc.

Les relevés météorologiques de la ville de Nîmes, distante de 10 km, sont les suivants :

Mois J F M A M J J A S O N D Année
Températures moyennes[3] (année 2007) °C 5,7 6,8 10,1 13 16,8 20,8 23,6 22,9 19,7 14,6 9,8 6,5 ∅ 14,2
Précipitations[4] (hauteur moyenne en mm, période 1971-2000) 78 59 53 64 61 48 28 57 78 139 64 65 ∑ 794

Poulx jouit d'un climat méditerranéen, très ensoleillé. Le vent de secteur nord ou nord-nord-ouest est cependant assez fréquent[1].

Une partie du territoire de la commune, au nord, est à proximité immédiate du Gardon.

Poulx est l'une des 79 communes membres du Schéma de Cohérence Territoriale SCOT du Sud du Gard et fait également partie des 41 communes du Pays Garrigues Costières.

Histoire[modifier | modifier le code]

Du fait de sa proximité avec l'aqueduc romain qui alimentait Nîmes en eau, le site de Poulx fut occupé dès l'Antiquité[5].

Le développement du village débuta réellement au milieu du Moyen Âge, l'église datant du XIe siècle. La première mention du lieu remonte à 1209[6] ; le site se nommait alors Locus de Sancto-Michaele. Au XVIIe siècle, il est fait allusion dans les papiers du diocèse de Nîmes au Prieuré Saint-Michel de Pouls[6].

La propriété de la terre fut assurée du début du XVIe siècle jusqu'à la Révolution à la famille de Brueis, seigneurs de Poulx[6].

Le , lors de la Guerre des Cévennes consécutive à la révocation de l'Édit de Nantes, les Camisards attaquèrent, pillèrent et incendièrent l'église et 14 maisons. Au cours de cet épisode, 11 personnes furent massacrées et certains habitants se réfugièrent dans les grottes voisines[5].

Église[modifier | modifier le code]

L'église de Poulx, construite au XIe siècle, eut une histoire mouvementée, en tant que symbole religieux dans un pays en proie aux conflits religieux (guerres de religion et guerre des Camisards).

Elle fut une première fois démolie par les protestants en 1577, et reconstruite en 1618. En 1629, les protestants l'occupèrent à nouveau et en furent délogés par des soldats catholiques qui étaient passés par le toit. En décembre de la même année, les protestants réinvestirent l'église et firent prisonniers les catholiques.
Enfin, lors de l'attaque camisarde de 1703, elle fut incendiée[5].

Aujourd'hui, elle fait partie du district diocésain de Nîmes-est[5] et est inscrite aux Monuments Historiques depuis le [1].

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
    Michel Quiot PS puis DVG Conseiller général du Canton de Marguerittes (1982-2001)
mars 2001 mars 2014 Bernard Rous DVD Vice-président de Nîmes Métropole jusqu'en 2014
mars 2014 en cours Patrice Quittard DIV Vice-président de Nîmes Métropole depuis 2014
Les données manquantes sont à compléter.

Canton[modifier | modifier le code]

La commune fait partie du canton de Marguerittes, dont le conseiller général est William Portal, maire de Marguerittes (DVD). Le canton dépend de l'arrondissement de Nîmes et de la sixième circonscription du Gard dont le député est Christophe Cavard (EÉLV).

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de la communauté d'agglomération Nîmes Métropole (CANIM), dont le siège se trouve à Nîmes et dont le président est Jean-Paul Fournier (UMP).

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Aux élections municipales de 2008, aucune liste ne se présenta sous l'étiquette d'un grand parti national et 3 listes se partagèrent 27 sièges.

Répartition des sièges aux élections municipales de 2008[7]
Nom de la liste Etiquette Nombre de sièges
Dans l'intérêt de Poulx Divers droite 20
Poulx autrement Divers 5
Union pour Poulx Divers gauche 2

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 4 045 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
227 227 247 263 221 258 259 291 283
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
262 282 284 290 298 285 269 263 239
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
194 226 217 153 141 132 103 92 118
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
160 190 382 723 1 630 3 148 3 804 4 095 4 054
2011 - - - - - - - -
4 045 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2004[9])
Histogramme de l'évolution démographique

Le fort accroissement démographique dans les années 1990 traduit le glissement de la population urbaine de Nîmes vers les villages de la proche banlieue, dont Poulx[10].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Outre l'église des XIIe siècle et XVIIe siècle, Poulx comportait comme lieu d'intérêt un chêne vert remarquable, cadastralement situé dans le camp des Garrigues, donc sur la commune de Nîmes, mais à proximité immédiate de Poulx. Ce chêne vert passait pour être l'un des plus vieux de France, mais, dans les années 1980, une pollution due à un bassin de rétention de l'ancienne municipalité l'a abîmé, et l'arbre est actuellement quasiment mort[11].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

L'altermondialiste Aurélie Trouvé, coprésidente d'Attac France et candidate malheureuse à la présidence du FMI, a grandi à Poulx. Elle habite désormais à Nîmes.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

Appel de la Garrigue 1989 Gérard JOYON ISBN 2-9504214-0-7

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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