Sauveterre (Gard)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Sauveterre.
Sauveterre
L'église de Sauveterre.
L'église de Sauveterre.
Blason de Sauveterre
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Languedoc-Roussillon
Département Gard
Arrondissement Nîmes
Canton Roquemaure
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Grand Avignon
Maire
Mandat
Jacques Demanse
2014-2020
Code postal 30150
Code commune 30312
Démographie
Population
municipale
1 743 hab. (2011)
Densité 133 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 01′ 35″ N 4° 47′ 38″ E / 44.0264, 4.793944° 01′ 35″ Nord 4° 47′ 38″ Est / 44.0264, 4.7939  
Altitude Min. 12 m – Max. 140 m
Superficie 13,09 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Gard

Voir sur la carte administrative du Gard
City locator 14.svg
Sauveterre

Géolocalisation sur la carte : Gard

Voir sur la carte topographique du Gard
City locator 14.svg
Sauveterre

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Sauveterre

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Sauveterre

Sauveterre est une commune française située dans le département du Gard, en région Languedoc-Roussillon.

Géographie[modifier | modifier le code]

Panorama sur Sauveterre avec vue sur le Mont Ventoux.

Quartiers, hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

Four.
  • Four, hameau situé au Sud, entre Pujaut (à l'Ouest) et le Rhône (à l'Est).

Histoire[modifier | modifier le code]

Protohistoire : Âge du fer[modifier | modifier le code]

23 sépultures de chefs celtes de la tribu des arécomiques ont été retrouvées disséminées dans la région occidentale du bas Rhône. Toutes ont pu être datées de cette période troublée, et leur dispersion nous renseigne sur la violence et l'étendue des combats. La plupart étaient situées sur les trajets conduisant à Uzès telles les sépultures de Sauveterre et de Rochefort du Gard sur la route reliant le port antique de Roquemaure à Uzès par l'oppidum antique de Remoulins.

Antiquité[modifier | modifier le code]

- Vers Four, décharge de potiers. Amphores Gauloises, tuiles, briques, chéneaux et déchets de cuisson et cendre permettant de conclure à la présence d'un atelier de potiers.

- Toujours à Four, le mur sud d'une maison réutilise une construction en grand appareil qui pourrait étre un morceau d'aqueduc romain en arches.

- Au Change, dépôt appartenant certainement à une tombe (lance en fer à douille et à larges ailerons, patère et bol en céramique campanienne, débris d'amphores. 1er s. av. J.-C.).

- Daté du Ve siècle une tombe romaine, entre Roquemaure et Sauveterre.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

L’évêque d’Avignon cède en 1120 l’église paroissiale Saint-Marie-de-Fours à l’abbaye Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon, puis en 1195 l’église Saint-Jean. L’abbaye perçoit leurs revenus[1].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Sauveterre Blason D'argent au mont au naturel parsemé d'oliviers de sinople, issant d'ondes d'azur, accompagné en chef à dextre d'une étoile soudée d'or.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1908 1940 Joseph Ranquet PRS Député (1938-1942)
Conseiller général (1925-19..)
  juin 1995      
juin 1995 en cours Jacques Demanse PCF  

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 743 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1851. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1851 1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891
877 888 906 932 849 838 798 753 767
1896 1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946
701 727 795 765 690 703 703 725 747
1954 1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011
747 762 913 911 1 159 1 378 1 696 1 793 1 743
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

Viticulture[modifier | modifier le code]

Huile d'olive de Provence AOC[modifier | modifier le code]

Huile d'olive de Provence AOC.

L'huile d'olive de Provence est protégée par une appellation d'origine contrôlée (AOC) à la suite d'une enquête diligentée par l'INAO, dont les conclusions ont été déposées auprès de la commission le 26 octobre 2006, réunie à Arles. La signature du décret parut au Journal officiel le 14 mars 2007[4]

Pour pouvoir postuler à l'AOC, l'huile d'olive de Provence doit être élaborée à base des variétés aglandau, bouteillan, cayon, salonenque ainsi que celles dénommées localement brun, cayet, petit ribier et belgentiéroise. Il faut au moins deux de ces variétés principales présentes au sein de l'oliveraie[4],[5].

Industrie[modifier | modifier le code]

L'usine hydroélectrique de Sauveterre est installée sur le territoire de la commune. Elle est couplée à un barrage sur un bras mort du Rhône séparant Sauveterre de Châteauneuf-du-Pape. Cet équipement est géré par la CNR.

Le barrage-usine, vu de Châteauneuf.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Château de Montsauve (XVIIe siècle).
  • Château de Varenne (1778).
  • Église du XIXe siècle, restaurée : escalier extérieur monumental, intérieur : Vierge et Christ peint par Guirand de Scevola.
  • Chapelle Notre-Dame de Four, du début du XIIIe siècle, restaurée.
  • Vestiges d'un monastère (Notre-Dame-des-Fours).

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Guy Barruol, Michèle Bois, Yann Codou, Marie-Pierre Estienne, Élizabeth Sauze, « Liste des établissements religieux relevant de l’abbaye Saint-André du Xe au XIIIe siècle », in Guy Barruol, Roseline Bacon et Alain Gérard (directeurs de publication), L’abbaye de Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon, histoire, archéologie, rayonnement, Actes du colloque interrégional tenu en 1999 à l'occasion du millénaire de la fondation de l'abbaye Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon, Éd. Alpes de Lumières, Cahiers de Salagon no 4, Mane, 2001, 448 p. (ISSN 1254-9371), (ISBN 2-906162-54-X), p 230
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  4. a et b (fr) « Décret du 14 mars 2007 relatif à l'huile d'olive de Provence AOC », INAO
  5. (fr) « Les variétés d'olives », sur terroirselect.info

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]