Milhaud (Gard)

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Milhaud
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Languedoc-Roussillon
Département Gard
Arrondissement Nîmes
Canton La Vistrenque
Intercommunalité Communauté d'agglomération Nîmes Métropole
Maire
Mandat
Jean-Luc Descloux
2014-2020
Code postal 30540
Code commune 30169
Démographie
Population
municipale
5 762 hab. (2011)
Densité 316 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 47′ 27″ N 4° 18′ 29″ E / 43.7908, 4.3081 ()43° 47′ 27″ Nord 4° 18′ 29″ Est / 43.7908, 4.3081 ()  
Altitude Min. 15 m – Max. 122 m
Superficie 18,25 km2
Localisation

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Milhaud

Milhaud, Amiliau, Amiliavum (Histoire de Languedoc II, preuves colonne 270) 1112, est une commune française située dans le département du Gard en région Languedoc-Roussillon.

Étymologie : certains noms de personnes latins se présentent avec d'autres suffixe que -acum, -anum, ou -anicis ou avec des suffixes obscurs : Milhaud est dérivé du nom latin Aemilius à l'aide du suffixe -avus.

Géographie[modifier | modifier le code]

Milhaud est une ville d'environ 6 000 habitants à caractère pavillonnaire implantée à 5 km de la sortie de l'autoroute A9, située à la sortie immédiate de Nîmes, en bordure de la RN 113 en direction de Montpellier. C'est en effet le premier village au sud de Nîmes, sur la route Nîmes-Montpellier, bordé au nord par la garrigue, au sud par la plaine agricole de la Vistrenque longeant elle-même le Vistre, et à l'ouest par un affluent du Vistre appelé lou valla de l'arrière.

La commune compte une zone d'activité (ZAC Trajectoire) qui regroupe de nombreuses sociétés et qui se situe également à proximité de la RN 113. Les infrastructures routières et ferroviaires du secteur contribuent à l'essor de la commune.

Les communes de Nîmes (continuité urbaine), Caveirac, Langlade, Bernis, Aubord et Générac sont limitrophes à la commune de Milhaud. Ses habitants sont les Milhaudois et Milhaudoises.

Milhaud est l'une des 79 communes membres du Schéma de cohérence territoriale SCOT du sud du Gard et fait également partie des 41 communes du Pays Garrigues Costières.

Histoire[modifier | modifier le code]

Milhaud a suivi les vicissitudes de sa grande sœur toute proche, Nîmes. en effet, par sa situation géographique privilégiée, elle devient très tôt un point de concentration de la vie humaine, d'autant qu'une source au débit abondant put faire vivre tout un groupement humain. Il est à peu près certain que, très tôt, les Ibères arrivés d'Espagne et les Ligures venus d'Italie mirent leur génie agricole au service de cette région ; leur présence est encore attestée par les lacis des murets, des faisses et des capitèles.

La commune de Milhaud est située sur le tracé de la voie Domitienne. Elle est la possession des comtes de Toulouse, de Simon de Montfort, puis des évêques de Nîmes.

Ceux-ci possèdent à Milhaud un vaste château entouré de fossés et flanqué de tours élevées. L'évêque Jean IV de Blauzac y fait réaliser de grandes réparations de 1348 à 1361. L'un des successeurs de Jean IV, Jean de Gasc, continue les travaux pendant tout son épiscopat de 1367 à 1372. Il exhausse les tours et creuse les fossés[1]. Ce château, détruit par les huguenots en 1622, n'a jamais été reconstruit. Il est situé derrière l'église actuelle.

XXIe siècle[modifier | modifier le code]

Le 17 février 2014, le corps enseignant du lycée Geneviève de Gaulle-Anthonioz se met en grève, concomitamment à l'organisation spontanée d'un blocus[2]. Ceux-ci, emmenés principalement par Tristan Guarinos, vice-président du CVL, dénoncent l'« élitisme », l'« autoritarisme » et la pression permanente du proviseur Christian Hugon, dont ils réclament la démission[3],[4],[5]. Le mouvement obtient le soutien du SNES-FSU, de la CGT-Éducation et de l'UNSA Éducation et adoptent une liste de revendications[6]. Après une rencontre avec le rectorat de l'académie de Montpellier, où une délégation de 80 élèves est présente, et la venue du DAVL Alexis Séverin le 21 février 2014, les lycéens décident à l'issue de cette dernière réunion de lever le blocus après avoir obtenu un grand nombre de contreparties[7],[8].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Milhaud Blason D'or aux quatre pals de gueules, à la bande brochant d'azur, au chef du même chargé de trois fleurs de lys aussi d'or.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1977 1995 André Costabel DVD  
juin 1995 avril 2014 Jean-Michel Avellaneda DL puis UMP Vice-président de Nîmes Métropole
avril 2014 en cours Jean-Luc Descloux DVD Vice-président de Nîmes Métropole

Jean-Michel Avellaneda a présenté la candidature de Nicolas Sarkozy dans le cadre de l'élection présidentielle de 2012.

Canton[modifier | modifier le code]

Milhaud fait partie du canton de La Vistrenque, dont la conseillère générale est Joëlle Murré (UDI). Le canton dépend de l'arrondissement de Nîmes et de la première circonscription du Gard dont la députée est Françoise Dumas (PS, conseillère municipale de Nîmes).

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de la communauté d'agglomération Nîmes Métropole (CANIM), dont le siège se trouve à Nîmes et dont le président est Jean-Paul Fournier (UMP).

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 5 762 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 250 1 474 1 501 1 636 1 613 1 645 1 679 1 759 1 829
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 824 1 806 1 896 1 810 1 664 1 344 1 348 1 400 1 428
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 386 1 366 1 319 1 210 1 156 1 224 1 136 1 038 1 176
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
1 301 1 562 2 225 3 564 4 855 4 874 5 485 5 578 5 762
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2004[10].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église (rebâtie dans la seconde moitié du XIXe), dans le style néo-roman. Son clocher est surmonté d'une flèche couverte d'ardoises.
  • Temple néoclassique : bâti sous le Premier Empire entre 1808 et 1809, il pourrait être le premier temple de l'Église Réformée du Gard (d'une longue série durant la première moitié du XIXe siècle) construit après les « lois concordataires ».
  • Ancien moulin à vent.
  • Ancienne gare.
  • Demeures « bourgeoises » (1850-1900), dont d'anciennes et nombreuses maisons vigneronnes.
  • Capitelles en pierre sèche dans la garrigue.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]


Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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