François Bayrou

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François Bayrou
François Bayrou.
François Bayrou.
Fonctions
Maire de Pau
En fonction depuis le 4 avril 2014
(8 mois et 16 jours)
Prédécesseur Martine Lignières-Cassou
1er président du Mouvement démocrate
En fonction depuis le 2 décembre 2007
(7 ans, 0 mois et 18 jours)
Prédécesseur création du parti
Député de la 2e circonscription
des Pyrénées-Atlantiques
19 juin 200217 juin 2012
(9 ans, 11 mois et 29 jours)
Élection 16 juin 2002
Réélection 17 juin 2007
Prédécesseur Pierre Menjucq
Successeur Nathalie Chabanne
12 juin 199721 décembre 1999
(2 ans, 6 mois et 9 jours)
Élection 1er juin 1997
Prédécesseur Pierre Laguilhon
Successeur Pierre Menjucq
23 juin 19881er mai 1993
(4 ans, 10 mois et 8 jours)
Élection 12 juin 1988
Réélection 28 mars 1993
Prédécesseur création de la circonscription
Successeur Pierre Laguilhon
Député européen
20 juillet 199916 juin 2002
(2 ans, 10 mois et 27 jours)
Élection 13 juin 1999
Président de l'Union pour la démocratie française
17 septembre 199830 novembre 2007
(9 ans, 2 mois et 13 jours)
Prédécesseur François Léotard
Successeur l'UDF est intégrée au MoDem
Président du Centre des démocrates sociaux, puis de Force démocrate
19941998
Prédécesseur Pierre Méhaignerie
Successeur Lui-même, Union pour la démocratie française
Ministre de l'Éducation nationale[N 1]
30 mars 19934 juin 1997
(4 ans, 2 mois et 5 jours)
Président François Mitterrand
Jacques Chirac
Gouvernement Édouard Balladur
Alain Juppé I
Alain Juppé II
Prédécesseur Jack Lang
Successeur Claude Allègre
Président du
conseil général des Pyrénées-Atlantiques
30 mars 199218 mars 2001
(8 ans, 11 mois et 16 jours)
Prédécesseur Henri Grenet
Successeur Jean-Jacques Lasserre
Député des Pyrénées-Atlantiques
(scrutin proportionnel par département)
2 avril 198614 mai 1988
(2 ans, 1 mois et 12 jours)
Élection 16 mars 1986
Biographie
Nom de naissance François René Jean Lucien Bayrou
Date de naissance 25 mai 1951 (63 ans)
Lieu de naissance Bordères (France)
Nationalité Française
Parti politique UDF-CDS, UDF-FD, UDF, MoDem
Diplômé de Université Bordeaux-Montaigne
Profession Professeur agrégé de lettres classiques
Religion Catholicisme

François Bayrou[N 2] est un homme politique français né le 25 mai 1951 à Bordères dans les Pyrénées-Atlantiques.

Ministre de l'Éducation nationale sous trois gouvernements différents de droite, ancien député des Pyrénées-Atlantiques de 1986 à 2012, ancien député européen et conseiller du président du Parlement européen, deux fois président du conseil général des Pyrénées-Atlantiques, conseiller municipal de Pau, il a été aussi président des partis Centre des démocrates sociaux (CDS), Force démocrate, l'Union pour la démocratie française (UDF) et du Mouvement démocrate (MoDem) qu'il a fondé.

Après avoir obtenu 6,84 % des voix à l'élection présidentielle de 2002 (4e du premier tour), il réunit 18,57 % des suffrages au premier tour de l'élection présidentielle de 2007 (3e du premier tour), et fonde peu après un nouveau parti qui se veut au centre de l'échiquier politique : le MoDem, successeur de l'UDF, dont il est le président. Lors de l'élection présidentielle de 2012, il recueille 9,13 % des suffrages (5e du premier tour) ; il n'est pas réélu député aux élections législatives qui suivent.

Après deux échecs, il est élu maire de Pau lors des élections municipales de 2014.

Biographie[modifier | modifier le code]

Origines, études et famille[modifier | modifier le code]

François René Jean Lucien Bayrou est le fils de Calixte Bayrou (1909-1974), propriétaire agriculteur, maire de Bordères, et d'Emma Sarthou (1918-2009), originaire de Serres-Morlaàs[1],[2].

Ses ascendants sont Béarnais, sauf sa grand-mère maternelle, Amélie Dorgan qui était d'origine irlandaise et par qui il est parent du poète irlandais Theo Dorgan (en)[3].

Vers l'âge de six ou sept ans, il souffre de bégaiement. Il lui faudra plusieurs années pour maîtriser ce problème[4]. Bachelier en 1968, il poursuit des études dans une classe préparatoire littéraire (hypokhâgne et khâgne) et à l'Université Bordeaux III. Il obtient l'agrégation de lettres classiques en 1974 à 23 ans ; c'est alors que son père meurt accidentellement en tombant d'une charrette de foin. Il aide donc sa mère à gérer l'exploitation, tout en enseignant[1].

Il est auteur d'une biographie d'Henri IV, Le Roi libre, vendue à 300 000 exemplaires. Grâce à ses droits d'auteur, il s'est lancé, avec succès, dans l'élevage de chevaux pur-sang de course.

Marié en 1971 avec Élisabeth Perlant dite « Babette », ils ont ensemble six enfants : Hélène, Marie, Dominique, Calixte (travaillant actuellement à l'université de Liège en Belgique[5]), Agnès, André, et de nombreux petits-enfants[1],[6].

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Débuts (1982 - 1993)[modifier | modifier le code]

Jeune, François Bayrou est proche des mouvements non-violents, notamment de la communauté de Lanza del Vasto[7]. À 30 ans, en 1982, il devient conseiller général, puis quatre ans plus tard député UDF des Pyrénées-Atlantiques. Enseignant dans l'école publique, laïc convaincu, c'est aussi un catholique pratiquant, d'inspiration politique démocrate-chrétienne — son père avait été maire de son village de Bordères sous l'étiquette MRP. En 1989, il perd les élections municipales face à André Labarrère à Pau en obtenant 48 % des voix au second tour.

Portefeuilles ministériels (1993 - 1997)[modifier | modifier le code]

En 1993, il est nommé ministre de l'Éducation nationale dans le gouvernement de cohabitation d'Édouard Balladur. Il propose une réforme de la loi Falloux, qui aurait déplafonné la possibilité, pour les collectivités locales, de subventionner les investissements des établissements d’enseignement privé. Le 24 janvier 1994, près d'un million de manifestants s'en prennent à ce projet, pour défendre l'école laïque. La méthode de François Bayrou est alors critiquée à droite comme à gauche. Finalement, le Conseil Constitutionnel rejette le projet de François Bayrou.

Bien qu'il ait soutenu Édouard Balladur lors de l'élection présidentielle française de 1995 et qu'il ait fait partie de son comité politique aux côtés de Nicolas Sarkozy et François Léotard, et qu'il se soit opposé au projet de référendum sur l'éducation proposé par le candidat Jacques Chirac, il obtient dans le premier gouvernement d'Alain Juppé un portefeuille élargi à l'enseignement supérieur, à la recherche et à la formation professionnelle. Il perd la responsabilité de la Formation professionnelle dans le deuxième gouvernement Juppé, mais reste à l'Éducation nationale jusqu'à la dissolution de 1997 ; l'élection est remportée par la gauche plurielle.

Durant son ministère, François Bayrou dirige une réflexion approfondie sur la condition des professeurs et des élèves qui inspire les documentaires de la réalisatrice Marie-Françoise Desmeuzes[8]. Il conduit une réforme du collège, réforme les études supérieures (semestrialisation des études, semestre d'orientation en première année, création d’universités de professionnalisation technologique), met en place le baccalauréat actuel (filières S, ES, L, STT, STL et STI), introduit les langues vivantes à l’école primaire.

L'opinion retient, de la présence de François Bayrou à ce ministère, après sa réforme avortée en faveur de l'enseignement privé où il avait été accusé de vouloir « réformer à la hussarde »[9], sa méthode de réforme prudente et concertée avec les organisations syndicales (ce que critiqueront, puis approuveront Claude Allègre et Jack Lang[10]). Roger Fauroux, qu'il avait chargé de présider une commission sur la réforme de l'école était néanmoins critique, déclarant que François Bayrou gouvernait « avec le sondoscope en bandoulière »[9].

Sous la troisième cohabitation : conquête de l'UDF (1997 - 2002)[modifier | modifier le code]

Rédacteur en chef de Démocratie moderne, le journal du CDS, il devient en 1991 secrétaire général de l'UDF en tant que représentant de son parti, le CDS, qui est l'une des principales composantes de cette fédération de partis de droite non gaulliste qu'est l'UDF.

Un temps vice-président du CDS (1991-1994), il en est élu président en 1994. Au congrès de Lyon en 1995, il fusionne ce parti avec le Parti social-démocrate, parti de tradition laïque également adhérent de l'UDF (et comptant dans ses membres André Santini notamment), créant ainsi Force Démocrate (FD).

Il est élu en 1998 à la tête de l'UDF malgré l'opposition de Démocratie libérale (DL). Après les élections régionales de 1998, Alain Madelin et d'autres leaders de DL approuvent les présidents de région réélus grâce au soutien des élus Front national, alors que François Bayrou rejette toute alliance avec l'extrême droite. DL quitte alors l'UDF, dont les autres composantes fusionnent la même année pour créer un parti unifié, la Nouvelle UDF.

Lors des élections européennes de juin 1999, François Bayrou conduit la liste UDF qui recueille 9,28 % des voix[11]; il tient — contrairement à ses concurrents têtes de liste François Hollande et Nicolas Sarkozy — son engagement de siéger à Strasbourg et entre donc au Parlement européen, dont sa seconde de liste Nicole Fontaine obtient la présidence.

Candidature à l'élection présidentielle de 2002[modifier | modifier le code]

François Bayrou se présente comme candidat de l'UDF à l'élection présidentielle de 2002.

Sa campagne connaît des débuts difficiles ; les sondages le créditant longtemps d'environ 5 % des intentions de vote. Plusieurs dirigeants de l'UDF appellent à voter pour Jacques Chirac dès le premier tour. Lors de la campagne présidentielle, à Strasbourg, et pendant une altercation verbale avec des jeunes qui avaient insulté le maire de Strasbourg, Fabienne Keller, avec laquelle il se trouvait[12], il gifle un enfant de dix ans qui essayait de lui faire les poches.

François Bayrou arrive en quatrième position du premier tour de scrutin, avec 6,84 % des voix, derrière Lionel Jospin. Il appelle Jacques Chirac, opposé au second tour à Jean-Marie Le Pen, à constituer une large coalition à partir de sa majorité de second tour. Le président sortant tente au contraire, avec Alain Juppé, de fusionner la droite et le centre dans un unique parti, l'Union pour la majorité présidentielle, rebaptisé ensuite Union pour un mouvement populaire (UMP). La majorité des parlementaires UDF, emmenés par Philippe Douste-Blazy, quittent l'UDF pour l'UMP. Cependant, 30 députés UDF et apparentés sont élus aux élections législatives de juin et constituent un groupe parlementaire pour la XIIe législature (2002-2007). Parmi eux, François Bayrou qui revient à l'Assemblée nationale, élu dans la 2e circonscription des Pyrénées-Atlantiques, et quitte donc le Parlement européen (remplacé par Jean-Thomas Nordmann).

Sous le second mandat présidentiel de Jacques Chirac (2002 - 2007)[modifier | modifier le code]

François Bayrou en 2006.

S'affirmant opposé à « l'État-UMP », dès la première question de confiance posée par le gouvernement Jean-Pierre Raffarin, il annonce l'intention de se prononcer librement sur chacun des actes du gouvernement.

L'UDF obtient 12 % des voix aux élections régionales et aux élections européennes de 2004, où progresse le nombre de ses élus conseillers régionaux et députés européens ; aux cantonales de la même année, le nombre de ses conseillers généraux et présidents de conseils généraux progresse également.

Aux régionales en Aquitaine, les listes de François Bayrou arrivent, avec 16 % des voix, en troisième position derrière la liste PS du président Alain Rousset, qui sera réélu, et celle de l'UMP radical Xavier Darcos, ministre délégué à l'Enseignement scolaire. Devancée dans toutes les régions par l'UMP, les listes UDF fusionnent avec celles de l'UMP au second tour.

Au Parlement européen élu en 2004, l'UDF quitte le groupe parlementaire de droite du Parti populaire européen auquel appartient l'UMP, pour rejoindre, avec ses alliés du Parti démocrate européen, le groupe de l'Alliance des démocrates et des libéraux pour l'Europe.

En 2005 et 2006, il s'oppose de plus en plus à la politique du gouvernement de Dominique de Villepin, sur son contenu et sur ses modalités — en particulier le mépris dans lequel est, selon lui, tenu le Parlement (sur l'adhésion de la Turquie à l'Union européenne, la privatisation des autoroutes, l'instauration par ordonnance du CNE, etc.). Sa ligne politique est contestée par l'unique ministre UDF du gouvernement, le ministre de l'Éducation nationale, Gilles de Robien, favorable à une alliance avec l'UMP[13]. D'ailleurs Gilles de Robien demande fin 2005 que les militants soient appelés à se prononcer : la motion de défense d'une UDF « libre et indépendante » présentée par François Bayrou est approuvée à 92 % (Congrès de Lyon, janvier 2006).

Lorsque le Parti socialiste dépose une motion de censure le 16 mai 2006, dans le cadre de l'affaire Clearstream 2, contre le Gouvernement Dominique de Villepin, François Bayrou et dix députés de son groupe (sur trente) votent ce que le leader qualifie de « censure franche » par opposition à la censure « des couloirs » (plusieurs dizaines de députés UMP partisans de Nicolas Sarkozy s'étaient rassemblés à la buvette de l'Assemblée nationale). C'est la première censure votée par François Bayrou contre un gouvernement de droite depuis son accession à la tête de l'UDF en 1998.

Le président de l’UDF n'écarte pas pour autant de soutenir des membres de l'UMP « au cas par cas » : il apporte par exemple son soutien à la liste du candidat Alain Juppé à la municipale partielle de Bordeaux en août 2006[14].

Candidature à l'élection présidentielle de 2007[modifier | modifier le code]

François Bayrou en campagne.

Le 10 juin 2006, à Issy-les-Moulineaux, à l'occasion d'un conseil national statutaire de l'UDF, François Bayrou jette les grandes lignes de ses ambitions présidentielles en proposant une « Révolution civique ». François Bayrou souhaite rassembler des personnalités venant de droite, de gauche et du centre ; il prend en exemple Henri IV (qui a mis fin aux guerres de religion entre catholiques et protestants) et Charles de Gaulle (qui lors du GPRF en 1945 a gouverné avec les communistes, les socialistes et le centre ; et de nouveau en 1958 avec les socialistes et le centre). Le congrès d'Issy-les-Moulineaux voit également Gilles de Robien, défenseur de l'alliance avec la droite, être sifflé par la salle.

Le 2 septembre 2006, interviewé durant le journal de 20 heures de TF1 par Claire Chazal, il déclare que : « Les grands médias ont orchestré pour les Français un choix dicté à l'avance[15]. »

À l'automne 2006, il publie sous le titre Au nom du Tiers-État un recueil de ses discours à l'Assemblée nationale, précédés d'un essai sur les origines du « mal français ». Il fustige « la crise de régime et la manière dont les clans se l'approprient » au cours des vingt-cinq années précédentes, c'est-à-dire sous les Présidences de François Mitterrand et de Jacques Chirac.

François Bayrou présente sa candidature à l'élection présidentielle du printemps 2007 le 2 décembre 2006 à Serres-Castet, dans sa circonscription des Pyrénées-Atlantiques[16].

Les intentions de vote en faveur de François Bayrou selon les instituts de sondage passent de 8 % environ début décembre à 10 % mi-janvier, 12 % fin janvier, 13 % mi-février, 19 % fin février, 22 % dans la première quinzaine de mars[17].

Le journaliste Serge Moati déclare alors qu'il pourrait devenir une surprise de l'élection présidentielle de 2007. Sur LCI, dans leur débat hebdomadaire, Jacques Julliard et Luc Ferry, ainsi que Christophe Barbier, estiment que François Bayrou veut, sur le modèle du MRP de la IVe République, faire de l'UDF le pivot incontournable des grandes formations.

François Bayrou, le 12 février 2007.

En février-mars 2007, plusieurs candidats potentiels se rallient au candidat de l'UDF : le président du Parti fédéraliste, Christian Chavrier, puis en mars 2007, c'est au tour de la présidente du parti écologiste Cap21, Corinne Lepage ; le 13 mars, Édouard Fillias, d'Alternative libérale ; le 1er avril 2007, Antoine Waechter, président du Mouvement écologiste indépendant. Nicolas Miguet appelle également à voter pour François Bayrou[18].

François Bayrou publie en mars 2007 chez Plon son Projet d'espoir, qui sera le livre politique le plus vendu au cours de la période (370 000 exemplaires en deux mois)[19].

En mars et avril, le candidat de l'UMP Nicolas Sarkozy reçoit le soutien de plusieurs personnalités réputées proches de l'UDF : Simone Veil (qui avait déjà soutenu la candidature de Jacques Chirac en 2002 contre celle de François Bayrou) déclare que Bayrou est « le pire de tous » et que sa candidature est « une imposture » ; Gilles de Robien et André Santini, membres de l'UDF; Valéry Giscard d'Estaing, fondateur de l'UDF, le 18 avril 2007. François Bayrou y répond en dénonçant une « collection d'élus épuisés »[20].

Des personnalités non membres de l'UDF soutiennent en revanche François Bayrou : le député européen (élu sur une liste UDF) et ancien journaliste Jean-Marie Cavada ; deux ministres délégués du gouvernement Villepin, tous deux UMP : Azouz Begag, ministre délégué à la promotion de l’égalité des chances et François Goulard, ministre délégué à l'enseignement supérieur.

Le 13 avril 2007, un peu plus d'une semaine avant le premier tour, Michel Rocard, dont des proches avaient déjà appelé à voter Bayrou (collectifs « Spartacus » et « les Gracques ») demande une alliance entre l'UDF, le PS et les Verts[21]. Il est suivi, le 14 avril 2007 par Bernard Kouchner[22], puis par Claude Allègre[23] et Daniel Cohn-Bendit[24]. François Hollande, premier secrétaire du Parti socialiste, estime la proposition inconcevable et Ségolène Royal la juge « baroque » tandis que Dominique Strauss-Kahn précise qu'il ne serait premier ministre qu'en cas de majorité socialiste.

François Bayrou obtient 18,57 % au premier tour de l'élection présidentielle de 2007, le 22 avril 2007, soit 6 820 914 électeurs, le plaçant en 3e position, derrière Ségolène Royal du Parti socialiste (25,87 %) et Nicolas Sarkozy de l'UMP (31,18 %), tous deux qualifiés pour le second tour.

Le 25 avril 2007, lors d'une conférence de presse, il annonce qu'il ne donne aucune consigne de vote pour le deuxième tour de l'élection présidentielle, mais déclare accepter le débat public que lui a proposé la candidate PS Ségolène Royal, ajoutant qu'il était prêt à en faire autant avec Nicolas Sarkozy (UMP), initiative que ce dernier récuse le soir même. Il annonce également la création d'un nouveau parti voué à prolonger la dynamique électorale qu'il estime avoir engagée.

Le débat proposé par Ségolène Royal sur les convergences et divergences entre leurs projets politiques est le premier débat public réunissant, entre les deux tours d'une élection présidentielle, deux personnalités dont l'une est présente au second tour et l'autre non. La presse quotidienne régionale, puis Canal+, refusent d'organiser ce débat (indiquant vouloir respecter les consignes du CSA sur l'égalité des temps de parole des deux finalistes). François Bayrou parle à cet égard de pressions exercées par le candidat UMP et son entourage sur les médias dans le but d'empêcher ce débat, ce qui est corroboré par le journaliste de RMC, Jean-Jacques Bourdin. Le débat a finalement lieu le 28 avril 2007, et est retransmis par BFM TV et RMC.

La semaine suivante, au lendemain du débat télévisé entre Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal, François Bayrou confirme au Monde que, comme il l'avait laissé entendre avant le premier tour, puis le 25 avril 2007, il ne votera pas pour Nicolas Sarkozy le 6 mai 2007, sans pour autant dire s'il votera pour Royal, s'il votera blanc ou s'il s'abstiendra de voter[25]. Trois ans plus tard, en décembre 2010, il confiera avoir voté blanc[26]. Selon les instituts de sondage TNS Sofres et Ipsos, au second tour de l'élection, 40 % de ses électeurs ont voté pour Nicolas Sarkozy, 40 % pour Ségolène Royal et 20 % ont voté blanc ou nul ou se sont abstenus[27],[28].

Sous la présidence de Nicolas Sarkozy (2007-2012)[modifier | modifier le code]

François Bayrou au congrès fondateur du Mouvement démocrate, le 2 décembre 2007.
François Bayrou, le 5 septembre 2008.

Comme annoncé, le Conseil national de l'UDF vote le 10 mai 2007 à la Mutualité une motion pour la création du Mouvement démocrate (ou MoDem), à la quasi unanimité (moins 4 voix et 4 abstentions). Le MoDem apparaît alors comme le successeur du mort-né « Parti démocrate » dont François Bayrou avait annoncé la naissance le 25 avril. Le nouveau mouvement se revendique clairement comme un parti d'opposition au pouvoir du nouveau président Nicolas Sarkozy et fait valoir ce positionnement pour les élections législatives de juin 2007.

Nombre de députés UDF sortants réprouvent cette nouvelle stratégie et se rapprochent de la majorité présidentielle à l'occasion de cette élection. Rassemblés par le nouveau Ministre de la Défense Hervé Morin, ancien président du groupe UDF à l'Assemblée, ils fondent le Nouveau Centre, formation qui se réclame du centre-droit et de la tradition de l'UDF.

François Bayrou, réélu député des Pyrénées-Atlantiques, voit l'essentiel de ses anciens compagnons le quitter pour le Nouveau Centre : seuls trois autres députés sortants se présentent sous l'étiquette UDF-MoDem, mais deux d'entre eux (Gilles Artigues et Anne-Marie Comparini) sont battus. Jean Lassalle est réélu à l'issue de la seule triangulaire du pays, et le MoDem compte également un nouvel élu à Mayotte (Abdoulatifou Aly).

Juste avant la création officielle du MoDem en décembre 2007, François Bayrou enregistre la médiatique désaffection de Jean-Marie Cavada, jusque-là considéré comme un de ses principaux lieutenants. Celui-ci, en obtenant la tête de liste pour le 12e arrondissement de Paris, rejoint en effet la liste de la candidate UMP à la mairie de Paris Françoise de Panafieu.

Le 16 novembre 2007, François Bayrou annonce sa volonté de conduire une liste pour l'élection municipale à Pau[29]. Il rate de peu son élection à la mairie de Pau en obtenant 38,81 % des suffrages au second tour le 16 mars 2008, perdant de 342 voix[30] face à la candidate socialiste Martine Lignières-Cassou (39,76 %) sur un total de plus de 36 000 voix. Le candidat investi par l'UMP Yves Urieta, maire sortant (ex-PS) qui s'est maintenu au second tour obtient quant à lui 21,42 % des suffrages (contre 27,8 % au premier tour), causant en partie la défaite du président du MoDem[31].

Les défections ont continué, ainsi que les critiques sur sa façon de gérer le Modem, accusé de n'être qu'un marchepied pour ses ambitions présidentielles. Ainsi Jean Arthuis en avril 2008 déclara à propos de François Bayrou qu'« on ne dirige pas un parti comme une secte ». Le député européen Thierry Cornillet avait pour sa part qualifié de « suicidaire » la politique du président du Modem et ajouté que ce dernier « sacrifiait ses élus pour une chimère présidentielle »[32]. Soucieux de démontrer la marginalité de ces défections et de réaffirmer son autorité face aux critiques internes, François Bayrou proposa de soumettre au vote des adhérents une contribution, c'est-à-dire une déclaration de principes sur l'orientation politique du MoDem, dans laquelle il défend sa stratégie d'indépendance. Thierry Cornillet (soutenu par les sénateurs Yves Détraigne, Françoise Férat, Philippe Nogrix et Catherine Morin-Desailly) ayant renoncé à soumettre une contribution, seul le texte du président du MoDem fut proposé aux adhérents lors de la dernière semaine de juin 2008[33] : il obtint l'approbation de 98 % des votants[34].

Lors des élections européennes de 2009, François Bayrou fait notamment campagne contre les orientations de José Manuel Durão Barroso, qu'il considère « à la solde de l'Amérique ». Dans cette optique, il soutient les candidatures de Guy Verhofstadt ou de Mario Monti à la présidence de la commission européenne. Lors d'un débat télévisé le jeudi 4 juin 2009 l'opposant à la tête de liste des Verts Daniel Cohn-Bendit, il a des échanges houleux avec ce dernier[35]. Trois jours plus tard, le 7 juin 2009, les listes « Démocrates pour l'Europe » obtiennent 8,46 % (4e place derrière Europe Écologie, crédité de 16,28 %, le Parti socialiste, à 16,48 %, et l'UMP, à 27,88 %) et six sièges au Parlement européen, score bien en deçà de celui réalisé par l'UDF en 2004[36].

Peu avant les élections régionales de 2010, le Mouvement démocrate doit faire face à plusieurs défections et critiques de ses membres[37],[38]. Dans le même temps, les intentions de vote en faveur du MoDem s'effondrent[39]. Les listes du parti recueillent finalement 4,20 % au niveau de la France entière[40].

Il est réélu président du MoDem le 12 décembre 2010, avec 94,69 % des voix[41].

Candidature à l'élection présidentielle de 2012[modifier | modifier le code]

Logotype utilisé par François Bayrou dans le cadre de sa campagne pour l'élection présidentielle de 2012.
François Bayrou, le 10 mars 2012 à Toulouse.

Il annonce officiellement le 7 décembre 2011 sa candidature à l'élection présidentielle de 2012, déclarant se présenter en « homme libre »[42].

Fin de l'année 2011 et début 2012, plusieurs anciens ministres chiraquiens et personnalités de centre-droit se rallient à lui, comme les anciens UDF Jean Arthuis, Alain Lambert, Anne-Marie Idrac, Bernard Bosson, Pierre Albertini ou Philippe Douste-Blazy. François Bayrou reçoit également le soutien d'une vingtaine de sénateurs divers droite et de plusieurs parlementaires villepinistes au tournant de l'année 2012, tel Yves Pozzo di Borgo. L'ex-responsable de la campagne web de Nicolas Sarkozy en 2007 membre du Parti Libéral, Arnaud Dassier, annonce également son soutien[43]. Le 11 avril 2012, il reçoit en outre le soutien d'une quarantaine de personnalités gaullistes et villepinistes[44].

Il met l'accent sur ce qu'il appelle « produire en France et consommer français », la réduction de la dette par le contrôle des dépenses, l'éducation en voulant faire un effort particulier sur les « fondamentaux » au primaire (lire, écrire, compter, défendant notamment l'usage du calcul mental) et de nouveau la réforme des institutions, promettant l'organisation d'un référendum sur la question en même temps que le premier tour des élections législatives de juin 2012.

Après une entrée en campagne lors de laquelle le candidat voit un doublement des intentions de vote en sa faveur, François Bayrou retrouve le 4 mars 2012 dans un sondage sa troisième place de 2007, à égalité avec Marine Le Pen à 15 %[45], avant de voir progressivement refluer les intentions de vote en sa faveur.

Totalisant 9,13 % des voix (3 275 122 voix) au premier tour[46], François Bayrou termine cinquième de cette élection présidentielle derrière Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon, un score bien inférieur à celui de 2007 (18,57 %) mais au-dessus de celui de 2002 (6,84 %).

Après son élimination, François Bayrou écrit une lettre publique aux deux candidats du second tour, Nicolas Sarkozy et François Hollande, les interrogeant sur leurs programmes[47] afin d'éventuellement se prononcer pour un soutien ou une prise de position pour le deuxième tour. Le 3 mai 2012, il annonce qu'il votera personnellement pour François Hollande sans donner toutefois de consigne de vote à ses électeurs[48]. Cette décision lui vaut les critiques de la droite et de plusieurs centristes.

Sous la présidence de François Hollande (depuis 2012)[modifier | modifier le code]

Candidat à sa réélection aux législatives de juin 2012 dans la deuxième circonscription des Pyrénées-Atlantiques, François Bayrou arrive en deuxième position au premier tour avec 23,63 % des suffrages exprimés. Dans une triangulaire qui l'oppose à la candidate socialiste Nathalie Chabanne (34,90 % au premier tour) et au candidat de l'UMP Éric Saubatte (21,72 % au premier tour), il n'obtient que 30,17 % des suffrages exprimés contre 42,78 % à Nathalie Chabanne, élue, et 27,04 % pour Éric Saubatte[49],[50].

Le 5 novembre 2013, François Bayrou, président du MoDem, signe avec Jean-Louis Borloo, président de l'Union des démocrates et indépendants (UDI), une charte qui unit leurs deux partis au sein d'une plate-forme politique commune, L'Alternative, avec l'ambition de conduire des listes communes aux élections nationales, européennes et régionales ainsi que d'organiser une primaire commune aux partis centristes en vue de l'élection présidentielle de 2017[51].

Il annonce, dès septembre 2013, son intention d'être à nouveau candidat à la mairie de Pau en 2014[52]. Il bénéficie du soutien de l'UMP, qui ne présente pas de candidat contre lui[53]. Le 23 mars 2014, sa liste obtient 41,9 % des suffrages au premier tour, puis, le 30 mars, 62,6 % des voix contre 37,4 % à celle conduite par le député socialiste David Habib. Il est élu maire de Pau le 4 avril 2014. Le 14 avril suivant, il est élu président de la communauté d'agglomération Pau-Pyrénées, avec 42 voix (2 nuls et 21 blancs), par les 65 élus inscrits représentant les 14 communes de l'agglomération[54].

Prises de position[modifier | modifier le code]

Europe[modifier | modifier le code]

François Bayrou et le MoDem s'inscrivent dans la tradition europhile du centre français. L'Europe a donc une place centrale dans son projet politique : « L’Europe est la clé de la liberté de choix : elle permet d’écrire l’avenir »[55].

« Sans Europe, sans union politique et sans démocratie, la marche du monde devient une fatalité sur laquelle les peuples de notre continent auront perdu le pouvoir de peser. Chaque fois qu’il s’agit de peser sur l’avenir du monde, on retrouve « le besoin d’Europe »[55].

François Bayrou est député européen de 1999 à 2002. Il affirme, en décembre 2004, son opposition à l'entrée de la Turquie[56] dans l'Union européenne et demande, en vain, un vote de l'Assemblée nationale sur cette question. Depuis, sa position a légèrement changé concernant cette question. Lors du meeting de Reims le 2 avril 2007, il affirme que des arguments importants pour l'adhésion de la Turquie à l'Union Européenne n'ont pas été pris en considération. Pour sa part, il maintient son opposition mais affirme : « il y avait des arguments pour [et] des gens qui avaient une autre vision de l'Europe que la sienne »[57].

En 2005, il fait campagne en faveur du Traité établissant une Constitution pour l'Europe, que les électeurs français consultés par référendum rejettent le 29 mai 2005. Son programme pour la présidentielle de 2007 milite pour la ratification d’« un texte, simple, lisible, court, sans ambiguïté, qui donnera forme aux principes d’une Union européenne sortie de ses paralysies et de ses impasses »[55] qui devrait, en France, être accepté par un nouveau référendum. Le 4 février 2008 il vote au congrès pour la loi constitutionnelle qui permettra la ratification du traité de Lisbonne modifiant le traité sur l'Union européenne[58],[59].

VIe République[modifier | modifier le code]

Dans son projet de modernisation du système politique français, il propose le renforcement du rôle du Parlement de façon à constituer un contre-pouvoir effectif face à l'exécutif. Il a déclaré à plusieurs reprises souhaiter le passage à une VIe République[60].

Le 5 avril 2006, il estime que la crise du Contrat première embauche (CPE) s'est soldée par « un effondrement des institutions » et que « le moment est venu ».

Régions[modifier | modifier le code]

François Bayrou, qui parle couramment béarnais, défend le « trésor » que constituent selon lui les cultures et identités régionales de France. Il appelle à ratifier la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires[61], que la France a signée en 1999.

Il s'est notamment prononcé pour le rattachement de la Loire-Atlantique à la région Bretagne, conformément au vœu des collectivités locales, ainsi que pour la « réunification de la Normandie » actuellement divisée en deux régions.

Médias et image publique[modifier | modifier le code]

François Bayrou a souvent mis en cause l’objectivité des médias français appartenant à de grands groupes industriels, arguant de leur forte tendance à la bipolarisation de la vie politique française, autour de l’UMP et du PS. Il accuse ces médias d’une surexposition de ces partis et de leurs candidats voire de connivence avec certains de ces candidats ; il affirme que cette inclination s’exprime notamment dans le contenu des questions posées et dans celles qui justement ne le sont pas. Il propose à cet effet de rendre impossible la détention des groupes de médias par des groupes industriels et financiers dépendant des commandes de l’État.

D’autre part, la marionnette de François Bayrou dans l’émission télévisée satirique Les Guignols de l'info contribue également au façonnement de l’image publique et médiatique du politicien ; il y est présenté comme un grand enfant à la naïveté désarmante[62]. À l’instar de nombreux autres personnages politiques de premier plan (Nicolas Sarkozy, Jacques Chirac, etc.), il est aussi la cible de nombreux imitateurs de la scène francophone tels que Laurent Gerra[63].

Invité dans une émission de variétés consacrée à Nicolas Canteloup, qui prête sa voix à la marionnette de François Bayrou aux Guignols de l’Info, le député béarnais a avoué que cette caricature l’avait dans un premier temps affligé au point de lui donner l’envie de renoncer à la politique[64].

Éducation[modifier | modifier le code]

Le secteur de l'éducation, qu'il a connu en tant que professeur, et comme ministre de tutelle pendant 4 ans, est, selon lui, une de ses priorités : « Je le dis à chacune de mes interventions : l’éducation est ma priorité. Et la priorité à l’éducation, ça a une traduction claire : on garantit les moyens et dans un contrat, on définit les résultats à obtenir, ambitieux, chiffrés, vérifiables »[65].

Autres sujets[modifier | modifier le code]

De fin 2005 à juin 2006, François Bayrou prend position contre la loi DADVSI. Puis en mai 2009, il vote contre la loi Hadopi[66].

À propos de l'Afrique, il a déclaré : « Il n’y a qu’une politique juste et efficace de lutte contre l’immigration, que nous devrions imposer à la communauté internationale et à l’Europe : c’est de garantir aux Africains qu’ils peuvent vivre convenablement en Afrique, de leur travail, comme des hommes debout »[67].

Le 14 février 2008, il signe, avec 16 autres personnalités politiques de tous bords, l'« Appel du 14 février » pour une vigilance républicaine, lancé par l'hebdomadaire Marianne[68].

Le 4 septembre 2009, il déclare approuver les déclarations de son bras droit, Marielle de Sarnez, qui avait envisagé, quelques jours plus tôt, une alliance du MoDem avec le Parti socialiste[69]. Par la suite, François Bayrou s'exprime publiquement à plusieurs reprises durant l'été 2010 sur le sujet d'une alliance potentielle du MoDem avec le Parti socialiste, considérant que le PS a renoncé définitivement de dire la vérité aux Français, fustigeant un PS des illusions. Il indique même avoir compris cela précisément lors du revirement de Martine Aubry sur l'ouverture du PS au relèvement du seuil de l'âge de départ à la retraite de 60 à 62 ans en 8 ans.[réf. nécessaire]

Sur cette même réforme des retraites, François Bayrou est favorable à un passage de 60 à 62 ans progressif, qu'il dit être raisonnable compte tenu de l'augmentation de l'espérance de vie[70]. Néanmoins, il n'a pas voté pour la réforme qu'il conditionnait à l'adoption d'un amendement qu'il a présenté à l'Assemblée nationale et auquel il n'a manqué que quelques voix pour être adopté : il proposait de maintenir le seuil de l'âge de départ sans décote à 65 ans au lieu des 67 ans proposés par le gouvernement, ce qui lui semble inacceptable, car cela fait payer les frais de cette réforme aux personnes ayant eu les carrières les plus hachées[71]. Son objectif est la mise en place comme en Italie, et comme défendu par la CFDT, d'un système de retraite par répartition mais individualisé, également appelé système de retraite par points, comme le système des retraites complémentaires mais étendu à la retraite de base, et unifié à terme entre les 35 systèmes existants, créant en particulier le problème des calculs pour les retraités polypensionnés[72].

François Bayrou, défenseur de la laïcité dans l'espace public, est un catholique pratiquant ayant fréquenté par exemple la Communauté des Béatitudes[73].

François Bayrou s'est déclaré opposé dans sa forme au projet d'ouverture du mariage aux personnes de même sexe[74] ayant défendu durant la campagne présidentielle 2012 le principe d'une « union civile » basée sur l'essentiel des dispositions du code civil en matière de mariage (reconnaissance, droits, fiscalité et succession), mais s'attachant à distinguer d'un point de vue lexical le terme d'« union » de celui de « mariage ».

Détail des mandats et fonctions politiques[modifier | modifier le code]

Postes à responsabilités[modifier | modifier le code]

Chargé de mission[modifier | modifier le code]

Conseiller[modifier | modifier le code]

  • 1984-1986 : conseiller de Pierre Pflimlin, président du Parlement européen.

Président[modifier | modifier le code]

Fonctions électives locales[modifier | modifier le code]

Conseil municipal[modifier | modifier le code]

  • 14/03/1983 - 01/04/1993 : conseiller municipal de Pau
  • depuis le 17/03/2008 : conseiller municipal de Pau
  • depuis le 4/04/2014 : maire de Pau

Conseil général[modifier | modifier le code]

Fonctions parlementaires[modifier | modifier le code]

À l'Assemblée nationale[modifier | modifier le code]

  • 16/03/1986 - 14/05/1988 : député des Pyrénées-Atlantiques
  • 23/06/1988 - 01/05/1993 : député de la 2e circonscription des Pyrénées-Atlantiques
  • 12/06/1997 - 21/12/1999 : député de la 2e circonscription des Pyrénées-Atlantiques ; président du groupe UDF à l'Assemblée nationale (1997-1998)
  • 19/06/2002 - 16/06/2012 : député de la 2e circonscription des Pyrénées-Atlantiques, réélu le 17 juin 2007 ; membre de la commission des lois

Au Parlement européen[modifier | modifier le code]

  • 20/07/1999 - 16/06/2002 : député européen (démissionne afin de revenir à l'Assemblée nationale)

Fonctions ministérielles[modifier | modifier le code]

Dans la fiction[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Ouvrages de François Bayrou[modifier | modifier le code]

Ouvrages consacrés à François Bayrou[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Il est successivement ministre de l'Éducation nationale (1993-1995), ministre de l'Éducation nationale, de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Insertion professionnelle (1995), puis ministre de l'Éducation nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche.
  2. Le nom « Bayrou » se prononce /bajʁu/ (baïrou) et non /bɛʁu/ (bèrou).
  3. Le GPLI est remplacé, en 2000, par l'ANLCI (Agence nationale de lutte contre l'illettrisme)

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Émilie Trevert, « Bayrou intime », Le Point, no 2042,‎ jeudi 3 novembre 2011, p. 52 (lire en ligne))
  2. Christian(Seguin, « François Bayrou à 12 ans », Sud Ouest,‎ 1 août 2010 (consulté le 12 février 2012)
  3. (en) Nick Barratt, « Family detective », The Telegraph,‎ 21 avril 2007 (lire en ligne)
  4. Cécile Amar, « François Bayrou: "Je me suis mis à bégayer à 7-8 ans" », Le Journal du dimanche,‎ 30 janvier 2011 (consulté le 13 février 2012)
  5. [vidéo]« Le fils de François Bayrou nous fait visiter son lieu de travail liégeois », lameuse.be,‎ 12 octobre 2011 (consulté le 12 février 2012)
  6. 15 en 2006 selon une interview vidéo de François Bayrou
  7. Comment Bayrou l'« insoumis » pourrait priver Sarkozy du soutien des classes supérieures, Le Figaro, 20/11/2007
  8. À nos profs bien-aimés : Un film de Marie-Françoise Desmeuzes, Christophe de Ponfilly, 1996
  9. a et b L'UDF ne devrait pas donner de consigne de vote, Le Monde, 24/04/2007
  10. Le Nouvel Observateur, 15 mars 2007
  11. La liste Bayrou ou la résurgence du courant démocrate-chrétien de Bernard Dolez
  12. La gifle
  13. L'entreprise du présidentiable Bayrou : de l'UDF au Mouvement démocrate de Stéphanie Abrial, Revue Politique et Parlementaire, no 1044 (2007) 105-112
  14. Le Figaro, 20/08/2006
  15. Bayrou sort ses griffes
  16. Vidéo de déclaration de candidature de François Bayrou à l'élection présidentielle de 2007
  17. Nicolas Sauger « Le vote Bayrou », Revue française de science politique 3/2007 (Vol. 57), p. 447-458.
  18. Site de Nicolas Miguet
  19. Palmarès des ventes sur le site du Figaro
  20. Bayrou : Une collection d'élus épuisés dans Le Journal du dimanche du 18 avril 2007.
  21. Royal-Bayrou, l'alliance nécessaire par Michel Rocard dans Le Monde du 13 avril 2007.
  22. Assez de l'esprit sectaire !, par Bernard Kouchner dans Le Journal du dimanche du 15 avril 2007.
  23. Le Parisien, 16 avril 2007
  24. Le Parisien, 17 avril 2007
  25. François Bayrou à l'issue du duel télévisé : « Je ne voterai pas pour Sarkozy », dans Le Monde du 3 mai 2007.
  26. « PRÉSIDENTIELLE - Bayrou a voté blanc au second tour en 2007 », Le Point, 2 décembre 2010.
  27. TNS Sofres, « Les transferts de vote du 1er tour au 2nd tour »,‎ 2007 (consulté le 25 octobre 2011)
  28. Yves Adaken, « La France qui a voté Sarkozy et celle qui voulait faire barrage », L'Expansion,‎ 7 mai 2007 (lire en ligne)
  29. AFP: François Bayrou annonce sa candidature aux municipales à Pau
  30. Résultats de l'élection municipale de Pau de mars 2008 sur le site du Figaro d'après les chiffres définitifs du Ministère de l'intérieur.
  31. Le stratagème élyséen pour piéger le leader centriste dans Le Monde du 17 mars 2008.
  32. « La guerre des centres a commencé », Le Figaro, 18 mars 2008
  33. Dépêche AFP : Positionnement du MoDem: seul Bayrou soumet un texte au vote des adhérents, 20 juin 2008, consulté le 21 juin 2008.
  34. Et de 99 % des 15458 suffrages exprimés (Publication des résultats le 25 juillet 2008 - Site du MoDem, consulté le 26 juillet 2008).
  35. Source : Européennes : Echange d’insultes entre Daniel Cohn-Bendit et François Bayrou
  36. « Les européennes sont un cuisant échec, en termes d’image, pour François Bayrou », Nouvelobs.com, 10 juin 2009 (page consultée le 29 décembre 2009)
  37. « Défections en chaîne au MoDem », Le Monde, 15 février 2010.
  38. « Des responsables MoDem dénoncent la stratégie de Bayrou », Le Figaro, 6 février 2010.
  39. « Régionales - Berezina électorale annoncée pour le Modem », France Soir, 5 février 2010.
  40. « Élections régionales 2010 », france-politique.fr,‎ 21 mars 2010 (consulté le 12 février 2012)
  41. « François Bayrou réélu président du MoDem », Le Point,‎ 12 décembre 2010 (consulté le 12 février 2011)
  42. [vidéo]« Bayrou : “Je me présente en homme libre” », Nouvelobs interactif,‎ 7 décembre 2011 (consulté le 12 février 2012)
  43. Soazig Quéméner, « Douste-Blazy vote Bayrou », Le Journal du dimanche,‎ 7 janvier 2012 (consulté le 12 février 2012)
  44. Bayrou soutenu par 40 gaullistes, Le Figaro, 11 avril 2012.
  45. http://elections.lefigaro.fr/flash-presidentielle/2012/03/04/97006-20120304FILWWW00027-hollande-largement-en-tete-des-sondages.php
  46. Décision Déclaration premier tour présidentielle 2012 du 25 avril 2012 , consulté le 26/04/12
  47. "La lettre de bayrou à Hollande et Sarkozy" dans Le Parisien du 24 avril 2012
  48. Bayrou: «François Hollande, c’est le choix que je fais» dans Libération du 3 mai 2012.
  49. Résultats officiels des élections législatives dans la 2e circonscription des Pyrénées-Atlantiques sur le site du Ministère de l'Intérieur.
  50. « Retour sur l'échec de François Bayrou à Pau » dans Le Monde du 17 juin 2012
  51. Jean-Baptiste Garat, « Borloo et Bayrou alliés dans L'Alternative », dans Le Figaro, mercredi 6 novembre 2013, page 6.
  52. Le Monde avec AFP, « Election municipale : François Bayrou annonce sa candidature à Pau », Le Monde,‎ 7 novembre 2013 (lire en ligne)
  53. http://www.lemonde.fr/municipales/article/2014/01/17/feu-vert-de-l-ump-pour-un-accord-avec-bayrou-a-pau_4350222_1828682.html
  54. http://www.larepubliquedespyrenees.fr/2014/04/15/bayrou-nouveau-president-de-l-agglo,1189894.php
  55. a, b et c Proposition à propos de l'Europe sur son site de campagne
  56. Question de F. Bayrou à l'Assemblée nationale à propos de l'ouverture des négociations d'adhésion de la Turquie à l'Union européenne, publiée au Journal officiel du 5 octobre 2005 (question no 2177)
  57. François Bayrou, Meeting de Reims, 2 avril 2007 [PDF]
  58. Traité de Lisbonne : découvrez comment ont voté votre député et votre sénateur
  59. Il est absent lors de la ratification proprement dite du traité de Lisbonne : voir Scrutin no 83 sur l'article unique du projet de loi autorisant la ratification du traité de Lisbonne modifiant le traité sur l'Union européenne, le traité instituant la Communauté européenne et certains actes connexes
  60. Réformer la 5e République avec la 6e République Bayrou 2007
  61. Proposition à propos des langues régionales sur son site de campagne
  62. François Bayrou aux guignols de l'info sur le journal en ligne Politique.net, 8 mars 2007.
  63. « La chronique de Laurent Gerra (spéciale Régionales) », RTL,‎ 15 mars 2010 (consulté le 13 février 2012)
  64. [vidéo] Le bégaiement, vu par François Bayrou. Cette émission de variétés, présentée par Michel Drucker, a été diffusée sur France 2 le 5 avril 2008.
  65. de M. Bayrou au SNES, 2 avril 2007
  66. Analyse du scrutin public du 12 mai 2009 sur le projet de loi Hadopi sur le site de l'Assemblée nationale
  67. Discours de Lille du 14 décembre 2006
  68. L'Appel républicain de Marianne dans Marianne no 565 du 16 février 2008.
  69. « Bayrou “approuve” la main tendue de Sarnez à la gauche », Le Nouvel Observateur, 4 septembre 2009
  70. « Bayrou: Retraite à 62 ans "raisonnable" », Europe 1,‎ 7 octobre 2010 (consulté le 11 février 2012)
  71. Stéphane Dupont et Pierre-Alain Furbury, « François Bayrou : « Pourquoi je vais voter contre la réforme des retraites » », Les Échos,‎ 13 septembre 2010 (consulté le 13 février 2012)
  72. [PDF] « Le projet humaniste », MoDem (consulté le 13 février 2012)
  73. « Bayrou : entre foi et loi », L'Express,‎ 3 décembre 2012 (consulté le 3 avril 2012)
  74. «Mariage pour tous : Bayrou voterait contre », Le Nouvel Observateur, 4 septembre 2009
  75. Études sur la société française de Eguzki Urteaga, p. 138
  76. Archives nationales

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]