Provence

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Provence
Prouvènço / Provença (oc)
Blason
Blason
Drapeau
Drapeau
La Provence au sein de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur actuelle.
La Provence au sein de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur actuelle.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Statut politique Région historique
Démographie
Gentilé Provençal, Provençale
Langue(s) Provençal
Notre-Dame-de-la-Garde, à Marseille
Le santon est un des symboles de la Provence.

La Provence (prononcé [pʁɔ.vɑ̃s ] en français standard et [pʁo.ˈvã.sə ] en français méridional ; Provença ou Prouvènço [pʀu.ˈvɛ.sɔ ] en provençal) est une région du sud-est de la France, de la rive gauche du Rhône inférieur à l'ouest, jusqu'à la frontière avec l'Italie à l'est et bordée au sud par la Méditerranée. La Provence fait aujourd'hui partie de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur et correspond aux départements des Alpes-de-Haute-Provence, des Bouches-du-Rhône, du Var et d'une partie du Vaucluse et des Alpes-Maritimes.

Toponymie[modifier | modifier le code]

La Provence doit son nom à l'époque romaine : première conquête de la Gaule transalpine entre 58 et 51 av. J.C., elle est intégrée à la province romaine dont la capitale est Narbonne, la Gaule narbonnaise. C'est ce nom de provincia qui donnera bien plus tard « Provence ». César dans la Guerre des Gaules dit passer de Provincia en Narbonnensis au moment de traverser le Rhône, ce qui explique probablement le fait que seule la partie de l'ancienne Gaule Narbonnaise située à l'est du Rhône est appelée Provence par la suite.

Géographie[modifier | modifier le code]

Frontières[modifier | modifier le code]

La province de Provence dans ses limites du XVIIIe siècle et les communes et départements actuels.

Historiquement, après la fin de l'empire romain, « Provence » désigne l'entité incluse en 536 dans le Royaume franc et devenue marquisat de Provence dans le cadre du royaume de Bourgogne-Provence de 947. Elle devient ensuite comté de Provence, avec pour capitale Arles puis Aix-en-Provence (la ville d'Arles subissant des attaques continues du comte de Toulouse, marquis de Provence), mais des frontières fluctuantes : en 1388, à la suite de la mort de la reine Jeanne, ses territoires situés à l'est du Var sont perdus, rattachés aux États de Savoie par la Dédition de Nice, aboutissant dans un premier temps aux Terres neuves de Provence puis au comté de Nice à partir de 1526. Un siècle plus tard, en 1481, le comté de Provence revient par succession au roi de France Louis XI et devient ainsi une province française.

Au Moyen Âge, la Provence englobe ainsi les Alpes du Sud jusqu'aux affluents de rive gauche du Var inclus. Une partie des régions alpines en est ensuite détachée : au nord celle englobée dans la province du Dauphiné et à l'est celle du Pays niçois[1] concédé à la Maison de Savoie en 1388 sous l'appellation des Terres-Neuves de Provence. Cette acquisition savoyarde au détriment de la Provence donne naissance de 1526 à 1860 à la division administrative du comté de Nice.

À la Révolution, la Provence est découpée en trois départements : Basses-Alpes (Alpes-de-Haute-Provence à partir de 1970), Bouches-du-Rhône et Var. Le département de Vaucluse est créé en 1793 à partir d'Avignon, du Comtat Venaissin et de la partie nord des Bouches-du-Rhône. Les Alpes-Maritimes sont créées en 1860 à partir du Comté de Nice et de la partie est du Var (arrondissement de Grasse).

Le sud de la Drôme, bien qu'historiquement partie du Dauphiné, est appelé Drôme provençale. Il peut être rapproché de la Provence par la langue parlée, le fait que l'évêché de Saint-Paul-Trois-Châteaux appartenait à la province métropolitaine de Provence, que la région de Dieulefit appartenait au Comtat venaissin (Haut-Comtat) ou que le Diois et le Valentinois étaient vassaux du marquis de Provence.

Villes principales[modifier | modifier le code]

Ville Nom en provençal Département Nombres d'Habitants (2010)
01 Marseille Marsiho / Marselha Bouches-du-Rhône 850 726
02 Nice Niço / Niça / Nissa Alpes-Maritimes 343 304
03 Toulon Touloun / Tolon Var 164 532
04 Aix-en-Provence Ais de Prouvènço / Ais de Provença Bouches-du-Rhône 141 438
05 Avignon Avignoun / Avinhon Vaucluse 89 683
06 Antibes Antíbol Alpes-Maritimes 74 120
07 Cannes Canas Alpes-Maritimes 73 234
08 La Seyne-sur-Mer La Sagno de Mar / La Sanha de Mar / La Seino / La Seina Var 0 062 082
09 Hyères Ieras Var 0 054 600
010 Arles Arle Bouches-du-Rhône 0 052 661
011 Fréjus Frejús Var 0 051 839
012 Grasse Grasso / Grassa Alpes-Maritimes 0 051 036
013 Martigues Lou Martegue / Lo Martegue Bouches-du-Rhône 0 047 544
014 Cagnes-sur-Mer Canha de Mar Alpes-Maritimes 0 047 141
015 Aubagne Aubanha / Aubagno Bouches-du-Rhône 0 046 423
016 Salon-de-Provence Selon de Provença / Seloun de Prouvènço Bouches-du-Rhône 0 043 152
017 Istres Istre Bouches-du-Rhône 0 042 544
018 Draguignan Draguinhan Var 0 036 391
019 Vitrolles Vitrola Bouches-du-Rhône 0 035 021
020 Six-Fours-les-Plages Sièis Four / Sièis Four de Prouvènço Var 0 034 897

Relief[modifier | modifier le code]

Le relief de la Provence est globalement vallonné avec des Préalpes impressionnantes dans sa partie centrale et les Alpes du sud à l'est et au nord-est culminant à 3 412 m à l'Aiguille de Chambeyron (Alpes-de-Haute-Provence). Plus au sud et à l'est, situé à cheval sur les départements des Alpes-Maritimes et des Alpes-de-Haute-Provence, se développe le massif frontalier du Mercantour dans le Pays niçois qui domine à 3 143 m à la Cime du Gélas.

Les plans de Haute-Provence délimitent les préalpes des collines centrales (Plateau de Valensole, Plan de Canjuers, Plateau d'Albion). Le Mont Ventoux, appelé le « géant de Provence », est le plus haut sommet des monts de Vaucluse. La Montagne Sainte-Victoire, célèbre pour les peintures de Cézanne, domine le Pays d'Aix. Citons également les Alpilles dans les Bouches-du-Rhône et le Massif du Luberon qui culmine au Mourre Nègre.

Les côtes de Marseille à Menton sont plutôt escarpées (Calanques, Maures, Esterel, Riviera française). L’érosion due aux orages violents d’été pouvant constituer des ravines assez creusées.

L’ouest de la région est marqué par la plaine de la Crau et la Camargue, formée par le delta du Rhône, qui constituent les seuls véritables espaces plats de la région provençale.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Rhône[modifier | modifier le code]

Long de 812 kilomètres, le Rhône prend sa source, dans le glacier du Rhône, à Gletsch, en Suisse, à l'extrémité est du canton du Valais, dans les Alpes uranaises. Il parcourt 290 km dans ce pays, puis peu après son passage à Genève, il entre en France où il parcourt 545 km[2]. Il finit son cours dans le delta de Camargue pour se jeter dans la mer Méditerranée.

Le Rhône à Avignon

Le Rhône a le second débit de tous les fleuves s'écoulant en Méditerranée, après le Nil. Se jetant dans une mer sans marée, le fleuve a formé un delta. Désormais endigué, ce delta est figé hormis lors de crues exceptionnelles comme en 1993, 1994 et 2003.

Le Rhône est parfois identifié à l'Éridan qui est le nom d'un dieu fleuve de la mythologie grecque, fils d'Océan et de Thétys.

Durance[modifier | modifier le code]

La Durance prend sa source vers 2 390 mètres d'altitude, au pré de Gondran, sur les pentes du sommet des Anges[3]. La source se trouve à proximité de l’ancien Fort du Gondran, sur la commune de Montgenèvre[4],[5] dans les Hautes-Alpes, près de la frontière italienne. Elle se jette dans le Rhône à quelques kilomètres au sud-ouest d'Avignon, entre le Vaucluse et les Bouches-du-Rhône dont elle fait office de frontière.

Son affluent qui constitue le système le plus long, la Clarée, prend sa source sur les pentes du mont Thabor (3 178 m), au col des Rochelles, à 2 450 m d’altitude, également dans les Hautes-Alpes. Elle emprunte la vallée de Névache et, après un cours de 28 km, rejoint la Durance (qui est longue de 8 km à ce moment-là)[3].

Rivière dite « capricieuse » et autrefois redoutée pour ses crues[6] aussi bien que pour ses étiages, la Durance est une rivière à la fois alpine et méditerranéenne à la morphologie bien particulière.

Verdon[modifier | modifier le code]

Le Verdon prend sa source au pied de la Tête de la Sestrière (altitude 2 572 mètres), entre le col d'Allos et le Pic des Trois-Évêchés (altitude 2 819 mètres), et se jette dans la Durance, près de Vinon-sur-Verdon, après avoir parcouru environ 175 kilomètres[7] et collecté les eaux d’un bassin de 2 218 km2[8].

Le Verdon est une rivière fort abondante, comme tous les cours d'eau issus des régions alpestres. Son débit a été observé sur une période de 38 ans (1969-2006), à Vinon-sur-Verdon, au niveau de son confluent avec la Durance[9]. Le bassin versant de la rivière y est de 1 820 km2, c'est-à-dire sa totalité. Le module de la rivière à Vinon-sur-Verdon est de 26,8 m3/s.

Var[modifier | modifier le code]

Le Var jaillit à Estenc, hameau de la commune d'Entraunes. Source située à une altitude de 1 790 mètres, au sud du col de la Cayolle (2 326 m) dans les Alpes-Maritimes. Son parcours de 114 kilomètres[2] s'achève dans la mer Méditerranée entre Nice et Saint-Laurent-du-Var. Il est à noter que le Var est le seul fleuve qui ne traverse pas le département français qui porte son nom.

Le niveau du cours d'eau est habituellement bas, 50 à 100 m³/s en règle générale, mais il est réputé pour ses crues soudaines et importantes, son débit monte alors en quelques heures à 1 000 m³/s, atteint 3 500 m³/s en crue centennale et jusqu'à 5 000 m³/s en crue millennale. Sa dernière crue importante eut lieu le 5 novembre 1994. Le module du fleuve à Nice est de 49,4 m3/s.

Sorgue[modifier | modifier le code]

Le partage des Eaux de L'Isle-sur-la-Sorgue

La Sorgue prend sa source dans la commune de Fontaine-de-Vaucluse (Vaucluse) en sortant de la Fontaine de Vaucluse qui est la plus grosse résurgence de France et la cinquième plus grosse du monde. La Sorgue se partage d’abord en deux en aval de L'Isle-sur-la-Sorgue au niveau du partage des eaux. Elle crée dès lors le « bassin des Sorgues » à partir de deux grands bras, la Sorgue de Velleron et la Sorgue d'Entraigues. Ceux-ci se subdivisent en plusieurs dizaines de cours aux noms différents : Sorgue de Monclar, Sorgue du Pont de la Sable, Sorgue du Travers, Sorgue du Moulin-Joseph, Sorgue de la Faible, Sorgue des Moulins, Sorgue du Trentin, etc.

Le débit de la rivière est de type pérenne, régime atypique en zone méditerranéenne. Sa moyenne est de 18,3 m3/s et sa variation n'est que de + 5,09 m3/s pour les plus hautes eaux, en mai, pour atteindre - 9,82 m3/s pour les plus basses au mois de septembre[10].

Ouvèze[modifier | modifier le code]

L'Ouvèze prend sa source dans la montagne de Chamouse, près de Somecure, située dans le massif des Baronnies dans le sud-est de la Drôme. Elle coule vers l'ouest en passant à Montguers, Buis-les-Baronnies, Pierrelongue, Mollans-sur-Ouvèze. Dans le Vaucluse, elle coule au nord-ouest du mont Ventoux et au nord des Dentelles de Montmirail pour passer à Vaison-la-Romaine. Après Vaison, elle coule dans une plaine assez humide située entre Rasteau et Sorgues. L'Ouvèze rejoint le Rhône en passant à l'ouest de Sorgues face à l'île de la Barthelasse.

L'Ouvèze avec une hauteur de 2,27 mètres soit 89 m3/s le 31 mai 2008 à Bédarrides

L'Ouvèze présente des fluctuations saisonnières de débit assez importantes, avec des hautes eaux d'hiver et de printemps portant le débit mensuel moyen à un niveau allant de 7,11 à 10,0 m3/s, de novembre à mai inclus (maximum en janvier), et des basses eaux d'été de juillet à septembre, avec une baisse du débit moyen mensuel jusqu'au niveau de 1,36 m3 au mois d'août. D'autre part les crues peuvent être extrêmement importantes, voire dévastatrices. Le QIX 2 et le QIX 5 valent respectivement 159 et 266 m3/s. Le QIX 10 est de 337 m3/s. Quant au QIX 20, il vaut 390 m3 [11], tandis que le QIX 50 se monte à 470 m3/s.

Le débit instantané maximal enregistré a été d'environ 1 000 m3/s le 22 septembre 1992, tandis que la valeur journalière maximale était de 304 m3 le 7 janvier 1994.

Calavon[modifier | modifier le code]

Le Calavon qui prend sa source vers le village de Banon (Alpes-de-Haute-Provence) à 800 m d'altitude, forme la vallée du Calavon en passant par les villes d'Apt et Cavaillon; 80 km plus bas, il se jette dans la Durance, près de Caumont[12]. Il a creusé les spectaculaires gorges d'Oppedette ou canyon d'Oppedette. La longueur de son cours d'eau est de 88,3 km[2].

Cette rivière torrentueuse est nommée pour la première fois dans le Cartulaire de l'Église d'Apt (835-1130). Elle apparaît dans les Chartes XLVII et XLVIII, datées du 30 août 998, sous la désignation « fluvio Causalone »[13], puis à nouveau dans la Charte LXI, datée du 30 avril 1008, comme « fluvium qui dicitur Causalone »[14]. Le torrent est encore cité dans la Charte LXXVII, rédigée à Apt, avant 1048, sous le vocable de « Causalonem »[15].

Le Calavon change de nom pour devenir Coulon en arrivant dans la plaine du Comtat Venaissin, dans le village des Beaumettes, à proximité de l'endroit où se situait dans l'Antiquité la limite entre les territoires des peuples gaulois des Albiques - dans la montagne, vers Apt - et celle des Cavares - dans la plaine, vers Cavaillon. Les documents confirment l'évolution potentielle des deux dénominations puisque des vocables issus du bas latin : Aucalo, Causalo, Caudalio, on arrive à Caularo, au XIVe siècle, et à Caulaho, au XVe siècle[12].

Roya[modifier | modifier le code]

La Roya (en occitan Ròia) est un fleuve côtier qui prend sa source en France au col de Tende, dans le département des Alpes-Maritimes et rejoint la Méditerranée en Italie à Vintimille. Sur une longueur totale de 60 km, seuls les quinze derniers kilomètres se trouvent en Italie, à proximité de Vintimille. La longueur référencée en France est de 40,1 km[2].

Climat[modifier | modifier le code]

Au soleil de Provence

La Provence est une région au climat méditerranéen avec des étés chauds et secs. Les hivers y sont doux près de la côte, généralement humides à l'est, mais sont plus rudes dans le nord et le nord-est (Pelat, Ubaye, Préalpes de Digne) où le climat devient alpin.

Dans sa partie centrale et méditerranéenne la végétation de la Provence est du type garrigue, la sécheresse d'été la rendant particulièrement vulnérable aux incendies. En revanche dans sa partie la plus orientale et la plus alpine, elle devient plus verdoyante et humide.

Le vent principal est le mistral, dont la vitesse peut aller au-delà des 110 km/h. Il souffle entre 120 et 160 jours par an, avec une vitesse de 90 km/h par rafale en moyenne[16]. Le tableau suivant indique les différentes vitesses du mistral enregistrées par les stations d'Orange et Carpentras-Serres dans le sud de la vallée du Rhône et sa fréquence au cours de l'année 2006. La normale correspond à la moyenne des 53 dernières années pour les relevés météorologiques d'Orange et à celle des 42 dernières pour Carpentras[17].

Légende : « = » : idem à la normale ; « + » : supérieur à la normale ; « - » : inférieur à la normale.

Vitesse des vents du Mistral
Jan. Fév. Mars. Avril. Mai Juin Juil. Août Sept. Oct. Nov. Déc.
Vitesse maximale relevée sur le mois 96 km/h 97 km/h 112 km/h 97 km/h 94 km/h 100 km/h 90 km/h 90 km/h 90 km/h 87 km/h 91 km/h 118 km/h
Tendance : jours avec une
vitesse > 16 m/s (58 km/h)
-- +++ --- ++++ ++++ = = ++++ + --- = ++

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire de la Provence.

Antiquité[modifier | modifier le code]

Le Jardin des Vestiges à Marseille.
Les arènes de Cimiez à Nice.
La stèle des Tremaie aux Baux-de-Provence, représentant Marius, son épouse et leur devineresse salyenne.

La Provence grecque[modifier | modifier le code]

Le littoral provençal a été colonisé par les Grecs : vers 600 av. J.-C., les Phocéens s'installent à Marseille (en grec, Massalia ; en latin, Massilia). Ils essaiment à Nice (Nikaia), Antibes (Antipolis), Hyères (Olbia), Six-Fours (Tauroeis), Arles ainsi que sur certaines parties du littoral languedocien comme à Agde (Agathé) ou au sud de Nîmes. Antérieurement la région était peuplée de Celtes et aussi de Ligures ou Celto-Ligures[18]

La conquête romaine au IIe siècle av. J.-C.[modifier | modifier le code]

Les Antiques à Saint-Rémy-de-Provence.

Chronologie sommaire

  • -181 : les Massaliotes phocéens de la ville de Marseille et leurs alliés helléno-celtes Cavares de la région de Cavaillon-Avignon-Orange appellent Rome au secours contre les pirates Ligures.
  • -154 : Nice et Antibes assiégées par les Ligures des Alpes Maritimes, expédition d'Opimius.
  • -125/-124 : coalition de tribus celto-ligures (les Salyens) soutenus par les Voconces, Allobroges et Arvernes : le consul Marcus Fulvius Flaccus franchit les Alpes et les vainc. En -123, nouvelle campagne qui se termine par la destruction de l’oppidum d’Entremont.
  • En -123/-122 : fondation d’Aix-en-Provence pour contrôler les Salyens.
  • -122 : le proconsul Domitius Ahenobarbus écrase les Allobroges.
  • -121 : les Volques, à la tête d'un vaste territoire de 24 oppidums accueillent sans résistance les légions de Rome. .
  • -120 : Ahenobarbus en campagne ; on lui attribue la fondation et l’organisation de la Provincia.
  • -117 : début de la construction de la Via Domitia (en l’honneur de Cn. Domitius Ahenobarbus) en direction des Pyrénées. Elle emprunte le tracé d’une ancienne route grecque (la voie héracléenne). Son aménagement est le symbole de la romanisation et apporte un développement des échanges commerciaux.
  • -109/-105 : incursions des peuples germaniques (Cimbres, Teutons, Tigurins, Ambrons) : Marius écrase les Teutons à Pourrières (près d'Aix-en-Provence) (-102) et les Cimbres à Verceil (-101).

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Au Moyen Âge, la Provence est un marquisat, un comté et un royaume.

Haut Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Le royaume Burgonde au Ve siècle

La basse vallée du Rhône connait diverses invasions. Wisigoths et Alains pillent de nombreuses cités et descendent jusqu'à Orange et Avignon. Les Burgondes s'installent dans la région en 442, et choisissent Vienne, qui gardait son prestige de grande cité romaine, pour capitale. Avignon marqua la pointe sud de ce royaume[19]. Les Ostrogoths fondent au sud de ce royaume Burgonde un duché dépendant de leur royaume italo-dalmate : le duché de Provence, future basse Provence ou comté de Provence (la partie burgonde deviendra elle le marquisat de Provence). Charles Martel combat le patrice de Provence allié des Maures de Gothie et fait entrer définitivement la Provence dans le domaine franc.

En 843, le traité de Verdun donne la Provence à Lothaire Ier. Son fils Charles de Provence en fait le royaume de Provence-Viennois ou de Bourgogne cisjurane à l'existence éphémère (855-863). À sa mort, la Provence est intégrée à l'Italie et le Viennois à la Lotharingie de Lothaire II. Après une période trouble, la Provence est de nouveau incluse dans le domaine impérial par le traité de Meerssen, pour une brève durée, puisqu'elle échoitt à la mort de l'empereur Louis II, en 875, au roi de France Charles le Chauve, là aussi pour une courte période. Boson V de Provence, son beau-frère, se fait proclamer roi du deuxième royaume de Provence en 879. Boson est en lutte avec les Carolingiens. Le fils de Boson, Louis, empereur, confie le gouvernement de la Provence à Hugues d'Arles, qui le donne à son tour en 934 à Rodolphe II, roi de Bourgogne transjurane Le nouvel ensemble est le deuxième royaume de Bourgogne-Provence aussi appelé Royaume d'Arles. Il subsiste jusqu'en 1032.

Dans les années 880, quelques Sarrasins provenant de l'émirat d'Al-Andalus échouent par hasard sur le rivage varois et établissent une base au Fraxinet (Fraxinetum) ou Freinet, que l'on situe traditionnellement dans la région de La Garde-Freinet, d'où ils lancent des raids, notamment dans la basse Provence orientale. Hugues d'Arles mène deux attaques victorieuses contre eux en 931 et 942 avec l'aide de navires byzantins, mais sans pousser l'avantage jusqu'à leur expulsion.

Croix des Bosonides
Carte des trois fiefs provençaux en 1125

En 947, le bosonide Boson, comte d'Arles est investi de la Provence. À sa mort, ses deux fils, Guilhem dit le Libérateur (Guillaume Ier) et Roubaud, se partagent en indivis le comté, indivision que maintiennent leurs descendants. La branche issue de Guilhem donne celle des comtes de Provence, celle issue de Roubaud donne les marquis de Provence.

En 972, à la suite de l'enlèvement de Mayeul, abbé de Cluny, Guillaume Ier et Roubaud, avec l'aide de seigneurs provençaux et du marquis de Turin, libère la Provence des Sarrasins qui depuis le massif des Maures (au-dessus de Saint-Tropez) pillaient la région. Cette campagne militaire contre les Sarrasins, obtenue sans les troupes de Conrad, masque en fait une mise au pas de la Provence, de l'aristocratie locale et des communautés urbaines et paysannes qui avaient jusque là toujours refusé la mutation féodale et le pouvoir comtal. Elle permet à Guillaume d'obtenir la suzeraineté de fait de la Provence. Il distribue les terres reconquises à ses vassaux, arbitre les différents et crée ainsi la féodalité provençale[20]. Nommé marquis en 975, Guillaume fait d'Arles sa capitale.

En 1019, Emma, marquise de Provence, se marie à Guillaume III Taillefer, comte de Toulouse, transmettant les droits de la lignée de Roubaud à la maison de Toulouse. En 1112, Douce de Provence, héritière des droits de la ligne de Guilhem, épouse Raimond-Bérenger III, comte de Barcelone, qui devient Raimond-Bérenger Ier de Provence. Les maisons de Toulouse et de Barcelone entrent alors en conflit pour le marquisat. Pour aboutir à un traité en 1125 entre Raymond-Bérenger et Alphonse-Jourdain de Toulouse, qui partage le comté entre un marquisat au nord de la Durance, donné aux Toulouse, et le comté au sud, donné aux Barcelone, lesquels s'opposent entre 1144 et 1162 à la maison des Baux au cours des guerres Baussenques. En 1193, Alphonse II de Provence épouse Gersande de Forcalquier, ce qui donne naissance au comté de Provence-Forcalquier.

Pendant cette période, le comté d'Orange, vassal de Provence, est érigé en 1181 en principauté.

Bas Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Charles Ier d'Anjou, comte de Provence, intronisé par le pape Clément IV comme roi de Sicile
Fresque de la Tour Ferrande à Pernes-les-Fontaines
Possessions de la Maison capétienne Anjou-Valois au XVe siècle : comprenant le duché d'Anjou, incluant le comté du Maine et la Provence

En 1245, meurt Raymond-Bérenger V de Provence, dont les quatre filles sont mariées respectivement : Marguerite à saint Louis, Sancie à Richard de Cornouailles, Éléonore à Henri III, roi d'Angleterre et Béatrix à Charles, comte d'Anjou et du Maine, frère de saint Louis. C'est cette dernière qui reçoit en héritage les deux comtés de Provence et Forcalquier, les transmettant à la première maison capétienne d'Anjou.C'est pourquoi Forcalquier est surnommé « la cité des 4 reines ».

Mais le comté de Provence-Forcalquier est démembré. Conformément au traité de Meaux-Paris (1229) qui marque la fin de la croisade des Albigeois, à la mort d'Alphonse de Poitiers, en 1271, le marquisat passe au roi de France Philippe III qui le cède dès 1274 au pape Grégoire X pour devenir le Comtat Venaissin.

En 1388, à la suite des troubles et de la guerre civile qui accompagnent la succession de la reine Jeanne, la ville de Nice et sa viguerie — la division administrative correspondante — la cité de Puget-Théniers et les vallées de la Tinée et de la Vésubie se constituent en Terres neuves de Provence et se mettent sous la protection de la maison de Savoie, c'est la dédition de Nice à la Savoie. Ces terres prendront le nom de comté de Nice en 1526.

En 1382, à la mort de la reine Jeanne, s'achève la première maison capétienne d'Anjou. Elle avait adopté le frère du roi Louis Ier, fait comte puis duc d'Anjou, fondant, après une période de troubles appelée guerre de l'Union d'Aix, la seconde maison capétienne d'Anjou. Cette dynastie s'achève avec la mort de Charles III du Maine en 1481, léguant ainsi la Provence au roi de France Louis XI. Les actes rédigés et adoptés de janvier 1482 à avril 1487 entérinent l'union de la Provence et de la France « comme un principal à un autre principal (...) sans que à la couronne [de France] comté et pays de Provence ne soient subalternez[21] ». Juridiquement, il ne s'agit que d'une union personnelle des couronnes, le roi de France n'agit en Provence qu'en tant que comte de Provence, et il en sera ainsi jusqu'à la Révolution française. « Qu'il plaise à votre majesté de s'intituler [...] comte de Provence, [...] de façon que nous ne soyons nullement tenus d'obéir à aucune lettre dépourvue de ce titre[22]. »

Renaissance[modifier | modifier le code]

Le roi René et son épouse Jeanne de Laval
Pluie de sang en Provence en juillet, 1608

Accumulant les titres royaux (Naples-Sicile, Jérusalem, Chypre, Acre, Thessalonique, etc.), les comtes se font appeler « roi » dont le célèbre roi René, de la seconde maison capétienne d'Anjou.

À l'époque classique, la sagesse populaire clamait que les trois maux de la Provence étaient la Durance, le mistral et le parlement d'Aix.

La Provence est néanmoins touchée précocement par les guerres de religion, dont le prélude est le massacre de Mérindol (1545), et qui ont lieu de 1562 à 1598. Au moment du massacre de la Saint-Barthélemy (août-octobre 1572), le gouverneur Sommerive, pourtant catholique intransigeant, y empêche le massacre des protestants[23].

Après la mort d’Henri III, une majorité de la France, et notamment la Provence catholique, refuse Henri de Navarre comme roi, du fait qu'il est protestant, ce qui déclenche la huitième guerre de religion. Les parlementaires royalistes, minoritaires, s’établissent à Pertuis, en concurrence du Parlement d’Aix. La Ligue prend le pouvoir dans la plupart des villes et facilite l’entrée du duc de Savoie Charles-Emmanuel en Provence, où le Parlement lui donne les pouvoirs civils et militaires, après sa victoire à Riez (fin 1590). Le duc de Lesdiguières et le duc d’Épernon le battent début 1591 à Esparon et à Vinon[24], puis à Pontcharra le 17 septembre. Il quitte définitivement la Provence le 30 mars 1592. Le Parlement d’Aix reconnaît Henri IV comme roi légitime après son abjuration, en janvier 1594.

Carte de la Provence, par Mercator, 1608

Début juillet 1608, les faubourgs d'Aix-en-Provence sont recouverts d'une pluie de sang. Quelques moines désireux d'exploiter la crédulité humaine n'hésitent pas à voir dans cet évènement des influences sataniques. Nicolas-Claude Fabri de Peiresc fait des relevés de cette pluie en recueillant quelques gouttes sur la muraille du cimetière de la cathédrale. Il découvre que c'était les excréments des papillons qui avaient été observés récemment. Le centre ville n'ayant pas été envahi, il est resté épargné. Cette explication scientifique ne calme pas la terreur populaire[25].[non pertinent]

1720-1722, la grande peste, partie de Marseille, envahit la Provence et la dévaste ainsi que les États pontificaux (Comtat Venaissin)

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Pendant la période révolutionnaire la Provence est surtout marquée par la Terreur blanche : Provençaux et Bas-Languedociens s'engagent massivement dans les Compagnies du Soleil, en particulier en Comtat Venaissin, où se retrouve une bonne part de la noblesse du sud-est exilée. La région du Comtat gagne alors le surnom de Vendée provençale.

À la suite de cette Révolution française, la Provence est divisée en trois départements : Bouches-du-Rhône, Var et Basses-Alpes. En 1793, le Comté de Nice devient Français une première fois, qui donne naissance au département des Alpes-Maritimes avant de repasser sous le contrôle piémontais et sarde. En 1860, à la suite d'un référendum populaire, le rattachement définitif du Comté de Nice à la France revoit la création du département des Alpes-Maritimes qui, cette fois-ci, ampute l'arrondissement de Grasse au département du Var. Le Comtat Venaissin et le Comté d'Avignon, terres pontificales, sont en un premier temps à leur intégration à la France divisées en Bouches-du-Rhône au sud et Drôme au nord (la Principauté d'Orange est rattachée à sa demande aux Bouches-du-Rhône). Cependant, on trouve ces deux départements démesurés alors on décide de créer un département intermédiaire : le Vaucluse, du nom de la ville au centre du département, devenue depuis Fontaine de Vaucluse pour éviter toute confusion. Ce nouveau département est composé des anciens États pontificaux, de la principauté d'Orange, du Luberon occidental et du comté de Sault, anciennement terre adjacente de Provence.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Le 15 août 1944, les forces alliées débarquent en Provence (Opération Dragoon).

Culture[modifier | modifier le code]

Article connexe : Habitats de Provence.

Langue[modifier | modifier le code]

Zone de diffusion de la langue provençale.
La Provence linguistique :
1 Limite de langue
2 Limite de dialecte
3 Limite de sous-dialecte
Points de vue de P. Blanchet[26],[27] :
4 « Limite de la langue provençale »
a « La Provence historique et culturelle »
b « Zones extérieures de culture provençale »
c « Zone historique provençale ayant appartenu au Royaume de Savoie-Piémont de 1388 à 1713 et surtout de culture alpine »
d « Zone dauphinoise aujourd'hui rattachée à la région Provence Alpes Côte d'Azur »
e « Pays niçois (Provençal jusqu'en 1388, Savoyard et Piémontais jusqu'en 1860, aujourd'hui rattaché à la région Provence Alpes Côte d'Azur »
Article détaillé : Provençal.

La langue propre de la Provence est la langue d'oc, que les Provençaux désignent le plus souvent comme provençal, voire improprement patois, plus rarement comme occitan ou langue d'oc. Les variétés parlées en Provence sont le vivaro-alpin (parfois appelé dauphinois) au Nord et le provençal au Sud (composé du maritime, du rhodanien, de l'alpin et du niçois). La distance entre provençal stricto sensu et vivaro-alpin est récusée par nombre de partisans du provençal comme langue distincte de l'occitan; ceux-ci utilisent le concept de langue polynomique, tiré de l'exemple du corse pour justifier cette variété. Le niçois, qui est basé sur le provençal médiéval et archaïque et qui a reçu quelques influences nord-italiennes, est parfois revendiqué comme une variété à part entière de la langue d'oc.

Le 17 octobre 2003, la région Provence-Alpes-Côte d'Azur adopte un vœu reconnaissant le caractère patrimonial des "langues provençales et niçoises[28]. Ce vœu est par la suite modifié le 05 décembre 2003 en précisant le caractère unitaire de la langue d'oc ou langue occitane dans le respect de ses variantes parlées en Provence[29].

En 1999, le nombre de « locuteurs réguliers » du provençal serait de 250 000, les locuteurs dits « passifs » ou « potentiels » (comprenant au moins partiellement la langue ou pouvant en dire quelques mots et expressions) de 500 000[30]. Cependant, si le provençal maritime est en danger selon l'UNESCO, le vivaro-alpin n'est lui que vulnérable, grâce à la vivacité qu'il a gardé dans les vallées du Piémont italien.

La Provence comporte aussi, traditionnellement, des enclaves de langue ligurienne, dont le parler est parfois appelé figoun à Biot, Vallauris, Mons et Escragnolles[31]. Le mentonasque, parlé à Menton, constitue un parler de transition vers le Ligure à dominante occitane. Dans la Vallée de la Roya, aux confins orientales des Alpes-Maritimes, sont employés le Royasque et sa variante le Brigasque qui constiuent deux dialectes de transition synthéstisant le Ligure et l'Occitan alpins.

L'immigration au XIXe siècle et au XXe siècle a également établi d'importantes communautés de langue italienne (dans toute sa variété dialectale), puis d'autres langues, liées à l'attrait touristique de la côte d'Azur, au rapatriement des Pieds-Noirs et à l'immigration d'origine africaine qui a accompagné le développement économique et industriel des années 1950 et 1960.

Les principales associations qui œuvrent pour le développement du provençal sont le Félibrige (la plus ancienne de toutes les associations actuelles), l'Institut d'études occitanes (les deux incluent le provençal dans la langue d'oc), le Collectif Provence (qui milite pour la reconnaissance du provençal comme langue distincte), Leis Amics de Mesclum, la fédération des associations Parlaren, l'Unioun Prouvençalo, l'Astrado Prouvençalo, l'Association des enseignants de langue d'oc, les écoles Calandretas, Lou Prouvençau à l'Escolo, la Fédération des Associations du Comté de Nice, l'Acadèmia Nissarda, le Centre Culturau Occitan-País Niçard, l'Ostau dau Pais Marselhés.

Costume traditionnel[modifier | modifier le code]

Deux comtadines en costume traditionnel

Jusque dans les années 1950, le costume traditionnel féminin était encore porté quotidiennement à Arles par un certain nombre de femmes et plus particulièrement le dimanche dans le Comtat Venaissin. Le costume d'Arles a été la tenue féminine traditionnelle dans tout l'ancien archevêché et a tenté de s'imposer jusqu'à Avignon sous l'impulsion de Frédéric Mistral. Il a débordé sur la rive droite du Rhône de la Camargue gardoise jusqu'à l'Uzège[32], s'est étendu à l'Est par delà la Crau, jusqu'à la Durance et le golfe de Fos[33].

Parmi toutes les variétés locales alors à la mode, seuls les costumes d'Arles et comtadins, portés indifféremment par les femmes de toutes conditions, ont traversé la Révolution, tout en continuant à évoluer d'une façon naturelle. Parmi les pièces qui compose l'habillement, il y a la chapelle, plastron de dentelle en forme de trapèze apparu en 1860 et qui couvre la poitrine[34], le grand châle de forme carrée qui moule le buste, la robe longue en satin de différentes couleurs, toujours pincée à la taille, les dorures (bijoux, agrafes, boucles ou crochets) qui sont transmises de génération en génération. Le signe le plus distinctif du costume comtadin est la coiffe « à la grecque ». Ses autres composantes sont : chemise, jupon, jupe simple ou matelassée, le couthiloun, tablier, corselet, caraco, fichu et coiffe.

Le paysan provençal du XVIIIe siècle portait la culotte « à la française » avec des bas ou des guêtres de peau, un gilet et une jaquette à deux basques. Le seul élément qui a traversé les siècles est la taillolle (taiolo), ceinture de laine, généralement rouge, qu'il portait à la taille. Pour les autres parties de l'habillement, continuèrent à rester populaires la blouse, alors appelée camisole, qui était considérée comme un cache-poussière[35], le tricorne, le bonnet ainsi que le chapeau de feutre rond qui étaient portés sur une perruque - élément depuis longtemps surrané - par le paysan ou l'artisan. Ces coiffes ne cédèrent la place au haut de forme qu'au cours du XIXe siècle. Celui-ci fut dénommé lou sofé, car il chauffait comme un tuyau de poêle[36].

Cuisine[modifier | modifier le code]

Bouillabaisse

La cuisine provençale se distingue par l'utilisation d'huile d'olive, d'ail, de légumes, d'herbes aromatiques et de poissons pour les terres proches de la mer. C'est une cuisine riche et variée. Elle est influencée par la cuisine méditerranéenne et plus particulièrement par la cuisine italienne. Les conquêtes arabes ont aussi modifié la cuisine provençale ainsi que l'arrivée de la tomate et de l'aubergine après la découverte de l'Amérique.

Parmi les plats appréciés en Provence : l'aïoli garni, la tapenade, l'anchoïade, les petits farcis, la ratatouille, la bouillabaisse, la pissaladière, le pan bagnat, la bourride, la daube provençale, la socca (plat typiquement niçois, existe aussi à Toulon sous la dénomination « cade »), la soupe au pistou (soupe au basilic avec divers légumes locaux mélangés à une purée de tomates), la fougasse.

Vins[modifier | modifier le code]

Salade niçoise avec vin rosé Provençal

Les vins de Vaucluse font partie du vignoble de la vallée du Rhône. Les AOC régionales se déclinent en Côtes-du-rhône, Côtes-du-Rhône villages, Côtes-du-Luberon et Ventoux (AOC). Les Côtes-du-Rhône villages comprennent dix appellations : Cairanne, Massif-d'uchaux, Plan-de-dieu, Puyméras, Rasteau (AOC), Roaix, Sablet, Séguret, Valréas et Visan. Les appellations locales ou crus sont au nombre de quatre : Beaumes-de-venise (AOC), Châteauneuf-du-pape, Gigondas et Vacqueyras, tandis que les vins doux naturels sont représentés par le muscat de Beaumes-de-Venise et le Rasteau (VDN). Les quelques vins qui n'ont pas droit à l'appellation peuvent être labellisés soit en vin de pays de Vaucluse, vin de pays d'Aigues ou encore vin de pays de la Principauté d'Orange. Autour de cette production s'est développé l'œnotourisme avec, en particulier, la mise en place de la Route des vins des Côtes du Rhône

AOC côtes-de-provence rosé

Le vignoble de Provence s'étend du sud d'Avignon jusqu'aux Alpes-Maritimes. Ses terroirs viticoles sont d'une très grande hétérogénéité tant pédo-géologique que climatique avec bien évidemment une dominante de climat méditerranéen strict mais également de zones plus froides où l'influence du vent est déterminante. Au sein de ce vignoble ont été reconnues deux grands types d'appellations d'origine contrôlées (AOC). Les appellations régionales qui regroupent : Côtes-de-provence, Coteaux-d’aix-en-provence, Coteaux-des-baux-en-provence, Coteaux-varois et Coteaux-de-pierrevert. Les appellations locales comprennent : Bandol, Bellet, Cassis et Palette

Les vins qui n'ont pas droit à l'appellation peuvent être labellisés soit en vin de pays des Bouches-du-Rhône, vin de pays du Var ou encore vin de pays des Alpes-de-Haute-Provence. À ces vins de pays départementaux s'ajoutent des vins de pays de zone : Vin de pays d'Argens, Vin de pays des Maures, Vin de pays de Mont-Caume et Vin de pays des Alpilles (ex Petite Crau),

Littérature[modifier | modifier le code]

Tartarin de Tarascon, héros d'Alphonse Daudet

De nombreuses œuvres littéraires évoquent la Provence :

Troubadours[modifier | modifier le code]

Parmi les troubadours directement issus de la mouvance provençale, on compte : Raimbaut d'Orange, Raimbaut de Vaqueiras, Albertet de Sisteron, Bertran de Lamanon, Folquet de Marseille, Blacas de Blacas.

Félibres[modifier | modifier le code]

Jusqu'au milieu du XXe siècle, le terme provençal, associé aux troubadours, désignait l'ensemble de la langue d'oc. En 1854, autour de Frédéric Mistral se forme le Félibrige à Châteauneuf-de-Gadagne, association littéraire qui se donne pour objectif la restauration de la langue provençale et la codification de son orthographe par la littérature et particulièrement par la poésie. En 1904, Mistral obtiendra le prix Nobel de littérature pour Mirèio (Mireille) ainsi que pour ses travaux lexicologiques.

Musique[modifier | modifier le code]

Festivals[modifier | modifier le code]
Avignon[modifier | modifier le code]

Le Festival d'Avignon est un festival annuel de théâtre fondé en 1947 par Jean Vilar, à la suite d'une rencontre avec le poète René Char. Il a lieu chaque été en juillet dans la cour d'honneur du Palais des papes, dans de multiples théâtres et lieux du centre historique d'Avignon (Vaucluse), ainsi que dans quelques lieux à l'extérieur de la « cité des papes ».

L'édition 1966 marque le début d'une importante ouverture. Le Festival dure désormais un mois et accueille outre les productions du TNP, deux créations de Roger Planchon et Jacques Rosner, labellisé troupe permanente, et neuf spectacles de danse de Maurice Béjart et du Ballet du XXe siècle. Mais le Festival est le reflet de la transformation du théâtre. Ainsi, en parallèle de la production des institutions dramatiques, théâtres et centres dramatiques nationaux, émergent à partir de 1966 et l'initiative du Théâtre des Carmes, un festival « off », non officiel et indépendant. Seule et sans intention de créer un mouvement, la compagnie d'André Benedetto est rejointe l'année suivante par d'autres troupes. C'est incontestablement la plus importante manifestation de l'art théâtral et du spectacle vivant en France par le nombre des créations et des spectateurs, et l'une des grandes manifestations artistiques décentralisées les plus anciennes.

Orange[modifier | modifier le code]
Spectacle des Chorégies
Entrée des spectateurs aux Chorégies d'Orange

Les Chorégies d'Orange sont un festival d’opéra et de musique classique. C'est le plus ancien festival de France et le premier à avoir réhabilité les spectacles en plein air. Des représentations estivales avaient été donnés à partir de 1860 au théâtre antique. En 1869 furent programmées les Fêtes romaines, avec une production d’Étienne Nicolas Méhul. Ce fut en 1902, que le festival a pris le nom de Chorégies. Le festival proposa pendant un siècle du théâtre, de l’opéra et des concerts, et accueillit de grands noms de la scène française, comme Sarah Bernhardt pour Phèdre en 1903. Les artistes de l'Opéra et de la Comédie-Française gardèrent le monopole de la scène jusqu'à la Seconde Guerre mondiale.

À partir de 1969, le festival abandonna le théâtre au Festival d'Avignon. En 1971 commencèrent les Nouvelles Chorégies qui donnèrent à l'art lyrique l'exclusivité sous l'impulsion du ministre de la Culture, Jacques Duhamel. L’organisation fut fixée à six soirées sur une durée d’un mois, généralement deux représentations de deux opéras, ainsi que deux concerts. Tous les grands opéras ont été interprétés par les plus grands chanteurs. Il se déroule chaque été, en juillet et en août, au théâtre antique d’Orange. En régime normal sont donnés deux opéras populaires, deux fois chacun, devant un public de près de neuf mille personnes ; les représentations sont fréquemment retransmises par la télévision publique. Présidées par Thierry Mariani et dirigées par Raymond Duffaut, les Chorégies d'Orange sont l'un des hauts lieux de l'art lyrique international.

Aix-en-Provence[modifier | modifier le code]

Le Festival international d'art lyrique d'Aix-en-Provence est un festival d’opéra et de musique classique créé en 1948 et qui a lieu chaque été à Aix-en-Provence. C’est l’un des grands festivals lyriques européens, avec une affinité particulière pour les opéras de Mozart ; les représentations données à l'origine, en plein air, dans la cour de l’ancien Archevêché sont réparties aujourd'hui sur plusieurs sites : le théâtre de l'Archevêché, le Grand Théâtre de Provence (construit en 2007), le théâtre du Jeu de Paume et l'hôtel Maynier d'Oppède en sont les principaux.

Antibes Juan-les-Pins[modifier | modifier le code]

Le Festival de Jazz d'Antibes Juan-les-Pins, créé le 7 juillet 1960, est le premier festival Européen de jazz. Cet évènement fut créé par Jacques Souplet en collaboration avec Jacques Hebey. Cette manifestation se déroule tous les ans au mois de juillet. Devant le succès remporté par la première édition de 1960, le Festival fut reconduit tous les ans. Grâce à Norbert Gamsohn, directeur artistique, il a acquis une notoriété mondiale devenant le plus prestigieux après celui de Newport, et ce pendant 27 ans sous sa direction. Il y a programmé les plus grands noms mais a apporté une ouverture de style qui a fait la différence avec tous les autres festivals, permettant ainsi à de jeunes artistes et à de nouvelles musiques de s'exprimer. Il a aussi introduit la télévision, qui avec Jean-Christophe Averty, a apporté une touche unique et une diffusion sans précédent au jazz. En 2010, à l'occasion du cinquantième anniversaire de la manifestation, le marché d'appel d'offre de l'Office du tourisme pour l'organisation du festival a retenu la candidature de la Société anonyme monégasque d'entreprises de spectacles (SAMES), filiale de la Société des bains de mer de Monaco (SBM), dirigée par Jean-René Palacio.

La Roque-d'Anthéron[modifier | modifier le code]
Cloître de Silvacane, haut lieu de la musique baroque pendant le Festival
Pianiste au festival de La Roque-d'Anthéron

Le Festival international de piano de La Roque-d'Anthéron est un festival international de piano, fondé en 1980 par Paul Onoratini[37], maire de La Roque-d'Anthéron et René Martin, alors stagiaire à la Direction Régionale des Affaires Culturelles, cherchant à créer un festival de piano. Se déroulant à ciel ouvert, chaque été, dans le parc du château de Florans, il est aujourd'hui reconnu comme l'un des grands rendez-vous musical en Europe. C'est le lieu de rencontre de tous les talents pianistiques, rassemblant aussi bien les nouveaux jeunes talents que ceux dont la renommée n'est plus à faire. Des artistes comme Martha Argerich, Nelson Freire, Boris Berezovsky, Evgeny Kissin, Zhu Xiao-Mei, François-Frédéric Guy, Claire Désert, Nikolaï Lugansky, Brigitte Engerer, Arcadi Volodos, Anne Queffélec, Alexandre Tharaud, Marie-Josèphe Jude, Hélène Grimaud viennent se produire régulièrement à ce festival.

Sisteron[modifier | modifier le code]

Le festival les Nuits de la Citadelle est l'événement important du paysage culturel sisteronais et des Alpes provençales. Depuis plus de cinquante ans, le théâtre de verdure de la Citadelle, créé en 1928, accueille chaque année des spectacles de théâtre, danse ou musique. Plusieurs lieux servant actuellement de cadre à ces différentes manifestations. L'égise Saint-Dominique (XIIIe siècle) est réservée aux concerts de musique de chambre, ceux de musique sacrée se déroulent en la cathédrale Notre-Dame-des-Pommiers (XIIe siècle). La partie danse et théâtre est programmée au théâtre de verdure[38].

Des artistes de renommée internationale sont venus se produire lors des Nuits. Parmi les grands noms du théâtre, on compte Edwige Feuillère, Maria Casarès et Jean Marais, pour la danse Patrick Dupond, Noëlla Pontois et Marie-Claude Pietragalla. Pour la partie musique, ont été invités des chefs d'orchestre comme Karl Münchinger et Michel Corboz, et ont chanté en soliste Georges Cziffra, Lily Laskine, Barbara Hendricks et Vadim Repin[38].

Cinéma[modifier | modifier le code]

Les frères Lumière, qui possédaient une belle maison à La Ciotat, dans les Bouches-du-Rhône, y réalisèrent leurs premières œuvres cinématographiques avec celles tournées à leur usine de Lyon : L'Arrivée d'un train en gare de La Ciotat, L'Arroseur arrosé. La première salle de cinéma de l'histoire, L'Éden, se situe à La Ciotat. L'Éden est toujours présent et est classé monument historique. Un comité de soutien présidé par Bertrand Tavernier est en cours pour sa réhabilitation. La première projection publique du cinématographe y eut lieu le 28 septembre 1895. Michel Simon tombera amoureux de cette ville et y achètera une maison devenue propriété de la commune et siège de l’association « Les Amis de Michel Simon ». La Provence a connu bien d'autres aventures avec ces précurseurs du cinéma. Le matériel d'Auguste et Louis Lumière, à l'arrivée de la Première Guerre mondiale, a été sauvegardé dans une maison de Signes (Var). Marseille a eu ses studios de cinéma. De nombreux films ont été réalisés dans les villes et villages. Le fameux Napoléon d'Abel Gance a été tourné en Cinérama, l'ancêtre du CinemaScope, en 1927 à La Garde (Var). En 1935, sort Toni, réalisé et tourné à Martigues par Jean Renoir, film instigateur du cinéma néoréaliste italien. La Femme du boulanger, de Marcel Pagnol, tourné au village de Le Castellet, est le plus connu des années de l'entre-deux-guerres. Il est resté sept ans à l'affiche à New York. C'est en 1946 qu'Orson Welles, désirant faire la connaissance de Raimu, vient à Toulon, ville natale du célèbre acteur provençal. Il rencontre Marcel Pagnol qui lui annonce qu'il arrive une semaine trop tard. Orson Welles dira : « C'est dommage car il était le plus grand de nous. » La région, depuis le début du cinéma, possède une histoire très riche et l'activité dans ce domaine continue, en regrettant toutefois la mise en sommeil des studios de la Victorine à Nice. Les tournages, les festivals, principalement le Festival de Cannes, le plus connu mondialement, font que la région est devenue une plaque tournante essentielle du 7e art.

Festival de Cannes[modifier | modifier le code]

Le Festival de Cannes, fondé en 1946 sous l'égide de Jean Zay[39], ministre des Beaux-Arts du Front populaire est un festival de cinéma international se déroulant à Cannes (Alpes-Maritimes, France).

Il est devenu, au fil des années, le plus médiatisé au monde[40], et son influence n'a cessé de croître grâce aux médias et sponsors présents à cette occasion, notamment lors de la cérémonie d'ouverture et de la traditionnelle montée des marches : le célèbre tapis rouge et ses vingt-quatre « marches de la gloire »[41]. Malgré ce prestige, le Festival a souvent été critiqué, et il fut à l'origine de plusieurs scandales ou controverses que relayèrent magazines et journaux, français et étrangers. Chaque année, durant la seconde quinzaine de mai, la ville de Cannes est envahie par des cinéastes et prise d'assaut par des milliers de photographes. C'est au Palais des Festivals et des Congrès, situé sur le boulevard de la Croisette, que les principales projections ont lieu.

Artistes de Provence[modifier | modifier le code]

Écrivains[modifier | modifier le code]

Au XXe siècle, la littérature provençale s'est renouvelée et a été plus productive que jamais, grâce à l'œuvre d'écrivains parmi lesquels Joseph d'Arbaud, Marius Jouveau, Sully-André Peyre, Marcelle Drutel, Francis Gag, Henriette Dibon, René Jouveau, Jean-Calendal Vianès, Charles Galtier, Fernand Moutet, Pierre Millet, Max-Philippe Delavouët, Marcel Bonnet, Robert Lafont, Jean-Pierre Tennevin, Jòrgi Reboul, Robert Allan, Serge Bec, Florian Vernet, Philippe Gardy, Danielle Julien, René Toscano, Michel Miniussi, Claude Barsotti, Pierre Pessemesse, Alain Peillon, Bernard Blua, Bernard Giély, Philippe Blanchet, André Resplandin.

Peintres[modifier | modifier le code]

Sculpteurs et architectes[modifier | modifier le code]

Acteurs, musiciens, chanteurs[modifier | modifier le code]

La musique en provençal est très créative, aussi bien dans les genres traditionnels que dans les genres plus modernes, avec une vague folk depuis les années 1970 (Miquèla e lei Chapacans, Jan Nouvè Mabelly, Daumas…) et une seconde vague renouvelée depuis les années 1990 avec des genres nouveaux (comme Jean-Bernard Plantevin et les groupes Massilia Sound System, Nux Vomica, Gacha-Empega, Dupain, Crous e Pielo, Terro de Sau, lo Còrou de Berra, D'Aquí Dub, lo Còr de la Plana, Miquèu Montanaro, Jean Louis Todisco, Benjamin Mélia, Belouga quartet par exemple).

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Provence ancien 2.svg Provence
  • D'or à quatre pals de gueules.

Armes de la Provence dites « anciennes », témoignées pour la première fois sous Raimond Bérenger V de Provence (1209-1245), petit-fils de Alphonse II d'Aragon[42].

Plusieurs hypothèses existent quant à l'origine de ce blason. Selon l'héraldiste français Michel Pastoureau, l'origine de ces armes serait provençale : ils les attribuent au Royaume d'Arles et, selon lui, c'est en gouvernant la Provence que les comtes de Barcelone auraient ramené ces armes en Catalogne[43]. Cette hypothèse est refutée par l'héraldiste Faustino Menéndez Pidal de Navascués, selon lequel ce blason ne revint pas à Raimond-Bérenger IV en tant que comte de Barcelone, mais par une attribution légendaire au XVIe siècle des comtes de Provence à la maison royale d'Aragon, elle-même à l'origine du blason, par le biais du grand-père du Raimond-Bérenger V de Provence, Alphonse II d'Aragon[44].

Blason Provence Anjou.svg Provence
Armoiries de Provence sur un timbre émis en 1943
  • D’azur, à la fleur de lys d’or, surmontée d’un lambel de gueules

Ces armes remontent au XVIIIe siècle : il s'agit d'une version simplifié des armes des ducs d'Anjou capétiens qui, à compter de Charles Ier en 1245, sont comtes de Provence.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Le Pays niçois appartient à la Provence, non seulement comme entité administrative mais aussi géographiquement et historiquement, car il fait partie de la Provence lorsque celle-ci est incluse en 536 dans le Royaume franc, et le reste jusqu'en 1388.
  2. a, b, c et d SANDRE, « Fiche le Rhône (V---0000) » (consulté le 19 juillet 2008)
  3. a et b Clébert & Rouyer, La Durance, op. cit., p. 18
  4. Gilbert Bessonnat, Durance et Verdon : la région alpine, Riez, Musée de Riez, 1980, p. 1
  5. Altisud, consulté le 28 août 2008
  6. La tradition provençale dit que les trois fléaux de Provence étaient étaient le mistral, la Durance et le Parlement d'Aix
  7. SANDRE, « Fiche rivière le verdon (X2--0200) » (consulté le 21 juillet 2008)
  8. Jean-Paul Clébert et Jean-Pierre Rouyer, La Durance, Privat, Toulouse, 1991, dans la collection Rivières et vallées de France, ISBN 2-7089-9503-0, p. 41
  9. Banque Hydro - Station X2812010 - Le Verdon à Vinon-sur-Verdon (Synthèse) (ne pas cocher la case "Station en service")
  10. Débits au Sorguomètre
  11. Ministère de l'Aménagement du Territoire et de l'Environnement
  12. a et b Cartulaire de l'Église d'Apt, op. cit., p. 173.
  13. Cartulaire de l'Église d'Apt, op. cit., p. 173-174.
  14. Cartulaire de l'Église d'Apt, op. cit., p. 194.
  15. Cartulaire de l'Église d'Apt, op. cit., p. 219.
  16. Jean Vialar, Les vents régionaux et locaux, 1948 ; réédité par Météo-France en 2003.
  17. Source : Services techniques d'Inter Rhône à Avignon Données météorologiques concernant l'année 2006 [PDF]
  18. Dominique Garcia, La Celtique méditerranéenne. Paris, Errance, 2004, 206 p.)
  19. Félix Vernay, Petite histoire du Dauphiné , 1933, p. 2.
  20. Jean Pierre Poly, La Provence et la société féodale (879-1166), Paris,‎ 1976
  21. Paul Masson, Bouches-du-Rhône (Les) : 03 : Les Temps modernes, 1482-1789 [sous-titre : Encyclopédie départementale . Première partie : Des origines à 1789.], page 293 ; etc.
  22. Histoire de la Provence, Maurice Agulhon et Noël Coulet, PUF 1987
  23. Pierre Miquel, Les Guerres de religion, Paris, Club France Loisirs, 1980 (ISBN 2-7242-0785-8), p. 287
  24. Jacques Cru, Histoire des Gorges du Verdon jusqu’à la Révolution, coédition Édisud et Parc naturel régional du Verdon, 2001, ISBN 2-7449-0139-3, p. 204
  25. Nicolas-Claude Fabri de Peiresc sur le site peiresc.org
  26. Limite de la langue dans Le provençal. Essai de description…, op. cit.
  27. Frontières historiques et culturelles dans Philippe Blanchet, Zou boulegan ! Expressions familières de Marseille et de Provence En ligne : http://books.google.com/books?id=QFqbSsWENWIC&source=gbs_navlinks_s
  28. http://prouvenco.presso.free.fr/motion.html
  29. http://c-oc.org/oc/provenca/spip.php?article21
  30. Philippe, Blanchet, Parlons provençal !, langue et culture, l'Harmattan, 1999
  31. Jules Ronjat, Grammaire istorique des parlers provençaux modernes, Montpellier, Société des langues romanes, 1930-1941, tome I, p. 23-24
  32. Benoit 1992, p. 114
  33. Benoit 1992, p. 115
  34. Benoit 1992, p. 127
  35. Benoit 1992, p. 112-113
  36. Benoit 1992, p. 113
  37. « La Roque-d'Anthéron endeuillée », La Provence, 10 janvier 2010.
  38. a et b Dictionnaire de la Provence, op. cit., p. 551.
  39. « Histoire du Festival », Festival de Cannes (consulté le 9 juin 2007)
  40. Macha Séry, « L'événement culturel le plus médiatisé au monde », Le Monde,‎ 2007 (consulté le 26 mai 2007)
  41. Associated Press (AP), « Ouverture officielle du 60e Festival de Cannes »,‎ 2007 (consulté le 9 juin 2007)
  42. G. Fatás Cabeza et G. Redondo Veintemillas, «Palos de Aragón», Gran Enciclopedia Aragonesa, IX, Saragosse, 1981.
  43. Dans «L'origine suisse des armoiries du royaume d'Aragon», Archives héraldiques suisses, 1980, p. 3-10; aussi à « L'hermine et le sinople », Études d'héraldique médiévale, Paris, 1982, p. 95-102 et avec le titre de « L'origine des armoires de la Catalogne », II simposium numismàtic de Barcelona, à Barcelona, 1980, p. 57-62
  44. Faustino Menéndez Pidal de Navascués, Símbolos de España, Madrid, Centro de Estudios Políticos y Constitucionales, 2000, p. 95-138. ISBN 978-84-259-1110-1.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Fernand Benoit, La Provence et le Comtat Venaissin. Arts et traditions populaires, Aubanel,‎ 1992 (ISBN 2700600614)
  • Jacques Marseille (dir.), Dictionnaire de la Provence et de la Côte d'Azur, Paris, Larousse,‎ 2002 (ISBN 2035751055)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]