Aujargues

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Aujargues
Église Saint Martin d'Aujargues
Église Saint Martin d'Aujargues
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Languedoc-Roussillon
Département Gard
Arrondissement Nîmes
Canton Sommières
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Sommières
Maire
Mandat
Bernard Chluda
2014-2020
Code postal 30250
Code commune 30023
Démographie
Population
municipale
842 hab. (2011)
Densité 123 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 47′ 26″ N 4° 07′ 25″ E / 43.7905555556, 4.12361111111 ()43° 47′ 26″ Nord 4° 07′ 25″ Est / 43.7905555556, 4.12361111111 ()  
Altitude Min. 50 m – Max. 143 m
Superficie 6,85 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Gard

Voir sur la carte administrative du Gard
City locator 14.svg
Aujargues

Géolocalisation sur la carte : Gard

Voir sur la carte topographique du Gard
City locator 14.svg
Aujargues

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Aujargues

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Aujargues

Aujargues est une commune française située dans le département du Gard en région Languedoc-Roussillon.

Géographie[modifier | modifier le code]

Les communes de Souvignargues, Calvisson, Congénies, et Villevieille sont limitrophes à la commune d'Aujargues. Ses habitants sont les Aujarguois et Aujarguoises.

Aujargues est l'une des 79 communes membres du Schéma de cohérence territoriale SCOT du Sud du Gard et fait également partie des 34 communes du Pays Vidourle-Camargue (voir liens).

Toponymie[modifier | modifier le code]

Abbatia Sancti-Martini de Orianiches (bullaire de Saint-Gilles : Ménard I, preuves p. 29, c. 1) 1119

Du nom de personne latin Aurius, suivi du suffixe -anicis

Histoire[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Article connexe : armorial des communes du Gard.
Blason d'Aujargues

Les armes d'Aujargues se blasonnent ainsi :

Deux écus accolés :

1. Écartelé : au premier et au quatrième d'or aux trois lambels de gueules l'un sur l'autre, au deuxième et au troisième d'azur aux trois pals d'or, les pals d'azur chargés chacun de quatre roses d'argent ; sur le tout d'argent au noyer terrassé de sinople

2. D'azur au chevron accompagné en chef d'un croissant accosté de deux étoiles et en pointe d'un trèfle, le tout d'argent[1].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 2008 Yves Heran DVG  
mars 2008 en cours Guy Lamadie    
Les données manquantes sont à compléter.

Guy Lamadie a parrainé la candidature de Philippe Poutou à l'élection présidentielle de 2012.

Canton[modifier | modifier le code]

La commune fait partie du canton de Sommières, qui dépend de l'arrondissement de Nîmes et de la deuxième circonscription du Gard dont le député est Gilbert Collard (FN).

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 842 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
480 495 552 604 618 641 577 575 560
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
567 578 594 565 530 383 351 403 405
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
360 368 328 305 304 326 317 253 248
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
223 232 295 366 469 673 764 778 844
2011 - - - - - - - -
842 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Inscrite à l'inventaire des Monuments historiques depuis le 28 décembre 1984.

Remarquable édifice de la fin du XVIIe siècle (construction entre 1686 et 1689). Par sa composition générale très harmonieuse entièrement réalisée en pierres de taille tendre (Aujargues ou Pondres) en forme de croix latine et la combinaison des différents styles qui la compose. Sa façade est exécutée dans le style classique encore en vogue à la fin du XVIIe siècle. Présence de pilastres et bandeaux, importante modénature, etc. Elle est couronnée à ses extrémités par deux pyramidions cannelés suivis de deux flammes sculptées qui encadrent un clocher sur le pignon central abritant une cloche datant de 1701 de 67 cm de diamètre à la base. Pas de charpente, la toiture de tuiles rondes repose sur les voutes (ce qui est assez fréquent dans la région) . Cette architecture étonnante n'est pas sans rappeler quelque église de missions en Amérique latine… (l'ancienne église des Cordeliers de Sommières, actuel temple protestant, reprend quelque peu ce discours général dans le décor de sa façade). Changement de registre à l'intérieur, où l'architecte a choisi la voûte sur croisée d'ogives d'une élévation très gracieuse de 10,50 m sous clef. la nef mesure 6 mètres de large pour une longueur totale, chœur compris, de 18 m. Le chœur de l'église est formé d'un petit transept et d'un chevet à pans coupés, autorisant la présence de trois chapelles abritant chacune un autel. Les baies sont, quant à elles, de taille réduite à arcades en plein cintre, reprenant le discours roman, et abritent des vitraux de la seconde moitié du 19e dans ce style, dons de paroissiens. Remarquer également la présence d'une étonnante tribune sur deux niveaux au-dessus de l'entrée, éclairée par une petite rosace comportant un vitrail où figure une fleur de lys . Cette église surprenante a été construite en ce lieu pour remplacer une ancienne église ruinée par les guerres de religion. À la révocation de l'édit de Nantes, devant l'afflux massif des nouveaux paroissiens, les églises du Diocèse se sont révélées trop petites. Il faudra attendre une à trois années pour que les lieux de culte catholiques soient agrandis ou reconstruits. L'adjudication de l'église Saint-Martin d'Aujargues a eu lieu à Sommières, le 5 avril 1686. C 'est le maître maçon nîmois Vidal Bosse qui pour 1000 livres a été chargé de bâtir cet édifice. Le prix fait existe aux Archives départementales, ainsi que le verbail de réception des travaux signé par le R.P. Tongas (prieur des Augustins) le 22 avril 1689.(C.888). L'intendant du Languedoc avait chargé l'architecte de Carcassonne Calhaut de diriger cette opération de reconstruction des églises du diocèse de Nîmes. Les plans sont-ils à Carcassonne ?

À signaler sur le pilier droit de la chapelle de la Vierge, une peinture murale en latin qui indique que le cœur de Louis de Louet de Nogaret, marquis de Calvisson, a été déposé, à sa demande, dans l'église lors de son décès en 1745. Le marquis natif d'Aujargues aimait beaucoup son village. L'église d'Aujargues a beaucoup souffert de fausses informations, sur sa date de construction, sur le fait fantaisiste que c'était l'abbé de Nogaret qui avait fait construire l'église pour racheter la faute de son ancêtre Guillaume qui avait giflé le pape à Anagni, ou même encore sur les noms des architectes diocésains Dardaillon ou Cubizol, alors très productifs mais qui ne sont en fait pour rien dans la construction de cette église. Parmi les objets présents dans cette église on mentionnera deux tableaux : Christ en croix, fin 17ème, ISMH depuis 2011; et crucifixion avec la Vierge et St Martin, 18ème . ( ce dernier se trouverait dans l'église de Lédenon ...) ISMH 2011, Vierge sculptée; mécanisme de l'horloge par Odobey 1893 ISMH 2011, la cloche datant de 1701 par le fondeur nimois Dagnac.

  • Château d'Aujargues (site naturel classé depuis 1969). D'abord château fort situé hors du village, il a appartenu vers 1150 à la famille Bernard Aton (chevaliers des Arènes). Vers 1306, Philippe le Bel donne ce château à Guillaume de Nogaret pour le remercier de son rôle dans le conflit qui l'opposait au pape Boniface VIII (attentat d'Anagni). Le château et le domaine resteront 494 ans dans la famille des Nogaret. Le 1er avril 1792, le château est incendié (le même jour que les châteaux d'Aubais et Gallargues-le-Montueux). En 1800, Joseph de Nogaret le vend à M. Causse d'Aigues-vives.
  • Ancien et remarquable pigeonnier appartenant au château, de l'autre côté de la petite route qui va à Junas. Sa tour est posée sur 4 arcades formant une voûte dont la clef porte la date de sa construction en 1699 (il n'est cependant pas inscrit Monument Historique contrairement à son voisin du château de Pondres). À signaler sous le château, une glaciaire d'époque Louis XIV appartenant elle-aussi au château. La glace était très appréciée à cette époque.
  • L'ancien pont de la Cure qui permettait au curé d'aller du presbytère à son jardin. Sous Napoléon III, les services des Ponts et Chaussées ont creusé une tranchée pour permettre une circulation plus facile sur la Départementale 10 (actuel CD 40 ) de cette époque en direction de Sommières. Le curé a donc demandé la construction d'un pont pour rejoindre son jardin depuis la cure par dessus la nouvelle route. C'est ce qui a été fait. En 1866, la route était ainsi ouverte à la circulation. À signaler qu'en 1993, un camion a malencontreusement détruit ce pont. Il a été reconstruit à l'identique mais entièrement en pierre tendre contrairement au modèle original qui comportait des éléments en calcaire de roquemallière, plus durs. De nombreux peintres ont fait des tableaux à partir de ce site particulièrement pittoresque.
  • Le monument aux morts (1923), à côté de l'église, est une œuvre répertoriée par la DRAC.
  • Le temple de l'Église réformée de France vers 1840 à l'emplacement de l'ancienne église.
  • Les anciens lavoirs
  • Nombreuses et remarquables cabanes de pierre sèche (capitelles) à travers la garrigue.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Le blason de la commune sur Gaso
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :