Saint-Jean-du-Gard

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Saint-Jean-du-Gard
La commune du point de vue de Saint-Roman.
La commune du point de vue de Saint-Roman.
Blason de Saint-Jean-du-Gard
Blason
Saint-Jean-du-Gard
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Languedoc-Roussillon
Département Gard
Arrondissement Alès
Canton Saint-Jean-du-Gard
(chef-lieu)
Intercommunalité Alès Agglomération
Maire
Mandat
Michel Ruas
2014-2020
Code postal 30270
Code commune 30269
Démographie
Gentilé Saint-Jeannais
Population
municipale
2 690 hab. (2011)
Densité 65 hab./km2
Population
aire urbaine
2 854 hab. (2011)
Géographie
Coordonnées 44° 06′ 20″ N 3° 53′ 13″ E / 44.1055555556, 3.88694444444 ()44° 06′ 20″ Nord 3° 53′ 13″ Est / 44.1055555556, 3.88694444444 ()  
Altitude Min. 164 m – Max. 813 m
Superficie 41,64 km2
Localisation

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Liens
Site web www.ville-saintjeandugard.fr/

Saint-Jean-du-Gard est une commune française située dans le département du Gard en région Languedoc-Roussillon.

Elle est considérée comme la « Perle des Cévennes ». Ses habitants sont appelés les Saint-Jeannais.

Géographie[modifier | modifier le code]

Saint-Jean-du-Gard est situé au pied de la corniche des Cévennes, dans le Gard non loin d'Alès et de Nîmes, traversé par le Gardon de Saint Jean.

Située au croisement de la Vallée Borgne et de la Vallée Française, la commune a une superficie de 4 164 hectares pour une population de 2 687 habitants en 2009[1]. La population peut largement dépasser les 10 000 habitants l'été.

Hameaux rattachés[modifier | modifier le code]

  • Les Fournels
  • Falguières

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Bien que Saint-Jean-du-Gard ait gardé des traces de vie datant du néolithique, comme en témoignent de nombreux dolmens et autres grottes, l'histoire de cette commune commença réellement au XIIe siècle avec la création d'un monastère par les Bénédictins de Saint-Gilles. La première mention de Saint-Jean-du-Gard fut inscrite dans une bulle papale (San Johannis de Gardonnenca cum villa) au début du XIIe siècle.

Tout d'abord dénommée Saint-Jean-de-Gardonnenque, la commune fut très influencée par le protestantisme au XVIe siècle et fut un haut lieu de résistance des Camisards dès 1683, après la révocation de l'édit de Nantes ce qui en fait la première révolution civile de l'histoire.

Le roi fera élever, dès 1703, des fortifications de plus de cinq mètres de hauteur pour empêcher les Camisards de communiquer avec la population. On peut voir, aujourd'hui encore, l'ancien tronçon dans la rue des Paillons qui était bordée d'une fortification sur la place Rabaut-Saint-Étienne, face à la rue Combe Dase. Trois grandes portes d'entrées étaient alors érigées ; l'une de ces portes est encore visible au château de Saint-Jean-du-Gard. Cette résistance dura pratiquement 3 ans, opposant 5 000 Camisards à 35 000 dragons de l'armée royale.

Au cours de la Révolution française, la commune porte provisoirement le nom de Brion-du-Gard[2].

La ville connut une grande période de prospérité à partir du XIXe siècle jusqu'au milieu du XXe siècle grâce à l'élevage du ver à soie et la culture du mûrier qui permet de nourrir ce dernier. Au plus fort de cette période la ville ne comptait pas moins de 21 filatures, dont la plus connue reste la filature Maison Rouge. En 1965, La Maison Rouge ferma, coïncidant avec la fin de cette période prospère pour la commune.

La ville de Saint-Jean-du-Gard vit maintenant en grande partie du tourisme. Un train à vapeur parcourt notamment la ligne de Saint-Jean-du-Gard à Anduze, avec un arrêt à la Bambouseraie qui attire chaque année près de 150 000 voyageurs[3].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Saint-Jean-du-Gard

Les armes de Saint-Jean-du-Gard se blasonnent ainsi :

D'azur au soleil non figuré rayonnant d'or, levant sur le versant en barre du mont Brion de pourpre représenté au naturel ; au pont de cinq arches d'argent, maçonné de sable, brochant sur la montagne et posé sur une rivière du champ ; à la tour de l'horloge d'argent posée sur une terrasse du même, ajourée d'une baie géminée de sable et maçonnée du même, brochant sur le tout

L'écu est surmonté de la devise « Al Sourel de la Liberta », comprendre « au soleil de la liberté ».

Administration[modifier | modifier le code]

Saint-Jean-du-Gard a rejoint la Communauté d'agglomération du Grand Alès en septembre 2001.

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
- - Antoine Berthezène Modéré -
1861 1870 Guillaume de Girard de Mielet - -
1884 1919 René Boudon - -
1919 1921 Louis Bentkowski - -
1921 1929 Louis Soulier - -
1929 1935 Jean Greffeuille - -
1935 1945 Henri Bentkowski - -
1945 1959 Marceau Lapierre SFIO Conseiller général (1949-1967)
1959 1971 Robert Lavesque PS Conseiller général (1967-1971)
1971 1989 Robert Ruas UDF Conseiller régional (2001-2004)
1989 2005 Lucien Affortit PS Conseiller général depuis 1992
Vice-président du Conseil général du Gard depuis 2011
2005 2014 Michel Antherieu PS  
mars 2014 en cours Michel Ruas SE -
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 2 690 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
4 134 3 105 3 755 3 862 4 128 4 296 4 192 4 193 4 487
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
4 450 4 240 3 957 3 885 3 978 3 659 3 712 3 586 3 290
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 228 3 582 3 308 2 804 2 757 2 577 2 445 2 437 2 442
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
2 437 2 427 2 378 2 423 2 441 2 563 2 646 2 655 2 690
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[4])
Histogramme de l'évolution démographique


Vie pratique[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

En 2008, le taux de chômage dans la population active (15-64 ans) est de 9,8 % pour un taux d'activité de 65,6 %. En 1999, le taux de chômage dans la population active était de 20,3 % pour un taux d'activité de 67,8 % (source INSEE).

La ville fait de grands efforts pour rééquilibrer l'emploi et l'économie locale, notamment avec le tourisme qui est une valeur sûre, mais aussi en invitant de nouvelles entreprises dans le but de provoquer un renouveau où existait jadis une puissante économie industrielle, centrée sur la soie, qui fut sinistrée dans les années 1970 et 1980.

Associations[modifier | modifier le code]

Saint-Jean-du-Gard accueil près de 60[5] associations dont l'Ensemble vocal des Cévennes et l'ADMR.

Équipement[modifier | modifier le code]

  • un cinéma
  • un temple
  • une église
  • une médiathèque
  • une grande salle polyvalente (1 200 m2 + terrasse 400 m2)
  • Trois salles polyvalentes de tailles plus petites.

Enseignement[modifier | modifier le code]

  • une crèche halte-garderie (inaugurée en 2012)
  • une école maternelle
  • une école primaire construite en 2007 aux normes environnementales
  • le collège Marceau-Lapierre
  • le lycée professionnel d'hôtellerie Marie-Curie (restructuré et agrandi en 2012)

Social[modifier | modifier le code]

  • La Résidence Soubeiran : Établissement d'Hébergement pour Personnes Âgées Dépendantes (EHPAD), en face de la gare.
  • L'Oustal : un centre social et socioculturel associatif proposant des activités pour les enfants, les adolescents et les adultes.
  • Maison de Santé (en cours de construction)[réf. nécessaire]
  • Centre Médico-Social au centre ville.
  • L'association « Le Merlet » : créée en 1981, simple club de canoë-kayak devenu une structure accueillant plus de 600 enfants et proposant des séjours originaux sur des thèmes faisant le lien entre les activités de pleine nature et le milieu naturel, humain. Depuis 2000, l'association propose des formations professionnelles dans les métiers de l'animation nature (accompagnateur en montagne, moniteur de canoë-kayak, de nage, de randonnée aquatique)[6].
  • L'association "A vous de jouer" : ludothèque.
  • Un jardin collectif

Équipement sportifs[modifier | modifier le code]

La Gare de Saint-Jean-du-Gard.
Le train à vapeur des Cévennes.
  • 2 stades de foot
  • 2 gymnases
  • 3 courts de tennis
  • 1 stade athlétisme
  • 1 salle de danse
  • 1 salle de musculation
  • 1 salle pour le karaté et d'aïkido
  • 1 piscine municipale d'été (deux bassins et une pataugeoire)
  • 1 skatepark

Transports[modifier | modifier le code]

Routier[modifier | modifier le code]

  • Réseau de transport en commun NTECC (pour l'agglomération d'Alès Ligne 72 et 81)
  • Réseau de transport en commun Edgard (Service public. Transport départemental.Ligne A12 Nîmes)

Ferroviaire[modifier | modifier le code]

Projet de restructuration de l'ancienne ligne SNCF fermée dans les années 1970, pour la remettre en circulation avec un TER. le projet entre dans le cadre du désenclavement économique local, d'un renouveau au développement économique, et de l'amélioration du cadre de vie des habitants.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Le pont Vieux MH : Il s'agît d'un pont en pierre du XVIIIe siècle sur le Gardon. Sa partie centrale a été emportée par la célèbre crue de 1958 mais il a été restauré dans le respect de son aspect originel. Effectivement avant 1958, ce pont avait subi quelques modifications (classé au patrimoine).
  • La Tour de l'horloge MH : Cette tour se situe sur la place du marché, elle date du XIIe siècle et elle est classée au patrimoine ). Son campanile en fer forgé abrite une cloche datant de 1520.
  • Statue de la place Carnot : Cette statue a été érigée par souscription publique et inaugurée le 17 septembre 1922. Une citation de Victor Hugo est inscrite « Gloire à notre France éternelle Gloire à ceux qui sont morts pour elle ». Cette statue rend hommage aux militaires français morts pendant la, 1ere et 2e Guerre mondiale ainsi qu'aux mort de la guerre d'Indochine (1946-1954) et aux morts pour la France lors de la guerre d'Algérie et des combats de Tunisie et du Maroc (1952-1962)
  • La Filature Maison Rouge MH : dernière filature de France, fermée en 1964. Une relance de l'activité fut tentée dans les années 1980, timide reprise sans succès. Aujourd'hui la Filature est classée au patrimoine ainsi que le parc avec la tour éolienne et le salon de thé. (Projet de restauration de l'édifice pour y installer le nouveau musée)
  • L'église construite au XVIIe siècle avec les pierres du Temple démoli sous l'ordre du Roi.
  • Maison du chevalier d'Algues.
  • Le Temple Protestant.
  • L'hôtel de Ville : Faisant angle avec la Grand'Rue, c'est l'Hôtel de Ville avec sur la porte d'entrée les armoiries de la ville surmontées de la devise : « Al sourel de la liberta » (« Au soleil de la liberté »).
  • Château de Cabrières : XVIIe siècle, reconstruit au XVIIIe siècle ; orangerie XIXe siècle (hôtellerie).
  • Château du Maylet.
  • Château de Marcassargues : XVIe siècle, restauré : quadrilatère flanqué de 4 tours d'angle circulaires, cour intérieure, fenêtres à meneaux.
  • Château de Sueilhes : d'origine XIIIe siècle : tour d'angle, échauguettes.
  • Ruines du Calcadis, ancien poste de défense.
  • Vestiges d'un oppidum sur la colline de Sueilhes. (un oppidum est la première forme de grande agglomération qui apparurent au IVe siècle av. J.-C. en Gaule).

Tourisme[modifier | modifier le code]

Activités[modifier | modifier le code]

Marchés[modifier | modifier le code]

  • Lundi : La brocante toute la journée devant la tour de l'horloge (mai à septembre)
  • Mardi : Le grand marché traditionnel (toute l'année)
  • Jeudi : Le marché artisanal nocturne 19h - 23h30 (du 8 juillet au 26 août)
  • Samedi : Le marché paysan avec les produits locaux (de Pâques à la Toussaint)

Évènements Culturels[modifier | modifier le code]

Festival des Théâtres de Saint-Jean-du-Gard
  • Festival ciném'ados : Festival proposant de nombreux films pendant 3 jours au cinéma en mars.
  • Association Abraham Mazel : Journées-rencontres du film documentaire luttes et résistances "1er week-end d'avril"
  • Boulegan à l'ostal : festival de musiques traditionnelles et populaires, à Pâques[11].
  • Association Abraham Mazel : Rencontres universitaires d'été "1er week-end de juillet".
  • La fête des théâtres : un festival proposant de nombreuses représentations dans le village ou sur scène. Il a lieu chaque année aux alentours du 10 août.
  • Journées du patrimoine : Le château, le musée sont gratuits, et la filature Maison rouge est ouverte à la visite gratuitement.
  • Festibal : festival proposant de nombreux bals pour le premier week-end des vacances de la Toussaint et aux vacances d'hiver.
  • Saint Jean des Arts : Marché-Exposition d'Art Contemporain tous les jeudis de 16 h à minuit du 14 juillet au 15 août dans les ruelles du vieux Saint-Jean

Salons / Foires[modifier | modifier le code]

  • Mai : Trucs et astuces du jardinier.
  • Juillet : Fête du chien et Salon Animalier.
  • Août : Foire aux produits bio Vire Sourel, foire aux produits du terroir, vins biologiques, avec 80 producteurs régionaux accompagnés d'artisans locaux, de musiciens et animations
  • Novembre : Les Journées de l'Arbre, de la Plante et du Fruit.
  • Décembre : Le Salon des Arts de la Table.

Événements Sportifs[modifier | modifier le code]

  • Février : Course de côte régionale du Pont des Abarines.
  • Avril : Course de côte internationale du col Saint-Pierre.(Championnat d'Europe)
  • Mai : FIRA de printemps, festival de la randonnée en Cévennes.
  • Juin : Championnat régional de Moto Cross.
  • Juillet : Grand Trail Stevenson ; 3 jours de course à pied sur le chemin de Stevenson.
  • Septembre : Rallye régional des Camisards.
  • Octobre : FIRA d'Automne, festival de la randonnée en Cévennes.
  • Novembre : Cross de la saucisse, étape du challenge Pujazon.

Évènements divers[modifier | modifier le code]

  • Le 13 et 14 juillet : Le 13 juillet pique-nique paysan avec penas et le soir bal ; le 14 juillet défilé de chars, bal et feu d'artifices.
  • Du 30 juillet au 3 août : Fête foraine et votive, bal tous les soirs, défilé de chars, feux d'artifices et bien sûr manèges tout au long de la fête.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]