Roquemaure (Gard)

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Roquemaure
Ruines du château royal de Roquemaure
Ruines du château royal de Roquemaure
Blason de Roquemaure
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Languedoc-Roussillon
Département Gard
Arrondissement Nîmes
Canton Roquemaure
(chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes de la Côte du Rhône Gardoise
Maire
Mandat
Roger Queyranne
2010-2014
Code postal 30150
Code commune 30221
Démographie
Population
municipale
5 422 hab. (2011)
Densité 207 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 03′ 09″ N 4° 46′ 45″ E / 44.0525, 4.7792 ()44° 03′ 09″ Nord 4° 46′ 45″ Est / 44.0525, 4.7792 ()  
Altitude Min. 20 m – Max. 176 m
Superficie 26,22 km2
Localisation

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Roquemaure

Roquemaure est une commune française, située dans le département du Gard, sur la rive droite du Rhône en région Languedoc-Roussillon.

Géographie[modifier | modifier le code]

Géologie[modifier | modifier le code]

Il y a 3 millions d’années, le Rhône coulait en direction de la Méditerranée en passant par la trouée de Saint Laurent des Arbres et le bassin de Pujaut.

Il y a 400 000 ans le Rhône démantela la Montagne de Saint Génies, qui opposait ses falaises abruptes à sa progression. Une partie de cette barre rocheuse située entre la colline Saint Jean à l’Ouest et le rocher du château de Roquemaure disparut, ne laissant subsister qu’un éperon rocheux submergé en période de hautes eaux. Un autre bloc rocheux entre le château de Roquemaure et celui de l’Hers subit le même sort sans laisser la moindre trace.

Ces formations de calcaire barrémiens vieux de quelques 130 millions d’années, avaient subi, dès le début de l’ère tertiaire, une érosion assez intense créant en leur sein un important réseau souterrain. La présence de nombreuses grottes dans cette barre rocheuse en témoigne. Ce réseau a facilité la dislocation de la Montagne de Saint Génies par les eaux du Rhône. C’est ainsi que né avec la Provence, le territoire de Roquemaure est devenu Languedocien.

Cette topographie particulière du site de Roquemaure se révéla particulièrement favorable à l’implantation d’un port, dont le bassin s’appui contre l’extrémité de cette formation barrémienne que l’on nomme la colline St Jean.

Histoire de Roquemaure[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

Sur la commune, la grotte du Crâne Noir a livré des tessons de céramique chalcolithique ainsi que des vestiges des âges du bronze et du fer. Un oppidum fut occupé par les Ligures[1] qui commercèrent avec des négociants étrusques.

Âge du fer, Civilisation de Hallstatt : En -550 av. J.C. : Développement du premier port de Roquemaure, sur le Rhône, qui rayonne sur Avignon, Tresques, Remoulins et dessert les itinéraires cévenols.

- À la fin du Ve siècle av. J.-C. Les Celtes empruntèrent du nord au sud les passages des deux versants des Alpes. Et envahirent progressivement la France par vague successive. Des traces d’incendie remontant à cette époque ont été relevées sur les deux rives du Rhône : à l'oppidum du Malpas à Soyons en face de Valence, ainsi qu'au Pègue dans la Drôme, et ainsi quà Roquemaure non loin d’Uzès. Toutes témoignent de la violence des combats.

- Il est aujourd’hui démontré que les marchandises en provenance des pays méditerranéens, de Marseille et de ses succursales rhodaniennes y étaient transportées par le fleuve et les vallées qui y aboutissent. C’est grâces aux recherches archéologiques qui se sont intensifiés ces dernières années, qu'on a pu tracer avec exactitude le chemin suivi par convois des marchands grec. Après avoir remonté le Rhône sur des radeaux que soutenaient des outres gonflées, ils débarquaient leur cargaison au port de Roquemaure ou des découvertes comparables à celle du parc de l'évêché à Uzès qui ont été faites entre 1960 et 1984.

- Le site archéologique de La Ramière, situé sur le roc de Peillet. opération sauvetage programmé, 1996. fouille archéologique. couvrant les périodes suivantes : Antiquité tardive ; Bas-Empire ; Haut-Empire; Haut Moyen Âge.

http://www.adlfi.fr/SiteAdfi/document?base=base_notices&id=N2004-LA-0340

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Le Château de Roquemaure: La plus ancienne mention que nous ayons de ce château date de 1209. Or à cette époque, le comte de Toulouse, Raymond VI était accusé par l’Église de Rome de complaisance à l’égard de l’hérésie cathare qui se développait sur ses terres. En signe de soumission, il céda 9 châteaux à l’église, dont ceux de Morans, Oppède, Fourques, Montferran, Beaume et Roquemaure (castrum de Roccamaura). Immédiatement et pour le temps de la croisade contre les albigeois, Roquemaure est remis à l’évêque d’Avignon En 1229, à la suite du traité de Meaux-Paris, le roi de France, saint Louis, reçoit toutes les terres du comte de Toulouse situées le long du Rhône gardois. Roquemaure devient un site royal dans la toute nouvelle sénéchaussée de Beaucaire et Nîmes. La forteresse de Roquemaure se dresse au dessus des passages, port et péage, à hauteur d’un verrou du Rhône (entre Roquemaure et le château de l’Hers) et prend une importance considérable jusqu’à ce que les rois s’emparent de la Provence. La garnison relativement importante et le passage des hôtes de qualité, rois et officiers royaux en témoignent. La forteresse est placée sous la responsabilité d’un châtelain dit aussi capitaine assisté d’hommes exerçant leurs fonctions au château soit au port au pied du rocher. Tous sont sous la responsabilité directe du roi et de son représentant local, le sénéchal de Beaucaire et Nîmes. Exerçant leur fonction de manière itinérante, les sénéchaux s’installent l’un après l’autre au château.

Aux XIVe et XVe siècles, un pape, des rois et des ducs de France s’installent plus ou moins longtemps au château. Le pape Clément V, en route vers sa Gascogne natale s’y repose quelques jours et y meurt le 20 avril 1314. Le duc d’Anjou, lieutenant du roi en Languedoc, y fait des séjours répétés de 1367 à 1380 accompagné de son épouse, la duchesse Marie de Blois. Le 4 septembre 1376, il y vient avec Catherine de Sienne.

Le 12 août 1385, le duc de Berry, lieutenant du Languedoc, convie au château une ambassade de Hongrie à laquelle il offre cadeaux et festins. Le roi Charles VI y fait étape le 30 octobre 1389 avec sa suite. Enfin, le dauphin Charles, futur roi Charles VII, s’arrête à Roquemaure au cours de son périple languedocien. Toutes ces visites supposent un château de grandes dimensions avec salles de réceptions et chambres d’accueil. Jusqu’aux guerres de religion le site est régulièrement entretenu, mais à la fin du XVIe siècle sa détérioration est amorcée et se poursuit en trois étapes échelonnées sur deux siècles. En 1590-1591, un siège détruit sa façade méridionale ; en 1671, sur ordonnance royale, l’île du château est annexée à la ville et la forteresse perd sa signification première ; enfin de 1795 à 1850 le château et son rocher, sont vendus à titre de bien national et utilisés comme carrière de pierre et disparaissent. Article de Claude Nova

Le prieuré de Truel : chapelle romane, bâtie sur une petite bute au-dessus de l'intersection d'anciens chemins. Appelée S. Salvatori de Torcularibus, peut-être pour avoir succédé au moulin à huile d'une villa gallo-romaine, cette chapelle semble avoir été centre d'un prieuré d'abord uni à la mense monacale de Saint-André de Villeneuve, et qui plus tard, appartint aux templiers (sous le vocable de Saint-Pierre-ès-Liens). Cette chapelle fut autrefois fortifiée et abrite une claustra romane classée. par Jean-Charles Griebeel Au XIIe siècle, l’abbaye Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon y possède trois églises, dont elle perçoit les revenus. La première est Saint-Agricol d’Albaret ; la deuxième, Sancti Martini de Riberiis vel Sancti Genesii de Mimarno, se trouvait sur l’île de Miémar et a été emportée par le Rhône ; la dernière est Saint-Sauveur au hameau du Truel (ces deux dernières appartiennent encore à Saint-André au début du XIIIe siècle)[2].

En 1213, l'Œuvre du Pont Saint-Bénézet achète l'église de Roquemaure et ses bénéfices[3].

Période moderne[modifier | modifier le code]

Le Château de TruelTruel, hameau de Roquemaure, tire son nom des pressoirs (torculum), nombreux sur son territoire. Il abrite la chapelle Saint-Sauveur, prieuré de l’abbaye Saint-André de Villeneuve depuis le début du XIIe siècle.

Une source issue des galeries drainantes, attestée depuis longtemps, a donné son nom au quartier appelé « la Font des Moynes » sur lequel est implanté le château. Bâtiment plutôt sombre voire sévère, le château comporte deux niveaux. Dès l’origine, la maison se trouvait à la croisée de routes, parmi lesquelles le chemin de la poste reliant Roquemaure à Villeneuve à travers les collines, les bords du Rhône étant impraticables une grande partie de l’année. En 1844, le marquis de Montlaur, alors propriétaire du château, obtint de la commune le déplacement du tracé du chemin. Les quatre entrées actuelles de la propriété rappellent l’ancienne topographie.

Le Château de Clary À l’orée de la deuxième moitié du XVIIIe siècle, période à partir de laquelle Cassini cartographie la France, la forêt de Clary est une forêt entourée de vignes. Une partie du plateau de Vallongue est encore occupée par la lande notamment en lisière de forêt. La forêt de Clary était une possession royale jusqu’en 1762. À cette date, Louis XV la cède au comte d’Eu, petit-fils de Mme de Montespan et de Louis XIV, ceci dans le cadre de l’échange de la principauté des Dombes. Le comte d’Eu la vendra ensuite à Marie Joseph Emmanuel de Guignard, vicomte de Saint-Priest en 1775. Cette dernière date marque la naissance du domaine qui réunit 340 ha. La vocation agricole du domaine s’affirma très rapidement car 16 ans plus tard, en 1791, sur les 340 ha de forêt initiaux, 120 ha environ sont déjà cultivés, dont 30 en vigne.

Reproduction moderne du marquage au fer des tonneaux de la viguerie de la côte du Rhône expédié du port de Roquemaure en 1737

La viguerie d'Uzès fut divisée en deux. Il y eut la viguerie haute ou Cévennes, et la viguerie basse qui prit le nom de la Côte du Rhône[4]. Un premier édit royal daté du 27 septembre 1729 tenta de donner une identité vinicole à cette petite région. Il fut insuffisant et modifié en 1731 en ces termes :

« Tous les tonneaux de vin destinés pour la vente et transport du cru tant de Roquemaure que des lieux et paroisses voisines et contiguës : Tavel, Lirac, Saint-Laurent-des-Arbres, Saint-Geniès-de-Comolas, Orsan, Chusclan, Codolet et autres qui sont de qualités supérieures seront marqués sur l'un des fonds, étant pleins et non autrement, d'une marque de feu qui contiendra les trois lettres C D R signifiant Côte du Rhône avec le millésime de l'année[5] »

.

Article détaillé : Côte du Rhône.

Période contemporaine[modifier | modifier le code]

Placide Cappeau
Chasse des reliques de saint Valentin

Un négociant en vins et spiritueux, Placide Cappeau, rédige le texte du célèbre cantique Minuit, chrétiens, qu'il aurait écrit, selon ses dires, le dans la diligence qui le conduisait à Paris, entre Mâcon et Dijon. L'auteur de ce que le compositeur Adolphe Adam, qui mit ses paroles en musique, appelait la « Marseillaise religieuse », était socialiste, républicain et anticlérical.

En 1866, le phylloxéra anéantit le vignoble. Particulièrement virulent il est surnommé « les taches de Roquemaure ». C'est la première apparition de cet insecte térébrant en Europe. Comme nul ne sait encore comment sauver ses vignes, Maximilien Richard, riche propriétaire de Roquemaure, décide de se rendre à Rome, il en revient avec des reliques d'un saint. Celui-ci se prénommait Valentin. Le , l'évêque de Nîmes, Claude-Henri Plantier, préside à la cérémonie du dépôt des reliques dans la Collégiale, où elles sont invoquées pour sauver les vignes. Elles sont sorties tous les deux ans, lors une grande fête, le dimanche le plus proche du 14 février[1].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Roquemaure Blason De gueules aux trois rocs d'échiquier d'or, au chef cousu d'azur chargé de trois fleurs de lys aussi d'or.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Économie[modifier | modifier le code]

Viticulture[modifier | modifier le code]

AOC Lirac Rocca Maura

Après la crise du phylloxéra, Henri de Régis, propriétaire du château de Ségriès, pour mettre en valeur ses terres, décida, en 1925, de replanter un vignoble. Dans la décennie suivante, il entreprit de suivre l'exemple du combat que menait sur la rive gauche du Rhône le baron Pierre Le Roy de Boiseaumarié. Avec quelques amis convaincus, il décida de faire classer le terroir de Lirac en appellation d’origine contrôlée (AOC). La demande en fut faite auprès d'un tribunal.

Le projet se concrétisa après la seconde guerre. Le , l’appellation fit l’objet d’une reconnaissance judiciaire par le tribunal d’Uzès. Après deux années d’enquêtes complémentaires sur le terrain (terroir, types de vins, etc.) les experts de l’INAO achevèrent la délimitation de l’aire d’appellation sur les communes de Lirac, Roquemaure, Saint-Laurent-des-Arbres et Saint-Geniès-de-Comolas. Ce qui aboutit à la reconnaissance de l’AOC Lirac définie par le décret du . La nouvelle appellation devenait le premier cru des côtes-du-rhône à produire des vins de trois couleurs : rouge, rosé, blanc.

Huile d'olive de Provence AOC[modifier | modifier le code]

Huile d'olive de Provence AOC

L'huile d'olive de Provence est protégée par une appellation d'origine contrôlée (AOC) à la suite d'une enquête diligentée par l'INAO, dont les conclusions ont été déposées auprès de la commission le , réunie à Arles. La signature du décret parut au Journal officiel le [6]

Pour pouvoir postuler à l'AOC, l'huile d'olive de Provence doit être élaborée à base des variétés aglandau, bouteillan, cayon, salonenque ainsi que celles dénommées localement brun, cayet, petit ribier et belgentiéroise. Il faut au moins deux de ces variétés principales présentes au sein de l'oliveraie[6],[7].

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 5 422 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 300 3 506 3 539 3 759 4 138 4 388 4 471 4 507 3 795
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 704 3 649 3 543 3 211 3 008 2 860 2 666 2 461 2 391
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 304 2 221 2 219 1 963 1 996 2 052 2 118 2 109 2 138
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
2 925 3 411 3 646 4 053 4 647 4 848 5 163 5 207 5 422
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2004[9])
Histogramme de l'évolution démographique


Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires depuis la Libération
Période Identité Étiquette Qualité
         
Comité local de libération    
André Granier Section française de l'Internationale ouvrière Conseiller général
mars 1971 Auguste Vernet    
avril 1976 André Pibarot Divers droite  
mars 1989 Roger Combes Divers droite  
mars 1989 juin 1995 André Ferragut Divers droite  
Guy Vernet Divers droite  
Guy Pécoul Sans étiquette Décédé en cours de mandat
en cours Roger Queyranne Sans étiquette  

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Collégiale Saint-Jean-Baptiste
Le vignoble de l'AOC Lirac au pied de la chapelle Saint-Agricol de Roquemaure
  • Hôtel de ville actuel et ancien hôtel de ville datant du 18e, une partie de ce dernier datant même du 15e;
  • Maison du cardinal Bertrand, datant du 16e;
  • Les arceaux de la place du Marché 13e;
  • Hôtels particuliers du 17e et 18e;
  • Château de Truel 17e;
  • Château de Joviax 16e dont la chapelle 17e;
  • Chapelle Saint-Joseph-des-Champs 17e, 18e;
  • Chapelle de Truel 12e, ancienne chapelle des templiers;
  • Chapelle romane Saint-Agricol (12e, 17e, 18e);
  • Chapelles de Traslepuy et de Manissy.
  • Tour carrée, dite des carthaginois, et tour ronde, dite de la Reine.
  • Château royal de Roquemaure 13e.

Culture[modifier | modifier le code]

Dégustation d'AOC Lirac à la Saint-Valentin de Roquemaure
  • Fête de Saint Valentin : depuis 1988, une année sur deux, le week-end le plus proche du 14 février, une grande reconstitution historique fait revivre ce temps fort de l'histoire de la cité.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Roquemaure sur le site nemausus.com
  2. Guy Barruol, Michèle Bois, Yann Codou, Marie-Pierre Estienne, Élizabeth Sauze, « Liste des établissements religieux relevant de l’abbaye Saint-André du Xe au XIIIe siècle », in Guy Barruol, Roseline Bacon et Alain Gérard (directeurs de publication), L’Abbaye de Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon, histoire, archéologie, rayonnement, Actes du colloque interrégional tenu en 1999 à l'occasion du millénaire de la fondation de l'abbaye Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon, Éd. Alpes de Lumières, Cahiers de Salagon n° 4, Mane, 2001, 448 p. (ISSN 1254-9371), (ISBN 2-906162-54-X), p 227
  3. Renée Lefranc, Et le pâtre Bénezet fit un pont pour Avignon, sous la direction de Dominique Vingtain, conservateur du palais des Papes, Avignon, éd. RMG-Palais des Papes, 2000, p. 47. (ISBN 2-906647-35-7)
  4. Ce nom traversa les siècles puisqu'en 1869, un journal local avait pour titre La Côte du Rhône et qu'en 1890 Frédéric Mistral parle de «Costo du Rose, renommée pour ses vins ».
  5. Arrêt de 1737 et prescription sur la côte du Rhône
  6. a et b (fr) « Décret du 14 mars 2007 relatif à l'huile d'olive de Provence AOC », INAO
  7. (fr) « Les variétés d'olives », sur terroirselect.info
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011