Tarascon (Bouches-du-Rhône)

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Tarascon
Château de Tarascon.
Château de Tarascon.
Blason de Tarascon
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Bouches-du-Rhône
Arrondissement Arles
Canton Tarascon (chef-lieu)
Intercommunalité Communauté d'agglomération Arles-Crau-Camargue-Montagnette
Maire
Mandat
Lucien Limousin
2014-2020
Code postal 13150
Code commune 13108
Démographie
Gentilé Tarasconnais
Tarasconnaises
Population
municipale
13 105 hab. (2011)
Densité 177 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 48′ 21″ N 4° 39′ 37″ E / 43.8058333333, 4.6602777777843° 48′ 21″ Nord 4° 39′ 37″ Est / 43.8058333333, 4.66027777778  
Altitude Min. 3 m – Max. 200 m
Superficie 73,97 km2
Localisation

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Liens
Site web tarascon.org

Tarascon ou Tarascon-sur-Rhône est une commune française, située à l'extrémité ouest du département des Bouches-du-Rhône et de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Ses habitants sont appelés les Tarasconnais et Tarasconnaises[1]. La sainte patronne de la ville est sainte Marthe, sa devise est « Concordia Felix ».

Géographie[modifier | modifier le code]

Pont sur le Rhône entre Beaucaire et Tarascon.

Située sur la rive gauche du Rhône, en face de la ville de Beaucaire dans le Gard avec qui elle forme une agglomération d'environ 30 000 habitants. Tarascon, et notamment sa partie sud-est, a été de tout temps un lieu de passage permettant de traverser le Rhône[2].

Relief[modifier | modifier le code]

Géologie[modifier | modifier le code]

Hydrologie[modifier | modifier le code]

Un canal d'irrigation[3], de 18,00 km de long, traverse la commune, en provenance de Remoulins, et rejoignant le canal du Rhône à Sète.

Tarascon est également traversée par plusieurs rivières :

Sismicité[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat dans les Alpilles est considéré comme méditerranéen. Les hivers y sont doux et secs et les étés chauds et secs. La température moyenne maximale est observée en juillet et août (+29 °C), la température moyenne minimale en décembre et janvier (+3 °C)[4]. Le mois le plus pluvieux est janvier avec 7 jours de pluie en moyenne, contre 2 jours en juillet[4]. La région des Alpilles reçoit davantage de précipitations que le littoral de la Méditerranée : 500 mm/an en Camargue contre 600 à 700 mm/an pour les Alpilles.

Les grandes gelées sont très rares, alors qu'elles étaient plus fréquentes au XIXe siècle, comme en témoignent les nombreux gels du Rhône, quasiment inconnus depuis le siècle dernier.

Le mistral[modifier | modifier le code]

Le mistral y souffle violemment du nord ou du nord-ouest, particulièrement en hiver et au printemps. Le mistral souffle fortement 100 jours par an en moyenne et faiblement 83 jours, ce qui ne laisse que 182 jours sans vent par an[5].

On distingue deux types de mistral : le « mistral blanc », qui dégage le ciel en totalité et accentue la luminosité, et le « mistral noir », plus rare, qui est accompagné de pluie.

Données météorologiques[modifier | modifier le code]

Le tableau ci-dessous indique les températures et les précipitations pour la période 1971-2000  :


Nuvola apps kweather.png Relevés à Arles Température : Tour de Valat/Pluie : Arènes
Mois Janv Fév Mars Avr Mai Juin Juil Août Sept Oct Nov Déc Année
Températures maximales moyennes (°C) 11 12 16 18 23 27 31 30 26 20 14 11 20
Températures minimales moyennes (°C) 3 4 6 8 12 16 19 19 15 12 7 4 10,5
Précipitations totales (mm) 56 33 23 49 36 31 27 34 66 70 58 41 524

Toponymie[modifier | modifier le code]

Tarascon se dit Tarascoun en provençal

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire et Protohistoire[modifier | modifier le code]

Des tessons du Bronze final ont été trouvés dans un abri au lieu-dit de la Lèque[6], attestant d'un peuplement des Alpilles dès la Préhistoire. Au premier âge du fer, si les habitats préhistoriques des Alpilles continuent d'être habités pour la plupart, de nouveaux sites en hauteur, mais aussi en piémont, voire en plaine commencent à être colonisés. À Tarascon, on s'installe en bordure du Rhône, près de l'église Sainte-Marthe[7].

Lors de la seconde partie du premier âge du Fer (VIIe ‑ VIe siècles av. J.-C.), la population, jusqu'alors essentiellement nomade, se sédentarise et se met à construire en dur. Le castrum se structure à la manière d'un village avec ses rues et ses maisons adossées[8]. Le processus d'installation permanente est à mettre en parallèle avec l'intensification des échanges économiques avec les commerçants méditerranéens[8]. En échange de produits de luxe, les habitants des Alpilles produisent des céréales et passent d'une état d'autarcie à une véritable économie d'échange[8].

Antiquité[modifier | modifier le code]

Situé en bordure du Rhône, à la croisée des chemins entre Avignon, la Camargue et le Luberon, Tarascon est encore aujourd'hui associée aux contes et légendes remontant au début de notre ère. Selon la tradition, Marthe de Béthanie, venue de Judée, débarqua à Tarascon où sévissait alors la Tarasque, un terrible monstre amphibien. La sainte dompta courageusement et miraculeusement la bête. Depuis, de nombreux pèlerins visitent la collégiale royale Sainte-Marthe, construite en son honneur non loin du château du roi René. Ce sanctuaire, principal monument de la ville, renferme les reliques et le tombeau de sainte Marthe, dans la crypte qui fut bâtie sur l'emplacement exact de sa maison. La richesse artistique, architecturale et historique du lieu contribue à faire de la collégiale royale Sainte-Marthe une des plus belles églises de Provence.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Rostagnetus de Tharascone, chevalier, fut viguier de Nice, conseiller municipal de Tarascon (1322 ; 1325) et descendant des anciens coseigneurs de la ville au XIIe siècle.

En 1366-67, Guillaume Roverie était châtelain de Tarascon[9]. Il percevait un salaire annuel de 90 florins. En 1380, Guillaume de Sault était viguier-capitaine-châtelain de Tarascon. Gardien de sa forteresse, il était payé 100 florins d'or par année. Le 15 novembre 1385, il reçut de Marie de Blois don de la pension annuelle, confisquée au rebelle Imbert de Alamanono, en échange d'une partie des 1000 florins d'or que la cour lui devait pour ses gages et les gens d'armes qu'il utilisa pendant la guerre[10]. La mort de la reine Jeanne Ire ouvre une crise de succession à la tête du comté de Provence, les villes de l’Union d'Aix (1382-1387) soutenant Charles de Duras contre Louis Ier d'Anjou. Tarascon hésite avant d’adhérer à l’Union d’Aix, la communauté se décidant en 1383[11], sans s’engager très fermement. Lorsque Louis Ier meurt, Tarascon est d’ailleurs une des premières villes à recevoir Jacques de Reillanne, ambassadeur de sa veuve Marie de Blois, régente de Louis II d'Anjou, à l’été 1385[12]. Cependant, elle avait prêté hommage à Charles de Duras en avril[13] représenté par Raymond Savini, ancien évêque d'Apt[14]. Les Tarasconnais favorables à la dynastie angevine sont exilés en 1385 et 1386[15]. Finalement, la ville promet de se rallier le 11 septembre 1387, avant de prêter hommage le 10 décembre[16]. De son côté, le châtelain de Tarascon, Carle Albe, soutenait le parti angevin dès le printemps 1382, ce soutien étant conditionné à la participation du duc à l’expédition de secours à la reine[17].


Le château est bien conservé. Les travaux de sa construction débutent en 1400 sous Louis II d'Anjou et sont achevés en 1449 par son fils, le roi René, sous la conduite de Guillaume Crespin, capitaine du château, et de son lieutenant, Regnault de Serocourt, son proche parent. Doté d'un impressionnant système défensif, l'édifice abrite également une résidence princière.

Période moderne[modifier | modifier le code]

Par lettres patentes, le roi Louis XI ordonna la fondation d'une collégiale dans la ville de Tarascon en mai 1482[18].

Le château a été utilisé comme prison dès le XVIe siècle ce dont témoignent de nombreux graffitis laissés par les prisonniers[19] y compris dans les salles d’apparats et les communs. Les graffitis laissés par des marins d'origine espagnols ou britanniques sont des témoignages des guerres des XVIIe et XVIIIe siècles.

Château de Tarascon, dit château du roi René

Tarascon fut également chef-lieu du district de Tarascon et sous-préfecture jusqu'en 1816.

La ville inspira d'autres contes, en particulier celui de Tartarin de Tarascon, illustre personnage né sous la plume d'Alphonse Daudet en 1872. Une maison, située dans le centre-ville, lui est dédiée. Une statue de Tartarin de Tarascon, en bronze, a été inaugurée en novembre 2013 , réalisée par l’artiste Christiane Chamand-Debenest et fondue par Joël Desmet.

Période contemporaine[modifier | modifier le code]

À Tarascon se trouve aussi le musée des tissus Souleïado, installé dans un hôtel du XIVe siècle dans le centre-ville. La manufacture Charles Demery continue à maintenir cette tradition ancestrale inspirée du folklore provençal.

Le quartier Kilmaine[modifier | modifier le code]

Cour du vieux quartier

Au XVIIe siècle, les villes comme Tarascon qui se trouvaient sur le passage des troupes avaient pour obligation de loger et nourrir les régiments qui se déplaçaient. À la suite de requêtes réitérées sur plusieurs décennies, la ville reçoit, le 20 septembre 1695 de l’intendant de Provence l’autorisation de construire ces casernes. La construction ne commencera qu’en 1718 sur les plans de Desfour, architecte montpelliérain. Appliquant les préceptes de son maître Daviller qui construisait des casernes selon un modèle de bâtiments regroupés autour de trois cours spécialisées, il applique à Tarascon le même concept mais avec des variantes et des dimensions plus modestes.

La construction du quartier ancien commence par leEst et s’échelonne jusqu’en 1757. Le grand quartier autour d’une grande cour est réservé à la cavalerie, le petit quartier est divisé en deux cours, l’une pour l’infanterie, l’autre pour les magasins d’étape. Les bâtiments sont sur deux niveaux, flanqués aux angles de pavillons. Le rez-de-chaussée est constitué de pièces voûtées en berceau surbaissé, réservées aux écuries, l’étage étant réservé aux chambrées des soldats. L’administration occupe l’aile entre les deux quartiers. Des passages sont aménagés pour accéder aux différentes cours. Au XVIIIe siècle, ces bâtiments avaient la capacité d’héberger jusqu’à 1 275 hommes et 500 chevaux environ. Le quartier prend alors le nom de Kilmaine en hommage à Charles Édouard Saül Jennings de Kilmaine, général de la Révolution française et baron, né à Dublin en 1751 et mort en 1799.

Le Grand Manége du Quartier Kilmaine

C’est en 1846 qu’est prise la décision de construire le grand manège dans l’enceinte du quartier Kilmaine. Cet espace de 67 x 27 m est couvert d’une vaste charpente d’assemblage en bois de forme arrondie. Ses plans s’inspirent d’un manège construit à Pont-à-Mousson par le capitaine du Génie Desgrange. Pour créer un tel ouvrage, il est fait appel à des charpentiers de marine qui avaient l’habitude de construire des coques de bateaux. Il n’existe d’ailleurs plus que trois exemplaires en France : Saumur, Fontainebleau et Tarascon. De 1818 jusqu’au début du XXe siècle, le quartier fut occupé par les dragons, puis remplacé par le 11e régiment de hussards jusqu’en 1914.

Dès les années 1950, le quartier Kilmaine est occupé par le centre mobilisateur no 27 et le centre de sélection no 9. Le 30 juin 2006, il ferme définitivement ses portes, mettant fin à l’histoire militaire de Tarascon.

Se référent à un décret signé par Napoléon en date du 5 août 1810, la ville de Tarascon souhaite se réapproprier le quartier Kilmaine. Après de nombreuses péripéties administratives qui durent trois ans, un véritable projet de reconversion est mis en place : création de la cité du Cheval, extension du lycée Daudet, déplacement de la cité judiciaire, création de la maison des Associations et d’un pôle culturel, réalisation d’une résidence pour étudiants et d’une résidence « grand standing ».

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

La commune ayant plus de 3 500 habitants, l'élection municipale est un scrutin de liste à deux tours avec représentation proportionnelle : les candidats se présentent en listes complètes[20]et de par sa taille, la commune dispose d'un conseil municipal de 33 membres (article L2121-2 du Code général des collectivités territoriales[21]).

Lors du scrutin de 2008, il y eut deux tours. Cinq listes étaient présentes au premier tour et trois au second. La liste Énergie pour Tarascon (Majorité présidentielle) conduite par le maire sortant Charles Fabre a obtenu 42,40 % des voix, ce qui lui assure 24 conseillers municipaux devant la liste Rassemblement avenir (Divers droite) conduite par Lucien Limousin, avec 38,06 % des voix et 6 conseillers et la liste Tarascon avenir (Union de la gauche), avec 19,54 % des voix et 3 conseillers. Le taux de participation a été de 69,98 % au second tour[22].

Conseil municipal de Tarascon (mandature 2008-2014)
Liste Tendance Président Effectif Statut
« Énergie pour Tarascon » UMP Charles Fabre 24 Majorité
« Rassemblement avenir » DVD Lucien Limousin 6 Opposition
« Tarascon avenir » Union de la gauche Guillaume Thieriot 3 Opposition

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Hôtel de ville de Tarascon
Charles Fabre et son conseil municipal le 22 mars 2008.

De 1789 à 1799, les agents municipaux (maires) sont élus au suffrage direct pour 2 ans et rééligibles, par les citoyens actifs de la commune, contribuables payant une contribution au moins égale à 3 journées de travail dans la commune. Sont éligibles ceux qui paient un impôt au moins équivalent à dix journées de travail.

De 1799 à 1848, la constitution du 22 frimaire an VIII (13 décembre 1799) revient sur l’élection du maire, les maires sont nommés par le préfet pour les communes de moins de 5 000 habitants. La Restauration instaure la nomination des maires et des conseillers municipaux. Après 1831, les maires sont nommés (par le roi pour les communes de plus de 3 000 habitants, par le préfet pour les plus petites), mais les conseillers municipaux sont élus pour six ans.

Du 3 juillet 1848 à 1851, les maires sont élus par le conseil municipal pour les communes de moins de 6 000 habitants.

De 1851 à 1871, les maires sont nommés par le préfet, pour les communes de moins de 3 000 habitants et pour 5 ans à partir de 1855.

Depuis 1871, les maires sont élus par le conseil municipal à la suite de son élection au suffrage universel.

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1935 1940 Numa Corbessas SFIO Garagiste
1940 1941 Eugène Barthélémy ... ...
1941 1944 Étienne Philip ... ...
1944 1944 Commission spéciale ... ...
1944 1947 Numa Corbessas SFIO Garagiste
1947 1965 Honoré Valette DVD ...
1965 1971 Jean André ... Colonel
1971 1983 Antonin Saint Michel PS ...
1983 2002 Thérèse Aillaud RPR ...
2002 2005 Jean Reynaud UMP ...
2005 2014 Charles Fabre UMP Ouvrier SNCF
2014 en cours Lucien Limousin Divers droite Commandant de Police
Les données manquantes sont à compléter.

Fiscalité[modifier | modifier le code]

L'imposition des ménages et des entreprises à Tarascon en 2009[23]
Taxe part communale Part intercommunale Part départementale Part régionale
Taxe d'habitation (TH) 12,13 % 0,00 % 9,19 % 0,00 %
Taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) 19,56 % 0,00 % 10,85 % 2,36 %
Taxe foncière sur les propriétés non bâties (TFPNB) 58,16 % 0,00 % 9,80 % 8,85 %
Taxe professionnelle (TP) 0,00 % 22,96 % 7,08 % 3,84 %

La part régionale de la taxe d'habitation n'est pas applicable.

La taxe professionnelle est remplacée en 2010 par la cotisation foncière des entreprises (CFE) portant sur la valeur locative des biens immobiliers et par la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE) (les deux formant la contribution économique territoriale (CET) qui est un impôt local instauré par la loi de finances pour 2010[24]).

Jumelages[modifier | modifier le code]

Tarascon est jumelée avec[25] :

Élection présidentielle de 2012[modifier | modifier le code]

Tarascon se distingue par le résultat particulièrement élevé de Mme Marine Le Pen qui arrive en tête du 1er tour avec 33,62 % des voix exprimées[27], se classant dans le top 10 des communes des Bouches-du-Rhône, la commune ayant le plus voté Marine Le Pen dans le département étant Saint-Victoret avec 36,14 %[28]. La commune de Saint-Pierre-de-Mézoargues limitrophe de Tarascon arrivant 2e des Bouches-du-Rhône, Tarascon et ses environs étant le 2e épicentre du vote Marine Le Pen dans les Bouches-du-Rhône juste après Marignane et ses environs (dont Saint-Victoret en est limitrophe).

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 13 105 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
9 069 11 320 10 554 10 830 10 967 10 774 11 362 11 968 12 539
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
13 229 13 489 12 454 11 249 10 409 9 833 9 314 9 263 9 023
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
8 885 8 972 8 631 8 299 8 478 8 496 7 875 7 781 7 744
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
8 637 10 584 10 365 10 735 10 826 12 640 13 376 13 105 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[29] puis Insee à partir de 2004[30].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges de Tarascon en 2007[31]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90 et plus
1,1 
6,2 
75 à 89
10,7 
11,9 
60 à 74
14,3 
21,5 
45 à 59
21,8 
21,9 
30 à 44
19,0 
21,2 
15 à 29
16,6 
17,1 
0 à 14
16,5 
Pyramide des âges des Bouches-du-Rhône en 2007[32]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90 et plus
1,1 
6,2 
75 à 89
9,3 
13,3 
60 à 74
14,0 
20,0 
45 à 59
19,9 
20,7 
30 à 44
20,2 
20,3 
15 à 29
18,8 
19,2 
0 à 14
16,7 

Enseignement[modifier | modifier le code]

Les élèves peuvent effectuer toute leur scolarité à Tarascon, la ville ayant trois écoles maternelles (Marie-Curie, Jean-Giono et Marcel-Battle) et quatre écoles primaires publiques (Jules-Ferry, Marcel-Pagnol, Jean-Macé et Marcel-Battle)[33]. Les élèves sont ensuite affectés au collège René-Cassin de la ville [34],[35]. Puis ils vont au lycée général et technique Alphonse-Daudet (mais la commune ayant une double sectorisation, il est nécessaire de se mettre en rapport avec l'inspection académique 84)[36],[37].

Santé[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2008, le revenu fiscal médian par ménage était de 13 986 €, ce qui plaçait Tarascon au 29 178e rang parmi les 31 604 communes de plus de 50 ménages en métropole[38].

Agriculture[modifier | modifier le code]

La commune produit de l'huile d'olive de la vallée des Baux-de-Provence est protégée par une appellation d'origine contrôlée (AOC) depuis un décret pris par l'INAO, le 27 août 1997. Les variétés d'olives qui entrent dans son élaboration sont la salonenque, la béruguette, la grossane et la verdale des Bouches-du-Rhône[39]. Elle produit aussi des olives cassées et des olives noires qui relèvent du même décret de l'INAO. Les variétés d'olives cassées proposées à la commercialisation sont la salonenque et la béruguette. Pour les olives noires la seule variété acceptée est la grossane[40] ,[41].

Tourisme[modifier | modifier le code]

Hormis l'agriculture, l'économie la plus facilement identifiable autour du massif des Alpilles est liée au tourisme. Même les producteurs viticoles et oléicoles semblent tenir compte du développement du tourisme et de plus en plus de domaines proposent de la dégustation, voir dans certains cas de véritables cours d'initiation à l'œnologie.

On peut considérer trois principales sortes de tourisme dans les Alpilles. Tout d'abord, le tourisme historique et culturel qui s'appuie sur un patrimoine riche (Les Baux-de-Provence, Glanum, etc.) ou sur des festivals. Ensuite, le tourisme détente qui se traduit par un important développement des chambres d'hôtes, de l'hôtellerie et de la location saisonnière, par une concentration importante de piscines et par des animations comme des marchés provençaux. Enfin, le tourisme vert qui profite des nombreux chemins de randonnées et du cadre protégé qu'offrent le massif et ses environs.

Industrie[modifier | modifier le code]

Une manufacture d'indiennes est créée, en 1806 à Tarascon par Jean Jourdan. Son fils Mathieu prend sa succession jusqu'en 1882, date à laquelle elle est reprise par Paul Véran. Celui-ci reprend les archives (planches et dessins) de Foulc, grand indienneur en Avignon. Il meurt en 1916, et sa manufacture est reprise par un pharmacien de Beaucaire, Charles-Henri Deméry. Son neveu Charles Deméry, prend sa suite en 1937, et créé en 1939 la marque Souleiado. La Seconde Guerre mondiale passée, madame Vachon de Saint-Tropez propose de lancer une collection de robes. C'est le succès. La marque s'exporte et, en 1950, une boutique est ouverte à Florence. D'autres vont suivre sur les cinq continents. En 1986, elle compte plus de 2 000 points de vente. En avril 2009, Souleiado est reprise par Daniel et Stéphane Richard qui apportent une nouvelle dynamique[42].

Services[modifier | modifier le code]

La ville de Tarascon dispose de 3 librairies, situées rue des Halles : la Librairie ancienne, La librairie Lettres vives et la Librairie Mireille.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Château de Tarascon.
  • Le château du roi René. Le château actuel a succédé à une forteresse, édifiée à l'emplacement du castrum romain afin de surveiller la frontière de la Provence. Après sa mise à sac en 1399 par les bandes de Raimond de Turenne, la famille d'Anjou décida de le reconstruire entièrement. Entre 1447 et 1449, René d'Anjou, qui en avait fait sa résidence favorite, fit réaliser une décoration intérieure raffinée. Sa silhouette massive posée au bord du Rhône, l'élégance insoupçonnée de son architecture intérieure et son état exceptionnel de conservation en font un des plus beaux châteaux médiévaux de France. Il se compose de deux parties indépendantes : au sud, le logis seigneurial, cantonné de tours rondes côté ville et de tours carrées côté fleuve avec des murailles s'élevant jusqu'à 48 m de hauteur ; au nord, la basse cour que défendent des constructions rectangulaires.
  • La collégiale Sainte-Marthe a été consacrée en 1197, puis agrandie au XIVe et XVe siècles. La crypte abrite les reliques de Marthe dans un sarcophage du IVe siècle.
Article détaillé : Église Sainte-Marthe de Tarascon.
  • L'église Saint-Jacques, construite, entre 1740 et 1745, par l'architecte de Tarascon Antoine Damour, suivant les plans de l'architecte avignonais Jean-Baptiste Franque.
  • L'hôtel de ville, construit en 1648 dans le style baroque. La statue de sainte Marthe terrassant la Tarasque a été réalisée par le sculpteur tarasconais Louis Le Mâle.
  • La chapelle Saint-Gabriel est une chapelle romane située au sud-est de Tarascon.
Article détaillé : Chapelle Saint-Gabriel de Tarascon.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Tarasque par Jean Barnabé Amy.
Sculpture de Pascal Demaumont à l'initiative de Christian Guiot, la Tarasque, inaugurée en 2005.
La Tarasque et les chevaliers de la Tarasque (tarascaïres).

Fêtes de la Tarasque[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Tarasque.

Chaque année à la fin du mois de juin, au cours des fêtes de la Tarasque, on voit défiler des processions d'empégadures (femmes avec coiffures et tenues traditionnellement arlésiennes et provençales) et de gardians (gardiens de taureaux) issus de la culture camarguaise. La ville est membre du l'Union des villes taurines françaises.

Les Médiévales[modifier | modifier le code]

Les Médiévales de Tarascon se déroulent tous les ans à la mi-août, principalement autour du château royal de Provence, le château du roi René. Les autres sites animés sont la rue des Halles, la place de la Mairie et la rue du Château.

Festival des Alpilles : TarasCountry[modifier | modifier le code]

TarasCountry est un événement créé en 2003 par le Festival des Alpilles et l'ancien maire de Tarascon, Charles Fabre. TarasCountry présente la musique country comme une musique identitaire et profonde des États-Unis. Cette manifestation se tient vers la mi-août sur la place de la Gare, à Tarascon, et présente gratuitement un ou plusieurs groupes de musique country.

Tradition provençale et empreinte camarguaise[modifier | modifier le code]

Au-delà de Tartarin, la culture présente à Tarascon est un mélange entre culture camarguaise (proximité avec la ville de Beaucaire dans le Gard)[mais cela n'a aucun rapport], et culture provençale, reliée aux villes d'Avignon et de Marseille. La culture provençale/camarguaise est toujours présente dans les mentalités, un cours de provençal étant offert au lycée Alphonse Daudet de Tarascon et comptant pour le baccalauréat. La culture provençale s'exporte aussi à l'étranger, avec les tissus Souleiado qui sont présents dans plusieurs magasins du monde entier, notamment la boutique Souleiado à New York et Tokyo. Le siège de l'entreprise provençale demeure historiquement à Tarascon.

Festival de cinéma Les têtes à Clap[modifier | modifier le code]

Depuis juillet 2014, Tarascon accueille également, avec Beaucaire, le Festival de cinéma Les têtes à Clap, dont l'invité d'honneur était en 2014 Elie Semoun.

Tarascon et le cinéma[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Arrivée de Tartarin

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Tarascon

Les armes peuvent se blasonner ainsi :

Coupé : au premier de gueules au château donjonné de trois tourelles d'argent, ouvert du champ, ajouré et maçonné de sable, posé sur la partition, au second d'azur à la tarasque de six pattes d'or avalant un homme d'argent.

Galerie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Habitants de Tarascon », sur habitants.fr.
  2. « Tarascon (13) », in Les Alpilles, encyclopédie d'une montagne provençale, Guy Barruol, éd. Les Alpes de Lumière, Forcalquier, 2009, p. 317.
  3. fiche du canal Remoulins - Tarascon sur le site du SANDRE
  4. a et b Climat à Maussane-les-Alpilles, commune limitrophe, holidaycheck.fr.
  5. « Le climat », in Les Alpilles, encyclopédie d'une montagne provençale, H. Bruneton, éd. Les Alpes de Lumière, Forcalquier, 2009, p. 23-24.
  6. « Les Alpilles et la Montagnette », Carte archéologique de la Gaule, t. 13/2, 1999, p. 415.
  7. « Le peuplement des Alpilles durant l'âge du Fer », in Les Alpilles, encyclopédie d'une montagne provençale, P. Arcelin, op. cit., p. 143.
  8. a, b et c Y. Marcadal, « Les oppida des Alpilles », in Les Alpilles, op. cit, p. 146.
  9. AD du 13, série B2033f53
  10. AD du 13, série B8f186v.
  11. Geneviève Xhayet, « Partisans et adversaires de Louis d'Anjou pendant la guerre de l'Union d'Aix », Provence historique, Fédération historique de Provence, volume 40, no 162, « Autour de la guerre de l'Union d'Aix », 1990, p. 410.
  12. G. Xhayet, op. cit., p. 413 et 419.
  13. G. Xhayet, op. cit., p. 419.
  14. G. Xhayet, op. cit., p. 423.
  15. G. Xhayet, op. cit., p. 424.
  16. G. Xhayet, op. cit., p. 408.
  17. Geneviève Xhayet, « Partisans et adversaires de Louis d'Anjou pendant la guerre de l'Union d'Aix », Provence historique, Fédération historique de Provence, volume 40, no 162, « Autour de la guerre de l'Union d'Aix », 1990, p. 409 et 410 (note 41).
  18. http://books.google.fr/books?id=VORZAAAAYAAJ&pg=PA7 Lettres patentes de Louis XI, Lyon, mai 1482 (Ordonnances des rois de France de la troisième race, tome XIX, p. 7)
  19. http://chateau.tarascon.fr/histoire-chateau.html
  20. Source : art L. 260 du code électoral
  21. « nombre des membres du conseil municipal des communes », Legifrance
  22. (fr) « Résultats élections municipales 2008 à Sénas », sur linternaute.com
  23. « Impots locaux à Tarascon », taxes.com
  24. Loi n° 2009-1673 du 30 décembre 2009 de finances pour 2010 (Légifrance)
  25. « La commune de Tarascon », sur annuaire-mairie.fr
  26. (it) Popolazione residente e bilancio demografico sur le site de l'ISTAT.
  27. http://www.interieur.gouv.fr/Elections/Les-resultats/Presidentielles/elecresult__PR2012/%28path%29/PR2012/093/013/013108.html
  28. http://www.interieur.gouv.fr/Elections/Les-resultats/Presidentielles/elecresult__PR2012/%28path%29/PR2012/093/013/013102.html
  29. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  30. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  31. « Population de Tarascon par sexe et âge en 2007 », INSEE
  32. « Population des Bouches-du-Rhône par sexe et âge en 2007 », INSEE
  33. « Établissement primaires publics des Bouches-du-Rhône », Inspection académique des Bouches-du-Rhône
  34. « Sectorisation des collèges publics des Bouches-du-Rhône », Conseil Général des Bouches-du-Rhône
  35. « Site du collège René-Cassin », Académie Aix-Marseille
  36. « Sectorisation des lycées publics des Bouches-du-Rhône », Inspection académique des Bouches-du-Rhône
  37. « Site du lycée Alphonse-Daudet », Académie Aix-Marseille
  38. « CC-Résumé statistique/com,dep,zone empl », sur site de l'Insee (consulté le 6 novembre 2010)
  39. Huile d'olive de la vallée des Baux-de-Provence AOC
  40. Olives cassées de la vallée des Baux-de-Provence AOC
  41. Olives noires de la vallée des Baux-de-Provence AOC
  42. Le site officiel de la maison Souleiado
  43. [1]Légion d'honneur LH/276/60

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Les Alpilles. Encyclopédie d'une montagne provençale, divers auteurs, éd. Les Alpes de Lumière, Forcalquier, 2009, (ISBN 978-2906162976).
  • « Les Alpilles et la Montagnette », Carte archéologique de la Gaule, t. 13/2, 1999, p. 203-207, (ISBN 978-2877540599).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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