Villefranche-de-Rouergue

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Villefranche-de-Rouergue
Vue de Villefranche depuis le Calvaire St-Jean d'Aigremont
Vue de Villefranche depuis le Calvaire St-Jean d'Aigremont
Blason de Villefranche-de-Rouergue
Blason
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Administration
Pays Drapeau de France France
Région Midi-Pyrénées
Département Aveyron (sous-préfecture)
Arrondissement Villefranche-de-Rouergue (chef-lieu)
Canton Villefranche-de-Rouergue
(chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes du Villefranchois
Maire
Mandat
Serge Roques
2008 - 2014
Code postal 12200
Code commune 12300
Démographie
Gentilé Villefranchois, Villefranchoises
Population
municipale
12 124 hab. (2010)
Densité 264 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 21′ 12″ N 2° 02′ 06″ E / 44.3533333333, 2.03544° 21′ 12″ Nord
       2° 02′ 06″ Est
/ 44.3533333333, 2.035
  
Altitude Min. 237 m — Max. 544 m
Superficie 45,85 km2
Localisation

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Liens
Site web www.villefranchederouergue.fr

Villefranche-de-Rouergue (occitan : Vilafranca de Roergue) est une commune française, située dans le département de l'Aveyron, dont elle est sous-préfecture, et dans la région Midi-Pyrénées.

Ses habitants sont appelés les Villefranchois.
La ville est classée « grand site de Midi-Pyrénées » ainsi que "Ville d'Art et d'Histoire" avec le "Pays des Bastides du Rouergue".

Sommaire

Géographie [modifier]

Villefranche-de-Rouergue se situe dans la vallée de l'Aveyron, sur la faille géologique qui sépare le Causse (terres à blé) du Ségala (terre à seigle).

Mines de cuivre, de plomb, d'étain, de fer, d'argent. Extraction de phosphates et de pierres de taille.

Communes limitrophes [modifier]

Communes limitrophes d’Villefranche-de-Rouergue
Toulonjac Saint-Rémy Maleville
Savignac Villefranche-de-Rouergue La Bastide-l'Évêque
La Rouquette Sanvensa Morlhon-le-Haut

Climat [modifier]

Villefranche-de-Rouergue bénéficie d'un climat océanique altéré et méditerranéen avec des hivers humides et doux et des étés secs et chauds. Elle bénéficie aussi d'un climat plus chaud que le reste du département de l’Aveyron,avec en moyenne,en toutes saisons 2°C de plus que Rodez et Millau. En moyenne, Villefranche bénéficie de 2000 heures d'ensoleillement par an, de 22 jours d'orages pendant les périodes estivales et 3 jours de neige pendant les périodes hivernales. C'est bien ici que l'on touche au sud, les toits de la ville le proclament avec leurs tuiles canal, ce n'est plus le massif central mais le midi toulousain. Villefranche-de-Rouergue connait en moyenne 35 jours de fortes chaleurs et 40 jours de gel par an mais ne descendant que rarement jusqu'à -12°C. La température annuelle moyenne est de 13,5°C. Les vents dominants sont, par ordre d'importance, le vent d'autant (venant du sud est) et le vent du nord, nettement moins fréquent et généralement froid et sec.

Mois Janv. Fév. mars Avr. mai juin Juil. août Sept. Oct. Nov. Déc.
Température mensuelle moyenne minimale (°C) 2 2,5 4 6 11 14 16 16 14 12 7 5
Température mensuelle moyenne maximale (°C) 10 12 16 18 23 26 35 40 32 23 13 7
Précipitations
(hauteur moyenne en mm)
40 50 38 64 40 20 10 5 25 30 35 61
Source: MSN Météo (Villefranche)

Histoire [modifier]

Les bases d'un premier établissement furent jetées sur la rive gauche de l'Aveyron en 1099 par Raymond IV de Saint-Gilles, à l'emplacement de gites métallifères exploités depuis l'Antiquité[1]. Le seul lieu de culte consistait en une chapelle antérieure nommée Saint-Carpil - actuellement Saint-Jean d'Aigremont au sommet de la colline appelé aujourd'hui « le Calvaire »[2].

Lorsque les Capétiens prirent le pouvoir sur le comté de Toulouse par le mariage d'Alphonse de Poitiers avec l'héritière du comté Jeanne de Toulouse, fille du dernier comte Raymond VII, l'ancienne capitale administrative du Rouergue, Najac, siège de la sénéchaussée de Rouergue, fut jugée trop fidèle à l'ancienne dynastie raymondine.

Alphonse de Poitiers décida de créer ex-nihilo une ville nouvelle sur la rive droite à quelques kilomètres de là et d'y transférer le siège de son administration, afin de casser les anciennes allégeances.

Il fonda donc Villefranche-de-Rouergue en 1252 dotée de franchises et d'exemptions fiscales pour assurer le succès de l'entreprise, d'où le nom de la ville.

Chronologie [modifier]

  • Jean des Arcis, sénéchal de Rouergue, créa cette nouvelle ville de toute pièce, en lui donnant un plan quadrillé ou plan en damier, selon les règles d'urbanisme de la Rome antique. Très caractéristique des bastides, ce plan est régulier avec des rues se coupant à angles droits convergeant vers la place centrale bordées de couverts, lieu privilégié des activités commerçantes, aujourd'hui place Notre Dame, où se tient le marché hebdomadaire. Un emplacement fut prévu pour construire une église qui avait manqué à la première fondation. La première pierre de la Collégiale Notre-Dame fut posée en 1252.
    • La construction de cette église commença par l'abside et s'étala sur trois siècles. Le clocher-porche reste inachevé, l'allure massive de son assise, traduit l'ancienne ambition des Villefranchois de l'emporter par la hauteur de la tour de leur collégiale par rapport à celle de la cathédrale de Rodez. Les guerres et la pénuries de subsides contrecarreront leurs projets. La toiture coiffant la tour ne sera posé qu'en 1585.
  • En 1256, une charte des coutumes est établie et accordée par Alphonse de Poitiers et le roi Louis IX. Elle réglemente les transactions commerciales et confirme la ville dans son rôle de lieu d'échanges. Riches marchands et nobles s'y installèrent.
  • Un couvent de Cordeliers est mentionné en 1290. Il est détruit pendant la Révolution. Il en reste une salle capitulaire qui sert aujourd'hui de crypte à la chapelle Sainte-Émilie-de-Rodat.
  • Construction du pont des Consuls ou "Vieux-Pont". Le roi Philippe le Bel concéda, le samedi devant les Rameaux 1298, que les habitants de La Bastide-l'Évêque devaient contribuer à la construction du pont sur l'Aveyron. Il existe dans les archives de l'hôtel de ville un acte daté de 1321 pour la construction du pont de pierre sur l'Aveyron pour un prix de 200 livres. Certains mémoires indiquent que le pont était construit en 1331. Un acte du 23 mars 1362 contraint les habitants de Morlhon de participer à la réparation du pont.
    • Ce pont avait deux tours, une sur chaque pile, qui ont été démolies en 1730. L'entrée de la ville à l'extrémité du pont se trouvait une tour pour garder la porte de la ville qui servait aussi de prison. Elle a été détruite en 1780 et 1790.
  • En 1336, aménagement de la fontaine publique du "Griffoul" sur la place de la Fontaine.
  • En 1347, la ville se dote de remparts.
  • En 1348/1349 : grande Peste. La ville construit l'hôpital Saint-Martial à côté de la collégiale pour soigner les malades. Environ 3 000 personnes meurent, la construction de la collégiale et des remparts est interrompue.
  • En 1356, début de la guerre de Cent Ans. Les consuls se plaignent des grands frais et dépenses liés à l'achat de vêtements et de nourriture qui sont faits par les bourgeois de la ville qui traduisent un comportement qui ressemble à de l'insouciance.
  • En mai 1369, les principaux privilèges de Villefranche sont confirmés par lettres du duc d'Anjou (confirmées par Charles V le 21 juin 1370). Par ces lettres, le siège du sénéchal, du juge-mage et du trésorier de la sénéchaussée de Rouergue sont fixés à Villefranche.
  • En décembre 1371 est créé à Villefranche un atelier monétaire royal, qui existera jusqu'en 1556[3].
  • En 1443, lors de sa venue, Charles VII offre des vitraux à l'église Notre-Dame.
  • Début de la construction de la chartreuse Saint-Sauveur en 1452, à la suite d'une donation testamentaire d'un riche marchand de la ville, Vésian Valette, en 1450. Les moines s'installent dans la chartreuse en 1458. Les travaux sont terminés en 1528.
  • En 1455, construction de la chapelle Saint-Jacques. La ville était une étape sur le chemin de Saint-Jacques partant du Puy-en-Velay. Un hôpital a été construit pour accueillir les pèlerins. Une confrérie est créée en 1493 pour s'occuper de ces lieux.
  • Les Augustins s'installent à Villefranche en 1487. La chapelle est construite en 1520. Il y avait aussi un collège où ils dispensaient leur enseignement. Ces bâtiments ont été détruits au début du XIXe siècle.
  • En 1497 : l'incendie des bâtiments place Notre-Dame va entraîner la reconstruction des maisons autour de la place.
  • Construction de la chapelle Notre-Dame-de-Treize-Pierres en 1510 près du lieu du miracle des treize pierres sous le l'épiscopat de François d'Estaing. C'est d'abord une chapelle dédiée à Notre-Dame-de-Pitié construite par les consuls de la ville qui était invoquée contre les calamités.
  • Le XVIIe siècle marque la cité : peste de 1628 qui décima un tiers de la population et la révolte des Croquants, en 1643.
  • La fin des guerres de religion, la Contre-Réforme et la fin du concile de Trente va entraîner e développement des confréries de Pénitents. En 1609 est fondée la confrérie des Pénitents-Bleus de Saint-Jérôme en l'honneur du « Très Saint Sacrément de l'autel ». Trente deux jours plus tard est fondée la confrérie des Pénitents-Noirs de la Sainte-Croix.
  • La chapelle Notre-Dame-de-Treize-Pierres est agrandie en 1629. Raymond Bonal (1600-1653), chanoine de Villefranche, y fonde le premier séminaire du Rouergue qui est reconnu officiellement par l'évêque de Rodez, Charles de Noailles, en 1648[4]. Il a créé une société de prêtres qui a géré jusqu'à douze séminaires.
  • 22 décembre 1775 : très important séisme entrainant la destruction de plus de 600 habitations.
  • En 1779, Villefranche atteint son apogée lorsqu'elle devient capitale de la nouvelle province de Haute-Guyenne et le reste jusqu'en 1790. Une position qui lui vaudra une prospérité économique et une consécration intellectuelle. Quatre promenades sont aménagées. Il y a alors dix-sept lieux de culte. À la veille de la Révolution, la ville compte 10024 habitants, il y a 6070 habitants à Millau, 5605 à Saint-Antonin-Noble-Val et 5592 à Rodez.
  • Le déclin commence à la Révolution, qui lui ôte son statut de capitale au profit de Rodez, qui devient préfecture du nouveau département de l'Aveyron. Elle devient chef-lieu du district de Villefranche-de-Rouergue.
  • Fondation à Villefranche, le 3 mai 1816, de l'Institut de la Sainte-Famille par mère Émilie de Rodat.
  • L’hôtel de ville occupe l'ancien palais de Justice construit en 1861. À côté du bâtiment a été construit un monument aux morts dédié à la guerre de 1870.
  • En 1885, construction du collège municipal de la Douve à côté de l'église Saint-Joseph.
  • Réalisation du théâtre municipal en 1887.
  • Création du musée municipal Urbain Cabrol en 1913, par Urbain Cabrol, président-fondateur de la Société des Amis de Villefranche et du Bas-Rouergue. Le musée est installé en 1975 dans un hôtel du XVIIIe siècle, place de la Fontaine.
  • Construction de la chapelle Sainte-Émilie-de-Rodat à partir de 1952 par l'architecte Bosser sur les indications de dom Odilon Hitier. Elle est consacrée en 1958.

Églises, monastères, chapelles [modifier]

Au XIXe siècle il y avait trois paroisses et un couvent de Carmélites.

Juridictions [modifier]

Villefranche-de-Rouergue était le siège du sénéchal ou présidial de Rouergue, ou présidial de Villefranche, qui comprenait dans son ressort :

Administration [modifier]

Un dictionnaire communal de la France de Paul Joanne au début du XXe siècle décrit ainsi Villefranche-de-Rouergue :

  • « Tribunal de première instance. Juge de paix. Inspecteur primaire. Collège communal de garçons. Deux écoles secondaires ecclésiastiques. Une école publique primaire supérieure de jeunes filles. Six écoles publiques (primaires). Deux écoles privées. Bibliothèque de 15000 volumes. Un commissaire de police. Un capitaine de gendarmerie, et deux brigadiers dont un à cheval. Un receveur particulier, un contrôleur des contributions, un percepteur, un préposé à l'enregistrement, aux hypothèques ; un receveur des contributions indirectes ; deux conducteurs des Ponts et Chaussées ; deux agents voyers; une chambre d'agriculture; un comice agricole, une station d'étalons (quatre chevaux) ; un lieutenant de louveterie ; des avoués, des notaires, des huissiers; une prison départementale ; un hôtel-Dieu (50 lits); un hospice (117 lits) ; des orphelinats de la Sainte Famille (55 enfants), du Bon Pasteur (16 enfants), des sœurs de Nevers (30 enfants), un bureau de bienfaisance… »

La révolte des Croates [modifier]

À l'aube du 17 septembre 1943, la ville de Villefranche-de-Rouergue, alors occupée par les forces nazies, connut son jour de gloire. Ce jour-là, le 13e bataillon de pionnier de la 13e division SS - composé en majorité de Bosniaques (ou Croates musulmans, selon la terminologie d'alors) et d'un quart de Croates catholiques, tous enrôlés de force dans l'armée allemande, s'est rebellé contre la Deutsche Commandatur. Après avoir pris les armes et une fois les officiers allemands exécutés, les insurgés parvinrent à prendre le contrôle de la ville et affranchirent, l'espace d'une journée, Villefranche-de-Rouergue de la tutelle de l'occupant allemand.

Cependant, le commandement allemand fut rapidement alerté et y dépêcha depuis ses garnisons voisines d'importants renforts pour en reprendre possession. Après des combats de rue meurtriers face à des insurgés sous-équipés et inférieurs en nombre, les Allemands reprirent pied à Villefranche. Les survivants furent sommairement condamnés à mort par les autorités allemandes et ensevelis au lieu-dit du Champ des martyrs croates. Bien que l'acte héroïque de ces jeunes hommes tourna à la tragédie, Radio Londres s'en fit l'écho, qualifiant Villefranche-de-Rouergue de seule ville de l'Europe de l'Ouest libérée de l'occupation allemande. Les chefs présumés de cette rébellion sont le musulman Ferid Džanić et les catholiques Eduard Matutinović, Nikola Vukelić, Božo Jelinek. Džanić et Vukelić furent tués au combat avec les Allemands, tandis que Jelinek et Matutinović parvinrent à gagner le maquis. Jelinek obtint même le grade d'officier, et fut plus tard décoré de la Légion d'honneur. En souvenir de ces événements, une avenue de Villefranche-de-Rouergue a été rebaptisée avenue des Croates au lendemain de la guerre.

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Héraldique [modifier]

Blason de Villefranche-de-Rouergue

Les armes de Villefranche-de-Rouergue se blasonnent ainsi : « De gueules, au pont des trois arcades d'argent, crénelé de cinq pièces, accosté de deux tours quarrées, de même, ouvertes et crénelées aussy de trois pièces chacune, le tout massoné de sable, planté dans les eaux d'argent ardées d'azur et surmonté de la Croix de Toulouse d'or, au Chef de France. »

C'est le pont des consuls, il a été le premier pont de Villefranche et servait à l'époque de péage. Aujourd'hui il existe encore mais les deux tours ont été supprimées.

Administration [modifier]

Liste des maires successifs[5]
Période Identité Étiquette Qualité
2001 en cours Serge Roques UMP Médecin, ancien député, conseiller régional
1995 2001 Claude Penel PS Professeur, conseiller général

Démographie [modifier]

  • En 1341 : 10 124 habitants.
  • Au début du XXe siècle, Villefranche-de-Rouergue comptait 9 730 habitants[6].
En 2010, la commune comptait 12 124 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].
           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
8 497 9 331 9 283 8 803 9 540 8 738 9 088 9 705 9 613
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
10 826 10 172 9 719 9 312 10 124 10 366 9 836 9 734 8 426
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
9 730 8 352 8 439 7 423 7 825 7 908 8 479 9 257 8 676
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
9 540 10 709 12 284 12 693 12 291 11 919 12 040 11 957 11 926
2009 2010 - - - - - - -
12 213 12 124 - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1962[7] puis Insee à partir de 1968[8].)

Histogramme de l'évolution démographique

Économie [modifier]

Un dictionnaire communal de la France de Paul Joanne au début du XXe siècle décrit ainsi Villefranche-de-Rouergue :

  • « Un petit établissement thermal, en bains et boissons ; avec trois sources sulfurées calciques, froides, et deux autres sources ; trois cents litres par minute.
    Commerce de grains, vins, fruits, champignons, cerneaux, fromages, bestiaux, jambons.
    Pépinières et horticulture.
    Fonderies de cloches, martinets à cuivre, fabriques de chaudrons, pièges à rats, plâtre, cire, sabots, savons, filature de chanvre, fabriques de bonneterie, toiles du pays, huileries, fabriques d'huile de noix, liqueurs, eaux gazeuses, produits chimiques, phosphates et superphosphates, brasseries, minoterie, tannerie, corroieries et mégisserie, teinturerie, vannerie…
    Foires : le 22 du mois. Marchés-foires : les premiers jeudis de janvier, février, mars, actobre, novembre, décembre. Marchés ordinaires, le lundi, jeudi, samedi. »

Personnages célèbres [modifier]

Monuments et lieux touristiques [modifier]

Collégiale Notre-Dame
Vue intérieure (grande nef) de la Collégiale Notre-Dame
  • Collégiale Notre-Dame (XIIIe-XVIe) dont l'impressionnant clocher-porche de 58 mètres de haut domine le centre de la ville classée aux monuments historiques[9].
  • Place Notre Dame : cette place, entièrement entourée d'arcades médiévales, constitue le cœur de la ville classée monument historique[10] .
  • Vieille bastide (XIIIe), une des plus typiques des bastides occitanes avec son plan orthonormé, et qui a gardé nombre de vieilles maisons médiévales :
    • Maison Dardenne classée pour une partie et inscrite pour une autre aux monuments historiques[11], place Notre-Dame
    • Maison Armand ou du président Raynal, construite après l'incendie de 1497 qui ravagea la place Notre-Dame (classée Monument historique en 1927).
    • Maison Gaubert, rue Marcellin-Fabre. Elle est construite après l'incendie de 1497 (classée Monument historique en 1914).
    • Tour d'escalier avec porte gothique flamboyante, rue Étroite,
    • Maison Combettes avec une tour carrée du XVIe siècle, rue Sergent-Bories (classée Monument historique en 1928).
    • Maison de style Louis XIII, rue Camille-Roques.
    • Maison construite en 1754 pour François Obscur, riche marchand, place de la Fontaine (musée Urbain Cabrol).
    • Maison de style Louis XVI, rue Rouzies-Labastide.
    • Fontaine du Griffoul, édifiée en 1336 par les Consuls, place de la Fontaine (classée monument historique[12] en 1920).
  • Pont des Consuls, ou Pont-Vieux, construit sur l'Aveyron vers 1321, pour remplacer un ancien gué. Il était initialement surmonté de deux tours comme on peut le voir sur le sceau des consuls de Villefranche. Ces tours ont été démolies en 1730. À l'extrémité du pont, l'entrée de la ville était gardée par une grosse tour surmontant la porte qui servait aussi de prison. Cette tour a été démolie entre 1780 et 1790.
  • Ancien hôpital Saint-Martial, place Notre-Dame. Il a été construit à côté de la collégiale en 1348-1349 pendant la Grande Peste. La peste va provoquer la mort d'environ 3 000 habitants de Villefranche arrêtant le développement de la ville, la construction de la collégiale et des remparts de la ville.
  • Chapelle de Saint-Jean-d'Aigremont. Sur le site appelé « Calvaire », situé à 4 km de Villefranche-de-Rouergue par la route, se trouve deux édifices religieux. L'église du calvaire, datant du XIXe siècle, et l'église Saint-Jean-Baptiste, beaucoup plus ancienne, premier lieu de culte de la région (voir "Histoire"). Au cours de fouilles on y a mis à jour en 1994 une base de colonne pré-romane.
  • Chapelle Émilie de Rodat, construite à partir de 1951 et consacrée en 1958. Sa crypte est l'ancienne salle capitulaire des Cordeliers où se trouve la châsse de sainte Émilie de Rodat.
  • Chapelle Saint-Jacques inscrit aux monuments historiques[13]. Villefranche-de-Rouergue se trouve sur le chemin de Saint-Jacques venant du Puy-en-Velay. Une chapelle a été construite en 1455 par les consuls. Une confrérie a été fondée en 1493 pour s'occuper du lieu et de l'hôpital qui accueillait les pèlerins.
  • Ancienne Chartreuse Saint-Sauveur (XVe) avec ses deux cloîtres, dont un de style gothique flamboyant. Classée monument historique[14] en 1840.
  • Chapelle des Pénitents Noirs de la Sainte-Croix (XVIIe), dont la voûte en bois est entièrement peinte : c'est un rare exemple en Rouergue de construction baroque classée aux monuments historiques[15].
  • Église Saint-Augustin, construite à partir de 1520.
  • Église Saint-Joseph, construite en 1635, en même temps qu'un collège contre les fortifications, par les Pères Doctrinaires qui enseignaient la philosophie et les humanités.
  • Chapelle des Pénitents-Bleus, actuelle bibliothèque municipale.
  • Chapelle Sainte-Barbe, construite en 1711.
  • Ancien couvent de la Visitation
  • Chapelle Notre-Dame de Treize-Pierres, construite à partir de 1510, sous l'épiscopat de François d'Estaing. Elle a été agrandie en 1629 suivant l'inscription latine se trouvant au-dessus de la porte. En 1952, le peintre Nicolaï Greschny (1912-1985) y a peint des fresques en s'inspirant de la tradition de l'art sacré russe.
  • Musée municipal Urbain-Cabrol.
  • Hôtel de ville. Il a été installé dans l'ancien Palais de Justice construit en 1861.
  • Théâtre municipal, ancienne Salle des fêtes, construite en 1885 inscrit aux monuments historiques[16].
  • Château de Graves (XVIe) classé monument historiques[17].
  • Abbaye cistercienne de Loc-Dieu (XIIe-XVe), à 10 km à l'ouest.
  • Champs de martyrs croates et bosniaques qui ont libéré la ville en 1943 de l'occupation allemande, pendant une seule journée mais c'était une seule et unique ville libre en France cette année-là.

Jumelages [modifier]

Notes et références [modifier]

Notes [modifier]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références [modifier]

  1. Urbain Cabrol, Essai de critique historique au sujet d’une ville qui a existé dans la plaine de la Madeleine, près de Villefranche-de-Rouergue, in Mémoires de la Société des lettres, sciences et arts de l'Aveyron, tome 11, 1874-1878 (pp. 319-334).
  2. M. Goffinet, Villefranche-de-Rouergue. Église Notre-Dame, dans Congrès archéologique de France. Figeac, Cahors et Rodez. 100e session. 1937, p. 90-105, Société française d'archéologie, Paris, 1938
  3. Urbain Cabrol, Histoire de l'atelier monétaire royal de Villefranche de Rouergue, Villefranche, 1913.
  4. Persée : M. Rigal, La fondation du séminaire de Treize-Pierres en Rouergue (21 février l648), p. 33-43, dans Revue d'histoire de l'Église de France, année 1948, numéro 124
  5. Villefranche-de-Rouergue : Liste des maires
  6. Le Lot partie Centres d'excursions, p. 259 - Armand Viré - Réédition de l'ouvrage de 1907 - (ISBN 274550049X)
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
  9. Collégiale Notre-Dame, base Mérimée, ministère français de la Culture
  10. Place Notre-Dame, base Mérimée, ministère français de la Culture
  11. Maison Dardenne, base Mérimée, ministère français de la Culture
  12. Fontaine du Griffoul, base Mérimée, ministère français de la Culture
  13. Chapelle Saint-Jacques, base Mérimée, ministère français de la Culture
  14. Ancienne Chartreuse Saint-Sauveur, base Mérimée, ministère français de la Culture
  15. Chapelle des Pénitents Noirs, base Mérimée, ministère français de la Culture
  16. Théâtre municipal, base Mérimée, ministère français de la Culture
  17. Château de Graves, base Mérimée, ministère français de la Culture

Voir aussi [modifier]

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Bibliographie [modifier]

Articles connexes [modifier]

Liens externes [modifier]