Nîmes Olympique

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Nîmes Olympique

Logo du Nîmes Olympique
Généralités
Surnoms Les Crocodiles, le NO
Fondation 10 avril 1937
(77 ans, 5 mois et 9 jours)
Statut professionnel Entre 1938 et 2004
Depuis juillet 2008
Couleurs Rouge et blanc
Stade Stade des Costières
(18 482 places)
Siège Domaine de la Bastide
Route de Générac
30900 Nîmes
Championnat actuel Ligue 2
Président Drapeau : France Jean-Marc Conrad
Entraîneur Drapeau : France José Pasqualetti
Joueur le plus capé Drapeau : France André Kabyle (516)
Meilleur buteur Drapeau : Maroc Hassan Akesbi (119)
Site web www.nimes-olympique.com

Maillots

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Domicile
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Extérieur

Actualités

Pour la saison en cours, voir :
Saison 2013-2014 du Nîmes Olympique
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Dernière mise à jour : 24 juin 2012.

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Localisation de la ville de Nîmes

Le Nîmes Olympique, est un club de football français basé à Nîmes et fondé le 10 avril 1937 à la suite de la disparition du Sporting Club nîmois, ancien club professionnel de la ville créé en 1901.

Une décennie après la création et la professionnalisation du club, le Nîmes Olympique remporte son premier titre, celui de champion de deuxième division, accédant ainsi pour la première fois de son histoire à la première division. Les Nîmois s'installent alors durablement au sein de l'élite française, terminant même à trois reprises vice-champions de France derrière le Stade de Reims et en participant à deux finales de Coupe de France à la fin des années 1960. Après avoir connu une descente en seconde division à la fin des années 1970, la décennie suivante est marquée par les premières rencontres européennes du club ainsi qu'une deuxième place acquise en première division derrière l'Olympique de Marseille.

Dès lors, une série de descentes et de montées s'effectue durant une vingtaine d'années. Elle se conclura par une première participation du club à la troisième division, au milieu des années 1990. Malgré cette période noire, le club nîmois participe à une nouvelle finale de Coupe de France en 1996. Cependant, et après être avoir évolué de nouveau au sein de la deuxième division à la fin des années 1990, Nîmes redescend quelques années plus tard en troisième division en échouant à de nombreuses reprises à la montée. À la fin des années 2000, le club retrouve le professionnalisme et devient un membre régulier du championnat de Ligue 2.

Le club est présidé depuis avril 2014 par Jean-Marc Conrad, un des quatre actionnaires du club depuis la même année. Il est entraîné depuis juin 2014 par José Pasqualetti. Les Crocodiles, surnom attribué aux joueurs évoluant sous le maillot du club, évoluent en Ligue 2.

Le Parc des Sports renommé Stade Jean-Bouin en 1931 a accueilli dans Nîmes intra-muros les rencontres à domicile du club gardois jusqu'à la fin des années 1980 avant d'être détruit quelques années plus tard. Depuis cette date, le Nîmes Olympique s'est installé au Stade des Costières, inauguré en 1989.

Histoire[modifier | modifier le code]

Origines (1937-1949)[modifier | modifier le code]

Article connexe : Sporting Club nîmois.
Marcel Rouvière

En 1932, le Sporting Club nîmois (SCN), fondé en novembre 1901 par Henri Monnier, participe au premier championnat de France de football professionnel. Relégué sportivement lors de la saison 1934-1935, le club est ensuite dissout administrativement en 1935, ne laissant aucun héritage sportif à un éventuel successeur. Le 10 avril 1937, et sous l'impulsion de personnalités locales telles que Emmanuel Gambardella ou Georges Pujolas, une nouvelle entité est créée sous le nom de Nîmes Olympique. Trois mois plus tard, le 4 juin 1937, est acceptée la candidature du nouveau club au professionnalisme, ainsi que sa participation en deuxième division.

Pour la première saison du nouveau club, l'effectif réunit des joueurs prometteurs passés par le Sporting Club nîmois, principalement originaires de la région. Dirigé par l'un des fondateurs de ce nouveau club, Pierre Chabert, qui amène avec lui l'entraîneur-joueur anglais Harry Ward en provenance du Ramsgate FC[1], le club connaît une saison difficile, comme en témoigne le premier match officiel joué le 8 août 1937, où le SO Montpellier s'impose par quatre buts à un. Après avoir terminé à la septième et dernière place de la poule Sud devant les Girondins de Bordeaux avec quatre points, les Nîmois se retrouvent ensuite dans une autre poule, dite de « relégation », qui regroupent neuf équipes des trois autres poules de la seconde division. Après seize matchs effectués dans ce groupe[2], Nîmes se maintient dans un championnat professionnel devançant le Calais RUFC de deux points.

Les saisons suivantes sont marqués par l'apparition en France du régime de Vichy qui, par le biais du directeur des sports Joseph Pascot, interdit par la suite toute section professionnelle. L'activité du Nîmes Olympique, dépossédé de quelques joueurs qui intègrent l'équipe fédérale Montpellier-Languedoc pour la saison 1943-1944, continue avec le statut amateur. Le club gardois acquiert de nouveau son statut professionnel en 1944 puis prend part au championnat de guerre lors de la saison 1944-1945, qui se conclut par une relégation en seconde division (10e devant l'Olympique d'Alès).

Après avoir acquis la quatrième place lors de la saison 1945-1946[3] et vu le retour du président Jean Chiariny une année auparavant, les joueurs nîmois entraînés par René Dedieu puis trois ans plus tard par Pierre Pibarot, permettent au club gardois de se maintenir en seconde division durant la fin des années 1940. Renforcé notamment par Marcel Rouviere, transfuge de l'Olympique Alès et meilleur buteur avec 21 buts inscrits, le club parvient pour la première fois de son histoire en quart de finale de la Coupe de France durant la saison 1948-1949, ne s'inclinant que par 2 à 1 face au prochain vainqueur de la compétition, le Racing Club de Paris, au Stade Gerland à Lyon[4].

Années glorieuses (1949-1980)[modifier | modifier le code]

Fort des résultats de la saison passée, les ambitions sportives du club se montrent plus importantes : Kader Firoud ou encore Theo Timmermans, international néerlandais, s'engagent avec le Nîmes Olympique. Également aidé par Edmond Haan prêté par le RC Strasbourg[5] et auteur de 27 buts, Nîmes termine à la première place en validant officiellement sa montée en première division, face à l'AS Cannes (3-2) lors de la 29e journée. Cependant durant la même saison, le Racing Club de Paris stoppe le parcours du club languedocien en demi-finale de Coupe de France (3-0), qui avait notamment éliminé les Girondins de Bordeaux (4-1).

Le stade olympique de Colombes, ici en 2009, abrite les deux premières finales du Nîmes Olympique en Coupe de France.

Pour sa première saison en Division 1, le club gardois termine à la cinquième place. Une année plus tard, Kader Firoud remplace Pierre Pibarot et fait appel à des joueurs réputés tels que Stanislas Golinski ou encore Hassan Akesbi, qui permettront au club de se stabiliser au sein de l'élite française jusqu'à parvenir lors des saisons 1957-1958, 1958-1959 et 1959-1960, à terminer vice-champion de France derrière le Stade de Reims, brillant alors dans les coupes européennes. À la suite de ces divers résultats, le club participera même au Challenge des champions en 1958. Preuve de sa réussite également, le Nîmes Olympique remporte la Coupe Charles Drago en 1956, et participe à ses deux premières finales de Coupe de France, tout d'abord s'inclinant face au Stade de Reims (3-1) en 1958, puis face à l'UA Sedan Torcy en 1961 par trois buts à un. Pour autant, aucun trophée n'a été glané durant cette période.

Après avoir participé à ses premières rencontres européennes au début des années 1960, le club connaît la deuxième relégation de son histoire en 1967, s'expliquant en partie par le départ de Kader Firoud et de Jean Chiariny, mais remonte immédiatement une année plus tard. Le Nîmes Olympique s'appuie dès ce moment-là sur l'un des meilleurs centres de formation français de football. Ainsi, le club qui remporte la Coupe Gambardella à quatre reprises en 1961, 1966, 1969 et 1977, acquit une importante renommée et prend part à la première édition du Tournoi de Toulon en 1967, compétition internationale dédiée aux équipes espoirs. De nombreux joueurs du centre de formation intègrent l'équipe première permettant notamment à Michel Mézy d'acquérir ses premières sélections en équipe nationale. Une quinzaine d'années plus tard, le Nîmes Olympique obtiendra même le titre de Meilleur club de jeunes.

Le retour de Kader Firoud au poste d'entraîneur en 1969 marque le début d'une nouvelle dynamique. Avec des joueurs comme Adolf Scherer, Jacky Vergnes, Jean-Pierre Adams, Ion Pircalab et Gilbert Marguerite, le Nîmes Olympique termine de nouveau à la deuxième place du championnat lors de la saison 1971-1972 derrière l'Olympique de Marseille. Ces résultats permettront au club nîmois de connaître pour la deuxième fois de son histoire des rencontres européennes avec en 1971 et 1972, une élimination au premier tour de la Coupe UEFA et en 1972, un premier trophée européen avec la Coupe des Alpes.

Retour en Division 2 (1980-1991)[modifier | modifier le code]

Les résultats retrouvés laissent vite place à l'incertitude. À l'issue de la saison 1981, le club est relégué en 2e division. Le 14 juin 1982, Paul Calabro cède la présidence du club à Jean Bousquet, créateur de Cacharel. En 1983, grâce aux performances entre autres de Patrick Cubaynes, le club retrouve le haut niveau pour une saison seulement, terminant avant-dernier et une nouvelle relégation. L'équipe va alors régulièrement échouer pour regagner sa place dans l'élite française, finissant régulièrement sur le podium, mais les difficiles barrages de promotion auront raison de la dynamique nîmoise malgré des joueurs de talent comme Jorge Domínguez.

Saison 1990-1991[modifier | modifier le code]

À l'été 1990, Michel Mézy qui vient de gagner, en tant qu'entraîneur, la Coupe de France avec le voisin Montpellier, revient au club de ses débuts en tant que directeur sportif.

René Girard, revenu en 1988 finir sa carrière dans ce club pour lequel il avait joué plusieurs années[6],[7], déclare: "Je ne suis pas revenu ici pour passer une retraite tranquille mais pour aider le club à redevenir ce qu'il était dans le passé : le Nîmes Olympique. Nous avons un président, Jean Bousquet, fou de football. Et qui est également maire de la ville. Un sponsor qui ne vit que pour ce sport. Et des techniciens tels que Bernard Boissier, Jacky Novi, Paul Boissière ou Patrick Champ qui sont tous des Nîmois de pure race. Un stade tout neuf, des installations modernes, un centre de formation exceptionnel qui nous permet d'avoir une superbe pépinière. La ville piaffe de renouer avec son passé footballistique. Je comprends que les gens puissent se lasser de voir le club en D2. Nîmes a beaucoup perdu de sa crédibilité, de sa notoriété".

Finalement au terme de cette saison, l'équipe entraînée par Daniel Roméo finit première de son groupe[6] avec seulement un point d'avance sur le quatrième[6], Alès, et remonte directement en première division, non sans avoir raté le titre de champion de Division 2 en perdant face au premier du groupe B, Le Havre AC (0-0 à Nîmes, défaite 3-0 au Havre[6]). La montée a été validée par le nul 0-0 aux Costières contre le Gazélec Ajaccio lors de l'avant-dernière journée[6] devant 15 818 spectateurs[8].

Michel Mézy déclare « Nîmes est une ville de foot qui avait besoin d'être réanimée après un trop long sommeil. Girard, Novi, Mézy, les élèves de Kader Firoud, nous sommes tous de retour dans notre ville et dans notre club. Je trouve que c'est beau. Vous savez, ici, on ne gomme pas le passé. Le club a une histoire. Elle nous servira à rebondir »[9].

Le défenseur Philippe Sirvent, formé au club, déclare : « Je tiens à remercier toute l'équipe, le président, les dirigeants, Michel Mézy, René Girard, notre sponsor, l'arbitre, ma femme, l'entraîneur, le ballon du match, les politiques qui nous soutiennent, le gardien du stade, moi-même et j'en oublie ! Depuis 10 jours, je ne dors, je ne mange plus. Je m'étais dit : "la montée, ça va être quelque chose d'extraordinaire ". Ça fait 7 ans que je rame. J'ai 25 ans et, souvent, je me suis dit que l'on ne remonterait jamais. Souvent, car tout n'a pas été rose, j'ai eu envie de partir, d'aller voir ailleurs. Mais c'est Nîmes qui m'a tout donné.[...] Je ne voudrais pas froisser les anciens mais ce qui était vrai sous l'ère Firoud ne l'est plus aujourd'hui. Le foot a évolué et ce n'est plus possible de jouer comme ça. Toutefois, à Nîmes, on y fait toujours allusion et à raison, il faut bien le reconnaître même si cela n'aide plus, comme avant, à gagner des matchs. Quand tu viens à Nîmes, tu vois les arènes. Quand tu viens au club, tu sens cet esprit, tu sens planer l'ombre de Firoud »[9].

Pour cette saison de la remontée, le sponsor maillot est toujours Catavana[6], et la moyenne de spectateurs à domicile est de 6 689[10]. Le meilleur buteur du club est Jorge Domínguez avec 10 réalisations[6].

En Coupe de France, le club est éliminé trois buts à un, après prolongations, lors de son entrée en lice, par l'AS Saint-Seurin, qui évolue alors dans la même division[6].

Bref retour en Division 1 (1991-1993)[modifier | modifier le code]

Saison 1991-1992[modifier | modifier le code]

Après 7 ans d'attente, le Nîmes Olympique parvient enfin à remonter en 1re division, Michel Mézy, qui avait rejoint l'encadrement en juin 1990, prend alors la tête du club.
Les Crocodiles se dotent dès lors d'un solide effectif, à la mesure de leurs ambitions. Philippe Vercruysse, William Ayache, Jean-Claude Lemoult, Éric Cantona (pour 10 millions de francs[11],[12]), Dušan Tittel et Michel Catalano sont recrutés dans les rangs nîmois[11]. Avec cette brillante équipe, du moins sur le papier, un budget de 44 millions de francs[11], un sponsor qui fait des efforts financiers[11] (Catavana), le club veut s'ancrer dans l'élite[11]. L'objectif n'est pas moins, selon les mots d'Éric Cantona, que de « 'créer un grand club en trois ans, basé sur des joueurs de valeur internationale encadrant des jeunes formés au club »[11].

Le onze du Nîmes Ol. face à Montpellier le 7 mars 1992

PérezTouron, Sirvent, Ayache, CatalanoCuciuffo (puis Bracigliano), Bernardet, Vercruysse, PaboisMeilhac, Maharzi (puis El Ouali)

Cependant le club a du mal à lancer sa saison, Éric Cantona se blesse pour un mois et l'équipe ne gagne son premier match qu'à la huitième journée contre Cannes (2-1), doublé de Bernardet[13], juste après une défaite 4-2 au Vélodrome contre l'OM, buts de Touron et Bernardet[14],[15],[16]. Nîmes était alors dix-neuvième au classement[17]. C'est le début d'une belle série de sept matchs sans défaite[16] qui laisse place à une autre de cinq défaites consécutives[16]. La tension monte et, à la suite d'une lourde défaite (5-0)[16] chez le Sporting Toulon le 9 novembre, l'entraîneur Daniel Roméo est remplacé par son adjoint, René Girard, et Éric Cantona, à la suite de son altercation avec un arbitre à la fin du match contre Saint-Étienne (1-1), but d'Ayache[18], le 7 décembre[16], décide neuf jours plus tard de mettre un terme à sa carrière[19].

Michel Mézy s'inquiète alors "Je regrette qu'il y ait autant de secousses dans notre club pour la saison du retour en D1. Il est inutile de lutter contre les faits, contre les évènements. Il faut les accepter et repartir de bon pied. Là nous venons de changer d'entraîneur avec l'arrivée de Girard et puis il y a cette affaire Cantona ! Je vais essayer de le convaincre. À son âge, il n'est pas raisonnable d'abandonner une carrière, comme ça. Heureusement, notre public est fidèle et nombreux. Au début de la saison, la moyenne tournait autour des 16 à 18 000 personnes, il est toujours fidèle"[20].

Bien que Cantona n'ait marqué que deux buts[16], Nîmes digère mal son départ autant sur le terrain qu'en coulisses. Le club fait une saison très médiocre mais finit quinzième, obtenant laborieusement son maintien qu'au soir de l'avant-dernière journée à la faveur d'une victoire à domicile contre Metz (1-0) avec un but de Vercruysse[21].

En Coupe de France, le club gardois élimine laborieusement un club de Division d'Honneur, Choisy-le-Roi, avec deux buts dans les dix dernières minutes de Cuciuffo et Meilhac[22]. Nîmes est éliminé au match suivant en seizième de finale par une équipe amateur jouant en 3e division, Pau, aux tirs au but, après un match nul 3-3, buts de Meilhac, Cuciuffo et Bracigliano[16],[23].

Pour le championnat, le sponsor maillot est toujours Catavana[16], et trois jeux de maillots existent: rouge à domicile (short blanc), blanc à l'extérieur (short rouge)[16],[11], et un dernier bleu intégral[24]. Le meilleur buteur du club est le défenseur argentin champion du monde 1986 José Luis Cuciuffo avec 7 buts, il devance Philippe Vercruysse d'une unité[16]. L'affluence moyenne à domicile cette saison est de 12 240 spectateurs[25], soit la sixième meilleure affluence de première division cette année là[25]. À noter que le 19 janvier, lors d'une défaite contre l'OM (1-2), but de Cuciuffo[26], Nîmes réalise la plus grande affluence de son histoire, dans son stade, avec 22 365 spectateurs[27]. Le 14 février suivant, Canal+ diffusait pour la première fois un match en direct des Costières: défaite du Nîmes Olympique en championnat face à Monaco (0-1)[28].

Si le club et ses supporters peuvent tirer des éléments positifs de cette saison de retour dans l'élite du football français, il s'agirait des bonnes performances de son gardien Lionel Perez, apparaissant notamment dans l'équipe type de 1re division[29], mais aussi de la belle victoire le 7 mars lors du derby contre le rival Montpellier (2-1)[30],[16] avec un doublé de Vercruysse[30], devant 19 965 spectateurs[27], mettant au passage fin à deux séries: une de douze matchs sans défaite pour Montpellier, et pour Nîmes: une série de dix matchs sans victoire depuis le 30 novembre[30] et une victoire à Toulouse (1-0), avec un but de Maharzi[31].

Saison 1992-1993[modifier | modifier le code]

Le soir du maintien accroché, le président Michel Mézy déclare "que le club va pouvoir maintenant s'ancrer dans l'élite"[21]. L'encadrement du club va essayer de travailler dans ce sens mais va devoir rapidement faire face à une saison catastrophique pour le club. Cela commence par le retrait du principal sponsor et argentier du club depuis six ans, Toni Sauli, PDG de Catavana[17]. L'objectif du recrutement, qui aurait dû être de bonifier l'équipe, va du coup être de remplacer les départs: l'international William Ayache part à Cannes, et Vincent Bracigliano quitte le club. Pour remplacer cette défense centrale, le club recrute un ancien de la maison, Franck Lucchesi, qui vient de faire plusieurs bonnes saisons à Montpellier, ainsi que Gilles Leclerc, un Nîmois de naissance qui évoluait alors en deuxième division à Perpignan [17], qui viennent ainsi rejoindre l'Argentin Cuciuffo. Devant, pour remplacer Cantona, le club gardois engage Didier Monczuk, attaquant qui vient de marquer 83 buts en trois saisons à Strasbourg[32],[17]. Pour l'entraînement, le club confie les rênes de l'équipe à Léonce Lavagne, qui officiait depuis plusieurs années chez le voisin alésien, et a maintenu l'autre club gardois en deuxième division avec de faibles moyens.

Le onze du Nîmes Ol. face au Paris SG le 29 octobre 1992

PérezCuciuffo, Sirvent, Blanc, Garcin, LucchesiMazzuchetti, Vercruysse, Espeisse — Monczuk (puis Martel), Buffat

Avec cette équipe de qualité, mêlant jeunes joueurs prometteurs et joueurs aguerris à la première division, on n'imagine rien d'autre qu'un maintien tranquille. Mais comme la saison précédente, les Crocodiles ratent leur départ: sept matchs nuls et quatre défaites pour leurs onze premiers matchs, le club est dix-neuvième[17],[33],[34]. Entre temps, devant la nécessité de réagir, le club gardois a enrôlé le défenseur central de l'équipe de France, Laurent Blanc, qui voulait quitter Naples[17],[35]. C'est pour la première apparition de ce dernier sous le maillot Croco que le club gagne son premier match lors de la douzième journée contre Valenciennes (2-1) sur des buts de Vercruysse et Mazzuchetti[34],[36]. Lors du match suivant, Nîmes se déplace chez le second du championnat et seule équipe encore invaincue: le Paris SG[34]. Rapidement menés, les Nîmois réagissent de manière spectaculaire, et s'imposent 3-2[36], doublé de Vercruysse, dont une magnifique reprise de volée, et un but de Monczuk[37],[17]. Le club sort alors de la zone de relégation et enchaîne par un nul contre Toulouse 1-1 (but de Buffat)[36]. Invaincus depuis six journées,les Gardois voient enfin leur saison lancée[36].

Mais ce n'était qu'une accalmie car le club va tout simplement s’effondrer, avec une série terrible de vingt matchs sans victoires, huit nuls et douze défaites, soit huit points sur quarante possibles[36]. Après une défaite à Toulon (1-0)[36] le 4 décembre, Michel Mézy prend le lendemain la charge de l'entraînement de l'équipe première à la place de Léonce Lavagne et cumule ainsi les fonctions de président et d'entraîneur[36] avec l'espoir de sauver le club. Il déclare à propos du fait que le public est toujours au rendez-vous aux Costières "C'est un atout précieux dans notre lutte pour échapper à la relégation. Avec un tel public, on a le devoir d'y croire jusqu'au bout"[38].

Malgré tout, le club ne réussit pas à se redresser et connaît plusieurs déroutes dont une défaite 6-1 à Marseille le 6 février (but de Kachoul)[36],[33], un cinglant 6-2 à domicile contre Strasbourg (buts de Cuciuffo et Monczuk) le 26 février[33] et un 5-2 à Auxerre (buts de Marx et Blanc) le 22 mai[33],[36]. Entre-temps, Nîmes a réussi à stopper sa série de matchs sans victoire en s'imposant à Lyon 1-0, but de Vercruysse[36], lors de la 34e journée[36], troisième et dernière victoire de la saison. Une nouvelle défaite lors du match suivant contre Toulon (1-0) le 15 mai[36], condamne le club au retour en deuxième division, deux ans après l'avoir quittée. Il s'agit de la plus mauvaise saison des trente-trois passées par le club dans l'élite du football français. En avril, alors qu'il restait un infime espoir de maintien, Mézy déclarait: « Publiquement, je ne me permettrais jamais de dire d'un joueur qu'il n'est pas bon. Mais bon, descendre en D2 sans honneur, jamais. On peut être limités, c'est une évidence mais se coucher, non ! C'est toujours dans l'adversité que l'on découvre les gens. En bien comme en mal. Je voudrais tellement les réveiller. La qualité essentielle du club, c'est le don de soi. C'est pourquoi il faut se respecter soi-même »[39].

La seule satisfaction de cette saison est l'apparition de certains joueurs prometteurs dont certains auront une carrière professionnelle comme l'international Hassan Kachoul (17 apparitions, 1 but[36]), notamment buteur lors de la déroute au Vélodrome[36]. On peut aussi noter les premièrs matches en professionnel de futurs cadres de l'équipe: Ludovic Gros (4 apparitions), Nicolas Marx (3 apparitions, 1 but) et Antoine Préget (1 apparition)[36].

Pour le championnat, le nouveau sponsor maillot est "De Nîmes"[36], le club conservant un maillot rouge à domicile et blanc à l'extérieur[33]. La moyenne de spectateurs à domicile chute par rapport à la saison précédente, puisqu'elle passe à 8 788 personnes, soit la quatorzième de la division[40]. Toujours pour le championnat, le meilleur buteur du club est Philippe Vercruysse avec huit buts, devançant Didier Monczuk d'une unité[36].

En Coupe de France, le club est éliminé dès son entrée en lice le 6 mars, par un club de deuxième division: Créteil (2-1), but de Monczuk[41], [36]. À la suite de cette défaite, Michel Mézy, président, entraîneur et ancien joueur du club gardois déclare: « C'est la continuité du championnat. En tant que joueur, j'ai connu beaucoup de bonheur, mais comme entraineur, je connais l'enfer. J'ai l'impression, au fil des matchs, de voir mourir mon équipe. À moins d'un miracle... »[39].

Tout est donc à refaire pour le club qui frôle le dépôt de bilan par ses excès conjugués aux mauvais résultats. Michel Mézy croit encore en son projet de faire un grand club et déclare « Reconstruire, ça signifie travailler avec des jeunes présents, encadrés par des joueurs expérimentés bien choisis. À Nîmes, cette mission est forcément grisante. Car tu sens que tu peux connaître de très grands moments. Dans d'autres clubs, tu sais que même si ça marche, ça s'arrêtera un jour. Ici, si l'équipe tourne, ils sont 20 000 aux Costières à chaque match. Nîmes est faite pour la Division 1, c'est incontestable. Le style ne variera pas pour que les joueurs s'imprègnent complètement des couleurs du club et pour que Nîmes redevienne une grande famille »[42].

Pouvant expliquer, en partie, les mauvais résultats sportifs, diverses versions sur l'état d'esprit de l'équipe lors de cette dernière année en Division 1 ont circulé. En effet, des années plus tard, les langues se sont déliées: Didier Monczuk parlera d'affaires de racisme [43], mais contredites par Philippe Vercruysse [44]. Michel Catalano parlera, lui, du « Club Med »[45]. Mais, dès la fin de cette saison noire, le défenseur Franck Lucchesi avait exprimé son amertume : « Le groupe est pourri. Il y avait trop de fonctionnaires cette année à Nîmes Olympique, trop de joueurs qui n'avaient pas d'ambition. Pour qu'une équipe tourne, il faut s'y sentir bien ensemble, ce qui n'a jamais été le cas ici. Nous les joueurs, nous sommes aussi fautifs que l'encadrement ou les dirigeants du club avec lesquels nous partageons les responsabilités »[46].

Redescente en Division 2 (1993-1995)[modifier | modifier le code]

Saison 1993-1994[modifier | modifier le code]

Nîmes retrouve donc la deuxième division. Des rapports conflictuels apparaissent entre Michel Mézy et Richard Pérez, un autre dirigeant du club. Mézy laisse le poste d'entraîneur à René Exbrayat[47] qui arrive de Bastia, le club corse engageant pour le remplacer l'ex entraîneur nîmois Léonce Lavagne, mais aussi deux joueurs Croco: le défenseur Gilles Leclerc ainsi que le milieu de terrain Aziz El Ouali. Si le club se pose comme un candidat à la remontée, celle-ci n'est pas impérative[47]. Exbrayat déclare à son arrivée « Mon style restera ferme et sans frime pour que les joueurs nîmois s'imprègnent complètement des couleurs du club et que Nîmes redevienne une grande famille. Finie l'époque des stars présumées ou assimilées [...] on sait que la place de Nîmes est en première division. Ce club a un passé et un potentiel pour pouvoir connaître l'élite. Cela dit, je le répète, on ne peut pas demander à un club qui vient de descendre de remonter immédiatement si, en même temps, on lui demande de reconstruire. Nîmes a peut-être fait l'ascenseur en 2 ans parce que la montée n'avait pas été préparée. On va essayer de faire en sorte de ne pas retrouver la première division sans être armés. Si l'on m'a appelé, c'est que l'on me fait confiance. Je travaille en toute sérénité »[48].

Le onze du Nîmes Ol. face à Lyon le 22 janvier 1994

SenceChanelet, Lucchesi, Préget, EckerGros, Gimenez, Durand - Kachoul (puis Ramdane), Maharzi, Martel

Le recrutement vise à renouveler l'effectif, notamment à remplacer les éléments que le club de ne peut conserver pour des raisons financières et sportives. Le gardien Lionel Perez rejoint Bordeaux en compagnie de Philippe Vercruysse, Philippe Sence faisant le chemin inverse[49],[50], et Laurent Blanc signe à Saint-Étienne[51]. Au total, quatorze joueurs quittent le club à l'intersaison[52] ! Ce dernier conserve une ossature de joueurs confirmés ou prometteurs, comme Frédéric Arpinon (qui revient de prêt à Nice), Didier Combe (lui aussi de retour de prêt à Alès), Bruno Pabois, Franck Lucchesi, Philippe Mazzuchetti, Ahmed Maharzi et Didier Martel pour encadrer les jeunes pousses du club gardois qui ont notamment fait leur apparition la saison précédente en première division. De plus, le club se renforce notamment en défense en recrutant trois joueurs à ce poste: Grgica Kovac, en provenance de Lokeren, Xavier Rhinan en provenance de Toulon, et le futur champion de France Jean-Marc Chanelet qui, lui, vient d'Istres. Didier Monczuk, lui, quittera le club quelques semaines après le début de la saison, imité au mercato hivernal par Grgica Kovac. Au sujet de ce recrutement, l'entraîneur gardois affirme « On a pris Giménez qui jouait en D3 à Bordeaux. Il y a aussi le Toulonnais Rhinan qui a connu une saison affreuse. Sans oublier les deux Istréens Chanelet et Durand qui ne sont pas mal. Dans notre recrutement avec Michel Mézy, on a fait très attention à la mentalité des gars. On voulait des joueurs qui aient le sens du sacrifice parce que si Nîmes veut vivre de belles heures, il faut qu'il y ait des gens qui pensent comme ça. On m'a appelé pour construire quelque chose de durable à Nîmes et, pour ça, j'ai besoin de bosseurs »[48].

Fidèle aux saisons précédentes, le club peine à démarrer et commence cet exercice par trois matchs nuls (Bourges, Sedan, Alès), avant d'enchaîner par trois victoires (Red Star, Le Mans et Istres). Après six journées le club est premier et semble sur la bonne voie[53]. Mais les Crocodiles démarrent une autre série, de sept matchs sans victoires: 4 défaites et trois nuls. Après une belle victoire à Bastia (2-1) doublé de Martel[54], le club repart dans ses travers avec trois défaites consécutives. Après dix-sept journées, le club est dix-huitième, soit premier non relégable[53].

Après la défaite à domicile contre Dunkerque (0-1) le 6 octobre, Michel Mézy avoue son incompréhension : « Je vais réfléchir à ce que je vais faire mais il est sûr que je vais avoir des discussions avec certains. Certains n'ont pas été à la hauteur.[...] Ce n'est pas parce que l'on compte une poignée de matchs en Division 1 qu'on a fait la différence. Le dépassement doit être continuel chez un joueur de foot. Les joueurs doivent en prendre conscience ensemble ou alors ce sont des ânes ». Au sujet de son entraîneur : « René se doit de réagir, je sais qu'il le fera »[47]. Ce dernier recadre ses troupes : « Après certains bons résultats, les joueurs croient qu'il suffit de se présenter sur la pelouse pour gagner. À certains moments je m'aperçois que je n'ai pas que des compétiteurs, que certains tombent dans la facilité. On fait confiance à certains jeunes, ils croient peut être que c'est arrivé. Ils me faut des gagneurs qui ne doutent pas et qui ne prennent pas la grosse tête. Les Touron, Combe, Arpinon, Martel, Préjet, Gros, Kachoul, tous formés au club, atteindront un bon niveau dans deux ans à condition qu'ils ne se prennent pas pour ce qu'ils ne sont pas »[47].

Les finances du club sont très serrées à la suite des excès réalisés les années précédentes. Pierre Mosca, membre de l'encadrement et plus tard entraîneur du club, déclarera en 2000, au sujet de cette époque : « Le club s'est retrouvé exsangue financièrement, et n'a pu assumer en D2 les investissements conséquents consentis en D1. Pour Nîmes, on pouvait parler de faillite sportive et financière »[55].

Nîmes Olympique prend un nouveau départ, avec une série de 4 victoires consécutives (Beauvais, Laval, Gueugnon et Nancy)[53]. À la fin des matchs aller, le club est huitième[53]. La suite de la saison sera très inconstante, le club réussissant à revenir au contact du trio de tête, mais pas à s'y installer, payant ses deux mauvaises séries de début de saison. Un des tournants a lieu le jeudi 31 mars, le club, quatrième, reçoit Bastia, troisième et quatre points devant. Malgré un match qu'ils dominent, ils finissent en supériorité numérique à la suite de l'expulsion de El Ouali qui jouait encore à Nîmes la saison précédente, le match se finit à 0-0[56]. Les Crocodiles ont laissé passer leur chance de mettre la pression sur les Corses et finissent au pied du podium, trois points derrière les insulaires[53].

En championnat, la moyenne de spectateurs à domicile est de 3 139 et le meilleur buteur des Crocodiles est le Marocain Hassan Kachoul avec 17 buts[57]. Le sponsor maillot est toujours « De Nîmes », et le jeu de maillots est composé de trois variantes: une rouge, une blanche, et une bleue[57]. Enfin, en Coupe de France, le club est sorti en 32e de finale à Lyon par l'Olympique Lyonnais (2-0)[58].

À noter l'apparition en équipe première de futurs joueurs cadres du club: Christophe Zugna, Abder Ramdane et Johnny Ecker.

Saison 1994-1995[modifier | modifier le code]

Nîmes manque donc de peu la remontée immédiate en première division. En dépit des tensions en interne autour de Michel Mézy[59],le club espère alors remonter dès la saison suivante et se positionne comme une grosse écurie avec l'Olympique de Marseille, Angers et Toulouse, tous trois fraîchement relégués de première division[59]. Bien qu'ayant terminé au pied du podium, René Exbrayat n'est pas conservé et c'est Josip Skoblar qui devient entraîneur. Il déclare à son arrivée : « Je veux bâtir une équipe à mon image. Elle sera agressive, combattante, méchante. Je veux qu'elle ait du caractère, voire mauvais caractère. Mais sans brutalité, bien sûr ... Il ne faut pas que les joueurs me respectent au point de perdre leur caractère. Je ne veux pas qu'ils aient peur de moi. Il ne faut pas se tromper, ce n'est pas moi qui marquerai les buts ! »[60]. L'ancienne star de l'OM aura comme adjoint l'ancien joueur Nîmois Gérard Bernardet.

Le recrutement se veut ambitieux, toujours dans l'optique de renforcer l'équipe qui a fini quatrième la saison précédente. Parmi les arrivants : le défenseur brésilien de Toulon Rodrigues Mario César, le milieu de terrain Fabrice Henry arrive de l'OM, José Bray, lui aussi milieu, arrive de Lille, tout comme un autre milieu, Christophe Galtier en provenance d'Angers. Enfin, Josip Skoblar recrute aussi son compatriote, l'attaquant international croate Darko Vukic en provenance du NK Zagreb. En contrepartie, Frédéric Arpinon, Bernard Gimenez, Didier Combe, Grégory Meillac, Franck Touron et Ahmed Maharzi quittent le club.

Le onze du Nîmes Ol. face à Marseille le 15 octobre 1994

SenceChanelet, Lucchesi, Préget, GaltierBray, Henry, Mazzuchetti - Kachoul (puis Pabois), Vukic, Martel (puis Sabin)

Le club semble donc armé pour lutter à nouveau pour la montée dans l'élite. Si les tensions sont en coulisse, personne ne se doute que c'est la pire saison de l'histoire du club qui s'apprête à débuter.

Si le club commence doucement par un match nul encourageant 2-2, arraché à la dernière minute, chez le promu guingampais (but de Bray et Vukic[61]), la suite est à l'image des saisons précédentes: délicate, puisque les Crocodiles enchaînent par sept matchs sans victoires, 5 défaites et deux nuls. Le club est relégable depuis la troisième journée. Il ne sortira jamais de la zone rouge[62]. Nîmes ne gagne son premier match qu'à la 9e journée contre le SCO Angers (4-1, doublé de Ramdane ainsi que des buts de Pabois et Kachoul[63],[64] devant moins de 2 000 spectateurs[65]). Cette victoire donne un espoir quant au redressement de l'équipe. Les gardois continuent par deux nuls contre Sedan et Saint-Brieuc, mais ces deux nuls ne sont que les deux premiers matchs d'une incroyable série de douze rencontres sans victoires (quatre nuls, huit défaites) qui ne prendra fin qu'en janvier.

Entre-temps, c'est une véritable comédie dramatique qui s'est jouée en coulisse. Elle commence le 23 septembre quand Michel Mézy est licencié. Il refuse cependant de quitter son poste et convoque le conseil d'administration. Cependant, le 1er octobre son licenciement est confirmé et il est alors remplacé par Franck Bellini, mais le 5 octobre l'assemblée générale est déclarée invalide et Mézy est réintégré à son poste avant de démissionner de lui-même le 21 octobre. Aimé Landes devient le nouveau président du club. Sur le banc de touche, Skoblar a été remplacé au bout de 104 jours d'activité[66], début novembre, par l'ancien joueur Croco René Girard, qui ne reste en place que dix matchs. Début décembre, c'est Pierre Barlaguet, ancienne gloire du club, qui reprend en main l'entraînement de l'équipe[67]. Bien que l'équipe soit complètement distancée dans ce qui est à présent une course au maintien, le nouvel entraîneur nîmois essaie d'entretenir l'espoir : « Les gars sont perturbés. Je parle beaucoup et tant pis si c'est pour dire des bêtises. Chacun a besoin d'être rassuré, de sentir une présence. C'est pour cela que, chaque jour, nous nous réunissons une demi-heure pour discuter avant d'entamer l'entrainement. Quand j'ai vu le recrutement au début de saison, j'ai été très surpris. À l'époque, j'étais responsable de la préformation et je n'ai pas eu mon mot à dire. Mais je ne m'étais pas trompé. Malheureusement .... »[66]. Au mercato hivernal, deux joueurs sont transférés: Christophe Galtier à l'OM et Fabrice Henry à Perpignan. Rodrigues Mario César, lui aussi, quitte Nîmes. En novembre, le club avait recruté comme joker l'international macédonien Milko Durovski en provenance du FC Groningen[67].

Cette saison-là, le banc nîmois va lancer plusieurs jeunes dans le grand bain: Eric Sabin, Cyril Jeunechamp, Anthony Vosalho, Vincent Dyduch et Vincent Salaget pour tenter de dynamiser une équipe à l'agonie. Si le premier match de Barlaguet sur le banc nîmois (en compagnie de Josip Skoblar) est une défaite (3-2, buts de Lucchesi et Ramdane) à Toulouse[68], son troisième (et premier où il sera seul aux commandes) sera celui de la deuxième victoire des gardois, contre Valence (4-0, doublé de Sabin et buts de Mazzuchetti et Martel[69] ). Les Crocos enchaînent par trois nuls à Châteauroux (1-1, but de Chanelet[70]), contre Beauvais (1-1, but de Sabin[71]) et contre Le Mans (1-1, but de Ramdane[72]).

Bien que toujours dernier, l’espoir semble revenir dans le camp nîmois. Cependant, deux défaites consécutives, le match en retard à Gueugnon (perdu 2-1, but de Lucchesi[73]) puis à Angers (2-0)[74] éteignent les dernières illusions.

Et c'est bien regrettable, puisque le travail de Barlaguet commence à payer: les nîmois vont dès le mois de mars entamer une drôle de série de matchs où ils ne feront que pratiquement alterner victoires et défaites: six matchs gagnés contre cinq perdus lors des onze dernières rencontres[62]. C'est ce rythme, qui obtenu plus tôt, aurait permis de sauver le club. Nîmes Olympique arrive à s'arracher de la dernière place - que le club occupait depuis la quinzième journée[62]- au soir de la quarantième journée à la faveur d'une victoire 2-0 (doublé de Kachoul[75] ) contre Perpignan, mais la récupère, pour ne plus la quitter, lors de la journée suivante à la suite de la défaite 3-0 à Laval[62], défaite qui condamne le club à la relégation[76]. Nîmes dit au revoir à la deuxième division contre Guingamp, assuré de monter dans l'élite, par une victoire 3-0 avec notamment des buts de Gros et Martel[77] devant moins de 1000 personnes[78]. C'est la première fois de son histoire que le club devra jouer au troisième niveau du football français.

Pour cette saison catastrophique, l'affluence moyenne à domicile pour le club est de 2 669 spectateurs[79] et le meilleur buteur est Abder Ramdane avec 9 réalisations[64]. Le sponsor maillot en début de saison est toujours « De Nîmes », remplacé au cours de l'exercice par « Cacharel » [80],[64]. En coupe, le club est sorti dès son entrée en lice: en Coupe de la Ligue tout d'abord à Châteauroux (2-0) puis dans la foulée à Pau (alors en 4e division) sur le même score[64].

Bref passage en National 1 (1995-1997) et exploit en Coupe de France et Coupe d'Europe[modifier | modifier le code]

Saison 1995-1996[modifier | modifier le code]

Pour la première fois de sa longue histoire, le Nîmes Olympique va évoluer au troisième échelon du football hexagonal. Exsangue financièrement, au bord du dépôt de bilan, le club va devoir confier son avenir à ses jeunes, notamment ceux qui comptent déjà quelques capes en seconde division, voire en première. Nîmes enregistre pas moins de quatorze départs[81], dont certains de ses principaux éléments comme Hassan Kachloul, Didier Martel, Bruno Pabois, Jean-Marc Chanelet ou encore Franck Lucchesi qui prend sa retraite professionnelle. Le seul cadre à rester est le gardien, Philippe Sence. En contrepartie, il n'y a pratiquement pas de recrutement: arrivée de José Dalmao en provenance de Pau, d'Omar Belbey qui était au chômage, et retour de Franck Touron après une saison à Grenoble. Au niveau de l'entraînement, le poste est maintenu à Pierre Barlaguet qui a obtenu des résultats corrects en fin de saison précédente après sa prise de poste alors que l'équipe n'avait jusqu'à alors gagné qu'une seule rencontre.

Le début de saison est difficile, les Crocodiles ne gagnent leur premier match qu'à la quatrième journée contre Trélissac (1-0). C'est le premier match d'une petite série de 6 rencontres sans défaite, quatre victoires et deux nuls, avec notamment un succès 6-0 contre Rodez le 23 septembre[82]. Malgré ses faibles moyens, le club gardois semble pouvoir s'appuyer sur la petite expérience professionnelle de ses jeunes pour lutter pour la remontée immédiate. Cependant s'ensuit une défaite 1-0 à Angoulême suivie d'une belle victoire lors du derby contre Sète (3-0)[82], avant la terrible chute.

En effet Nîmes ne gagnera aucune de ses treize rencontres suivantes, 9 défaites et 4 nuls, quatre points sur trente-neuf possibles, cinq mois sans victoire[82]. Entre-temps, il s'est passé des choses qui, sur le moment, paraissent anodines mais qui seront vitales pour l'avenir du club. En effet, cela commence à l'automne par deux recrues en urgence, Olivier Bochu en provenance de Caen, et Christian Pérez dont Lille ne voulait plus [83]. Ce dernier sera longtemps blessé. Cela continue par quelques éclairs dans cette terrible crise que vit le club en championnat. Au premier tour de la coupe de France, Nîmes sort le Gallia Club Lunel (Division d'Honneur) 5-2[82]. Menés 2-0, Nîmes égalise dans les arrêts de jeu par Dalmao, avant d'emporter la décision en prolongations. Au tour suivant, Nîmes se déplace encore, toujours chez un pensionnaire de DH, à Castelnau-Le Crès, pour une courte victoire 1-0 par un but de Johnny Ecker dans les arrêts de jeu. Les Crocos reçoivent ensuite le 2 décembre Muret qui évolue aussi en National 1, pour une difficile victoire avec un doublé de Nicolas Marx et un but de Franck Touron. Enfin, pour finir l'année, Nîmes Olympique s'impose difficilement 1-0 à Sète le 17 décembre[82], au terme d'un match où ils auront beaucoup subi. Ces quatre victoires en Coupe de France permettent au club d'espérer un réveil en championnat.

Le onze du Nîmes Ol. face à Auxerre

SenceTouron, Bochu, Préget, EckerJeunechamp (puis Gros), Belbey, Zugna (puis Vosalho), PérezRamdane (puis Sabin), Marx

Au club et dans les travées, on commence à grincer des dents car seule la coupe réussit aux Nîmois -le club est sans victoire en championnat depuis la mi-octobre - et on espère un redressement qui devient urgent. Pour son match suivant en coupe, match plusieurs fois reporté à cause d'intempéries, contre une adversaire de National 2 : l'AS Saint-Priest, victoire sur le score de 3-1. À cause du retard, les Gardois connaissaient leur futur adversaire en cas de victoire: l'AS Saint-Étienne . En championnat, le club enchaîne encore les mauvais résultats: défaites contre Grenoble et Dijon[82].

La Coupe de France reprend ses droits, et les Crocodiles, à la rue en championnat, créent la sensation en sortant les Verts, 3-1, buts signés Antoine Préget, Abder Ramdane et Nicolas Marx, devant un peu plus de 5000 personnes[84]. En championnat, toujours pas de victoire depuis octobre: nul à Trélissac 1-1 suivi d'une défaite 2-1 à domicile contre Île Rousse. Les Nîmois continuent sur leur lancée en coupe, en sortant Thouars 2-0 en huitième de finale, avec des buts de Christophe Zugna et Nicolas Marx. Ce match était celui du retour de Philippe Sence sur les terrains après avoir été longuement blessé. En championnat, la catastrophe poursuit son cours, avec trois défaites consécutives. On commence à s'alarmer devant la forte probabilité de voir le club disparaître en National 2 et de perdre son statut professionnel.

Le club poursuit son chemin vers la catastrophe par trois défaites consécutives. Puis les Gardois reçoivent un nouveau club de l'élite pour les quarts de finale de la coupe de France: le RC Strasbourg. Devant un peu plus de 5 000 personnes[85]. Nîmes est déjà le Petit Poucet, et l'adversaire, qui squatte la première partie du tableau en première division, arrive sans Frank Lebœuf ni Franck Sauzée tous deux blessés. Au terme d'un match engagé, les Gardois s'imposent 3-2 après prolongations, grâce à des buts signés Gros, Pérez et Sabin. Cette victoire envoie les Nîmois dans le dernier carré de la coupe et fait office de déclic en championnat. En effet les Crocos gagnent enfin, contre l'AC Ajaccio (3-1), mais ce n'est qu'une illusion puisqu'ils ne gagneront que trois de leurs huit dernières rencontres en championnat.

Le 14 avril 1996, devant un public en folie[86], a lieu une performance historique dans l'histoire du football français. Le Nîmes Olympique, en battant le rival Montpellier 1-0 (but de Ramdane) dans un stade plein à craquer, devient le premier club de l'histoire à atteindre la finale de la coupe de France tout en évoluant dans une division inférieure à ce que l'on appelle aujourd'hui la Ligue 2[87]. Le 4 mai suivant, 14000 Nîmois ont contribué à remplir le Parc des Princes[88]. Ils se mettent à rêver lorsque Omar Belbey ouvre le score après vingt minutes. L'ancien Croco Laurent Blanc égalise de la tête avant l'heure de jeu. Les Nîmois s'effondrent physiquement et s'inclinent, encore sur un but de la tête signé Laslandes cette fois, à la 87e minute. Nîmes Olympique compte trois finales de coupe de France jouées, pour autant de perdues[88]. À leur retour, les héros gardois sont accueillis par plus d'un millier de supporters.

Le retour en championnat est délicat, le club ne gagnant qu'un seul de ses trois derniers matchs[81]. En National, c'est la moyenne de buts particulière qui compte, au détriment des Crocos qui sont perdants avec ce système contre les deux équipes qui comptent le même nombre de points: Trélissac et Dijon. C'est d'autant plus regrettable que les Crocos avait une meilleure moyenne de buts générale que ses adversaires directs. Nîmes finit donc relégable. Mais il était écrit que rien ne se passerait normalement cette saison-là. En effet, dans l'autre groupe, Quimper et Valenciennes sont relégués administrativement par la DNCG. Les Nîmois sont sauvés à la faveur de l'ancienneté vis-à-vis de l'équipe qui aurait pu être repêchée dans l'autre groupe: La Roche-sur-Yon.

Au terme de cette première saison en National 1, Nîmes Olympique est donc sauvé de justesse par un coup de pouce du destin. Il lui faudra cependant remonter dès la saison suivante s'il souhaite conserver son statut professionnel.

Malgré le parcours exceptionnel en coupe de France et la qualification en coupe d'Europe à la faveur du doublé coupe-championnat de l'AJ Auxerre, cette saison est noire, la deuxième consécutive, la troisième sur les quatre précédentes. Durant l'exercice, le club a utilisé trois jeux de maillots, un rouge, un blanc et un bleu, avec Cacharel comme sponsor. En coupe de la Ligue, les Nîmois ont d'abord gagné à Istres, club de la même division, sur le score de 5-2, avant de perdre contre un autre adversaire de National 1: 1-0 à Beauvais[82].

Saison 1996-1997[modifier | modifier le code]

Ce coup de fouet stimule les Crocos lors de la saison suivante puisqu'ils termineront champion de National, s'assurant la remontée en Division 2. Une saison particulièrement intense pour le club qui jouera par la même occasion la Coupe d'Europe des vainqueurs de coupe, puisque qu'Auxerre, vainqueur du championnat joue la Ligue des champions.

Le club profite des rentrées financières à la suite de ce parcours et de sa nouvelle notoriété pour recruter des joueurs d'expérience: Antoine Di Fraya, Mehmed Baždarević, Stanislas Karwat (élu meilleur gardien de Division 2 l'année précédente avec Poitiers). Les résultats tardent à venir, perturbés par les matchs de coupe d'Europe où Nîmes échoue en 1/8 de finale face aux Suédois de l'AIK Solna. Finalement, l'élimination de toute compétition en janvier (Coupe de France à Toulouse, Coupe de la Ligue contre Montpellier) et le recrutement de l'attaquant Jean-Max Discolle lancent le club sur une série de 13 matchs sans défaite (11 victoires et 2 nuls) et le club finit tranquillement champion.

Retour en Division 2 (1997-2002)[modifier | modifier le code]

Frédéric Piquionne

Pour son retour en Division 2, Nîmes réussit à se maintenir et termine dans la deuxième moitié de tableau en étant emmené par des joueurs tels que Lamine Sakho, Johnny Ecker, Mickaël Pagis ou encore Frédéric Piquionne.

En 1999, le club perd en demi-finale de la Coupe de France contre le Football Club de Nantes (1-0). L'année suivante, le club gardois s'incline en quart de finale, cette fois à Bordeaux (1-0).

Malgré une bonne saison 2000-2001 où ils finissent 8e, les Crocodiles rentrent très mal dans le nouveau millénaire puisque, lors de la saison 2001-2002, ils sont de nouveau relégués en National. En effet, le club, malgré des joueurs de qualité ou expérimentés comme Johann Charpenet ou Marc Delaroche et un parcours qui les mène en demi-finale de la Coupe de France (défaite chez le futur vainqueur, Lorient (1-0)), paye un manque flagrant de réalisme devant le but tout au long de la saison. Le club est alors de retour en National, avec des finances fragiles et un effectif à reconstruire. Jean-Louis Gazeau prend alors la présidence en novembre 2002.

De longues années en National (2002-2008)[modifier | modifier le code]

Deux ans après leur descente au 3e niveau, ils ne sont pas parvenus à rejoindre la Ligue 2 et perdent donc pour la première fois leur statut professionnel. Le Nîmes Olympique est bien loin de ses gloires passées malgré une finale en Coupe Gambardella face au Mans UC 72.
Le Championnat de France de football National use chaque saison un peu plus le club, terminant régulièrement à la 4e ou 5e place sans jamais parvenir à être dans les trois premiers à la fin de la saison.

Mais le Nîmes Olympique résiste et le prouve lors de la Coupe de France 2004-2005. Les Nîmois, habitués à de nombreux exploits dans cette compétition, s'imposent face à l'AS Saint-Étienne devant plus de 12 000 spectateurs par trois buts à deux, puis face à l'AC Ajaccio, devant l'OGC Nice par quatre buts à zéro et enfin face au FC Sochaux s'imposant 4 buts à 3 en prolongation. Le club gardois retrouve l'AJ Auxerre en demi-finale mais s'incline une nouvelle fois comme lors de la finale de la Coupe de France 1995-1996. L'équipe alors entraînée par Guy Roux stoppe le parcours nîmois après une défaite par deux buts à un. Nîmes effectue un nouveau record en Coupe de France en éliminant quatre clubs de Ligue 1 consécutivement mais en évoluant dans un niveau inférieur.

Enfin, au terme d'une saison 2007-2008 agitée qui aura vu trois entraîneurs se succéder, le Nîmes Olympique, avec comme entraîneur Jean-Luc Vannuchi parvient à remonter en Ligue 2 en arrachant son accession lors de la dernière journée du championnat, le 16 mai 2008, face au Stade lavallois 3 à 1 devant 18 500 spectateurs au stade des Costières. Cette affluence constitue l'actuel record en 3e division française. Une performance rendue possible grâce au recrutement en janvier du Montpelliérain Robert Malm qui inscrit lors de cette fin de saison, 16 buts en 16 matchs.

Le retour au professionnalisme (2008-)[modifier | modifier le code]

Le retour en Ligue 2 obtenu, le Nîmes Olympique retrouve son statut professionnel ainsi que la Coupe de la Ligue. Cependant, le début de saison est extrêmement difficile puisque Nîmes se retrouve dernier lors de la 17e journée avec seulement 10 points et une élimination en Coupe de France au 8e tour face à l'Aviron bayonnais. Jean-Michel Cavalli est alors appelé à remplacer Jean-Luc Vannuchi et, avec le recrutement de joueurs comme Jean-Jacques Mandrichi, il réussit l'exploit de maintenir une équipe à la dérive en arrachant 31 points sur la phase retour du championnat, du jamais vu dans le football professionnel français[89],[90].

Si la saison 2009-2010 commence de meilleure manière que la saison précédente, avec l'acquisition d'une place sur le podium atteinte au mois de janvier, les résultats ne suivent plus rapidement.

Saison 2010-2011[modifier | modifier le code]

Pour cette troisième saison consécutive en Ligue 2, Nîmes va chercher à confirmer une saison pleine d'espoirs mais qui s'est finie sur une fausse note. L'encadrement du club va tenter d'étoffer l'effectif en recrutant des éléments de qualité, notamment David Gigliotti qui arrive du Havre, et Ludovic Butelle qui est prêté par Lille et qui remplace Nicolas Puydebois dont le contrat n'a pas été renouvelé. Selon les mots de son entraîneur, le club nîmois se donne pour objectif de faire mieux que la saison précédente et de « perturber » les 10 premiers[91].

Le club, qui emploie 125 personnes, veut aussi se doter d'équipements dignes d'un club professionnel, qui veut notamment miser sur la formation. En juillet, le conseil municipal de Nîmes approuve la vente du centre de formation de la Bastide au club. Ce dernier va y lancer des travaux afin de créer un lieu de vie commun, administratif et sportif, pour toutes les équipes du club. Ce terrain a une surface totale de 10 hectares et l'investissement global va coûter 5,5 millions d'euros au club nîmois[92].

Sportivement le club gardois démarre timidement sa saison, ne gagnant son premier match que lors de la quatrième journée face au relégué Grenoble (1-0, but de Mandrichi)[93]. Quelques jours plus tard, le buteur nîmois sera transféré vers le club grenoblois. Nîmes peine à lancer sa saison et ne gagne que deux matchs sur les dix suivants[94], contre Angers (2-0, buts d'Ayité et de Gigliotti)[95] le 10 septembre, et contre Sedan (2-0, doublé de Stošić) le 24 septembre[96]. Cette mauvaise série qui fait suite à celle de la fin de saison précédente, soit six victoires en trente matchs[97], scelle le sort de l'entraîneur Jean-Michel Cavalli, qui est évincé après la défaite à Nantes (2-1, but de Johan Cavalli)[98] le 5 novembre, et doit quitter un club qui est alors dix-septième à égalité avec le premier relégable[98]. Noël Tosi, responsable du centre de formation, le remplace au poste d'entraîneur. Nouvel entraîneur qui déclare à son arrivée que per« sonne ne sera mis de côté. Il n'y aura pas de chasse aux sorcières »[97]. Pourtant, dans la foulée, le club demande au milieu de terrain et fils de Jean-Michel Cavalli, Johan, ainsi qu'au capitaine Mehdi Mostefa, de se trouver un nouveau club[99]. Si le premier sera laissé libre et rejoindra l'AC Ajaccio[100], le second sera réintégré. Johan Cavalli est ainsi, après Mandrichi, le deuxième élément cadre de l'équipe à quitter le club.

Nîmes débute immédiatement par une difficile victoire contre Troyes (1-0, but de M'Changama)[101] une nouvelle série de six matchs sans défaite en championnat: quatre victoires et deux nuls[94]. À la trêve, le soir du 21 décembre, après une belle victoire 2-0 (buts de Moukandjo et Benezet) contre le FC Metz, le club est neuvième avec sept points d'avance sur le premier relégable : Reims[102] et peut à présent regarder vers le haut, son objectif du début de saison.

Le onze du Nîmes Ol. face à Nancy le 22 janvier 2011

ButelleSidibé, Poulain, Stošić, SbaïMostefa, Keita, Haguy - Moukandjo, Gigliotti, Ayité

Mais le club, après cette série exceptionnelle qui l'a remis sur la voie du succès, débute l'année 2011 de manière catastrophique sur tous les plans. En effet, si le match de reprise contre Châteauroux se termine par un nul 1-1 (but de Moukandjo, son sixième en cinq matchs)[103], le club est dans la foulée éliminé à domicile en Coupe par Nancy. S'ensuit alors une défaite à domicile 0-1 contre Boulogne-sur-Mer[104]. C'est le début de la chute. Dans les heures qui suivent, les dernières du mercato hivernal, et à la surprise générale, le club transfère deux de ses éléments clefs: Jonathan Ayité à Brest[105] et Benjamin Moukandjo à Monaco, ce dernier pour un montant de 500 000 euros[106]. Avec leur départ, il ne reste alors que Ludovic Butelle et David Gigliotti des cadres de l'équipe compétitive du début de saison. Leurs départs doivent être palliés par l'arrivée de trois joueurs: Wilfried Niflore, qui arrive du Litex Lovetch en Bulgarie, dont il a été le meilleur buteur du championnat la saison précédente[107], Lamine Diarrassouba en provenance de Brașov en Roumanie et Abass Dieng qui, lui, arrive du Budapest Honvéd. Concernant les départs de Moukandjo et Ayité, le président Jean-Louis Gazeau déclare alors que la volonté des deux meilleurs buteurs du club était de partir et que, selon lui, cela aurait été une erreur de les retenir. Il rajoute qu'au club, « tous les voyants sont au vert »[108]

Les Crocodiles enchaînent par une deuxième défaite à Grenoble (1-0) où, clin d’œil de leur histoire, c'est Jean-Jacques Mandrichi qui marque le seul but du match, comme il l'avait déjà fait au match aller... mais pour Nîmes. Cette défaite est la deuxième d'une série de six consécutives en championnat dans laquelle se glisse l'élimination en Coupe de France[94]. À la suite de la défaite deux buts à un (but de Y. Boli)[109] à Clermont, l'entraîneur, Noël Tosi, qui se déclare alors comme « un putain d'entraîneur[110] », décide de démissionner. Il déclarera, quelques jours plus tard, que son départ est « dû au manque d'effectif[111] » à la suite d'au mercato hivernal. Son successeur, Thierry Froger, qui entraînait jusqu'à alors le Togo, réussit à stopper l'hémorragie pour son premier match sur le banc croco : match nul au Mans un partout, but de Gigliotti[112].

Conscient que les recrues du mercato hivernal n'ont pas le rendement des joueurs qu'elles remplacent, Froger confie peu à peu le destin de l'équipe aux jeunes du club. Si Nicolas Benezet et Mohammed M'Changama avaient déjà fait leur apparition en professionnel au cours de la saison, d'autres auront du temps de jeu comme Romain Thibault, Jonathan Parpeix ou encore Kevin Martin, mais l'entraîneur devra aussi utiliser un ancien du club (et vétéran de l'épopée en Coupe d'Europe de 1996), Mohammed Benyachou qui n'avait au départ qu'un contrat prévoyant de l'utiliser avec la réserve du club[113].

Pour son second match sur le banc nîmois, Thierry Froger permet au club de renouer avec la victoire lors de la vingt-huitième journée, deux buts à zéro contre Istres. Les buteurs sont Gigliotti et M'Changama[114]. S'ensuit une nouvelle série noire de quatre matchs sans victoire et si le club reprend espoir à la suite de sa victoire 3-1 (buts de Haguy et doublé de Gigliotti) à Troyes lors de la trente-troisième journée[114], l'équipe sera incapable de se reprendre, enchaînant par cinq matchs sans succès[94]. Lors de la trente-sixième journée, le club a l'obligation de gagner pour rester dans la course au maintien. Les Crocodiles mènent 2-0 (buts de Gigliotti et Thibault) à la mi-temps contre Tours, avant de s’effondrer et de perdre 3-2 en seconde période[115]. Le club est condamné lors du match suivant, à Metz, adversaire direct pour le maintien, par une défaite 3-0.

Pour cette saison de relégation, et toutes compétitions confondues, le club compte deux meilleurs buteurs : David Gigliotti et Jonathan Ayité avec huit buts chacun[94]. La moyenne d'affluence à domicile est de 6 474 spectateurs, soit la onzième moyenne de Ligue 2[116], et le club utilisera trois jeux de maillots, un rouge intégral à domicile, un blanc intégral à l'extérieur, et enfin une troisième tunique avec un maillot vert fluo[94].

En Coupe, les Crocodiles feront deux parcours honorables. En Coupe de la Ligue tout d'abord, ils s'imposent à Sedan aux tirs au but après un match nul et vierge[117]. Ensuite ils s'imposent à domicile face à Laval 2-0 sur des buts d'Ayité et de Haguy[118]. Leur parcours s'achève au tour suivant face à Valenciennes: les Gardois mènent grâce à Ayité jusqu'à la 94e minute de jeu et se font rejoindre par un ancien Nîmois, Renaud Cohade. Nîmes s'incline aux tirs au but[119]. Vient la Coupe de France où le Nîmes Olympique élimine d'abord une formation de National, Rodez 1-0 avec un but de Moussa Sidibé[120]. Chez elle, l'équipe nîmoise bat ensuite Istres 3-2 (buts de Benezet, Moukandjo et Kehiha contre son camp)[121], puis Fréjus, pensionnaire de National 3-2 (doublé d'Ayité et but de Moukandjo)[122] avant de s'incliner, toujours en jouant à domicile, contre Nancy, jouant en Ligue 1, deux buts à un (but de Gigliotti)[123].

Saison 2011-2012[modifier | modifier le code]

La saison suivante, le club gardois remporte le championnat de National pour la deuxième fois de son histoire et retrouve la Ligue 2 quittée une année auparavant.

Palmarès et records[modifier | modifier le code]

À l'issue de la saison 2013-2014, le Nîmes Olympique totalise 33 participations au championnat de France de première division, 26 participations au championnat de deuxième division et 9 participations au championnat de troisième division nationale.

Bilan par championnat
Championnat Saisons Titres J G N P Bp Bc Diff
Division 1 (1950-1993) 33 0 1206 458 302 446 1779 1715 +64
Division 2/Ligue 2 (1937-2013) 26 1 958 372 274 312 1390 1143 +247
National (1995-2012) 9 2 296 136 107 91 439 341 +98
Championnat de guerre (1944-1945) 1 0 22 5 5 12 42 65 -23

Le coefficient UEFA est utilisé lors des tirages au sort dans les compétitions continentales organisées par l'Union des associations européennes de football. En fonction des performances des clubs sur le plan européen pendant cinq saisons, ce coefficient est calculé grâce à un système de points et un classement est établi. Lors de la dernière apparition du club dans ce classement en 1997, le Nîmes Olympique était à la 35e place, alors cinquième club français du classement derrière le Football Club de Metz[124].

Bilan par coupe
Coupe Saisons Meilleure performance J G N P Bp Bc Diff
Coupe des Coupes (1996) 1 Huitième de finale 4 3 0 1 7 5 +2
Coupe UEFA (1971-1973) 2 Premier tour 4 1 0 3 4 6 -2
Coupe Intertoto (1962-1964) 2 Phase de groupe 12 6 2 4 24 20 +4
Coupe de France (1937-2013) 73 Finale 202 106 27 69 369 257 +112
Coupe de la Ligue (1962-2013) 17 Huitième de finale 34 12 9 13 40 43 -3

Parcours européen[modifier | modifier le code]

Le Nîmes Olympique a, à ce jour, participé à trois reprises à des compétitions européennes officielles, la Coupe UEFA 1971-1972, la Coupe UEFA 1972-1973, et la Coupe d'Europe des vainqueurs de coupe de football 1996-1997.

Parcours du Nîmes Olympique en Coupe UEFA 1971-1972
Match Équipe 1 Résultat Équipe 2 Aller Retour
Premier tour Vitória Setúbal Drapeau : Portugal e 2-2 Drapeau : France Nîmes Olympique 1-0 1-2
Parcours du Nîmes Olympique en Coupe UEFA 1972-1973
Match Équipe 1 Résultat Équipe 2 Aller Retour
Premier tour Nîmes Olympique Drapeau : France 2-4 Drapeau : Suisse Grasshopper Club Zurich 1-2 1-2
Parcours du Nîmes Olympique en Coupe d'Europe des vainqueurs de coupe de football 1996-1997
Match Équipe 1 Résultat Équipe 2 Aller Retour
Premier tour Nîmes Olympique Drapeau : France 5-2 Drapeau : Hongrie Budapest Honvéd 3-1 2-1
Second tour Nîmes Olympique Drapeau : France 2-3 Drapeau : Suède AIK Solna 1-3 1-0

Les Nîmois ont par ailleurs été invités à disputer des compétitions internationales non officielles dans les années 1960, comme l’International football cup (ou « Coupe Rappan ») en 1962-1963 et 1963-1964, où ils affronteront notamment l'UC Sampdoria ou encore le Servette FC, sans pour autant sortir une seule fois des phases de groupe.

Palmarès[modifier | modifier le code]

Le tableau suivant récapitule les performances du Nîmes Olympique dans les diverses compétitions régionales et françaises. Souvent vice-champions de France ou finalistes de la Coupe de France, le Nîmes Olympique a remporté une fois le championnat de Division 2 et à deux reprises le championnat de troisième division. Du côté de la section jeunes, le Nîmes Olympique s'est imposé à plusieurs reprises en Coupe Gambardella. D'autres compétitions ont été remportées par le club gardois mais actuellement disparues.

Palmarès du Nîmes Olympique
Compétitions nationales Compétitions régionales Compétitions disparues
  • Coupe du Languedoc-Roussillon (2)
    • Vainqueur : 1992, 2003.

Records[modifier | modifier le code]

En championnat de France, la plus large victoire du Nîmes Olympique date du 6 juin 1948. Pour la 38e et dernière journée de deuxième division, Nîmes écrase à domicile le Angoulême CFC par 11-1. À l'extérieur, le record de la plus large victoire est établi sur le terrain de l'AS Béziers le 9 mai 1987. Le club nîmois bat le club biterrois 1-8. Le record de la plus lourde défaite à domicile est établi contre le SM Caen. Les Calvadosiens terrassent le Nîmes Olympique 0-4 le 27 novembre 2009. Hors de ses bases, le record de la plus large défaite date du 28 décembre 1947. Le Nîmes Olympique craque contre les Girondins de Bordeaux et s'incline 6-0[125].

Joueurs et personnalités du club[modifier | modifier le code]

Présidents[modifier | modifier le code]

Le premier président du club est Pierre Chabert. Il est connu pour être l'un des membres fondateurs du Nîmes Olympique avec le Docteur A. Damon qui le remplacera en 1938.

Quelques années plus tard, en 1945, Jean Chiariny, ancien dentiste, prend la présidence du club nîmois. Il connaît l'une des périodes les plus fastes du Nîmes Olympique avec deux finales de Coupe de France, terminant à trois reprises vice-champion de France ou encore avec une Coupe Charles Drago.

Jean Bousquet devient en 1982 le cinquième président du Nîmes Olympique avant de devenir maire de Nîmes une année plus tard. Il impose rapidement sa marque en dirigeant le club de façon omnipotente, ce qui entraîne une valse des entraîneurs (Patrick Champ ou encore René Domingo en feront les frais), et en ramenant des Éric Cantona, Laurent Blanc ou encore José Luis Cuciuffo. Cependant, il ne décroche aucun titre particulier en obtenant au mieux une 15e place en première division lors de la saison 1991-1992. Il quitte le poste de président en 1991 et est remplacé par Michel Mézy.

En 2002, Jean-Louis Gazeau rejoint le Nîmes Olympique. Après avoir acheté l'intégralité des parts du club en novembre 2002, il est nommé président du club gardois. Il est notamment au départ du nouveau centre de formation du Nîmes Olympique ainsi que de sa remontée en deuxième division en 2008 puis en 2012.

Présidents du Nîmes Olympique
Rang Nom Période
1 Pierre Chabert 1937-1938
2 Docteur A. Damon 1938-1939
3 Jean Chiariny 1939-1967
4 Paul Calabro 1972-1982
Rang Nom Période
5 Jean Bousquet 1982-1991
6 Michel Mézy 1991-1994
7 Aimé Landes 1995-1999
8 Jean-Claude Arnoux 1999-2000
Rang Nom Période
9 Henri Clamens 2000-2001
10 Michel Coencas 2001-2002
11 Jean-Louis Gazeau 2002-2014
12 Jean-Marc Conrad Depuis 2014

Entraîneurs[modifier | modifier le code]

Voir aussi la Catégorie:Entraîneur du Nîmes Olympique.
Didier Ollé-Nicolle
Didier Ollé-Nicolle entraîne le Nîmes Olympique de 2003 à 2005.

Le Britannique Harry Ward arrive à Nîmes en 1937 et devient ainsi le premier entraîneur du Nîmes Olympique et en étant joueur également. Willy Kohut le remplace en 1939. Une décennie plus tard, Pierre Pibarot prend alors le relais de René Dedieu. Il devient alors l'un des plus emblématiques entraîneurs du club avec notamment la première montée du club en première division.

Le mythique Kader Firoud est nommé entraîneur du club gardois en 1955, après y avoir évolué au début des années 1950. Il demeure toujours à l'heure actuelle l'entraîneur le plus titré du Nîmes Olympique avec une Coupe Charles Drago notamment, ainsi que deux finales de Coupe de France (1958 et 1961). Il détient toujours le record de longévité sur le banc nîmois avec 18 ans, entre 1955 et 1964 et de 1969 à 1978.

Parmi les entraîneurs du club, on peut retenir en plus des autres précités Pierre Barlaguet et Jean-Michel Cavalli, tous deux techniciens français. Le premier, qui a participé aux deux premières finales de Coupe de France du club en tant que joueur, est l'entraîneur qui a permis au Nîmes Olympique de devenir le premier club de niveau inférieur à la deuxième division, à accéder à une finale de Coupe de France de football. Il ne réussit pas cependant à appliquer ses méthodes lors de son passage dans le Gard avec peu de succès. En effet, Pierre Pibarot quitte Nîmes en juin 1996, ne réussissant pas à faire monter le NO en deuxième division et frôlant même avec la quatrième division. Le jeu du technicien corse Jean-Michel Cavalli est plutôt opposé à celui de Pibarot. Porté sur le travail défensif, il réussit à sauver le club en 2009 de la relégation, une première dans le football professionnel français avec un tel écart[126].

Entraîneurs du Nîmes Olympique[127]
Rang Nom Période
1 Drapeau : Angleterre Harry Ward 1937-1939
2 Drapeau : Hongrie Willy Kohut 1939-1940
3 Drapeau : France Marcel Gebelin 1940-1942
4 Drapeau : France Louis Gabrillargues 1942-1946
5 Drapeau : France René Dedieu 1946-1948
6 Drapeau : France Pierre Pibarot 1948-1954
7 Drapeau : France Drapeau : Algérie Kader Firoud 1955-1964
8 Drapeau : France Pierre Pibarot 1964-1966
9 Drapeau : France Marcel Rouviere 1967
10 Drapeau : France Marcel Tomazover 1967-1969
11 Drapeau : France Marcel Rouviere 1969
12 Drapeau : France Drapeau : Algérie Kader Firoud 1969-1978
13 Drapeau : France Henri Noël 1979-1982
14 Drapeau : France Pierre Barlaguet 1982-1984
Rang Nom Période
15 Drapeau : France Patrick Champ 1984
16 Drapeau : France Marcel Domingo 1985
17 Drapeau : Danemark Kristen Nygaard 1986-1987
18 Drapeau : France Jean Sérafin 1987-1988
19 Drapeau : France Bernard Boissier 1988-1990
20 Drapeau : France Daniel Roméo 1990-1991
21 Drapeau : France René Girard 1992
22 Drapeau : France Léonce Lavagne 1992
24 Drapeau : France Michel Mézy 1993
25 Drapeau : France René Exbrayat 1993-1994
26 Drapeau : Croatie Josip Skoblar 1994
27 Drapeau : France Pierre Barlaguet 1995-1996
28 Drapeau : France Pierre Mosca 1996-1998
29 Drapeau : France Serge Delmas 1998-2000
Rang Nom Période
30 Drapeau : France Dominique Bathenay 2000-2001
31 Drapeau : France Bernard Boissier 2002
32 Drapeau : France François Brisson 2002
33 Drapeau : France Patrick Champ 2003
34 Drapeau : France Didier Ollé-Nicolle 2003-2005
35 Drapeau : France Régis Brouard 2005-2007
36 Drapeau : France Laurent Fournier 2007
37 Drapeau : France Jean-Luc Vannuchi 2008
38 Drapeau : France Jean-Michel Cavalli 2009-2010
39 Drapeau : France Noël Tosi 2010-Mars 2011
40 Drapeau : France Thierry Froger Mars 2011-2012
41 Drapeau : France Victor Zvunka 2012-déc. 2013
42 Drapeau : France René Marsiglia déc. 2013-2014
43 Drapeau : France José Pasqualetti 2014-

Joueurs emblématiques[modifier | modifier le code]

Voir aussi la Catégorie:Joueur du Nîmes Olympique.
Joueurs les plus capés[128]
Joueurs Matchs (dont L1)
André Kabyle 516 431
Louis Landi 404 371
Pierre Barlaguet 370 370
Michel Mézy 320 307
René Girard 294 202
Bernard Boissier 289 289
Meilleurs buteurs[128]
Joueurs Buts (dont L1)
Hassan Akesbi 119 119
Bernard Rahis 104 104
Marcel Rouviere 101 57
Patrick Cubaynes 73 12
Jacky Vergnes 72 72
Mis à jour après la saison 2013-2014

Tout au long de son histoire, plusieurs grands joueurs passés par le centre du formation du club ou recrutés dans le monde entier ont marqué l'histoire du Nîmes Olympique. Certains d'entre eux ont eu l'honneur d'être appelés en sélection nationale.

Durant les années 1950, Stéphan Dakowski, gardien de but, est le premier international français du Nîmes Olympique. Il passe huit saisons à Nîmes (1948-1956), devenant ainsi l'un des joueurs emblématiques du Nîmes Olympique de l'après-guerre. Avec l'Équipe de France, il participe à deux matches amicaux. De même, le mythique franco-algérien Kader Firoud, qui sera par la suite international français, a été découvert par les recruteurs nîmois. Après avoir joué notamment à l'AS Saint-Étienne, il vient au Nîmes Olympique et participe à la montée en première division du club gardois.

Le joueur le plus capé au sein du Nîmes Olympique est le défenseur français André Kabile avec 516 matchs toutes compétitions confondues[128]. Il termine vice-champion de France 1971-1972.

Marcel Rouviere est le premier grand avant-centre du club nîmois en marquant 101 buts sous le maillot rouge et blanc. Tout comme Kader Firoud, il participe grandement à la première montée du club en première division. Il connaît ensuite une maigre carrière d'entraîneur au sein du club.

Le Marocain Hassan Akesbi est le plus grand buteur de l'histoire du club. En six ans, il marque 119 buts sous le maillot rouge et blanc[128]. Nîmois jusqu'en 1961, il poursuit sa carrière au Stade de Reims, à l'AS Monaco FC et au FUS de Rabat.

Laurent Blanc

René Girard, l'international français, joue pour le Nîmes Olympique de 1973 à 1980 puis de 1989 à 1991 et termine vice-champion de deuxième division en 1990-1991.

En 1991, Michel Mézy obtient le transfert d'Éric Cantona. Le buteur français, après être passé par Marseille, ne réussit malgré tout pas à s'imposer ne marquant que quatre buts en dix-neuf matchs lors de son bref passage dans le club gardois.

Arrivé en 1992 en provenance du SSC Naples, le défenseur Laurent Blanc devient durant sa seule saison au club, un titulaire indiscutable, avant d'être transféré en 1993 à l'AS Saint-Étienne.

Johnny Ecker a tout connu au Nîmes Olympique. Après avoir connu la descente en troisième division du club, il est décisif lors de la remontée en 1997 en deuxième division et participe à la finale de la Coupe de France en 1996. Il part ensuite au Lille OSC, puis à l'Olympique de Marseille avant de revenir en troisième division au Nîmes Olympique en 2006.

D'autres joueurs olympiens ont marqué l'histoire du club : Christian Perez (1979-1987), Jorge Domínguez (de 1988 à 1989 puis de 1990 à 1991), Gilbert Marguerite (1975-1981), Florea Voinea (1970-1972), Jan Domarski (1976-1979), Luizinho Da Silva (1974-1981).

Dans les années 1990, José Luis Cuciuffo (1990-1993), Philippe Vercruysse (1991-1993), Cyril Jeunechamp (1994-1997), le Sénégalais Lamine Sakho (1997-1999) parti ensuite au Racing Club de Lens, ou encore Abder Ramdane (1993-1996 puis 1997-1998), auteur du but victorieux en demi-finale de Coupe de France 1995-1996 face au Montpellier HSC.

Au début des années 2000, le Nîmes Olympique permet à certains joueurs de se révéler comme l'international français Frédéric Piquionne (2000-2001) avant d'aller au Stade rennais, tout comme Mickaël Pagis (1999-2001) transféré au FC Sochaux-Montbéliard, Yann Jouffre (1999-2003) transféré à l'En Avant de Guingamp, Renaud Cohade (2001-2004) transféré aux Football Club des Girondins de Bordeaux ou Eloge Enza-Yamissi (2003-2005) transféré à l'Espérance sportive Troyes Aube Champagne.

Dans les années 2010, l'attaquant togolais Jonathan Ayité inscrit en deux saisons 28 buts toutes compétitions confondues sous les couleurs nîmoises (championnat, coupes nationales). Avec l'éclosion de Nicolas Benezet (2010-2013), issu du centre de formation, le club retrouve la L2 et un international (trois sélections chez les moins de 20 ans en 2011). Le joueur est transféré à Évian Thonon Gaillard Football Club en juin 2013. Capitaine depuis 2011, le défenseur Benoit Poulain quitte le club en 2014 pour rejoindre le KV Courtrai en Belgique après avoir évolué durant onze années au Nîmes Olympique et en ayant pris part à 234 matchs avec l'équipe première.

Internationaux français[modifier | modifier le code]

Le tableau ci-contre donne la liste actualisée au 13 juin 2014 des joueurs du Nîmes Olympique en équipe de France, le nombre de sélections et la période correspondante, ainsi que le nombre total de sélections durant la carrière du joueur.

Les premiers joueurs nîmois à être appelés sont Stéphan Dakowski et Kader Firoud. Firoud sera sélectionné à six reprises en équipe de France et Dakowski a été appelé pour 2 matchs.

Parmi les joueurs du Nîmes Olympique sélectionnés en équipe de France, un seul a joué une Coupe du monde durant son passage par le club nîmois. Quelque temps après avoir terminé vice-champion de France en 1958, Maurice Lafont fait partie du groupe lors de la Coupe du monde 1958. L'équipe de France termine première de son groupe et s'arrête en demi-finale de la compétition. À ce jour, aucun joueur nîmois a participé à un championnat d'Europe de football en tant qu'international français en équipe A.

Joueurs du Nîmes Olympique en équipe de France
Joueur Sélections Période Sél. (total)
Stéphan Dakowski 2 1951 2
Kader Firoud 6 1951-1952 6
Maurice Lafont 4 1958 4
Joseph Ujlaki 6 1952-1953 21
Henri Skiba 1 1959-1960 3
Bernard Rahis 3 1959-1961 3
Pierre Bernard 11 1961-1963 21
Paul Chillan 2 1963 2
Joueur Sélections Période Sél. (total)
Daniel Charles-Alfred 4 1964 4
Jacky Vergnes 1 1971 1
Jean-Pierre Adams 8 1970-1973 22
Michel Mézy 17 1970-1973 17
Bernard Boissier 1 1975 1
Éric Cantona 2 1991 39
Laurent Blanc 5 1992-1993 97
Total 76 1951-1993 243

Effectif professionnel actuel[modifier | modifier le code]

Le tableau suivant liste l'effectif professionnel du Nîmes Olympique pour la saison 2014-2015.

Effectif de la saison 2014-2015 au 29 juin 2014[129]
Joueurs Encadrement technique
No  P. Nat.[130] Nom Date de naissance Sélection[131] Club précédent
1 G Drapeau de la France Michel, MathieuMathieu Michel 4/9/1991 (23 ans)
0 Formé au club
16 G Drapeau de la France Gallon, GauthierGauthier Gallon 23/4/1993 (21 ans)
0 Formé au club
2 D Drapeau de la France Cordoval, JérémyJérémy Cordoval 12/1/1990 (24 ans)
US Créteil-Lusitanos
7 D Drapeau de la France Robail, MathieuMathieu Robail 2/6/1985 (29 ans)
SC Bastia
12 D Drapeau de la France Élie, RomainRomain Élie 6/3/1985 (29 ans)
US Le Pontet
17 D Drapeau de l'Algérie Harek, FéthiFéthi Harek 21/10/1982 (31 ans) Algérie SC Bastia
19 D Drapeau de la France Sartre, RomainRomain Sartre 12/11/1982 (31 ans)
LB Châteauroux
29 D Drapeau de la France Barrillon, FabienFabien Barrillon 9/4/1988 (26 ans)
FC Istres
999 D Drapeau de la France Renaut, KévinKévin Renaut 28/4/1991 (23 ans)
US Le Pontet
4 M Drapeau : Sénégal Cissokho, Mame OusmaneMame Ousmane Cissokho 14/1/1987 (27 ans)
FC Rouen 1899
5 M Drapeau : Serbie Kovačević, NenadNenad Kovačević Capitaine 11/11/1980 (33 ans) Serbie UT Arad
6 M Drapeau de la France Parpeix, JonathanJonathan Parpeix 4/3/1990 (24 ans)
0 Formé au club
10 M Drapeau de la France Azouni, LarryLarry Azouni 23/3/1994 (20 ans) France -20 ans Olympique de Marseille
14 M Drapeau de l'Algérie Omrani, AbdelhakimAbdelhakim Omrani 18/2/1991 (23 ans)
Le Mans FC
20 M Drapeau de la France Lacourt, JonathanJonathan Lacourt 17/8/1986 (28 ans)
US Albi
23 M Drapeau de la France Briançon, AnthonyAnthony Briançon 28/11/1994 (19 ans)
0 Formé au club
28 M Drapeau du Maroc Hsissane, Abdel MalikAbdel Malik Hsissane 28/1/1991 (23 ans)
0 Formé au club
8 A Drapeau de la France Maoulida, ToifilouToifilou Maoulida 8/6/1979 (35 ans)
SC Bastia
15 A Drapeau de la France flèche vers la droite Mendy, AlexandreAlexandre Mendy 20/3/1994 (20 ans)
OGC Nice
21 A Drapeau de la France Nouri, RiadRiad Nouri 7/6/1985 (29 ans)
Le Havre AC
25 A Drapeau de la France Koura, AnthonyAnthony Koura 6/5/1993 (21 ans) France -19 ans Le Mans FC
Entraîneur(s)
Entraîneur(s) adjoint(s)
  • Drapeau : France Hakim Malek
Préparateur(s) physique(s)
  • Drapeau : France Jérôme Arpinon
Entraîneur(s) des gardiens
  • Drapeau : France Sébastien Gimenez
Kinésithérapeute
  • Drapeau : France Anthony Lombardo
  • Drapeau : France Alain Ratat
Médecin(s)
  • Drapeau : France Jean-Charles Pierret



Légende

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Ce second tableau recense les prêts effectués par le club pour la saison 2014-2015.

Joueurs prêtés
P. Nat. Nom Date de naissance Sélection Club en prêt
M Drapeau : Algérie Mohamed Benyahia 30 juin 1992 (22 ans) Algérie - 17 ans CA Bastia
A Drapeau : France Renaud Ripart 14 mars 1993 (21 ans) CA Bastia

Structures du club[modifier | modifier le code]

Infrastructures[modifier | modifier le code]

Stades[modifier | modifier le code]

Le stade des Costières

Le Nîmes Olympique évolue dès sa création dans le Parc des Sports (originellement appelé Stade de la rue du Mail), stade inauguré en 1919 qui a accueilli les rencontres du Sporting Club nîmois. Le stade est agrandi et renommé Stade Jean Bouin, en octobre 1931 en présence lors de l'inauguration du Président de la République, Gaston Doumergue. Devenu vétuste et insécuritaire, le stade Jean-Bouin est détruit en 1997 et le club déménage à la fin des années 1980 au stade des Costières.

Située au cœur de la cité gardoise, l'enceinte est bâtie en un peu plus de quinze mois. Le stade des Costières est inauguré le 15 février 1989 par une rencontre amicale entre l'Équipe de France A' et l'Équipe des Pays-Bas A', qui s'est soldé par une victoire française (1-0). À l'origine, le stade pouvait contenir 29 497 spectateurs avec une couverture de deux des quatre tribunes. Mais à cause de l'évolution des normes de sécurité, le stade a connu quelques réfections et a dû réduire progressivement sa capacité à 18 364 places, devenant ainsi le trente-et-unième stade de France en termes de places disponibles, derrière le Stade Louis-II. Le stade est la propriété de la municipalité. Un extrait de Carmen de Georges Bizet accompagne quelquefois l'entrée des joueurs sur le terrain.

Centres d'entraînement et de formation[modifier | modifier le code]

À partir du déménagement dans le stade des Costières, le Nîmes Olympique s'entraîne en majorité dans le stade annexe, basé entre le stade des Costières et l'autoroute A9. Toutes ces installations, dont le centre de formation de la Bastide utilisé par les amateurs, restent limitées et bien en deçà des ambitions du club. Le Nîmes Olympique, par la voix de son président Jean-Louis Gazeau, envisage dès lors la construction d’un nouveau centre d’entraînement et de formation qui regrouperait aussi les pôles administratifs du club afin d'offrir un meilleur cadre de travail aux joueurs professionnels et amateurs.

Le domaine de la Bastide situé au sud de Nîmes, et malgré l'état vieillissant des bâtiments, est choisi par le Nîmes Olympique à la fin des années 2000 afin de le réhabiliter[132]. L'accessibilité et l'espace foncier important (10 hectares) incitent le club à racheter pour 1 600 000 euros le domaine qui appartenait à la municipalité et à commencer les travaux de remise en état du domaine en 2010. Toutes les forces vives du club rejoignent le domaine au fil du temps et de l'avancement des travaux : l’équipe professionnelle arrive en juillet 2011 tout comme les services administratifs. Enfin le centre de formation est réhabilité mais il ne change pas d'emplacement.

Beaucoup de jeunes issus de ce centre de formation ont été lancés ou sont devenus professionnels comme Nicolas Benezet, Benoît Poulain ou Yassine Haddou. De ce fait, le centre de formation est agréé en juillet 2012 par le ministère des Sports[133], et la direction technique nationale classe le domaine de la Bastide dans la catégorie 2 pour ses infrastructures[134], et dans la classe B pour ses résultats[135].

Boutiques officielles[modifier | modifier le code]

Le Nîmes Olympique possède 2 boutiques officielles à travers Nîmes. L'une se trouve au stade des Costières et l'autre créée en 2010 se trouve au 44, boulevard Victor-Hugo.

Aspects juridiques et économiques[modifier | modifier le code]

Organigramme[modifier | modifier le code]

Jean-Marc Conrad, est le président du Nîmes Olympique. Alain Gazeau, fils du précédent président du Nîmes Olympique, est directeur général du club. Xavier Laget est responsable de la branche commerciale du NO, Laurent Boutrouche est responsable financier, tandis que l'organisation et la sécurité sont assurées par Jean-Marie Lopez et Ali Saïdi. Stéphane Duprat est directeur sportif, José Pasqualetti est l'entraîneur de l'équipe première, Bernard Blaquart s'occupant de la réserve et étant également responsable du centre de formation. Sébastien Gimenez est l'entraîneur des gardiens, le préparateur physique est Jérôme Arpinon[136].

Statut juridique et légal[modifier | modifier le code]

Le Nîmes Olympique se compose d'une association, titulaire du numéro d'affiliation de la FFF et d'une société. L'équipe professionnelle est gérée par la société anonyme sportive professionnelle (SASP) Nîmes Olympique au capital de 1 713 960 euros. La SASP est liée par le biais d'une convention à l'association loi de 1901 Nîmes Olympique Association, structure qui regroupe le centre de formation et les équipes amateurs du club.

Finances[modifier | modifier le code]

Budget[modifier | modifier le code]

Le budget prévisionnel du Nîmes Olympique pour la saison 2010-2011 est de 8,3 millions d'euros[137], ce qui correspond au treizième plus gros budget de Ligue 2 à égalité avec le Dijon FCO et derrière le SCO Angers, le Stade lavallois et le Stade de Reims lors de la saison 2010-2011[138].

Budget prévisionnel du Nîmes Olympique
Saison 2006-2007 2008-2009 2009-2010 2010-2011 2011-2012 2012-2013 2013-2014
Budget 2,9 M€[139] 8,3 M€ 8 M€[140] 8,4 M€[141] 5,7 M€[142] 9,0 M€[143] 9,3 M€
Légende : M€ = millions d'euros.
Résultat[modifier | modifier le code]

En 2000-2001, les charges du Nîmes Olympique se situent entre le onzième et le quinzième rang (sur vingt équipes) de Division 2 en compagnie du FC Gueugnon, du Stade lavallois, de Le Mans UC 72 et des Chamois niortais. Les charges de ces cinq clubs sont comprises entre 33 et 45 millions de francs (MF). Le résultat d'exploitation moyen de ce groupe de clubs est négatif à -7,5 MF[144]. En 2001-2002, le Nîmes Olympique évolue de nouveau en deuxième division (désormais appelée Ligue 2) et présente des charges comprises entre 5,6 et 6,6 millions d'euros (M€), de même que l'AC Ajaccio, le Grenoble Foot 38, les Chamois niortais et le FC Martigues. Le total des charges de ces clubs s'élève à 30,5 M€ pour 26,1 M€ de produits, soit un résultat d'exploitation moyen négatif de 4,5 M€[145]. Les comptes du club gardois ne sont plus publiés à partir de la saison 2002-2003 et ce jusqu'à la saison 2008-2009 en raison de la descente en troisième division.

Le tableau suivant présente un extrait du compte de résultat du Nîmes Olympique depuis la saison 2008-2009. Les droits audiovisuels qui varient selon le nombre de diffusions de matchs du club ainsi qu'en fonction de son classement final, ainsi que le sponsoring tiennent une part importante dans le budget du club nîmois.

Extrait du compte de résultat du Nîmes Olympique en millions d'euros
Saison Championnat Produits Charges Rés. expl.
Mutation
Rés. net
Matchs Spons. Subv. TV Merch. Total Rémun. Total
2008-2009[146] Ligue 2 1,712 1,468 nc 4,352 nc 8,243 5,719 7,976 0,267 0,336 0,471
2009-2010[147] Ligue 2 1,621 1,531 nc 4,424 nc 8,295 5,873 8,578 -0,283 0,57 0,21
2010-2011[148] Ligue 2 1,255 1,772 nc 4,496 nc 8,656 5,814 8,788 -0,132 1,091 0,631

Légende : Matchs = recettes matchs avec billetterie, Spons. = sponsors et publicités, Subv. = subventions des collectivités, TV = droits audiovisuels, Merch. = merchandising, Rémun. = rémunérations du personnel
Légende : Rés. expl.[Note 1] = résultat d'exploitation, Mutation[Note 2] = résultat exceptionnel (indemnités de mutation), Rés. net[Note 3] = résultat net.

Équipementiers[modifier | modifier le code]

Erreà, qui fournit les maillots du club nîmois depuis 2002, est le cinquième équipementier qu'ait connu le Nîmes Olympique. L'équipementier français Le coq sportif a été le premier d'entre eux. Il est apparu sur les maillots entre 1969 et 1974. S'ensuit ensuite l'allemand Adidas présent de 1974 à 1992, actuellement l'équipementier le plus fidèle au Nîmes Olympique. Ont suivi l'équipementier ABM de 1992 à 1998, Umbro lors de la saison 1998-1999 et enfin Hummel jusqu'en 2002.

Sponsors[modifier | modifier le code]

Les premiers sponsors apparaissent sur les maillots nîmois au début des années 1970, le Nîmes Olympique devenant ainsi le premier club français à arborer une publicité sur le maillot avec l'Olympique de Marseille[149]. En 1970, la maison de couture Cacharel, créée par le Nîmois Jean Bousquet, devient pionnière. En 1975, Zan, entreprise originaire du Gard, s'installe sur les maillots durant deux saisons. Zan cède sa place en 1977 à Kindy Chaussettes et ce pendant neuf ans. Ainsi Kindy est actuellement le sponsor le plus fidèle qu'a connu le Nîmes Olympique depuis sa création avec 9 ans d'apparition sur le maillot des Crocodiles. Avec l'arrivée à la présidence de Jean Bousquet lors des années 1980, le club a su trouver de nouveaux sponsors comme l'enseigne de bricolage Catavana, présente jusqu'en 1992. Cacharel revient alors en 1994 avant d'être remplacé par la radio RMC en 1999 puis par le club Perrier du Gard en 2001. Enfin, MacDan est depuis 2003 le seul sponsor présent sur les maillots du club, avec Hespéride, présent depuis 2010.

Lors des matches de Coupe de France, les sponsors sont imposés par la Fédération française de football (en 2010-2011, PMU, Crédit agricole, Carrefour et Pages jaunes[150]).

Par ailleurs, la ville de Nîmes, la Communauté d'agglomération de Nîmes, le Conseil régional du Languedoc-Roussillon et le Conseil général du Gard sont les partenaires institutionnels du club[151].

Soutien et image[modifier | modifier le code]

Relation avec les médias[modifier | modifier le code]

Le club possède des médias officiels. Il comprend un site officiel nimes-olympique.com[152], un magazine (TV Zine, diffusé par Market Concept, est un programme distribué lors des matchs au Stade des Costières), une page Twitter[153], ainsi qu'une chaîne de télévision sur Internet, NO Web TV. La radio officielle de Nîmes Olympique est la station locale France Bleu Gard Lozère. Radio Fréquence Nîmes diffuse aussi les matchs du club mais seulement ceux à domicile.

Un magazine hebdomadaire Croco Hebdo est diffusé depuis 2008 (date de la montée en Ligue 2[154]), sur la chaîne locale et câblée TV Sud, qui est diffusée sur la TNT, son site Internet[155] et son application mobile. Pour la presse écrite, les journaux régionaux, notamment Midi libre, font quelquefois leur une sur le Nîmes Olympique également en concurrence avec le Montpellier Hérault Sport Club. La Marseillaise réalise aussi une page d'avant-match et de compte-rendu.

Groupes de supporters[modifier | modifier le code]

Le principal groupe de supporters nîmois est le Gladiators Nîmes 1991 créé en 1991, représentant le premier groupe ultras à Nîmes. De nombreux tifos apparaissent lors de matchs importants, notamment en 2006 lors de la douzième journée du championnat de France National (contre le Pau FC) afin de célébrer le quinzième anniversaire du groupe. Les Gladiators Nîmes 91 sont situés en pesage est. En 2010, on dénombre six groupes de supporters officiels : l'Entente des supporters, le Club Central, les Gladiators Nîmes 1991, les Crocos (situé en Tribune Sud), les Red Warriors 2005 (situé en Pesage Ouest). Parmi les supporteurs célèbres du Nîmes Olympique, on peut notamment citer Eugène Saccomano, qui a joué au club en catégorie junior et cadet[156].

Affluence[modifier | modifier le code]

Le Nîmes Olympique réalise sa meilleure affluence moyenne lors de la saison 1991-1992, saison où le club réalise sa meilleure affluence sur un match contre l'Olympique de Marseille au stade des Costières avec 22 365 spectateurs. Cette saison-là, en moyenne 12 240 spectateurs ont assisté aux matchs à domicile du club. Le club bat son précédent record établi au stade Jean-Bouin lors la saison 1951-1952 avec 11 600 spectateurs en moyenne. Dans ce stade, la meilleure affluence pour un match est réalisée le 3 janvier 1954. Pour la 19e journée de première division, le Nîmes Olympique reçoit puis bat l'Olympique de Marseille devant 15 922 spectateurs[157]. Le record du nombre d'abonnés a été établi lors de la saison 2008-2009 avec 3 839 supporters titulaires d'un abonnement.

Affluences du club nîmois de 1937 à aujourd'hui[158]

Stade des Costières Stade Jean-Bouin (Nîmes)

Rivalités[modifier | modifier le code]

Rivalités régionales[modifier | modifier le code]

Localisation des clubs rivaux

L'Olympique d'Alès en Cévennes, longtemps second club du département du Gard, n'a pourtant pas souvent évolué dans la même catégorie que Nîmes, les rares confrontations étaient cependant des matchs très rudes et opposaient les deux traditions du département, l'une plutôt cévenole et l'autre camarguaise. Le pic de cette rivalité fut atteint dans les années 1980 lorsque le Nîmes Olympique effectua sept années en Division 2 en compagnie de son rival local. Le retour dans cette division du club nîmois en 1993 perpétuera cette rivalité, qui s'est depuis amoindrie avec la disparition du club alésien du football professionnel.

Depuis le début des années 1980, c'est un autre club qui vient monopoliser l'attention des supporters nîmois. Lorsque Louis Nicollin entreprit de relancer le club de football de Montpellier, il s'est appuyé sur les hommes forts du football local, tous issus ou passés par le Nîmes Olympique. Ainsi, pendant la construction de ce club dans les années 1980, beaucoup d'anciens Nîmois vont l'aider à s'agrandir peu à peu. Parallèlement, le Nîmes Olympique vit des heures difficiles, et les deux clubs commencent à se rencontrer régulièrement en deuxième division. Au début des années 1990, la tendance est inversée, Montpellier devient un solide club de Division 1 tandis que Nîmes oscille dangereusement entre le 1er et 2e niveau. Ce sont durant ces années que la rivalité entre les deux clubs s'intensifie, Nîmes finissant par s'écrouler en troisième division et les rares confrontations entre les deux formations deviennent des plus tendues, à l'image de la demi-finale de la Coupe de France 1996 où le Nîmes Olympique affronte le club héraultais au sommet de sa forme, l'enjeu du match est considérable et la victoire des Nîmois continue à alimenter les rivalités. Les « derbies » deviennent alors objets de toutes les convoitises et chaque épisode voit fleurir son lot de phrases assassines et de rixes parfois violentes[159].

Lorsque Nîmes évoluait dans les années 2000 en National, quelques supporters du FC Sète, alors dans la même division, ont tenté de faire de cette rencontre un moment à part du championnat du fait de la proximité géographique des deux villes. De même que les supporters du Sporting Toulon Var, lors des saisons 2005-2006 et 2006-2007.

Rivalité nationale[modifier | modifier le code]

Lorsque Nîmes jouait régulièrement les premières places du championnat de France de première division, des années 1950 aux années 1970, l'adversaire principal et naturel était l'Olympique de Marseille. Ces chocs de Méditerranée constituaient alors une affiche importante de la saison entre deux formations réputées pour leurs qualités de jeu ainsi que pour leur engagement.

Nîmes a eu également des rapports difficiles avec d'autres équipes comme l'AS Saint-Étienne (ASSE). En effet, le 4 mai 1976, l'équipe se rend au Stade Geoffroy-Guichard quelques jours seulement avant la finale de la Coupe des clubs champions européens que l'ASSE doit jouer contre le Bayern Munich. Ce match de championnat d'apparence banale va devenir le théâtre d'évènements improbables, avec les blessures de plusieurs joueurs stéphanois handicapant alors les Verts, surnom attribué aux joueurs évoluant à l'ASSE, pour une finale attendue par la France. Quelques jours plus tard, Saint-Étienne s'incline en finale et pour beaucoup Nîmes devient alors le premier responsable.

Autres équipes[modifier | modifier le code]

Équipe réserve et sections de jeunes[modifier | modifier le code]

En 2014-2015, l'équipe réserve du Nîmes Olympique évolue en Championnat de France Amateurs 2 et est entraînée par Bernard Blaquart[160]. Elle a remporté le Championnat de France Amateurs 2 en 2006 et fut vainqueur de la Coupe Gard-Lozère en 1959, 1961, 1964, 1966, 1970, 1985, 1988, 1992, 2006 et 2010.

Le Nîmes Olympique comprend nombre de formations de jeunes, des débutants aux juniors. Ces derniers, entraînés actuellement par Yannick Dumas[161], remportent la Coupe Gambardella en 1961 face au RC Joinville (2-0), en 1966 face au Sporting Club de Toulon (3-2), en 1969 face à l'Entente Sportive Viry-Châtillon (3-0) et en 1977 face au Stade de Reims (3-1).

Les cadets du club, actuellement entraînés par Stéphane Beyrac[162], ont remporté le titre de champion de France cadets en 1975 et en 1982. Les poussins ont remporté la Coupe nationale des poussins en 1994. Le club a été récompensé, lors de l'année 1982 et de l'année 1988, du Challenge du Meilleur Club de Jeunes.

Steeven Langil, Adil Hermach, Bernard Boissier, René Girard, Michel Mézy, Yann Jouffre, Guy Demel, Cyril Jeunechamp, ou encore Lamine Sakho ont été formés au Nîmes Olympique.

Palmarès des équipes réserves et de jeunes en compétitions officielles
Équipe réserve Sections de jeunes
  • Coupe Gard-Lozère (10)
    • Vainqueur : 1959, 1961, 1964, 1966, 1970, 1985, 1988, 1992, 2006, 2010.
  • Championnat national des cadets (2)
    • Vainqueur : 1975, 1982[163].
  • Coupe nationale des poussins (1)
    • Vainqueur : 1994.

Équipe féminine[modifier | modifier le code]

Le Football Féminin Nîmes Métropole Gard a été créée en tant que section féminine du Football Club Jonquierois en 1995 avant de s'affranchir du club masculin en 2002 et de signer un partenariat avec le Nîmes Olympique en 2012 afin d'intégrer petit à petit le club dans la structure professionnelle nîmoise[164].

Palmarès du Nîmes Métropole Gard
Compétitions nationales Compétitions régionales
  • Coupe de la Ligue du Languedoc Roussillon (1)
    • Vainqueur : 2014.
  • Coupe Gard-Lozère (3)
    • Vainqueur : 2000, 2001, 2002.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Le résultat d'exploitation correspond aux produits (recettes et subventions) moins les charges récurrentes d’exploitation, hors cessions et acquisitions de joueurs.
  2. Les indemnités de mutation incluent les cessions et acquisitions de joueurs.
  3. Le résultat net correspond à l'addition du résultat d'exploitation, du résultat financier et du résultat exceptionnel, qui inclut notamment les indemnités de mutation versées à l'occasion des transferts.

Références[modifier | modifier le code]

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  2. (en) « France - Listes des classements finaux de la seconde division », sur rsssf.com (consulté le 12 juin 2011)
  3. « Division 2 Groupe Sud 1946 », sur footballenfrance.fr (consulté le 18 juin 2011)
  4. « Racing Paris 2-1 Nîmes - Coupe de France 1949 », sur footballdatabase.eu (consulté le 12 juin 2011)
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  21. a et b Quotidien LEQUIPE du 26 avril 1992
  22. Quotidien LEQUIPE du 23 février 1992
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  44. [hhttp://www.oldschoolpanini.com/2011/11/philippe-vercruysse-linterview.html L'interview de Philippe VERCRUYSSE, qui revient sur sa carrière
  45. [10] Interview de Michel Catalano
  46. France Football, mai 1993
  47. a, b, c et d France Football, octobre 1993
  48. a et b France Football, juillet 1993
  49. Effectif Bordeaux 93-94,consultée le 11 juin 2012.
  50. [11] Effectif Nîmes Olympique saison 93-94
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  52. Transferts Nîmes 1993-1994
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  64. a, b, c et d [16] Résultats Nîmes Olympique saison 94-95
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  69. [20] Nîmes Valence 94-95
  70. [21] Châteauroux Nîmes 94-95
  71. [22] Nîmes Beauvais 94-95
  72. [23] Nîmes Le Mans 94-95
  73. [24] Gueugnon Nîmes 94-95
  74. [25] Résultats Nîmes Olympique saison 94-95
  75. [26] Nîmes Perpignan 94-95
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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean Orsi, La véritable histoire de Nîmes Olympique
    Tome 1 de 1937 à 1962, paru en 2004 Document utilisé pour la rédaction de l’article
    Tome 2 de 1962 à 1987, paru en 2006 Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Vincent Teissier et Paul Coulomb, La Faim des Crocodiles, 1996, Éditions Dissonance (ISBN 978-2-9505526-1-7) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Max Soulier, Le football gardois, Nîmes, Bené, 1969 Document utilisé pour la rédaction de l’article

Liens externes[modifier | modifier le code]

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