Xavier Sigalon

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Portrait de Xavier Sigalon (1838)

Xavier Sigalon, né en 1787 à Uzès (Gard) et mort du cholèra le (à 49 ans) à Rome, est un peintre romantique français.

Il est l'un des rares peintres du mouvement romantique à se soucier plus de la forme que de la couleur[interprétation personnelle].

Biographie[modifier | modifier le code]

Xavier Sigalon est né à Uzès (Gard) le , d'une famille de huit enfants. Jean Pierre Sigalon et son épouse tiennent une maison-école au mas Bourguet et enseignent aux enfants du voisinage.

En 1797, des difficultés financières obligent ses parents à quitter Uzès pour Nîmes, où ils créent la pension Xavier. Passionné de dessin, Xavier est admis à l’école centrale, où il reçoit une excellente formation.

Il quitte l’école en 1802 pour aider financièrement ses parents. Ses heures de liberté sont consacrées aux études des gravures et copies de tableaux qu’il découvre à la bibliothèque municipale. A 17 ans, il rêve d’être peintre, alors que son père le pousse vers le professorat.

Il rencontre en 1805, un élève de Jacques-Louis David, Monrose, dit Barizain (frère de Claude Louis Séraphin Barizain), qui le prend dans son atelier durant deux ans. Dans l’espoir de « monter » à Paris, il économise sous par sous l’argent qu’il gagne de ses travaux de peinture et portraits.

Il peint la « Mort de Saint-Louis » pour la cathédrale de Nîmes, Sainte Anastasie pour l’église de Russan (Gard) et l’impressionnant « Jour de la Pentecôte » pour la chapelle des Pénitents blancs d'Aigues-Mortes.

En 1816, dégagé des obligations militaires, il part pour Paris où il est reçu dans l’atelier de Pierre-Narcisse Guérin à l'École des beaux-arts de Paris. Il y rencontre Delacroix, Scheffer, Cogniet, Huet.

Collection particulière

Au salon de 1822, il présente pour la première fois son tableau « la Courtisane » actuellement collection du Musée du Louvre. En 1824, il peint la « Locuste », l’empoisonneuse du Britannicus de Racine.

Vers 1825, il peint sur commande, Marie Gautier, jeune fille d'une vingtaine d'années, fille d'un entrepreneur parisien à laquelle il fait un garçon (François-Ernest GAUTIER 1826-1901). Pour des raisons inconnues, il ne reconnut pas son fils, qui porta, ainsi que sa descendance, le patronyme de sa mère.

En 1827, il présente l’ « Athalie» (Racine) assassinant les éventuels successeurs au trône, qui déclenche un scandale. Cette toile est achetée par l’Etat pour le Musée de Nantes.

La ville de Nîmes passe commande du « Baptême du Christ » pour sa cathédrale. Au Salon de 1831,il est médaillé pour sa « Crucifixion » église saint Pierre de Yssingeaux et est fait chevalier de la Légion d’honneur[Quand ?], avec le « saint Jérôme » qui est au Louvre.

Des zizanies avec certains ministres, des critiques sur son engagement pour la défense de l’art le décide en 1833 à quitter Paris. Il rejoint sa famille à Nîmes où il peint les portraits de sa clientèle bourgeoise.

En 1834, la direction des beaux-arts lui confie la copie de la fresque de Michel Ange du « Jugement dernier » de la chapelle Sixtine de Rome. Sigalon livre son chef d’œuvre trois ans plus tard : la copie est présentée aux habitants de Rome et au pape Grégoire XVI.

Après sa mise en place dans la chapelle à Paris, Sigalon revient à Rome finir les pendentifs. Il y décèdera du choléra en 1837 à l’âge de 49 ans.

Ce peintre qui a reçu la Légion d’Honneur et exposé dans les musées du Louvre, de Nîmes et d’Uzès, est encore assez méconnu de nos jours.

Collections publiques[modifier | modifier le code]

  • Musée du Louvre, Paris
    • Une jeune courtisane, 1821
    • Portrait de Monsieur Rossi, dentiste, 1822
    • Portrait du compositeur italien Antonio Pacini, 1823
    • Autoportrait
  • Église paroissiale de Sainte-Anastasie
    • Sainte Anastasie faisant l'aumône avec saint Chrysogone[7]
  • Église paroissiale Saint-Pierre d'Yssingeaux
    • Christ en croix[8]

Iconographie[modifier | modifier le code]

Référence de la biographie[modifier | modifier le code]

D’après les textes de :

  • Sigalon et ses ouvrages par Jeanron Gallicia.
  • Xavier Sigalon par Marcel Fabre 1928 Malige.
  • Eloges de Xavier Sigalon par Charles Saint Maurice.
  • "Magasin Pittoresque" édition 1838, volume 6 Page 0206.
  • Bibliographie: homme du monde, volume 8 Page 399.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. « tableau : Jugement dernier », base Palissy, ministère français de la Culture
  2. « tableau : Le Christ apaisant la tempête », base Palissy, ministère français de la Culture
  3. « tableau : Pentecôte », base Palissy, ministère français de la Culture
  4. « tableau : Assomption », base Palissy, ministère français de la Culture
  5. « tableau : Baptême du Christ », base Palissy, ministère français de la Culture
  6. « tableau : délivrance de saint Pierre », base Palissy, ministère français de la Culture
  7. « tableau : sainte Anastasie faisant l'aumône avec saint Chrysogone », base Palissy, ministère français de la Culture
  8. « tableau : le Christ en croix », base Palissy, ministère français de la Culture

Liens externes[modifier | modifier le code]