Xavier Sigalon

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Portrait de Xavier Sigalon (1838)

Xavier Sigalon, né en 1787 à Uzès (Gard) et mort du cholèra le 9 août 1837 à Rome, est un peintre romantique français.

Il est l'un des rares peintres du mouvement romantique à se soucier plus de la forme que de la couleur[interprétation personnelle].


Biographie[modifier | modifier le code]

Xavier Sigalon est né à Uzès (Gard) le 12 décembre 1787 d'une famille de huit enfants. Jean Pierre Sigalon et son épouse tiennent une maison-école au mas Bourguet et enseignent aux enfants du voisinage.

En 1797, des difficultés financières obligent ses parents à quitter Uzès pour Nîmes où ils créent la pension Xavier. Passionné de dessin, Xavier est admis à l’école centrale où il reçoit une excellente formation.

Il quitte l’école en 1802 pour aider financièrement ses parents . Ses heures de liberté sont consacrées aux études des gravures et copies de tableaux qu’il découvre à la bibliothèque municipale. A 17 ans, il rêve d’être peintre, alors que son père le pousse vers le professorat.

Il rencontre en 1805, un élève de Jean-Louis David, Monrose, dit Barizain (frère de Claude Louis séraphin Barizain), qui le prend dans son atelier durant deux ans. Dans l’espoir de « monter » à Paris, il économise sous par sous l’argent qu’il gagne de ses travaux de peinture et portraits.

Il peint la «Mort de Saint Louis » pour la cathédrale de Nîmes, Sainte Anastasie pour l’église de Russan (Gard) et l’impressionnant « Jour de la Pentecôte » pour la chapelle des Pénitents blancs d'Aigues-Mortes.

En 1816, dégagé des obligations militaires, il part pour Paris où il est reçu dans l’atelier de Pierre-Narcisse Guérin à l'École des beaux-arts de Paris. Il y rencontre Delacroix, Scheffer, Cogniet, Huet.

Au salon de 1822, il présente pour la première fois son tableau « la Courtisane » actuellement collection du Musée du Louvre. En 1824, il peint la « Locuste », l’empoisonneuse du Britannicus de Racine. En 1827, il présente l’ « Athalie» (Racine) assassinant les éventuels successeurs au trône, qui déclenche un scandale. Cette toile est achetée par l’Etat pour le Musée de Nantes.

La Ville de Nîmes passe commande du « Baptême du Christ » pour sa cathédrale. Au Salon de 1831,il est médaillé pour sa « Crucifixion » église saint Pierre de Yssingeaux et est fait Chevalier de la Légion d’Honneur avec le « saint Jérôme » qui est au Louvre.

Des zizanies avec certains ministres, des critiques sur son engagement pour la défense de l’art le décide en 1833 à quitter Paris. Il rejoint sa famille à Nîmes où il peint les portraits de sa clientèle bourgeoise.

En 1834 la direction des beaux-arts lui confie la copie de la fresque de Michel Ange du « Jugement dernier » de la chapelle Sixtine de Rome. Sigalon livre son chef d’œuvre trois ans plus tard : la copie est présentée aux habitants de Rome et au pape Grégoire XVI°.

Après sa mise en place dans la chapelle à Paris, Sigalon revient à Rome finir les pendentifs. Il y décèdera du choléra en 1837 à l’âge de 49 ans.

Ce peintre qui a reçu la Légion d’Honneur et exposé dans les musées du Louvre, de Nîmes et d’Uzès, est encore assez méconnu de nos jours.



Collections publiques[modifier | modifier le code]

  • Musée du Louvre, Paris
    • Une jeune courtisane, 1821
    • Portrait de Monsieur Rossi, dentiste, 1822
    • Portrait du compositeur italien Antonio Pacini, 1823
    • Autoportrait
  • Église paroissiale de Sainte-Anastasie
    • Sainte Anastasie faisant l'aumône avec saint Chrysogone[7]
  • Église paroissiale Saint-Pierre d'Yssingeaux
    • Christ en croix[8]

Iconographie[modifier | modifier le code]

Référence de la biographie[modifier | modifier le code]

D’après les textes de :

  • Sigalon et ses ouvrages par Jeanron Gallicia.
  • Xavier Sigalon par Marcel Fabre 1928 Malige.
  • Eloges de Xavier Sigalon par Charles Saint Maurice.
  • "Magasin Pittoresque" édition 1838, volume 6 Page 0206.
  • Bibliographie: homme du monde, volume 8 Page 399.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. « tableau : Jugement dernier », base Palissy, ministère français de la Culture
  2. « tableau : Le Christ apaisant la tempête », base Palissy, ministère français de la Culture
  3. « tableau : Pentecôte », base Palissy, ministère français de la Culture
  4. « tableau : Assomption », base Palissy, ministère français de la Culture
  5. « tableau : Baptême du Christ », base Palissy, ministère français de la Culture
  6. « tableau : délivrance de saint Pierre », base Palissy, ministère français de la Culture
  7. « tableau : sainte Anastasie faisant l'aumône avec saint Chrysogone », base Palissy, ministère français de la Culture
  8. « tableau : le Christ en croix », base Palissy, ministère français de la Culture