Belvézet

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Belvézet
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Languedoc-Roussillon
Département Gard
Arrondissement Nîmes
Canton Lussan
Intercommunalité Communauté de communes du Pays d'Uzès
Maire
Mandat
Jean-Claude Manchon
2014-2020
Code postal 30580
Code commune 30035
Démographie
Population
municipale
253 hab. (2011)
Densité 11 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 05′ 08″ N 4° 21′ 57″ E / 44.0855555556, 4.36583333333 ()44° 05′ 08″ Nord 4° 21′ 57″ Est / 44.0855555556, 4.36583333333 ()  
Altitude Min. 150 m – Max. 329 m
Superficie 22,86 km2
Localisation

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Belvézet est une commune française située dans le département du Gard en région Languedoc-Roussillon.

Géographie[modifier | modifier le code]

La superficie de Belvézet est de 21,3 km2 ; la densité de population est de 10,5 habitants par km2.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le Paléolithique[modifier | modifier le code]

Un site potentiellement paléolithique a été identifié à Belvézet, et il y a de nombreux sites aux alentours : Allègre, la Bastide d'Engras, Castillon, Collias, Fontarèches, Saint-Anastasie, Serviers et Saint-Quentin. Il est très probable qu'il y ait eu des humains dès le Paléolithique à Belvézet, mais les indices de leur présence restent à confirmer.

Le Mésolithique[modifier | modifier le code]

Un outil du Mésolithique a été découvert à Belvézet. Il s'agit d'un outil de silex trouvé à la Combe des Grèzes (probablement dans la grotte des Grèzes) et qui date d'environ 9 000 ans.

Le Néolithique[modifier | modifier le code]

Localement, le Néolithique débute il y a environ 7000 ans, âge probable de l'enceinte du Roc del Jas. Pendant le Néolithique et les périodes suivantes, les plateaux du Gard sont parmi les lieux les plus importants en Europe pour les peuples préhistoriques avec une densité de peuplement très forte.

Le Chalcolithique[modifier | modifier le code]

Au cours du Chalcolithique (5000 à 4500 ans BP), beaucoup des mégalithes sont érigés dont sans doute le menhir de Belvézet. C'est la période des pasteurs des plateaux. Avec la découverte de nouvelles matières pour réaliser les outils, les anciennes matières ne sont pas abandonnées pour autant : le silex continue à être employé pendant très longtemps.

Les études préhistoriques à Belvézet[modifier | modifier le code]

Les études préhistoriques à Belvézet datent surtout du XIXe et du début du XXe siècle, époque à laquelle des curieux et érudits locaux ont commencé à s'intéresser aux éléments près de chez eux. Ce sont eux qui ont fourni le plus de détails sur la Préhistoire de Belvézet. Depuis, les recherches ont été rares.

Le problème avec cette exploration assez précoce de Belvézet est que les premiers curieux n'étaient pas toujours bien équipés pour tirer tout le potentiel de leurs explorations. Parfois, ils souhaitaient surtout ramener le plus d'outils ou de morceaux de céramique possible, et ce faisant détruisaient les informations stratigraphiques.

Les plus connus et les plus sérieux des chercheurs de cette époque sont les suivants :

  • Ulysse Dumas était un archéologue à Baron. Il a fait plusieurs fouilles à Belvézet au début duXXe siècle. Jusqu'au 31 décembre 2009, le Musée Georges Borias à Uzès a une exposition à son sujet.
  • Louis Capitan était un célèbre médecin et archéologue et collaborait fréquemment avec Ulysse Dumas. Il était Chargé de conférences d'Anthropologie pathologique à l'École d'Anthropologie.
  • Paul Raymond était un médecin et archéologue. Comme Dumas, il a fait des fouilles à Belvézet. Il fut l'un des fondateurs la Société préhistorique française en 1904 et de la Revue préhistorique. Annales de Paléontologie en 1906. Le musée municipal de Pont-Saint-Esprit est nommé Musée Paul-Raymond en son honneur.

Les sites[modifier | modifier le code]

La zone comptant apparemment le plus de sites préhistoriques est la bordure sud du plateau. Les grottes sont fréquentes et les positions défensives aussi. Le silex y est relativement abondant ainsi que les pierres pour les mégalithes et enceintes. Les points d'eau issus du drainage souterrain du plateau au nord sont nombreux. Il est important de souligner que cette zone critique pour le patrimoine préhistorique (et aussi naturel) de Belvézet est largement la propriété de la commune qui peut ainsi en assurer la protection et l'accessibilité pour les futures générations.

Le menhir[modifier | modifier le code]

Le menhir de Belvézet est situé au quartier de Peiro Fico (« pierre fichée » en occitan). Ce mégalithe mesure 2,20 mètres de haut par 1,20 m de large (celui de Lussan, le plus grand du Gard, mesure 5,60 mètres de hauteur). Il date sans doute de 5000 à 4000 ans avant le présent. Selon certains, il en existerait un autre, basculé et brisé, pas très loin.

Tumulus[modifier | modifier le code]

La commune de Belvézet compte un certain nombre de tumulus. Selon la Direction régionale des Affaires culturelles (DRAC), il en existe trois au bord sud du bois de la Vièle. Ce nombre semble très en dessous de la réalité. Les tumulus étaient plus faciles à identifier il y a cinquante ans ou plus, quand la végétation dans la garrigue était moins dense par suite du pâturage, de la coupe de bois plus intensive, et des feux fréquents. Une présentation d'Ulysse Dumas dans le Bulletin archéologique du Comité des travaux historiques et scientifiques de 1905 indique : « M. Ulysse Dumas résume l'ensemble des recherches qu'il a fait dans plus de onze cents tumulus des environs de Belvézet (Gard). Ces tumulus sont d'époques très différentes. Les premiers recouvrent des dolmens avec beau mobilier néolithique et quelques traces de métal. Les seconds sont de l'époque du bronze. Enfin les derniers se rapportent à l'époque hallstattienne et même gauloise, et ont fourni de belles séries de bracelets de bronze, d'armes de fer et de très belles poteries avec ornements symétriques profondément incisés. L'auteur insiste sur la très grande variété de construction de ces monuments : tantôt dolmens, tantôt caissons, tantôt simples urnes ou encore amas d'os brûlés sur place. » Dumas évoque 1100 tumulus dans les environs de Belvézet, mais il faut souligner qu'il considérait même un petit tombeau comme un tumulus.

La plupart des tumulus semblent être situés au bord du plateau. C'est sans doute dans un de ces tumuli du bord de plateau que Paul Raymond a fait la découverte d'un superbe bracelet de bronze au siècle dernier. Sa découverte est décrite en détail dans son article « Tumulus de l'époque moeringienne ou launacienne (transition du bronze au fer) ». Ce bracelet fut le seul objet de ce type trouvé après l'exploration de 15 tumulus n'ayant livré que quelques tessons de céramique. Dans tous ces monuments, il n'a jamais trouvé d'ossements importants.

L'un des tumulus se trouve sur la colline du Mas Martin. Ulysse Dumas en décrit la découverte dans son article « Des temps intermédiaires entre la pierre polie et l'époque romaine ». Vers 1900, il fut appelé à venir voir la découverte d'un habitant qui avait ouvert une butte près de son mas pour en prendre la terre. Il découvrit un cercle de grosses pierres avec des débris de métal et de céramique au milieu. Ces tessons furent identifiés par Dumas comme étant de type dit « Ligure ». En cherchant au sein des déblais de la butte, il découvrit des restes de céramiques gauloises plus récentes. Au nord des Martines, il dit avoir trouvé des fragments de haches polies.

Enceintes[modifier | modifier le code]

Il existe une enceinte préhistorique répertoriée par la DRAC au Roc del Jas[1], dans la partie ouest du bord sud du plateau. En fait il y a deux enceintes concentriques partielles qui protègent les côtés nord et est. Les côtés sud et ouest sont protégés naturellement par des parois à pic. Les murs étaient à l'origine très épais et il reste des parties où l'on peut encore voir les pierres posées. Une grotte accessible depuis le sommet était probablement aussi employée. Il s'agit du plus grand site préhistorique facilement visible à Belvézet. L'absence de traces de tuiles romaines suggère une occupation du site antérieure à la présence romaine.

Il y a plusieurs autres enceintes à Belvézet, de nouveau surtout sur la bordure sud du plateau. Beaucoup sont sans doute préhistoriques, mais il est souvent difficile de déterminer l'âge d'une enceinte ou d'un mur. Les techniques de construction en pierre sèche n'ont guère évolué. Parmi celles qui sont considérées comme préhistoriques, Ulysse Dumas cite celle du Roc de Vendème (Vendôme), associée avec une grotte. Il en dit que le mur d'enceinte est recouvert de terre. F. Mazauric dressa en 1907 une liste des enceintes préhistoriques du Languedoc et ajoute celle de La Mouliere à Belvézet, mais sa localisation n'est pas claire (corruption de Molières ?).

Musées[modifier | modifier le code]

Des vestiges archéologiques provenant de Belvézet sont conservés au Muséum d'histoire naturelle de Nîmes, au Musée Paul-Raymond de Pont-Saint-Esprit (fouilles de Paul Raymond) et au Musée d'archéologie nationale de Saint-Germain-en-Laye.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2008 Jean-Louis Galon DVG
mars 2008 mars 2014 Aleth Robin UMP
Les données manquantes sont à compléter. ·

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 253 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
300 304 359 404 498 521 536 551 556
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
546 562 544 511 467 462 470 440 403
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
358 327 304 262 214 244 195 171 149
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
126 109 127 159 149 210 223 218 243
2011 - - - - - - - -
253 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Mairie : Ancienne école des garçons, puis mairie.
  • Ancienne école (actuellement Salle polyvalente) : La cour a été aménagée pour la création de l'Arbousier.
  • Ancien presbytère du XIXe siècle : Le rez-de-chaussée est en location à l'année. Une étude va être réalisée par la municipalité pour l'aménagement de l'étage.
  • Four à pain : L'ancienne municipalité a souhaité l'acquérir en 2008. Ce petit bâtiment ayant perdu toute sa valeur ancienne (il ne reste plus que 4 murs) le nouveau conseil municipal, après réflexions, a décidé de le mettre en vente.
  • Nouvelle église : Construite au XIXe siècle (1879) dans le style en vogue "romano-gothique" en remplacement de l'ancienne jugée trop petite et abîmée. Elle présente

aujourd'hui un état assez critique du point de vue de la toiture et des voûtes.

  • Cimetière : Son état actuel laisse à désirer, vu son manque d'organisation et demande un remaniement profond.
  • Le Castelas : ( IMH 3/08/1998 ) Construit entre 1144 et 1207. Sa tour domine depuis le village et fait partie de son histoire. Selon les Monuments Historiques quelques travaux seraient nécessaires, nettoyage des parcelles entourant le site, coupe des arbres qui en masquent la vue, arasement du haut de la tour en retirant les pierres branlantes du sommet; etc.
  • Vieille église : D'origine romane, son intérêt a été remarqué par les Monuments Historiques : profondeur du cœur, transept, corniches, la façade reconstruite en 1660, présente un rare exemple de portail monumental avec colonnes et arc plein cintre pour un édifice rural du XVIIe siècle. Le beau clocher carré et les décors intérieurs des XVIIème et XVIIIe siècle, demandent selon l'avis des Monuments Historiques, un sauvetage d'urgence tout comme l'encadrement de la porte d'entrée qui menace tout simplement de s'effondrer. ( IMH 3/08/2000 )

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Article connexe : armorial des communes du Gard.
Blason de Belvézet

Les armes de Belvézet se blasonnent ainsi :

De sinople à la fasce losangée d'argent et de gueules[4].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Le nom correct est probablement Roc del Jas ou Roc dau Jas (rocher de la bergerie) mais certaines cartes indiquent Roc d'Orgias. Dans le compois de 1635, conservé en Mairie jusque dans les années 1970 mais maintenant disparu, on lisait nettement Le Rauc d’Orgias.
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  4. Le blason de la commune sur Gaso