Saint-Paul-la-Coste

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Saint-Paul-la-Coste
Le Galeizon.
Le Galeizon.
Blason de Saint-Paul-la-Coste
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Languedoc-Roussillon
Département Gard
Arrondissement Alès
Canton Alès-Ouest
Intercommunalité Alès Agglomération
Maire
Mandat
Claude Chapon
2014-2020
Code postal 30480
Code commune 30291
Démographie
Gentilé Saint-Paulains
Population
municipale
298 hab. (2011)
Densité 16 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 09′ 02″ N 3° 58′ 13″ E / 44.1506, 3.970344° 09′ 02″ Nord 3° 58′ 13″ Est / 44.1506, 3.9703  
Altitude Min. 168 m – Max. 680 m
Superficie 18,95 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Gard

Voir sur la carte administrative du Gard
City locator 14.svg
Saint-Paul-la-Coste

Géolocalisation sur la carte : Gard

Voir sur la carte topographique du Gard
City locator 14.svg
Saint-Paul-la-Coste

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Saint-Paul-la-Coste

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Saint-Paul-la-Coste
Le Galeizon en été.

Saint-Paul-la-Coste est une commune française située dans le département du Gard, en région Languedoc-Roussillon.

Ses habitants sont les Saint-Paulains.

Géographie[modifier | modifier le code]

Adossée aux contreforts des Cévennes, la commune se trouve dans la zone périphérique du Parc National des Cévennes et se singularise par sa foire à la Châtaigne, ses cours d'eau et le pittoresque village de Mandajors.

Commune rurale, jadis agricole, Saint-Paul-la-Coste est située à 300 mètres d'altitude, arrosée par le Galeizon et son affluent la Salandre. Recouverte de chênes verts dans sa partie calcaire, de châtaigniers et de pins dans le schiste

Histoire[modifier | modifier le code]

De magnifiques mas, fermes et hameaux rappellent la place que la commune occupait tant dans l'industrie (vers à soie, minerais) que dans l'agriculture. Commune au passé peu commun, elle fut habitée dès la fin du néolithique. De nombreuses sépultures, ossements, gravures témoignent de la présence de l'homme dans la vallée. Bien plus tard, elle sera au cœur de la Guerre des religions qui opposèrent, au XVIIIe siècle, Protestants et Catholiques. La guerre religieuse qui éclata en 1702 avec l'assassinat de l'Abbé du Chaïla au Pont de Monvert (Lozère) plongea la commune dans une douloureuse période de conflit. En effet, elle était considérée comme un foyer de rébellion mais également une commune d'où l'un des premiers chefs camisards, le dénommé Gédéon Laporte était natif, qui avait participé à l'assassinat de l'Abbé du Chaïla.

Au cours de la Révolution française, la commune porte provisoirement le nom de La Coste-la-Montagne[1].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Saint-Paul-la-Coste Blason D'argent, à une épée basse de gueules posée en barre, accompagnée en chef d'une feuille de mûrier posée en barre et en pointe d'une feuille de châtaignier posée en bande, à un mont de trois copeaux mouvant de la pointe, le tout de sinople.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1888 1904 Victor Laval
1904 1906 Elie Plantier
1906 1912 Victor Laval
1912 1919 Justin Peladan
1919 1925 Jules Fontane
1925 1929 Numa Peladan
1929 1934 Victor Laval
1934 1939 Justin Robert
1943 1944 Victor Laval

Président de la délégation spéciale

1944 1947 Robert Gaston Président du comité local de libération
Maire en 1945
1947 1955 Henri Vieljus
1955 1961 Marcel Plantier
1961 1965 Henri Vieljus
1965 1977 André Laporte SE
1977 2001 Daniel Layris SE
2001 2008 Joseph Rochelemagne SE
mars 2008 en cours Claude Chapon SE
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 298 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
820 640 718 725 795 796 813 828 877
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
868 801 792 742 709 652 646 662 612
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
621 612 586 488 434 383 344 310 281
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
234 184 194 172 193 220 264 298 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • La commune est classée « Réserve de la Biosphère » par l'UNESCO.
  • L'Église (XIIe), le Temple (XVIIIe) et chapelle du château de Mandajors (XIIe) sont au cœur de la Guerre des Camisards qui a enflammé le pays en 1702.
  • Ancienne moulinerie, filature de soie Chambon puis Boudon au Martinet. Elle a été construite sur l'emplacement d'un ancien martinet en 1836. il ne reste que l'aqueduc qui amenait l'eau et des ruines du bâtiment.
  • Dans le col d'Uglas, se trouve au bord de la route la « Fontaine des Dragons » qui fut aménagée au XVIIIe siècle sur ordre de l'intendant du Languedoc afin que les Dragons (soldats du Roi) puissent boire ainsi qu'abreuver leurs chevaux.
  • Moulin troglodyte de Mayelle construit aux environs du début du XIXe siècle ; il était actionné par la traction animale et permettait de traiter olives et grain.
  • Pont de la confrérie construit en pierres sèches à la sortie de l'église ; il remonte à l'époque de l'établissement d'un chemin par les Romains.
  • Signes gravés très anciens, gravures, dolmens.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011