Argelès-sur-Mer

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Argelès-sur-Mer
Image illustrative de l'article Argelès-sur-Mer
Blason de Argelès-sur-Mer
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Languedoc-Roussillon
Département Pyrénées-Orientales
Arrondissement Céret
Canton Argelès-sur-Mer
(chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes des Albères et de la Côte Vermeille
Maire
Mandat
Pierre Aylagas
2008-2014
Code postal 66700
Code commune 66008
Démographie
Gentilé Argelésiens, Argelésiennes
Population
municipale
9 939 hab. (2011)
Densité 169 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 32′ 42″ N 3° 01′ 25″ E / 42.54493, 3.02352 ()42° 32′ 42″ Nord 3° 01′ 25″ Est / 42.54493, 3.02352 ()  
Altitude Min. 0 m – Max. 1 156 m
Superficie 58,67 km2
Localisation

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Liens
Site web http://fr.argeles-sur-mer.com

Argelès-sur-Mer est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Orientales en région Languedoc-Roussillon. Ses habitants sont appelés les Argelésiens[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune d'Argelès-sur-Mer se situe à l'est du canton d'Argelès-sur-Mer et dans l'arrondissement de Céret. Elle a pour communes limitrophes : Elne, Palau-del-Vidre, Saint-André, Sorède, Espolla (Espagne), Banyuls-sur-Mer, et Collioure[2]. On distingue plusieurs quartiers importants : le centre ville, Argelès plage et Argelès port et son prolongement (le Racou)[3].

Situation de la commune (en vert) relativement au département.
Situation de la commune

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes d’Argelès-sur-Mer[4],[5]
Palau-del-Vidre Elne Mer Méditerranée
Saint-André Argelès-sur-Mer[4],[5] Collioure
Sorède Espolla
(Espagne)
Banyuls-sur-Mer

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

Argelès-sur-Mer bénéficie d'un climat méditerranéen. Les hivers sont plutôt doux, et la température peut y atteindre les 15°C malgré les fortes rafales de vents omniprésentes durant cette période de l'année. Les étés sont chauds, la température dépasse souvent les 30°C. Cependant, une fraîcheur est ressentie sur la plaine du Roussillon grâce à la tramontane, vent du Nord-Ouest.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Dans les années 1910-1911, une éphémère ligne de tramway hippomobile à écartement de 0,60 m longue d'environ 4 km a existé sur le territoire de la commune[6].
La ville d'Argelès est reliée à Perpignan par la RD 914, aménagée en route express à deux fois deux voies entre les deux villes.
Pour ce qui est des transports urbains, elle est desservie par plusieurs lignes du réseau départemental (vers Perpignan, Cerbère et Céret)[7].
Enfin, la gare ferroviaire, située sur la ligne littorale, est desservie par plusieurs aller-retours TER par jour ainsi que deux trains directs depuis Paris, un Téoz et un Lunéa.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Argelés-sur-Mer avec Château de Valmy, vue de la Tour de la Massane

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Le village d'Argelès s'est développé dans l'intérieur des terres, sur les berges de la Massane. Argelès-Plage est apparue plus tard le long du littoral.

Logement[modifier | modifier le code]

La ville d'Argelès-sur-Mer compte, en 2009, 14 485 logements. Parmi ceux-ci, 33,8% sont des résidences principales, 61,7% sont des résidences secondaires et 4,4% sont vacants. 62,8% des ménages d'Argelès-sur-Mer sont propriétaires de leur résidence principale[8].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Formes du nom

En catalan, le nom de la commune est Argelers. Inspiré du français, Argelers de la Marenda est aussi utilisé afin de distinguer cette commune des autres Argelès de France[9]. Lluís Basseda recommande d'utiliser Argilers plutôt que Argelers et sinon, Argelers-sobre-mar, traduction plus fidèle que Argelers-de-la-Marenda[10].

La première mention du nom remonte à 879 en tant que Villa de Argilariis. Le nom est ensuite repris au Xe siècle sous les formes Argileria et Villam Argelariam. On rencontre ensuite au XIIe siècle Argilarium et Argelers, puis aux XIIIe et XIVe siècles Argilers et Argillers. Enfin, on trouve au XVIIe siècle Argellés et Argelès[10].

Le , Argelès prend officiellement le nom d'Argelès-sur-Mer[11].

Étymologie

Les armes de la ville d'Argelès datant du XVIIe siècle portent un plant de genêt épineux. Ce symbole fut attribué en se basant sur une étymologie fantaisiste rattachant Argelès au catalan argelaga, terme désignant cette plante. Cette étymologie ne résiste ni à l'analyse linguistique, ni à la comparaison avec les nombreuses localités qui portent des noms identiques ou similaires. Une telle origine aurait plutôt donné Argelaguers, nom présent par ailleurs en Catalogne des deux côtés de la frontière[10].

Plus simplement, le nom renvoie à un lieu ou abonde l'argile, du latin argila suivi du suffixe collectif -arium. La multiplication des carrières d'argile et des tuileries a eu pour cause dès le moyen-âge de faire passer la finale du singulier au pluriel en -aris, donnant Argelers et non Argeler. Preuve de ces activités, il existe encore dans cette localité un quartier dénommé La Teuleria, du latin tegula (tuile) suivi du suffixe -aria[10].

Histoire[modifier | modifier le code]

Origines[modifier | modifier le code]

Sans aller jusqu'à la mythologie qui voudrait qu'Hercule ait fondé Argelès[réf. nécessaire], il est certain que le territoire de la commune était occupé par l'homme dès les temps préhistoriques, la présence de deux dolmens et d'un ossuaire de l'âge des métaux l'atteste.

Antiquité[modifier | modifier le code]

Un sanctuaire gréco-romain a existé au site de La Fajouse, dans les Albères[12].

Moyen âge[modifier | modifier le code]

La ville, après avoir été sous la dépendance directe des comtes du Roussillon, passa entre les mains des rois catalans puis aragonais. Elle fut au centre des affrontements entre les rois de Majorque et ceux d'Aragon, aux XIIIe et XIVe siècles, et, en 1298, un traité de paix y fut signé entre Jaume II de Majorque et Jaume II de Catalogne-Aragon. Le traité ne dura guère, puisque, en 1344, la cité était assiégée par Pere le Cérémonieux, qui finira par assujettir le royaume de Majorque. D'autres épisodes militaires viendront encore troubler le calme de la ville ; ainsi, elle fut assiégée par Louis XI dans la seconde moitié du XVe siècle.

Temps modernes[modifier | modifier le code]

La ville passa dans le Royaume de France à partir de 1659.

Révolution française[modifier | modifier le code]

La commune d'Argelès est créée en 1790. La paroisse de Taxo-d'Avall est rattachée à Argelès.

La ville est assiégée par les troupes espagnoles du général Ricardos en 1793.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Rue de la Fraternité (ou rue Vermeille ?)

En 1939, à la fin de la guerre d'Espagne, des dizaines de milliers de républicains franchirent la frontière et furent enfermés par les autorités françaises au camp de concentration d'Argelès-sur-Mer, situé juste au nord de la plage d'Argelès. Cette situation, qui dura de nombreux mois, est encore bien présente dans l'esprit des habitants d'Argelès et, même s'ils n'en furent pas les responsables, ils conservent la honte d'un épisode tragique de leur histoire[réf. nécessaire]. Ce camp devint durant la Seconde Guerre mondiale un Centre de rassemblement des étrangers avant d'être transformé en septembre 1941 en chantier de jeunesse.

Depuis le début du XXe siècle, la population d'Argelès est en constante augmentation, la ville s'agrandissant entre village et plage et vers la plaine, en respectant le massif des Albères. Le recensement de 1999 montre une impressionnante augmentation de 2000 habitants en 9 ans. Cette croissance est soutenue par le tourisme, la ville d'Argelès accueillant des milliers de touristes sur l'ensemble de son territoire depuis les années 1950.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Signature du maire d'Argelès Paul Pujas en 1815
Liste des maires successifs[13]
Période Identité Étiquette Qualité
1790 1791 Assiscle Bech    
1791 1793 Jean Grando    
1793 1794 Joseph Arman    
1794 1794 Jean Matignon    
1794 1796 Damien Padallé    
1796 1796 Bonaventure Verges    
1796 1798 François-Xavier Boluix    
1798 1799 Joseph Arman    
1799 1800 François-Xavier Boluix    
1800 1813 Marc Surjus    
         
v. 1815  ? Paul Pujas[14]    
         
1953 1981 Gaston Pams Gauche démocratique Sénateur (1959-1981)
1981 1983 Isidore Fourriques MRG ...
1983 mars 2001 Jean Carrère PS Conseiller régional de 1998 à 2004
mars 2001 [15]... Pierre Aylagas PS Maire, conseiller général depuis 1998, vice-président du conseil général

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie ancienne[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : La Pave et Taxo-d'Avall.

La population est exprimée en nombre de feux (f) ou d'habitants (H).

Évolution de la population
1355 1359 1365 1378 1424 1470 1515 1553 1643
189 f 200 f 196 f 161 f 200 f 80 f 69 f 76 f 63 f
1709 1720 1730 1765 1767 1774 1789 1790 -
192 f 200 f 204 f 600 H 1 640 H 204 f 240 f 1 193 H -
(Sources : Jean-Pierre Pélissier, Paroisses et communes de France : dictionnaire d'histoire administrative et démographique, vol. 66 : Pyrénées-Orientales, Paris, CNRS,‎ 1986, 378 p. (ISBN 2-222-03821-9))

Notes :

  • 1355 : dont 6 f pour Torreneules ;
  • 1359 : dont 7 f pour Torreneules ;
  • 1774 : Argelès et les deux Taxous ;
  • 1789 : pour Argelès et Taxo de Vall.

Démographie contemporaine[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 9 939 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
847 1 064 1 173 1 401 1 478 1 964 2 136 2 251 2 325
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 447 2 456 2 537 2 600 2 833 3 134 3 303 3 413 3 307
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 358 2 913 2 837 2 851 2 835 2 966 2 945 2 968 2 907
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
3 659 5 022 5 100 5 723 7 188 9 069 9 869 9 928 10 033
2011 - - - - - - - -
9 939 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[16] puis Insee à partir de 2004[17])
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Foires et marchés[18]
  • Marché : samedis ;
  • Fête patronale : 27 septembre ;
  • Foire : 1er janvier.
Événements

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2010, le revenu fiscal médian par ménage était de 24 142 €[19]. En 2011, ce revenu est de 24 759 €[20].

Emploi[modifier | modifier le code]

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Monuments et lieux touristiques[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Dolmens :

Églises :

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Réserve naturelle nationale du Mas Larrieu ou bocal du Tech

Le site du Racou[modifier | modifier le code]

Le site du Racou (en catalan : El Racó, provenant du préfixe re- et du latin Cuneus, « coin »[22]), situé sur la commune d'Argelès-sur-Mer, est un site naturel appartenant au Conservatoire du littoral et des rivages Lacustres. Le Racou est d'une valeur écologique notable, avec la présence de deux espèces protégées: la Passerine hérissée et l'Armérie du Roussillon, ainsi que plusieurs habitats naturels d'intérêt communautaire. Les paysages de ce site sont remarquables et diversifiés, avec des vues sur les falaises du littoral, des ambiances de sous-bois (Bois de Valmarie), un maquis.

Vallée de la Massane[modifier | modifier le code]

La Cova de la Tortuga est un petit abri granitique se situant près du hameau de La Pave. Des fouilles archéologiques ont été réalisées en 1958 et 1959 par Roger Gruau et une partie du mobilier est actuellement en exposition à la Maison du Patrimoine Françoise-Claustre à Céret. Cette grotte fait partie de la Route des tortues en Catalogne.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes d'Argelès-sur-Mer

Les armes peuvent se blasonner ainsi :

D'argent à un argelac (ajonc épineux) de sinople fleuri de sept pièces d'or, accompagné de trois fleurs de lys d'azur, deux aux flancs et une en pointe, à la champagne aussi de sinople.

Galerie[modifier | modifier le code]


Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.habitants.fr
  2. http://www.geoportail.fr
  3. http://maps.google.fr/maps?hl=fr&ll=42.553902,3.03154&spn=0.034395,0.084543&vpsrc=0&t=h&z=14
  4. Carte IGN sous Géoportail
  5. Institut cartographique de Catalogne, « Visualisateur cartographique Vissir » (consulté le 24 août 2013)
  6. René Courant, Le temps des tramways, Cabri,‎ 1982, p. 11
  7. Conseil Général des Pyrénées-Orientales, « Le bus à 1 euro », sur www.cg66.fr (consulté le 3 juillet 2010)
  8. Insee, résumé statistique pour la commune d'Argelès-sur-Mer
  9. (ca)(fr)Institut d’Estudis Catalans, Université de Perpignan, Nomenclàtor toponímic de la Catalunya del Nord, Barcelone,‎ 2007 (lire en ligne)
  10. a, b, c et d Lluís Basseda, Toponymie historique de Catalunya Nord, t. 1, Prades, Revista Terra Nostra,‎ 1990, 796 p.
  11. Jean-Pierre Pélissier, Paroisses et communes de France : dictionnaire d'histoire administrative et démographique, vol. 66 : Pyrénées-Orientales, Paris, CNRS,‎ 1986, 378 p. (ISBN 2-222-03821-9)
  12. L'Indépendant, 7 août 2013, Les vestiges d'un sanctuaire gréco-romain mis au jour dans les Albères
  13. bislyjp.cpm, Marc Surjus : premier grand maire d'Argelès, maires de 1790 à 1813.
  14. Fabricio Cardenas, Vieux papiers des Pyrénées-Orientales, Argelès, 11 juin 1815, 12 janvier 2014]
  15. réélu en 2008 : Préfecture des Pyrénées-Orientales, Liste des maires élus en 2008, consultée le 22 juillet 2010
  16. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  17. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  18. Michel de La Torre, Pyrénées-Orientales : Le guide complet de ses 224 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, coll. « Villes et villages de France »,‎ 1990 (ISBN 2-7399-5066-7)
  19. « Fichier RFDM2010COM : Revenus fiscaux localisés des ménages - Année 2010 », sur le site de l'Insee (consulté le 1er février 2013).
  20. « Fichier RFDM2011COM : Revenus fiscaux localisés des ménages - Année 2011 », sur le site de l'Insee (consulté le 14 août 2013).
  21. http://fr.argeles-sur-mer.com/articles-tourisme-3/44-28-centre-interpretation-albera/
  22. Lluís Basseda, Toponymie historique de Catalunya Nord, t. 1, Prades, Revista Terra Nostra,‎ 1990, 796 p., p. 310