Argelès-sur-Mer

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Argelès-sur-Mer
Image illustrative de l'article Argelès-sur-Mer
Blason de Argelès-sur-Mer
Blason
Administration
Pays Drapeau de France France
Région Languedoc-Roussillon
Département Pyrénées-Orientales
Arrondissement Céret
Canton Argelès-sur-Mer
(chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes des Albères
Maire
Mandat
Pierre Aylagas
2008-2014
Code postal 66700
Code commune 66008
Démographie
Gentilé Argelésiens, Argelésiennes
Population
municipale
9 978 hab. (2010)
Densité 170 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 32′ 42″ N 3° 01′ 25″ E / 42.54493, 3.0235242° 32′ 42″ Nord
       3° 01′ 25″ Est
/ 42.54493, 3.02352
  
Altitude Min. 0 m — Max. 1 156 m
Superficie 58,67 km2
Localisation

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Liens
Site web http://fr.argeles-sur-mer.com

Argelès-sur-Mer est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Orientales et la région Languedoc-Roussillon. Ses habitants sont appelés les Argelésiens[1].

Sommaire

Géographie [modifier]

Localisation [modifier]

Situation de la commune (en vert) relativement au département.

Célèbre station balnéaire située sur la côte sablonneuse, Argelès a pour communes limitrophes : Elne, Palau-del-Vidre, Saint-André, Sorède, Espolla (Espagne), Banyuls-sur-Mer, et Collioure[2]. On distingue plusieurs quartiers importants : le centre ville, Argelès plage et Argelès port et son prolongement (le Racou)[3].

Géologie et relief [modifier]

Hydrographie [modifier]

Climat [modifier]

Argelès-sur-Mer bénéficie d'un climat méditerranéen. Les hivers sont plutôt doux, et la température peut y atteindre les 15°C malgré les fortes rafales de vents omniprésentes durant cette période de l'année. Les étés sont chauds, la température dépasse souvent les 30°C. Cependant, une fraîcheur est ressentie sur la plaine du Roussillon grâce à la tramontane, vent du Nord-Ouest.

Voies de communication et transports [modifier]

Dans les années 1910-1911, une éphémère ligne de tramway hippomobile à écartement de 0,60 m longue d'environ 4 km a existé sur le territoire de la commune[4].
La ville d'Argelès est reliée à Perpignan par la RD 914, aménagée en route express à deux fois deux voies entre les deux villes.
Pour ce qui est des transports urbains, elle est desservie par plusieurs lignes du réseau départemental (vers Perpignan, Cerbère et Céret)[5].
Enfin, la gare ferroviaire, située sur la ligne littorale, est desservie par plusieurs aller-retours TER par jour ainsi que deux trains directs depuis Paris, un Téoz et un Lunéa.

Toponymie [modifier]

En catalan, le nom de la commune est Argelers. Sur le calque du français, Argelers de la Marenda est aussi utilisé depuis quelques années afin de distinguer cette commune des autres Argelès de France[6].

Historiquement, la première mention remonte à 879 en tant que « Villa de Argilariis ». Le nom est ensuite repris au Xe siècle sous les formes « Argelarium, Argelaria, Argileria ». Comme les choses ne sont jamais simples, il existe deux explications possibles pour ce nom :

  • un lieu planté de genêts épineux (en catalan argelac ou argelaga). Cette étymologie, qui apparaît dans les armoiries de la ville, ne résiste ni à l'analyse linguistique, ni à la comparaison avec les nombreuses localités qui portent des noms identiques ou similaires.
  • un ruisseau aux rives argileuses. Les origines latines pourraient être soit "argillarum rivus" = "le ruisseau des argiles", soit "argilla ripa" = "à la rive en argile" , soit "argilla ripis" = "aux rives en argile". Les mots latins employés sont argilla = "argile", "rivus" = "ruisseau" et "ripa" = "rive". Par nature, c'est évidemment le nom d'un lieu-dit qui a précédé l'existence du village à son endroit. Or, il est fort probable qu'Argelès ait commencé à côté d'un gué sur la Massane, gué très important par son trafic ; il s'agissait du gué où devaient converger deux voies : d'une part, la Via Domitia côtière, voie venant d'Elne (en gros à l'emplacement de l'actuelle Avenue Charlemagne) ; d'autre part, la voie venant du gué de Nidolères sur laquelle se sont créés vers l'an 800 Saint-Genis et Saint-André. Si on trace sur la carte une droite depuis la rive droite face à Nidolères à ce gué Massane-Charlemagne, cette droite passe sous des voies droites actuelles traversant St Genis et St-André. Cette seconde voie devait être aussi de première importance, car les chariots plein de fer à exporter venant du Vallespir, et des Aspres convergeaient probablement au gué de Nidolères, puis empruntaient ensuite cette voie pour aller au port de Collioure. Les chariots lourds devaient être très gênés par l'argile des rives tant qu'elles n'ont pas été bien équipées pour ne pas être glissantes.

Le 23 mai 1840, Argelès prend officiellement le nom d'Argelès-sur-Mer[7].

Histoire [modifier]

Origines [modifier]

Sans aller jusqu'à la mythologie qui voudrait qu'Hercule ait fondé Argelès[réf. nécessaire], il est certain que le territoire de la commune était occupé par l'homme dès les temps préhistoriques, la présence de deux dolmens et d'un ossuaire de l'âge des métaux l'atteste.

Périodes pré-catalane et catalane [modifier]

La ville, après avoir été sous la dépendance directe des comtes du Roussillon, passa entre les mains des rois catalans puis aragonais. Elle fut au centre des affrontements entre les rois de Majorque et ceux d'Aragon, aux XIIIe et XIVe siècles, et, en 1298, un traité de paix y fut signé entre Jaume II de Majorque et Jaume II de Catalogne-Aragon. Le traité ne dura guère, puisque, en 1344, la cité était assiégée par Pere le Cérémonieux, qui finira par assujettir le royaume de Majorque. D'autres épisodes militaires viendront encore troubler le calme de la ville ; ainsi, elle fut assiégée par Louis XI dans la seconde moitié du XVe siècle.

Temps modernes [modifier]

La ville passa dans le Royaume de France à partir de 1659.

Révolution française [modifier]

La commune d'Argelès est créée en 1790. La paroisse de Taxo-d'Avall est rattachée à Argelès.

La ville est assiégée par les troupes espagnoles du général Ricardos en 1793.

Époque contemporaine [modifier]

Rue de la Fraternité (ou rue Vermeille ?)

En 1939, à la fin de la guerre d'Espagne, des dizaines de milliers de républicains franchirent la frontière et furent enfermés par les autorités françaises au camp de concentration d'Argelès-sur-Mer, situé juste au nord de la plage d'Argelès. Cette situation, qui dura de nombreux mois, est encore bien présente dans l'esprit des habitants d'Argelès et, même s'ils n'en furent pas les responsables, ils conservent la honte d'un épisode tragique de leur histoire[réf. nécessaire]. Ce camp devint durant la Seconde Guerre mondiale un Centre de rassemblement des étrangers avant d'être transformé en septembre 1941 en chantier de jeunesse.

Depuis le début du XXe siècle, la population d'Argelès est en constante augmentation, la ville s'agrandissant entre village et plage et vers la plaine, en respectant le massif des Albères. Le recensement de 1999 montre une impressionnante augmentation de 2000 habitants en 9 ans. Cette croissance est soutenue par le tourisme, la ville d'Argelès accueillant des milliers de touristes sur l'ensemble de son territoire depuis les années 1950.

Politique et administration [modifier]

Administration municipale [modifier]

Liste des maires [modifier]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1953 1981 Gaston Pams Gauche démocratique Sénateur (1959-1981)
1981 1983 Isidore Fourriques MRG ...
1983 mars 2001 Jean Carrère PS Conseiller régional de 1998 à 2004
mars 2001 [8]... Pierre Aylagas PS Maire, conseiller général depuis 1998, vice-président du conseil général

Politique environnementale [modifier]

Jumelages [modifier]

Population et société [modifier]

Démographie ancienne [modifier]

La population est exprimée en nombre de feux (f) ou d'habitants (H).

Évolution de la population
1355 1359 1365 1378 1424 1470 1515 1553 1643
189 f 200 f 196 f 161 f 200 f 80 f 69 f 76 f 63 f
1709 1720 1730 1765 1767 1774 1789 1790 -
192 f 200 f 204 f 600 H 1 640 H 204 f 240 f 1 193 H -
(Sources : Jean-Pierre Pélissier, Paroisses et communes de France : Pyrénées-Orientales, Paris, CNRS, 1986, 378 p. (ISBN 2222038219) )


Notes :

  • 1355 : dont 6 f pour Torreneules ;
  • 1359 : dont 7 f pour Torreneules ;
  • 1774 : Argelès et les deux Taxous ;
  • 1789 : pour Argelès et Taxo de Vall.

Démographie contemporaine [modifier]

En 2010, la commune comptait 9 978 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
847 1 064 1 173 1 401 1 478 1 964 2 136 2 251 2 325
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 447 2 456 2 537 2 600 2 833 3 134 3 303 3 413 3 307
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 358 2 913 2 837 2 851 2 835 2 966 2 945 2 968 2 907
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2009 2010
3 659 5 022 5 100 5 723 7 188 9 069 9 928 10 033 9 978
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1962[9] puis Insee à partir de 1968[10].)

Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement [modifier]

Manifestations culturelles et festivités [modifier]

Santé [modifier]

Sports [modifier]

Économie [modifier]

Revenus de la population et fiscalité [modifier]

En 2010, le revenu fiscal médian par ménage était de 24 142 €[11].

Emploi [modifier]

Entreprises et commerces [modifier]

Culture locale et patrimoine [modifier]

Monuments et lieux touristiques [modifier]

Patrimoine religieux [modifier]

Dolmens :

Églises :

Patrimoine civil [modifier]

  • Les remparts
  • Le château de Valmy
  • Le château de Pujols
  • Le château de Taxo d'Avall et la chapelle vicomtale
  • Saint-Ferréol-de-la-Pave
  • La Tour de la Massane
  • La Casa de l'Albera, maison du patrimoine présentant les richesses du massif de l'Albera [12]

Patrimoine naturel [modifier]

Réserve naturelle du Mas Larrieu ou bocal du Tech

Le site du Racou [modifier]

Le site du Racou (El Racó), situé sur la commune d'Argelès-sur-Mer, est un site naturel appartenant au Conservatoire du littoral et des rivages Lacustres. Le Racou est d'une valeur écologique notable, avec la présence de deux espèces protégées: la Passerine hérissée et l'Armérie du Roussillon, ainsi que plusieurs habitats naturels d'intérêt communautaire. Les paysages de ce site sont remarquables et diversifiés, avec des vues sur les falaises du littoral, des ambiances de sous-bois (Bois de Valmarie), un maquis.

Personnalités liées à la commune [modifier]

Héraldique [modifier]

Armes d'Argelès-sur-Mer

Les armes peuvent se blasonner ainsi :

D'argent à un argelac (ajonc épineux) de sinople fleuri de sept pièces d'or, accompagné de trois fleurs de lys d'azur, deux aux flancs et une en pointe, à la champagne aussi de sinople.

Galerie [modifier]



Voir aussi [modifier]

Articles connexes [modifier]

Liens externes [modifier]

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Notes et références [modifier]

Notes [modifier]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références [modifier]

  1. http://www.habitants.fr
  2. http://www.geoportail.fr
  3. http://maps.google.fr/maps?hl=fr&ll=42.553902,3.03154&spn=0.034395,0.084543&vpsrc=0&t=h&z=14
  4. René Courant, Le temps des tramways, Cabri, 1982, p. 11 
  5. Conseil Général des Pyrénées-Orientales, « Le bus à 1 euro », sur www.cg66.fr. Consulté le 3 juillet 2010
  6. (ca)(fr)Institut d’Estudis Catalans, Université de Perpignan, Nomenclàtor toponímic de la Catalunya del Nord, Barcelone, 2007 [lire en ligne] 
  7. Jean-Pierre Pélissier, Paroisses et communes de France : Pyrénées-Orientales, Paris, CNRS, 1986, 378 p. (ISBN 2222038219) 
  8. réélu en 2008 : Préfecture des Pyrénées-Orientales, Liste des maires élus en 2008, consultée le 22 juillet 2010
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
  11. Fichier RFDM2010COM : Revenus fiscaux localisés des ménages - Année 2010, sur le site de l'Insee. Consulté le 1er février 2013.
  12. http://fr.argeles-sur-mer.com/articles-tourisme-3/44-28-centre-interpretation-albera/