Style néo-roman

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Exemple de style roman richardsonien, le palais de justice du comté de Bexar à San Antonio au Texas.

Le style néo-roman était un style en vogue à la fin du XIXe siècle inspiré par le style architectural roman des XIe et XIIe siècles. Les caractéristiques distinctives les plus couramment employées dans les bâtiments néo-romans étaient les voûtes en berceau, les fenêtres en arc plein cintre et les bandeaux. À la différence du style roman classique, cet « éclectisme » roman avait tendance à aller vers des arches et des fenêtres simplifiées par rapport à leurs modèles historiques.

États-Unis[modifier | modifier le code]

Ce style fut couramment employé aux États-Unis à la fin du XIXe siècle et du début du XXe siècle pour l'architecture des palais de justice et des campus universitaires. Dans ce dernier cas, l'exemple le plus connu étant est sans doute l'Université de Californie.
Le style néo-roman fut aussi largement employé pour construire des églises, mais aussi parfois pour des synagogues, dont l'exemple le plus remarquable est sans doute la synagogue de la Congrégation Emanu-El de New York sur la cinquième Avenue, datant de 1929.

De loin Henry Hobson Richardson est l'architecte américain le plus important et le plus influent ayant développé un style propre inspiré librement de l'architecture romane. Aux États-Unis on appelle même « roman richardsonien » le style dérivé d'exemples établis par lui.

Royaume-Uni[modifier | modifier le code]

Au Royaume-Uni, le style néo-roman rentra dans le cadre de ce que nous appelons aujourd'hui l'Architecture victorienne. Le bâtiment du Musée d'histoire naturelle de Londres dut à Alfred Waterhouse, construit de 1873 à 1880, sera l'un des exemples les plus significatifs.

France[modifier | modifier le code]

En France, c'est Eugène Viollet-le-Duc qui, à la suite de la publication de son Dictionnaire, lance un mouvement durable en faveur du vocabulaire de formes médiéval. Grâce à sa connaissance des styles médiévaux, il exerce d'abord dans la restauration (basilique Sainte-Marie-Madeleine de Vézelay, basilique Saint-Sernin de Toulouse), qui va souvent jusqu'à la re-création de modèles qui n'ont pas existé, avant de susciter de nombreux continuateurs. L'un des exemples de ce style est le musée Dobrée à Nantes, construit à partir de 1862 pour abriter les collections d'art de Thomas Dobrée (1810-1895). Une multitude d'églises sont construites sur des modèles romans plus ou moins interprétés, dont un style romano-byzantin qui connaîtra un grand succès (Basilique du Sacré-Cœur de Montmartre, à Paris, par Paul Abadie, qui a participé à la restauration de Saint-Sernin). On peut citer l'église Saint-Denys d'Argenteuil (1862-65), l'église Notre-Dame de l'Assomption à Villefranche-du-Périgord par Paul Abadie (1864-69), ainsi que plusieurs monuments de Metz (la poste centrale, la gare (1905-08), le Temple Neuf (1901-1904)). À Carling, l’église catholique Saint-Gérard Majella, de style néo-roman ottonien est construite de 1906 à 1908 sous la direction de l’architecte Klein.

Au XXe siècle, on peut aussi citer l'église Saint Melaine, bâtie dans les années 1950, par le chanoine Alphonse Thommerot, à Rieux (Morbihan), dans une des variantes du style néo-roman breton.

Galerie photos[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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