Pic Saint-Loup

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Saint-Loup.
Pic Saint-Loup
Le pic Saint-Loup en hiver
Le pic Saint-Loup en hiver
Géographie
Altitude 658 m
Massif Massif central
Coordonnées 43° 46′ 43″ N 3° 48′ 41″ E / 43.77861, 3.8113943° 46′ 43″ Nord 3° 48′ 41″ Est / 43.77861, 3.81139  
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Languedoc-Roussillon
Département Hérault
Ascension
Première Préhistoire
Voie la plus facile À pied par le GR 60

Géolocalisation sur la carte : Hérault

(Voir situation sur carte : Hérault)
Pic Saint-Loup

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Pic Saint-Loup

Le pic Saint-Loup est une montagne du Languedoc-Roussillon située à la limite des communes de Valflaunès et Cazevieille, dans le département de l'Hérault.

Situé à environ 20 km au nord de Montpellier, le pic est visible d'une grande partie du département de l'Hérault, du littoral ainsi que du Gard, d'où son profil évoque une pointe s'élançant vers le ciel. C'est l'un des plus beaux sites naturels et de randonnée de la région des garrigues, avant-poste des Cévennes. La montagne est d'ailleurs considérée comme la « Sainte-Victoire » du Languedoc. Elle forme, avec la montagne de l'Hortus qui lui fait face au nord, un site naturel protégé et héberge un certain nombre de rapaces.

Du haut de sa crête acérée, le pic Saint-Loup tient tête aux éléments. Une grande croix de fer y est dressée, un poste d'observation ainsi que la chapelle d'un ancien ermitage.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le pic Saint-Loup tient son nom d'une légende d'amour médiévale. Trois frères, Loup, Guiral et Clair, tous amoureux de la belle Bertrade, partirent en croisade sans savoir lequel d'entre eux elle choisirait comme époux.

Au retour de Terre sainte, la bien-aimée avait trépassé. Désespérés, ils décidèrent de vivre en ermites au sommet de trois pitons voisins. Celui sur lequel vivait Guiral devint le mont Saint-Guiral. Il est situé près du mont Aigoual et son dôme granitique culmine à 1 366 mètres. Celui sur lequel vivait Clair fut nommé le mont Saint-Clair (175 mètres, c'est à ses pieds qu'est bâtie la ville de Sète). Installé sur le pic auquel il donnera son nom, Thieri Loup mourut le dernier. Comme ses deux frères, il avait allumé tous les 19 mars de sa vie un feu en la mémoire de sa bien aimée.

Géographie[modifier | modifier le code]

Topographie[modifier | modifier le code]

Le pic Saint-Loup et la montagne d'Hortus vus depuis le Mas de Bouis en Saint-Martin-de-Londres
Le pic Saint-Loup vu depuis la côte (vue de Maguelone)

Le pic Saint-Loup s'étire sur 6 kilomètres entre les villages de Cazevieille et de Saint-Mathieu-de-Tréviers, dans le département de l'Hérault. Il se trouve sur les communes de Cazevieille, Mas-de-Londres, Saint-Jean-de-Cuculles, Saint-Mathieu-de-Tréviers et Valflaunès. Le sommet culmine à 658 m d'altitude et domine les alentours de Montpellier. Le pic Saint-Loup est visible depuis la mer.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Les principaux ruisseaux qui tirent leur source du pic Saint-Loup sont le Terrieu qui naît du col de Fambetou, le Patus qui traverse le plateau du Mas de Londres et le Yorgues qui naît dans la combe de Mortiès. Au nord du massif, on trouve une retenue artificielle, le lac de la Jasse.

Géologie[modifier | modifier le code]

Constitué de calcaire du Jurassique, le pic offre un spectacle saisissant avec son double miniature, la montagne de l'Hortus, située juste en face.

La pierre du pic Saint-Loup s'est formée par l'accumulation de sédiments marins, qui au fil du temps, ont atteint une très grande épaisseur[1].

Températures et pressions ont modifié la nature des dépôts pour donner cette roche blanche que les mouvements des plaques tectoniques ont dressé vers le ciel. Certains endroits sont très riches en fossiles (ammonites pyriteuses prises dans des marnes bleues).

Climat[modifier | modifier le code]

La trop faible hauteur de la montagne et sa position à seulement 30 km des côtes méditerranéennes ne permettent pas un enneigement régulier. Toutefois, sa position de « sentinelle avancée des Cévennes » influe sur les courbes de précipitations. Ainsi, au niveau de la montagne et de ses abords, il tombe en moyenne 1 000 à 1 200 mm/an.

Flore et faune[modifier | modifier le code]

La végétation de type méditerranéen qui s'accroche péniblement sur ses pentes abruptes, essentiellement composée de taillis de chênes verts, est brûlée l'été par le soleil, lessivée copieusement lors des violents orages d'automne et balayée par les vents violents et froids du nord en hiver.

Panorama[modifier | modifier le code]

Vue de l'Hortus depuis le sommet du pic Saint-Loup.

Du sommet, la vue s'étend sur la haute falaise de l'Hortus en face et l'ancien château féodal de Vivioures. L'ancien étang et la plaine de Saint-Martin-de-Londres qui abrite le centre de vol à voile et plus loin, les Cévennes et le mont Aigoual, ainsi que les grands causses bordés, notamment, par la montagne de la Séranne et le mont Saint-Baudille. Toute la plaine littorale, Montpellier et le golfe du Lion peuvent être détaillés facilement par temps clair ainsi que le mont Ventoux. La face Nord du pic Saint Loup, très abrupte, fait le bonheur des pilotes de planeurs qui profitent de vents verticaux ascendants.

Monuments[modifier | modifier le code]

Le château de Montferrand se dresse depuis 1108 sur la crête est du pic Saint-Loup, à l'emplacement d'un ancien castel romain. Il est accessible à pied grâce à un sentier qui grimpe à flanc de colline (45 minutes environ depuis le parking à Saint-Mathieu-de-Tréviers). Aujourd'hui en ruine, le château présente des vestiges de murs et de tours. Les caves voûtées sont accessibles et assez bien conservées. Les abords du château de Montferrand sont assez dangereux : le côté Nord est une falaise vertigineuse et quelques trous béants donnent directement dans les citernes du château… 3 mètres plus bas.

Activités[modifier | modifier le code]

Agriculture et productions[modifier | modifier le code]

Les vins du pic Saint-Loup, sans bénéficier d'une AOC spécifique, sont parmi les plus réputés du Vignoble du Languedoc-Roussillon. Il s'agit du terroir « Pic Saint-Loup » dans l'appellation Coteaux du Languedoc.

Protection environnementale[modifier | modifier le code]

Sites Natura 2000[modifier | modifier le code]

Le pic Saint-Loup est concerné par le site d'intérêt communautaire FR9101389 « Pic Saint-Loup », proposé en février 2005 pour intégrer le Réseau Natura 2000 au titre de la directive habitat, faune, flore.

De plus, il fait partie de la zone de protection spéciale FR9112004 « Hautes Garrigues du Montpelliérais », proposée en octobre 2003 pour intégrer le Réseau Natura 2000 au titre de la directive oiseaux. Les objectifs de préservation concernent les oiseaux et leurs habitats.

L'animation de ces deux sites Natura 2000 est assurée par la Communauté de communes du Grand Pic Saint Loup.

Tourisme[modifier | modifier le code]

Sport[modifier | modifier le code]

Culture[modifier | modifier le code]

Les garrigues du pic Saint-Loup (Hérault) », Eugène Castenau, 1859, huile sur toile (Musée Fabre, Montpellier)

Le pic Saint-Loup a été peint par de nombreux peintres parmi lesquels Eugène Castelnau et Vincent Bioulès.

Le pic Saint-Loup apparaît dans un film intitulé 36 vues du pic Saint-Loup qui est sorti le 9 septembre 2009. Réalisé par Jacques Rivette, cette comédie franco-italienne a été tournée à la fin de l'été 2008 en Italie et dans les environs de la montagne. Le film suit l'histoire d'un cirque après la mort de son propriétaire et fondateur.

Pic Saint-Loup est aussi le nom du personnage de Gérard Jugnot dans son film Rose et Noir sorti le 14 octobre 2009.

En 2009 l'humoriste Rémi Gaillard y a organisé une fausse arrivée d'une étape du Tour de France. Des cyclistes amateurs y étaient accueillis en vainqueurs par une foule de spectateurs en délire.

Annexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • D. Caumont, « Un géant des garrigues : le Pic Saint-Loup », Gazette Économique et Culturelle du Languedoc, n° 1325, 2007.
  • D. Caumont, « Le pic Saint-Loup : virtuosité des strates », Gazette Économique et Culturelle du Languedoc, n° 1329, 2007.
  • M. Mattauer : « Palimpsestes géologiques déchiffrés », Pour la Science, no 325, p. 56-61, novembre 2004. (aussi en version [PDF])
  • Jean-Claude Bousquet, Découverte géologique : les plus beaux sites de l'Hérault, Prades-le-Lez, Éd. Écologistes de l'Euzière,‎ 2008, 160 p. (ISBN 9782906128248)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]