Gardon (rivière)

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43° 51′ 06″ N 4° 36′ 54″ E / 43.85167, 4.615

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Gardon ou Gard
Le Gardon au Pont du Gard.
Le Gardon au Pont du Gard.
Caractéristiques
Longueur 127,3 km [1]
Bassin 1 999 km2 [1]
Bassin collecteur le Rhône
Débit moyen 32,7 m3/s (Sanilhac-Sagriès) [2]
Régime pluvial cévenol
Cours
Source Prat Reboubalès (1 082 m)
· Localisation Saint-Martin-de-Lansuscle
· Altitude 1 050 m
· Coordonnées 44° 14′ 46″ N 3° 43′ 51″ E / 44.2461, 3.7307 (Source - Gardon ou Gard)  
Confluence des sources avec le gardon d'Alès
· Localisation entre Cassagnoles et Vézénobres
· Altitude 92 m
· Coordonnées 44° 01′ 58″ N 4° 07′ 57″ E / 44.03278, 4.1325 (Source confluence - Gardon ou Gard)  
Confluence le Rhône
· Localisation Vallabrègues
· Altitude 6 m
· Coordonnées 43° 50′ 20″ N 4° 37′ 25″ E / 43.8388, 4.6236 (Confluence - Gardon ou Gard)  
Géographie
Principaux affluents
· Rive gauche Gardon d'Alès, Droude, Bourdic, Alzon
· Rive droite Gardon d'Anduze
Pays traversés Drapeau de la France France
Départements Lozère et Gard
Cantons Saint-Germain-de-Calberte, Saint-Jean-du-Gard, Lasalle, Anduze, Lédignan, Vézénobres, Saint-Chaptes, Marguerittes, Uzès, Remoulins, Aramon, Beaucaire
Régions traversées Languedoc-Roussillon
Principales villes Saint-Jean-du-Gard, Anduze, Poulx, Remoulins

Sources : SANDRE, Géoportail, Banque Hydro

Le Gardon ou Gard est une rivière du sud-est de la France, située dans les départements du Gard et de la Lozère, dans la région Languedoc-Roussillon. Il prend sa source dans les hautes Cévennes. C'est un affluent droit du Rhône, dans lequel il se jette après un parcours de 127 km[1]. La terminologie Gard, qui donne son nom au département homonyme, est aujourd'hui moins fréquente quoique toujours usitée.

Géographie[modifier | modifier le code]

Cours de la rivière[modifier | modifier le code]

Le terme « Gardon » associé au nom d'une ville ou village est utilisé de façon générique pour la plupart des affluents de ce cours d'eau. Il est donc difficile d'établir quelle rivière est l'affluent de l'autre puisque presque toutes sont appelées « Gardon. » Au fur et à mesure qu'on remonte le cours d'eau, chaque embranchement (si les deux rivières sont d'importance égale) génère deux gardons, ainsi de suite.

Néanmoins, pour les besoins de sa classification, le service d’administration nationale des données et référentiels sur l’eau (SANDRE) considère que la rivière principale est le Gardon qui prend sa source à Saint-Martin-de-Lansuscle, près du Prat Reboubalès (1 082 m), à 1 050 m d'altitude[3].

Dans l'acception locale courante, le Gardon au sens strict débute au confluent des deux affluents principaux : le Gardon d'Alès et le Gardon d'Anduze. Le point de confluence se situe en amont de la commune de Ners, entre les deux communes de Cassagnoles et Vézénobres, à 90 m d'altitude[4] où elle prend enfin le nom de Gard.

La rivière est navigable en canoë-kayak sur environ 70 km (classe II) et de classe I les parties de Russan au Pont du Gard (30 km). Elle est franchie par le pont du Gard, pont-aqueduc romain du Ier siècle[5].

Elle conflue en rive droite du Rhône à 6 mètres d'altitude, sur la commune de Vallabrègues[6].

Communes et cantons traversés[modifier | modifier le code]

Dans les deux départements de Lozère et du Gard, le Gardon “officiel” traverse ou borde quarante-deux (42) communes[1],[notes 1],[7] et douze cantons :

Soit en termes de cantons, le Gardon prend source dans le canton de Saint-Germain-de-Calberte, traverse les canton de Saint-Jean-du-Gard, canton de Lasalle, canton d'Anduze, canton de Lédignan, canton de Vézénobres, canton de Saint-Chaptes, canton de Marguerittes, canton d'Uzès, canton de Remoulins, canton d'Aramon, et conflue sur le canton de Beaucaire.

Branches et affluents[modifier | modifier le code]

Le Gardon a soixante-trois (63) affluents référencés[1]dont les principaux sont :

Hydrologie[modifier | modifier le code]

Bassin versant[modifier | modifier le code]

Le niveau des crues du Gardon d'Anduze (à la bambouseraie de Prafrance)

Les 37 communes[7] traversées par le Gardon donnent pour 45 967 habitants, une superficie de plus de 585 km2, avec une densité de 78,5 hab/km2 et à 137 m d'altitude moyenne[7].

Le Gardon traverse 10 zones hydrographiques : Le Gard du Gardon de Saint Jean au Gardon d'Alès (V714), Le Gard du Gardon d'Alès à la Droude incluse (V716), Le Gard de la Droude au Bourdic inclus (V717), Le Gard du Bourdic à l'Alzon inclus (V718), Le Gard de l'Alzon au Rhône (V719), Le Gardon de Saint Jean (V713), Le Gardon de Sainte Croix (V711), Le Gard de sa source au Gardon de Sainte Croix (V710), Le Gardon d'Alès (V715), Le Gard du Gardon de Sainte Croix au Gardon de Saint Jean (V712) totalisant 1 999 km2[1].

Débits[modifier | modifier le code]

Le débit moyen interannuel du Gardon a été observé et calculé sur une période de 14 ans à Sanilhac-Sagriès. Il se monte à 32,7 m3/s pour une surface de bassin de 1 580 km2, soit près de 72 % de son bassin versant (2 200 km2[réf. nécessaire]). Pour la crue majeure du 9 septembre 2002, la fourchette du débit estimée à Remoulins serait de 5 000 à 7 000 m3/s.

La rivière présente des fluctuations saisonnières de débit typiques du régime cévenol, avec des hautes eaux d'automne et d'hiver à double sommet. Le premier sommet, en octobre résulte des pluies d'automne et affiche un débit mensuel moyen de 50 m3/s. Il est suivi d'une chute légère à 35,7 m3/s en novembre-décembre, puis d'un nouveau sommet allant de 62 à 71 m3/s en janvier-février (avec un maximum en janvier). Il s'ensuit une baisse progressive des débits, se terminant en une période d'étiage parfois sévère en juillet-août, avec une baisse du débit moyen mensuel jusqu'au niveau de 4,53 m3/s au mois de juillet (voir note [2] ).

Débit moyen mensuel (en m3/s)
Station hydrologique : Sanilhac-Sagriès
(données calculées sur 53 ans)

Le VCN3 du Gardon peut chuter jusque 1,3 m3/s, en cas de période quinquennale sèche. Comme la plupart des cours d'eau d'Europe occidentale et notamment sur le pourtour méditerranéen, le Gardon a été très affecté par la sécheresse consécutive à la canicule de l'été 2003.

Quant aux crues, elles peuvent être extrêmement importantes, comme celles de 1958 et de septembre 2002. Elles sont connues localement sous le nom de gardonnades et se produisent généralement suite aux orages cévenols, à l'instar de l'Ardèche et du Vidourle voisins.

Les valeurs du débit instantané maximal ou QIX sont les suivantes:

  • QIX 2 : 1 500 m3/s ;
  • QIX 5 : 2 200 m3/s (ces débits sont énormes, presqu'aussi importants que ceux de l'Ardèche) ;
  • QIX 10 : 2 700 m3/s ;
  • QIX 20 : 3 100 m3/s, ce qui est gigantesque ;
  • QIX 50 : non disponible, mais plus élevé que le QIX 20

Le débit maximal instantané enregistré à Sanilhac-Sagriès est de 2 290 m3/s (autant que le débit moyen du Rhin aux Pays-Bas), tandis que le débit maximal journalier observé à la station vaut 1 470 m3/s. Toutes ces valeurs doivent être augmentées, du fait que les observations ne concernent que 72 % du bassin versant total du Gardon.

La lame d'eau écoulée dans le bassin versant de la rivière est de 655 millimètres annuellement, ce qui est très élevé, mais un peu moindre que celle de l'Ardèche, ce qui résulte du fait que la partie cévenole très arrosée du bassin de l'Ardèche est nettement plus vaste que celle du Gardon. Le débit spécifique (ou Qsp) atteint 20,7 litres par seconde et par kilomètre carré de bassin.

Aménagements[modifier | modifier le code]

Écologie[modifier | modifier le code]

Pistachier térébinthe sur les garrigues calcaires des gorges du Gardon

Sur les terrains calcaires de garrigues que traversent les gorges du Gardon, on trouve notamment des chênes verts, chênes kermès, arbousiers, cistes cotonneux, genévrier cade, filaires ainsi que des pistachiers térébinthe.

Sites touristiques[modifier | modifier le code]

  • Le Train à vapeur des Cévennes qui passe par divers viaducs au-dessus du Gardon.
  • La Bambouseraie de Prafrance à Générargues près d'Anduze est en bordure de la rivière (Gardon d'Anduze). La proximité de la nappe phréatique du Gardon est l'un des éléments qui ont permis aux bambous de prospérer dans ce lieu.
  • Les Gorges du Gardon sont un lieu de baignade, d'escalade et de pratique du canoë-kayak apprécié[8].
  • Le Pont du Gard est un pont-aqueduc romain à trois niveaux, situé dans la commune de Vers-Pont-du-Gard, près de Remoulins, sur le parcours gardois du Gardon. En l'enjambant, il permet à l'aqueduc romain qui conduisait l’eau de l'Alzon à Nîmes de franchir l'obstacle de la vallée du Gardon. Le pont du Gard est inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO depuis décembre 1985[9]. C'est le plus haut pont-aqueduc connu du monde romain et l'un des plus célèbres monuments romains de France.

Galerie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes
  1. seulement trente-sept (37) communes pour l'annuaire-mairie.fr
  2. le SANDRE 2012 rajoute -,-les quatre communes de Nîmes, Cassagnas, Moissac-Vallée-Française, Sainte-Croix-Vallée-Française
Références
  1. a, b, c, d, e et f Sandre, « Fiche cours d'eau - Le Gard (V71-0400) » (consulté le 24 juin 2012)
  2. a et b Banque Hydro - Station V7184010 - Le Gard à Sanilhac-Sagriès (Synthèse) (ne pas cocher la case "Station en service")
  3. Source du Gard ou Gardon sur Géoportail. Consulté le 24 juin 2012.
  4. confluence des deux Gardon d'Alès et d'Anduze pour former le Gard sur Géoportail. Consulté le 24 juin 2012.
  5. Géoportail - Institut national de l'information géographique et forestière, « Géoportail » (consulté le 24 juin 2012)
  6. Confluence du Gard sur Géoportail. Consulté le 24 juin 2012.
  7. a, b et c annuaire-mairie.fr, « Rivière Le Gard » (consulté le 24 juin 2012)
  8. SMGG - Syndicat Mixte des Gorges du Gardon, « Grand Site des Gorges du Gardon » (consulté le 25 juin 2012)
  9. Patrimoine mondial, monuments et sites français, Revue des Monuments historiques, numéro 182, juillet-août 1992, pp. 54-55.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]