Saint-Hippolyte-du-Fort

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Saint-Hippolyte-du-Fort
Temple protestant
Temple protestant
Blason de Saint-Hippolyte-du-Fort
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Languedoc-Roussillon
Département Gard
Arrondissement Le Vigan
Canton Saint-Hippolyte-du-Fort
(chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes du Piémont cévenol
Maire
Mandat
Bruno Olivieri
2014-2020
Code postal 30170
Code commune 30263
Démographie
Gentilé Cigalois
Population
municipale
3 842 hab. (2011)
Densité 131 hab./km2
Population
aire urbaine
3 803 hab. (2009)
Géographie
Coordonnées 43° 58′ 00″ N 3° 51′ 24″ E / 43.9667, 3.856743° 58′ 00″ Nord 3° 51′ 24″ Est / 43.9667, 3.8567  
Altitude Min. 135 m – Max. 547 m
Superficie 29,38 km2
Localisation

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Liens
Site web www.saint-hippolyte-du-fort.fr/

Saint-Hippolyte-du-Fort, en occitan Sant Ipolit del Fòrt, est une commune française située dans le département du Gard en région Languedoc-Roussillon.

Ses habitants sont appelés Cigalois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Carte

Saint-Hippolyte-du-Fort (30170) est une petite ville du Gard bien abritée située au pied du versant sud des Cévennes. Elle se trouve à 50 km de Nîmes comme de Montpellier, 12 km à l'est de Ganges. La commune se situe sur la faille cévenole qui délimite les Cévennes de la zone des garrigues. Au-delà de l'abrupt pic du Midi encore calcaire, elle est dominée par la masse imposante de la Montagne-de-la-Fage constituée de schistes et de granites, offrant un contraste végétal (hêtres, sapins et châtaigniers) en seulement quelques kilomètres en direction de Saint-Roman-de-Codières ou bien de Lasalle par le col du Rédarès. Le fleuve Vidourle traverse la ville au débouché des Cévennes pour se perdre, un temps, dans le massif calcaire karstique très perméable du plateau de Pompignan et Conqueyrac avant de resurgir du côté de Sauve

La bourgade fut très prospère du XVIIIe siècle au XIXe siècle grâce à l'industrie de la soie. Elle abritait même une école militaire et une institution pour sourds et muets qui persiste de nos jours.

On y trouve aussi un très grand temple protestant (certainement un des plus grands de France, comparable à celui d'Anduze) édifié au début du XIXe siècle dans le style néoclassique, avec colonnade en façade. Ce temple a la particularité de posséder un grand orgue de facture allemande et deux clochers. Il est jouxté, à l'arrière immédiat, par l'ancien fort construit à la fin du XVIIe siècle pour « surveiller » les protestants comme à Alès, Nîmes ou Montpellier. En principe le fort ne se visite pas.

Saint-Hippolyte possède également 13 fontaines anciennes, des cadrans solaires et quelques façades des XVIIe et XVIIIe siècles avec portes et balcons ouvragés. L'ancien viaduc de chemin de fer est doté d'arcades de pierres lancées de manière courbe par dessus le Vidourle juste à côté des remparts du XVIIe siècle, la porte de Cros et la tour Saint-Jean.

Les habitants de Saint-Hippolyte-du-Fort se nomment depuis des siècles Cigalois. Une ancienne légende affirmant que les Sauvains, moqueurs, leur avaient proposé de leur acheter des cigales qui chantent, mais que des femelles. Les Cigalois en ont ramassé tant et plus, mais bien évidemment, elles ont toutes été refusées par les Sauvains rigolards car il n'y a que les mâles qui chantent.

Histoire[modifier | modifier le code]

Elle fut chef-lieu de district de 1790 à 1795.

Au cours de la Révolution française, la commune porte provisoirement le nom de Mont-Polite[1].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Saint-Hippolyte-du-Fort Blason De gueules au château d'argent donjonné de deux tours du même, celle de dextre plus élevée que l'autre, ouvert et ajouré d'azur, posé sur une montagne aussi d'argent.
Détails Blason modèle fr Armes parlantes.svg Armes parlantes. (Fort/château)
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1946 1977 André Molines SFIO puis PS Conseiller général (1951-1976)
1977 1987 Fernand Léonard    
1983 1995 Francis Chirat    
1995 2001 Dr Gérard Alibert    
2001 2008 Hubert Norbert DVD puis UMP  
2008 en cours Bruno Olivieri PS  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 3 842 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
5 050 5 052 5 479 5 200 5 214 5 305 5 497 5 552 5 726
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
5 020 4 764 4 203 4 236 4 200 4 145 4 079 4 516 4 446
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
4 226 4 117 3 950 3 551 3 633 3 588 3 007 2 849 3 007
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
3 325 3 547 3 461 3 400 3 515 3 391 3 608 3 650 3 830
2011 - - - - - - - -
3 842 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique


Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Le village de Saint-Hippolyte-du-Fort a une tradition bien à lui, unique en France, nommée les lardons. Le village se composant en grande partie de familles espagnoles émigrées du XXe siècle, ces familles ont un peu apporté leurs traditions avec elles. Les lardons se passent le 13 et le 14 juillet, au moment de la fête nationale. Cela consiste à jeter des pétards d'environ 40 cm et projetant des étincelles sur environ 5 à 8 mètres. Ces pétards ne se trouvent qu'en Espagne étant interdits en France. Le but est de se jeter ces fameux lardons dessus pendant des heures, telle est la tradition, et, pour ces nombreux « purs » Cigalois, il n'est pas envisageable de l'interdire, même si c'est le souhait de la mairie. D'autres explosifs viennent se mêler à la partie. Cette festivité est considérée comme un pèlerinage pour les Cigalois partis faire leurs vies sous d'autres cieux.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Dolmen des Rascassols (ou de Galaberte)
L'église Saint-Hippolyte
  • Le beffroi communal. Installé dans une ancienne tour accolée à l'hôtel de ville au style très sobre néoclassique, il est surmonté de son campanile en fer forgé dans la partie haute à la forme d'un bulbe. Il renferme la cloche des heures.
  • La tour Saint-Jean (renommée mystérieusement « tour Saint-Louis » sur les documents au début du XXe siècle !) Ouvrage défensif à la porte de Cros et point névralgique des fortifications du XVIIe siècle face aux vallées cévenoles[4].
  • Le Fort. C'est sans doute le monument le plus remarquable de la ville avec le grand temple, et qui lui donna son nom. Construit en 1688 par François Ferry[4] (comme ceux de Nîmes et d'Alès) pour « contenir » les protestants des Cévennes. Aujourd'hui privé de ses principaux éléments défensifs, il reste cependant d'une magnifique homogénéité architecturale.
  • Les Casernes. Édifiées en 1885 pour l’École Militaire, elles constituent un vaste ensemble de bâtiments imposants typiques de l'architecture normalisée de la IIIe République (pierre, brique, fer) dont on admirera la cour fermée « Isly ». La façade principale est surmontée d'un clocheton abritant un ancien carillon de trois cloches aujourd'hui hors service.
  • La maison Dugas. Située sur le Plan, elle abrite la fondation du même nom ainsi que la bibliothèque Roure-Sarran. Elle est la propriété de la Société de l'histoire du protestantisme français. À l'intérieur, deux cheminées monumentales sculptées complètent un décor original qu’aucune étude n'est pourtant venue éclairer.
  • La chapelle réformée évangélique (seconde moitié XIXe siècle). Non loin, de l'autre côté du pont sur l'Argentesse, se trouve un ancien petit clocher terminé par une flèche en ardoises, marquant sans doute la présence d'un ancien édifice religieux.
  • L'ancien institut des sourds et muets.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  3. 'orgue du Grand Temple de l'Église Réformée de Saint-Hippolyte du-Fort
  4. a et b Zenon Mezinski et Philippe Mezinski, La Place forte de Saint-Hippolyte-Du-Fort, Saint-Hippolyte-Du-Fort, Coularou, 2008.