Tresques

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Tresques
Image illustrative de l'article Tresques
Blason de Tresques
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Languedoc-Roussillon
Département Gard
Arrondissement Nîmes
Canton Bagnols-sur-Cèze
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Gard rhodanien
Maire
Mandat
Alexandre Pissas
2014-2020
Code postal 30330
Code commune 30331
Démographie
Population
municipale
1 755 hab. (2011)
Densité 98 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 06′ 27″ N 4° 35′ 16″ E / 44.1075, 4.58777777778 ()44° 06′ 27″ Nord 4° 35′ 16″ Est / 44.1075, 4.58777777778 ()  
Altitude 72 m (min. : 63 m) (max. : 285 m)
Superficie 17,9 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Gard

Voir sur la carte administrative du Gard
City locator 14.svg
Tresques

Géolocalisation sur la carte : Gard

Voir sur la carte topographique du Gard
City locator 14.svg
Tresques

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Tresques

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Tresques

Tresques est une commune française située dans le département du Gard en région Languedoc-Roussillon.

Géographie[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

De type méditerranéen (méso-méditerranéen) et se caractérisant notamment par un nombre de jours de vent fort élevé (plus de 110 jours par an).

Relevés climatiques à Tresques depuis 2003 : http://www.infoclimat.fr/base-climatologique-2013-p-19-tresques.html

Histoire[modifier | modifier le code]

Arrivés près de la vallée du Rhône, au début de 1382, les Tuchins campèrent dand les gorges de la Cèze où ils furent rejoints par des nobles dont Régis de Saint-Michel-d'Euzet, Étienne Augier, dit Ferragut du Pin, Vachon de Pont-Saint-Esprit et Verchère de Vénéjan qui prirent leur tête. Ils s’emparèrent alors de Cavillargues, Chusclan et Tresques, avant de piller les châteaux de Sabran, La Roque-sur-Cèze, Saint-Laurent-des-Arbres et Cornillon. Dans ce dernier château se trouvait le trésor de Clément VI. Son neveu, Guillaume III Roger de Beaufort, alors Lieutenant des armes du Sénéchal de Beaucaire, organisa la répression. En septembre 1382, il recruta des mercenaires et fit venir une compagnie d’arbelètiers d’Avignon. Ses troupes cantonnées à Bagnols-sur-Cèze attaquèrent alors Cornillon. Dirigées par Gantonnet d'Abzac, Commandant du Saint-Père pour le Païs de Saint-Esprit, elles semèrent la terreur. Guillaume III fit ensuite intervenir son capitaine des gardes de Bagnols, Jean Coq. Ce dernier réussit à pacifier le pays en expulsant les chefs du Tuchinat. Ce qui permit de signer la paix en février 1383[1].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Tresques Blason De sinople à la fasce losangée de sable et d'or.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2001 en cours Alexandre Pissas PS Médecin-chirurgien des Hôpitaux
Conseiller général du canton de Bagnols-sur-Cèze
Président de la Communauté de communes du Val de Tave
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 755 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
985 969 1 090 1 093 1 095 1 040 1 052 1 124 1 149
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 113 1 123 1 078 1 001 978 928 891 830 823
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
808 785 766 752 718 742 716 671 668
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
747 826 917 1 693 1 757 1 744 1 791 1 755 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • La Chapelle Saint Martin de Jussan. Édifice religieux de style roman et dont la construction remonte au XIe siècle. La chapelle, qui se trouve dans une enceinte close, est située au sein d'une oliveraie et a été restaurée. Deux offices religieux s'y tiennent encore annuellement au 15 août et le jour de la Saint Martin. Elle est également le lieu de manifestations culturelles : concerts, expositions. C'est également un point de passage pour les pèlerins se rendant à Compostelle. La chapelle est classée aux Monuments historiques.
  • La Chapelle Saint Pierre de Castre, du XIIe siècle.
  • La tour de guet, située près de l'église au milieu du village et datant du XIVe siècle. Elle a servi à la protection du village et, plus tardivement, de prison comme en témoignent les nombreux graffitis que les détenus y ont laissé. La tour de guet a été restaurée en septembre 2011. La tour de guet est inscrite aux Monuments historiques depuis 2004.
  • Le lavoir communal et les fontaines, notamment la fontaine aux lions et la fontaine dite de "Louis Philippe".
  • Les rues pittoresques et les passages voutés au sein du village. La place du Barry, récemment restaurée.
  • Les bords de Tave.

Évènements[modifier | modifier le code]

  • La fête votive de Tresques qui se déroule habituellement sur trois jours (vendredi, samedi, dimanche) vers la fin du moins du juillet. En 2011: les 22, 23 et 24 juillet.
  • TRESQUES - ARTS CONTEMPORAINS est un festival d'art qui s'est mis en place en 2010 et qui réunit des artistes locaux et d'autres provenant de départements limitrophes. Y sont exposées des œuvres contemporaines (sculpture, peinture, photo,céramique, marqueterie, mobilier...). Le festival a lieu habituellement début septembre et celui de septembre 2011 a été parrainé par le réalisateur Gilles Porte.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jean-Pierre Saltarelli, Les seigneurs de Cornillon au XIVe siècle, 1997, sur le site de la commune de Cornillon en ligne
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011

Liens externes[modifier | modifier le code]