Péninsule Ibérique

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Péninsule Ibérique
Carte topographique de la péninsule Ibérique.
Carte topographique de la péninsule Ibérique.
Localisation
Pays Drapeau d'Andorre Andorre
Drapeau de l'Espagne Espagne
Drapeau de la France France
Drapeau de Gibraltar Gibraltar
Drapeau du Portugal Portugal
Paroisses d'Andorre
Communautés autonomes espagnoles
Région naturelle de France
Régions du Portugal

Territoire britannique d'outre-mer
toutes
toutes sauf les îles Canaries et les îles Baléares



toutes sauf les Açores et Madère
Gibraltar
Coordonnées 40° N 4° O / 40, -4 ()40° Nord 4° Ouest / 40, -4 ()  
Étendues d'eau Océan Atlantique et mer Méditerranée
Géographie
Superficie 582 000 km2
Altitude 3 482 m

Géolocalisation sur la carte : Europe

(Voir situation sur carte : Europe)
Péninsule Ibérique

La péninsule Ibérique est la péninsule à la pointe sud-ouest de l'Europe.

Géographie[modifier | modifier le code]

La péninsule Ibérique est entourée par la mer Méditerranée au sud et au sud-est, l’océan Atlantique au sud-ouest, à l’ouest et au nord-ouest, et les Pyrénées au nord-est qui séparent l’Espagne de la France. Elle comprend actuellement :

Pays/Territoires Superficie dans la péninsule Proportion Description
Drapeau de l'Espagne Espagne 493 519 km2 85 % Occupe la plus grande partie de la péninsule.
Drapeau du Portugal Portugal 89 261 km2 15 % Occupe la plus grande partie de l'Ouest de la Péninsule. Seul État souverain de la péninsule exclusivement atlantique.
Drapeau de la France France 540 km2 < 1 % La Haute-Cerdagne, localisée du côté sud des Pyrénées, entre la France et l'Espagne, est donc techniquement incluse dans la péninsule Ibérique[1].
Drapeau d'Andorre Andorre 468 km2 < 1 % Localisé au nord de la péninsule, dans les Pyrénées, entre la France et l'Espagne. Seul État souverain enclavé de la péninsule.
Drapeau de Gibraltar Gibraltar 7 km2 << 1 % Petit territoire britannique d'outre-mer, localisé au sud de l'Espagne.

Environ 54 millions d'habitants peuplaient la péninsule Ibérique en 2005[2].

Géologie[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : plaque ibérique et Iberia (terrane).

La péninsule Ibérique est constituée d'un ensemble de boucliers, anciennes îles de la mer Téthysienne, compressées lors de l'orogenèse alpine entre des sédiments marins soulevés et plissés. Le massif de la Galice et du nord du Portugal est le fragment méridional du massif Avallonien, dont le fragment septentrional est le massif armoricain. Cette fragmentation est intervenue lors de la rotation du bloc Ibérique durant de l'orogenèse Himalayo-Alpine. Cette histoire géologique a formé un plateau central (la Meseta) entouré de chaînes plus élevées, les monts Cantabriques, les Pyrénées, la Sierra Nevada

Histoire[modifier | modifier le code]

Ses premiers habitants connus sont les Lusitaniens[3] et les Ibères. Puis les Carthaginois, les Celtes et enfin les Romains l'occupent successivement, la nommant Hispanie et y laissant la culture prédominante désormais, latine et chrétienne.

À la chute de l’Empire romain, les Wisigoths s'y installent, la rebaptisent Bétique avant d'en être chassés par les Maures, qui eux la renomment Al-Andalus.

Au Moyen Âge, la péninsule est divisée en de nombreux États, les taïfas côté musulman, et des petits royaumes chrétiens dans le Nord. Durant sept siècles, elle représente un important carrefour entre les cultures chrétienne et musulmane (dont il reste de nombreux vestiges), jusqu'à la chute de Grenade en 1492.

Quatre des entités politiques présentes dans la péninsule sont regroupées en 1492 au sein d'une alliance monarchique personnelle, la Monarchie catholique, permettant d'accentuer le degré d'intégration politique de l'ensemble, avec la conquête du Royaume de Grenade par la Castille, du Royaume de Navarre par l'Aragon, et la réunion des deux Couronnes de Castille et d'Aragon autour des Habsbourg d'Espagne. Cet ensemble, composé d’États distincts, servira de base aux Bourbons d'Espagne à partir du XVIIIe siècle pour créer l'État espagnol actuel.

L'Union ibérique, bien que transitoire et personnelle, a lieu en 1580, avec Philippe II, roi des Espagnes : le jeune roi Sébastien Ier du Portugal (Dom Sebastião) étant mort dans la bataille d'Alcácer Quibir (al-Ksar el-Kébir) en 1578, au Maroc, et n'ayant pas laissé de descendants, son grand-cousin Philippe de Habsbourg réclame son droit au trône portugais, sous le prétexte que sa mère était fille du roi portugais Manuel Ier. Bénéficiant de l'appui d'une partie de la noblesse portugaise jalouse de ses privilèges, et d'hommes d’États, désireux de liquider l'énorme dette portugaise, il écarte les prétentions (légitimes) de Catherine de Bragance, vainc militairement les forces loyales du roi Antoine Ier, prieur de Crato, et se proclame en 1580 roi du Portugal, sous le nom de Philippe Ier de Portugal. Le Portugal et le reste des Espagnes demeurent tout de même des royaumes indépendants les uns des autres. L'union, qui n'est que personnelle, dure soixante ans jusqu'à ce que le Portugal s'en détache définitivement à la suite d'une révolte de l'aristocratie portugaise le 1er décembre 1640, parallèle à une révolte de la Catalogne.

Villes principales[modifier | modifier le code]

Madrid, Barcelone, Lisbonne, Valence, Porto, Séville, Saragosse, Malaga, Murcie, Bilbao, Vigo, Alicante, Grenade, Valladolid, Oviedo, Santander, Braga, Coimbra, Badajoz, Setúbal, Leiria, Viseu, Tolède, Faro, Aveiro, Évora et Guarda.

Langues par État[modifier | modifier le code]

On dénombre actuellement plus d'une quinzaine de langues parlées dans la péninsule Ibérique (sans compter les innombrables dialectes), avec des statuts légaux très variables, mais disposant en général d'un degré de protection assez élevé. La diversité linguistique, le dynamisme culturel et les questions de société en découlant sont une des caractéristiques géopolitiques de cette région du monde[4].

Espagne[modifier | modifier le code]

La constitution espagnole de 1978 reconnaît une multitude de « langues espagnoles »[5], dont les statuts sont définis de la sorte :

Le Galice a été autorisée à postuler au statut de membre associé de la Communauté des Pays de Langue Portugaise par les dirigeants de l'organisation lusophone, à condition que Madrid l'y autorise[15]. Le syndicat majoritaire de Galice a déjà un statut d’observateur à l’organisation syndicale des pays de langue portugaise[16].

Portugal[modifier | modifier le code]

Andorre[modifier | modifier le code]

D'autres langues sont parlées et enseignées dans le pays[25], justifiant son adhésion à certaines organisations internationales :

  • Le castillan (non officiel), 36,8 % de locuteurs au sein de la population[26]
  • Le portugais (non officiel), 17,6 % de locuteurs au sein de la population[27]
  • Le français (non officiel), 7 % de locuteurs au sein de la population[28]

L'Andorre fait partie de l'Organisation internationale de la francophonie. Il postule au statut de membre associé de la Communauté des Pays de Langue Portugaise.

Gibraltar[modifier | modifier le code]

France[modifier | modifier le code]

La Cerdagne française[29], qui correspond à la moitié de la région naturelle de Cerdagne, est une partie de l'ancien Comté de Cerdagne, dépendance traditionnelle des comtes de Barcelone (du XII au XVIIe siècle). Rattachée à la France lors du traité des Pyrénées (1659), elle appartient culturellement aux Pays catalans. On y parle :

La langue des Roms ibériques[modifier | modifier le code]

  • Le caló, langue romani parlée dans l'ensemble de la péninsule (et au Brésil) par les Roms ibériques (entre 60[32] et 170 000[33],[34] locuteurs). Il présente des variantes dialectales, et est appelé romaní español ou caló español dans les cinq communautés autonomes de Castille, caló portugués au Portugal, caló catalán dans les Pays catalans et caló vasco ou erromintxela au Pays basque (on le nomme caló brasileño au Brésil), non-officiel[35]

Environnement[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

D’emblée confrontée à des climats semi-arides dans des régions océaniques et montagneuses[36] et en proie, depuis les années 90, à une importante sécheresse[37], la Péninsule Ibérique est l’une des régions européennes les plus vulnérables au réchauffement climatique. L’Ibérie est, en effet, fréquemment soumise à des sécheresses qui n’affectent pas moins de 20% de son territoire et jusqu’à 50% lors de très grande aridité[38]. Sécheresses que l’on peut difficilement prévoir tant spatialement que temporellement, rendant ainsi difficiles les adaptations. S’ajoutent à ces conditions peu clémentes, la situation géographique (entre l’Océan Atlantique et la Méditerranée) qui occasionne non seulement des cyclones mais aussi des précipitations irrégulières : tantôt rares, tantôt abondantes, elles donnent lieu soit à des vagues de chaleur accompagnées de pénuries d’eau soit à des inondations avec des glissements de terrain[39]. L’ensemble de ces évènements climatiques génèrent ainsi d’importantes conséquences sociétales et surtout économiques qui mettent notamment à mal l’agriculture qui voit ses sols se dégrader, limitant alors le développement agraire.

Les études en Péninsule s’intéressent davantage au cas de l’Espagne qui représente 85% du territoire ibérique. Si l’Espagne voit son agriculture affectée par le réchauffement, c’est que celle-ci est déjà réduite à seulement 40% de la zone nationale, le reste n’étant pas cultivable à cause de la topographie[40]. Les impacts sont très différents car il existe des disparités géographiques : au Nord et au Sud, la pénurie d’eau et la baisse de rendement (jusqu’à 30%) sont plus importantes qu’en régions centrales où la perte de rendement est moindre. Mais c’est quand même l’ensemble du pays qui réclame plus d’eau pour son irrigation[41].

En effet, la Péninsule Ibérique entière est dotée, depuis plusieurs années déjà, de systèmes d’irrigation qui demandent énormément d’eau (75% des besoins en eau)[42]. Les sécheresses prolongées et la diminution des ressources en eau (2/3 des ressources pluviales sont évaporées sous l’effet des influences continentales et du réchauffement climatique[43]) ont encore accru cette demande. Ces sécheresses, liées à des précipitations aléatoires, perturbent les cycles végétatifs[44] et ont affecté outre mesure l’environnement en provoquant, notamment, des feux sauvages et une importante désertification. Celle-ci a mené à une perte de la biodiversité et des écosystèmes naturels en réduisant les zones humides et agricoles ainsi que la faune et la flore qui y sont associées[45]. Ce phénomène a également provoqué l’augmentation du processus d’érosion et de salinisation des sols, réduisant encore les terres arables[46]. Face à ces problèmes, l’irrigation, étant un bon moyen contre la désertification[47], s’est naturellement multipliée. Mais à quel prix ?

Au-delà des conséquences environnementales, il faut aussi faire face à plusieurs problèmes économiques. Il était déjà rapporté en 1999 que la production agricole variait jusqu’à 20% selon les années[48] et ceci ne s’est pas amélioré ces dernières temps avec la baisse de l’importance économique de l’agriculture non-irriguée (notamment les céréales)[49]. S’ajoute à cela le coût de l’eau qui, se faisant rare, a nécessairement augmenté. Dans un pays tel que l’Espagne, qui est le 4e plus grand producteur d’eau dessalée (production de 1,9 million m³/jour en 2009), cette augmentation risque d’affecter sérieusement le secteur agricole en causant, notamment, la perte de l’agriculture dans certaines régions[50]. En outre, l’irrigation n’étant même plus une ressource fiable en eau, son extension semble être une option peu recommandable.

Ensuite, il faut s’attendre à des conséquences indirectes telles que la pollution des nappes aquifères et la dégradation de la qualité des eaux, dues à l’irrigation excessive. Des investissements sont alors à prévoir pour adapter des infrastructures de traitement des eaux usées et de protection contre les inondations, la pénurie d’eau et les sécheresses; prévoir aussi les coûts supplémentaires pour l’expansion et le renforcement des réseaux de surveillance des alertes météorologiques[51].

Enfin, d’un point de vue sociétal, il faut conscientiser les agriculteurs et les impliquer davantage dans une meilleure utilisation des ressources disponibles (économies d’eau, …) et dans une adaptation adéquate des cultures[52]. L’ampleur des changements sera telle que les agriculteurs devront s’accommoder de manière plus importante.

En conclusion, s’il existe d’autres régions, sur d’autres continents, où les problématiques dues au changement climatique sont beaucoup plus catastrophiques, la situation ibérique reste relativement alarmante pour une région d’Europe.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Références[modifier | modifier le code]

  1. Techniquement, c'est l'isthme qui définit la limite d'une péninsule. Dans le cas de la péninsule Ibérique, l'isthme est situé au nord des Pyrénées. En conséquence de quoi, une petite parcelle du territoire de la République française appartient géographiquement à la péninsule Ibérique.
  2. (es) "Asimetrías socioeconómicas en Iberoamérica", 1. "Iberoamérica: un espacio geográfico y socioeconómico heterogéneo y asimétrico", Espacios iberoamericanos.
  3. Indigènes pré-celtiques de la péninsule ibérique, qui servirent notamment comme mercenaires ou alliés des Carthaginois lors des deux guerres puniques.
  4. Encyclopédie Larousse, section Littérature espagnole, in « Espagne », p. 3897, éditions Larousse, 1995.
  5. http://www.salic-slmc.ca/showpage.asp?file=biling_autres_pays/espagne/constitution&language=fr&updatemenu=false&noprevnext
  6. Toutes les langues parlées en Espagne sont considérées juridiquement et historiquement comme des « langues espagnoles ». « Le castillan (castellano) est la langue espagnole officielle de l'État » (Constitution du 6 décembre 1978), et à ce titre, tous les citoyens espagnols « ont le devoir de le connaître et le droit de l'utiliser ». Cependant, en dépit de son statut de langue véhiculaire et de l'administration, il reste, techniquement, une « langue espagnole » parmi d'autres. La constitution de 1978 stipule : « Les autres langues espagnoles [i. e. basque, catalan, galicien, etc.] [sont] également officielles dans chacune des communautés autonomes en accord avec leurs statuts ».
  7. Accepté verbalement dans le Parlement de l'Union européenne comme portugais.
  8. Depuis qu'il a reçu un statut de semi-autononomie en 1990, l'Aran est le seul territoire d'Occitanie où l'occitan est langue officielle (conjointement avec le catalan et le castillan).
  9. Voir le Statut d'autonomie de Castille-et-León, Art 4.2.
  10. http://pt.wikipedia.org/wiki/L%C3%ADngua_portuguesa_na_Espanha
  11. L'usage du portugais est drastiquement interdit à Olivença par les autorités madrilènes à partir de 1840, y compris dans la liturgie. La politique de castillanisation d'Olivença doit être étudiée dans le contexte plus général de la tentative de construction d'un État espagnol fort, centralisé et castillanisé, à partir du règne d'Isabelle II. Cette politique atteint son apogée pendant la dictature franquiste. Deux poblados de colonización sont créés en 1956 dans la municipalité portugaise : San Francisco de Olivenza, ainsi nommée en l'honneur du généralissime Francisco Franco, et San Rafael de Olivenza, qui doit son nom au ministre de l'Agriculture de l'époque, Rafael Cavestany Anduaga. Ces deux établissements sont des noyaux de colonisation, visant à castillaniser le territoire et à mettre les Portugais en minorité. Ils sont constitués de colons venus de diverses régions d'Espagne. Voir : http://www.ayuntamientodeolivenza.com/index2.php?id=16 et http://www.ayuntamientodeolivenza.com/index2.php?id=137
  12. Le journal Público du 26 janvier 2009 a publié un grand reportage (RDP) sur le « portugais d'Olivença » : « Le dernier rapport du comité d'experts du Conseil de l'Europe, qui fait un bilan critique de l'application de la Charte Européenne des Langues Minoritaires ou Régionales approuvée en 1992, rappelait fin 2008 que les habitants d'Olivença doivent avoir accès à l'apprentissage de la langue portugaise. Le document défend « la protection et promotion du portugais d'Olivença ». Pour éviter que le lien de la population à la langue portugaise ne se perde, le Conseil de l'Europe propose le développement d'un modèle d'apprentissage de cette variante dialectale du portugais de l'Alentejo. » Même information diffusée par la presse espagnole, française, etc., voir par exemple Liberdad Digital, Bereber, leonés o asturiano. du 28 octobre 2012, mais aussi le 20 minutos espagnol du 12 décembre 2008 : « La UE critica que los castellanohablantes no son conscientes del plurilingüismo español ».
  13. L’État central espagnol ne reconnaît pas la langue des signes espagnole
  14. La Catalogne fut la première Communauté autonome d'Espagne à ratifier une loi pour promouvoir une langue de signes
  15. http://noticias.sapo.pt/lusa/artigo/540e9ba4b19eb7b555b54b.html
  16. http://csplp.org/index.php?option=com_content&view=article&id=2&Itemid=3
  17. Constitution de la République portugaise (1976), Principes fondamentaux, chapitre 11. Voir: http://www.parlamento.pt/Legislacao/Paginas/ConstituicaoRepublicaPortuguesa.aspx#art11
  18. Le mirandais est officiellement reconnu par le parlement de la République du Portugal le 29 janvier 1999. Voir: (pt) Lei nº 7/99, Assembleia da Répública.
  19. http://pt.wikipedia.org/wiki/L%C3%ADngua_mirandesa
  20. http://pt.wikipedia.org/wiki/L%C3%ADngua_gestual_portuguesa#cite_ref-4
  21. Article 74.º, paragraphe 2, alinéa h) de la Constitution de la République portugaise.
  22. http://pt.wikipedia.org/wiki/L%C3%ADngua_leonesa
  23. Article 2 de la constitution de 1993 de la principauté d'Andorre.
  24. http://www.tlfq.ulaval.ca/axl/europe/andorre-loi1999.htm
  25. Le second rapport sur Andorre de la Commission européenne contre le racisme et l'intolérance fait état que le système éducatif andorran est un système multilingue. Le catalan, l’espagnol et le français sont utilisés comme langues d’enseignement afin qu’à l’issue de la période de scolarité obligatoire, les élèves aient une bonne maîtrise de ces trois langues. Compte tenu du nombre croissant d’élèves portugais dans les écoles andorranes, des mesures ont été prises pour permettre à ces élèves de suivre, dans les trois systèmes éducatifs, des cours de portugais en dehors des heures de cours.
  26. 26 638 nationaux espagnols selon le recensement de 2008.
  27. 12 789 nationaux portugais selon le recensement de 2008.
  28. 5 104 nationaux français selon le recensement de 2008
  29. Ou « Cerdagne sous administration française », expression employée dans les documents administratifs utilisés par le Consell comarcal de la Cerdanya.
  30. Lors de la session du 10 décembre 2007, le Conseil général des Pyrénées-Orientales a approuvé la « Charte en faveur du catalan », par laquelle le département s'engage à veiller à la promotion, au développement et à la diffusion de la langue et la culture catalanes. Voir : http://www.cg66.fr/culture/patrimoine_catalanite/catalanite/charte.html Le département des Pyrénées-Orientales a mis en place des panneaux de signalisation routière bilingue français/catalan sur les routes départementales sous sa responsabilité.
  31. Depuis 2005, la loi no 2005-102 du 11 février 2005 « pour l'égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées reconnaît officiellement la LSF. » En conséquence de quoi, la langue des signes française y est reconnue comme une langue à part entière. Tout élève concerné doit pouvoir recevoir un enseignement de la langue des signes française. Le Conseil supérieur de l'éducation veille à favoriser son enseignement. Il est tenu régulièrement informé des conditions de son évaluation. Elle peut être choisie comme épreuve optionnelle aux examens et concours, y compris ceux de la formation professionnelle. Sa diffusion dans l'administration est facilitée. (Art. L. 312-9-1.)
  32. http://fr.wikipedia.org/wiki/Cal%C3%B3
  33. http://pt.wikipedia.org/wiki/Cal%C3%B3
  34. http://es.wikipedia.org/wiki/Idioma_cal%C3%B3
  35. Bakker Peter et al. 2000. What is the Romani language? Hatfield: University of Hertfordshire Press.
  36. FERNANDEZ-MONTES S. e.a, “Circulation types and extreme precipitation days in the Iberian Peninsula in the transition seasons : Spatial links and temporal changes”, dans Atmospheric Research, forme révisée, Octobre 2013, Vol. 138, p. 41.
  37. Cf. DRAIN Michel, “L’Espagne manque-t-elle d’eau?”, dans Bulletin de la Société Géographique de Liège, 1996, p. 57.
  38. VICENTE-SERRANO Sergio M., “Spatial and temporal analysis of droughts in the Iberian Peninsula (1910-200)”, dans Hydrological Sciences Journal, Février 2006, Vol. 51, p. 87.
  39. FERNANDEZ-MONTES S. e.a, op. cit., p. 41.
  40. IGLESIAS Ana, ROSENZWEIG Cynthia et PEREIRA David, “Agricultural impacts of climate change in Spain : developing tools for a spatial analysis”, dans Global Environmental Change, Vol. 10, Avril 2000, p. 69.
  41. Ibid., p. 78.
  42. VARGAS-AMENLIN E. et PINDADO. P., “The challenge of climate change in Spain : water resources, agriculture and land”, dans Journal of Hydrologie, disponible en ligne 1er Décembre 2013, p. 3.
  43. DRAIN Michel, op. cit., p. 1.
  44. Cf. FERNANDEZ-MONTES S. e.a, op. cit., p. 42.
  45. Cf. VARGAS-AMENLIN E. et PINDADO. P., op. cit., p. 3.
  46. Ibid., p. 4.
  47. DRAIN Michel, op. cit., p. 61.
  48. IGLESIAS Ana, ROSENZWEIG Cynthia et PEREIRA David, op. cit., p. 69.
  49. Cf. VICENTE-SERRANO Sergio M., op. cit., p. 84.
  50. VARGAS-AMENLIN E. et PINDADO. P., op. cit., p. 4.
  51. VARGAS-AMENLIN E. et PINDADO. P., op. cit., p. 4.
  52. Ibid.