La Roque-sur-Cèze

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
La Roque-sur-Cèze
Point de vue à proximité du pont sur la Cèze
Point de vue à proximité du pont sur la Cèze
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Languedoc-Roussillon
Département Gard
Arrondissement Nîmes
Canton Bagnols-sur-Cèze
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Gard rhodanien
Maire
Mandat
Edmond Jouvenel
2008-2014
Code postal 30200
Code commune 30222
Démographie
Population
municipale
174 hab. (2011)
Densité 21 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 11′ 40″ N 4° 31′ 13″ E / 44.1944, 4.5203 ()44° 11′ 40″ Nord 4° 31′ 13″ Est / 44.1944, 4.5203 ()  
Altitude Min. 50 m – Max. 247 m
Superficie 8,37 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Gard

Voir sur la carte administrative du Gard
City locator 14.svg
La Roque-sur-Cèze

Géolocalisation sur la carte : Gard

Voir sur la carte topographique du Gard
City locator 14.svg
La Roque-sur-Cèze

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
La Roque-sur-Cèze

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
La Roque-sur-Cèze
Liens
Site web Site officiel de la Mairie de La Roque sur Cèze

La Roque-sur-Cèze est une commune française, située dans le département du Gard en région Languedoc-Roussillon.

Géographie[modifier | modifier le code]

Ce petit village médiéval est construit sur un piton rocheux près des Cascades du Sautadet, site aujourd´hui classé en zone naturelle. Ces roches calcaires ont cinq millions d'années. Un château et une chapelle dominent le tout. Des vestiges de remparts sont encore apparents. Un pont médiéval étroit, classé monument historique, enjambe la Cèze de ses douze arches.

Histoire[modifier | modifier le code]

La Roque-sur-Cèze fut construite sur un piton rocheux afin d'assurer sa sécurité. La partie la plus ancienne se trouve entre le château et les tours de fortifications.

Le château, qui date du XIIe siècle est une propriété privée qui ne se visite pas. On sait peu de choses sur son histoire. Le château fut brûlé en 1573 par les Huguenots et fut abandonné à la fin de XIXe siècle. La chapelle romane qu'il possède a été vendue par la commune en 1955.

À l'époque médiévale fut construit le pont qui enjambe la Cèze et qui est parfois abusivement dénommé "Pont Charles Martel".

Arrivés près de la vallée du Rhône, au début de 1382, les Tuchins campèrent dans les gorges de la Cèze où ils furent rejoints par des nobles dont Régis de Saint-Michel-d'Euzet, Étienne Augier , dit Ferragut du Pin, Vachon de Pont-Saint-Esprit et Verchère de Vénéjan qui prirent leur tête. Ils s’emparèrent alors de Cavillargues, Chusclan et Tresques, avant de piller les châteaux de Sabran, La Roque-sur-Cèze, Saint-Laurent-des-Arbres et Cornillon. Dans ce dernier château se trouvait le trésor de Clément VI. Son neveu, Guillaume III Roger de Beaufort, alors Lieutenant des armes du Sénéchal de Beaucaire, organisa la répression. En septembre 1382, il recruta des mercenaires et fit venir une compagnie d’arbelètiers d’Avignon. Ses troupes cantonnées à Bagnols-sur-Cèze attaquèrent alors Cornillon. Dirigées par Gantonnet d'Abzac, Commandant du Saint-Père pour le Païs de Saint-Esprit, elles semèrent la terreur. Guillaume III fit ensuite intervenir son capitaine des gardes de Bagnols, Jean Coq. Ce dernier réussit à pacifier le pays en expulsant les chefs du Tuchinat. Ce qui permit de signer la paix en février 1383[1].

En 1790, le village dépend de l'Évêque d'Uzès.

En 1883, construction de l'église actuelle, au bas du village.

En 1958, La Roque est inscrit à l'inventaire des sites de France.

En 1993, les Cascades du Sautadet et plus de 400 hectares de la commune sont classés en zone naturelle.

En 2007, le village obtient le label de l'association Les Plus Beaux Villages de France.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Roque-sur-Cèze (La) Blason D'or à la bande losangée d'or et de sable.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2008 Robert Gautier DVG  
mars 2008   Edmond Jouvenel    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 174 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
284 262 369 311 325 337 338 331 353
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
325 329 330 310 297 294 263 262 247
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
221 176 181 152 112 154 118 104 101
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
132 122 104 133 153 194 186 180 173
2011 - - - - - - - -
174 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3])
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Les cascades du Sautadet sont un site exceptionnel mais dangereux. Les "marmites de géants" sont des cavités cylindriques creusées dans le lit rocheux de la rivière par le mouvement en tourbillons des galets.
  • Le Pont, classé monument historique.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Chantal Frach, Un village languedocien au XIXe siècle: La Roque sur Cèze, La Ròca, 1984
  • Monique Frach Descazaux , Vivre à La Roque sur Cèze, entre Cévennes et Provence, au XVIIIe siècle, autoédition, juillet 2011, 412 pages

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jean-Pierre Saltarelli, Les seigneurs de Cornillon au XIVe siècle, 1997, sur le site de la commune de Cornillon en ligne
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011