Clovis Cornillac

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Clovis Cornillac

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Clovis Cornillac à la cérémonie des Molières 2014

Surnom Clo
Naissance 16 août 1967 (46 ans)
Lyon, France
Nationalité Drapeau de la France Française
Profession Acteur
Films notables Astérix aux Jeux Olympiques
Brice de Nice
À la petite semaine
Mensonges et trahisons et plus si affinités
Un long dimanche de fiançailles
Faubourg 36

Clovis Cornillac, né le 16 août 1967 à Lyon (Rhône) est un acteur français. Il est le fils des comédiens Myriam Boyer et Roger Cornillac. Il est le demi-frère d'Arny Berry, comédien, metteur en scène et auteur de théâtre.

Biographie[modifier | modifier le code]

Clovis Cornillac le 5 octobre 2013, place de la République à Paris

Dès quatorze ans, Clovis Cornillac quitte la maison familiale pour apprendre le théâtre. Il commence par faire du théâtre de rue, énormément de théâtre subventionné et fait des « castings ».

Clovis Cornillac a été marié de 1994 à 2010 avec Caroline Proust. Ils ont eu ensemble en 2001 des jumelles : Lily et Alice. Depuis 2009, il est en couple avec la comédienne Lilou Fogli qu'il épouse le 30 août 2013 et avec qui il a eu un enfant, Nino, né le 28 mai 2013.


Carrière[modifier | modifier le code]

Clovis Cornillac débute au cinéma en 1984 dans Hors la Loi, de Robin Davis. À la suite de ce film, Dominique Besnehard, découvreur de talents du cinéma français, l'envoie se présenter à Peter Brook aux Théâtre des Bouffes du Nord. Il y est engagé, pour plusieurs mois, dans la pièce Le Mahâbharata. Par la suite, il enchaîne rôle sur rôle.

Parmi les rôles marquants de Clovis Cornillac, on peut signaler : dans Karnaval de Thomas Vincent, il est le compagnon de Sylvie Testud, pour un rôle qui lui vaudra une nomination pour le César du meilleur espoir masculin 2000, césar qu'il décroche en 2004 pour son rôle de Kevin dans Mensonges et trahisons et plus si affinités de Laurent Tirard, où il campe avec brio un footballeur qui confie au « nègre » Édouard Baer l'écriture de sa biographie, « façon Baudelaire » (!) ; dans le « blockbuster » Brice de Nice, il est Marius Lacaille (« comme l'oiseau ») ; dans la version cinéma des Brigades du tigre, il est le commissaire Paul Valentin (après Jean-Claude Bouillon dans la série). Sans oublier sa prestation dans le film de Jean-Pierre Jeunet Un long dimanche de fiançailles.

Clovis Cornillac reprend, après Christian Clavier dans Astérix et Obélix contre César et Astérix et Obélix : Mission Cléopâtre, le rôle d'Astérix dans Astérix aux Jeux Olympiques aux côtés d'Obelix/Gérard Depardieu. Le film est considéré comme extrêmement mauvais, bien que la prestation de Cornillac ne soit pas trop mise en cause dans cet échec critique. Il est toutefois remplacé dès le film suivant, Astérix et Obélix : Au service de Sa Majesté, par Édouard Baer.

Travailleur acharné, adorant « préparer » ses rôles dans le détail, Clovis Cornillac se caractérise dans le cinéma français par les énormes changements physiques, apprentissages ou autres qu'il fait volontiers pour ses rôles et les nombreux régimes, entraînements, recherches et autres pratiques extrêmes ou tout simplement très détaillés auxquelles il s'astreint pour y parvenir.

Lors de la 22e nuit des Molières, le 28 avril 2008, Clovis Cornillac était président d'honneur, avec la comédienne Barbara Schulz.

Autres[modifier | modifier le code]

En octobre 2008, il inaugure à Lyon, JoFé, son restaurant, situé au 3 rue Remparts-d'Ainay.

Clovis Cornillac est actionnaire de l'Olympique lyonnais[réf. nécessaire].

Il est nommé officier dans l'Ordre des Arts et des Lettres en janvier 2010[1].

Sortie du film La Grande Boucle avec Laurent Tuel, le réalisateur & Ary Abittan, avec qui il partage la vedette, en mai 2013

Filmographie[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Clovis Cornillac lors de l'avant-première du Nouveau protocole diffusée à l'UGC Ciné Cité Bercy, à Paris, le 18 mars 2008.

Courts métrages[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

Clovis Cornillac au festival de Cannes 2005.

Théâtre[modifier | modifier le code]

Il a joué dans plus d'une cinquantaine de pièces, avec dix-sept ans de théâtre subventionné derrière lui, dont celles citées ci-dessous :

Voxographie[modifier | modifier le code]

Citations[modifier | modifier le code]

À un journaliste qui arguait qu'il était boulimique de rôles, il a répondu : « Ma mère, ma grand-mère m'ont appris qu'on gagnait sa vie en travaillant et que travailler, cela voulait dire se lever le matin et aller bosser. Donc, ça me parait normal d'enchaîner. Ce qui me paraît anormal, c'est de prendre plusieurs mois de repos entre deux films. Moi quand je reste plus de sept jours à ne rien faire, je culpabilise. En plus, j'adore mon métier. »

« Que mes parents aient été dans le métier sans être des vedettes m'a fait gagner dix ans. Je suis né dans le chaos, je savais qu'on ne faisait pas ce métier d'acteur pour la réussite, pour l'argent, mais pour la foi, pour cette grande famille du spectacle dont on parle si volontiers qui n'existe pas, qu'il y a plein de gens de qualité à qui on ne donne pas la carte. J'ai déboulé là-dedans sans la moindre naïveté.»

« Le bonheur n'est pas au bout du chemin. Le bonheur, c'est le chemin.» (proverbe tibétain)

Extraits d'un article du journal Libération datant de l'année 2006 :

« Du lion [tatouage à l'emblème de sa ville qu'il a sur le biceps gauche], Cornillac a aussi l'assurance. Il n'a pas peur. « Peut-être parce que je travaille beaucoup. Et que, sur un plateau ou sur une scène, je me sens chez moi.» Il sourit, plante un regard doux gris. « Attention, je n'ai jamais pensé que j'étais un bon acteur. La seule chose que je sais, c'est que je suis à ma place. Donc même si je suis mauvais, je suis un mauvais à sa place. » »

« Pas de cours de théâtre (« On apprend mieux dans le réel »), autodidacte même pour se débarrasser d'un lourd cheveu sur la langue. « J'étais sur le point de jouer Britannicus en zozotant. J'ai réalisé (sic) que ce serait mille personnes à Nanterre en train de se foutre de ma gueule. Donc j'ai passé des nuits à me rééduquer. Seul. »

Distinctions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Ordre des Arts et des Lettres

2. http://www.laprovence.com/diaporama/2509994/clovis-cornillac-s%E2%80%99est-marie-vendredi-a-marseille.html

Liens externes[modifier | modifier le code]

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