Sumène

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Sumène
Une partie du village vue depuis l'ancienne gare.
Une partie du village vue depuis l'ancienne gare.
Blason de Sumène
Blason
Administration
Pays Drapeau de France France
Région Languedoc-Roussillon
Département Gard
Arrondissement Le Vigan
Canton Sumène
(chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes des Cévennes gangeoises et suménoises
Maire
Mandat
Ghislain Pallier
2008-2014
Code postal 30440
Code commune 30325
Démographie
Gentilé Suménois
Population
municipale
1 614 hab. (2010)
Densité 44 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 58′ 55″ N 3° 42′ 58″ E / 43.9819444444, 3.7161111111143° 58′ 55″ Nord
       3° 42′ 58″ Est
/ 43.9819444444, 3.71611111111
  
Altitude 200 m (min. : 175 m) (max. : 933 m)
Superficie 36,59 km2
Localisation

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Liens
Site web sumene.fr/

Sumène est une commune française située dans le département du Gard en région Languedoc-Roussillon. Chef-lieu du Canton de Sumène, la commune, appartenant à la communauté de communes des Cévennes gangeoises et suménoises, est située dans la zone périphérique du Parc national des Cévennes[1] et au confluent du Rieutord avec le Recodier. Ses habitants sont appelés les Suménois.

Sommaire

Géographie [modifier]

Localisation [modifier]

Carte

Sumène est située en région Languedoc-Roussillon, à l'ouest du département du Gard et au sud-ouest de la région naturelle de France des Cévennes.

La commune est située à 553 km au sud-est de Paris[2], à 54 km au nord-ouest de Nîmes[3], à 43 km au nord de Montpellier[4], à 9 km à l'est du Vigan[5] et à 5 km au nord de Ganges[6].

Hameaux et lieux-dits [modifier]

Il y a, sur le territoire de la commune, huit hameaux : Le Pouget, Pont d'Hérault, Le Castanet, Sanissac, Le Vialaret, Metgès, Sounalou et Cézas, où se trouve le Prieuré Saint-Martin de Cézas[7].

Communes limitrophes [modifier]

Communes limitrophes de Sumène
Saint-André-de-Majencoules Saint Martial Saint-Roman-de-Codières
Roquedur Sumène Saint-Hippolyte-du-Fort
Saint-Julien-de-la-Nef Ganges Moulès-et-Baucels

Relief et géologie [modifier]

D'une superficie de 36,9 km2 (soit 3 689 hectares), le territoire de la commune de Sumène est situé dans une zone de basse montagne du sud-ouest du massif des Cévennes, à l'extrémité sud du Massif central. D'une altitude moyenne de 200 m[8], le point culminant de la commune est le Ranc de Banes, situé au sud-est de la commune, à une altitude de 713 m.

Le sol de la commune est constitué de schiste, de calcaire[1] et de granit[9].

Hydrographie [modifier]

Le Rieutord et l'ancien moulin.

La commune est située dans la vallée du Rieutord qui est un affluent gauche du fleuve côtier l'Hérault. Le Rieutord traverse le territoire de la commune du nord au sud, alors que son affluent, le Recodier, le traverse du nord-est au sud-ouest[9]. Le point de confluence des deux rivières se situant au chef-lieu de la commune.

L'Hérault longe le territoire de la commune au nord-ouest et marque les limites avec les communes de Roquedur et de Saint-André-de-Majencoules.

Climat [modifier]

Selon la classification de Köppen, le climat de Sumène est « méditerranéen » (Csb). Les hivers sont donc relativement doux et humides tandis que les étés sont de nature chaude et sèche, même si la neige et le gel sont fréquent sur le territoire de la commune l'hiver[10].

La station météorologique la plus rapprochée se trouve à Vendargues à 41,2 km à vol d'oiseau[11].

Voies de communication et transports [modifier]

Carte simplifiée des routes et rivières de Sumène.

Depuis Ganges, Sumène est accessible par la route départementale D4[12] (dans le département de l'Hérault), puis par la D11[13] (dans le département du Gard). Au nord-ouest de Sumène, la D11 rejoint la route départementale D999[14] (ancienne route nationale 99) qui donne accès au Vigan.

La ligne d’autocars CRP5-3[15] du réseau de transport Edgard (liaison Ganges - Sumène - Saint-Roman-de-Codières) permet d'assurer des correspondances à Ganges pour rejoindre Nîmes ou Le Vigan (ligne D40[16] du réseau Edgard) ou Montpellier (ligne 108[17] du réseau Hérault Transport).

Les gares ferroviaires les plus proches sont celles de Montpellier et de Nîmes, respectivement situées à 55 km et à 65 km de Sumène par le réseau routier.

Urbanisme [modifier]

Logement [modifier]

En 2009, le nombre total de logements dans la commune était de 1 128, alors qu'il n'était que de 934 en 1999[18].

Parmi ces logements, 64,1 % étaient des résidences principales, 29,6 % des résidences secondaires et 6,3 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 78,2 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 21,0 % des appartements[19].

La proportion des résidences principales, propriétés de leurs occupants était de 72,0 %, stable par rapport à 1999[20].

Toponymie [modifier]

La forme la plus ancienne est Sumena, attestée en 1150. C'est à l'origine un hydronyme qui s'est fixé par la suite comme toponyme. L'origine est identique à celle de la Somme, Sumina latinisé en Sumara, mais avec glissement de l'accent[21]. Le type Sumena remonte au gaulois *Su-mēnā « la bien douce »[22].

Histoire [modifier]

Préhistoire [modifier]

Les traces les plus anciennes d'habitat humain remontent à la Préhistoire où des vestiges d'habitations, et des tessons de poteries[23], ont été retrouvés dans les grottes et les falaises du Ranc de Banes[1]. On a également trouvé, sur le territoire de la commune, de nombreux mégalithes[1].

Antiquité [modifier]

Dès l'an 100 avant Jésus-Christ[23] les Romains occupent la région, construisent de nombreuses voies de communications et exploitent la mine de fer des Jumeaux[1]. Le village est conquis par les Wisigoths en 450[23], ce qui explique la présence d'un cimetière wisigoth dans le village. Il ne reste de cette époque presque plus de vestiges. Les monuments les plus anciens encore visibles aujourd'hui datent du début du Moyen Âge.

Moyen Âge [modifier]

Portail de la Font de Ville

En 750 environ, les Sarrasins ravagent la région et sont arrêtés peu après par Charles Martel, à Nîmes[23].

Au IXe siècle, des moines bénédictins s’installent sur la rive gauche du Rieutord et construisent une église fortifiée, qui sera détruite lors de la Réforme[23] [1]. Ils fondent également le quartier de « La Coural » et exploitent les mines du Sounalou, des mines de charbon[1].

Au Moyen Âge, le village est une importante cité commerciale, protégée par des remparts, dont il ne reste presque plus rien aujourd'hui, le seul vestige encore visible aujourd'hui étant le portail de la Font de Ville, qui fut le seul morceau de rempart à ne pas avoir été détruit.

Renaissance et Période moderne [modifier]

En 1530 le village, qui est divisée en sept parties, est protégé par une enceinte percée de huit portes ; l'entrée principale du village, vers Ganges, est défendue par une tour de trois étages[23].

Entre les années 1490 et 1560, Sumène doit son essor économique à la tonnellerie, qui s'est maintenue jusqu'au XIXe siècle et que le village exportait dans tout le Languedoc, mais aussi grâce à l'industrie lainière et à celle du cuir[1]. C'est également à cette époque que la population suménoise s'est massivement tournée vers le protestantisme. La ville est d'ailleurs resté 80 ans sans prêtre et a été la seconde ville du Gard à avoir été pourvue d'un pasteur, après Nîmes[1].

Au XVIIe siècle, une école de menuiserie célèbre s'est également développée à Sumène. Elle se caractérisait par la production d'armoires et de placards en noyer, comportant des panneaux sculptés et une importante ornementation. Les « armoires de Sumène » étaient réputées dans tout le Languedoc et plusieurs musées du Gard et de l'Hérault en possèdent encore.[réf. nécessaire]

L'industrie de la soie commence à ce développer à la fin du XVIIIe siècle, elle continuera jusqu'au XVIIIe siècle avant de disparaître. En 1760 Sumène conte déjà 16 métiers à soie et 67 métiers à laine[23].

Période contemporaine [modifier]

Photographie en couleur représentant une culture d'oignon en gros plant. Les bulbes semi-enterrés sont en cours de grossissement et le feuillage est encore vert.
Culture d'oignon doux des Cévennes.

C'est à cette époque que la région de Ganges devint la capitale de la bonneterie. En 1860, la moyenne de production de cocons était, dans le village, de 1200 quintaux par saison[23]. Le village de Sumène conta, à son apogée, douze filatures, le long du Rieutord et trente magnaneries[23] [1]. Aujourd'hui, l'ancienne filature du Diguedan est le parfait exemple de l'architecture typique de ce genre de bâtiment (vaste bâtiment, bon éclairage...).

Le village possédait également, en 1850, 25 hectares d'oliviers, qui produisaient 8000 décalitres d'huile, que le village vendait ensuite[23].

Le déclin de Sumène commença au XVIIIe siècle avec la construction d'une route reliant Ganges au Vigan, mettant a l'écart le village[23] [1].

Le 30 septembre 1958, une terrible inondation ravagea le village et toute la région. Une plaque située près de la mairie indique le niveau de l'eau lors de l'inondation[24].

Aujourd'hui, après le déclin de l'industrie de la soie, le village se tourne vers le tourisme vert et vers une agriculture de qualité comme les AOC oignons doux des Cévennes ou les AOC pélardons[23].

Politique et administration [modifier]

Tendances politiques et résultats [modifier]

Élections présidentielles, résultats des deuxièmes tours [modifier]

Élections législatives, résultats des deuxièmes tours [modifier]

Élections européennes, résultats des deux meilleurs scores [modifier]

Élections régionales, résultats des deux meilleurs scores [modifier]

Élections cantonales, résultats des deuxièmes tours [modifier]

Administration municipale [modifier]

Compte tenu du nombre d'habitants dans la commune lors du dernier recensement, le conseil municipal est composé de 19 membres conformément au Code général des collectivités territoriales[37]. À l'issue des élections municipales de 2008, Ghislain Pallier a été élu maire et succède à William Toulouse.

Liste des maires [modifier]

La mairie.
Liste des maires successifs[38]
Période Identité Étiquette Qualité
Toutes les données ne sont pas encore connues.
1829 1830 Pierre-Henry de Massanne    
Toutes les données ne sont pas encore connues.
1832 1843 Pierre-Henry de Massanne    
Toutes les données ne sont pas encore connues.
1872 1877 Jean-Marie-Isidore Boiffils de Massanne légitimiste  
Toutes les données ne sont pas encore connues.
mars 1983 juin 1995 Maurice-Yves Castanier DVD Conseiller général
juin 1995 mars 2001 André Serra SE  
mars 2001 mars 2008 William Toulouse DVG Conseiller général
mars 2008 en cours Ghislain Pallier SE Entrepreneur de travaux publics

Jumelages [modifier]

Au 21 février 2013, Sumène n'est jumelée avec aucune commune[39]. Début 2013, la commune étudie un partenariat avec la commune de Quistinic en Bretagne[40].

Population et société [modifier]

Démographie [modifier]

En 2010, la commune comptait 1 614 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 822 2 575 2 674 2 692 3 017 3 075 2 978 3 033 3 027
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 952 2 920 2 829 3 135 3 029 2 880 2 891 2 865 2 756
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 537 2 508 2 395 2 217 2 399 2 286 2 005 2 030 2 102
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2010 -
2 139 1 913 1 702 1 613 1 417 1 492 1 509 1 614 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1962[41] puis Insee à partir de 1968[42].)

Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement [modifier]

La commune est située dans l'académie de Montpellier.

Elle administre une école maternelle et une école élémentaire communales et dispose d'une école élémentaire privée[43].

Les deux collèges les plus proches, un public et un privé sont situés à Ganges[44], quand aux lycées, un public est situé au Vigan et un lycée agricole privé se trouve à Ganges[44].

Manifestations culturelles et festivités [modifier]

Chaque année les « Elvis Platinés » organisent les Transes cévenoles, un festival qui regroupe le dernier week-end de juillet des groupes musicaux et des artistes de rue[45].

Le comité des fêtes de Sumène organise la fête votive du village aux alentours du 15 août, avec un feu d'artifice[46].

Une autre fête, la fête de la Soupe était également organisée dans le village, par l'association Teuf-Teuf, mais celle-ci ne fut plus organisée pour des raisons financières à partir de 2012[47].

Une course de côtes est également organisée sur les hauteurs du village, par l'association Sport automobile, tout les ans, début juillet[48].

Santé [modifier]

On trouve, à Sumène, deux infirmières, deux kinésithérapeutes, une pharmacie et un médecin[49].

Les centres hospitaliers les plus proches sont la polyclinique St Louis à Ganges et l'hôpital local du Vigan[49].

Il y a également une maison de retraite dans le village[50].

Sports [modifier]

La commune possède un stade municipal, dans lequel sont organisés les rencontres sportives et les matchs.

On trouve, dans le village, une dizaine d’associations sportives, dont un club de tennis, un de badminton, un de course automobile, qui organise chaque année la course de côtes, deux de football, un de spéléologie, un de boxe et un de basket-ball [51].

Médias [modifier]

La radio du diocèse de Nîmes, Ecclesia, dispose d'un émetteur dans les environs de Sumène[52].

Cultes [modifier]

La commune dépend du district paroissial catholique Saint-André-de-Majencoules et Sumène au sein du diocèse de Nîmes. Ce district paroissial regroupe douze clochers dont celui de Sumène pour lequel le lieu de culte est l'église Notre-Dame[53],[54].

Économie [modifier]

Revenus de la population et fiscalité [modifier]

En 2010, le revenu fiscal médian par ménage était de 20 696 €, ce qui plaçait Sumène au 29 528e rang parmi les 31 525 communes de plus de 39 ménages en métropole[55].

Emploi, entreprises et commerces [modifier]

En 2009, la population âgée de 15 à 64 ans s'élevait à 895 personnes, parmi lesquelles on comptait 68,9 % d'actifs dont 59,2 % ayant un emploi et 9,8 % de chômeurs[56].

On comptait 292 emplois dans la commune, contre 324 en 1999. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la commune étant de 534, l'indicateur de concentration d'emploi[Note 3] est de 54,8 %, ce qui signifie que la commune offre un peu plus d'un emploi pour deux habitants actifs[57].

Au 31 décembre 2010, Sumène comptait 172 établissements : 32 dans l’agriculture-sylviculture-pêche, 20 dans l'industrie, 29 dans la construction, 71 dans le commerce-transports-services divers et 20 étaient relatifs au secteur administratif[58].

En 2011, quinze entreprises ont été créées à Sumène, dont neuf par des auto-entrepreneurs[59].

Culture locale et patrimoine [modifier]

Monuments classés [modifier]

Sumène ne compte aucun monument historique classé ou inscrit sur son territoire[60].

Patrimoine industriel [modifier]

Dix-huit monuments de la commune figurent à l'inventaire général du patrimoine culturel de la France : usine de préparation de produit minéral (usine d'agglomération de houille) des mines de Sumène[61], filature (filature de soie) dite filature Veuve Mollis[62], usine de bonneterie de soie et de nylon dite Bonneterie Suménoise[63], usine de bonneterie de soie Cannat[64], mine de fer, zinc, et plomb des Deux Jumeaux[65], usine de bonneterie de nylon SITEC[66],usine de bonneterie de soie et de nylon La Séda[67], usine de bonneterie de soie et de nylon Monna, actuellement La Coste[68], filature (filature de soie) dite Filature Mauries[69],filature de soie de Tarteron[70], filature de soie, usine de bonneterie, puis ganterie Dussol[71], filature de soie Bonneru[72], filature de soie Baumes ; puis cartonnerie Massal[73], mine de houille de Soulanou[74], filature de bourre de soie Martin[75], filature, moulinerie (filature de Soie, moulinerie de soie) dite filature Journet[76], filature, moulinerie (filature de soie, moulinerie de soie) dite Filature Ducros[77] et moulin à blé, filature et moulinerie de soie de Calvières, puis Ducros[78].

Autres éléments du patrimoine [modifier]

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Sumène est riche d'une vingtaine de bâtiments d'intérêt historique ou architectural, datant en partie du Moyen Âge[1] :

  • L'église Sainte-Marie Notre-Dame qui fut construite à la fin du XVIIe siècle et restaurée au XIXe siècle.
  • Le prieuré Saint-Martin de Cézas, situé dans le hameau de Cézas et édifié au XIIe siècle.
  • Le temple, qui fut construit en 1842.
  • Le monument aux morts qui a été inauguré en 1923 par Jean-Baptiste Marchand, alors conseiller général du canton de Sumène.
  • L'ancien cimetière, situé a l'emplacement du jardin public et utilisé du VIIIe au XIXe siècle.
  • Les vestiges d'un cimetière wisigoths, remis au jour lors de fouilles archéologiques.
  • Le pont Grand aussi appelé porte des Remparts, construit au XIIe siècle, qui était surmonté d'une tour qui servait de beffroi urbain. Il est flanqué de deux tourelles crénelées, sur lequel on peut apercevoir deux canonnières. Ces tourelles ne sont pas d'époque, elles ont été ajoutées au début des années 1900.
  • Le pont du Recodier, construit au XIe siècle, qui est le pont le plus ancien du village. Au XVIIIe siècle, des filatures se sont installées à proximité, dont une plaque située à coté commémore l'existence.
  • La mairie actuelle, qui est installée dans l'ancienne caserne et prison. Sa façade a été restaurée au début du XXe siècle.
  • L'ancien moulin à eau, construit au XIIe siècle, qui été un moulin à blé, à châtaigne puis à huile et qui a été plusieurs fois été ravagé par les inondations.
  • L'ancienne gare située sur la ligne du Vigan à Quissac, qui passait par la vallée du Rieutord puis par Sumène par un viaduc et enfin rejoignait la vallée de l'Hérault par un tunnel, a été construite dans les années 1870. Elle permettait d'exporter toutes les marchandises du secteur, comme la bonneterie, la ganterie et les produits de l'agriculture.
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  • La tour dite le Font de Ville qui a été la demeure de l'un des premiers pasteurs du bourg : Abraham de Saint Loup, et qui est la seule tour des remparts a ne pas avoir été détruite. Son portail date du XIIe siècle.
  • L'ancien hôtel la Galère, datant des XIIIe et XIVe siècles.
  • Les Erbuns, des passages souterrains qui donnaient accès aux anciens remparts. Ce lieu, qui dessert aujourd'hui les caves de certaines habitations du vieux village, est également appelé chemin de ronde.
  • L'ancien four banal qui appartenait au seigneur de Saint-Martial. La population avait l’obligation de l'utiliser. Son local servit également de salle de réunion aux Jacobins pendant la Révolution française.
  • Le porche des Bémis, construit du Xe au XIIe siècle, qui était le passage obligé, au Moyen Âge, pour aller à Saint-Martial ou à Saint-Roman-de-Codières. Son nom, Bémis, qui signifie, en occitan, bohémiens serait due a une légende racontant qu'ils se réfugiait sous le porche lors des intempéries.
  • Le Plan qui est la place centrale du village. Elle fait la liaison entre le vieux village médiéval et les habitations modernes.
  • La porte du Pied-de-Ville, sur lequel on peut lire la devise du village, datant des guerres de Religion : Ayant Dieu pour défense, nous ferons résistance. Au XVIIIe siècle, le quartier du Pied de Ville abritait divers artisans, comme par exemple des cordonniers, tisserands, tonneliers…
  • Une façade Renaissance dans la Grande-Rue, avec une très ancienne plaque sur laquelle est gravée En l'an 1572 le quintal de froment valait dix livres R.A..
  • La rue Cap-de-Ville où se situe une plaque indiquant le prix des denrées en 1858.
  • Une plaque, située près de la mairie, indiquant le niveau de l'eau lors des trois plus grandes inondations ayant ravagées le village : le 5 octobre 1812, qui fut la plus haute, le 5 octobre 1847 et enfin le 30 septembre 1958, qui ravagea toute la région et qui fit, dans toute les Cévennes, 35 morts.

Enfin, en dehors du village, sur le territoire de la commune l'on peut voir[1] :

  • en direction de Ganges, l'ancienne mine de fer, de zinc et de plomb des Deux-Jumeaux, qui fut exploitée par les Romains pendant l'Antiquité et, bien plus tard, du XIXe au début du XXe siècle, ainsi que le Calvaire, qui fut édifié en 1726 à la suite d'une épidémie de peste qui décima le village ;
  • en direction de Saint-Roman-de-Codières, le moulin de Serviel, un moulin à blé et à huile ayant appartenu à l'abbaye de Sumène au Xe et XIe siècles ; et
  • en direction du hameau du Pouget, la chapelle Saint-Cyprien, construite à l'emplacement d'une ancienne abbaye détruite en 1568.

Patrimoine environnemental [modifier]

On trouve sur le territoire de la commune la réserve naturelle régionale de Combe Chaude[9] [79], une zone protégée de 79 ha (dont 20 dans l'Hérault). Les espèces les plus emblématiques de ce lieu sont le faucon pèlerin, le tichodrome échelette, un petit oiseau vivant dans les falaises, le minioptère de Schreibers, une chauve-souris, dont on a recensé 400 spécimens en hibernation sur le site, l'hirondelle de rochers, présente dès février, la couleuvre de Montpellier, la diane, une espèce de papillon protégée, présente uniquement dans le sud de la France, et la gagée des prés, une petite plante à fleur également protégée[80]. On a également recensé, dans la réserve, une colonie de 80 grands rhinolophes, une autre espèce de chauve-souris[80].

On trouve également, sur le territoire de la commune, la vallée du Rieutord, protégée en tant que zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF)[9],[81] et les gorges de Rieutord classées en zone importante pour la conservation des oiseaux (ZICO)[9],[82] et en zone de protection spéciale (ZPS)[9],[83], depuis avril 2006.

Personnalités liées à la commune [modifier]

Une dizaine de personnes sont liées au village :

Héraldique, logotype et devise [modifier]

Blason actuel de Sumène.

Blasonnement actuel :

De gueules à la tour d'argent.

La devise de la commune Ayant Dieu pour défense, nous ferons résistance[1], datant des guerres de religion, est gravée sur la porte du Pied de Ville, à l'entrée du vieux village.

Pour approfondir [modifier]

Bibliographie [modifier]

Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article : ouvrage ou article utilisé comme source pour la rédaction de cet article

  • Collectif, Si Sumène m'était contée, dépliant patrimoine (non daté), office de tourisme Cévennes-Méditerranée Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • Jean-Marie-Isidore Boiffils de Massanne, Histoire de Sumène, des origines à la fin du XVIIIe siècle, éditions du Vieux Pont, Sumène, 2001
  • Mathilde Cabane, Histoire de Sumène, de la Réforme à la Révolution, école des Chartes, Paris, 1946, 26 p.
  • Pierre-Albert Clément, De Sumène à Cézas, 1967
  • Étienne Goiffon Notice historique sur les paroisses du canton de Sumène, d'après les documents originaux, par M. l'abbé Goiffon, Grimaud, 1873
  • T. Ritaldone, Le cambriolage légal : l'inventaire du 16 février 1906 à Sumène, Cévennes Magazine, 2004
  • Mme Marchand, Monographie du canton de Sumène (Gard), Imprimerie Jouve et Cie, 1921, 112 p.
  • Notes sur la paroisse et sur les églises paroissiales de Sumène, Imprimerie de Lafare frères, 1883
  • Des Mines de Houille et de Fer de Cavaillac, de Sumène et du Vigan (Gard) et du chemin de fer de ces Mines à Montpellier, Poussielgue, 1838, 24 p.

Articles connexes [modifier]

Lien externe [modifier]

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Notes et références [modifier]

Notes [modifier]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
  3. L'indicateur de concentration d'emploi est égal au nombre d'emplois dans la zone pour 100 actifs ayant un emploi résidant dans la zone, selon la définition de l'Insee.

Références [modifier]

  1. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m et n Si Sumène m'était contée, dépliant patrimoine (non daté), office de tourisme Cévennes-Méditerranée, [lire en ligne].
  2. Distance Paris-Sumène, sur le site Distance entre 2 villes. Consulté le 22 février 2013.
  3. Distance Nimes-Sumène, sur le site Distance entre 2 villes. Consulté le 23 février 2013.
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  70. Filature de soie de Tarteron, base Mérimée, ministère français de la Culture
  71. Filature de soie, usine de bonneterie, puis ganterie Dussol, base Mérimée, ministère français de la Culture
  72. Filature de soie Bonneru, base Mérimée, ministère français de la Culture
  73. Filature de soie Baumes ; puis Cartonnerie Massal, base Mérimée, ministère français de la Culture
  74. Mine de houille de Soulanou, base Mérimée, ministère français de la Culture
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  76. Filature, moulinerie (filature de soie, moulinerie de soie) dite Filature Journet, base Mérimée, ministère français de la Culture
  77. Filature, moulinerie (filature de soie, moulinerie de soie) dite Filature Ducros, base Mérimée, ministère français de la Culture
  78. Moulin à blé, filature et moulinerie de soie de Calvières, puis Ducros, base Mérimée, ministère français de la Culture
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