Martigues

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43° 24′ 19″ N 5° 02′ 51″ E / 43.4052777778, 5.0475

Martigues

Le Miroir aux Oiseaux
Le Miroir aux Oiseaux

Martigues#Héraldique
Détail
Administration
Pays France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Bouches-du-Rhône
Arrondissement Istres
Canton Chef-lieu de deux cantons : Martigues-Est et Martigues-Ouest
Code Insee abr. 13056
Code postal 13500
Maire
Mandat en cours
Gaby Charroux
2009-2014
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Pays de Martigues (CAPM)
Démographie
Population 48 056 hab. (fin 2008)
Densité 673 hab./km²
Géographie
Coordonnées
géographiques
43° 24′ 19″ Nord
         5° 02′ 51″ Est
/ 43.4052777778, 5.0475
Altitudes mini. 0 m m — maxi. 187 m m
Superficie 71,44 km²

Voir la carte physique

Voir la carte administrative

Martigues (en occitan provençal Lo Martegue selon la norme classique ou Lou Martegue selon la norme mistralienne) est une ville française des Bouches-du-Rhône en Provence, également connue sous le nom de « Venise provençale ». Le nom de Martigues vient d'une ancienne forme latine reconstituée, Marticum, composée de la racine pré-indo-européenne mart- « rocher » et de la terminaison latine -icum ; ce nom faisait allusion à l'Étang de Berre en tant qu'« étang des rochers ». Les habitants sont appelés martégaux et martégales, mais on peut aussi parler de martégao et martégallois.

Sommaire

[modifier] Administration

Liste des maires successifs
Période Identité Parti Qualité
2009- . Gaby Charroux PCF .
1969-2009 . Paul Lombard PCF .
1959-1969 . Francis Turcan PCF .
1953-1959 . Paul Pascal SFIO .
1947-1953 . Théodore Cheillan SFIO .
1946-1947 . Francis Turcan PCF .
1945-1946 . Jean Toulmond Front National .

[modifier] Politique

Les résultats des élections présidentielles à Martigues ont placé Nicolas Sarkozy en tête (52,19%) devant Ségolène Royal (47,81%), mais pour les législatives qui ont suivi, le candidat du parti communiste français (PCF), M.Vaxes a gagné la circonscription avec 58,31% des suffrages devant le candidat local de l'UMP, M. Aragneau (41,69%)[1].

Lors des élections municipales de 2008, le maire sortant d'alors Paul Lombard (liste d'union de la gauche) a été reconduit dès le premier tour avec 57,51% des voix face à Mathias Petricoul (UMP) qui a obtenu 21,08% des voix.

Fin avril 2009, Paul Lombard, 81 ans, annonce son intention de mettre un terme à ses fonctions de premier magistrat de la ville dans les prochaines semaines, après 40 années et six mandats consécutifs à la tête de celle-ci, pour ainsi passer le relais à son premier adjoint, Gaby Charroux. Ce dernier est officiellement élu maire de Martigues le 29 mai 2009 lors d'un conseil municipal extraordinaire.

[modifier] Histoire

Martigues abrite des communautés humaines depuis l'époque néolithique comme l'attestent des fouilles menées sur les sites de La Cacharelle (vers le pont autoroutier), au village de Saint-Pierre (de -3400 à -2600), vers le village de Ponteau ou encore vers La Couronne (-2800 à -2500). De plus, de nombreux autres sites ont fait simplement l'objet d'un repérage et n'ont pas encore exploré. Ces sites ont révélé quelques outillages en silex comme des meules ou des haches.

Vers 1800 av. J.-C., ses sites prennent davantage d'ampleur avec l'édification de murailles en particulier au Collet Redon (La Couronne). Des ensembles funéraires sont aussi relevés sur la période. Les fouilles ont permis de retrouver un tertre vers le village de Ponteau.

Trois cents ans plus tard, vers 1500 av. J.-C., les sites d'Albion et des Salins[2] commencent à être occupés par des habitats lacustres où les fouilles ont révélé un important mobilier et des traces de pilotis. Ces villages semblent avoir été occupés du XIVe siècle av. J.-C. jusqu'au VIIIe de manière continue.

Le VIIe siècle av. J.-C. voit une transformation radicale des habitats martégaux avec l'apparition de véritables centres urbains. La région martégale est désormais habitée par un peuple d'origine celto-ligure nommé Avatiques.[3] L'oppidum grec de Saint-Blaise, fondé vers -650 sur le territoire actuel de Saint-Mitre-les-Remparts, tend ainsi à devenir la principale agglomération de l'ouest de l'étang de Berre. Elle concurrencera même Marseille pendant un temps. Plus au sud, sur le rivage de la Méditerranée se forment les deux villages des Tamaris (-640--560) et de l'Arquet (-625--560) sur deux promontoires voisins. Ces deux villages ne sont occupés que l'espace d'une ou deux générations avant d'être abandonnés. Le village de Tamaris présente cependant le caractère remarquable d'être le plus vieil ensemble urbain indigène du sud de la France.

Après les centres côtiers des Tamaris et de l'Arquet, des sites plus importants commencent à apparaître. La colline de Saint-Pierre[4] est occupée à partir de 550 av. J.-C. Le site deviendra progressivement le plus important oppidum avatique et la principale ville dans l'ouest de la chaîne de la Nerthe. Vers 475 av. J.-C., un autre centre urbain avatique d'importance se met en place sur l'Île. Ces trois centres connaissent une occupation continue pendant plusieurs siècles. Les relations avec Marseille sont d'abord pacifiques. Cependant, avec la prise de Phocée par les Perses et la fuite de ses habitants vers leur domaine colonial, la puissance marseillaise a considérablement augmenté. De fait, Marseille a le monopole du marché provençal d'amphores. Il semble que Marseille ait cherché à diviser les peuples gaulois. Cela n'exclut cependant pas quelques interventions directes. Au IVe siècle avant J.-C., le village de l'Arquet, reconstruit près d'importantes carrières, est rasé. La plus violente crise militaire entre Avatiques et Marseillais date de la période -200--190 av. J-C. La Ville de l'Île est détruite, mais rapidement reconstruite.

La fin du IIe siècle av. J.-C. est marquée par la destruction de Saint-Blaise par les Romains ou par un peuple indigène vers 125 av. J.-C. Entre -104 et -102, les Romains occupent directement la région de Martigues et creusent le premier canal à travers l'étang de Caronte. Les eaux de l'étang de Berre, alors presque douces, voient leur salinité augmenter. Dans la foulée de l'occupation romaine, Marseille prend le contrôle des territoires à l'ouest de l'étang. Saint-Pierre semble cependant échapper à ce mouvement. L'oppidum survivra aussi à la chute de Marseille en 49 av. J.-C. qui voit pourtant de nombreux habitats gaulois être détruits.

Les Romains fondent alors Maritima Avaticorum sur le site de Tholon[5] peu après leur prise de la région. La cité est d'abord concurrencée par Saint-Pierre, mais finit par l'emporter quand l'oppidum est abandonné à la fin du Ier siècle av. J.-C. Des villas romaines sont construites un peu partout sur le territoire de la commune pendant l'Empire. Le déclin romain entraîne l'abandon de Maritima Avaticorum.

Les invasions barbares puis les raids sarrasins du Moyen Âge contraignent les habitants à gagner l'Île et ses environs. Trois bourgs sont ainsi formés à la jonction de l'étang de Berre et de l'étang de Caronte. Ces trois bourgs forment déjà un même ensemble urbain, mais ils n'en restent pas moins distincts pendant tout le Moyen Âge. Le bourg de l'Île est le centre de l'ensemble. Sur la rive nord, se trouve celui de Ferrière et sur la rive sud celui de Jonquières. Dès le VIIIe siècle, l'ensemble est entouré de remparts dont un tronçon est toujours visible aujourd'hui.

Le nouveau site, bien protégé à l'intérieur des terres et relié à la mer par l'étang de Caronte, vit son importance croître au cours des siècles. Le port de Bouc, construit à l'embouchure de la passe de Caronte avec la Méditerranée, commence même à s'afficher en rival de celui de Marseille. Le mouvement est favorisé par les seigneurs de Provence qui se méfient de Marseille.

La guerre de l'Union d'Aix (1382-1387) voit Marseille profiter de l'occasion pour tenter d'éliminer son rival. Les Marseillais assiègent Châteauneuf-les-Martigues et tentent le blocus du port de Bouc. Une centaine d'hommes y est débarquée et restera campée sur une île à la sortie de la passe. Ils ne seront chassés que par l'intervention du nouveau roi de Provence quand celui-ci reprendra à son compte la politique visant à affaiblir Marseille.

Cette protection de la ville disparaîtra peu à peu avec l'intégration de la Provence à la France. Marseille prend peu à peu l'ascendant sur ses diverses rivales. Les trois bourgs de Ferrières, l'Île et Jonquières se réorganisent en fusionnant le 21 avril 1581 pour donner naissance à Martigues. La ville fait alors partie d'un important fief nommé « Principauté de Martigues » qui comprend outre le vicomté de Martigues, les baronnies de Berre, d'Entressen, d'Istres, de Lançon, de Saint-Mitre et de Châteauvieux, ainsi que les seigneuries de Ferrières, de Jonquières, de Fos, de Châteauneuf, de Rognac, des Pennes et de Carry. Cependant, au XVIe siècle, Louis XIV et Colbert réorganisent largement la France et le ministre de la Marine décide de faire de Marseille le principal port méditerranéen. Il tranche donc définitivement en faveur de Marseille en laissant les institutions judiciaires marseillaises régler les différends entre pêcheurs marseillais et martégaux. Martigues, qui compte alors un peu plus de 20 000 habitants (le tiers de la population marseillaise), commence à péricliter. L'épidémie de peste de 1720 décime près de la moitié de la population. De plus, les guerres menées sous Louis XV achèvent de ruiner les marchands de la Ville avec la perte de plus de 300 vaisseaux.

À la veille de la Révolution, la population ne compte plus que 7 000 habitants (7e ville de Provence). Elle demeure un des principaux fiefs de Provence, mais la ville est désormais essentiellement tournée vers la pêche. Frappée par la famine due à une mauvaise récolte et la rigueur de l'hiver 1789 (l'étang de Berre gèle), la population accueille plutôt bien la Révolution. Les cahiers de doléances de la ville montrent des préoccupations centrées sur la demande d'égalité devant l'impôt pour tous, sur la réorganisation de la constitution provençale et sur les problèmes de pêche et de navigation de la Ville.

Le 14 février 1790, les élections désigneront Louis Puech comme premier maire de la Ville. Lors du nouveau découpage du territoire en départements, Martigues s'oppose à Salon pour devenir chef-lieu de district. En avril 1793, Salon l'emporte grâce à son engagement du côté des Montagnards. Martigues s'engage alors avec les sections de Marseille. Ce mouvement contre-révolutionnaire proche des Girondins connaît d'abord quelques succès comme la prise de Salon le 16 mai, mais la défaite devant l'armée du général Carteaux entraîne l'occupation de la ville le 25 août. Le bilan de la répression à Martigues fait état de onze morts (huit guillotinés dont le maire et trois suicidés). Seize autres personnes quittent la ville.

En 1794, l'ingénieur Groignard commence le creusement d'un véritable port à Bouc. Cependant, l'économie ne renaît pas et le déclin de la ville s'accentue. La population de la ville se réduit à tout juste 5 000 habitants. De plus, Martigues reste à l'écart des chantiers de développement du département.

Sous le Second Empire, le territoire est réorganisé. Le 2 septembre 1866, le port de Bouc est érigé en commune. Par ailleurs, Martigues, après de longs efforts, obtient le percement d'un canal pour se ravitailler en eau potable depuis le canal de Provence. En 1863 débutent aussi les travaux pour construire un canal entre le Rhône et Marseille. Le canal de Caronte est une nouvelle fois réaménagé et recreusé. Plusieurs îles obstruant le nouveau canal sont alors détruites.

Au début du XXe siècle, de nouveaux travaux commencent pour aménager un nouveau canal à Caronte et établir une voie ferrée entre Miramas-Martigues-Marseille. Cette ligne est partiellement finie en 1915, après plusieurs grèves très dures (1908 et 1910). Sa construction entraîne l'arrivée de nombreux ouvriers italiens ou espagnols dans la région. Certains y resteront et s'y installent définitivement. De plus, le canal de Caronte moderne est achevé entre 1908 et 1928. Ce chantier voit aussi l'aménagement actuel du quartier de l'Île et la destruction des derniers îlots et bancs de sable gênant la circulation des bateaux.

Les années 1920 et 1930 marquent le début de l'industrialisation de la commune et de ses environs : installation de l'usine d'oléagineux Verminck (1920), installation de dépôts de la Société Générale des Huiles et Pétroles (SGHP) à Lavéra (1922), électrification de la ville (1924) et de sa campagne (1927), montage d'une raffinerie de la SGHP à Lavéra (1932-33) et création d'une autre raffinerie, de la Compagnie Française de Raffinage[6] cette fois, à La Mède (1935).

Au début de la Seconde Guerre mondiale, la ville compte environ 10 000 habitants. Lors de l'occupation, elle reçoit une garnison allemande de 2 000 hommes qui érige, via les réquisitions des habitants, de nombreuses fortifications autour du canal et le long des plages du sud de la ville. La Résistance locale cherchera à perturber ses travaux (ajout de sel dans le béton… etc.) et à cartographier les défenses. Elle sera principalement le fait de militants communistes. Le 6 juin 1944, plusieurs d'entre eux seront arrêtés et rapidement fusillés. Le 21 août 1944, la ville s'insurge et se libère par ses propres moyens. Les Allemands ont cependant le temps de se retirer en faisant exploser les installations portuaires. À la Libération, les communistes, qui ont payé les plus lourdes pertes lors de la Résistance, s'installent à la mairie avec Jacques Toulmond (1945-1946) puis Francis Turcan (1946-1947). Aux élections municipales de 1947, la SFIO reprend le pouvoir. En 1953, la victoire de Paul Pascal (SFIO) est acquise de justesse devant la liste PCF de Francis Turcan.

La municipalité Pascal commence alors en 1958 la modernisation de la Ville via la décision de rénover le canal[7] de Martigues et l'adduction de l'eau potable. Ce chantier sera mené à bien par l'équipe du maire Francis Turcan élu en 1959. Fort de ce succès et de la mise en place du tout-à-l'égout et de la création de la Régie des Eaux de Martigues, Francis Turcan est réélu en 1965. À son décès en 1969, Paul Lombard (PCF) devient maire. Il sera par la suite réélu en 1971, 1977, 1983, 1989, 1995, 2002 et 2008. Sous sa direction, la ville mène d'importants travaux pour loger la population grandissante attirée par la nouvelle zone industrielle.

En 1971, les mairies de Martigues et Port-de-Bouc s'unissent pour obtenir de l'état le financement d'écoles et de lieux de culture pour éviter de transformer la ville en cité-dortoir. L'hôpital des Rayettes est ouvert en 1974 et le quartier de Saint-Roch en 1977. Une bibliothèque est construite en 1980 et un parc de loisirs en 1981. À ces multiples chantiers se superposent d'autres réalisations comme l'achèvement du réseau d'eau potable avec la construction d'une station d'épuration et d'une usine de filtration (1989) ou un important effort culturel avec la création d'une radio locale (Radio Maritima en 1982), d'un musée (1982), d'une salle de spectacle[8] (1993) et d'un théâtre[9] (1995). Dans le domaine éducatif, la ville a vu la construction de quatre collèges et de deux lycées (1963 et 1974). En 2009, Paul Lombard démissionne de son poste de maire. Gaby Charroux (PCF) lui succède.

[modifier] Géographie

Vue satellite avec Wikimapia

Le quartier de l'Île sur le canal

Martigues est située en bordure de l'Étang de Berre, de part et d'autre du canal de Caronte qui relie l'étang à la Mer Méditerranée.

La commune s'étend de la Côte Bleue (au sud) en passant par les villages de Saint-Pierre-les-Martigues, Saint-Julien-les-Martigues, La Couronne, Carro, Lavéra, jusqu'à celui de Croix-Sainte au nord. Elle donne au sud-ouest sur le golfe de Fos et au nord-est sur l'étang de Berre, pour un total de 7 144 hectares dont 697 hectares de forêts et 40 kilomètres de linéaire maritime dont 11 sur la côte méditerranéenne.
Le nom de Martigues est rattaché à son pluriel, en effet on parlait encore des Martigues en 1890.

La ville se compose de trois quartiers : Ferrières au nord (côté Camargue), l'Île sur le canal et Jonquières au sud (côté Côte Bleue).

Les communes limitrophes sont (dans le sens des aiguilles d'une montre) Port-de-Bouc, Saint-Mitre-les-Remparts, Chateauneuf-les-Martigues et Sausset-les-Pins.

[modifier] Economie

C'est la 4e ville en importance du département.

[modifier] Médias

[modifier] Démographie

Les habitants sont les Martégales et les Martégaux.

Population
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006
21 515 27 945 38 373 42 037 42 678 43 493 46 318

Source : INSEE, Population sans doubles comptes

[modifier] Héraldique


Blason
de
Martigues

Blasonnement : de gueules à la tour d'argent, ouverte et ajourée du champ, maçonnée de sable, accompagnées de deux clefs adossées aussi d'argent.

[modifier] Culture

  • Chaque été se déroulent des concours de joutes provençales sur les canaux.
  • Depuis 1989, entre juillet et août, a lieu le « Festival de Martigues : Danses, Musiques et Voix du Monde. » La ville de Martigues héberge l'association « La Capouliero », organisatrice du festival et ambassadrice du folklore provençal.
  • La fanfare municipale de la Ville a fêté ses 100 ans le 25 juin 2006.
  • Le 27 juin, se déroule la fète de la Saint Pierre (le patron des pécheurs), toute la journée se déroules différentes animations variées et une commémoration sur l'étang de Berre.
  • Le 1er samedi de juillet se déroule la fête de Martigues appelée "Fête Venitienne" (inspirée du surnom de Martigues : "La venise provençale"). Fête qui se termine le soir par un grand feu d'artifice sur l'étang de Berre.


[modifier] Musique

[modifier] Cinéma

Le canal Saint-Sébastien

Si le film martégal le plus populaire est sans doute La Cuisine au beurre (1963) avec Bourvil et Fernandel, Martigues, passant, avec le temps, de la petite ville de pêcheur à la cité fortement industrialisée avec ses complexes pétrochimiques implantés sur ses rivages, est le lieu de tournage, presque tous les trente ans, d’un film social emblématique reflétant les problèmes cruciaux de son époque :

Avec sa luminosité qui en a fait un lieu réputé des peintres (André Derain, Raoul Dufy, Auguste Renoir, Félix Ziem), l’agglomération martégale ne manque pas d’attirer toute une diversité de réalisateurs qui trouvent leur compte en pinèdes, garrigues, plages et canaux pittoresques pour leurs drames et leurs comédies provençales ou policières :

[modifier] Littérature

Les maisons du quai Brescon

Martigues est la ville natale de l'académicien Charles Maurras. Dans son discours prononcé le 11 juillet 1888 à la société des Félibres de Paris, présidée ce soir-là par Maurice Faure, ancien ministre et vice-président du Sénat, alors député de la Drôme, Charles Maurras livre son indéfectible attachement à sa ville natale. C’est une sorte de préambule à son énumération des « Trente beautés de Martigues »[11]dont il en subsiste peu, la plupart ayant été éradiquées par l’ère moderne (la pêche et sa flotte de tartanes, les salines, les 12 moulins, etc.) :
« Puisque nous sommes ici pour parler de nos pays d'origine, je puis bien vous le dire, c'est Martigues que je vois dans ces moments-là. Quelques disques de terre entourés par la mer, trois petites îles qui font la chaîne au couchant de l'étang de Berre, avec un ruban de maisons qui flotte sur les deux rives : on dirait qu'elles sont là pour amarrer au continent les trois perles que l'eau emporterait ou qu'elle engloutirait.
« J'aime mon village mieux que ton village »
, nous chante Félix Gras.[12] Je le crois bien, que je l’aime ! Et tous mes compatriotes sont comme moi. Nos hommes de mer en savent quelque chose. Autrefois, qu'un vaisseau sortît de Marseille et qu'un des nôtres y commandât, avec le meilleur vent, la mer juste assez émue pour le charrier doucement à Sète, à Barcelone ou à Majorque, croyez-vous que notre capitaine pût s'éloigner ainsi ? Ah ! Mais non ! Là-bas, miroitaient les trois clochers de la patrie. Vite ! Un coup de barre sur Bouc[13], vite, le canot à la mer pour le mener jusqu'à Martigues, et embrasser une dernière fois les places vives de son cœur ! »

[modifier] Peinture

Le Miroir aux oiseaux (nuit)

Plus que tout autre, Félix Ziem (1821-1911) sera « Le peintre » de Martigues. Né à Beaune et formé à l'École d'Art de Dijon, après ses voyages initiatiques d'artiste en Italie où il séjourna longtemps à Venise, c'est à Martigues qu'il fera construire son atelier, berceau d'une multitude de peintures, aquarelles et dessins. Il donnera à la ville son aura de « Venise provençale » au-delà de ce qu'il espérait quand il écrivait : « Je pars pour le Midi pousser une pointe de travail et d'observation. Le travail incessant de l'atelier m'énerve et efface les souvenirs. Je pense donc voir Sète, Martigues, Marseille, faire quelques études de mer, de montagne, de nature, quelques impressions pouvant produire un résultat. »

[modifier] Gastronomie

  • Une spécialité martégale : la Poutargue, également appelée « Caviar Martégal », œufs séchés de divers poissons mulets.
  • Production de vin classé AOC Coteaux d'Aix-en-Provence, La Venise Provençale, par la coopérative de Saint-Julien-les-Martigues, créée en 1958 (campagne agricole martégale).

[modifier] Cadre de vie

[modifier] Personnalités

[modifier] Codes

Martigues a pour codes :

[modifier] Sport

[modifier] FC Martigues

  • Le club martégal évolue en CFA

[modifier] Voir aussi

[modifier] Liens externes

[modifier] Notes et références

  1. Martigues - Résultats Élections Municipales - LeMonde.fr
  2. Quartier de Martigues.
  3. Peuplade implantée à l’ouest des Bouches-du-Rhône, de la Crau jusqu’à l’étang de Berre et dont la capitale était, selon les anciens romains, Maritima (agglomération ancestrale de Martigues).
  4. Aujourd'hui, village de Saint-Pierre-les-Martigues.
  5. Un quartier de Martigues donnant sur l'étang de Berre.
  6. Ancêtre de Total.
  7. Canal Galliffet séparant les quartiers de l'Île et de Jonquières.
  8. La Halle
  9. Théâtre des Salins
  10. Par Jacques Nonnet (Orgues Giroud Successeurs) à Bernin (Isère).
  11. in Édition d’origine L'Étang de Berre, Librairie Ancienne Édouard Champion, Paris, 1915
  12. Poète et écrivain provençal (1844-1901)
  13. * Le fort de Bouc
  14. Source : Villes et Villages Fleuris

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