Sommières

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Sommières
Image illustrative de l'article Sommières
Blason de Sommières
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Languedoc-Roussillon
Département Gard
Arrondissement Nîmes
Canton Sommières
(chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Sommières
Maire
Mandat
Guy Marotte
2014-2020
Code postal 30250
Code commune 30321
Démographie
Gentilé Sommiérois, Sommiéroises
Population
municipale
4 463 hab. (2011)
Densité 431 hab./km2
Population
aire urbaine
7 231 hab. (2009)
Géographie
Coordonnées 43° 47′ 07″ N 4° 05′ 27″ E / 43.785278, 4.09083343° 47′ 07″ Nord 4° 05′ 27″ Est / 43.785278, 4.090833  
Altitude Min. 19 m – Max. 106 m
Superficie 10,36 km2
Localisation

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Liens
Site web www.sommieres.fr

Sommières (Someire en occitan) est une commune française située dans le département du Gard, en région Languedoc-Roussillon.

Ses habitants sont appelés les Sommiérois et Sommiéroises.

Géographie[modifier | modifier le code]

Située à la périphérie ouest de la Vaunage, région très viticole, à vingt-sept kilomètres de Nîmes et à vingt-huit de Montpellier, cette ville très pittoresque est connue pour son centre médiéval construit en « damier » le long du fleuve le Vidourle, dont les étroites rues sont enjambées de multiples arcades et porches, pour son château, aujourd'hui en ruine, dont la haute tour accessible aux visiteurs, domine la cité et pour son célèbre pont romain si souvent malmené lors des redoutables vidourlades. La commune est en effet régulièrement assujettie aux inondations lors d'épisodes de pluies cévenoles, le record date de septembre 2002.

Les communes d'Aspères, Salinelles, Villevieille, Junas, Boisseron et Saussines sont limitrophes de la commune de Sommières.

Sommières est l'une des soixante-quinze communes membres du Schéma de Cohérence Territoriale SCOT du Sud du Gard et fait également partie des trente-quatre communes du Pays Vidourle-Camargue.

Histoire[modifier | modifier le code]

Blason de Sommières

De gueules au pont de cinq arches d'argent, maçonné de sable, sur une rivière courante d'argent, sommé d'une croix du même accostée de deux tours aussi d'argent (ouvertes et ajourées de sable).

Le pont au-dessus du Vidourle fut construit au Ier siècle par l'empereur Tibère afin de relier Nîmes à Toulouse.
Il était initialement constitué de plus de 20 arches pour une longueur totale de plus de deux cents mètres. Ses dimensions étaient ainsi suffisantes pour enjamber le lit "normal" du Vidourle et assurer la liaison entre les deux rives, malgré les nombreuses crues du capricieux fleuve.
Sommières fut érigée au Xe siècle en grande partie sur le pont (dont il ne reste ainsi que 7 arches visibles), à même le lit mineur du fleuve, ce qui explique les nombreuses inondations dont est victime la ville lors des débordements du Vidourle. Sommières fut un des fiefs principaux de la Maison des Princes d'Anduze, Satrapes de Sauve, et de leurs cousins les Roquefeuil-Anduze. Ces deux familles seigneuriales, de grande importance régionale, y battaient monnaie, dans un des ateliers de la ville, entre les années 1220-1266.

Siège de Sommières par Louis XIII - 14 août 1622.

Durant les guerres de religion, la ville change de mains à plusieurs reprises. Après le massacre de la Saint-Barthélemy, ce sont d’abord les protestants qui quittent la ville pour Anduze et Sauve. Ils réunissent une troupe, et sous la direction d’Antoine Dupleix, dit le capitaine Grémian, ils reprennent la ville par surprise le 6 novembre 1572[1].

Le gouverneur du Languedoc, Montmorency-Damville décide en janvier 1573 de reprendre à son tour la ville, qui est investie le 11 février 1573. Après deux mois de siège, le comte de Damville accepte la reddition des huguenots. Il épargne les habitants et les défenseurs[2], des Cévenols portant au chapeau la cuillère des Gueux de Zélande, sur instruction du roi[3] mais les protestants doivent quitter la ville[4].

En 1622, durant les rébellions huguenotes, la ville est assiégée, comme presque toutes les villes protestantes, par l’armée royale.

Lors de la guerre des Camisards, Jean Cavalier fait une incursion dans Sommières le 2 octobre 1703 contre les troupes royales de la place dirigées par M. Montredon. Il incendie une partie du faubourg du Bourguet pour les faire sortir du bastion mais celles-ci n'interviennent pas et sept à huit personnes décèdent[5].

Elle fut chef-lieu de district de 1790 à 1795.

Au XIXe siècle, Sommières est une bourgade industrielle enrichie par le traitement de la laine.

En matière linguistique et culturelle, le Vidourle constitue la frontière et une zone de transition généralement admise entre les variantes languedociennes et provençales du pays d'Oc (et non le Rhône comme cela est souvent mentionné).

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs depuis la Libération
Période Identité Étiquette Qualité
2005 en cours Guy Marotte DVG  
mars 2001 2005 Alain Danilet RPR puis UMP Député de la cinquième circonscription du Gard (1993-1997)
1992 2001 Madeleine Solignac    
1983 1992 Jean-Marie Cambacérès PS Député de la Deuxième circonscription du Gard (1988-1993)
Conseiller général du canton de Sommières (1985-1991)
1977 1983 Louis Duccros    
1971 1977 Albert Crumière    
1959 1971 Roger André    
1952 1959 Jean Vercler    
1948 1952 Clément Gaussen    
1944 1948 Ernest François   Président du Comité local de Libération puis maire
Les données manquantes sont à compléter.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 4 463 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 437 3 299 3 449 3 684 3 632 3 733 3 697 3 799 3 923
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
4 040 4 010 3 875 4 000 3 734 3 771 3 838 3 821 3 740
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 780 3 796 3 173 3 128 3 130 3 307 3 074 2 817 2 935
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
3 145 3 311 3 070 2 934 3 250 3 677 4 505 4 463 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2004[8].)
Histogramme de l'évolution démographique


Activités culturelles[modifier | modifier le code]

Le cinéma Le Venise est un cinéma avec une sélection de film variée dans ses deux salles. Il y passe autant des films commerciaux que des films art et essai.

La radio locale de jeunes Radio Sommières 102.9 FM propose un programme diversifié composée uniquement par plus de soixante jeunes en une semaine. On peut l'écouter à Sommières et les quelques villages voisins sur le 102.9 MHz (FM). On y retrouve des informations locales culturelles, des interviews, des reportages mais aussi des émission à thèmes. C'est une radio associative et non commerciale.

Le Théâtre, Cabaret Dîner-Spectacle unique dans la région, ouvert depuis 2002.

La Compagnie « La Puce qui renifle », compagnie professionnelle de théâtre qui anime, entre autres, les « visites inattendues » en juillet et août.

Le Club taurin « Lou Carmen » qui organise avec la participation de la commune des spectacles taurins durant la période Mai-Septembre et notamment lors des Grandes Fêtes d'été où une foule nombreuse se presse dans les belles arènes ombragées sur l'Esplanade.

Activités économiques[modifier | modifier le code]

  • Artisanat d'art ;
  • Commerce ; Sommières est par nature vouée à l'activité commerciale, sa situation géographique lui permet d'être un réceptacle de population constituée par les locaux et par les nombreux villages voisins, véritables satellites de Sommières.

Ses foires connues dès le XVIIe siècle ont ouvert la voie à ces commerces de détail qui aujourd'hui dépassent la centaine et qui constituent un véritable « appelant » tant pour les autochtones que pour les touristes. L'installation d'un premier super marché dans les années 1980 a soulevé pas mal de polémiques, finalement il était arrivé à s'intégrer dans la ville avec le développement urbain de la rive droite, Le Vidourle en 2002 a mis un point final, mais d'autres supermarchés ont vu le jour route d'Alès, route de Saussines, et tout récemment à Pondres, d'autres zones commerciales ont été créées, celle près de la cave coopérative a fait sa place, celle près du cimetière plus excentrée cherche sa voie. La population se réjouit de la présence de commerces de proximités dans la ville médiévale, telles que boulangeries,poissonnerie, boucheries, épiceries, pharmacie, mais nombre de ces commerces ont disparu au profit d'activités plus liées au tourisme. Les temps changent, la rue Antonin-Paris abritait il y a une quarantaine d'années six épiceries, contre aujourd'hui un seul magasin de fruits et légumes.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Pons.
  • La tour Carrée dite aussi "Tour Bermonde", une des tours rescapée de l'ancien château fort, haute de 25 mètres, juchée sur un promontoire qui fait que sa terrasse dommine la cité de plus de 50 mètres. Ancien édifice fortifié (inscription aux monuments historiques le 4 juin 1926[réf. souhaitée]), propriété de la commune de Sommières. L'ensemble du site bénéficie depuis peu d'une protection totale en vue de sa prochaine mise en valeur dans sa globalité afin de retrouver une meilleure lecture architecturale de ce vaste ensemble défensif ( réhabilitation de la chapelle castrale Saint Sauveur en centre d'interprétation du patrimoine, démolition des deux anciens réservoirs qui occupent l'ancienne cour d'honneur, etc ) . Il est cependant bon de rappeler ici que l'inscription de ce site induit sa protection paysagère au titre de la loi de 1930.
  • Nombreuses autres maisons et façades du XVe au XVIIIe siècle à découvrir sur les places à arcades et dans le dédale des rues de la ville ; ensemble urbanistique en damier remarquable, avec nombreux passages voutés et arcades, hérité de la période médiévale ; nombreuses fenêtres géminées d'époque gothique, fenêtres renaissances à croisées de meneaux, encadrements de portes à bossages XVIIe Louis XIII, façades Louis XV et ferronneries, etc. Notons d'ailleurs qu'un secteur sauvegardé de 60 ha a été mis en place depuis 2010 et devrait permettre une meilleure appréhension et conservation du patrimoine architectural très riche de la cité à travers l'étude complète des éléments répertoriés.
  • Le pont romain dit « de Tibère » sur le Vidourle. Après le Pont du Gard, il s'agit de l'un des monuments de ce type parmi les mieux conservés du monde romain bien que très restauré au XVIIIe siècle notamment par l'ingénieur Pitot. Doté de portes au Moyen Âge, dont l'une est l'actuelle tour de l'horloge et en grande partie intégré dans la ville au cours du moyen âge. Son tablier, à l'origine en léger dos d'âne, fut aplani au XIXe siècle et des rambardes en fonte de fer furent installées en lieu et place des parapets de pierres. Pour autant, il n'est pas inscrit sur la liste des Monuments historiques (nota : procédure en cours après le récent et remarquable travail sur « les arches retrouvées du pont romain de Sommières » : 7 arches visibles sur un total de plus de 20 à l'origine...). Comme déjà mentionné, ce vénérable pont est très souvent malmené lors des terribles crues du Vidourle appelées ici Vidourlades. Une des dernières en date, celle « historique » du 9 septembre 2002, a atteint, en amont du pont, la côte inédite de 8,20 m ; l'eau passant de manière spectaculaire sur le tablier (20 à 30 cm) à travers les rambardes. En fait, le débit du fleuve, au plus fort de cette crue, a été estimé, après coup, au chiffre record de 2 600 m3⋅s-1 environ. Mais la configuration de la traversée du fleuve dans la ville (1 km d'étalement des eaux) rend ces estimations bien complexes et aléatoires (les anciennes projections, après les « crues références » de 1933 et 1958, estimaient que les 1 800-2 300 m3⋅s-1 atteints lors de ces événements ne pouvaient plus être dépassés après la réalisation, en amont, de trois barrages écrêteurs de retenue dès la fin des années 1960 aux années 1980 ; à savoir les barrages de Conqueyrac, Ceyrac et de La Rouvière. Mais la chronologie et l'ampleur exceptionnelle de l’événement ont constitué des facteurs très aggravants et inédits qui n'avaient pas été pris en compte alors) . Depuis, on s'oriente plutôt vers la réalisation de retenues collinaires multiples afin de ralentir autant que faire se peut, dans le futur, l'impact de ces crues dévastatrices.
Sommières, ensemble mairie, beffroi et porte de ville.
  • Le beffroi communal (inscription aux monuments historiques le 27 mars 1926), propriété de la commune de Sommières. Cette tour fortifiée, dominant directement le Vidourle, à droite de l'hôtel de ville, dans l'axe du pont, constituait une des entrées de la ville médiévale et comportait un pendant plus modeste ("la gleizette", effondrée lors d'une violente crue au début du XVIIIe siècle) à l'autre extrémité du pont romain ainsi que l'atteste le blason de la ville qui y est sculpté tout comme diverses gravures antérieures au XIXe siècle. Porte ogivale, sa terrasse est surmontée d'une petite tourelle circulaire dotée d'un campanile en fer forgé très sobre qui comporte une importante cloche datant de 1613 classée MH . Tombée à nouveau lors de sa seconde installation en 1657 elle est restée fêlée depuis (d'où un son caractéristique « étouffé » très particulier). Les deux grands cadrans monumentaux qui ornent les façades datent de la fin du XIXe siècle (1880) ;
  • La porte du Bourguet, réaménagée en 1752 dans le style de l'époque elle a été restaurée après les inondations de 2002 notamment avec des aides de la ville de Versailles. Elle permet l'accès à la rue très commerçante Antonin-Paris, ancienne « rue droite ». À noter qu'elle possède encore ses anciennes portes en bois cloutées, également restaurées elles aussi par la même occasion. Lors de la dernière crue de septembre 2002, l'eau a atteint la base de l'imposte en fer, soit environ 4 mètres (niveau des premiers étages, soit environ 30 cm de plus qu'en 1933 et 1958...)
  • La porte Narbonne, un peu plus bas, édifiée en 1753, restaurée après les inondations de 2002 elle aussi peu après la porte du Bourguet, donne directement accès au dédale des rues en damier de la ville basse ;
  • La porte de la Taillade : il n'en reste plus qu'un jambage. Située à l'extrémité sud de la vieille cité, c'est par elle qu'entrait l'antique Via Luteva (de Nîmes à Lodève) et Toulouse qui, après avoir emprunté la rue de la taillade, remontait, à gauche,à angle droit, l'actuelle rue de l'Horloge (premières arches du pont romain) afin de franchir le Vidourle ;
  • L'église Saint Pons. Elle a été entièrement rebâtie entre 1846 et 1867 dans le style néo-gothique alors à la mode (restauration et redécouverte des édifices médiévaux oblige depuis les années 1830/40, comme la Sainte Chapelle à Paris) mais n'est cependant pas dénuée d'intérêt. Sa façade encadrée de deux clochetons pointus présente un portail gâblé central surmonté d'une grande rose, le tout agrémenté d'un riche décor sculpté. L'allure générale de cette façade présente une similitude frappante avec celle de l'église Saint-Bardulphe de Rochefort du Gard bâtie également sur les plans de l'architecte Bourdon... Remarquer la richesse du décor peint intérieur qui n'est pas sans rappeler, certes de manière plus modeste, celui de l'abbaye Saint-Michel de Frigolet à côté de Tarascon ainsi que tout son mobilier liturgique XIXe encore présent, chose qui devient de plus en plus rare. À voir également l'orgue quelque peu composite au niveau des époques, actuellement en cours de restauration, et le très gracieux clocher de style Louis XV (1748) surmonté d'un élégant dôme de pierre avec lucarnes, seul élément conservé de l'ancienne église reconstruite après les troubles des guerres de religion (il ressemble fortement, dans son allure générale, à celui de l'église Saint Julien-Saint Antoine d'Arles). L'état général de l'église, seulement cent cinquante ans après sa construction, est depuis quelques années suffisamment alarmant pour qu'une souscription vienne d'être lancée en vue d'opérer plusieurs tranches de restaurations indispensables, notamment au niveau de l'étanchéité du bâtiment et du décor sculpté extérieur parfois très abîmé. Le bâtiment n'étant ni classé ni inscrit aux Monuments Historiques, la commune et la Fondation du Patrimoine participent à ces travaux (la façade sud donnant sur le parvis et la rénovation des vitraux de la grande rose composée de mille trois cents pièces de verre bénéficient de cette première tranche de travaux tout comme l'orgue) ;
  • Le temple protestant est installé depuis le début du XIXe siècle dans l'ancienne église des cordeliers (XVIIIe siècle remaniée pour les besoins de sa nouvelle affectation au XIXe). Belle façade classique, clocher sur le pignon central surmonté d'une sorte d'obélisque ou pyramidion, lui-même encadré de deux autres éléments de ce type. Cet édifice n'est pas sans rappeler, de manière plus sobre, la remarquable église voisine d'Aujargues ou, quelque peu, le curieux temple de Salinelles (ces bâtiments ayant parfois l'allure étonnante d'églises de missions telles qu'on en trouve en Amérique latine...)
  • L'ancien ensemble des Récollets milieu XVIIe. Situé sur la place du Bourguet; il abrite les moines jusqu'au milieu du XVIIIe siècle date à laquelle il est transformé en hôpital. A partir de 1807, les ursulines investissent les lieux. Les bâtiments conventuels sont intégralement remaniés au XIXe siècle dans un style originale " gothique renaissance" à l'exception de la grande chapelle qui possède un étonnant plafond plat. ( ses décors et le mobilier ont été cependant entièrement renouvelés tout au long du XIXe) . On notera, de cette époque, la magnifique et monumentale grille en claustra de bois de noyer au sein d'une grande arche, derrière le maître autel; les sœurs ne pouvant se mélanger à la population civile.
  • L'ancien ensemble conventuel des Ursulines, milieu XVIIe; en haut de la rue taillade. Son ancienne chapelle abrite l'actuel centre culturel Lawrence Durell.
  • Le château au quartier de Calès, château de Lantillac, petit château du milieu XIXe siècle, sorte de « gentilhommière », juché sur la colline surplombant la ville et les ruines du château médiéval dont la tour Bermond ou Carrée. Deux petites tours rondes, à l'origine couvertes de toitures coniques, encadrent sa façade ;
  • Le château de Costes-Cirgues dit autrefois mas de Fine ; bien caché dans la végétation ; remanié au début du XXe dans le style Belle Époque, toiture conique pointue couverte d'ardoises de la tour de l'horloge avec cadran en façade, présence, à côté, sur une terrasse, d'un campanile en fer forgé riveté abritant une ancienne cloche d'église de belle dimension très décorée datant de la seconde moitié du XIXe siècle provenant de l'église du Mont Dore (Auvergne) (le propriétaire qui a remanié le mas était en fait originaire justement du Mont Dore ; d'où la provenance de cette cloche...).
  • Le domaine de Massereau. Plus ancien, il possède également une tour d'angle comportant encore une fois une ancienne horloge. Cette tour ronde est coiffée d'un dôme de pierre surmonté d'un petit campanile très sobre composé de quatre arceaux de fer supportant un timbre hémisphérique pour sonner les heures. Il est le premier établissement d'hôtellerie de plein air à obtenir la 5e étoile en 2010[9] ;
  • Le domaine de Puech Bouquet non loin de la limite communale avec le département de l'Hérault.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Vues aériennes[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Sophie Aspord-Mercier, Sommières. Histoire urbaine et monumentale d'une place forte en Languedoc, Errance, 2013, 280 p., ill.

Article connexe[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. J. Brolles, « Histoire du premier siège de Sommières en Languedoc », Sommières et son histoire, bulletin n° 2, 1992. Disponible en ligne [1], consulté le 28 février 2007
  2. Pierre Miquel, Les Guerres de religion, Paris, Club France Loisirs, 1980 (ISBN 2-7242-0785-8), p 289
  3. Sébastien Volpellière, « Sommières, une page d’histoire militaire », Sommières et son histoire, bulletin n° 11, 2003. Disponible en ligne [2], consulté le 28 février 2007
  4. J. Brolles. op. cit.
  5. « Un épisode de la guerre des Camisards : l’incursion de Jean Cavalier dans les faubourgs de Sommières (2 octobre 1703) », Sommières et son histoire, bulletin n° 11, 2003. Disponible en ligne [3], consulté le 28 février 2007
  6. On peut trouver la liste complète des maires de Vauvert sur la base de donnée des maires de France
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  9. « Un 1er camping 5 étoiles en France », sur lefigaro.fr,‎ 2 septembre 2010
  10. [4]