Pont-Saint-Esprit

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Pont-Saint-Esprit
Pont-Saint-Esprit, l'église Saint Saturnin et le pont médiéval sur le Rhône.
Pont-Saint-Esprit, l'église Saint Saturnin et le pont médiéval sur le Rhône.
Blason de Pont-Saint-Esprit
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Languedoc-Roussillon
Département Gard
Arrondissement Nîmes
Canton Pont-Saint-Esprit
(chef-lieu)
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Gard rhodanien
Maire
Mandat
Roger Castillon
2014-2020
Code postal 30130
Code commune 30202
Démographie
Gentilé Spiripontains
Population
municipale
10 640 hab. (2011)
Densité 575 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 15′ 27″ N 4° 38′ 57″ E / 44.2575, 4.6491666666744° 15′ 27″ Nord 4° 38′ 57″ Est / 44.2575, 4.64916666667  
Altitude Min. 36 m – Max. 187 m
Superficie 18,49 km2
Localisation

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Liens
Site web www.mairiepse.fr

Pont-Saint-Esprit est une commune française située dans le département du Gard, en région Languedoc-Roussillon.

Ses habitants et habitantes sont les Spiripontains.

Géographie[modifier | modifier le code]

Un pont audacieux lancé sur le Rhône au Moyen Âge, un peu en aval du confluent avec l'Ardèche, a favorisé l'éclosion de cette petite cité.

La ville de Pont-Saint-Esprit est située la rive droite du Rhône au confluent de l'Ardèche et du Rhône à la frontière immédiate de trois départements : outre le Gard, l'Ardèche à l'ouest et le Vaucluse à l'est. Ceci, sans même compter la Drôme dont le territoire vient lécher à quelques kilomètres près le département du Gard.

Pont-Saint-Esprit est ainsi au carrefour stratégique de trois régions : Rhône-Alpes, Languedoc-Roussillon et Provence-Alpes-Côte d'Azur. Preuve de son importance tant stratégique que religieuse, Pont-Saint-Esprit recèle encore de nombreux édifices religieux et civils dignes d'intérêt bien que nécessitant d'importantes campagnes de restauration.

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Pont-Saint-Esprit, l'église Saint Saturnin vue depuis le pont Saint-Esprit.
Vue d'ensemble du pont médiéval enjambant le Rhône à Pont-Saint-Esprit.

La ville s’appelait au milieu du Moyen Âge Saint-Saturnin-du-Port (en latin Portum Sancti Saturnini [1]). Le nom actuel de la ville lui vient de la construction du pont sur le Rhône par le frère de saint Louis, le comte de Poitiers et de Toulouse Alphonse de Poitiers[2]; elle commença en 1265 pour s’achever en 1309[3]. D’après Viollet-le-Duc, elle fut confiée à la branche pontife des Hospitaliers (la branche des constructeurs de ponts, formée par ces moines-soldats pour faciliter les pèlerinages) et consacrée au Saint Esprit[4] . Elle était dirigée par Jean de Tensanges[5] ou de Thianges. Ce pont, le plus vieux de tous les ponts sur le Rhône, sept cents ans, reliant la Provence au Languedoc, en aval du Rhône, a longtemps constitué un point de passage privilégié sur le Rhône. Il est constitué de vingt arches, mesure un kilomètre de long, et a fait la fortune de cette petite ville par le paiement de l'octroi y afférent. Il a été construit en respectant le cours impétueux du fleuve, et fut protégé à ce titre fort longtemps, par exemple, les chariots de marchandises voulant l'emprunter étaient déchargés, on transférait ces marchandises sur des barges traversant le fleuve et les chariots traversaient en roulant sur de la paille disposée sur la chaussée du pont pour ne pas ébranler celui-ci. On raconte, de même que le roi Louis XI, se présentant là avec ses troupes, dut mettre pied à terre, avant de l'emprunter.

Arrivés près de la vallée du Rhône, au début de 1382, les Tuchins campèrent dans les gorges de la Cèze où ils furent rejoints par des nobles dont Régis de Saint-Michel-d'Euzet, Étienne Augier, dit Ferragut du Pin, Vachon de Pont-Saint-Esprit et Verchère de Vénéjan qui prirent leur tête. Ils s’emparèrent alors de Cavillargues, Chusclan et Tresques, avant de piller les châteaux de Sabran, La Roque-sur-Cèze, Saint-Laurent-des-Arbres et Cornillon. Dans ce dernier château se trouvait le trésor de Clément VI. Son neveu, Guillaume III Roger de Beaufort, alors Lieutenant des armes du Sénéchal de Beaucaire, organisa la répression. En septembre 1382, il recruta des mercenaires et fit venir une compagnie d’arbalétriers d’Avignon. Ses troupes cantonnées à Bagnols-sur-Cèze attaquèrent alors Cornillon. Dirigées par Gantonnet d'Abzac, Commandant du Saint-Père pour le Païs de Saint-Esprit, elles semèrent la terreur. Guillaume III fit ensuite intervenir son capitaine des gardes de Bagnols, Jean Coq. Ce dernier réussit à pacifier le pays en expulsant les chefs du Tuchinat. Ce qui permit de signer la paix en février 1383[6].

Portrait de femme, Maison des Chevaliers, 1337-1343.

Au XVe siècle, Isabeau de Bavière, reine de France, prétendant avoir seule, à l'exclusion du dauphin Charles son fils, le gouvernement et l'administration du royaume, au nom du roi Charles VI tombé en démence, se lie pour accomplir son pernicieux dessein, avec le duc de Bourgogne, ennemi du roi et du dauphin. Isabeau, pour amener le peuple à son parti, fait passer des émissaires dans toutes les provinces, particulièrement en Languedoc où on avait tant à se plaindre du gouvernement du duc de Berri ; et pour y mieux réussir, elle fit publier partout, qu'on ne paierait plus de subsides. La ville de Pont-Saint-Esprit, influencée par Gui de Brosse ou de Broce, moine bénédictin du prieuré de Saint-Pierre et cousin de Jean 1er de Brosse, maréchal de France vivant à la même époque, fut la première de la province qui ouvrit ses portes au parti bourguignon, et reçut dans ses murs, en 1418, les délégués de la reine et du duc de Bourgogne pour gouverner, au nom du roi dans tout le Languedoc[7],[8].

Gui de Brosse, appelé par Charles VI à Troyes en Champagne, où il résidait avec la cour, fut admis auprès de son souverain qui, à l'instigation de la reine, l'avait choisi pour remplir une mission importante dans le Midi, et après qu'il lui eut donné audience, le roi le chargea d'aller trouver de sa part le comte de Foix, son lieutenant en Languedoc, et de lui déclarer ainsi qu'aux gens d'Église, aux nobles et aux communes de sa province, sa résolution de défendre qu'on rendît aucune sorte d'obéissance à celui qui se dit le régent du royaume. Cinq jours après, (18 novembre 1419), le roi donna les instructions par écrit à Gui de Brosse qui prit congé, et se rendit diligemment à Béziers où le comte de Foix, gouverneur du Languedoc tenait l'assemblée générale des trois ordres de la province[7],[8]. On dit à ce sujet que le gouverneur avait secrètement l'intention de faire déclarer tout le pays en faveur du dauphin en sa qualité de régent du Royaume ; mais Gui de Brosse présentant au comte de Foix, l'ordre formel du roi le fit changer de résolution et l'amena au parti de la reine et du duc de Bourgogne. Gui eut le même succès auprès des Grands et du peuple, si bien que l'archevêque de Toulouse, le clergé en général et le plus grand nombre des communes, enfin tout le Languedoc, à l'exception de la ville de Beaucaire et de son sénéchal, des villes de Roquemaure, Fourques, Saint-André-lès-Avignon ; tout le pays, à cette exception près, embrassa le parti d'Isabeau de Bavière, gouvernant au nom de Charles VI, malade et en démence. Cependant, l'année suivante, le dauphin reconquit le Languedoc et Gui de Brosse fut emprisonné à Avignon puis remis à son supérieur hiérarchique, le cardinal de Cambray grâce à qui il se retrouva sain et sauf dans son cloître[7],[8].

En juillet 1462, le roi Louis XI (1423-1461-1483) expédia ses lettres patentes à l'Hôpital du Pont-Saint-Esprit pour sa protection royale[9]. Puis, il confirma les privilèges du prieuré de Saint-Saturnin-du-Port, en mai 1469[10].

Renaissance[modifier | modifier le code]

En 1562, la ville est prise et pillée par le baron des Adrets[11] alors qu'Antoine de Broche alias de Brosse, (docteur en droit, 1er Consul et Député pour la ville du Saint Esprit et appartenant à la famille de Gui de Brosse précédemment cité) levait une compagnie d'hommes d'armes qu'il commandait dans la ville du Saint Esprit. Ceci se reproduisit une seconde fois en 1567, mais l'année suivante (1568), Antoine de Broche contribua puissamment à le faire rentrer sous l'obéissance du Roi. En 1576, Antoine de Broche seconda, avec le même succès, l'entreprise du capitaine de Luynes qui, sur la révélation à lui faite des menées secrètes du Maréchal de Damville-Montmorency, Gouverneur commandant de la province du Languedoc, tendant à remettre les protestants en possession du Pont-Saint-Esprit, fit arrêter le frère du Maréchal furtivement introduit dans la place pendant la nuit pour y fomenter la révolte. En récompense, Henri III nomma Luynes, Gouverneur du Pont-Saint-Esprit et adressa une lettre autographe à Antoine de Broche, datée de Blois, le 10 mars 1577.

Période révolutionnaire[modifier | modifier le code]

Elle fut chef-lieu de district de1790 à 1795.
Au cours de la Révolution française, la commune porte provisoirement le nom de Pont-sur-Rhône[12].

Époque contemporaine : l'affaire du pain maudit[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Affaire du pain maudit.
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Le 15 août 1951 à une épidémie d'empoisonnement, marquée par aiguës des épisodes psychotiques et divers matériels symptômes, survenus à Pont-Saint-Esprit. Plus de 250 personnes ont participé, dont 50 personnes internées dans les asiles et quatre décès. [ 1 ] Plusieurs explications ont été proposées - l'ergotisme, l'empoisonnement au mercure, la contamination par la mycotoxine Aspergillus fumigatus, le trichlorure d'azote empoisonnement, et les allégations que l'incident était le résultat d'une CIA MKULTRA essai d'armes biologiques. L'ergot de seigle n'a pas été retrouvé ni aucun poison connu dans les analyses diligentées par les autorités françaises[13]... Une hypothèse suggère l'implication de la CIA dans des test d'armes chimiques, vouées au contrôle des populations, qui se seraient déroulés dans cette commune avec l'approbation des dirigeants Français[14].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes

Les armes de Pont-Saint-Esprit se blasonnent ainsi :

D'azur au pont de cinq arches d'or sur des ondes d'argent mouvant de la pointe, sommé d'une croisette haussée au milieu du pont et de deux petits bâtiments, celui de dextre avec une girouette, le tout d'or, la croisette accostée de deux fleurs de lys du même et surmontée d'une colombe aussi d'argent en pal volant vers la pointe.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données antérieures ne sont pas encore connues.
1360- Bertrand de Broche 1er consul
1409- Jean de Broche Viguier royal
1414- Jean de Broche de Méjanes Viguier royal
1569- Antoine de Broche 1er consul et Député en 1589
1586- Charles de Broche 1er consul
1789- Antoine de Valérian 1er consul
1929 1935 Jean-Marius Augier
1935- Louis Flandin
1944 1947 Raoul Trintignant SFIO Conseiller général du Canton de Pont-Saint-Esprit (1945-1949)
1947 1959 Albert Hébrard
1959 1963 François Léandri
1963 1965 André Briol
1965 1971 Pierre Amphoux
1971 2010 Gilbert Baumet PS puis DVG puis MDR puis DVD puis UMP-PR Conseiller général du Canton de Pont-Saint-Esprit (1973-2011)
Ancien ministre (1992)
Sénateur du Gard (1980-1992)
Député de la Troisième circonscription du Gard (1993-1997)
Président du Conseil général du Gard (1979-1994)
2010 janvier 2011 Jean-Pierre Colombet[15] UMP Maire par intérim
2011 en cours Roger Castillon[16] DVG Cadre dans l'industrie nucléaire

Situation des finances locales[modifier | modifier le code]

La mairie de Pont-Saint-Esprit

En avril 2008, un rapport (ROD du 20 mars 2008) de la chambre régionale des comptes fait apparaitre l'état des finances de la ville de Pont-Saint-Esprit dans une situation catastrophique : vingt-trois millions d'euros d'emprunts à payer, un trou de trésorerie de 14 millions et 6 millions de factures impayées. L'endettement est de 2 600 euros par habitant, la commune est à deux doigts d'être mise sous tutelle préfectorale. Début 2009, le Conseil municipal adopte, sur préconisation, une hausse spectaculaire des impôts locaux allant de 56 à 80 % d'augmentations. Depuis lors, de nombreux Spiripontains demandent la démission du maire Gilbert Baumet. Des manifestations ont eu lieu au cours du mois de mars 2009[17], notamment le 16 mars 2009 où la manifestation a dégénéré, les forces de l'ordre, CRS d'Orange, ont dû intervenir pour permettre aux voitures de sortir, une première pour cette cité gardoise et on a pu compter trois personnes âgées blessées[18].

Les difficultés rencontrées pour améliorer la situation financière ont été évoquées par la Cour des comptes dans son rapport public annuel 2009, dans un chapitre particulier : Les limites des procédures de contrôle budgétaire.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 10 640 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
5 766 4 055 4 331 4 545 4 853 4 937 5 239 5 375 5 538
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
5 887 5 123 4 694 4 350 4 826 4 726 4 962 5 262 4 289
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
4 798 4 906 4 685 5 801 4 409 4 652 4 411 4 149 4 925
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
5 778 6 951 6 709 8 067 9 277 9 265 9 661 10 640 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2004[19].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Pont médiéval à 25 arches sur le Rhône : le pont mesure 919 mètres de long construit de 1265 à 1309. Le Pont du Saint-Esprit a la majeure partie de sa structure sur la commune de Lamotte-du-Rhône. Sa construction fut voulue par le frère de saint Louis, le comte de Poitiers et de Toulouse Alphonse de Poitiers[2] ; elle commença en 1265 pour s’achever en 1309[3]. D’après Viollet-le-Duc, elle fut confiée à la branche pontife des Hospitaliers (la branche des constructeurs de ponts, formée par ces moines-soldats pour faciliter les pèlerinages) et dirigée par Jean de Tensanges[5] ou de Thianges[20]. La tradition veut que celui-ci, prieur des bénédictins de Saint-Saturnin-du-Port se soit d'abord refusé à cette construction puis qu'il céda, inspiré par l'Esprit Saint et posa lui-même la première pierre[21].
Article détaillé : Ordre des frères pontifes.

C'est le plus vieux de tous les ponts sur le Rhône reliant la Provence au Languedoc. Il a longtemps constitué un point de passage obligé sur le fleuve. Il est composé de 26 arches, dont 19 grandes et 7 petites. Sur arche, une arcade de dégagement identique à celle du Pont Julien a été ouverte pour mieux faire évacuer les hautes eaux au moment des crues[21].

Le pont du Saint-Esprit était protégé par un fort du côté de Lamotte, il était dénommé Fort de Montrevel au XIXe siècle. Il fut vendu par les Domaines en 1867 et il n'en subsiste aucune trace[22]. En 1966, il devient Monument historique. Notons que la Poste a commémoré le septième centenaire du début de sa construction par l’émission d’un timbre spécial.

  • Le prieuré et l'église Saint-Pierre (XIIe, remanié fortement au XVIIIe) avec sa coupole et son clocher coiffé d'un campanile de fer forgé, façade classique à pilastres et niches. Le tout, hélas, en état fort dégradé. L'édifice n'est plus utilisé et n'est pas accessible.
  • L'église Saint-Saturnin (XVe siècle) qui présente un portail gothique intéressant mais assez dégradé. Beau et élancé clocher terrasse gothique qui contient trois cloches dont un puissant bourdon de 2 tonnes. Il s'agit de l'actuelle église paroissiale. L'intérieur a été entièrement rénové en 2008-2009. L'orgue du chœur a été fabriqué en 1864 par Cavaillé-Coll.
  • L'ancienne chapelle des pénitents (XVIIe-XIXe) récemment restaurée et transformée en théâtre.
  • L'ancienne chapelle de l'hôpital (XVIIIe)
  • L'ancienne chapelle de Minimes
  • La citadelle et la collégiale (XIVe-XVIIIe siècles); cette ancienne collégiale possède un admirable portail en gothique flamboyant hélas encore une fois fort dégradé.
  • La maison des Chevaliers (XIIe siècle) qui abrite le musée d'Art sacré du Gard ancienne demeure des Piolenc. Outre les belles et hétéroclites collections, remarquables plafonds peints que ce soit dans la salle d'apparat (plafond à la française du XVe) ou encore sur la magnifique charpente de la cour royale de justice (plafond en berceau du XIVe) qui s'élève à 8 mètres de hauteur au premier étage de la demeure.
  • Le musée Paul-Raymond qui présente l'œuvre du peintre Benn (1905-1989) dont les tableaux illustrent divers thèmes religieux et objets archéologiques.
  • La rampe en fer forgé de l'escalier place du Plan
  • Le grand lavoir
  • La fontaine de la navigation (1838) et la fontaine du cocq sur les cours
  • Les anciennes casernes
  • Quelques demeures bourgeoises du XVe au XIXe siècle
  • Platane de la bastide de La Bruyère : Avec plus de 10 mètres de circonférence et près de 55 mètres de hauteur, il est à ce jour le platane le plus haut d'Europe[23].
  • le monastère de Notre Dame de la Blache et son étonnante chapelle néogothique sur le chemin de la chartreuse de Valbonne.
  • Et non loin de là, 10 km au sud-ouest, au sein d'un massif forestier protégé aux essences rares sous le climat méditerranéen, mais sur la commune de Saint Paulet de Caisson, la magnifique chartreuse de Valbonne

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Natifs de la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. cf l'hommage de Raimond II Pelet, seigneur d'Alès, rendu à Simon IV de Montfort le 14 juillet 1217, Archives nationales J 890 n° 20.
  2. a et b Robert Ducluzeau. Alphonse de Poitiers, frère préféré de Saint Louis. La Crèche : Geste éditions, 2006. 239 p. ISBN 2-84561-281-8, op. cit. p. 150.
  3. a et b Structurae. Pont du Saint-Esprit. Article en ligne [1], consulté le 4 mai 2007
  4. Géraud Lavergne, « Les noms de lieux d'origine ecclésiasticque » (sic), Revue d'histoire de l'Église de France, Tome 15, no 68, 1929, p. 322.
  5. a et b Eugène Viollet-le-Duc. Dictionnaire raisonné de l’architecture française, article Pont. Disponible en ligne [2]
  6. Jean-Pierre Saltarelli, Les seigneurs de Cornillon au XIVe siècle, 1997, sur le site de la commune de Cornillon en ligne
  7. a, b et c Mémoire historique et généalogique de la Maison de Brosse alias de Broche et livre de raison de Joseph de Broche des Combes 1846
  8. a, b et c Dom Claude Devic, dom Joseph Vaissète, Histoire générale de Languedoc.
  9. http://books.google.fr/books?id=4-ZZAAAAYAAJ&pg=530 Lettres patentes de Louis XI, juillet 1462
  10. http://books.google.fr/books?id=OJ-b2-CLz7EC&pg=PA220 Lettres patentes de Louis XI, Tours, mai 1469
  11. Pierre Miquel, Les Guerres de religion, Paris, Club France Loisirs, 1980 (ISBN 2-7242-0785-8), p 233
  12. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. GEO, septembre 2013
  14. « en-1951-un-village-francais-a-t-il-ete-arrose-de-lsd-par-la-cia »
  15. Article du Midi Libre
  16. Pont-St-Esprit, Municipales : vers une large victoire de Castillon
  17. [3]
  18. [4]
  19. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  20. Structurae
  21. a et b Jules Courtet, Dictionnaire géographique, géologique, historique, archéologique et biographique du département du Vaucluse, Christian Lacour, Nîmes (réed.), 1997,‎ 1997 (ISBN 284406051X), p. 178.
  22. Robert Bailly, Dictionnaire des communes du Vaucluse, A. Barthélemy, Avignon, 1986,‎ 1986 (ISBN 2903044279), p. 231.
  23. http://www.visoflora.com/photos-nature/le-plu-gros-platane-d-europe.html