Saint-Jean-de-Valériscle

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Saint-Jean-de-Valériscle
Vue générale
Vue générale
Blason de Saint-Jean-de-Valériscle
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Languedoc-Roussillon
Département Gard
Arrondissement Alès
Canton Saint-Ambroix
Intercommunalité Communauté de communes Vivre en Cévennes
Maire
Mandat
José Puso
2014-2020
Code postal 30960
Code commune 30268
Démographie
Gentilé Saint-Jeannais
Population
municipale
722 hab. (2011)
Densité 89 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 14′ 02″ N 4° 08′ 35″ E / 44.2338888889, 4.1430555555644° 14′ 02″ Nord 4° 08′ 35″ Est / 44.2338888889, 4.14305555556  
Altitude Min. 184 m – Max. 529 m
Superficie 8,15 km2
Localisation

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Liens
Site web saintjeandevaleriscle.com

Saint-Jean-de-Valériscle est une commune française située dans le département du Gard en région Languedoc-Roussillon.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le village[1] est situé entre Alès et Saint-Ambroix. Il faisait partie du bassin houiller des Cévennes. Il est arrosé par la rivière Auzonnet.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'histoire de Saint-Jean-de-Valériscle[2] commence quelque 20 siècles avant notre ère quand des hommes préhistoriques habitaient une caverne sur les pentes du village à proximité de l'Auzonnet.
Plus tard, les Romains laisseront des traces physiques et écrites de leurs passages, une grande voie romaine traversant les Cévennes, la voie Regordane qui passe à une dizaine de kilomètres.
Le village longtemps essentiellement agricole, était reconnu pour la qualité de ses oignons, et était indifféremment appelé Saint Jean-de-Valériscle ou Saint-Jean-de-Cèbes (oignons en occitan).
L'exploitation, artisanale, du charbon de pierre se pratiquait déjà à Saint-Jean-de-Valériscle en 1549.
Au cours de la Révolution française, la commune porte provisoirement le nom de Valériscle[3].

Au XIXe siècle l'activité économique du village se partage entre agriculture (oignons, châtaignes), sériciculture (vers à soie) et charbon dont les gisements commencent à être exploités au milieu du siècle. Le village entre temps voit sa population chuter de près de mille âmes à la suite de la création de la commune Des Mages par scission de ce hameau de la commune de Saint-Jean-de-Valériscle. En 1882, la commune de Molières-sur-Cèze est créée à partir d'une partie du territoire de la commune ainsi que de parties des territoires de Meyrannes et de Robiac-Rochessadoule[3].
Au XXe siecle, la sériculture disparait et l'exploitation des mines cesse vers 1960. Le village se tourne alors vers le tourisme[4] et la production d'huile d'olive[5].
La commune de Saint-Jean-de-Valériscle appartient à la Communauté de Communes « Vivre en Cévennes »

Héraldique[modifier | modifier le code]

Article connexe : Armorial des communes du Gard.
Armes de Saint-Jean-de-Valériscle

Les armes de Saint-Jean-de-Valériscle se blasonnent ainsi :

De sinople aux trois oignons renversés d'argent[6].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1947 3 novembre 1963 (décès) Fernand Gineste PCF Ouvrier mineur
novembre 1963 mars 1971 Paul Veyssière PCF Employé sécurité sociale minière
mars 1971 mars 1977 Henri Guiraud PCF Ouvrier mineur
mars 1977 mars 2001 Edgard Boyac PS Entrepreneur de maçonnerie
mars 2001 juin 2002 Bruno Assenat PCF Ouvrier mineur
juin 2002 mars 2014 Bernard Hilaire FDG  
mars 2014   José Puso DVG Enseignant
Les données manquantes sont à compléter.

La commune fait partie du canton de Saint-Ambroix, lui-même rattaché à l'arrondissement d'Alès.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 722 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 450 1 466 1 507 1 714 1 840 881 823 850 947
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
836 813 851 810 853 829 950 957 978
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
942 1 049 1 230 1 586 2 072 1 808 1 187 1 540 1 672
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
1 404 1 282 824 742 672 716 715 716 727
2011 - - - - - - - -
722 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[7].)
Histogramme de l'évolution démographique


La perte d'environ 1 000 habitants entre 1831 et 1836 s'explique par la création en 1834 de la commune des Mages, anciennement hameau de Saint-Jean-de-Valériscle.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Le vieux village est remarquable avec son quartier médiéval du Barry. Ce quartier forme ses propres remparts. Les vieilles maisons, les ruelles, les passages voûtés contribuent à maintenir l'image moyenâgeuse du village.
  • L'église romane, détruite lors des guerres de religion, restaurée au 17° et au 19°siècle.
  • Le château, datant du 13°siècle, incendié lors des guerres de religion, ayant servi de logements aux mineurs au XX° siècle, devenu propriété privée.
  • Le musée des blasons, unique en France[8].
  • Les restes de l'embranchement ferroviaire conduisant au Martinet (ligne du Martinet à Beaucaire, se raccordant à Saint-Julien-de-Cassagnas à la ligne du Teil à Alès, toujours exploitée entre Alès et Bessèges qui était utilisée pour acheminer le charbon extrait des mines, agrémentent encore le paysage (viaduc par dessus l'Auzonnet)

Monuments industriels[modifier | modifier le code]

  • Filature Brahic[9], place de la Mairie.
  • Verrerie Gilly[10], construite vers 1750 pour exploiter le charbon produit localement, au lieu-dit la Nougarède.
  • Martinet de Maricamp[11], dans le quartier de Pommiers : forge bâtie en 1490 à côté d'un bâtiment fortifié, démolie au début du XVIIe siècle, reconstruite plus tard comme moulin a grain finalement racheté en 1879 par la compagnie des mines de La Grand-Combe pour en faire des bureaux.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Geneviève de Gaulle-Anthonioz[12], née le 25 octobre 1920 à Saint-Jean-de-Valériscle, décédée à Paris le 14 février 2002, résistante, déportée et présidente d'ATD Quart Monde. Nièce de Charles de Gaulle. Son père était ingénieur aux mines de Saint-Jean-de-Valériscle. Elle est titulaire de la Croix de Guerre, de la Médaille de la Résistance et est la première femme à recevoir la dignité de Grand Croix de la Légion d'honneur. Ses cendres seront prochainement transférées au Panthéon.
  • Francis Lacassin, né le 18 novembre 1931 à Saint-Jean-de-Valériscle, décédé à Paris le 12 août 2008, journaliste, éditeur, écrivain, scénariste et essayiste.
  • Pierre Santini, né le 9 août 1938 à Paris, comédien et metteur en scène, a vécu plusieurs années dans le village.

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]