Mèze

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Mèze
Le port de Mèze
Le port de Mèze
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Languedoc-Roussillon
Département Hérault
Arrondissement Montpellier
Canton Mèze
(chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes du Nord du Bassin de Thau
Maire
Mandat
Henry Fricou
2014-2020
Code postal 34140
Code commune 34157
Démographie
Population
municipale
10 964 hab. (2011)
Densité 317 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 25′ 40″ N 3° 36′ 21″ E / 43.4278, 3.605843° 25′ 40″ Nord 3° 36′ 21″ Est / 43.4278, 3.6058  
Altitude Min. 0 m – Max. 75 m
Superficie 34,59 km2
Localisation

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Mèze

Mèze (phénicien : Mensa[1], grec : Mesua, occitan : Mesa) est une commune française située dans le département de l'Hérault et la région Languedoc-Roussillon. Ses habitants sont appelés les Mézois.

Tout comme Agde, elle fut fondée par les Phocéens au VIe siècle av. J.-C.. Successivement refuge, comptoir commerçant et lieu d'habitation, la ville a connu un bon nombre d'occupations : grecque, romaine, prise par les troupes de Simon de Monfort, gérance par l'évêque d'Agde, jusqu'à la Révolution française.

Longtemps cantonnée à l'agriculture et à la pêche, l'économie mézoise se rouvre aux environs du VIe siècle au commerce maritime.

Elle constitue aujourd'hui la bourgade la plus ancienne du bassin de Thau et s'est même découvert une passion pour la paléontologie : à la suite de la mise au jour de fossiles d'œufs de dinosaures, les fouilles se poursuivent et un musée a été créé pour l'exposition de ces témoignages du passé. Malgré cette richesse de patrimoine, Mèze n'en demeure pas moins une ville dynamique : elle constitue une place forte de la conchyliculture et de l'ostréiculture et développe une vie sportive et culturelle importante. Elle possède aussi son pôle de recherches environnementales Ecosite (protection de l'étang, station de lagunage, épuration de l'eau…).

Géographie[modifier | modifier le code]

Carte.
Plage sur l'étang de Thau et vue sur Sète.
L'étang de Thau et vue sur Sète et Loupian.

Situation[modifier | modifier le code]

La commune de Mèze est le chef-lieu du canton de Mèze. Elle est située à 15,5 km d'Agde, 7 km de Sète et 30,6 km de Montpellier[2].

Le site relativement plat et on trouve au nord-est de la ville le ruisseau du Sesquier et le lac des Sesquiers. La ville est blottie entre les vignes et l'étang de Thau.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat est de type méditerranéen : les hivers y sont doux, les étés chauds, les précipitations relativement peu abondantes et l'ensoleillement très important. Cependant, la présence toute proche de l'étang de Thau humidifie l'atmosphère de façon assez importante. Les vents dominants y sont la Tramontane (vent d'ouest), le marin (vent de sud-est) et le mistral, ou nord (vent de nord-est).

Voies de communication[modifier | modifier le code]

L'autoroute A9 passe à proximité de la ville mais ne dessert par Mèze : il est nécessaire d'emprunter la sortie no 33 (Sète, Frontignan, Balaruc, Mèze).

La route nationale 113 traverse la ville entre les directions de Sète et Montagnac, de même que la route départementale D613 (ex-N113).

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Mèze

Les armes de Mèze se blasonnent ainsi : d'azur à un agneau pascal d'argent tenant de sa patte senestre de devant une longue croix de sable avec une banderole d'or, chargée d'une croix pattée de gueules, pendante de la longue croix et attachée avec des cordons d'azur, d'argent et de gueules[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

L'histoire[4] de la ville de Mèze est riche. Très différent de ce qu'il est aujourd'hui, le territoire de la ville aurait été décrit par le géographe romain Pomponius Mela comme « entourée d'eau de tous côtés » et uniquement « rattachée à la terre par une étroite chaussée ». De cette situation proviendrait le nom original de Mèze : Mansa, la « butte élevée surmontée de fumée ». En effet, un important foyer aurait servi à éclairer le site (vestiges retrouvés près de la chapelle des Pénitents).

Les premiers habitants[modifier | modifier le code]

Relief d'un guerrier ibère (IIIeIIe siècle av. J.-C.).

Il est probable que Mèze eut été occupée de prime abord par des populations Ibères. Comme bon nombre de villes de la côte méditerranéenne, Mèze a été habitée par les Phéniciens dès le VIIIe siècle av. J.-C.. Sa situation géographique leur permettait en effet de s'abriter des tempêtes et des vents de nord-est alors qu'ils se dirigeaient vers leurs comptoirs de la côte.

Au VIe siècle, un port y fut construit pour répondre à un important trafic.

Les Phocéens s'installèrent ensuite sur le site et Agde fut construite comme un relais vers l'Espagne. Commode par les conditions favorables qu'elle offrait, certains Phocéens se sédentarisèrent définitivement sur le site de Mèze. Aux activités commerciales, ils ajoutèrent une mise en valeur de leur territoire et développèrent des activités locales (pisciculture, ostréiculture, viticulture, exploitation de salins…).

La période romaine[modifier | modifier le code]

En 219 av. J.-C, l'expédition menée contre Hannibal en Espagne utilise comme appui logistique Mèze et la région de l'étang de Thau. L'Espagne conquise, la Méditerranée devient romaine ainsi que le sud de la France. La province de la Narbonnaise est fondée. En 49 av. J.-C, Mèze est entièrement occupée par les Romains.

Du Ier siècle au IIIe siècle, pendant la période de la Pax Romana, Mèze était une cité prospère et on y construisit, grâce à l'aide de l'empereur Claude (qui distribua des terres aux vétérans des légions), de nombreuses villas. La viticulture fut ainsi un peu plus développée jusqu'à faire concurrence à l'Italie.

Invasions et renaissance de la ville[modifier | modifier le code]

Peu de choses sont connues au sujet de la situation de Mèze pendant la période des invasions, après la chute de l'Empire romain.

La ville aurait été occupée et laissée dans un état désastreux par les Sarrasins qui furent chassés de la région par les troupes de Charles Martel en 736. Pour repeupler la ville dont la population avait été éparpillée, Charlemagne compta sur des Espagnols venus en France (fuyant les Goths et les Sarrasins) pour repeupler les terres désertées et leur offrit des parcelles dans la région de Mèze. Ce fut un véritable renouveau : une famille espagnole reçut la totalité de Mèze.

Moyen Âge et Croisade des Albigeois[modifier | modifier le code]

Illustration de la peste noire tirée de la Bible de Toggenburg (1411)

Au XIIe siècle, les « gardiens de la foi » catholique encouragent les expéditions contre les cathares. Les troupes de Simon de Monfort investirent alors la région sous les drapeaux de la foi, mais attirés surtout par les richesses du pays. Mèze fut à leur main en 1209 et l'évêque d'Agde devint seigneur de la ville. En 1229, Mèze fit enfin partie intégrante du royaume de France.

Les seigneurs ne résident plus au château, il tombe rapidement en ruines alors que la population, de son côté, s'émancipe de plus en plus. Elle s'implique de plus en plus dans l'administration de la ville et permet, grâce à des accords avec les cités voisines, la mise en place de limites.

La vie économique était alors divisée sur deux secteurs majeurs : l'agriculture et la pêche.

Mèze n'échappa pas à la peste noire de 1347.

Temps modernes[modifier | modifier le code]

Durant la Réforme, alors que les protestants se réfugient et développent majoritairement leur religion dans le Sud, Mèze demeure catholique. En 1552, alors que la guerre s'étend sur tout le royaume, Louis de Condé encourage les protestants du Bas-Languedoc (actuel Languedoc-Roussillon) à se soulever. Mèze est assiégée à la fin de l'année et fut mise à sac. Le départ des assaillants ne se fit que par le versement d'une rançon. D'autres assauts suivirent, entraînant avec eux épidémies, brigandages, disettes… la ville en sort saccagée et ruinée.

Au XVIIe siècle siècle, la paix revient enfin avec l'édit de Nantes.

Chapelle des pénitents

Des communautés de pénitents se basent dans tout le Languedoc et répandent les idées phares de la Contre-Réforme. Vêtus de robes blanches, ils organisent de grandes processions publiques et de nombreuses actions de charité. Leur présence remonte le moral en berne des populations et apporte un soutien matériel aux plus pauvres.

En 1602, avec la croissance du nombre de membres de la communauté, un lieu de culte fixe leur est accordé par l'évêque d'Agde. Ils s'établissent dans l'église Saint-Pierre et ont aussi comme mission la remise en état de la chapelle.

En plus des guerres successives qui affaiblissent Mèze, la peste s'abat à nouveau sur la ville. Elle ne compte plus qu'environ 1500 habitants en 1630.

Néanmoins au XVIIIe siècle la vie économique est prospère : le commerce maritime renaît et la viticulture est révolutionnée par une méthode de distillation importée de Suisse. La fabrication d'eau-de-vie constitue une des activités principales.

On organise déjà à Mèze des joutes nautiques mais aussi le jeu du Capelet.

La Révolution[modifier | modifier le code]

La noblesse mézoise est jeune et peu riche à la veille de la Révolution.[réf. nécessaire]

Occupée par ses problèmes locaux (élection du second consul notamment), la communauté prend peu garde à la prise de la Bastille. Mais dès janvier 1790, les décisions prises quant aux nouvelles municipalités font parvenir le changement à Mèze et on élit alors un maire, un adjoint et un conseil municipal. Les citoyens de la commune se réunissent au sein de la société révolutionnaire, rebaptisée « société populaire des sans-culottes jacobins et attachés inviolablement à la constitution de 1793 » en an II[5]. La société de Mèze est une des plus fréquentées du département, avec 9 % de la population, soit une grande part des citoyens (hommes adultes)[6].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste des maires de Mèze.
Liste des maires depuis la Libération
Période Identité Étiquette Qualité
1944 1947 Henri Bessède SFIO  
1947 1971 André Montet radical Conseiller général 1951-
1971 1977 Georges Jean sans étiquette  
1977 1998 Yves Pietrasanta Divers Parti écologistes Conseiller général jusqu'en 2001
1998 2001 Yves Pietrasanta Les Verts Vice-président du Conseil régional à partir de 1992
2001 2001 Yvon Pibre    
2001 2008 Henry Fricou Les Verts  
2008 en cours Henry Fricou Les Verts puis Europe Écologie - Les Verts  

Jumelages[modifier | modifier le code]

Mèze est jumelée avec :

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 10 964 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 416 2 689 3 225 3 322 4 400 4 516 4 348 4 793 4 986
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
5 062 6 106 6 549 6 821 6 825 6 067 5 807 6 326 6 215
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
6 107 6 017 6 009 5 832 5 335 5 033 4 743 4 266 4 403
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
4 546 5 005 5 508 5 742 6 502 7 630 9 998 10 336 10 964
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2004[8].)
Histogramme de l'évolution démographique


Ci-dessous, comparaison des pyramides des âges en 1990 et 1999 (nombre d'habitants) :

Évolution de la pyramide des âges de la commune de Mèze
Comparaison entre les années 1990 et 1999 en nombre d'individus[9]
Pyramide des âges en 1990.
Hommes Classe d’âge Femmes
190 
75 à plus
309 
516 
60 à 74
548 
523 
45 à 59
546 
691 
30 à 44
676 
704 
15 à 29
638 
595 
0 à 14
572 
Pyramide des âges en 1999.
Hommes Classe d’âge Femmes
285 
75 à plus
437 
669 
60 à 74
713 
714 
45 à 59
718 
745 
30 à 44
785 
679 
15 à 29
604 
673 
0 à 14
614 

Enseignement[modifier | modifier le code]

Le niveau d'éducation à Mèze[10] est nettement moins élevé que celui de l'Hérault[11] : on compte à Mèze 25,4 % de la population non scolarisée contre 19,6 % pour l'Hérault. Si la moyenne des titulaires d'un diplôme supérieur est relativement faible (5,2 % contre 10,8 % pour le département), le pourcentage de personnes détenant un BEP ou CAP est supérieure à la moyenne héraultaise (22 % contre 21,4 %).

Santé[modifier | modifier le code]

La ville de Mèze comporte trois Pharmacies d'Officine, dont une située sur la place de la Mairie.

Service aux personnes[modifier | modifier le code]

Après sa récompense de @@@ en 2005[12], Mèze a obtenu quatre @@@@ (arobases)[13] au concours national pour la promotion de l'internet citoyen 2008.

Cultes[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

La ville de Mèze possède un stade (stade des Sesquiers), deux gymnases (gymnase Gérard Rigal et gymnase Bernard Jeu), un dojo, deux plateaux multi-sports, un skatepark et un terrain de tambourin.

De nombreux clubs[14] sont disponibles pour pratiquer des activités sportives diverses et variées sur la commune de Mèze, dont :

Le Stade Mèzois, club de football de la ville de Mèze, évolue en Promotion Honneur A de l'Hérault.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux touristiques et monuments[modifier | modifier le code]

Monuments médiévaux[modifier | modifier le code]

  • Le vieux village
  • Le château de Girard

Construit à la fin du XVIIe siècle, il abrite aujourd'hui des expositions artistiques et met un parc à disposition du public.

Monuments religieux[modifier | modifier le code]

  • L'église Saint-Hilaire

Elle fut construite au XVe siècle par Étienne de Cambrai sur le site d'une ancienne église. Son clocher a joué plusieurs fois un rôle de défense lors des nombreux combats que connut la ville.

  • L'église Saint-Martin-de-Caux

Petite église de style roman construite au XIIe siècle. Elle se situe au bord du Cami Roumieu (chemin emprunté par les pèlerins qui se rendaient alors à Saint-Jacques-de-Compostelle. Après la découverte de vestiges gallo-romains (statue en marbre, tombeaux), on peut imaginer que l'église est construite sur une place sacrée utilisée dès l'Antiquité.

  • La chapelle des Pénitents :

Construite au XIIe siècle sur le site d'un temple grec antique. On a retrouvé à ses abords les plus anciennes traces d'occupation de Mèze.

  • L'ancienne chapelle de Notre-Dame-de-Pallas :

Elle est datée du Xe siècle et aurait appartenu aux moines de l'abbaye de Conques, dans l'Aveyron.

  • Une salle de prière

Elle fut installée au début des années 2000 à l'intérieur même de la résidence Frédéric Mistral par les nombreux pratiquants de la religion Islamique de la ville de Mèze.

Autres lieux et monuments[modifier | modifier le code]

S'étendant sur 12 hectares, la station de lagunage traite les eaux de Mèze et de Loupian (8000 à 25000 eq. habitants) et a été mis en service en 1980. Le site abrite un centre de recherche et a une vocation pédagogique. Sa construction fait suite à un empoisonnement des eaux du bassin de Thau en 1975[15].

Musée paléontologique en plein air pour tous publics. Une reconstitution de zone de fouille permet aux plus jeunes de jouer les apprentis paléontologues.

Espaces verts[modifier | modifier le code]

Mèze est une ville fleurie avec une fleur au concours des villes et villages fleuris[16].

Culture[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles[modifier | modifier le code]

La ville de Mèze accueille chaque année le Festival de Thau ainsi que des joutes nautiques.

Sur les sites du château de Girard et de la chapelle des Pénitents sont organisées tout au long de l'année des expositions artistiques. Elles mettent aussi bien au premier plan des artistes locaux (Peintures et sculptures en Pays de Thau en septembre 2008 par exemple) que des personnalités étrangères à la région.

Des concerts et spectacles sont aussi donnés en dehors du festival d'été : ils ont le plus souvent lieu dans l'église Saint-Hilaire, le centre Bernard-Jeu et le foyer municipal.

La ville de Mèze accueille de nombreuses associations culturelles et sportives, telles que le Rando Club Mézois, qui organise des randonnées dans la région.

Gastronomie[modifier | modifier le code]

Tielle préparée à la sétoise.

Comme grand nombre de régions françaises, les villes du bassin de Thau possèdent une cuisine locale. La proximité de l'étang et du littoral méditerranéen favorise la cuisine à base de coquillage et de produits marins. Ce sont pour nombre d'entre elles des spécialités dites sétoises mais dont la production est en fait étendue à tout le bassin (voire au-delà). Par exemple :

  • la tielle, tourte confectionnée à partir d'une pâte à pain et farcie de poulpes et calamars agrémentés d'une sauce tomate relevée (on compte plusieurs tielleries artisanales au sein de la commune de Mèze) ;
  • les moules à la brasucade : elles sont cuisinées au grill sur un feu de bois, puis arrosées en fin de cuisson de vin blanc mariné avec des herbes typiques du sud de la France (laurier sauce, romarin, thym, sariette, estragon…) ;
  • les huîtres de Bouzigues ;
  • la macaronade (composée de pâtes à la sauce tomate, de saucisse, de bœuf, et de différentes herbes provençales suivant les recettes).

Traditions[modifier | modifier le code]

  • Le chevalet.
  • Le jeu du tambourin.
  • La pêche au bouletchou

Le bœuf de Mèze[modifier | modifier le code]

Article principal : animaux totémiques de l'Hérault.
Bœuf de Mèze

L'histoire du bœuf (buòu en occitan) de Mèze remonte en l’an 59 de notre ère[17]. Durant cette période de la Haute Antiquité, une pauvre famille, venue des environs de Béziers, vint s’établir sur les bords de l’Étang de Thau et se mit à défricher les terres à un endroit appelé « Las Morgas » (['las] ['murgos]). Cette famille vivait de la pêche dans l'étang mais aussi de l'agriculture, aidée dans son travail par une paire de bœufs. Grâce à l'installation de cette famille, une urbanisation débuta, étant à l'origine du village portuaire de Mèze. Mais hélas, le premier bœuf mourut suivi du second. On décida de conserver la peau de ce dernier, étant sans doute le plus beau. Sa dépouille fut alors conservée comme une relique étalée sur un mannequin de bois. On le promena chaque année pour les grandes occasions. L'animal semblait vivant !

Plus tard quand cette peau fut trop usée, on construisit un bœuf sur une charpente de bois, beaucoup plus grand que la taille normale d'un bovidé et recouvert d’une toile de jute brune. Cette tradition existe encore de nos jours. Ainsi, dans l'animal totem, huit hommes peuvent se loger pour le mouvoir. L’un d’eux est chargé d’actionner la tête et les mâchoires de la bête au moyen d’une petite baguette de bois. Un autre jeune homme tient entre ses mains un baril recouvert d’une peau d’âne tendue, traversée en son centre par une corde asphaltée. En faisant glisser cette corde entre l’index et le pouce, cela produit alors un mugissement analogue à celui du bœuf. À l’extérieur, le guide, armé d’un long aiguillon, commande l'animal. La course de l'animal totémique dans les rues de Mèze est imprévisible. À tout moment, il peut courir et peut même foncer sur ceux qui se mettent en travers de son passage ! Le bœuf est aussi capable de ruades, de trémoussements scandés par la musique qui l'accompagne. Avec ses larges cornes, il éloigne les plus hardis qui veulent s'opposer à lui. L'animal totémique mézois est de toutes les fêtes publiques, notamment lors de la fête de Mèze qui a lieu le 19 du mois d’août. Cette fête dure trois jours, toujours avec les sorties de l'animal totem. Lors de cette fête, comme dans d'autres villages héraultais, l'animal totem est béni par le curé, ici sur la place de l'église. Ensuite, et seulement après, le totem rend visite au maire.

Le bœuf de Mèze est souvent cité au cours de l'histoire de la commune : en 1229, il reçoit l'évêque d’Agde, Thédise (qui venait de recevoir en don la seigneurie de Mèze, du fils de Montfort, Amaury). En 1562, il était du cortège du prince de Condé passant à Mèze. En 1701, il prit activement part aux fêtes organisées lors du passage des princes de Bourgogne et de Berry. En 1921, pour les fêtes organisées en faveur de l’université de Montpellier, le président de la république, Millerand dut abandonner l’estrade des représentants officiels lors du passage du bœuf. La foule crut alors que Millerand avait eu peur du bœuf. Pour sauver la situation, Magallon, député de l’Hérault, vint face au monstre et salua le bœuf. Le député fut applaudi pour son courage et ainsi, l'animal totémique put continuer à animer les fêtes de Mèze.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Patric, chanteur occitan, est né à Mèze en 1949.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Alain Cambon, Mèze (tome 1), Alan Sutton,‎ 2004 (ISBN 2-84910-096-X)
  • Alain Cambon, Mèze (tome 2), Alan Sutton,‎ 2004 (ISBN 2-849-10525-2)
  • Raymon Arnaud, Ma ville a un passé : histoire de Mèze, Dehan,‎ 1966

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Origines de Mèze
  2. Domiville Calcul de la distance à vol d'oiseau entre deux villes
  3. Didier Catarina et Jean-Paul Fernon, Armorial des communes de l'Hérault, Artistes en Languedoc, (ISSN 1264-5354), p. 50.
  4. L'histoire de Mèze
  5. Jean-François Dubost, « Le réseau des Sociétés Politiques dans le département de l'Hérault pendant la Révolution Française (1789-1795) », Annales historiques de la Révolution française, no 278, 1989. p. 414.
  6. Dubost, ‘’Le réseau des sociétés…’’, op. cit., p. 395
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  9. INSEE - pyramide des âges en 1999
  10. INSEE - Formation : scolarisation et diplômes pour la ville de Mèze
  11. INSEE - Formation : scolarisation et diplômes pour le département de l'Hérault
  12. Site officiel de la ville de Mèze
  13. Mèze sur le site des villes internet
  14. Liste des associations Mézoises Liste des associations Mézoises, dernière mise à jour le 30 septembre 2008
  15. Yves Piétrasanta, Daniel Bondon, Le Lagunage écologique, Economica, Paris 1994, (ISBN 2-7178-2636-X)
  16. Le concours des villes et des villages fleuris et le Conseil national des villes et villages fleuris
  17. Une histoire de bœuf
  18. Hyppolyte Charamaule Page dédiée à Hyppolyte Charamaule
  19. Yves Piétrasanta Portrait d'Yves Piétrasanta

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]