Lirac

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur les redirections Pour le vin, voir lirac (AOC).
Lirac
Hôtel de la mairie à Lirac.
Hôtel de la mairie à Lirac.
Blason de Lirac
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Languedoc-Roussillon
Département Gard
Arrondissement Nîmes
Canton Roquemaure
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Gard rhodanien
Maire
Mandat
Stéphane Cardènes
2014-2020
Code postal 30126
Code commune 30149
Démographie
Gentilé Liracois
Population
municipale
884 hab. (2011)
Densité 91 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 02′ 12″ N 4° 41′ 27″ E / 44.0366666667, 4.69083333333 ()44° 02′ 12″ Nord 4° 41′ 27″ Est / 44.0366666667, 4.69083333333 ()  
Altitude 83 m (min. : 88 m) (max. : 266 m)
Superficie 9,76 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Gard

Voir sur la carte administrative du Gard
City locator 14.svg
Lirac

Géolocalisation sur la carte : Gard

Voir sur la carte topographique du Gard
City locator 14.svg
Lirac

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Lirac

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Lirac
Liens
Site web lirac.fr

Lirac est une commune française située dans le département du Gard, en région Languedoc-Roussillon.

Géographie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

De 1006 au début du XIIIe siècle, l’abbaye Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon est propriétaire de l’église paroissiale (Sancti Petri de Alheraco), qui lui est cédée par l’évêque d’Avignon, et en perçoit les revenus[1].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Lirac Blason D'azur à Saint Pierre d'or, tenant de sa main dextre deux clefs du même.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1790 1792 Pierre Queyrane    
1792 1795 Louis Laurent    
1795 1799 Jean-Louis Queyrane    
1799 1800 Jacques Laurent    
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1995 2001 Jean-Louis Potherat PS  
mars 2001 2008 Michel Severac DVG  
mars 2008 mars 2011 Jean-Louis Potherat
Intérim de Michel Vierne
de mars à mai 2011
   
mai 2011 en cours Stéphane Cardènes[2],[3] MoDem[4]  

Canton[modifier | modifier le code]

La commune fait partie du canton de Roquemaure, dont la conseillère générale est Nathalie Nury (PS), adjointe au maire de Roquemaure.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 884 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
314 336 349 341 381 400 429 449 415
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
442 460 481 501 447 441 420 402 365
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
330 307 288 266 253 280 263 205 235
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
272 317 329 442 631 737 816 838 884
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Viticulture[modifier | modifier le code]

Après la crise du phylloxéra, Henri de Régis, propriétaire du château de Ségriès, pour mettre en valeur ses terres, décida, en 1925, de replanter un vignoble. Dans la décennie suivante, il entreprit de suivre l'exemple du combat que menait sur la rive gauche du Rhône le baron Pierre Le Roy de Boiseaumarié. Avec quelques amis convaincus, il décida de faire classer le terroir de Lirac en appellation d’origine contrôlée (A.O.C.). La demande en fut faite auprès d'un tribunal.

Le projet se concrétisa après la Seconde Guerre mondiale. Le 11 octobre 1945, l’appellation fit l’objet d’une reconnaissance judiciaire par le Tribunal d’Uzès. Après deux années d’enquêtes complémentaires sur le terrain (terroir, types de vins, etc.), les experts de l’INAO achevèrent la délimitation de l’aire d’appellation sur les communes de Lirac, Roquemaure, Saint-Laurent-des-Arbres et Saint-Geniès-de-Comolas. Ce qui aboutit à la reconnaissance de l’AOC Lirac définie par le décret du 14 octobre 1947. La nouvelle appellation devenait le premier cru des côtes-du-rhône à produire des vins de trois couleurs : rouge, rosé, blanc.

Huile d'olive de Provence AOC[modifier | modifier le code]

Huile d'olive de Provence AOC.

L'huile d'olive de Provence est protégée par une appellation d'origine contrôlée (AOC) à la suite d'une enquête diligentée par l'INAO, dont les conclusions ont été déposées auprès de la commission le 26 octobre 2006, réunie à Arles. La signature du décret parut au Journal officiel le 14 mars 2007[7].

Pour pouvoir postuler à l'AOC, l'huile d'olive de Provence doit être élaborée à base des variétés aglandau, bouteillan, cayon, salonenque ainsi que celles dénommées localement brun, cayet, petit ribier et belgentiéroise. Il faut au moins deux de ces variétés principales présentes au sein de l'oliveraie[7],[8].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église basse de Lirac, MH, fresque murale
  • L'Ermitage de la Sainte-Baume de Lirac. Une statue de la vierge à l'enfant fut découverte dans une grotte à cet emplacement en 1647. C'est pourquoi cette grotte devint un lieu de pélérinage et fit office de chapelle. L'ermitage fut lui construit en 1712. Des ermites y restèrent jusqu'en 1905. La chapelle est entretenue depuis 1976 par l'association Les Amis de la Sainte-Baume. De nos jours, un pélérinage est organisé sur ce lieu le lundi de Pâques. D'ordinaire fermée, la grotte est également ouverte lors des journées du Patrimoine en septembre.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Guy Barruol, Michèle Bois, Yann Codou, Marie-Pierre Estienne, Élizabeth Sauze, « Liste des établissements religieux relevant de l’abbaye Saint-André du Xe au XIIIe siècle », in Guy Barruol, Roseline Bacon et Alain Gérard (directeurs de publication), L’abbaye de Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon, histoire, archéologie, rayonnement, Actes du colloque interrégional tenu en 1999 à l'occasion du millénaire de la fondation de l'abbaye Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon, Éd. Alpes de Lumières, Cahiers de Salagon no 4, Mane, 2001, 448 p. (ISSN 1254-9371), (ISBN 2-906162-54-X), p 220
  2. Le Midi Libre, 28 mai 2011
  3. Le Midi Libre, 02 avril 2014
  4. Site du MoDem du Gard
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  7. a et b (fr) « Décret du 14 mars 2007 relatif à l'huile d'olive de Provence AOC », INAO
  8. (fr) « Les variétés d'olives », sur terroirselect.info


Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]