Bellamy (film)

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Bellamy

Réalisation Claude Chabrol
Scénario Claude Chabrol
Odile Barski
Acteurs principaux
Sociétés de production Alicéleo
France 2 Cinéma
DD Productions
Pays d’origine Drapeau de la France France
Genre Policier
thriller
Sortie 2009
Durée 110 minutes

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Bellamy est le dernier film français de Claude Chabrol, sorti en 2009. C'est la première et seule collaboration de Gérard Depardieu avec Claude Chabrol.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Comme chaque année, le commissaire Paul Bellamy (Gérard Depardieu) vient passer ses vacances à Nîmes, dans la maison familiale de Françoise (Marie Bunel), son épouse. Celle-ci ne rêve que de voyages autour du monde, mais lui déteste ça. Cette année, le hasard lui fait croiser le chemin de son demi-frère, Jacques (Clovis Cornillac), aventurier à la petite semaine porté sur la bouteille, et d'un inconnu aux abois qui réclame sa protection. L'homme, un quadragénaire du nom de Noël Gentil (Jacques Gamblin), craint d'avoir tué quelqu'un. Il se terre dans un motel des faubourgs Gardois. Jacques, de son côté, veut une fois de plus emprunter de l'argent à Paul pour monter un improbable projet. Voilà Paul coincé à Nîmes pour un moment…

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Accueil[modifier | modifier le code]

« Il n’y aurait plus tellement de sens, alors, à user cette fois-ci de la distinction usuelle entre grand et petit Chabrol - Cérémonie ici, Demoiselle d’honneur là, pour s’en tenir à des exemples récents. Car la nouveauté de Bellamy est d’abord qu’il se donne absolument pour ce qu’il est : un texte, un film. Un entrelacs de significations solidaires. Un jeu de société. Sa mesure n’est pas externe, calculable à l’aune d’une œuvre, d’une réussite précédente, d’un sujet ou d’un état du cinéma. Elle ne se construit qu’à partir des références que le film manie pour lui-même. Ce qu’on y gagne est considérable. »

— Emmanuel Burdeau, Cahiers du cinéma n° 643, mars 2009[1]

« Bellamy est un film faussement débonnaire. Alors que le moteur policier de l'intrigue s'effiloche, se mettent en place les composantes d'une vision qui dépasse les triviaux enjeux du genre criminel. Au fil de l'enquête apparaissent les détails de l'escroquerie, le projet de fuite avec une maîtresse, la mise en place de subterfuges à coups d'opérations de chirurgie esthétique et de déguisements, destinés à faciliter sa disparition et son remplacement par un double. »

— Jean-François Rauger, Le Monde, 3 mars 2009[2]

« Autant dire que le film réserve des replis inattendus. Il est truffé de clins d'œil (à Truffaut, Maupassant…) et d'hommages (notamment à Brassens). Les huîtres chaudes, la pintade, les arènes de Nîmes et le monument qu'est Depardieu lui-même pourraient faire croire à une balade patrimoniale un peu pépère. Apparence trompeuse. Entamé un peu mollement comme une série B genre Poulet au vinaigre, Bellamy s'achève froidement comme un film noir à la Duvivier, rongé par la culpabilité et le dégoût de soi. »

— Jacques Morice, Télérama, 25 février 2009[3]

Autour du film[modifier | modifier le code]

  • Bellamy est le dernier long-métrage du réalisateur Claude Chabrol.
  • Le film s'inspire de l'affaire Yves Dandonneau[4].
  • Le film est parti sur l'envie pour Claude Chabrol et Gérard Depardieu de tourner ensemble, plusieurs fois en vacances à Nîmes, ils ont donc décidé de tourner un film dans cette ville, romaine et contemporaine à la fois : Bellamy est né [5]!
  • Le film a été en grande partie tourné à Nîmes au printemps 2008[6]. Quelques scènes ont été tournées à Montpellier et à Sète.
  • Le film s'ouvre sur plusieurs plans de célèbres lieux de la ville de Nîmes, c'est un clin d'œil du réalisateur à l'acteur, car tous deux ont des attaches nîmoise et des lieux favoris… De même, dans plusieurs scènes certains objets ou affiches font référence à la ville. (Affiche de Féria 2008…)
  • Jacques Gamblin récupère un rôle initialement proposé à François Cluzet[5].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Cf. site des Cahiers du Cinéma, consulté le 17 septembre 2013
  2. Cf. site du Monde, consulté le 17 septembre 2013
  3. Cf. site de Télérama, consulté le 17 septembre 2013
  4. Cf. article du Point, en date du 25 février 2009, consulté le 17 septembre 2013
  5. a et b Cf. interview de Chabrol dans le dossier de presse disponible sur Unifrance [PDF], consulté le 17 septembre 2013
  6. Cf. site LT2C.com, consulté le 17 septembre 2013

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]